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00:07Générique
00:08...
00:15Bonjour à toutes et à tous, ravie de vous retrouver sur Médien TV.
00:19Voici les titres de votre journal.
00:22La situation migratoire à SEPTA reste au cœur des discussions entre Madrid et Rabat.
00:28Bruxelles soutient le retour au Maroc des migrants en situation irrégulière
00:32encore présente dans le président occupé, y compris les mineurs non accompagnés.
00:38Une coopération saluée par la Commission européenne
00:41qui se dit prête à accompagner le processus engagé entre les deux pays.
00:47Entre Washington et Téhéran, la porte des négociations semble se refermer.
00:51Donald Trump affirme qu'aucune discussion n'est actuellement prévue.
00:55Avec l'Iran, le président américain assure également
00:58que son dispositif autour du détroit d'Hormuz reste en place.
01:04En Syrie, les tensions montent d'un cran entre Israël et la Turquie.
01:09Selon l'émissaire américain pour la Syrie,
01:12Tom Barak estime que les frappes israéliennes menées dans la nuit
01:17contre une base syrienne ont fait peser un risque d'affrontement direct
01:20entre les deux pays.
01:24Et comme je vous le disais en titre,
01:26les responsables européens se sont mis d'accord sur le retour au Maroc
01:30des migrants en situation irrégulière,
01:33encore présents dans le président occupé de SEPTA,
01:36y compris les mineurs non accompagnés.
01:38Lors d'une conférence de presse,
01:40le porte-parole de la Commission européenne chargée des affaires intérieures
01:45a indiqué que la priorité reste le contrôle de la situation
01:48par les autorités espagnoles et marocaines.
01:55Bruxelles se dit par ailleurs prête à accompagner le rapatriement des mineurs
01:59non accompagnés.
02:01Et comme je vous le disais,
02:02l'Union européenne salue la coopération entre Madrid et Rabat.
02:07On voit tout cela en détail avec Papa Al-Yunsar.
02:10Une prise d'initiative majeure du Royaume du Maroc
02:14marque un tournant dans la gestion de la crise migratoire à SEPTA.
02:18Rabat avait exprimé son intention explicite
02:21de faciliter le retour de l'ensemble des mineurs
02:23non accompagnés entrés dans l'enclave.
02:25Une démarche marocaine immédiatement saluée
02:28par la Commission européenne
02:30qui se dit prête à faciliter et soutenir ce processus.
02:37La Commission suit de très près ce qui se passe.
02:40La priorité absolue est maintenant
02:42que toutes les personnes qui restent illégalement à SEPTA
02:46soient reconduites au Maroc.
02:50La déclaration de la Commission européenne est claire.
02:53La gestion de cette situation
02:55passe par une coopération étroite entre Rabat et Madrid.
02:58Le porte-parole chargé des affaires intérieures
03:01a réaffirmé son souhait que le retour au Maroc
03:03des migrants en situation irrégulière
03:05encore présent à SEPTA,
03:07y compris les mineurs non accompagnés,
03:09soit effectivement réalisé.
03:14Ce principe est régi par le droit de l'Union européenne.
03:17Ce cadre juridique prévoit effectivement
03:19des dispositions pour le retour des migrants
03:22en situation irrégulière,
03:24y compris pour les mineurs non accompagnés.
03:28Sur le plan humanitaire et opérationnel,
03:30une mission technique de l'Union européenne
03:32s'est rendue sur place
03:33afin d'évaluer les besoins nécessaires.
03:36L'accent est également mis sur la lutte
03:38contre les réseaux de passeurs
03:39avec la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux,
03:42diffusant des informations trompeuses
03:44auprès des candidats à la migration.
03:46L'Union européenne réaffirme ainsi
03:48son soutien aux mesures prises
03:50et son engagement à suivre l'évolution
03:53de la situation aux côtés des autorités marocaines
03:56et espagnoles.
03:58Un navire chargé de 54 000 tonnes de phosphate
04:02vient d'accoster à la Nouvelle-Orléans.
04:04Un soulagement majeur pour les agriculteurs américains
04:07à l'approche de l'automne
04:09et qui marque la fin de plusieurs années
04:11de suspension pour les engrais marocains
04:13sur le sol américain.
04:14Les détails avec Papa Alounsar.
04:18Le géant marocain aussi périfiait son entrée
04:21sur le marché américain.
04:23Après plusieurs années de restrictions,
04:24un navire imposant a jeté l'encre
04:26au port de la Nouvelle-Orléans.
04:28À son bord, 50 000 tonnes de superphosphate
04:31triplent une cargaison qui tombe à pic.
04:33Pour les agriculteurs américains,
04:35à l'approche de la saison de l'automne,
04:37ce type d'engrais offre une flexibilité précieuse
04:40aux exploitants, à leur fournissant du phosphore pur
04:43sans le mélanger à d'autres nutriments.
04:45Ce retour en force fait suite à la suspension
04:48des sanctions américaines le 29 juin dernier
04:50au terme d'intenses négociations
04:53entre le groupe OCP et le département
04:55du commerce des États-Unis
04:56pour le secteur agricole américain.
04:58La nouvelle est cruciale en cause.
05:00Avec une production locale de phosphate
05:02divisé par deux depuis 1995,
05:05les États-Unis font face à un déficit majeur.
05:08L'apport marocain vient immédiatement
05:11oxygéner un marché sous tension.
05:13Si cette livraison apporte une bouffée d'air frais,
05:16la prudence reste de mise.
05:18En effet, la suspension des droits de douane
05:20n'étant que temporaire,
05:22le groupe OCP et ses partenaires américains
05:24appellent à une vision à long terme.
05:26Seule une décision pérenne permettra
05:28de sécuriser les stocks des agriculteurs
05:31et de consolider les investissements marocains
05:33sur le territoire américain.
05:36Et les négociations entre Washington et Téhéran
05:39sont de nouveau suspendues.
05:41Donald Trump a demandé à ses principaux émissaires,
05:44le vice-président J. Davance, Steve Witkoff
05:47et Jared Kushner,
05:48de ne plus dialoguer avec l'Iran.
05:51Une décision annoncée malgré des discussions
05:53jusque-là qualifiées de positives
05:54par des responsables américains.
05:56Selon CNN, Donald Trump veut désormais privilégier
05:59la pression économique
06:01et attend de nouvelles concessions de Téhéran
06:03avant toute reprise du dialogue.
06:06De son côté, une source iranienne citée
06:09par l'agence Fars
06:10affirme que les discussions ont été suspendues
06:13après une violation par Washington
06:14du protocole d'accord d'Islamabad.
06:17Téhéran précise par ailleurs
06:19que les discussions sur le détroit d'Hormuz
06:21se poursuivent avec Oman
06:23et non avec les Etats-Unis.
06:27Nouvelle mise en garde de l'Iran
06:29au pays du Golfe.
06:30Téhéran prévient que toute aide
06:33apportée à l'armée américaine
06:34serait considérée comme une participation
06:37aux opérations militaires contre l'Iran.
06:40Cette menace intervient
06:41alors que les Émirats arabes unis
06:43ont suspendu leurs échanges commerciaux
06:45et leurs transactions financières
06:47avec Téhéran
06:48après avoir accusé l'Iran
06:50d'avoir tiré deux missiles balistiques
06:52en direction des Émirats.
06:53Les deux missiles sont tombés en mer.
06:56Téhéran dément.
06:57La tension reste particulièrement forte
07:00autour du détroit d'Hormuz
07:01stratégique pour le transport
07:03des hydrocarbures.
07:05Washington maintient son blocus naval
07:07tandis que Téhéran pose plusieurs conditions
07:10à une réouverture du détroit
07:12dont la levée du blocus
07:14et de l'embargo pétrolier.
07:16En parallèle, le Qatar
07:17pousse à un accord
07:19entre l'Iran et Oman
07:20sur la circulation dans le détroit
07:21qui pourrait faciliter une reprise
07:24des négociations
07:25entre Washington et Téhéran.
07:28Et au Liban,
07:30les frappes israéliennes
07:31se poursuivent dans le sud du pays.
07:34Deux frappes ont notamment visé
07:35les hauteurs d'Ali el-Tahir
07:38et les environs de Kfar Roman
07:39dans la région de Nabatillé.
07:41Face à cette situation,
07:43le président libanais Joseph Aoun
07:44demande à Israël
07:46de cesser ses attaques.
07:47Beyrouth réaffirme son attachement
07:50à l'accord cadre conclu
07:51le 26 juin
07:51sous l'égide des Etats-Unis
07:53et demande à Washington
07:55de faire pression sur Israël
07:57pour qu'il respecte ses engagements.
07:59Le texte prévoit notamment
08:00le retrait progressif
08:02des forces israéliennes
08:03du territoire libanais,
08:04le déploiement de l'armée libanaise
08:06dans le sud
08:07et le désarmement des groupes armés.
08:09Selon les autorités libanaises,
08:11des opérations israéliennes
08:13menées depuis le 2 mars
08:14ont fait plus de 4 300 morts,
08:16plus de 12 000 blessés
08:17et déplacé plus d'un million de personnes.
08:24Israël et la Turquie
08:25ont-ils évité de peu
08:27un affrontement direct en Syrie ?
08:28C'est en tout cas
08:29la crainte exprimée
08:30par Tom Barak,
08:32l'émissaire américain pour la Syrie,
08:33après les frappes israéliennes
08:35contre la base d'Abu al-Dohor.
08:38Selon lui,
08:38les forces turques
08:39n'avaient pas été informées
08:40de l'opération israélienne.
08:42Elles auraient donc pu faire décoller
08:44leurs chasseurs
08:45pensant être elles-mêmes attaquées.
08:47Un mécanisme de coordination
08:49entre Israël, la Turquie et la Syrie
08:51est à l'étude par Washington
08:53afin d'éviter qu'un tel scénario
08:55ne se reproduise.
08:59Et en Ukraine,
09:00quatre personnes ont été tuées
09:02dans une attaque russe
09:03contre un bus.
09:03Une frappe de drone
09:05a visé mercredi matin
09:06un bus à Kherson
09:07dans le sud du pays.
09:09Quatre passagers civils
09:11ont également été blessés.
09:13Kherson, situé sur les rives du Dnieper,
09:15est régulièrement ciblé
09:17par les forces russes
09:19depuis le retrait de la ville
09:20en novembre 2022.
09:22Une partie de la région
09:24reste occupée par la Russie
09:26alors que les frappes
09:27se poursuivent
09:28des deux côtés du front.
09:31Et les exercices militaires
09:33conjoints entre Séoul
09:34et Washington
09:35ont été écourtés.
09:36Ces manœuvres
09:37qui devaient se poursuivre
09:38jusqu'au 27 août
09:39prendront finalement fin vendredi.
09:42Six jours
09:42plus tôt que prévu.
09:43Cette décision intervient
09:45après les critiques
09:46de Donald Trump
09:47qui avait jugé
09:47ces exercices hostiles
09:49à la Corée du Nord
09:50et qui avait demandé
09:51une réduction importante
09:53de la participation américaine.
09:55Le Pentagone
09:55a toutefois assuré
09:57que les objectifs militaires
09:58américains
09:58restent inchangés.
10:00Ces exercices annuels
10:01sont régulièrement dénoncés
10:02par Pyongyang
10:03qui les considère
10:05comme une menace directe.
10:06Ce mercredi,
10:07la Corée du Nord
10:08a réaffirmé
10:09son droit
10:10à l'autodéfense.
10:14Et en Zambie,
10:16l'ONU
10:16hausse le ton
10:17après les arrestations
10:19d'opposants.
10:20Le haut-commissaire
10:20au droit de l'homme
10:21se dit préoccupé
10:22par des interpellations
10:23survenues avant
10:25et après
10:25les élections du 13 août.
10:27Volker Turc
10:28demande aux autorités
10:29de mettre fin
10:30aux arrestations
10:31qu'il qualifie
10:32d'arbitraires
10:33et de garantir
10:34les droits
10:35des personnes détenues.
10:36Ces interpellations
10:37interviennent
10:38après la réélection
10:39du président sortant
10:41pour un deuxième mandat.
10:45Et à Casablanca,
10:47alors que la ville
10:48se transforme
10:49à grande vitesse,
10:50le quartier
10:51des Hibous
10:52conserve une place
10:53à part
10:53entre ruelles,
10:55arcades
10:56et commerces traditionnels.
10:57Ce quartier
10:58emblématique
10:59raconte une autre
11:00histoire de la métropole
11:01et fait vivre
11:03encore aujourd'hui
11:04une part
11:05de sa mémoire,
11:06un patrimoine
11:07architectural
11:08et culturel
11:09qui continue
11:09de traverser
11:10les générations.
11:11Plus de détails
11:12dans ce reportage
11:13signé Younes Mazir
11:14et Younes Riri
11:16sur un récit
11:17de Dinamrini.
11:20Au cœur
11:21de Casablanca,
11:23loin de l'agitation
11:24du centre-ville,
11:25le quartier des Hibous
11:26cultive une atmosphère
11:28particulière.
11:29Ici,
11:30le temps
11:30semble ralentir
11:31au rythme
11:32des ruelles,
11:33des arcades
11:34et des portes
11:34traditionnelles.
11:36Créé pour allier
11:37l'architecture marocaine
11:38aux exigences
11:39de la ville moderne,
11:40le quartier est devenu
11:41au fil des décennies
11:42l'un des symboles
11:44du patrimoine
11:44casablanqui.
11:53Comme vous le savez,
11:54les Hibous
11:54sont un véritable
11:55patrimoine culturel
11:56chargé d'histoire.
11:57Le quartier est notamment
11:59connu pour son artisanat
12:00et ses produits traditionnels.
12:02Cela fait 43 ans
12:03que je travaille ici.
12:04C'est un quartier
12:05auquel je suis particulièrement
12:07attaché
12:07et j'aime beaucoup
12:08mon métier.
12:18Le quartier des Hibous
12:19est un lieu
12:20chargé d'histoire.
12:21Il a été fondé
12:22sous les règnes
12:22du sultan Moulet Youssef
12:24et du sultan Moulet Hafeid,
12:26que Dieu ait leurs âmes.
12:27Sa particularité,
12:29c'est d'avoir su préserver
12:30le patrimoine culturel
12:31marocain,
12:32notamment à travers
12:33l'artisanat
12:34et des lieux
12:35comme la maison
12:35de la musique andalouse.
12:39Un quartier chargé d'histoire,
12:42mais toujours bien vivant.
12:43Dans ces marchés
12:44et ces petites boutiques,
12:45les artisans
12:46perpétuent des métiers
12:48et des savoir-faire
12:49transmis de génération
12:50en génération.
12:51Entre commerçants,
12:53habitants et visiteurs,
12:55les Hibous
12:55restent un lieu animé
12:57où se croisent
12:58quotidiennement
12:59tradition et modernité.
13:01Nous faisons notre possible
13:03pour préserver
13:04le patrimoine culturel
13:05de ce quartier
13:06et le transmettre
13:07aux générations futures.
13:10L'architecture
13:11de Casablanca
13:11est vraiment magnifique
13:12et ici,
13:13tout est propre
13:14et bien entretenu.
13:15Il faut venir découvrir
13:16ce quartier
13:17par soi-même.
13:18C'est vraiment
13:19une expérience formidable.
13:21Plus qu'un simple
13:22quartier commerçant,
13:23les Hibous
13:24sont aujourd'hui
13:25un véritable témoin
13:26de l'histoire
13:26de Casablanca.
13:28À travers ses ruelles
13:29et ses commerces,
13:30c'est tout un pan
13:31de la mémoire marocaine
13:32qui continue de vivre.
13:36Place à présent
13:37à notre entretien
13:38avec l'invité
13:39de la rédaction.
13:49La césarienne
13:50concerne dans le monde
13:52environ une naissance
13:53sur cinq.
13:54Elle n'est plus
13:55une exception
13:56et au Maroc,
13:57la tendance
13:57est particulièrement
13:58marquée
13:59dans le secteur libéral.
14:00selon les données
14:02de la SCNOPS
14:04citées dans notre dossier,
14:05le taux de césarienne
14:07y est passé
14:07de 35% en 2006
14:09à 61% en 2017.
14:11Des chiffres
14:12qui ne peuvent
14:12pas être généralisés
14:14à l'ensemble du pays
14:15mais qui posent
14:16une question.
14:17Pourquoi fait-on
14:18autant de césarienne
14:20aujourd'hui ?
14:21Et c'est justement
14:22la question posée
14:23par notre invité,
14:24le docteur Fouad Selak,
14:25dans une tribune
14:26publiée récemment
14:27dans telle qu'elle
14:28car si la césarienne
14:29est parfois indispensable
14:30pour protéger la mère
14:32ou l'enfant,
14:33son recours
14:34peut aussi dépendre
14:34d'autres facteurs.
14:36Évolution du profil
14:37des femmes enceintes,
14:39peur de l'accouchement,
14:40perception du risque,
14:42organisation des maternités
14:43mais aussi conditions
14:44de prise en charge.
14:45Alors,
14:46où se situe réellement
14:48le problème au Maroc
14:49s'il y a un problème
14:50et quand la césarienne
14:52est-elle indispensable
14:52et quand pourrait-elle
14:54être évitée
14:55et surtout,
14:56surtout,
14:56comment en réduire
14:58les interventions
14:58qui pourraient l'être
14:59sans jamais compromettre
15:01la sécurité de la mère
15:02et de l'enfant ?
15:03Donc,
15:04comme je vous le disais,
15:04pour en parler,
15:05nous recevons
15:06le gynécologue obstétricien,
15:07le docteur Fouad Selak,
15:09auteur de cette tribune
15:10dans telle qu'elle.
15:11Bonjour docteur.
15:13Bonjour madame,
15:14merci beaucoup
15:15pour l'invitation
15:16sur le plateau.
15:18Alors,
15:18la hausse du recours
15:20à la césarienne,
15:21effectivement,
15:21c'est un phénomène
15:22qui est mondial.
15:23Donc,
15:23le Maroc
15:24n'en échappe pas.
15:26Malheureusement,
15:26on ne dispose pas
15:28de statistiques
15:29très récentes
15:30sur le taux de césarienne
15:31au Maroc.
15:32Cela dit,
15:33selon les données
15:33de la CNOPSE,
15:35cela soulève quand même
15:36une question
15:37de santé publique.
15:39Alors,
15:39concernant les causes
15:41de cette hausse,
15:42on pourrait déjà parler
15:43de l'âge
15:44de la grossesse.
15:45Donc,
15:46l'âge de la grossesse
15:47est à un stade
15:48beaucoup plus avancé,
15:49à un âge plus avancé.
15:50Donc,
15:50on dépiste plus
15:51des pathologies
15:53à risque,
15:53des grossesses
15:54à risque,
15:54du diabète,
15:55de l'hypertension,
15:57des gros bébés
15:58à terme.
15:59Cela,
15:59bien entendu,
16:00augmente le recours
16:01du taux,
16:02le recours
16:03à la césarienne.
16:04On pourrait rajouter
16:05à cela
16:06les couples
16:09qui passent
16:10par des parcours
16:10de procréation
16:11médicalement assistée,
16:12c'est-à-dire
16:13les couples
16:13infertiles,
16:14les couples
16:15qui bénéficient
16:17d'une fécondation
16:17in vitro,
16:18ils sont demandeuses,
16:19ils sont demandeurs
16:20d'une césarienne
16:21programmée.
16:22Donc,
16:22il faut parfois aussi
16:23également respecter
16:26le choix
16:26du couple
16:27et de la parturiente.
16:30Très bien.
16:31Donc,
16:31comme vous le disiez,
16:31grossesse plus tardive,
16:32surpoids,
16:33hypertension,
16:34diabète,
16:34gros bébé,
16:35ce sont les facteurs
16:36pour vous,
16:37du coup,
16:37c'est ce qui explique
16:38cette partie importante
16:39dans la hausse
16:39des césariennes ?
16:41Alors,
16:42il ne faut pas oublier
16:43aussi un point important
16:44et je pense
16:45que c'est l'essentiel,
16:46c'est la préparation
16:47à l'accouchement
16:48et en fait,
16:49les dames ne sont pas
16:50préparées à l'accouchement.
16:52Les dames,
16:53elles entendent parler
16:54que l'accouchement
16:54par voie basse
16:55via les collègues,
16:57la famille,
16:58les amis,
16:59que l'accouchement
17:00par voie basse
17:01prédispose
17:01à des déchirures
17:02pérennées,
17:03que l'accouchement
17:03par voie basse
17:04provoque des incontinences
17:05urinaires,
17:06que l'accouchement
17:07par voie basse
17:07est très douloureux,
17:09que ça provoque
17:09de la laxité vaginale,
17:11que ça provoque également
17:12des problèmes
17:12de santé sexuelle
17:14et toutes ces peurs
17:16devraient être déconstruits.
17:18Donc,
17:18lors d'une consultation,
17:19il faut quand même
17:20à chaque consultation,
17:21on voit le couple,
17:22on voit la dame,
17:23on lui explique un peu
17:24comment se passe
17:25l'accouchement,
17:26mais également,
17:26il faut des cours
17:27de préparation
17:28à l'accouchement.
17:29Et je trouve
17:30que c'est le point essentiel,
17:32on ne prépare pas
17:33assez la dame
17:34à un accouchement.
17:35Les cours de préparation
17:36à l'accouchement,
17:36ce sont des cours
17:37qui devraient être dispensés
17:38sur plusieurs séances,
17:40ce sont des cours théoriques,
17:41mais également des cours
17:43qui sont pratiques.
17:44Donc,
17:44ce qu'on essaie de faire,
17:45c'est qu'on essaie
17:46de déconstruire
17:47ces peurs
17:49parce que,
17:50tout simplement,
17:50lorsque la dame,
17:51elle prend conscience
17:53de la physiologie
17:54de l'accouchement,
17:56elle a plus le contrôle
17:57sur son corps
17:58et lorsqu'elle a plus
17:59de contrôle
18:00sur son corps,
18:01elle comprend mieux
18:02et elle est plus prête
18:03à l'accouchement
18:04par voie basse.
18:05Donc,
18:05vous estimez
18:06que la préparation
18:08à l'accouchement
18:09aujourd'hui au Maroc
18:10n'est pas assez développée ?
18:12Alors,
18:13moi,
18:13je trouve que
18:15les dames,
18:16moi,
18:16en tout cas,
18:17on encourage,
18:18j'encourage les dames
18:19à faire la préparation
18:20à l'accouchement,
18:20je l'ai fait
18:21dans mon cabinet
18:22par des séances,
18:24je trouve
18:24qu'il est essentiel.
18:26Oui,
18:26effectivement,
18:27beaucoup de dames
18:27ne préparent pas
18:28leur accouchement
18:29et c'est quelque chose
18:31qui est très important,
18:32ça pourrait diminuer
18:34le taux de césarienne
18:34parce qu'on est obligé
18:36d'écouter la dame
18:37lors de l'accouchement.
18:38Donc,
18:39parfois,
18:39les dames,
18:39ils sont,
18:41c'est-à-dire
18:42qu'ils sont fatigués
18:43au cours de l'accouchement,
18:44ils n'en peuvent plus
18:45et ils demandent
18:46des césariennes.
18:47Il y a même des dames
18:48avant même
18:48d'arriver
18:49au huitième mois
18:50ou bien
18:50au neuvième mois
18:51de grossesse,
18:52ils demandent déjà
18:53des césariennes.
18:55Et c'est l'essentiel,
18:56c'est pour cette raison
18:57que je dis
18:58qu'il faut préparer
18:59ces dames,
18:59il faut faire
19:00ces cours d'accouchement,
19:01les cours d'accouchement
19:02de préparation
19:04à l'accouchement,
19:04ce sont des cours
19:05qui peuvent être dispensés,
19:06peuvent être faits
19:07par le gynécologue,
19:08mais également
19:09par les sages-femmes
19:11et les préparatrices
19:13à l'accouchement.
19:14Et c'est très essentiel,
19:15je trouve.
19:16Est-ce qu'il y a,
19:17d'après vous,
19:17une corrélation
19:18entre la préparation
19:20à l'accouchement
19:21et le type,
19:23entre guillemets,
19:24de patientèle ?
19:27Alors oui,
19:28bien sûr,
19:29les cours de préparation
19:30concernant les moyens,
19:31etc.
19:32Oui, voilà,
19:32donc les cours de préparation
19:35à l'accouchement,
19:35bien sûr,
19:36ça coûte,
19:37mais ils ne sont pas
19:39pris en charge
19:39par les caisses
19:41et c'est peut-être
19:42aussi quelque chose
19:44qui rend un peu difficile,
19:46qui n'encourage pas
19:47toutes les dames
19:47à faire ces préparations
19:48à l'accouchement.
19:50Voilà,
19:50donc il faut encourager
19:53la préparation
19:54à l'accouchement.
19:55que ce soit
19:56par le gynécologue
19:57ou par les préparatrices
19:59à l'accouchement,
19:59les doulas
20:00ou bien les sages-femmes.
20:01Très bien.
20:02Et d'après vous,
20:04qu'est-ce qui pousse
20:05certaines femmes
20:05à préférer la césarienne ?
20:08Est-ce que la peur
20:08joue un rôle prédominant ?
20:12Oui,
20:12la peur,
20:13en fait,
20:14c'est la cause principale.
20:17Donc,
20:17beaucoup de dames,
20:18ils choisissent
20:19de programmer
20:20la grossesse
20:21parce que tout est simple.
20:22Donc,
20:22on va programmer
20:24l'accouchement,
20:25on va programmer
20:27également
20:27les événements
20:29qui suivent l'accouchement
20:30et cette déconstruction
20:31de cette peur,
20:32elle doit être faite
20:34par le biais
20:35de plusieurs séances.
20:36Donc,
20:36durant des séances
20:37de préparation
20:38à l'accouchement,
20:39on explique un peu
20:40au couple
20:41et d'ailleurs,
20:42je trouve qu'il est essentiel
20:43que le mari
20:44soit également présent
20:45dans ses cours
20:46de préparation
20:47à l'accouchement.
20:48on explique un peu
20:49l'anatomie
20:50de la dame,
20:51l'anatomie du pelvis,
20:52comment se passe
20:53un accouchement,
20:54les étapes
20:54de l'accouchement,
20:55comment progresse
20:56la tête,
20:57comment se dilate
20:58le col
20:58et quelles sont
20:59les indications
21:00qui peuvent être urgentes
21:01parce que,
21:02n'oublions pas
21:02qu'une chose est sûre
21:04en obstétrique,
21:04que tout est imprévisible,
21:06on ne peut pas garantir
21:07un accouchement
21:08par voix basse,
21:09on peut très bien
21:10avoir une dame
21:10qui est en train
21:11d'accoucher par voix basse
21:12et au milieu
21:13de cette surveillance
21:14on dépiste
21:15des anomalies
21:16qui nous obligent
21:16à passer à la césarienne
21:18et donc il faut également
21:20préparer cette dame
21:21à ces interventions
21:22qui peuvent être urgentes
21:23et traumatisantes
21:25pour la femme aussi.
21:26Exactement,
21:27ils peuvent être
21:27un petit peu traumatisantes
21:29pour la dame.
21:30C'est pour cette raison
21:30qu'il faut vraiment
21:32en parler
21:33durant toutes les consultations,
21:35qu'il faut en parler
21:36durant ces séances
21:37de préparation
21:37à l'accouchement,
21:38ça permet que la dame
21:39vive un accouchement
21:41beaucoup plus serein
21:42et elle sera encouragée
21:43encore après
21:44les grossesses
21:46à accoucher par voix basse.
21:48Et justement,
21:48on peut s'interroger
21:49par rapport
21:50à ce que vous dites
21:50sur la frontière
21:52entre la prudence médicale
21:54et les interventions
21:55excessives
21:56et à ça,
21:56j'ai envie d'ajouter
21:57une deuxième question.
21:59Est-ce qu'on observe
22:00une différence importante
22:02entre les pratiques
22:03du public
22:04et celle du privé au Maroc ?
22:05Donc deux questions en une.
22:07Prudence médicale,
22:09intervention excessive,
22:10différence entre privé
22:11et public.
22:13Alors,
22:14il faut dire
22:14qu'en privé,
22:16en libéral,
22:17on suit la patiente
22:18depuis le début
22:19de la grossesse.
22:20Il y a vraiment
22:20une relation de confiance
22:22qui s'établit
22:23durant beaucoup
22:24de consultations.
22:25Et donc,
22:25je pense qu'on est
22:26beaucoup plus prudent,
22:28d'accord ?
22:28Et je pense
22:29que le seuil
22:30d'intervention
22:31pourrait peut-être
22:32être beaucoup plus bas,
22:33d'accord ?
22:33Parce qu'en fin de compte,
22:35ce qu'on veut,
22:36c'est de préserver
22:37la santé de la maman,
22:38c'est de préserver
22:39la santé du bébé.
22:40Donc,
22:41en obstétrique,
22:41on ne peut malheureusement
22:42pas garantir
22:43une grossesse
22:44sans complications.
22:46C'est l'obstétrique,
22:47c'est un prévisite,
22:48mais on essaie
22:49de disposer
22:50de tous les outils
22:51nécessaires
22:53pour avoir
22:54un bébé
22:55en bonne santé
22:55et une maman,
22:56bien sûr,
22:56en bonne santé.
22:58Très bien.
22:59j'ai envie de parler
23:00un petit peu
23:00de cette tendance mondiale
23:03à présent.
23:04Comme je le disais,
23:05le phénomène est mondial.
23:06Environ 21% des naissances
23:08se font aujourd'hui
23:09par ces ariennes.
23:10Pourquoi alors ?
23:11Pourquoi est-ce que
23:12cette progression
23:13est-elle devenue
23:14aussi générale
23:16aujourd'hui ?
23:17Alors,
23:19on peut constater aussi
23:20un retour au naturel,
23:21à la voie basse,
23:22etc.,
23:22chez certaines femmes
23:23et pourtant ?
23:25Alors,
23:26je pense qu'en 2026,
23:28toutes les dames,
23:29tous les couples,
23:30ils veulent un bébé
23:30en bonne santé.
23:31Donc,
23:32on est en train de,
23:33voilà,
23:33la surveillance de la grossesse,
23:35on veut,
23:36en fin de compte,
23:37le résultat,
23:37c'est d'avoir un bébé
23:38en bonne santé
23:39et une maman
23:40en bonne santé.
23:41Alors,
23:41la tendance,
23:42effectivement,
23:43elle est mondiale,
23:43elle est hétérogène
23:44entre les pays.
23:46Il y a des pays
23:47comme le Brésil également
23:48où le taux de césarienne
23:49est élevé.
23:50Et je pense que
23:51les pays
23:51dont les taux de césarienne
23:53sont plus diminués,
23:54c'est les pays
23:55où on prépare,
23:56il y a beaucoup de conscience
23:57concernant l'accouchement,
23:58la grossesse,
23:59où on prépare
24:01ces dames
24:01à l'accouchement,
24:02mais également,
24:05on dispose également
24:06en maternité
24:07de tous les outils
24:08nécessaires
24:09pour garantir
24:11ou plutôt
24:11pour favoriser
24:12l'accouchement
24:13par voie naturelle.
24:15Très bien.
24:15Un accouchement
24:17par voie basse
24:18nécessite
24:18une surveillance continue
24:19du personnel,
24:20une disponibilité médicale
24:22et la possibilité
24:22d'intervenir rapidement
24:23en cas d'urgence.
24:25Est-ce que
24:25les conditions
24:26d'organisation
24:27des maternités privées
24:28peuvent indirectement
24:29favoriser le recours
24:30à la césarienne ?
24:32Au Maroc.
24:33On revient au Maroc.
24:34Alors,
24:35une organisation
24:35de maternité,
24:36il faut savoir
24:37que nous ne sommes pas
24:39les seuls acteurs
24:40dans un accouchement
24:42par voie basse
24:42d'une dame.
24:43Donc,
24:44il y a la sage-femme
24:44que je trouve
24:45qu'elle est le centre
24:46de la maternité,
24:47de l'organisation,
24:48parce que la sage-femme
24:49est là tout le temps
24:50avec la patiente,
24:51elle la surveille,
24:52elle est constante
24:53communication
24:54avec le gynécologue
24:55qui pourrait être
24:56physiquement là
24:57ou ailleurs
24:58assurée des consultations,
25:00mais la communication
25:01est constante
25:02pour dépester
25:02les anomalies.
25:04Très bien.
25:05Et d'après vous,
25:06est-ce qu'un meilleur
25:06accompagnement
25:07pendant le travail
25:08pourrait justement
25:08permettre d'éviter
25:09certaines césariennes ?
25:15Alors,
25:16on a un petit problème,
25:18un petit problème technique,
25:20c'est les aléas
25:21du direct
25:22et de la visio,
25:23mais notre invité
25:24va revenir
25:26dans un instant.
25:27Pardon ? Allô ?
25:27Oui.
25:28Alors, on vous entend
25:29mais on ne vous voit plus.
25:31D'accord.
25:34Je pense qu'il y a
25:35un petit souci.
25:36On ne vous voit pas,
25:37il me semble,
25:38mais je vais,
25:38on va continuer quand même
25:40à, voilà,
25:41vous êtes de retour.
25:43Donc, je vous parlais
25:44de l'accompagnement
25:45pendant le travail
25:46et je voulais aussi
25:48enchaîner sur une deuxième question.
25:49Est-ce que vous préconisez
25:51de mieux analyser
25:52les indications
25:52de césarienne
25:53et de développer
25:54l'audit obstétrical ?
25:56Qu'est-ce qu'un audit
25:57en fait permettrait
25:58de comprendre
25:59que le simple chiffre
26:03du taux de césarienne
26:03ne permet pas de voir ?
26:06Alors, bon,
26:07l'audit obstétrical,
26:08c'est-à-dire,
26:09qu'est-ce que l'audit obstétrical ?
26:10C'est-à-dire,
26:10lorsqu'on va faire
26:11une césarienne,
26:12lorsqu'on va indiquer
26:13la césarienne,
26:13on va après discuter
26:14dans un staff
26:15et voir pourquoi
26:16cette césarienne,
26:17elle a été faite.
26:18D'accord ?
26:19Et donc,
26:19comme je l'ai dit,
26:21les causes,
26:21elles sont multifactorielles.
26:23Il n'existe pas
26:24une seule cause
26:25qui explique
26:26ce taux de césarienne,
26:27mais plusieurs
26:28dans l'organisation,
26:29comme je l'ai expliqué,
26:30du taux de la maternité.
26:32Mais également,
26:34un point qui est
26:35très important,
26:36je trouve,
26:36c'est également
26:37les caisses
26:38qui, à mon sens,
26:40ne valorisent pas
26:41assez la surveillance
26:43et les moyens nécessaires
26:44à un accouchement
26:45par voie naturelle.
26:46Donc,
26:47je prends l'exemple
26:48des moyens
26:49de déclenchement
26:50de grossesse.
26:51Donc,
26:51les moyens
26:51de déclenchement
26:52de grossesse,
26:53ce sont des moyens
26:54qui nous permettent
26:55d'activer le travail
26:56pour que la patiente
26:57rentre en travail.
26:58Le souci,
26:59c'est que ces moyens
27:00de déclenchement
27:01ne sont pas tous disponibles
27:02ou qu'ils ne sont pas
27:05remboursés par la caisse.
27:06Ce qui rend un peu
27:07l'accès à ces moyens
27:09de déclenchement
27:09limités.
27:10Et donc,
27:11on n'a pas autre choix
27:12que de passer
27:12à la césarienne.
27:14Très bien.
27:15Justement,
27:15à ce sujet,
27:17à votre avis,
27:18est-ce qu'au Maroc,
27:19il faudrait analyser
27:21systématiquement
27:21pourquoi chaque césarienne
27:22a été pratiquée ?
27:23Est-ce que c'est faisable,
27:24déjà ?
27:26Alors,
27:27je ne pense pas
27:27que je suis le mieux placé
27:28pour me poser cette question.
27:30Je suis gynécologue,
27:32je ne pourrais malheureusement
27:33répondre à cette question.
27:34D'accord.
27:35Et si vous deviez fixer
27:37aujourd'hui
27:37trois priorités
27:38pour réduire
27:39les césariennes
27:40inévitables au Maroc,
27:41lesquelles seraient-elles ?
27:43Alors,
27:43je dirais premièrement
27:44la préparation
27:45de la patiente
27:46à l'accouchement.
27:46Je trouve qu'elle est
27:47essentielle
27:48parce que
27:49de plus en plus
27:50dans ma pratique,
27:51je trouve que
27:52les patients...
27:53On a parlé de la préparation,
27:55on n'a pas parlé
27:55du rôle des sages-femmes.
27:57Oui,
27:58voilà.
27:59La sage-femme,
27:59moi je trouve que la sage-femme
28:00est le centre
28:02de toutes ces surveillances.
28:03Elle a un rôle
28:05très important
28:05parce que
28:06les sages-femmes
28:07peuvent faire
28:08les préparations
28:09à l'accouchement,
28:10peuvent donner
28:10des cours d'anatomie,
28:11préparer,
28:12peuvent faire de la kiné
28:13pour cette dame.
28:14Et je pense
28:14que c'est un chapitre
28:16qui est très très important
28:17pour essayer
28:18de diminuer
28:18le taux de césarienne.
28:19Il existe aussi
28:20un autre point
28:21que je trouve...
28:22Oui.
28:22On arrive à la fin,
28:24j'espère qu'on aura
28:24l'occasion de parler
28:25du rôle des sages-femmes
28:26qui est essentiel
28:28pour donner la vie
28:30et pour l'accompagnement
28:32des femmes enceintes.
28:32Merci beaucoup.
28:34Merci à vous.
28:35Merci.
28:37Place maintenant
28:38à notre invité,
28:39à l'invité culture
28:40de Meryem Khamishi.
28:52Mesdames et messieurs,
28:53bonjour et bienvenue
28:54dans l'invité culture.
28:56Focus aujourd'hui
28:56sur le dernier livre
28:57publié par Hubert Séan.
28:59Le Sahara marocain,
29:01la résolution
29:01des Nations unies
29:02du 31 octobre 2025.
29:04Le 31 octobre 2025,
29:07une dette
29:08qui marque
29:09un tournant décisif
29:11dans l'histoire
29:11de la question du Sahara.
29:13Par la résolution
29:14adoptée par le Conseil
29:15de sécurité
29:16des Nations unies,
29:17la communauté internationale
29:18consacre l'aboutissement
29:20d'un long processus
29:21diplomatique
29:22et la reconnaissance
29:24définitive
29:24d'une réalité
29:25historique
29:26et géopolitique
29:28progressivement
29:29imposée
29:29au fil du temps.
29:31Ce sont
29:31vos propos,
29:32M. Hubert Séan.
29:34Cet ouvrage
29:35collectif est le fruit
29:36d'un séminaire
29:37franco-marocain
29:38organisé à Bordeaux
29:39en avril 2026.
29:40Il propose
29:41une analyse approfondie
29:43des enjeux
29:43et des perspectives
29:44ouvertes
29:45par cette nouvelle
29:45configuration internationale.
29:48Il éclaire
29:49les dynamiques
29:49en cours
29:50ainsi que les nouvelles
29:51potentialités
29:52diplomatiques,
29:52juridiques,
29:53économiques
29:54et sociales
29:55du Royaume
29:55du Maroc.
29:57C'est un plaisir
29:57de vous recevoir
29:58comme invité
29:58aujourd'hui.
29:59Merci à vous,
30:00M. Séan.
30:01Je vous remercie.
30:02Vous pensez bien
30:03que je vous suis reconnaissant
30:05de me permettre
30:06de présenter
30:07cet ouvrage
30:08qui,
30:09comme vous l'avez dit,
30:10a une actualité
30:12pressante.
30:13Actualité brûlante.
30:14Effectivement,
30:14l'ouvrage
30:15que je tiens
30:15entre les mains
30:16et que je montre
30:16à nos chers téléspectateurs.
30:17Donc,
30:18le SAHRA marocain,
30:19la résolution
30:20des Nations Unies
30:21du 31 octobre 2025.
30:24Déjà,
30:24le titre
30:25résonne
30:25assez fortement.
30:27Il peut s'emboler
30:27dans le titre
30:28parce qu'il y a
30:28un avant
30:29et un après,
30:30comme l'a dit
30:30le souverain.
30:32Donc,
30:32cette résolution
30:33du 31 octobre 2025.
30:36Un ouvrage
30:37qui fait suite
30:38à un séminaire
30:39franco-marocain
30:39à Bordeaux
30:40organisé
30:41en avril
30:412026.
30:44Parlez-nous
30:44un petit peu
30:45de l'écriture
30:47de ce livre,
30:48comment la démarche
30:49a été entreprise ?
30:51Elle a été entreprise
30:53avec des moyens
30:53exiliement simples,
30:55une ambition
30:56formidable
30:57et
31:00pas mal d'émotions
31:01parce qu'il s'agissait
31:04de traduire
31:05rapidement
31:06une réponse
31:08structurée,
31:09structurante
31:11à l'invitation
31:12qui nous est faite
31:13de réfléchir
31:15à un système
31:16d'autonomie avancée
31:17sous souveraineté
31:18marocaine.
31:19Je me bats
31:20depuis maintenant
31:21de très nombreuses
31:23années
31:24sur le sujet
31:25de la souveraineté
31:27du Maroc
31:28au Sahara.
31:30Nous avons abouti,
31:31comme vous venez
31:32de le dire,
31:33et il fallait
31:34traduire ça
31:35en termes
31:36opérationnels
31:37immédiatement.
31:39J'ai voulu que ce document,
31:42ce livre,
31:43puisse permettre
31:44à tout un chacun
31:45des Marocains,
31:46mais aussi
31:46des gens de la francophonie,
31:48d'Afrique notamment,
31:50mais aussi
31:50des Nations Unies,
31:52leur montrer
31:53que
31:56l'invitation
31:57qui est faite
31:57au Maroc
31:58de mettre en place,
32:00sur sa demande
32:02d'ailleurs,
32:02parce que c'était
32:03sa demande,
32:03un système
32:05d'autonomie avancée
32:06devait reposer
32:08sur un certain
32:08nombre de principes.
32:10Alors,
32:10j'ai proposé
32:12d'organiser
32:12un séminaire
32:14d'une vingtaine
32:14de personnes.
32:16Il y assistait
32:17des parlementaires
32:19français,
32:20les présidents
32:21des groupes
32:23d'amitié
32:23du Sénat
32:25et du Maroc,
32:26le président
32:26du groupe
32:27d'amitié
32:27des conseillers
32:29marocains,
32:31un certain
32:32nombre
32:34de professionnels
32:35du droit,
32:36notamment marocains,
32:38mais aussi français,
32:39des chefs
32:40d'entreprise,
32:41enfin,
32:42un aéropage
32:43assez complet
32:44d'une vingtaine
32:45de personnes.
32:45Il s'agissait
32:46de réfléchir
32:48et sur une durée
32:51de temps
32:51très courte,
32:52c'était volontaire,
32:5324 heures,
32:54une journée,
32:55un dîner,
32:56un travail,
32:57une soirée,
32:58c'est tout,
32:58c'est tout,
32:59à Bordeaux.
33:00Pourquoi à Bordeaux ?
33:01Premièrement,
33:02parce que Bordeaux,
33:04c'est la capitale
33:07du Maroc
33:08du point de vue
33:08du droit.
33:10Les juristes
33:11disent toujours
33:12que Bordeaux,
33:13c'est là
33:13que Sa Majesté
33:14a fait ses études.
33:17Voilà.
33:18Il y a des liens.
33:19Le baccalauréat marocain
33:21a été longtemps
33:22donné,
33:24administré
33:24par l'Académie de Bordeaux.
33:26Bordeaux.
33:26Et puis,
33:27je suis bordelais.
33:27Et puis,
33:29la fondation
33:30qui est à l'origine
33:31de l'organisation
33:33et que je préside
33:35de ce séminaire
33:37est basée à Bordeaux.
33:39Elle est entre Bordeaux
33:42et Rabat
33:42où j'ai mon alter ego,
33:45M. Abdelkrim Benadie,
33:46président de Ribat Alphat,
33:48qui anime cette fondation
33:50avec moi.
33:51Alors,
33:51nous avons donc organisé
33:53à Bordeaux ce séminaire
33:54et derrière,
33:56il fallait produire
33:58évidemment des actes.
33:59Je les ai écrits,
34:00évidemment.
34:02Vous y trouverez,
34:03on y trouvera
34:04de la documentation,
34:05des bases,
34:07les fondements,
34:08un glossaire,
34:10des mots,
34:10des définitions
34:12et puis une synthèse
34:14des réflexions.
34:15Alors,
34:16ce n'est pas comme ça
34:16en quelques minutes
34:17que je peux me permettre
34:19de vous dire
34:20ce qu'il en est,
34:21mais cela aboutit
34:22à l'idée
34:23qu'il faut désormais
34:24avoir une doctrine
34:25sur cette question
34:27du Sars.
34:28On l'a au Maroc,
34:29évidemment,
34:30mais une doctrine
34:30de l'action
34:31et de l'action
34:33aujourd'hui,
34:34pas de l'action d'hier.
34:35Je ne suis pas seulement
34:36historien,
34:37je suis aussi
34:38un homme d'action.
34:39Et dans cette perspective,
34:41je propose
34:42l'écriture
34:43d'une doctrine
34:44à la fin du livre
34:46qui permet
34:47de voir
34:48que les aspects
34:49géopolitiques,
34:50les aspects
34:51structurants
34:53du statut futur,
34:54n'est-ce pas,
34:55avec les points
34:57qui relèvent
34:57de la souveraineté,
34:58des compétences exercées,
35:00c'est normal,
35:00tout ça,
35:01voilà.
35:01C'est très simple,
35:02en fait.
35:03Mais le but,
35:04c'est de permettre
35:05à tous ceux
35:06que j'appelle
35:08des honnêtes gens,
35:09des honnêtes gens
35:10qui savent
35:12que le Maroc
35:14est chez lui,
35:15au Sahara,
35:16mais avoir
35:17une vision,
35:18si vous voulez,
35:19plus
35:22architecturale
35:22de ce qu'est
35:25cette souveraineté.
35:27Et d'ailleurs,
35:28cet écrit,
35:30donc dernière publication,
35:31mais il y en a eu
35:32d'autres
35:33qui l'ont précédé,
35:34il y a eu
35:35un phénomène
35:36d'enchaînement
35:37ou d'entraînement
35:38dans la publication
35:39de vos livres.
35:40Ce n'est pas
35:40le premier livre
35:41concernant le Sahara marocain.
35:43Parlez-nous un petit peu
35:44de ce cheminement mental
35:46que vous avez eu
35:48parce qu'un livre
35:50en a appelé un autre
35:51qui a abouti
35:52à ce résultat
35:53que j'ai aujourd'hui
35:54entre les mains.
35:55Final, donc.
35:57Je ne peux qu'apprécier
35:58la lecture fine
36:00que vous faites
36:03de mes ouvrages.
36:05Quand vous parlez
36:06d'enchaînement,
36:09j'ai eu
36:10une carrière
36:10d'universitaire,
36:11j'ai écrit des livres
36:13comme toute universitaire.
36:14sur les sujets
36:15de ma compétence.
36:17Et
36:20il y a
36:22une dizaine d'années,
36:23un peu plus,
36:26c'était en 2016,
36:27c'est ça,
36:30on m'a demandé
36:30d'être observateur international
36:33sur le plan juridique.
36:35Je venais de m'installer
36:35comme avocat,
36:36je partais à la retraite
36:37de la faculté,
36:38je venais à un jeune avocat
36:40et le cadeau qu'on me fit,
36:42c'est de me demander
36:43d'observer
36:44le procès
36:46en appel
36:46de Gnémisic,
36:49des assassins,
36:50des jeunes gendarmes
36:51et du
36:53sapeur-pompier,
36:54du jeune sapeur-pompier.
36:55Je l'ai suivi,
36:57j'en ai fait un livre
36:58que j'ai intitulé
36:59« Le politique,
37:01le politique
37:02contre le droit,
37:03le Sahara,
37:05les droits de l'homme
37:05et le procès
37:06de Gnémisic ».
37:07Et j'ai voulu,
37:09dans ce livre,
37:10montrer
37:11combien le Maroc
37:13peut,
37:14sans aucun doute,
37:17faire la démonstration
37:19qu'il est dans le monde
37:20aujourd'hui
37:20un état de droit
37:22exemplaire,
37:23je le dis,
37:25parce que je l'ai vérifié.
37:27Beaucoup de pays
37:28qui se disent
37:30donneurs de leçons
37:31sur les droits
37:32de l'homme
37:32n'auraient pas eu
37:34cette capacité
37:36de gérer
37:37pendant plus de six mois
37:39un procès difficile
37:40avec la liberté
37:43laissée à tous
37:44de disputer,
37:47de disputer
37:47les éléments
37:49de preuve
37:50et voilà.
37:51C'est cela aussi
37:52le procès
37:53de Gnémisic.
37:53Ce procès
37:54m'a permis
37:55d'aller au fond
37:56au Sahara.
37:58Comment faire ?
37:59J'étais allé sur place,
38:01j'avais voulu voir
38:02les lieux,
38:03j'avais tout cela,
38:04j'avais fait
38:04des investigations
38:05nécessaires
38:06et je me suis,
38:08j'ai été conduit
38:09à dire
38:09il faut que je fasse
38:10maintenant un livre
38:11sur le Sahara
38:12marocain.
38:13Voilà.
38:14Et ce livre,
38:15il est dans sa
38:16nouvelle édition,
38:17c'est une nouvelle édition,
38:19c'est un nouveau livre.
38:19C'est la troisième édition
38:20je pense.
38:23Mais je l'ai,
38:24c'est une revue
38:26et complétée,
38:27c'est un,
38:28bien sûr,
38:29l'essentiel
38:30a été repris
38:31mais il y a
38:32un nouveau livre
38:33je peux dire.
38:34Alors,
38:35il est venu en second
38:36et puis ce livre
38:37sur le Sahara
38:38m'a conduit
38:39tout simplement
38:40à me rendre compte
38:41qu'il y avait
38:42un personnage,
38:43il y avait deux personnages
38:45qui méritaient
38:46l'attention,
38:49un français,
38:51le général Lyoté,
38:52le maréchal Lyoté
38:53et le sultan
38:55Moulay Youssef.
38:56alors ce livre-là aussi,
38:58j'ai voulu le faire
39:00dans le suivi
39:01parce que
39:02Moulay Youssef
39:03et Lyoté
39:04avaient
39:04sur le Maroc
39:06et sur sa souveraineté
39:07dit des choses
39:07superbes.
39:08Donc il fallait
39:09qu'on vienne là-dessus.
39:10C'est aussi
39:11un nouveau livre
39:12qui a été écrit.
39:13Et puis enfin,
39:15comme
39:16il faut aussi
39:17faire du collectif
39:19mais du vrai collectif,
39:20j'ai engagé
39:23une démarche,
39:27une dynamique
39:28qui conduit
39:29à la création
39:32d'une collection
39:33écrite en partage
39:35et dont les deux premiers titres,
39:38ça c'est le second,
39:39sont Communauté de Destin.
39:41Communauté de Destin.
39:42Le titre suffisant,
39:44vous le comprenez.
39:45Alors ce sont des auteurs,
39:47là ce sont vraiment
39:48un livre collectif
39:49avec une vingtaine d'auteurs,
39:51des Français,
39:52des Marocains
39:53qui font de la littérature,
39:55qui font de l'économie,
39:56qui font du droit,
39:58qui font du raisonnement,
39:59comparé,
40:01mais sans prétendre
40:03à un document universitaire.
40:05Pas du tout.
40:06Et le troisième titre,
40:08le troisième tome
40:09est en cours
40:09et je vous en parlerai plus tard.
40:11Mais j'ai autre chose,
40:12j'ai une autre information
40:15à vous donner,
40:15si vous me permettez,
40:16pour le futur.
40:19– On a hâte de vous écouter,
40:21on vous écoute et dites-nous.
40:22– Vous permettez ?
40:23– Oui, évidemment.
40:24– Eh bien,
40:25je travaille depuis un an et demi
40:27à réunir de la documentation.
40:33C'est compliqué
40:35parce que les archives nationales françaises
40:38n'ont pas remis tous les documents
40:40concernant le Maroc.
40:42sur une époque,
40:44une époque
40:45qui peut être qualifiée
40:48de criminelle.
40:49– Les années 50, c'est ça ?
40:50– C'est l'année 53,
40:52le 20 août 53,
40:53le départ de sa majesté,
40:55le sultan,
40:57à 14 heures,
40:59emmené en exil
41:01avec ses deux fils,
41:02les deux princes,
41:05par l'armée française
41:07et par un certain
41:09général Guillaume,
41:11résident général.
41:12Je travaille là-dessus.
41:14– C'est l'objet
41:15de votre prochain écrit.
41:17– Ce livre
41:17est dans la suite directe
41:19du livre de Lyoté.
41:21La première personne
41:22qui parlera
41:23dans ce livre
41:24sera le maréchal Lyoté
41:26quand il disait
41:27« Le Maroc ne doit pas être vu
41:29comme étant une colonie ».
41:32Donc j'ai tous ces livres
41:33qui sont indiens, voyez-vous.
41:35Et j'attends beaucoup
41:36de ce livre
41:37sur le coup d'État.
41:39J'appelle ça
41:40un coup d'État.
41:41Beaucoup d'auteurs
41:43ont été parlé
41:44de coup de force.
41:45Non, c'est pas un coup de force.
41:46C'est un coup d'État
41:47parce qu'on a trahi
41:48le traité de 1912.
41:50Il est trahi.
41:52Et oui.
41:52Donc c'est un coup d'État.
41:54Le coup de force,
41:55ce sont des gens
41:56qui n'ont pas compris
41:57que nous n'étions pas
41:58au Maroc
41:59dans une colonie.
42:00Nous étions dans un protecteur
42:02avec des obligations
42:03qui obligeaient
42:04de part et d'autre.
42:06Et qu'avaient bien compris
42:08l'ami Lyoté
42:10et l'ami Moulay Youssef
42:11parce que je les appelle
42:12comme ça maintenant
42:13tellement j'ai travaillé
42:14sur leur aventure amicale.
42:17On peut dire même
42:19que si aujourd'hui
42:20les Marocains
42:21ont pour la France
42:23un regard particulier,
42:25c'est dû à cette amitié
42:27de ces deux grands hommes.
42:30Une amitié effectivement
42:31historique, séculaire
42:33entre nos deux pays.
42:34En tout cas,
42:35on a hâte
42:36de vous relire
42:38pour le coup
42:39et de découvrir
42:39vos prochains écrits
42:41en attendant
42:42la suite des événements
42:44et comment vous allez être conduits
42:45à travailler
42:46sur d'autres projets.
42:48Et c'était un plaisir
42:49de vous recevoir ce soir
42:51également pour discuter ce livre.
42:53témoin de dire,
42:54de rendre hommage
42:55à un éditeur.
42:57Car tout ceci
42:58c'est lié
43:00à la décision
43:02d'un éditeur
43:03de s'engager
43:04aussi fortement
43:05ces éditions
43:05bourre-grecs.
43:08Certains livres
43:09ont été traduits
43:09en plusieurs langues,
43:10notamment en langue chinoise.
43:12Alors,
43:13le Sahara a été traduit
43:14en langue chinoise,
43:15le Sahara est traduit
43:16en espagnol,
43:17le Sahara est traduit
43:18en anglais,
43:20il est en traduction
43:21en arabe,
43:23en projet.
43:25Mais je veux rendre hommage
43:26aux éditions
43:27du bourre-grecs
43:28parce que c'est une aventure,
43:30voyez-vous,
43:30on est sur un collectif
43:31de livres.
43:32Une aventure commune.
43:33Et oui,
43:34et oui,
43:34et ce n'est pas si évident
43:35aujourd'hui
43:35quand on voit
43:36la frilosité
43:37des éditeurs
43:38à s'engager.
43:39Je suis édité
43:41au Maroc
43:42parce que je suis
43:43à la fois
43:46autant franco
43:47que marocain.
43:48Merci à vous Hubert Séan,
43:49c'était un plaisir
43:50de vous recevoir
43:51aujourd'hui.
43:52Merci d'avoir été
43:53mon invité.
43:54Je montre à nouveau
43:54votre livre,
43:55donc le Sahara marocain,
43:56la résolution
43:57des Nations Unies
43:58du 31 octobre 2025.
44:01Fin de l'invité culture
44:02pour aujourd'hui.
44:02Très bonne journée.
44:07Voilà,
44:08c'était l'invité culture
44:09de Meryem Hamlishi,
44:10qui place maintenant
44:11à l'économie.
44:22À la une de l'actualité
44:24économique de ce mardi,
44:25nouvelle hausse
44:26à la pompe au Maroc
44:27et toujours pour le gasoil.
44:28Depuis la nuit de dimanche
44:30à lundi,
44:30le litre
44:31coûtait 65 centimes
44:33de plus.
44:34Il atteint désormais
44:35environ 14,95 dirhams.
44:37L'essence aile évolue
44:39dont le sens inverse
44:40avec une baisse
44:40de 30 centimes
44:41à près de 14,94 dirhams
44:44le litre.
44:45Pour le diesel,
44:46cette nouvelle hausse
44:47confirme surtout
44:47une tendance installée
44:49depuis la mi-juillet.
44:50En quelques semaines,
44:51le gasoil aura donc
44:52augmenté d'environ
44:53de 30 dirhams
44:55et se rapproche
44:55désormais de ce
44:56symbolique
44:57des 15 dirhams.
44:58L'essence aile
44:59prend donc
44:59le chemin inverse
45:00avec deux hausses
45:01successives.
45:02Elle recule
45:03cette fois
45:03de 30 centimes.
45:06Du côté de l'industrie,
45:08un nouvel investissement
45:09chinois se prépare
45:10au Maroc.
45:11Le groupe Shantai
45:12annonce la signature
45:13d'un accord d'investissement
45:14pour la réalisation
45:15d'un parc industriel textile.
45:17Montant du projet
45:18de 22 milliards
45:20de dirhams
45:21soit environ
45:211,7 milliard de yuan.
45:23L'objectif
45:24est de produire
45:25au Maroc
45:25du fil de coton
45:26haut de gamme
45:27mais aussi
45:27des tissus
45:28et des vêtements
45:29haut de gamme.
45:29Pour le groupe chinois,
45:31cette implantation
45:32doit permettre
45:32de renforcer
45:33sa présence
45:34à l'international,
45:35ses capacités
45:35d'approvisionnement
45:36et sa compétitivité
45:37sur les marchés étrangers.
45:39Un projet
45:39qui vient donc
45:40renforcer
45:40l'activité industrielle
45:42dans le textile
45:42avec un positionnement
45:43sur des produits
45:44à plus forte valeur ajoutée.
45:48Et un autre signal
45:49important
45:50pour l'industrie marocaine,
45:51les engrais phosphatés
45:53sont de retour
45:53sur le marché américain.
45:55Un premier navire
45:56chargé de près
45:57de 54 000 tonnes
45:58de triple superphosphate
46:00produit au Maroc
46:01vient d'accoster
46:02à la Nouvelle-Orléans,
46:03une cargaison
46:04destinée directement
46:05aux agriculteurs américains
46:06à quelques semaines
46:07de la compagnie agricole
46:08d'automne.
46:09Cette reprise
46:09intervient après
46:10la suspension provisoire
46:11annoncée le 29 juin
46:13par Washington
46:13des droits compensateurs
46:15appliqués aux engrais
46:16phosphatés marocains.
46:17Pour les agriculteurs américains,
46:19cela signifie
46:19une nouvelle source
46:20d'approvisionnement
46:21après plus de 5 années
46:23de restrictions.
46:23Une situation
46:24de temps plus importante
46:26que la production américaine
46:27de phosphate
46:28a reculé
46:28de plus de 50%
46:29depuis l'année 1995.
46:32Pour l'OCP,
46:32cette première cargaison
46:33doit permettre
46:34de relancer progressivement
46:35les volumes destinés
46:36au marché américain.
46:37Et au cœur
46:38de cette opération,
46:39la plateforme
46:39de Jorf Lasfar
46:40joue un rôle central.
46:42Production,
46:42transformation,
46:43transport et distribution
46:44sont intégrés
46:45dans une même chaîne
46:46logistique
46:47depuis le Maroc.
46:49En France,
46:51le coût de la dette
46:52continue de grimper.
46:53Le taux d'intérêt
46:54de référence
46:54à 10 ans atteint
46:554 à 10%
46:57sont plus au niveau
46:58depuis novembre 2008
46:59en pleine crise financière.
47:01Cette remontée
47:02intervient alors
47:03que la dette française
47:04représente 117% du PIB.
47:07Elle complique donc
47:08davantage
47:08le financement de l'État
47:09au moment où
47:10la préparation du budget
47:112027
47:12est déjà jugée difficile
47:13par le ministre
47:15de l'économie.
47:15Les marchés
47:16s'inquiètent notamment
47:17d'une inflation durable
47:18alimentée par des prix
47:20du pétrole élevés
47:21dans un contexte
47:22de tension au Moyen-Orient.
47:23Lorsque les investisseurs
47:24anticipent une inflation
47:25importante,
47:26ils demandent
47:27des taux plus élevés
47:28pour compenser
47:28la perte de valeur
47:29de leur placement.
47:30La pression concerne
47:32d'ailleurs
47:32toute la zone euro.
47:33En Allemagne,
47:34le taux à 10 ans
47:35atteint 3 à 26%
47:37sont plus au niveau
47:37depuis l'année 2011.
47:39Et pour la France,
47:40le rendement
47:40des obligations
47:41à 30 ans
47:42est monté
47:42jusqu'à 4 à 90%.
47:44Là encore
47:45un sommet
47:46depuis l'année 2008.
47:49Et on termine
47:49ce journal
47:50en Allemagne
47:51où la sécheresse
47:52menace directement
47:53les récoltes.
47:54Après plusieurs
47:54vagues de chaleur
47:55et un été marqué
47:56par une sécheresse
47:57historique,
47:58la production
47:58céréalière
47:59devrait reculer
48:00de 7% cette année
48:01à 41,9 millions
48:03de tonnes
48:04contre 45,2 millions
48:05en 2025.
48:06Le rendement
48:07devrait lui
48:07chuter de 9%.
48:09La situation
48:09est particulièrement
48:10difficile
48:11dans le sud du pays.
48:12Un printemps
48:13trop sec
48:13puis une forte vague
48:14de chaleur
48:15en juin
48:15ont accéléré
48:16la maturation
48:17des céréales.
48:18Dans certaines régions,
48:19les précipitations
48:20sont quasiment
48:21absentes
48:21depuis la mi-juin.
48:23Résultat,
48:24certaines cultures
48:24affichent de faibles
48:25rendements,
48:26voire des récoltes
48:27perdues.
48:27Cette baisse
48:28intervient surtout
48:29dans un contexte
48:30économique déjà tendu
48:31pour les exploitations
48:33agricoles.
48:33Les prix de production
48:34sont faibles
48:35tandis que le diesel
48:36et les engrais
48:37coûtent cher.
48:37Les agriculteurs
48:38demandent donc
48:39un programme d'urgence
48:40avec notamment
48:40davantage d'aide
48:41pour les engrais
48:42et une baisse
48:43de latex
48:44sur le diesel.
48:49Voilà,
48:49c'est la fin
48:49de votre journal.
48:50Merci à tous
48:50de nous avoir suivis.
49:10Merci à tous.
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