Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:07Générique
00:08...
00:16Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver sur Médien TV
00:20pour votre rendez-vous d'information de la mi-journée.
00:23Voici les titres de votre journal.
00:25L'émissaire américain Jared Kushner en visite lundi en Israël
00:30a débuté une rencontre avec Benyamin Netanyahou
00:34pour tenter de faire avancer la deuxième phase du plan de paix américain
00:38dans la bande de Gaza, rejetée par le premier ministre israélien.
00:45L'armée allemande a mis à disposition deux hélicoptères équipés de réservoirs d'eau
00:52pour aider la Belgique à éteindre l'incendie qui ravage une réserve boisée frontalière.
00:573 000 hectares ont déjà été ravagés.
01:03Et elle rythmait les charges sur les champs de bataille ottomans
01:07et résonne depuis sur les scènes mondiales.
01:10Rencontre dans ce journal avec des artisans
01:12qui perpétuent la tradition des cymbales d'Istanbul.
01:17...
01:20L'émissaire américain Jared Kushner en visite lundi en Israël
01:25a débuté une rencontre avec Benyamin Netanyahou
01:28pour tenter de faire avancer la deuxième phase du plan américain
01:32dans la bande de Gaza, rejetée par le premier ministre israélien.
01:36Le Hamas avait donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine
01:41censée lancer cette deuxième étape
01:43prévoyant le désarmement du mouvement islamiste
01:46et le retrait israélien du territoire palestinien
01:49où l'armée est déployée sur plus de 60% du territoire.
01:53Benyamin Netanyahou a lui rejeté officiellement le texte
01:56en exigeant un désarmement véritable du Hamas.
01:59Le premier ministre israélien devait aussi s'entretenir avec Nikolai Mladenov,
02:05le haut représentant pour Gaza au sein du Conseil de paix,
02:09un organe créé par Donald Trump pour mettre en œuvre le plan de paix.
02:15Et avec plus de 2300 décès recensés,
02:19selon le dernier bilan publié lundi par les autorités congolaises,
02:23l'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo
02:27est devenue la plus meurtrière de l'histoire du pays.
02:30L'épidémie de 2018-2020 dans l'est de la RDC
02:34avait fait 2299 morts sur 3381 cas confirmés.
02:39La crise épidémique actuelle fait état de 2325 morts
02:44sur 4945 cas confirmés.
02:49Dans ce vaste pays d'Afrique centrale,
02:52avec plus de 100 millions d'habitants,
02:53où le flux de population échappe largement à la surveillance,
02:57la flambée actuelle s'est déjà étendue à six provinces.
03:00Le Conseil international des infirmières,
03:02la plus importante organisation représentant la profession,
03:06a appelé les autorités congolaises à rémunérer et à protéger ses soignants en urgence.
03:12Focaliser cette sensibilisation au niveau du périphérique,
03:17et ceux qui sont dans la ville qui n'arrivent pas à accepter,
03:20qui sont en train de mourir dans la communauté,
03:24d'accepter que la maladie est déjà là,
03:27et de promouvoir aussi cette sensibilisation,
03:30en fait que tout le monde puisse bénéficier des soins le plus tôt possible.
03:35Sans l'effort des infirmiers, les médecins, les hygiénistes, il n'y a rien.
03:39On ne peut pas vaincre les bouches.
03:41Donc on est en train de combattre avec quelqu'un que vous ne le voyez pas.
03:46On a mis notre vie en danger, même nos familles aussi,
03:50parce que si je suis touché avec l'épidémie, je rentre à la maison.
03:52Ma femme et mes enfants, mes parents seront aussi contaminés.
03:57En Russie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière,
04:02plus de quatre ans après le début de l'offensive russe,
04:05l'Ukraine et la Russie font monter en puissance depuis des mois leurs frappes,
04:10faisant un nombre croissant de victimes civiles.
04:13Hier, selon le gouverneur régional,
04:16six personnes, dont un enfant, ont péri dans une frappe de missiles ukrainiens
04:20dans la région russe de Belgorod, près de la frontière.
04:23Une frappe qui a touché la localité de Koloskovo,
04:27à une quinzaine de kilomètres de la frontière.
04:34Lundi, dans l'est de l'Inde, au moins sept personnes ont été tuées
04:38et 19 autres ont été blessées et hospitalisées
04:42dans une bousculade survenue dans un temple hindou du Biarr.
04:46Une immense foule de fidèles étaient rassemblées
04:49pour honorer le dieu hindou Shiva dans le temple Ashok Dam.
04:53La bousculade a été provoquée par des rumeurs
04:56affirmant qu'un poteau électrique était tombé sur des fidèles à l'intérieur du temple.
05:01En Inde, les bousculades meurtrières sont fréquentes
05:04lors de grands rassemblements et fêtes religieuses.
05:13Et près d'une semaine après le puissant séisme qui a dévasté une partie du pays
05:18et malgré les faibles chances de retrouver des survivants,
05:22la Colombie poursuit le déblément des décombres.
05:25Survenu le 10 août sur la côte pacifique,
05:27le séisme de magnitude 7,4 a détruit des milliers de bâtiments
05:32et tué près de 300 personnes.
05:34Au moins 140 personnes sont toujours portées disparues.
05:37A peine trois jours après son entrée en fonction,
05:41le président conservateur Abelardo Della Espriella
05:44est déjà confronté à sa première situation d'urgence
05:47et face aux difficultés rencontrées par son pays.
05:50Il s'est tourné samedi vers son allié américain Donald Trump
05:53et a demandé une suspension temporaire des droits de douane
05:57pour aider son pays.
06:02Aujourd'hui, une intervention est prévue pour aider la Belgique
06:06à éteindre l'incendie qui ravage une réserve boisée frontalière.
06:10L'intervention commence dès aujourd'hui.
06:13Elle est prévue dans un premier temps pour sept jours.
06:16Cet incendie d'une ampleur exceptionnelle ravage actuellement
06:19les Hautes-Fagnes dans l'est de la Belgique.
06:22Le feu qui touche de vastes étendues de tourbières,
06:26de landes et de forêts dans les cantons germanophones
06:28est considéré comme le plus important de l'histoire récente du pays.
06:33Près de 3 000 hectares de végétation ont déjà été ravagés.
06:40Et sur place, l'inquiétude reste vive.
06:43Les habitants et les secouristes restent mobilisés
06:46et sont sur le pont pour tenter de contenir les flammes.
06:49Écoutez donc les témoignages et réactions de ceux qui vivent au plus près de l'incendie.
06:55Moi j'ai connu les incendies il y a 15 ans, j'étais tout jeune.
07:00Mais là, cette fois-ci ça fait vraiment peur parce qu'on a les fumées.
07:04Moi j'ai une fille de 5 ans, j'ai peur pour elle.
07:07J'ai peur qu'elle voit tout ce qu'il y a autour d'elle qui est détruit.
07:10Et j'aimerais vraiment bien qu'on puisse contenir ce feu.
07:13Les prévisions sont assez incertaines, on annonce très très peu de pluie,
07:17peu de millimètres de précipitation,
07:19sachant qu'on a déjà des semaines sans précipitation
07:22et une sécheresse de la végétation qui est vraiment criante.
07:25Donc c'est vraiment très compliqué.
07:27Donc il faudrait plusieurs jours d'une pluie,
07:29alors pas trop intense non plus,
07:31d'une pluie régulière sur plusieurs jours
07:33pour enfin amoindrir et atténuer l'effet de sécheresse.
07:37Et dimanche dernier, au Brésil,
07:40a eu lieu le lancement de la campagne électorale présidentielle.
07:43L'actuel président de gauche, Lula,
07:46opposé à Flavio Bolsonaro,
07:48le fils aîné de l'ancien président,
07:50ont toutes deux choisi de s'adresser en priorité aux électrices
07:54qui représentent 53% du corps électoral brésilien
07:57et qui pourraient peser lourd dans une élection qui s'annonce serrée.
08:01Les deux candidats ont notamment mis en avant
08:04la lutte contre les violences faites aux femmes.
08:07Et l'ombre du président américain Donald Trump
08:09plane également sur la campagne.
08:11Donald Trump a appuyé des candidats conservateurs victorieux
08:15dans la région et à cela s'ajoutent des droits de douane
08:17infligés par les États-Unis à la première économie d'Amérique latine.
08:22À 80 ans, Lula repart à la conquête du pouvoir
08:25et brigue un quatrième mandat dans une campagne qui s'annonce serrée.
08:30Ces dernières semaines, son avance dans les sondages s'est nettement réduite.
08:39Et à Rabat, les estivants profitent de la plage en toute sécurité
08:43pour accompagner l'affluence estivale.
08:46Un dispositif de sécurité renforcé a été déployé sur le littoral.
08:50Objectif, prévenir les incidents, encadrer les baigneurs
08:54et permettre à chacun de profiter de la plage en toute sérénité.
08:58Plus de détails dans ce reportage de Marouane Hamidi,
09:02Youssef Ouhammou, sur un récit de Dinamrini.
09:06À Rabat, la plage est en pleine effervescence en cette période estivale.
09:11Entre baignades, jeux et moments de détente,
09:14famille, jeunes et enfants profitent pleinement de la mer,
09:17dans une ambiance qui se veut aussi calme que sécurisée.
09:21Une présence des forces de l'ordre qui contribue à organiser la plage
09:25et à veiller à la sécurité des usagers.
09:31Je suis de Marrakech et chaque été, je viens à la plage des Oudaya.
09:34J'aime beaucoup cette plage parce qu'elle est propre et sécurisée.
09:37On peut se baigner tranquillement sans avoir à s'inquiéter pour nos affaires.
09:41J'y viens depuis 2014 et je reviens toujours avec plaisir.
09:51Nous sommes des Marocains du monde et chaque été, nous venons ici en famille.
09:56Nous apprécions particulièrement cette plage pour sa propreté et sa sécurité.
10:02Nous constatons aussi que les habitants de la région coopèrent avec les forces de l'ordre
10:07pour faciliter la circulation et aider à trouver des places de stationnement.
10:18Avec l'affluence des estivants, la sécurité reste un élément essentiel.
10:23Les équipes déployées sur place veillent au bon déroulement de la journée
10:27et interviennent lorsque cela est nécessaire.
10:30Objectif, préserver la tranquillité des estivants
10:33et éviter tout incident qui pourrait perturber leur moment de détente.
10:39C'est la première fois que je viens sur cette plage
10:42et j'ai beaucoup apprécié la présence des forces de l'ordre.
10:46C'est une plage populaire mais qui reste très sécurisée.
10:49Je viens de Marrakech et je pense que je reviendrai les prochaines années.
10:55Pour les familles, cette présence est particulièrement rassurante.
10:59La plage de Rabat devient ainsi un véritable espace de loisirs et de détente
11:04où le plaisir de la mer se conjugue avec la sérénité des vacances.
11:10Et au Sénégal, pas de pause pour les professionnels de la petite enfance.
11:15Ils veillent chaque jour au bien-être, à la sécurité
11:18et à l'éveil des enfants qui leur sont confiés.
11:21Les crèches continuent d'accueillir les tout-petits
11:24même pendant les vacances scolaires.
11:25Sirmi Boukaka et Jules Pierre de Barros sont allés à leur rencontre.
11:31Il est 14h, l'heure de la sieste pour ces tout-petits.
11:38Nous sommes à la garderie La Colombe, située à la cité Biagi à Dakar.
11:43Ici, tout est pensé pour assurer le bien-être des enfants,
11:47particulièrement en cette période de vacances.
11:49On a des activités que nous faisons avec les enfants.
11:54On sort de l'école parfois pour aller visiter, par exemple, le parc de Haan.
11:58On va parfois à Fun City.
12:00Et aussi, c'est le temps des apprentissages avec les enfants,
12:04le savoir-faire et le savoir-vivre.
12:06Et il faut peut-être chercher un endroit sécurisé,
12:09un endroit où les enfants sont bien accueillis, dans un cadre bienveillant.
12:14Au Marist, une autre crèche accueille les tout-petits.
12:17A l'entrée, les parents se soumettent au rituel du lavage des mains.
12:22Même pendant les vacances, ils confient leurs enfants
12:25aux professionnels de la petite enfance, de 7h à 17h.
12:29Avec les activités riches qu'ils font et tout,
12:33donc tu es sûr que le développement de ton enfant va se faire normalement,
12:37qu'il ne sera pas focalisé sur la télé,
12:39ou s'enfermer entre quatre mœurs pendant toute la journée.
12:42Concernant le mien, c'est top.
12:44Parce que quand il est malade, on m'envoie un message,
12:47on me dit qu'il a la fièvre, on lui a donné tel ou tel médicament,
12:49donc il y a une éphémérie qui est là, il y a un pédiat qui est là,
12:52qui suit le bébé.
12:53Nous, on n'a pas de soucis, donc on a l'impression même d'être célibataire,
12:56parce que le bébé, il est là le samedi, il est là le dimanche, c'est top.
12:59Au club des bébés, on trouve des outils favorisant le développement des enfants.
13:04L'expertise est de mise.
13:06En effet, cette professionnelle exerce ce métier depuis plus de 20 ans.
13:11Un parent qui laisse sa maison, qui ferme ses portes,
13:15pour vous confier son bout de chou, tout ce qu'il a de plus cher,
13:20alors c'est juste pour dire qu'encore, la responsabilité, elle est énorme.
13:24La sécurité de leur bout de chou, vous avez la sécurité de l'école,
13:28la formation, surtout continue.
13:30Ne vous formez pas et vous dire, voilà, j'ai été formée une fois, deux fois,
13:33donc c'est bon, je m'arrête là.
13:35Si les tout-petits s'y sentent bien, c'est aussi grâce aux maîtresses,
13:40infirmières et autres professionnels.
13:43J'aime m'occuper des enfants, j'aime prendre soin des enfants.
13:47C'est pour ça que quand je suis avec les enfants,
13:49comme si je suis avec mes propres enfants,
13:52ça me fait plaisir et ça me rassure en fait.
13:55Pour ces experts de la petite enfance,
13:58les défis restent nombreux, notamment le besoin d'un espace plus grand
14:02pour accueillir davantage d'enfants dans le respect des normes de la petite enfance.
14:11Dimanche, la Coupe d'Afrique des Nations a été remportée
14:14par la sélection camerounaise féminine de football.
14:18Les Lyonnes indomptables se sont imposées face au Malawi
14:21avec un score final de 3 buts à 0 au stade Mouley El-Hassène de Rabat.
14:27Marie Gézel Divine Nga Manga a inscrit un doublé pour le Cameroun,
14:32tandis que Naomi Leslie Ngaoua Eto'o a marqué le 3ème but à la 30ème minute.
14:43Et au Niger, à Niamey, le tournoi des grandes vacances, ou TGV,
14:49réunit chaque année des millions de passionnés de football pendant les vacances.
14:53Pendant un mois, de jeunes amateurs venus de différents quartiers de la capitale
14:57s'affrontent sur les terrains avec un double objectif,
15:00renforcer les liens entre les communautés
15:03et repérer les futurs talents du football nigérien.
15:05Jean Djibril William, notre correspondant à Niamey, nous en dit plus.
15:11Dans la cour de cette école publique,
15:14c'est tout le quartier de Losugungu qui est venu encourager son équipe,
15:17le FC Idani Telecom, aux prises avec son voisin, le FC Bangabana.
15:22Ici, comme partout dans la capitale ligérienne,
15:25la fin de l'année scolaire a marqué le coup d'envoi du tournoi des grandes vacances,
15:29une compétition de football amateur,
15:31devenue au fil des années un rendez-vous incontournable
15:34pour les férues du ballon de toute génération.
15:38Lorsque j'étais plus jeune, j'ai moi-même représenté mon quartier lors du TGV
15:42et aujourd'hui encore, je suis très heureux de voir ces jeunes prendre du plaisir à jouer ensemble
15:46car cela contribue à la cohésion sociale au sein de la jeunesse
15:49et même entre générations différentes.
15:55Je suis venu encourager l'équipe de mon quartier
15:57et j'en profite également pour passer le temps
15:59car il n'y a pas grand-chose à faire durant les vacances scolaires.
16:02Entre amateurs de football,
16:04le TGV est aussi l'occasion de tisser des liens entre jeunes de quartiers différents,
16:08même si nos équipes sont en compétition.
16:12Initié depuis 1990 dans les plus vieux quartiers de Niamé,
16:16le TGV a pour vocation première de promouvoir la cohésion sociale
16:20à travers le football, sport le plus populaire au Niger.
16:23Une passion commune qui permet également d'occuper la jeunesse
16:26en cette période de vacances scolaires.
16:29C'est plus que compétition sportive.
16:32Elle permet de mener des activités de sensibilisation
16:38autour des maux qui gangrènent la société.
16:41C'est-à-dire quoi ?
16:42La délication juvénile, la prise des stupéfiants.
16:45C'est-à-dire quoi ?
16:46Et en même temps, inculquer l'esprit de solidarité,
16:49de partage et de cohésion sociale.
16:52Mais pour les jeunes joueurs comme Aliyo Zakari,
16:54l'enjeu sur le terrain est souvent tout autre.
16:57Sous son maillot du FC Bangabana,
16:59le jeune attaquant espère bien taper dans l'œil
17:01des recruteurs de la Ligue Nationale
17:03venus prospecter de nouveaux talents.
17:05Dans tous les quartiers, il y a les coachs qui sont là,
17:07qui viennent souvent au match,
17:08donc ils détectent les joueurs à travers ça.
17:10Voilà pourquoi nous sommes là.
17:11J'essaierai de me voir aujourd'hui
17:15jouer dans des équipes comme le Sahel Sporting Club,
17:19et l'AS Fan, l'AS Douane.
17:21Après cela, pourquoi pas,
17:22les mêmes représentants et le Niger en tant que sportifs.
17:25Durant les prochaines semaines,
17:27l'OTGV est l'occasion pour des milliers de jeunes
17:29de défendre sur et en dehors du terrain
17:31les couleurs de leurs quartiers respectifs.
17:34Une compétition, certes,
17:35mais qui, comme chaque année,
17:37se vêtent un cadre de brassage et de cohésion sociale
17:39autour d'une passion commune pour le football.
17:43Et à Istanbul, les cymbales ont une histoire
17:47qui remonte à plus de 4 siècles.
17:49Elles sont toujours fabriquées à la main
17:52selon des techniques ancestrales
17:54qui viennent perpétuer un savoir-faire
17:56devenu une référence auprès des musiciens du monde entier.
18:00Du jazz aux grandes scènes internationales,
18:03Dinam Rini nous fait découvrir
18:05les artisans derrière ces instruments d'exception.
18:11Des coups précis, répétés avec patience.
18:14Ici, chaque frappe façonne le métal
18:17et participe à créer un son unique.
18:19Dans cet atelier d'Istanbul,
18:22les artisans perpétuent une tradition
18:24née à l'époque ottomane.
18:26A l'origine utilisée par les orchestres militaires,
18:29les cymbales ont ensuite conquis
18:32les musiciens européens
18:33avant de devenir incontournables dans le jazz.
18:37Aujourd'hui, quelques ateliers
18:39continuent de fabriquer ces instruments
18:41entièrement à la main.
18:42cuivrés et éteints sont d'abord fondus
18:45pour former le bronze.
18:46Les pièces sont ensuite chauffées,
18:48laminées, refroidies,
18:50puis martelées des centaines de fois.
18:55Une étape décisive
18:57pour donner à chaque cymbale son caractère.
19:03Pas un seul coup n'est frappé au hasard.
19:06Ces variations à la surface du métal,
19:08ces tensions diversifient le son.
19:10D'une certaine manière,
19:11elles donnent une âme à la cymbale.
19:17Le geste, lui, ne s'improvise pas.
19:20Hassan Seker a commencé à apprendre le métier
19:22dès l'âge de 12 ans.
19:24Depuis, il transmet à son tour
19:26un savoir-faire où la moindre variation
19:28peut modifier la sonorité de l'instrument.
19:32Et cette fabrication artisanale
19:34séduit particulièrement les batteurs de jazz.
19:36Dans les clubs d'Istanbul,
19:38les cymbales fabriqués dans ces ateliers
19:40continuent d'accompagner les musiciens
19:43à la recherche d'un son
19:45qui ne ressemble à aucun autre.
19:54Même de la même série,
19:56du même poids
19:56et de la même structure,
19:58deux cymbales ne correspondent pas parfaitement.
20:01C'est chaque fois une aventure.
20:07Et justement,
20:09cette singularité qui fait leur réputation.
20:11Deux cymbales peuvent avoir
20:13la même taille,
20:14le même poids
20:14et être fabriqués
20:16selon le même procédé.
20:17Leur son ne sera jamais
20:19exactement identique.
20:21Des orchestres militaires ottomans
20:23aux scènes de jazz,
20:24les cymbales d'Istanbul
20:26ont traversé les siècles.
20:28Et derrière chaque instrument,
20:30une même exigence,
20:31préserver un geste ancestral
20:33pour continuer à faire résonner
20:35un son unique.
20:42Place à présent à notre entretien
20:44avec l'invité de la rédaction.
20:54La guerre en Ukraine
20:56connaît une nouvelle montée en puissance
20:59des frappes à longue portée.
21:01Moscou a été visée cette nuit
21:02par une vague massive de drones,
21:04tandis que Kiev a de nouveau
21:06subi des frappes russes
21:08aux missiles balistiques.
21:09Les attaques ont fait plusieurs morts
21:12et blessés dans les deux pays.
21:14Ce lundi,
21:15les autorités russes
21:16ont annoncé six morts
21:17dans une frappe de missiles ukrainiens
21:19dans la région russe de Belgorod.
21:21Une vague de centaines de drones
21:24a fait 12 morts dimanche,
21:26tandis que des frappes russes
21:28ont fait sept morts en Ukraine.
21:30Les belligérants font donc monter
21:32en puissance depuis des mois
21:35leurs frappes,
21:35faisant un nombre croissant
21:36de victimes civiles.
21:38Plus de quatre ans
21:39après le début de l'offensive russe,
21:41autre signal préoccupant,
21:43un drone entré dans l'espace aérien roumain
21:46a été abattu
21:47par un avion de combat espagnol.
21:49Et dans le même temps,
21:50le soutien militaire
21:51de la Corée du Nord à la Russie
21:53continue de se renforcer.
21:55Cette intensification des frappes
21:57traduit-elle un changement
21:59de nature du conflit ?
22:01Jusqu'où peut aller cette escalade
22:03alors que la voie diplomatique
22:04semble toujours bloquée ?
22:06Pour en parler,
22:07nous avons le plaisir de recevoir
22:09Zakaria Hanafi,
22:10directeur du Centre marocain
22:12d'analyse et d'anticipation géopolitique.
22:15Merci d'avoir répondu
22:16à notre invitation.
22:18La première question
22:22que j'avais envie de vous poser
22:24concerne les faits.
22:26Monsieur Hanafi,
22:28Moscou a été visée
22:29par plusieurs centaines de drones
22:31et Kiev par des missiles balistiques.
22:33Alors que nous dit
22:34cette nouvelle séquence
22:36sur l'intensité actuelle
22:38de la guerre ?
22:42Tout d'abord,
22:43bon après-midi
22:44et merci pour votre invitation.
22:47Il y a lieu de voir
22:49l'évolution de la guerre.
22:51Elle a commencé en 2022,
22:53en février 2024,
22:55par l'opération spéciale
23:00qu'a organisée la Russie.
23:05Elle a pu entrer même jusqu'à Kiev
23:07et puis elle a été repoussée
23:10par les forces ukrainiennes.
23:12La deuxième étape de cette guerre
23:14est celle de la guerre d'usure
23:16parce que la Russie a constitué
23:18une lutte de défense,
23:19une ceinture de sécurité,
23:20et elle a pris les quatre territoires
23:22annexés jusqu'après lui.
23:25La troisième partie,
23:26la troisième phase de cette guerre,
23:28c'est l'entrée de la technologie,
23:31c'est-à-dire à travers
23:32des moyens aériens et spatials,
23:35particulièrement les drones
23:37et les différents missiles.
23:39Et cette partie de la guerre
23:40a commencé en 2025
23:42et elle continue en 2026
23:44parce que c'est une solution
23:45pour la Russie.
23:47Elle engage une nouvelle stratégie
23:49qui ressemble à celle de l'Iran,
23:51c'est-à-dire ne possédant pas
23:53l'espace aérien en entier,
23:55n'engageant pas sa chasse
23:56et des avions de combat.
23:58Elle a préféré envoyer des missiles
24:00et des missiles balistiques,
24:02missiles de croisière
24:04et des drones en forme d'essai.
24:07Par contre, l'Ukraine a choisi aussi,
24:10vu sa faiblesse,
24:11vu son espace aérien
24:13qui n'est pas maîtrisé
24:15et vu sa proximité avec la Russie,
24:21il a choisi les drones.
24:22Mais ce sont des drones tactiques
24:25de combat
24:26qui sont envoyés en essaim
24:29et qui ont donné leurs fruits
24:30en s'attaquant aux bases militaires
24:33stratégiques de la Russie,
24:34si vous vous rappelez bien
24:35les bases d'avions stratégiques,
24:38puis des bases maritimes
24:41avec des drones maritimes.
24:44Donc, ce qui fait que cette guerre
24:45va rester et va rester comme ça.
24:49Il y a deux, bien sûr,
24:51chacun est appuyé par quelqu'un d'autre,
24:54un autre acteur international
24:56qui l'aide à faire
24:57cette nouvelle étape de guerre
25:00et cette nouvelle stratégie
25:02introduite par les moyens
25:04spatials et aériens.
25:05– Très bien.
25:06Pour rester sur la question
25:09des drones,
25:11la capacité à produire
25:12rapidement des drones
25:13peut-elle devenir un facteur
25:15déterminant dans l'issue
25:17du conflit ?
25:18Parce qu'on sait que l'Ukraine
25:19comme la Russie
25:20produisent et utilisent des drones,
25:21comme vous le disiez,
25:22en très grand nombre.
25:23Donc, est-ce qu'on assiste aussi
25:24à une véritable industrialisation
25:26de la guerre des drones ?
25:30– Normalement, la Russie
25:32ne possédait pas
25:33ces technologies auparavant
25:35parce que ces technologies
25:37ont été possédées
25:38particulièrement au départ
25:39dans les années 80
25:41par les États-Unis,
25:42puis ensuite par l'Israël,
25:44puis ensuite par la Turquie.
25:47Donc, l'Iran vient en retard
25:49avec ces chahides et tout ça.
25:51Donc, les chahides
25:52ne sont pas plus efficaces
25:54que vous croyez
25:55parce que les Ukrainiens
25:56ont pu
25:59développer
26:00des moyens anti-drones.
26:03Ils sont les plus développés
26:04actuellement dans le monde.
26:05C'est pour ça qu'ils le vendent
26:06à d'autres pays,
26:07par exemple,
26:07au Moyen-Orient,
26:08au pays du Golfe,
26:09ainsi de suite.
26:10Donc, il faut s'attendre
26:11à que cette guerre continue
26:12avec les drones
26:13et la Russie,
26:15pour que ces drones
26:17puissent réussir
26:18leurs missions,
26:20ils les mélangent
26:20avec les missiles balistiques
26:24et les missiles de croisière
26:26et particulièrement
26:27les missiles hypersoniques
26:29qui peuvent atteindre
26:30dans un délai très petit
26:38les territoires ukrainiens.
26:40Ça n'empêche que la guerre
26:41est devenue moins chère
26:42pour l'Ukraine,
26:43même s'il y a destruction
26:44et tout ça,
26:45parce que les drones
26:46sont fabriqués localement.
26:48Ils ne sont que des drones tactiques,
26:50mais ils envoient le maximum.
26:51Pourquoi ?
26:52pour dissuaser
26:57la défense antiaérienne.
26:59Et d'ailleurs,
27:00les deux pays,
27:01jusqu'à présent,
27:02n'ont pas vraiment
27:04une défense antiaérienne
27:06capable d'arrêter
27:07soit les drones
27:08de la part des Ukrainiens,
27:11soit les missiles
27:12personiques de croisière
27:13de la part des Russes.
27:15Justement,
27:17concernant les voisins,
27:18on sait que la Roumanie
27:19a été un drone
27:21et était dans l'espace
27:23aérien roumain
27:24avant d'être abattu,
27:25je le disais tout à l'heure,
27:26par un F-18 espagnol.
27:28Et donc, du coup,
27:28à quel point cet incident
27:29est-il peut-être
27:31préoccupant pour l'OTAN ?
27:34Ça ne doit pas être
27:35préoccupant pour l'OTAN
27:36dans la mesure
27:37où l'OTAN
27:38ne peut pas s'engager
27:39directement dans la guerre.
27:41L'OTAN,
27:41jusqu'à présent,
27:42c'est un soutien logistique
27:44et financier de l'Ukraine.
27:45Mais ça n'empêche
27:48que c'est un test
27:49fait par la Russie.
27:50Peut-être qu'il s'agit
27:51probablement d'un test,
27:52voire la réaction de l'OTAN.
27:54Parce qu'il n'y a pas
27:55que ce test.
27:56Il y a des drones
27:56qui sont entrés auparavant
27:58dans les espaces européens.
27:59Il y a même des drones
28:00qu'on a trouvés
28:01dans un aéroport
28:02en Allemagne.
28:03Donc, ce sont des indices,
28:05je crois,
28:05pas je crois,
28:06mais je m'engage
28:07que ce sont des indices
28:08pour contrôler
28:09la réaction de l'OTAN
28:10jusqu'à quel point
28:12ils peuvent réagir
28:14dans cette guerre
28:15entre l'Ukraine
28:16et la Russie.
28:18Très bien.
28:19Donc,
28:20accès à des technologies militaires,
28:22comme on le disait,
28:23expérience du combat,
28:25soutien économique,
28:26quels sont les enjeux
28:27pour Pyongyang ?
28:29Parce que quand on sait
28:29que la Corée du Nord
28:30se rapproche
28:32se rapproche
28:33de la Russie,
28:34que gagne
28:34de son côté
28:35la Corée du Nord ?
28:38Tout d'abord,
28:39la Corée du Nord
28:39va gagner
28:40l'isolement diplomatique
28:43parce que
28:44la Russie
28:44va l'isoler
28:45diplomatiquement
28:46de ce qu'elle vit
28:47avec les sanctions
28:48de l'Occident.
28:50Secondo,
28:50il a une main-d'œuvre,
28:52une main-d'œuvre
28:52qui va reconstruire
28:55les infrastructures
28:56détruites
28:57et en même temps
28:58pour participer
28:58à la guerre.
28:59n'oublie pas
28:59que les ressources
29:00humaines
29:01constituent
29:02un grand problème
29:03dans les deux côtés.
29:05Il paraît
29:06qu'à part
29:09les Coréens,
29:11il y a même
29:11des soldats,
29:14des mercenaires
29:15de différentes
29:17nationalités
29:18qui participent
29:19avec la Russie.
29:20et de côté
29:21de l'Ukraine,
29:25la Russie
29:25insiste
29:26sur le fait
29:26que l'Occident
29:27fournit
29:28des instructeurs,
29:29des experts
29:30et même
29:31des mercenaires
29:32pour soutenir
29:35l'Ukraine.
29:36En plus de ça,
29:38la Corée
29:38pourrait gagner
29:39la devise,
29:40pourrait gagner
29:41la technologie.
29:42N'oubliez pas
29:42que la technologie russe,
29:43même pendant l'ère
29:46XRSS,
29:47était très développée
29:48en matière militaire.
29:49Donc c'est l'occasion
29:50pour la Russie
29:51de partager
29:52sa technologie
29:53particulièrement
29:54concernant
29:54les missiles
29:55balistiques
29:57hypersoniques
29:58et d'autres moyens
29:59militaires
29:59développés
30:00par la Russie.
30:01Et ça va diminuer
30:02le chômage,
30:02ça va donner
30:03une petite rallonge
30:06économique
30:06pour la Corée.
30:08Par contre,
30:09qu'est-ce qu'elle va
30:10gagner de tout ça ?
30:11La Russie,
30:12tout d'abord,
30:13elle a gagné
30:13un allié
30:14qui est toujours
30:14son allié
30:15parce qu'il a
30:16un accord
30:18stratégique,
30:19pas comme celui
30:21de la Chine.
30:21Parce que la Chine,
30:23si jamais l'OTAN
30:23intervient,
30:25elle ne pourra pas
30:26garder les bras croisés
30:28parce que ça touche
30:29aussi ses intérêts.
30:30Mais par contre,
30:31la Russie,
30:32de ça,
30:33elle peut continuer
30:34à neutraliser
30:35l'Ukraine
30:36et l'isoler
30:37du monde occidental,
30:40particulièrement
30:40pour qu'elle ne soit pas
30:42encerclée par l'OTAN.
30:43Justement,
30:44ce qui frappe
30:45aujourd'hui,
30:45c'est l'intensification
30:47des frappes
30:47alors que les négociations,
30:49elles,
30:50semblent être
30:51dans l'impasse.
30:52Alors,
30:52pourquoi les deux camps
30:54continuent-ils
30:55de privilégier
30:56la pression militaire
30:57et est-ce qu'ils cherchent
30:58à améliorer leur position
30:59avant une éventuelle
31:01reprise des négociations ?
31:04Nous assistons bien sûr
31:05à un blocage
31:06et une lenteur
31:08dans les décisions
31:09politiques et diplomatiques.
31:11Pourquoi ?
31:11En multilatéral,
31:13si vous vous rappelez,
31:13il y a une année
31:14et deux jours,
31:16le 15 août 2025,
31:19il y a eu une réunion
31:20dans une base
31:21interarmée américaine
31:22en Alaska.
31:24Les Européens
31:25et toute la communauté
31:26internationale
31:27ont gardé un espoir
31:29dans cette réunion
31:30en multilatéral.
31:31Mais ça n'empêche,
31:32après la réunion,
31:33les escalades
31:33n'ont pas cessé
31:35et le cessez-le-feu
31:37n'a pas été réalisé.
31:39Pourtant,
31:40l'Europe,
31:40l'Union européenne
31:41et l'Occidentale
31:42particulièrement,
31:43veulent obliger
31:46la Russie
31:47à exécuter
31:52les désescalades,
31:52bien sûr,
31:53et à exécuter
31:54la norme
31:56de cessez-le-feu.
31:57Très bien.
31:59Tout accord.
32:00En multilatéral,
32:02l'ONU,
32:02le 9 juillet,
32:05il y a eu
32:06une réunion
32:08concernant
32:08l'Ukraine
32:09et la Russie,
32:09mais qui n'a rien donné
32:10jusqu'à présent.
32:11C'est les dommages
32:13collatéraux
32:13qui continuent
32:14entre les deux
32:15villagerants,
32:16particulièrement
32:16les civils
32:17qui sont morts
32:18et les installations
32:19civiles et économiques
32:20ne sont pas respectées.
32:23Donc,
32:23d'où le non-respect
32:24du droit international
32:25immunitaire
32:25ou bien du droit
32:26de la guerre.
32:26Très bien.
32:28Alors,
32:29vraiment,
32:29dernière question
32:29et réponse
32:30très rapide.
32:32Quels sont,
32:33selon vous,
32:33les principaux indicateurs
32:34à surveiller
32:35dans les prochaines semaines
32:36pour savoir
32:37vers quelle direction
32:38la guerre évolue ?
32:39Très rapidement,
32:40en deux mots
32:40pour conclure.
32:41La guerre va évoluer
32:44pendant un minimum
32:45deux ans
32:45parce que la communauté
32:46internationale,
32:47particulièrement
32:48le locataire
32:49de la Maison Blanche,
32:50est occupée
32:51avec la guerre
32:52au Moyen-Orient
32:53et d'autres conflits
32:54dans le monde.
32:55D'accord.
32:56Merci beaucoup,
32:57M. Hanafi.
32:58On était ravis
32:58de vous recevoir
32:59ce midi
32:59pour nous informer
33:01et nous éclairer
33:03sur ce conflit.
33:05Très bonne journée à vous.
33:06Je vous remercie,
33:08Madame,
33:08et bon après-midi.
33:09Place maintenant
33:10à l'invité culture
33:11de Meryem Hamlichi
33:13qui reçoit
33:14Dominique Nouija.
33:27Mesdames et messieurs,
33:28bonjour et bienvenue
33:29dans Culture.
33:30Il faut accepter
33:31de brûler
33:32pour mieux renaître.
33:34C'est toute la promesse
33:34d'incendie,
33:35des rêves.
33:36Un roman
33:37qui revient
33:37sur le destin
33:38de deux jeunes filles
33:39de Salé,
33:39marqués par l'abandon
33:41et la violence
33:42qui trouvent
33:43dans une école
33:44de cirque et de théâtre
33:45un lieu de dépassement
33:46de soi
33:46et de reconstruction.
33:48Il est question
33:49de deux trajectoires
33:50féminines
33:51qui affrontent
33:52la précarité
33:53et les tabous sociaux
33:54pour s'émanciper
33:55grâce aux arts
33:56de la Seine.
33:56Un texte intense,
33:58profondément féministe
33:59et incarné
34:00où le cirque devient
34:02une véritable école
34:04de vie
34:04et de combat.
34:06Et c'est vous
34:06qui l'avez écrit,
34:09Dominique Nouiga.
34:10C'est un plaisir
34:10de vous avoir
34:11avec moi aujourd'hui.
34:12Vous êtes enseignante,
34:13libraire
34:14et écrivain
34:15et on est en train
34:15de parler
34:16de votre dernier roman.
34:18Merci tout d'abord
34:20parce que c'est un plaisir
34:21de suivre votre émission
34:22donc c'est d'autant plus
34:23un honneur
34:24d'y participer
34:25et je suis toujours
34:27ravie de pouvoir participer
34:29puisque la culture
34:29avant tout
34:30c'est un lien,
34:31une mise en lien
34:32et c'est justement
34:33un sujet
34:34qui me tient très à cœur
34:35dans ce roman
34:36en particulier.
34:38Donc vous avez parlé
34:39du feu,
34:39oui effectivement
34:40c'est un feu intérieur
34:41mais c'est aussi
34:42un feu extérieur.
34:43Il s'agit d'un feu
34:44métaphorique
34:45mais il s'agit aussi
34:46d'un feu
34:47qui est concret
34:48puisqu'il habite
34:49mes personnages
34:50d'une façon
34:51un peu différente.
34:52Il peut avoir
34:53tout simplement
34:54une valeur
34:55purement narrative
34:56comme il peut avoir
34:57aussi une représentation
34:58politique
34:58même si on n'est pas
35:00vraiment dans un roman
35:02à thèse,
35:02je ne veux absolument
35:03rien démontrer.
35:05Le romanesque
35:06est amplement suffisant
35:08pour justement
35:09pour parler,
35:10pour transmettre
35:10tout ce que j'ai envie
35:12de transmettre
35:14au lecteur.
35:14La transmission
35:15qui est importante
35:16pour vous déjà
35:17qui étiez
35:18un professeur ?
35:19Oui,
35:20enseignante
35:21effectivement,
35:22c'est très important
35:23et dans cette école
35:24du cirque,
35:26s'il y a bien une valeur
35:27qui est essentielle,
35:28c'est celle
35:28de la transmission.
35:30De la transmission
35:31puisque Touréa Bouabide
35:32qui est celle
35:33qui a fondé
35:34cette école du cirque
35:35Shemsi,
35:36au début,
35:37c'était une entreprise
35:38purement sociale
35:40mais elle avait
35:41pour ambition
35:42d'en faire
35:42une entreprise artistique
35:45parce qu'elle avait
35:46tout à fait conscience
35:47de l'exigence
35:48du travail
35:49et du dépassement
35:50comme vous l'avez dit
35:51à juste titre
35:52dans notre présentation,
35:54du dépassement
35:55que requiert justement
35:57la réalisation artistique
35:58et je pense,
36:00moi qui étais artiste
36:01et qui continue à l'être,
36:03je pense que l'art
36:05est une formidable école,
36:07école justement
36:08de réalisation
36:09parce qu'elle exige
36:10le dépassement.
36:11Qu'est-ce qui vous a donné
36:13envie d'écrire
36:13cette histoire
36:14en particulier justement ?
36:15Comment l'idée est venue ?
36:17Est-ce que c'était
36:17quelque chose
36:17qui mijotait
36:18depuis un certain temps
36:20ou est-ce qu'il y a eu
36:21un déclic ?
36:22Parlez-nous un petit peu
36:23de ce premier pas,
36:25on va dire.
36:26Alors, tout à fait.
36:26Moi, quand j'écris,
36:27quand j'écris mes romans,
36:28ils demandent toujours
36:29une longue genèse.
36:31Ça faisait en fait
36:31depuis 20 ans
36:32depuis que j'ai commencé
36:33à accompagner
36:34cette école du cirque
36:36que j'y pensais.
36:37Bon, il faut savoir aussi
36:38qu'il y a deux choses
36:39qui m'ont motivée.
36:40Le fait aussi
36:41que j'ai été
36:42dans mon ancienne vie,
36:43comme je dis,
36:43avant d'être enseignante,
36:44j'étais danseuse-chorégraphe.
36:46Donc, j'ai eu la chance
36:47de travailler
36:48avec des chorégraphes
36:49comme Caroline Carlson,
36:50Morsh Canningham
36:50et Alvin Nicolaïse
36:51qui m'ont appris énormément
36:53à défier notamment
36:55toute forme de narcissisme.
36:56Il ne faut pas croire
36:56que la danse,
36:57ça consiste à démontrer,
37:00à montrer quelque chose
37:01de soi qui est superficiel.
37:02C'est un travail
37:03qui est très en profondeur.
37:04Et donc, le corps,
37:05pour moi,
37:06était bien sûr lié
37:07à l'esprit.
37:08Et le corps,
37:10Céline l'a dit,
37:11il écrit avec sa peau.
37:12Moi, j'écrivais
37:13avec mon corps,
37:14mais au sens concret,
37:16au sens métaphorique
37:16du terme.
37:17C'est-à-dire que
37:18quand j'étais chorégraphe,
37:19j'écrivais avec mon corps.
37:21Et quand je suis
37:21devenue écrivaine,
37:22j'écrivais aussi
37:23métaphoriquement
37:24avec mon corps.
37:25Le corps est très important
37:26aussi parce que
37:27c'était quelque chose
37:28qui me tenait à cœur.
37:30moi qui vis au Maroc
37:31depuis une quarantaine d'années.
37:34Le Maroc est quand même
37:35ma terre d'adoption.
37:37Et ça me tenait à cœur
37:39de montrer le courage
37:40qu'ont ces filles,
37:41double courage,
37:42parce qu'elles viennent,
37:43comme vous l'avez dit,
37:44elles ont été abandonnées,
37:45elles viennent d'un milieu
37:46extrêmement précaire.
37:48Et elles viennent
37:49de ce milieu
37:50extrêmement fragilisé,
37:51elles sont fragilisées
37:52parce qu'elles doivent
37:54se grandir toutes seules.
37:56Elles doivent
37:56se grandir toutes seules.
37:57et donc je voulais montrer
38:00justement comment le corps
38:01est un chemin de liberté,
38:03un chemin de liberté
38:04par l'art.
38:06Justement,
38:08on a l'impression
38:09que vous pensez
38:09que la libération
38:10se fait par le corps.
38:12Oui.
38:12Bon, alors,
38:14à nuancer,
38:14c'est beaucoup plus complexe
38:16que cela.
38:17Bien sûr,
38:18comme je l'écris d'ailleurs
38:19dans mon roman,
38:20il y a deux personnages.
38:22Attika,
38:22qui elle,
38:23est une fille
38:23qui vient de la rue,
38:24mais de la rue en pointillé,
38:25parce qu'il faut savoir
38:26que les enfants
38:27qui viennent exclusivement
38:29de la rue,
38:30ils sont,
38:30il faut quand même
38:31être lucides,
38:32irrécupérables.
38:32On ne peut pas
38:32les récupérer
38:33à travers une école du cirque.
38:35Celle-là,
38:35eh bien,
38:36une donnée
38:36de la rue en pointillé,
38:39donc elle a été récupérée
38:40à l'âge de 11 ans.
38:42Enfin,
38:42je me suis inspirée
38:43de cas réels,
38:45mais j'ai tout inventé.
38:46Elle a été inventé.
38:47Et donc,
38:48elle,
38:48comme je l'écris,
38:49elle va s'arracher
38:49à l'ingratitude du monde.
38:51Elle va devenir
38:51une formidable trapéziste.
38:53Et donc,
38:54elle est avant les mots,
38:55donc elle ne maîtrise pas
38:56du tout les mots.
38:57Alors qu'Ishrak,
38:58qui veut dire éclat,
38:59elle,
39:00elle a tout de suite compris,
39:01elle ne vient pas
39:02d'un milieu misérable.
39:05J'ai voulu éviter,
39:07justement,
39:08cette vision
39:08un peu misérabiliste.
39:10Voilà.
39:10Elle vient,
39:11bon,
39:11elle a un père
39:12qui est très autoritaire,
39:13dogmatique,
39:14mais je n'ai pas voulu caricaturer.
39:16Et une mère
39:17qui est malade psychologiquement.
39:18Donc,
39:19elle va devoir grandir
39:20toute seule
39:20pour ces raisons-là.
39:22et donc,
39:23elle,
39:23elle comprend rapidement
39:25que si elle veut se libérer,
39:27le corps ne suffira pas,
39:28qu'elle aura besoin
39:29de l'accès à la parole,
39:30de se construire une culture.
39:32Et c'est ce qui va lui permettre
39:34par la suite
39:34de réécrire l'histoire.
39:37Et comment vos personnages,
39:38justement,
39:39réussissent-elles
39:40à transformer
39:40cette brûlure
39:41dont on parlait tout à l'heure,
39:43qui est métaphorique,
39:44en une espèce
39:45de révolte créative
39:46ou une maîtrise
39:48de son propre destin ?
39:49Vous avez dit
39:50le mot juste,
39:51la maîtrise.
39:52La maîtrise,
39:53mais en même temps,
39:54c'est un équilibre
39:54entre maîtriser
39:56et lâcher prise.
39:57C'est-à-dire
39:58qu'il faut aussi
40:00cette école du cirque,
40:01à travers,
40:02justement,
40:02la mobilisation
40:03de metteurs en scène
40:04et de dramaturges
40:05extrêmement talentueux,
40:07qui étaient
40:08non seulement dotés
40:09de valeurs artistiques,
40:11mais aussi
40:11de valeurs humaines.
40:12Il ne faut pas l'oublier,
40:14ça.
40:16Et donc,
40:17elles deviennent créatives
40:18parce que,
40:19justement,
40:20on va faire
40:21tout ce travail.
40:22On va faire tout ce travail
40:23de partir d'elles,
40:24de ce qu'elles sont,
40:25et d'essayer,
40:26justement,
40:26de partir
40:27de leurs failles.
40:28Parce que l'écriture
40:29n'est intéressante
40:30que si, justement,
40:31on élucide ces failles.
40:32Moi,
40:32pourquoi j'ai choisi
40:34Salé ?
40:35Pourquoi j'ai choisi
40:35cette école du cirque ?
40:36Parce que j'avais envie
40:38d'explorer les zones d'ombre.
40:39Pour moi,
40:39c'est un petit peu le sens
40:40que je donne à l'écriture.
40:42Donc,
40:43comment vont-elles faire ?
40:44Et oui,
40:44elles vont,
40:45bien sûr,
40:46les formateurs
40:47vont avoir ce talent
40:48de partir
40:50de ce qu'elles sont
40:52et,
40:52en même temps,
40:53de transformer.
40:54Mais c'est elles
40:55qui font le travail.
40:56C'est elles
40:57qui font le travail.
40:58Et donc,
40:59c'est absolument formidable.
41:01Et justement,
41:01Israq,
41:02par exemple,
41:03elle va
41:04accepter,
41:05justement,
41:05sa dissonance.
41:07Ce n'est pas
41:07une danseuse,
41:09une circazienne
41:09comme les autres.
41:11quand vous avez parlé
41:12de libération,
41:13libération de la femme,
41:14ça veut dire aussi
41:14reconnaître les différences
41:16et accepter ces différences.
41:18Parce que dans la créativité,
41:19si on n'exprime pas
41:20sa différence,
41:21on n'est rien du tout.
41:22c'est-à-dire qu'on est
41:23dans les stéréotypes
41:24et justement,
41:25Dieu sait
41:25qu'il y a beaucoup
41:27d'écoles de danse
41:29qui, pour moi,
41:29ne sont pas
41:30des écoles artistiques
41:31qui développent
41:33un petit peu
41:33ces stéréotypes.
41:34Mais là,
41:35dans cette formation,
41:36on n'est pas du tout
41:37dans le stéréotype.
41:38Et j'ai voulu,
41:39justement,
41:40valoriser l'école du cirque
41:42comme une véritable culture
41:43et non pas
41:44comme une sous-culture.
41:46Le théâtre contemporain
41:50et le cirque contemporain
41:52justement mobilisent
41:54des arts incroyables.
41:56Alors du théâtre,
41:56de la danse,
41:57de l'acrobatie,
41:59tous les arts possibles.
42:00Et c'est surtout
42:01une école du vivre-ensemble.
42:02Parce que les circassiens,
42:04les jeunes,
42:04ne peuvent pas se permettre
42:05de faire d'erreurs.
42:07Autrement,
42:07c'est la blessure,
42:09c'est une faute
42:11qui va mobiliser les autres.
42:13Donc,
42:13pour ces enfants-là,
42:15c'était vraiment
42:15une école de vie,
42:16une école de formation.
42:18Et une école du vivre-ensemble.
42:19– Il est question
42:20donc un petit peu
42:21d'acceptation de soi,
42:24de mise à nu
42:24et de se voir aussi objectivement.
42:26Vous avez parlé
42:28de ses propres fragilités,
42:31de failles
42:31qu'on est censé reconnaître,
42:33mais qui peuvent,
42:34une fois qu'elles sont acceptées,
42:36devenir des forces.
42:37C'est ça ?
42:38– Tout à fait.
42:38Tout à fait.
42:39Mais de toute façon,
42:40l'art et justement
42:43ces arts circassiens
42:44sont une formidable
42:46source initiative
42:47c'est vraiment
42:48ça invite
42:49justement
42:50ces filles
42:50à réaliser,
42:52à parcourir
42:52un véritable chemin
42:54initiatique.
42:55Et elles sont appelées
42:56à être confrontées
42:57à elles-mêmes,
42:57à être confrontées au monde.
42:58On ne ment pas.
42:59On ne peut pas mentir
43:00avec son corps.
43:01Le corps,
43:03je suis passée par là,
43:04c'est une école de la vérité.
43:05Vous ne pouvez pas mentir
43:06avec le corps.
43:07– Quand vous dites
43:08on ne ment pas avec le corps,
43:09vous pouvez aller plus loin ?
43:10– C'est-à-dire que justement
43:12je veux un petit peu
43:13remettre en question
43:13cette image,
43:14cette représentation
43:15qu'on a du narcissisme.
43:20Non, c'est très superficiel.
43:21On ne ment pas
43:22parce que ce que les chorégraphes
43:24m'ont appris
43:25quand j'étais dans ce chorégraphe,
43:27c'est que le moindre geste parasite,
43:30le public le voit.
43:32C'est-à-dire que le moindre geste,
43:33la moindre erreur,
43:35qui pour vous peut-être,
43:37sur le moment,
43:38ne peut avoir aucune importance,
43:39il est multiplié par 10 sur scène.
43:41Et donc ça, il faut le savoir.
43:43C'est un miroir,
43:45la scène est un miroir
43:47d'une exigence formidable.
43:49– Et puis d'un travail derrière,
43:50de beaucoup d'acharnement,
43:53de ténacité, de rigueur,
43:56un quotidien qui ne doit pas être évident.
43:58– Ah oui, oui, oui.
43:59– Comme pour tous les professionnels.
44:01– C'est 6 heures, 8 heures de travail par jour,
44:04c'est toute une discipline,
44:06c'est le goût de l'effort,
44:09et puis c'est l'humilité aussi,
44:11c'est savoir travailler avec les autres,
44:14savoir accepter aussi qu'on n'y arrive pas,
44:16qu'on est confronté à un échec,
44:19et donc comment, pourquoi,
44:20pourquoi cet échec.
44:22Et donc on se construit une culture,
44:24on se construit soi-même,
44:25on se construit avec les autres,
44:26même si on sait qu'on est toujours seul.
44:28En fait, c'est une école existentielle incroyable,
44:31c'est-à-dire que c'est vraiment apprendre à exister.
44:34– Apprendre à exister,
44:35et puis dans l'incendie des rêves,
44:37la création artistique est un levier aussi d'émancipation,
44:41on va dire.
44:42– Un levier déterminant,
44:43un levier d'émancipation,
44:46et le cirque, en fait,
44:48partout dans tous les cirques les plus connus
44:50dans l'Europe, dans le monde entier,
44:53sont des véritables communautés,
44:55c'est quand même une forme de huis clos aussi,
44:58mais je pense qu'on a besoin de ça,
45:00ils ont besoin justement de ce huis clos
45:01pour se réaliser, pour s'accomplir.
45:05– Alors, je disais en début d'entretien
45:06que vous étiez également libraire,
45:09j'aimerais ajouter que vous avez une galerie
45:12dans laquelle justement vous faites un petit peu fusionner
45:14toutes ces formes d'art,
45:15toutes ces disciplines que vous appréciez,
45:18donc la littérature,
45:21la création artistique,
45:23et puis parlez-nous un petit peu de cet espace,
45:27comment vous l'avez conçu,
45:28est-ce que c'est une consécration de tout ce parcours,
45:30finalement, que vous avez eu,
45:33et une espèce de convergence
45:36qui se fait dans cet espace ?
45:38– Oui, c'est une convergence,
45:39c'est une consécration de tout ce que j'ai réalisé,
45:44mais aussi grâce à mon mari,
45:47Mélodie Nouiga, qui est un artiste peintre,
45:49qui s'occupe plutôt de la dimension artistique,
45:52mais moi aussi, on n'est pas cloisonné chacun,
45:55moi dans les livres et lui dans l'art,
45:56et donc pour nous, ça nous tenait à cœur
45:59de créer un lieu, un carrefour,
46:02un carrefour justement où les créateurs se rencontrent,
46:06où des jeunes, des moins jeunes,
46:08des jeunes créateurs marocains,
46:10mais aussi on fait venir des étrangers,
46:13bon, bien sûr notre lieu,
46:14comme on est dans un lieu quand même historique,
46:17le patrimoine de Rabat,
46:18donc on tenait aussi à mettre en avant,
46:21mettre en valeur le patrimoine,
46:24le patrimoine, mais aussi,
46:25le patrimoine ça veut tout dire,
46:27parce que le Maroc est un carrefour,
46:29donc c'est un carrefour de plusieurs civilisations,
46:31civilisation méditerranéenne,
46:33moresque, avec toute une histoire,
46:35et puis bon, bien sûr qu'il y a des sujets,
46:38des thématiques qui me tiennent à cœur,
46:40c'est une librairie qui me ressemble,
46:42à travers le choix des livres,
46:43à votre image,
46:44et à mon image, tout à fait,
46:46voilà.
46:47Merci à vous Dominique Luigas,
46:48c'était un plaisir de vous avoir comme invitée aujourd'hui.
46:51Merci à vous.
46:52De découvrir votre roman,
46:53et puis j'invite mes téléspectateurs
46:55à aller découvrir votre galerie également,
46:57qui est aux Oudéas,
46:58aux Oudéas, à Rabat, voilà.
47:00Merci beaucoup.
47:02C'est la fin d'Invité Culture pour aujourd'hui,
47:04très bonne journée.
47:11C'était l'essentiel de l'actualité.
47:13Bonne suite de programmes sur Médien TV.
47:16Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires