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00:12Générique
00:18Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média en TV. Voici les principaux titres de votre soirée.
00:24Lula da Silva ou Flavio Bolsonaro. C'est aujourd'hui que les Brésiliens vont devoir choisir le président.
00:31Le scrutin s'annoncerait entre le président de gauche et son rival conservateur, fils de l'ancien président d'extrême
00:37droite, Jair Bolsonaro.
00:41Le chef du conseil présidentiel yéménite a annoncé le lancement d'une offensive afin de reprendre l'ensemble du pays
00:48aux Houthis qui ont intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales.
00:54Et enfin, Maroc-Mali, c'est l'affiche du match amical qui commence en ce moment même au grand stade
00:59de Tangier.
01:00Cette rencontre devait initialement opposer la sélection marocaine au Ghana avant que la fédération ghanéenne n'informe de son désistement
01:08pour des raisons internes.
01:13A la lune de l'actualité ce dimanche, les Brésiliens sont appelés aux urnes aujourd'hui afin de choisir entre
01:18le président de gauche, Lula, et son rival conservateur, Flavio Bolsonaro.
01:22Un choix de société dans un pays polarisé.
01:25Des villages reculés d'Amazonie, aux terres agricoles du Sud et aux favelas des grandes villes, 160 millions d'électeurs
01:32brésiliens sont face à un casting bien connu.
01:35On voit tout cela en détail avec Dunia Barori.
01:38Au Brésil, près de 160 millions d'électeurs sont appelés aux urnes.
01:43Deux figures dominent la campagne.
01:44D'un côté, le président sortant, Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, de retour au pouvoir depuis 2023 pour
01:52un troisième mandat.
01:53Il met en avant ses programmes sociaux, la baisse du chômage et le recul de la déforestation en Amazonie.
01:59Face à lui, Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ancien président d'extrême droite, G.R. Bolsonaro.
02:07Sénateur encore peu connu du grand public, il a été désigné par son père après la condamnation de ce dernier
02:12à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.
02:14Soutenu par Donald Trump, Flavio Bolsonaro promet une ligne dure contre la criminalité et une politique de rigueur pour réduire
02:21la dette publique.
02:22Les deux candidats ont eux-mêmes été confrontés à la justice.
02:26Lula a passé plus d'un an et demi en prison pour corruption avant que sa condamnation ne soit annulée
02:30pour des raisons de procédure.
02:32Flavio Bolsonaro est lui visé par une enquête pour corruption et blanchiment d'argent, notamment autour du financement d'un
02:38film consacré à son père.
02:41Je ne crois pas en Lula. Ce qu'il a fait, il aurait dû le faire depuis longtemps.
02:46Il n'a rien fait de plus. J'ai voté pour lui pendant des années. Je suis découragé. Il est
02:51temps de changer.
02:57J'ai rencontré dans la rue des personnes qui n'étaient pas vraiment disposées à voter pour Lula, mais par
03:01crainte d'un possible retour d'un Bolsonaro au pouvoir,
03:04elles ont changé d'avis et vont voter pour lui de manière critique, par vote utile ou simplement pour tenter
03:09d'empêcher ce retour.
03:12Je pense que Lula est issu de la gauche et qu'il porte une dimension sociale et je défends certains
03:17de ses aspects sociaux,
03:18mais la question majeure est d'ordre pratique.
03:21À tel point que ma famille votait pour Lula, ceux qui avaient le droit de vote, mais aujourd'hui, ils
03:26ne votent plus pour lui.
03:29Les deux favoris espèrent l'emporter dès le premier tour, mais aucun ne semble en mesure d'atteindre les 50
03:35% nécessaires.
03:36Selon une enquête d'Atafola publiée samedi, Lula recueille 45% des intentions de vote contre 42% pour Flavio
03:44Bolsonaro.
03:44Un second tour serait alors organisé le 25 octobre.
03:49Le chef du conseil présidentiel yéménite a annoncé le lancement d'une offensive afin de reprendre l'ensemble du pays
03:55au Houthi.
03:56Selon Rachad Al-Alimi, il s'agit des opérations militaires visant à reprendre les territoires qui restent à reconquérir
04:03et à étendre l'autorité de l'État et de ses institutions à l'ensemble du territoire national.
04:09Cette annonce intervient après une série de revers pour les forces gouvernementales yéménites,
04:14notamment lors de l'offensive éclair lancée en septembre par les Houthis.
04:22Les revendications des Houthis du Yémen sont trompeuses.
04:25Ce sont les mots du porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au quotidien saoudien Al-Shark
04:31al-Ausat.
04:32Les Houthis sont à la recherche de victoires imaginaires, a déclaré le général Turki el-Malki au quotidien basé à
04:39Londres.
04:40Selon lui, le mouvement est en difficulté à Taez, majoritairement aux mains du gouvernement dans le sud-ouest du pays.
04:47Les hostilités opposant les Houthis, d'une part à l'Arabie saoudite et au gouvernement yéménite,
04:52d'autre part, ne connaissent pas de répit depuis leur reprise en juillet dernier
04:56qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient.
05:03Un tanqueur touché par un projectile non identifié dans le détroit d'Hormuz.
05:07C'est ce qu'apporte l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
05:11Le navire a été frappé par un projectile inconnu causant des dégâts dans la salle des machines.
05:16L'équipage est sain et sauf, selon l'agence, qui ne fournit aucun autre détail,
05:21notamment sur la date de l'incident, le pavillon du bateau, ni s'il s'agit d'un pétrolier ou
05:27d'un métanier.
05:31En Cisjordanie, occupés des soldats israéliens ont soutenu des colons qui se sont emparés samedi d'olivrées palestiniennes.
05:40Plusieurs blessés ont été d'ailleurs signalés à travers le territoire.
05:43Octobre marque d'ailleurs le début de la récolte pour les Palestiniens, dont beaucoup considèrent les oliviers comme un symbole
05:50culturel.
05:50On voit ça en détail avec Noha Bazeera.
05:53Près du village de Beïta, dans le nord de la Cisjordanie occupée,
05:58des Palestiniens sont poussés à céder leurs olivrées sous la pression des soldats et des colons israéliens.
06:04Ici, les Palestiniens sont sujets à une vague de violences perpétrées depuis des décennies.
06:09Des attaques ou des vols quasi-quotidiens perpétrés par des colons israéliens affectent profondément les civils palestiniens.
06:19Nous sommes venus sur notre terre, celle où nous avons grandi, nous et nos familles, nos parents et nos grands
06:24-parents.
06:24Ce matin, nous avons été surpris par un groupe de colons qui ont attaqué les habitants et ont commencé à
06:30tout casser.
06:31Lorsque les gens se sont rassemblés, les colons se sont enfuis.
06:34L'armée israélienne est alors intervenue contre les Palestiniens et les a dispersés.
06:38Ils sont ensuite partis vers les oliviers afin de permettre aux colons, sous la protection de l'armée, de prendre
06:44toutes les olives.
06:47Sur les terres palestiniennes, le mois d'octobre marque le début de la récolte des oliviers.
06:52Pourtant, depuis plusieurs décennies, ce symbole culturel est menacé.
06:56Dans le nord de la Cisjordanie occupée en pleine récolte,
07:00des soldats israéliens ont tiré des gaz lacrymogènes sur des cultivateurs dans les olivrés.
07:05Dans la journée de samedi, 12 Palestiniens ont été hospitalisés après avoir été battus par des colons lors de 5
07:11incidents distincts.
07:17Ils ont commencé à casser les branches.
07:19Et quand on essaie de les éloigner, on essaie surtout d'éloigner les enfants pour les protéger des gaz lacrymogènes
07:26de l'armée et des colons.
07:29Mais dans quel monde vivons-nous ?
07:31Ils ont attaqué nos voisins de cette manière.
07:33Ils frappent et agressent.
07:35Jusqu'où allons-nous aller comme ça ?
07:41Je vous le dis franchement, les colons ne laissent personne récolter ses olives ni même descendre sur ces terres.
07:46C'est comme si les oliviers leur appartenaient.
07:49Ils descendent, récoltent les olives, puis repartent et attaquent les habitants.
07:53Tout cela se fait dans un climat de peur.
07:55Nous vivons dans une peur constante.
07:59Ces violences commises par l'armée et les colons israéliens suscitent une réprobation internationale croissante.
08:05Malgré les condamnations, les bilans humains ne cessent d'être revus à la hausse.
08:10Depuis le 7 octobre 2023, plus de 74 000 palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza
08:16et plus de 1 100 civils palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupés par des colons ou par l'armée
08:23israélienne.
08:27Une direction à présent Gaza, où la population fait preuve d'ingéniosité afin de retrouver un semblant de vie.
08:32Privé de bois de construction, les habitants ont trouvé une alternative inattendue.
08:37Transformer les palettes de bois en lits, en tables d'écoliers ou encore en bois de chauffe.
08:42Une économie du recyclage devenue vitale pour survivre dans cette zone qui peine à se remettre de trois années de
08:49guerre.
08:50On voit cela en détail avec Al-Yonsar.
08:53A Gaza, chaque morceau de bois est devenu un trésor précieux.
08:58Des années de guerre, avec des dégâts considérables, l'entrée du bois de construction est même interdite dans cette zone.
09:04Privé de matériaux de construction, les habitants sont obligés de faire avec les moyens du bord.
09:11Nous nous sommes tournés vers le bois de palettes issus des marchandises commerciales et de l'aide humanitaire.
09:16Car le bois ordinaire n'est pas autorisé.
09:18Cela ne peut pas remplacer le bois naturel, mais c'est ce que nous avons.
09:25Et ne pensez pas que ces planches s'arrêtent aux ateliers de menuiserie.
09:29En raison de la rareté du gaz de cuisson, le bois de récupération sert également de combustible au quotidien pour
09:35préparer les repas.
09:38Nous utilisons aussi ce bois pour cuisiner, car le gaz de cuisson est rarement disponible et seulement en deux petites
09:45quantités.
09:46Nous l'utilisons également pour fabriquer des étagères, des placards et des lits, en particulier pour les personnes âgées.
09:57Le symbole le plus frappant de cette économie du bois se trouve dans ce temple du savoir.
10:02A l'école des filles Nibra, les palettes en bois ont permis d'élever les murs des salles de classe
10:08au grand bonheur des élèves.
10:12Nous avons transformé des palettes en bois en salles de classe et nous les avons utilisées pour fabriquer des pupitres
10:17et des bancs,
10:18afin que l'éducation puisse se poursuivre et que nos élèves à Gaza puissent continuer à apprendre.
10:25Ici, rien ne se perd, tout se transforme.
10:28Face aux affres de la guerre, même les palettes de bois sont devenues une ressource vitale à Gaza.
10:35Dans le reste de l'actualité internationale, le chancelier allemand s'est rendu à Kiev afin d'apporter son soutien
10:41et une nouvelle promesse d'aide financière à l'Ukraine au moment où la capitale fait face à une recrudescence
10:46des attaques russes
10:47qui ont visé un pont pour le quatrième jour d'affilée.
10:50Si la Russie n'est pas stoppée, sa machine de guerre se retournera tôt ou tard contre nous, a affirmé
10:56Friedrich Merz.
10:57Le président ukrainien a qualifié de son côté de productif ses entretiens avec Friedrich Merz
11:02qui a offert une nouvelle aide financière d'une valeur de plus de 1,3 milliard d'euros,
11:07comprenant des armements et un soutien au secteur énergétique ukrainien avant un hiver qui s'annonce difficile.
11:17On poursuit avec les pluies torrentielles en Espagne.
11:20Elles maintiennent la ville de Barcelone et ses environs en état d'alerte.
11:24Un dernier bilan fait état de deux morts.
11:26Les autorités mettent d'ailleurs en garde contre des risques d'inondations et de débordements de rivières.
11:32Une personne est également portée disparue face à l'arrivée de l'épisode de pluie qui a débuté samedi après
11:37-midi.
11:38Les autorités ont demandé aux habitants des zones susceptibles d'être les plus touchés de rester chez eux
11:43et ont annulé les événements publics.
11:50On quitte l'Espagne pour la Grèce où la population fait face à une flambée des prix.
11:54Transport, logements, services, tous les secteurs sont touchés par cette inflation.
11:58Le gouvernement Hellénique annonce d'ailleurs une série de subventions au profit des citoyens.
12:03Explication avec Nora Baziel.
12:06Vaïos Kandris sillonne tous les jours la capitale grecque pour livrer des colis.
12:12Ses revenus se retrouvent au réduit aujourd'hui de par les conséquences de l'inflation.
12:17Hausse des prix du carburant, hausse des logements ou encore des prix du transport, tous les secteurs sont concernés.
12:24Afin d'amortir cette hausse des prix, le gouvernement grec a annoncé plusieurs mesures.
12:30Des mesures estimées comme insuffisantes par les consommateurs face à l'augmentation des dépenses courantes.
12:38Auparavant, le carburant n'était qu'une dépense parmi d'autres.
12:41Aujourd'hui, c'est lui qui détermine combien de temps je peux travailler.
12:44Il y a quelques années, l'essence coûtait moins cher.
12:48Une pression accrue pèse sur les budgets des ménages.
12:52En effet, l'économie grecque a progressé d'1,9% sur un an au deuxième trimestre,
12:57tandis que l'inflation annuelle des prix à la consommation s'établissait à 3,8% en août.
13:03Les prix du logement, à savoir loyer, charge et combustible domestique, ont augmenté de 9,7%,
13:09tandis que les coûts du transport ont grimpé de 7,7%.
13:13Le prix ne reviendra certainement pas à 1,10€, même à 1,70€ ou 1,60€.
13:20Cela représente tout de même une augmentation d'environ 50% pour le consommateur par rapport à l'année dernière.
13:26Face à la grogne sociale, le gouvernement grec a annoncé des mesures visant à alléger la pression sur les citoyens.
13:33Plus tôt, en septembre, le Premier ministre grec a notamment dévoilé un plan quadriennal
13:38comprenant des allégements fiscaux et des mesures de soutien aux revenus,
13:42dont le coût devrait s'élever à 3,5 milliards d'euros d'ici 2030.
13:49Retour sur le continent et direction la Guinée, où les élèves reprennent le chemin de l'école le 5 octobre.
13:55Pour accompagner ces rentrées, le gouvernement multiplie les initiatives
13:58visant à améliorer les conditions d'apprentissage, notamment en milieu rural.
14:03À Dauphilly, dans la préfecture de Dubréka,
14:06les élèves d'une école primaire ont reçu des fournitures scolaires
14:09afin de démarrer l'année dans de meilleures conditions.
14:12On voit ça en détail avec Idriss Assissé.
14:15À Dauphilly, dans la préfecture de Dubréka,
14:19située à environ 70 km de Conakry,
14:22près de 500 apprenants s'apprêtent à reprendre le chemin de l'école.
14:27Cette école primaire publique a été entièrement rénovée.
14:32Mais pour beaucoup de familles,
14:34une autre bataille restait à gagner,
14:37celle des fournitures scolaires.
14:39Aujourd'hui, cette difficulté connaît un début de solution.
14:43Ce cri de cœur m'avait énormément touchée.
14:45Donc je n'ai pas du tout hésité à taper à toutes les portes
14:48pour pouvoir satisfaire ces enfants.
14:49Je suis très contente.
14:50Aujourd'hui, ils ont des tables-bains,
14:53ils ont des sacs, ils ont des cahiers, des gourdes,
14:55et ça continue.
14:57Et si tout se passe bien,
14:58les autres semaines, nous partirons dans les autres sous-préfectures
15:02au plus profond, à part que la commune urbaine,
15:05d'autres qui en ont aussi besoin.
15:07345 sacs scolaires, des cahiers et des gourdes,
15:11de quoi permettre aux enfants de franchir les portes de l'école
15:14avec moins d'inquiétude.
15:16Un geste qui soulage les familles
15:18et redonne surtout de la motivation aux enseignants.
15:22Quand l'ouverture s'approche,
15:24tout le monde est inquiète
15:25pour avoir au moins l'argent pour acheter
15:28les fournitures scolaires.
15:30Mais cette année,
15:31Dieu est venu en aide
15:33à travers l'honorable
15:38génable collègue Souma.
15:40Les enfants sont serrés,
15:41ce n'est pas facile.
15:42Donc si
15:44on reçoit aujourd'hui
15:46150 tables-bains,
15:48vraiment,
15:48c'est une amélioration.
15:51Nous sommes très contents pour ça.
15:52Ici,
15:53le don ne se mesure donc pas seulement
15:56en sac ou en cahier.
15:58Il se mesure surtout en sourire d'enfant,
16:01en famille soulagée
16:02et en espoir pour l'avenir.
16:04Pour les parents d'élèves,
16:06chaque franc investi dans l'éducation
16:09est un investissement dans la Guinée de demain.
16:11Cette année,
16:12tout a changé.
16:13Notre appel a été entendu.
16:15nos enfants feront leur rentrer
16:17dès le premier jour
16:18avec toute leur fourriture scolaire.
16:20C'est un immense soulagement
16:21et une grande joie
16:23pour nos familles.
16:24Nous adressons
16:25nos sincères remerciements
16:26aux émissaires de son excellence,
16:28le président de la République,
16:30Mamadi Doumbouya,
16:31pour ce geste de solidarité
16:32qui apporte espoir aux familles
16:34et bonheur aux enfants.
16:36Les responsables éducatifs
16:38promettent de leur côté
16:39de préserver ses acquis
16:41et de veiller à leur utilisation
16:43exclusivement scolaire.
16:46Adophilie,
16:47la rentrée s'annonce donc
16:48sous le signe de l'espoir.
16:51Autour au Maroc,
16:52pour parler santé,
16:53souvent silencieux,
16:54le cancer de l'ovaire
16:55est particulièrement difficile
16:56à détecter
16:57à un stade précoce.
16:58Dans le Royaume,
16:59il figure au troisième rang
17:00des cancers
17:01les plus diagnostiqués
17:02chez les femmes.
17:04Sa dangerosité
17:05réside notamment
17:05dans l'absence
17:06de symptômes spécifiques
17:08qui rend son dépistage précoce
17:09particulièrement difficile.
17:11On voit ça en détail
17:12avec Dina Mreni.
17:14Il évolue souvent en silence
17:16et se révèle parfois
17:17trop tard.
17:18Plus de 80%
17:20des cas de cancer d'ovaire
17:21sont diagnostiqués
17:23à un stade avancé
17:24en raison des symptômes
17:26souvent absents
17:26ou peu spécifiques.
17:28La maladie peut se développer
17:29au niveau des ovaires
17:30ou des trompes de fallop
17:32sans signe suffisamment évocateur
17:34pour alerter les patientes.
17:41J'ai découvert
17:42que j'étais atteinte
17:42d'un cancer de l'ovaire
17:43à la suite d'une crise.
17:45A l'époque,
17:45j'avais consulté
17:46un médecin généraliste
17:47qui m'avait demandé
17:48de passer une ERM.
17:49Et seulement 24 heures plus tard,
17:51le diagnostic est tombé,
17:52j'avais un cancer de l'ovaire.
17:59Le cancer de l'ovaire
18:04ou des trompes de fallop
18:05reste un cancer rare.
18:06Il arrive au troisième rang
18:08des cancers qui touchent les femmes
18:09et ne présente pas
18:10de symptômes typiques.
18:11Au premier stade,
18:12il passe souvent inaperçu,
18:13c'est pourquoi il est généralement
18:15diagnostiqué à un stade avancé.
18:17Contrairement au cancer du sein
18:19ou du col de l'utérus
18:19pour lesquels il existe
18:20des possibilités de dépistage,
18:22le cancer de l'ovaire
18:23est beaucoup plus difficile
18:24à détecter précocement.
18:30La majorité des femmes
18:31que nous recevons à l'hôpital
18:32ignorent même l'existence
18:34du cancer de l'ovaire.
18:35Elles connaissent surtout
18:36le cancer du sein
18:37et celui du col de l'utérus.
18:39Notre rôle est donc
18:40de les sensibiliser
18:40aux risques liés à ce cancer.
18:42Nous appelons les femmes
18:43à consulter leur gynécologue
18:45dès l'apparition de douleurs
18:46ou de symptômes inhabituels,
18:47surtout lorsqu'ils persistent.
18:51Ballonnements persistants,
18:52douleurs abdominales
18:53ou troubles digestifs.
18:54Certains signes peuvent
18:56sembler anodins.
18:57Pourtant, les spécialistes
18:59appellent à la vigilance,
19:00notamment lorsque ces symptômes
19:02persistent ou deviennent
19:03inhabituels.
19:04Houssna, elle, a pu être
19:06diagnostiquée et prise en charge
19:08dans le système de santé publique.
19:10Une intervention chirurgicale
19:12et des traitements modernes
19:14lui ont permis de vaincre
19:15la maladie.
19:16Mais son parcours
19:17n'a pas été sans difficulté.
19:19Les démarches liées
19:20à la protection sociale
19:21ont compliqué sa prise en charge.
19:24Le traitement du cancer
19:26de l'ovaire dépend de son stade.
19:27Lorsqu'il est diagnostiqué
19:28précocement,
19:29une intervention chirurgicale
19:31suivie d'une chimiothérapie
19:32peut permettre
19:33une prise en charge efficace.
19:34En revanche,
19:36lorsque la maladie est découverte
19:37à un stade avancé,
19:38nous commençons généralement
19:40par une chimiothérapie
19:41avant d'envisager
19:41la suite du traitement.
19:44Face à ces enjeux,
19:46le ministère de la Santé
19:47poursuit le déploiement
19:48du programme national
19:49de lutte contre le cancer.
19:50Des campagnes de sensibilisation
19:53sont menées
19:54pour promouvoir
19:55le dépistage précoce,
19:57informer sur les services
19:58de prévention disponibles
20:00et encourager les femmes
20:01à en bénéficier.
20:03Dans la province
20:04de Laouse,
20:05un savoir-faire ancestral
20:06continue de se transmettre
20:08de génération en génération.
20:10Le tissage traditionnel
20:11et la DRAZA
20:12font aujourd'hui
20:13l'objet
20:13de nouvelles initiatives
20:14afin de préserver
20:15ce patrimoine
20:16mais aussi pour attirer
20:17les jeunes vers ces métiers.
20:19Explication avec Dunia Barori.
20:21Ici,
20:22la laine occupe
20:22une place centrale.
20:24Transformée par les artisans,
20:25elle donne naissance
20:26à différentes pièces traditionnelles,
20:28notamment le haïk.
20:29Mais derrière
20:29ce savoir-faire ancestral,
20:31une question se pose.
20:32Comment assurer
20:33sa transmission ?
20:34La DRAZA,
20:35comme on appelle
20:35ce métier du tissage
20:37traditionnel,
20:37bénéficie aujourd'hui
20:38de nouvelles initiatives
20:39pour attirer les jeunes
20:41et former une nouvelle
20:42génération d'artisans.
20:44Notre coopérative
20:46organise des formations
20:47au profit des personnes
20:48souhaitant se lancer
20:49dans ce domaine.
20:50Nous cherchons
20:51à transmettre
20:51les techniques
20:52et les connaissances
20:53nécessaires à l'exercice
20:54de ce métier,
20:55tout en encourageant
20:56les jeunes à découvrir
20:57les opportunités
20:58qu'offre l'artisanat.
21:01Des coopératives
21:02proposent notamment
21:02des formations
21:03pour apprendre
21:04les techniques du tissage
21:05mais aussi pour faire évoluer
21:06les produits
21:07et les adapter
21:07aux attentes actuelles.
21:09Le secteur représente
21:10également un enjeu économique.
21:12En 2025,
21:13les exportations
21:13de produits issus
21:14de cette filière
21:15ont atteint
21:1513 millions de dirhams.
21:17Plus de 500 artisans
21:18sont aujourd'hui
21:19enregistrés
21:19à Marrakech
21:20et dans la Provence
21:21d'Elhouz,
21:21dont une importante partie
21:23à Tameslot.
21:23Pour accompagner
21:24cette activité,
21:25l'ensemble d'artisanat
21:26de Tameslot
21:27a notamment été entendu
21:28grâce à un investissement
21:29de 7 millions de dirhams
21:31avec de nouveaux espaces
21:32dédiés à la production
21:33et à la formation.
21:34Le secteur du tissage
21:35et de la draza
21:36est très ancien.
21:37Il constitue
21:38une partie
21:38de notre culture
21:39et de notre patrimoine,
21:40ce qui impose
21:41de préserver
21:42ces savoir-faire,
21:43de les valoriser
21:44et de travailler
21:44à leur transmission
21:45aux nouvelles générations.
21:47L'objectif est donc double,
21:49préserver un patrimoine
21:50transmis depuis des générations
21:52tout en permettant
21:53aux artisans
21:53et aux jeunes
21:54d'en faire une activité
21:55tournée vers l'avenir.
21:57On reste dans le royaume
21:58où l'enseignement
21:59de la Mazir
22:00est de plus en plus
22:01intégré
22:01au programme
22:02des écoles marocaines.
22:03Le ministère a augmenté
22:05le nombre d'établissements
22:06enseignant la langue
22:07afin de parvenir
22:08à une généralisation
22:09effective
22:09de la Mazir
22:10d'ici 2030.
22:12On voit cela en détail
22:13avec Noa Bazir.
22:15Dans les salles de classe
22:17de l'école primaire
22:18de Sidi Al-Lel Bahraoui,
22:20les élèves s'expriment
22:21et interagissent
22:22en langue à Mazir.
22:23Une scène de classe
22:24reflétant les initiatives
22:26lancées par le gouvernement
22:27pour donner
22:28à la langue à Mazir
22:29la place
22:30qu'elle mérite tant
22:31dans la vie quotidienne
22:32du Marocain
22:33et ce,
22:34dès le plus jeune âge.
22:38Au début,
22:39j'avais du mal
22:40à suivre le cours
22:41de langue à Mazir
22:42mais petit à petit,
22:43j'ai appris
22:43à lire et à compter.
22:45On a appris
22:46l'alphabet
22:47et les nombres
22:47et les chiffres
22:48en langue à Mazir.
22:51Les données officielles
22:52confirment
22:53que l'enseignement
22:54de la Mazir
22:54a été étendu
22:55à 4 450 écoles primaires
22:58atteignant un taux
22:59de couverture
23:00de 52%.
23:01En parallèle,
23:02le nombre
23:03de professeurs
23:03enseignants
23:04en langue à Mazir
23:05a été augmenté
23:06et afin de faciliter
23:07l'apprentissage
23:08de la langue,
23:09une plateforme numérique
23:10a été mise en place
23:11pour les élèves.
23:15En ce qui concerne
23:16la formation
23:17et la mise à disposition
23:18des ressources humaines
23:19nécessaires à l'enseignement
23:20de la langue à Mazir,
23:21nous avons atteint
23:22un taux de 70%
23:24de couverture
23:24au niveau
23:25de la direction
23:26provinciale
23:26de Khmisset.
23:30Au niveau
23:31des établissements,
23:32nous avons également
23:32environ 70%
23:34des apprenants
23:34et apprenantes
23:35qui bénéficient
23:36des cours
23:36d'apprentissage
23:37de la langue
23:37à Mazir.
23:42Pour ce qui est
23:43de l'enseignement
23:44de la langue à Mazir
23:45au niveau
23:45de la direction
23:46provinciale
23:47et de l'académie
23:48à l'échelle nationale,
23:50il y a une bonne adhésion
23:52de la part des élèves.
23:53Nous avons également
23:54procédé à une adaptation
23:55des ressources numériques
23:57en utilisant
23:58les ressources
23:58mises à disposition
23:59par le ministère
24:00et la direction
24:01provinciale.
24:03entre les réalisations
24:05accomplies
24:05et les attentes
24:06qui subsistent,
24:07le chantier
24:08de l'intégration
24:09de la Mazir
24:09à l'école
24:10se poursuit.
24:11Sa généralisation
24:12reste un défi
24:13éducatif
24:14et culturel
24:15malgré sa position
24:16de composante
24:17fondamentale
24:18de l'identité marocaine.
24:21Un mot de sport
24:22à présent
24:23avec le match
24:24de ce soir.
24:24Les Lyons de l'Atlas
24:25font face
24:26aux aigles du Mali.
24:28Une rencontre amicale
24:29en cours
24:29au grand stade
24:30de Tangier.
24:32Score actuel
24:32zéro partout.
24:33La sélection marocaine
24:34devait initialement
24:35être opposée
24:36au Ghana
24:37avant que la fédération
24:37ghanéenne
24:38n'informe
24:39de son désistement
24:40pour des raisons
24:41internes.
24:45Il y aura présent
24:47de notre entretien
24:47avec l'invité
24:48de la rédaction.
24:58Et durant cet entretien
25:00nous allons parler
25:01des délais de paiement
25:02qui poursuivent
25:02leur amélioration
25:03au Maroc
25:04mais cette évolution
25:05reste très inégale
25:06selon la taille
25:07des entreprises
25:07et les secteurs.
25:09Selon le sixième
25:09rapport annuel
25:10de l'Observatoire
25:11des délais de paiement
25:12le délai moyen
25:13de paiement
25:14de l'Etat
25:14et des collectivités
25:16territoriales
25:16est descendu
25:17à 16,2 jours
25:18en 2025
25:19très loin
25:20du plafond légal
25:21de 60 jours.
25:22Dans le secteur privé
25:23aussi les délais
25:24se réduisent
25:25les TPE
25:26commencent notamment
25:26à bénéficier
25:28de la réforme
25:28mais derrière
25:29cette amélioration
25:30générale
25:30un paradoxe
25:31demeure
25:31les grandes structures
25:32concentrent encore
25:34l'essentiel
25:35des montants
25:36des factures
25:36hors délai.
25:37en 2025
25:38les factures
25:38déclarées
25:39hors délai
25:39atteignaient
25:40encore 53,2 milliards
25:42de dirhams.
25:43Alors où en est réellement
25:44la réforme des délais
25:45de paiement
25:46et pourquoi
25:46les retards
25:47persistent-ils
25:48malgré l'amélioration
25:49des indicateurs ?
25:50Eh bien pour en débattre
25:51nous avons le plaisir
25:52de recevoir
25:52Hamad Kassel
25:53économiste
25:54et ancien
25:55vice-président
25:55de la CGEM.
25:57Hamad Kassel
25:57bonsoir
25:58et merci
25:59d'être avec nous.
26:01Bonsoir
26:01et merci
26:02pour votre invitation.
26:03Soyez le bienvenu.
26:04Alors pour commencer
26:05on remarque
26:06que les délais
26:06de paiement
26:07s'améliorent
26:08dans le public
26:08tout comme
26:09dans le privé.
26:10Est-ce qu'on peut
26:10désormais parler
26:11d'une véritable
26:12normalisation
26:13au Maroc
26:14selon vous ?
26:16Parler de normalisation
26:17pas encore.
26:19On n'est pas encore là
26:20parce que tout le tissu
26:21économique marocain
26:22n'est pas concerné
26:23par cette loi.
26:24Toutes les PME
26:26et les TPE
26:26qui réalisent
26:27entre 2 millions
26:28et 10 millions
26:29de chiffres d'affaires
26:30ne sont pas encore
26:32captés
26:33par l'observatoire
26:34des délais de paiement.
26:35C'est-à-dire
26:36c'est à partir
26:37de 2025
26:38que cette catégorie
26:39des PME
26:39qui représente
26:41une grande majorité
26:42d'entreprises
26:44sera concernée
26:44et va nous donner
26:45les vrais chiffres
26:46et on va savoir
26:47est-ce que vraiment
26:48la loi
26:49généralement
26:50la loi
26:50fait ses effets
26:51positifs.
26:52C'est sûrement
26:52il y a des effets réels
26:53il y a une baisse
26:55des délais de paiement
26:57mais
26:57ce n'est pas
26:58comme vous l'avez bien dit
26:59ce n'est pas
27:01juste
27:01parce que
27:02c'est une moyenne.
27:04aujourd'hui on parle
27:04de moyenne
27:05qui est reflétée
27:06dans les bilans
27:07mais il y a
27:09beaucoup de décalages
27:10qui restent
27:11entre les grandes entreprises
27:12et les petites
27:14et moyennes entreprises.
27:16Cette problématique
27:17de délai de paiement
27:18a été mon cheval
27:19de bataille
27:19à la CGM
27:20pendant un moment
27:22et on voulait
27:23absolument
27:24essayer
27:24de renforcer
27:26cette loi
27:27pour que
27:28les délais de paiement
27:29vraiment jouent le rôle
27:31et fluidifient
27:32la circulation
27:33de la monnaie
27:35ou de l'argent
27:36au niveau
27:36de l'économie nationale.
27:37Or qu'est-ce qu'on
27:38nous constate
27:38aujourd'hui ?
27:39Nous constatons
27:40que la moyenne
27:41aujourd'hui
27:41cache
27:43une asymétrie
27:44et donc
27:45les TPE
27:46n'osent pas
27:47réclamer
27:47à leurs principaux
27:49clients
27:49soit
27:50de payer
27:51des pénalités
27:51soit
27:52de négocier
27:53des délais
27:53raisonnables
27:54parce qu'ils ont peur
27:55de perdre
27:56le marché.
27:57C'est une réalité
27:57qui existe là.
27:58Je suis chef d'entreprise
28:00et je sais
28:01que certains secteurs
28:02d'activité
28:03principalement
28:03les services
28:04l'industrie
28:05et aussi
28:07l'immobilier
28:08c'est des secteurs
28:08dans lesquels
28:09les délais de paiement
28:10dépassent parfois
28:11143 jours
28:12et donc
28:13ils travaillent
28:13beaucoup avec des PME
28:14qui sont des sous-traitants
28:15et quand une PME
28:17n'est pas payée
28:18c'est un effet
28:20de boule
28:21c'est-à-dire
28:21je ne paye pas
28:22mon fournisseur
28:23qui ne paye pas
28:24son fournisseur
28:24et la roue
28:25est bloquée
28:26les salariés
28:26ne sont pas payés
28:27les impôts
28:28ne sont pas payés
28:28et ainsi de suite.
28:29Donc je peux vous dire
28:30pour cette question
28:31la loi
28:32elle a eu un effet
28:33positif
28:34en réduisant
28:34les délais
28:35mais cette loi
28:37cache beaucoup
28:37de réalités
28:38qui se cachent
28:40derrière les moyennes
28:40affichées par les bilans
28:42et donc c'est pour cette raison
28:43si on voit par exemple
28:45un chiffre
28:45qui est très important
28:47c'est
28:47les dettes
28:48inter-entreprises
28:50elle est pratiquement
28:50de 400 milliards
28:51de dérâmes
28:53et donc
28:54ce qui fait
28:55que le problème
28:56persiste encore
28:57sous des formes
28:58de rapports de force
28:59comme vous l'avez bien dit
29:00tout à l'heure.
29:01Revenons justement
29:01si vous le voulez bien
29:02sur le délai moyen
29:03de paiement de l'État
29:05et des collectivités
29:06territoriales
29:06qui est tombé
29:07à 16,2 jours
29:08en 2025
29:09qu'est-ce qui explique
29:10cette amélioration
29:11d'après vous ?
29:12Ça c'est une très bonne question
29:14parce que
29:15et j'en rends hommage
29:16si vous permettez
29:17à deux personnalités
29:18qui ont sillonné
29:19le Maroc
29:20avec moi
29:20en 2018
29:22c'est
29:23Nord-Denbel Souda
29:24qui était trésoré général
29:25du royaume
29:26et Khalid Safir
29:28qui était directeur
29:29des collectivités
29:30territoriales
29:31donc
29:31à un moment
29:32tout le monde
29:33croyait que l'État
29:34était un mauvais pays
29:34et quand on a
29:36on a sillonné
29:38le royaume
29:38pratiquement
29:39on a fait
29:40toutes les régions
29:40du royaume
29:41et on réunissait
29:42les zones d'affaires
29:43et les collectivités
29:45territoriales
29:46et les administrations
29:47pour pouvoir
29:47ou devenir le problème
29:49la première action
29:50qui a été faite
29:51et qui a fait lui défier
29:52le système
29:53c'est la facturation
29:54la facturation électronique
29:56et cette facturation électronique
29:57a permis
29:58d'avoir des délais précis
30:00d'avoir en face
30:01un article qui doit répondre
30:03si on ne répond pas
30:04et les sanctionner
30:05et la mise en place
30:06d'une pénalité
30:07donc
30:09tous ces facteurs
30:10réunis
30:12ont fait que l'État
30:13est devenu aujourd'hui
30:14un modèle
30:14en termes de paiement
30:16et il paye
30:17aujourd'hui
30:17à un délai
30:18très très très très très
30:19faible
30:19donc c'est pour cette raison
30:21c'est pour cette raison
30:22c'est pour cette raison
30:24que
30:24aujourd'hui
30:26l'État
30:26il est un très bon
30:28payeur
30:28par rapport
30:29aux entreprises privées
30:30et donc
30:31les entreprises privées
30:31encore restent
30:32comme je l'ai dit
30:33tout à l'heure
30:34restent
30:35les grands groupes
30:36principalement
30:37dans ces secteurs
30:37comme les services
30:39et la grande distribution
30:39il y a un rapport
30:41de force
30:41et il tire profit
30:43des PME
30:44et TPE
30:44qui financent
30:45les grandes entreprises
30:45aujourd'hui
30:46comme vous l'avez dit
30:4753,2 milliards
30:49de factures
30:49qui sont en retard
30:51et il y a
30:52malgré qu'il y a
30:53des pénalités
30:54qui ont été
30:55payées
30:56qui atteignent
30:56particulièrement
30:571,3 milliard
30:591,3 milliard
31:00de pénalités
31:02donc ce qui a fait
31:03que l'État
31:04a joué le jeu
31:04elle a mis les moyens
31:05et elle a donné
31:07l'exemple
31:07maintenant il faut
31:08absolument
31:08que les entreprises privées
31:10ou surtout
31:11les grands groupes
31:12jouent
31:13il y a des pistes
31:14que j'avais proposées
31:14quand j'étais président
31:15de la commission
31:16à la CJOM
31:17trois pistes
31:17qui peuvent vraiment
31:19relancer la machine
31:20et permettre
31:21aux TPE
31:21d'avoir une trésorerie
31:22suffisante
31:23la première
31:24c'est ce qu'on a appelé
31:26le facturage inversé
31:29c'est-à-dire moi
31:30par exemple
31:30autant qu'EPME
31:31quand je vends
31:33à une grande entreprise
31:34et j'ai besoin
31:35d'argent tout de suite
31:36je vais à un facteur
31:38une banque
31:39ou un facteur
31:39et je vends mes factures
31:41contre des garanties
31:43bien sûr
31:43que je donne
31:43et contre aussi
31:44une commission
31:46ou un taux
31:47qui peut aller
31:48de 2 à 3 à 4%
31:49ça me permet
31:51d'avoir de l'argent
31:51mais ça
31:54a l'obti
31:55Permettez-moi de revenir
31:56s'il vous plaît
31:57derrière ces moyennes
31:58dont on vient parler
31:59on remarque
32:00que les retards
32:00restent importants
32:0153,2 milliards
32:03de dirhams de factures
32:04hors délai
32:05est-ce qu'il faut
32:06relativiser
32:07ce bilan
32:07d'après vous ?
32:09Bien sûr
32:10il faut le relativiser
32:10parce que c'est une moyenne
32:11et c'est une moyenne
32:12qui ne paye pas le salaire
32:13à la fin du mois
32:14c'est une moyenne
32:15comme je dis
32:16tout à l'heure
32:16il y a un point
32:17très important
32:18des TPE
32:19qui ne sont pas
32:20dans ce rapport
32:22de l'observatoire
32:23délai de paiement
32:24parce que le rapport
32:24s'arrête en 2024
32:25alors que c'est
32:26à partir de 2025
32:28que les TPE
32:29qui réalisent
32:30entre 2 et 10 millions
32:31de chiffres d'affaires
32:32ont été prêts
32:32en considération
32:33dans le calcul
32:34des délais de paiement
32:35maintenant il faut attendre
32:36le rapport de 2025
32:37pour savoir un peu
32:39et là on aura
32:40des surprises
32:41on aura que le délai
32:42va se rallonger
32:42encore plus
32:43et donc
32:44consiste une moyenne
32:45mais une moyenne
32:46fausse complètement
32:48les calculs
32:49et les chiffres
32:49les chiffres
32:50ils sont là
32:50et ils donnent
32:51ce qu'ils donnent
32:52mais la réalité
32:53nous la vivons
32:54nous en tant que chaque entreprise
32:55c'est-à-dire
32:56quand vous allez négocier
32:57avec un acheteur
32:58dans une grande
32:59dans une grande société
33:01de services
33:02ou un grand supermarché
33:04l'acheteur
33:05l'acheteur
33:07sans les caméras
33:08il vous dit
33:08soit vous acceptez
33:10les délais
33:11soit
33:11aller chercher ailleurs
33:12il y a une PME
33:14il doit vendre
33:15et quand il veut vendre
33:17il veut vendre
33:18parfois il est obligé
33:19d'accepter
33:20et parfois
33:20il ne déclare pas aussi
33:22Justement
33:22les grandes structures
33:23concentrent l'essentiel
33:24des montants
33:25des factures
33:26hors délai
33:26pourquoi ces retards
33:27restent particulièrement
33:29concentrés chez elles
33:30justement
33:30dans ces grandes structures
33:32C'est le rapport de force
33:33c'est le rapport de force
33:34c'est le rapport de force
33:35aujourd'hui
33:36parce qu'aujourd'hui
33:37quand vous allez
33:38dans un supermarché
33:40d'accord
33:41vous payez sur place
33:42cash
33:43moi je suis payé
33:44parfois à 120 jours
33:46160 jours
33:46du supermarché
33:47pourquoi le supermarché
33:49ne me paye pas à 30 jours
33:50il ne me paye pas à 30 jours
33:52le supermarché
33:52alors que lui
33:53il est payé
33:54le supermarché
33:55devient une banque
33:56lui il utilise mon argent
33:58pour faire de l'immobilier
33:59faire de la promotion immobilière
34:00et ils deviennent
34:02tous des promoteurs immobiliers
34:03et donc c'est pour cette raison
34:05qu'aujourd'hui
34:06le rapport de force
34:08fait que
34:08les petits
34:0998%
34:11du dossier économique marocain
34:12c'est des TPME
34:13et c'est des TPME
34:14qui n'ont pas les moyens
34:15de suivre
34:16n'ont pas les moyens
34:17de réclamer
34:18n'ont pas les moyens
34:18de demander des pénalités
34:19n'ont pas les moyens
34:22d'imposer
34:23ils acceptent
34:24et parfois
34:25au détriment
34:25et on le voit
34:26on le voit
34:27on le voit
34:28on le voit ça
34:29par rapport à
34:30comment il s'appelle
34:32on le voit aujourd'hui
34:33par la faillite
34:34des entreprises
34:34une entreprise
34:35peut être rentable
34:36peut être rentable
34:37mais une facture
34:39qui n'est pas payée
34:40peut la menacer
34:41et peut la rendre vulnérable
34:42et c'est pour ça
34:43les faillites
34:44des PME au Maroc
34:45il faut le dire
34:46sont très très très importantes
34:48et il y a même
34:49une mobilité
34:50des entreprises
34:51qui vont
34:51du secteur formel
34:52vers le secteur informel
34:53se cacher
34:54pour ne pas mourir
34:55et donc
34:56ces délais de payement
34:57il y a un effort
34:58justement
34:59les entreprises publiques
35:01ne représentent
35:02qu'une faible part
35:03des déclarants
35:04mais par contre
35:05c'est une part
35:06très importante
35:07des montants
35:08hors délai
35:08est-ce qu'aujourd'hui
35:09est-ce que c'est
35:11aujourd'hui
35:12un véritable point
35:12de vigilance ?
35:15Ben oui
35:15bien sûr
35:16bien sûr
35:17c'est-à-dire
35:18quand aujourd'hui
35:20l'État
35:21c'est le principal
35:24investisseur
35:25dans le pays
35:25c'est le principal
35:26investisseur
35:27l'État investit
35:28pratiquement
35:2975%
35:30du global
35:31de l'investissement
35:32dans notre pays
35:33et le secteur privé
35:36c'est pratiquement
35:37entre 25 et 30%
35:39avec l'investissement
35:41international
35:41quand l'État
35:43aujourd'hui
35:43il a cette force
35:44d'investissement
35:46les collectivités
35:47locales
35:48les grandes entreprises
35:49publiques
35:49et l'État
35:50à travers le budget
35:51c'est-à-dire
35:52les administrations
35:53et les établissements
35:56publics
35:56alors les factures
35:57les factures
36:00déclarées hors délai
36:01passent de 57,3
36:03à 53,2 milliards
36:05de dirhams
36:06est-ce que pour vous
36:07c'est une baisse
36:08suffisamment
36:09significative
36:10pour parler
36:11d'un changement
36:11de comportement ?
36:13Non
36:13non
36:14moi
36:15c'est quand il arrive
36:16vers zéro
36:17la tendance
36:18vers zéro
36:19c'est-à-dire
36:1910 milliards
36:20entre 5 et 10 milliards
36:22c'est la norme
36:23internationale
36:24aujourd'hui
36:24dans des pays
36:25aussi similaires
36:26comme la Turquie
36:27comme d'autres pays
36:29mais quand il reste
36:30à 53 milliards
36:31c'est beaucoup
36:32c'est énorme
36:33par rapport à
36:34c'est énorme
36:34et il faut se mettre
36:36à la place
36:37d'une PME
36:38ou d'une TPE
36:38donc se mettre
36:40à la place
36:40d'une PME
36:41ou TPE
36:41qui a la tête
36:42dans le guidon
36:43et qui n'a pas
36:44de financement
36:45ni de trésorerie
36:46des banques
36:46les banques
36:47ne suivent pas aussi
36:48ça c'est
36:48il l'a dit
36:49sa majesté
36:50dans ce discours
36:50les banques
36:51ne financent plus
36:52les PME
36:53ou les TPE
36:53du tout
36:54elles ne les financent plus
36:55elles financent
36:56l'immobilier
36:56et les grandes entreprises
36:57et aujourd'hui
36:58qui fait le pays
36:59c'est les PME
37:00c'est les TPE
37:01c'est dans toutes les régions
37:03de Royaume
37:03dans là où il y a
37:04des TPE
37:06qui créent d'emplois
37:07qui créent de la richesse
37:08qui valorisent
37:08qui exportent
37:09mais quand le délai
37:10de paiement
37:11les étouffe
37:11ils se trouvent
37:13vraiment vulnérables
37:14par rapport à la situation
37:15on le voit aujourd'hui
37:16on le voit par rapport à
37:18vous savez
37:19je vais vous dire
37:19une chose
37:20en tant qu'économiste
37:21si on règle
37:23cette problématique
37:24de délai de paiement
37:24on va gagner
37:25jusqu'à deux points
37:26de croissance économique
37:27et deux points
37:28de croissance économique
37:29c'est 70 000
37:30à 80 000 emplois
37:31créés
37:32supplémentaires
37:33par rapport à
37:33ce qui existe
37:34qu'au cas aujourd'hui
37:35or aujourd'hui
37:36je l'ai fait
37:37moi d'ailleurs
37:37j'avais quitté la CGM
37:38parce qu'à l'époque
37:39le président de l'époque
37:40ne voulait pas prendre
37:41des actes
37:42très forts
37:44moi je vais proposer
37:45trois actes
37:45un
37:46c'est de créer
37:48une liste noire
37:48dans laquelle
37:49toutes les entreprises
37:51grandes entreprises
37:51ou moyennes entreprises
37:52qui ne payent pas
37:53dans le délai
37:54soient interdits
37:55des marchés publics
37:56et là vous allez voir
37:57que 82%
37:59des grands groupes marocains
38:00travaillent avec le marché public
38:01donc elles vont se mettre
38:03deuxièmement
38:04les banques
38:05ne doivent plus
38:06renouveler
38:07les lignes de crédit
38:08et facilité de caisse
38:09les scones
38:10pour les grandes entreprises
38:11qui ne payent pas
38:12et là c'est une action
38:13très simple
38:14la banque
38:14il a le bilan
38:16il voit que
38:16telle entreprise
38:17ne paye pas
38:18dans les délais
38:18il lui dit
38:19je ne renouvelle pas
38:20les lignes de crédit
38:21et troisième
38:23c'est publier
38:26la liste
38:26des mauvais payeurs
38:27chaque mois
38:28les mauvais payeurs
38:29pour que nous puissions
38:30vraiment un choc
38:31et pour un choc
38:31vraiment pour régler
38:33cette problématique
38:33de délai de paye
38:34et bien écoutez
38:35c'est sur ces trois axes
38:36que se termine cet entretien
38:37merci beaucoup
38:38Hamad Kassel
38:38pour votre analyse
38:39et d'avoir répondu
38:40à nos questions
38:41je rappelle
38:41que vous êtes économiste
38:42et ancien vice-président
38:44de la CGEM
38:44merci infiniment
38:45merci à vous
38:46à très bientôt
38:48il est leur à présent
38:49de faire le tour
38:50de l'actualité
38:51justement économique
38:52nationale et internationale
38:53et c'est avec
38:54Younes Benzineb
39:03à la une de l'actualité économique
39:05le tourisme
39:05continue de soutenir
39:07les échanges extérieurs
39:08du Maroc
39:08à fin août
39:09les recettes et voyages
39:10ont atteint
39:11près de 97,9 milliards de dirhams
39:14c'est 9,7% de plus
39:16qu'à la même période
39:17de l'année précédente
39:18parallèlement
39:18les dépenses liées au voyage
39:20ont également augmenté
39:21mais dans une proportion moindre
39:236,6%
39:24pour atteindre
39:2523,3 milliards de dirhams
39:27résultat
39:27le solde de la balance
39:29voyage reste largement positif
39:31à 74,6 milliards de dirhams
39:34il progresse
39:35de 10,8%
39:36sur un an
39:40autre indicateur
39:41en hausse
39:42les transferts
39:43des Marocains
39:44résidant à l'étranger
39:45qui poursuivent
39:46leur progression
39:46selon l'office
39:47d'échange
39:48ils se sont établis
39:49à 89,215 milliards de dirhams
39:52au terme
39:53des 8 premiers mois
39:54de l'année
39:55un montant
39:55hausse de 9%
39:56par rapport
39:57à la même période
39:58de 2025
39:59où ces transferts
40:00avaient atteint
40:0081,8 milliards de dirhams
40:05On reste au Maroc
40:07avec les investissements
40:08directs étrangers
40:09qui affichent
40:10une nette progression
40:11à fin août
40:12leur flux net
40:12atteint
40:1334,3 milliards de dirhams
40:15c'est une hausse
40:16de 65%
40:18sur un an
40:18les recettes
40:19générées par ces investissements
40:20progressent
40:21de 17%
40:22pour atteindre
40:2247,3 milliards de dirhams
40:24dans le même temps
40:25les dépenses
40:26liées à ces investissements
40:27reculent fortement
40:28moins 33,9%
40:30autre chiffre
40:31à retenir
40:31les investissements
40:32directs marocains
40:33à l'étranger
40:34affichent eux aussi
40:34un flux net positif
40:36de 6,6 milliards de dirhams
40:38contre 2,3 milliards
40:40un an auparavant
40:42Mais cette dynamique
40:44des investissements
40:44intervient alors
40:45que le commerce
40:46des biens
40:46reste marqué
40:47par un déficit important
40:49à fin août
40:49le déficit commercial
40:51atteint
40:51282,615 milliards de dirhams
40:54selon l'office d'échange
40:56les importations
40:57de biens
40:57ont augmenté
40:58de 15,8%
40:59pour atteindre
41:00617,5 milliards de dirhams
41:02les exportations
41:03progressent également
41:04mais moins rapidement
41:05avec plus de 8,7%
41:07conséquence
41:08le taux de couverture
41:10recul de 3,5 points
41:11pour s'établir
41:12à 54,2%
41:14du côté des importations
41:15plusieurs postes
41:16augmentent fortement
41:17les produits finis
41:18d'équipements
41:18progressent
41:19de 19,3%
41:20la facture énergétique
41:21de 32,6%
41:23pour les exportations
41:24l'automobile
41:25reste un moteur
41:26important
41:26avec une hausse
41:27de 14,5%
41:29à plus de 116 milliards
41:30de dirhams
41:34on quitte maintenant
41:36le Maroc
41:36pour l'Argentine
41:37avec une mesure
41:38qui lie directement
41:39investissement
41:40et citoyenneté
41:41le pays veut attirer
41:43davantage d'investissement
41:44étranger
41:44en proposant
41:45la citoyenneté
41:46aux investisseurs
41:47le dispositif
41:48doit entrer en vigueur
41:49à la fin de 2026
41:51pour obtenir
41:52la citoyenneté
41:52les étrangers
41:53intéressés
41:53devront investir
41:54au moins
41:55350 000 dollars
41:57deux mécanismes
41:58sont prévus
41:58une contribution
41:59directe
42:00et non remboursable
42:01de 350 000 dollars
42:02au trésor national
42:03ou la souscription
42:04à un titre public
42:06spécialement créé
42:07d'un montant
42:07de 800 000 dollars
42:09cette initiative
42:10intervient alors
42:10que l'Argentine
42:11a tiré
42:123,134 milliards
42:14de dollars
42:14d'investissement
42:15direct
42:16étrangers
42:16en 2025
42:17loin derrière
42:18le Brésil
42:19et le Mexique
42:23On termine notre journal
42:25avec un indicateur
42:26qui concerne directement
42:27les marchés agricoles
42:29et à terme
42:29les prix des produits
42:30alimentaires
42:31Selon la FAO
42:32l'indice des prix
42:33alimentaires
42:33progresse en septembre
42:35de 1,5% sur un mois
42:37et de 5,8% sur un an
42:39Plusieurs facteurs
42:40expliquent cette hausse
42:41les perturbations
42:42du transport maritime
42:43en mer Noire
42:43et dans le détroit
42:44d'Hourmouz
42:44mais aussi la sécheresse
42:46et les difficultés
42:46liées aux récoltes
42:47Les céréales sont particulièrement concernées
42:50Leur indice de prix
42:51augmente de 5,1% en septembre
42:54soit 17,2% sur un an
42:56Le prix du blé
42:56progresse de 6,3% sur un mois
42:59Le maïs augmente
43:00lui de 5,6%
43:02Autre forte progression
43:03Le sucre
43:04son prix augmente
43:05de 6,1% en septembre
43:07Il atteint ainsi
43:08son niveau le plus élevé
43:09depuis avril 2025
43:15Voilà pour l'essentiel
43:16de l'actualité économique
43:17Votre soir-info se poursuit
43:19avec l'invité culture
43:20A présent
43:21Mariam Ramblichy
43:21reçoit
43:22Ramia Belladel
43:23fondatrice
43:24du Marrakech Short Film Festival
43:36Mesdames et messieurs
43:37bonsoir
43:38et bienvenue
43:39dans l'invité culture
43:40Focus ce soir
43:41sur le Marrakech Short Film Festival
43:44Un rendez-vous en plein air
43:46qui s'installe pendant une semaine
43:48pour célébrer le 7e mars
43:50sous les étoiles
43:50Donc l'ambition est de jeter un pont
43:53entre Marrakech et le monde
43:54du court-métrage
43:55et de faire rayonner
43:56le cinéma marocain
43:58à l'international
44:00un festival
44:00qui a été fondé
44:02par mon invité
44:03présente ici ce soir
44:05Ramia
44:06Bladel
44:06C'est un plaisir
44:07de vous avoir comme invité
44:08ce soir
44:09Merci beaucoup
44:09Nous allons découvrir un petit peu
44:10les coulisses de ce festival
44:11avec vous
44:13Vous allez partager ça avec nous
44:15avec le public
44:15En tout cas un plaisir
44:17de vous recevoir
44:17Merci beaucoup de cette invitation
44:19Merci de l'avoir accepté
44:20Alors on va parler d'abord
44:22de ce festival
44:22le Marrakech Short Film Festival
44:25du coup
44:26J'ai l'impression de me répéter
44:27mais c'est pas grave
44:28Parlez-nous un petit peu
44:29de l'idée
44:32comment ce festival est né
44:35Je sais qu'il a été créé
44:36en période de Covid
44:37plein air
44:38ça nous donne un petit peu
44:42un semblant d'explication
44:43de comment ça a pu venir
44:45mais dites-nous un petit peu
44:47Oui c'est en plein Covid
44:48et je dis toujours
44:49pour l'anecdote
44:49qu'il y a des gens
44:51qui ont eu des enfants
44:52durant le Covid
44:52nous on a eu un projet
44:55de faire un festival
44:56avec l'association du festival
44:57Un bébé aussi
44:58Oui c'est un bébé
45:00Qui grandit
45:00Qui grandit
45:01Oui ça fait maintenant 6 ans
45:03Et l'idée c'est surtout
45:05de faire vivre Marrakech
45:07malgré tout
45:07parce que le festival
45:09au début était très contextuel
45:10à la situation
45:12à tout ce qui est
45:13distanciation sanitaire
45:15et tout
45:15mais après
45:17la hantie c'était vraiment
45:19de faire vivre Marrakech
45:20et dire que voilà
45:21on peut encore créer
45:22malgré tout
45:23et c'est pour cela
45:24que nous est venue
45:25cette idée de faire
45:26un festival de cinéma
45:27de plein air
45:28et aussi pour renouer
45:30les Marrakech
45:30avec leur Marrakech
45:32parce que Marrakech
45:34a tendance un petit peu
45:35à être maintenant
45:35très touristique
45:36mais quand même
45:37il y a encore
45:38l'esprit Marrakech
45:39il y a de la culture
45:40des Marrakech
45:40les piqueniques
45:42de profiter
45:42des espaces publics
45:44et c'est une des idées
45:47du festival
45:48Un festival actuellement
45:50en cours
45:51parlez-nous un petit peu
45:52de la programmation
45:53de cette édition
45:54La programmation
45:55est très chargée
45:56cette édition
45:57et six jours
45:59il y a des projets
46:02qui sont en plein air
46:03avec une compétition nationale
46:05et internationale
46:07il y a un nouveau programme
46:08qui s'appelle
46:08Bridge of Reality
46:09c'est un programme documentaire
46:12qui raconte l'Afrique
46:13par les Africains
46:14par ces Africains
46:15et il y a aussi
46:17le projet Amanar
46:18le programme Amanar
46:19qui est vraiment
46:20notre projet phare
46:21en ce moment
46:21qui regroupe
46:22toutes nos actions
46:23auprès de la production
46:25auprès de l'industrie
46:26et il y a bien sûr
46:28des tables rondes
46:29et des masterclass
46:30tout au long
46:30de la semaine du festival
46:32c'est de 10h
46:32jusqu'à 22h
46:33Donc une programmation
46:35assez riche quand même
46:36Oui
46:36Est-ce qu'il y a
46:37des nouveautés
46:38cette année
46:38par rapport aux précédentes éditions ?
46:40Oui
46:40c'est le programme
46:41de Bridge of Reality
46:42qui est un programme
46:43de documentaire
46:43Focus sur un continent
46:45cette année
46:46et dans
46:475
46:48pour les 5 prochaines années
46:51ça va être focus
46:51sur l'Afrique
46:52on fait ce programme
46:53en partenariat
46:54avec le fameux
46:56fabuleux festival
46:57FESPACO
46:57et avec des partenaires
46:59vraiment clés
47:00que ça soit
47:01l'Institut français
47:03et aussi
47:04le Jardin Majorel
47:05et avec une curation
47:07d'une personnalité
47:09éminente
47:09dans le cinéma
47:10africain
47:11Alex Sawadogo
47:11ça c'est la nouveauté
47:13et aussi le programme
47:15Amanar
47:15qui est focus
47:16sur l'industrie
47:17qui est dirigé
47:18par Tarek Borak
47:19et c'est aussi
47:20en partenariat
47:21avec Afaq
47:22et aussi
47:23le British Council
47:24c'est vraiment
47:25deux actions
47:26qui nous tiennent à cœur
47:27et cette année
47:28c'est vraiment
47:29les points forts
47:29Et comment les projections
47:31sont justement choisies ?
47:33On fait un appel
47:34à candidature
47:35chaque année
47:36on lance
47:37l'appel à candidature
47:38juste pour un mois
47:40et cette année
47:41on a reçu
47:42plus que 400 films
47:43de 90 pays
47:46et il fallait faire
47:46la sélection
47:47on a une comité
47:48de sélection
47:48on a des gens aussi
47:49qui nous représentent
47:50dans des festivals
47:52internationaux
47:52et on choisit
47:54de la sélection
47:54et aussi
47:55on va aller
47:57un peu pour chercher
47:58les pupits
47:59dans les festivals
48:01d'ailleurs
48:01on vient de rentrer
48:02de la Mostra de Venise
48:03et du coup
48:04c'est comme ça
48:04on travaille tout au long
48:05de l'année
48:06pour qu'on puisse faire
48:06une programmation
48:08digne du festival
48:09et du Marrakech
48:10riche et diversifiée
48:12plurielle
48:13en tout cas
48:15il y a ce focus
48:16sur le format
48:17qui court
48:18pourquoi ce choix ?
48:21parce qu'il n'y a pas
48:22beaucoup de plateformes
48:23effectivement au Maroc
48:24qui aident ce format
48:25et parce que le festival
48:26comme je vous ai dit
48:27ce n'est pas juste
48:28une activité
48:29qui est saisonnière
48:30ce n'est pas juste
48:31la dernière semaine
48:31de septembre
48:32mais c'est plutôt
48:34des actions
48:35tout au long de l'année
48:36que ce soit
48:36dans les axes
48:37production
48:38promotion
48:39développement
48:40et le format court
48:42parce que
48:43c'est aussi un format
48:44qui est très romantique
48:45c'est la première histoire
48:46d'amour
48:46d'un réalisateur
48:47avec le médium
48:48et tous les grands réalisateurs
48:50ont dû commencer par ça
48:51même le cinéma
48:52autant que tel
48:52a commencé par les courts-métrages
48:54et c'est parce qu'il y a
48:55beaucoup d'art
48:56dans le court-métrage
48:57moi-même
48:58je suis artiste visuel
48:59et ça nous donne
49:01cet espace
49:02hybride
49:03dans lequel on peut créer
49:04mais où il n'y a pas
49:06beaucoup de contraintes
49:06aussi d'industrie
49:07mais on est en train
49:09de faire
49:10le maximum possible
49:11pour que ça soit
49:12vraiment un format
49:13qui est respecté
49:15qui s'instaure
49:16dans la professionnalisation
49:19du secteur
49:20et que ça soit
49:22vraiment une vraie industrie
49:23autour de ce format
49:23un espèce de retour
49:25aux sources
49:25finalement
49:25oui
49:27alors
49:29justement
49:30comment
49:32parce que l'idée
49:32aussi de ce festival
49:33c'est
49:35de rendre
49:36le cinéma marocain
49:37visible
49:37de l'internationaliser
49:39alors
49:40comment faites-vous
49:41pour
49:43créer un espace
49:44de mise en valeur
49:45pour les talents marocains
49:46justement
49:48on est très
49:49très très proche
49:50de nos talents marocains
49:51et j'ai la fierté
49:52ça fait maintenant
49:546 ans
49:54qu'on fait ce festival
49:56j'ai la fierté
49:57que le festival
49:58est appelé
49:59par les jeunes réalisateurs
50:00marocains
50:00d'Alkbira
50:01d'Alkbira
50:02c'est la maison familiale
50:03on est là pour eux
50:04et on aimerait
50:05être l'espace
50:06et aussi
50:07la maison familiale
50:10dans laquelle
50:10ils s'épanouissent
50:11et on est vraiment
50:12très très proche
50:13de nos jeunes réalisateurs
50:15réalisatrices marocaines
50:17et aussi
50:18c'est beaucoup de travail
50:19beaucoup de
50:21d'engagement
50:22et
50:24beaucoup de
50:25de chemin
50:27tracé depuis le début
50:28parce que
50:28quand on a
50:29quand on s'est lancé
50:30on avait
50:32une vision
50:33pour les 10
50:33les 10 éditions
50:36et
50:36si je peux
50:37vous dire
50:38qu'on a même
50:39la liste des noms
50:40avec lesquels
50:40on aimerait
50:41on aimerait
50:42collaborer
50:43dans les prochaines éditions
50:44et du coup
50:45tout a été fait
50:46ficeler
50:46dès la première édition
50:48parce que
50:48on a fait vraiment
50:49un vrai travail
50:50de prospection
50:51du terrain
50:52pour qu'on puisse
50:53mener à bout
50:54nos engagements
50:54et voilà
50:55apporter quelque chose
50:56de riche
50:56on est à la 6ème édition
50:58aujourd'hui
51:00vous avez un rendez-vous
51:01important en novembre
51:03une collaboration
51:04avec l'institut du monde arabe
51:05une projection
51:06justement
51:07est-ce que vous pouvez
51:08nous parler de ce rendez-vous
51:09c'est la grande consécration
51:10pour nous
51:11parce que
51:13ça rentre dans le cadre
51:15du best-of
51:15du festival
51:16et de l'action
51:17de la promotion
51:18du court-métrage
51:19et aussi des réalisateurs
51:20marocains
51:20et on avait fait
51:22une projection
51:23en juin
51:23l'année dernière
51:25à Paris
51:25dans une salle de cinéma
51:27qui est mythique
51:27qui est la grande action
51:28et après
51:29on a été sollicité
51:30par l'institut du monde arabe
51:33et là
51:34on est en train
51:34de préparer
51:35une grande projection
51:36pour 3 jours
51:38en novembre
51:39du 13, 14 et 15 novembre
51:41il va y avoir
51:42des réalisateurs marocains
51:43réalisatrices marocaines
51:45et aussi
51:47arabes
51:47et il va y avoir
51:48aussi des tables rondes
51:50avec les partenaires
51:51qui sont sur place
51:53tels que
51:54CNC
51:56Unifrance
51:56et des partenaires
51:58qui nous sont fidèles
51:59Vous l'avez dit
52:00en tout cas
52:00en parlant de ce festival
52:01ça a été
52:02d'abord
52:02c'est votre bébé
52:04un projet
52:04puis
52:05c'est beaucoup de travail
52:07beaucoup de persévérance
52:08j'imagine que
52:10toute la logistique
52:12aussi
52:12pour mettre en place
52:13un tel festival
52:14et puis pour
52:14avoir cette vision
52:16stratégique
52:16sur une décennie
52:17a dû
52:20ne pas être
52:21un chemin facile
52:23on va dire
52:24parlez-nous
52:25un petit peu
52:25des difficultés
52:26que vous avez eues
52:27que vous avez rencontré
52:29des défis
52:29que vous avez dû surmonter
52:31que j'imagine
52:32surmonter encore aujourd'hui
52:34parce que
52:35c'est déjà le choix
52:37de la date du festival
52:38on voulait vraiment
52:39que ça soit
52:40en plein Covid
52:40en 2021
52:41et d'ailleurs
52:42c'était
52:42si je peux me permettre
52:44une des rares activités
52:45culturelles
52:46à se maintenir
52:47en présentiel
52:49on a commencé
52:50avec le difficile
52:51après en 2022
52:53c'était en plein
52:54réhaussement économique
52:55après la crise
52:56et tout ça
52:57on s'était dit
52:58voilà
52:58on va quand même
52:59un petit peu
52:59montrer ce qu'on veut faire
53:03en 2023
53:04il y a eu
53:04le tremblement de terre
53:06c'était durant
53:07en septembre
53:08et on a dû
53:08décaler le festival
53:10en 2024
53:11il y a eu
53:12toutes les
53:13manifestations
53:14par rapport
53:15à la Gen Z
53:16et ça nous a affecté
53:17aussi
53:18parce que les jeunes
53:18réalisateurs
53:20font partie aussi
53:21de ce mouvement
53:22et en 2025
53:25non je m'excuse
53:26c'est en 2025
53:27et les difficultés
53:29c'est
53:31maintenir une activité
53:33culturelle
53:33annuellement
53:34ça demande
53:36beaucoup de travail
53:37pour tout ce qui est
53:38fonds
53:39partenaires
53:39ce qu'on a
53:40déjà
53:41c'est la confiance
53:42des réalisateurs
53:43ce qui nous est très cher
53:44ça
53:45je ne peux pas
53:46dire que c'est un acquis
53:48mais on a travaillé
53:49pour avoir cette confiance
53:50et pas que les réalisateurs
53:52marocains
53:52ou bien les professionnels
53:54marocains
53:54c'est aussi les professionnels
53:56à l'extérieur
53:57parce que
53:58depuis le début
53:59on a eu des gens
54:00des Oscars
54:00on a eu des gens
54:01de Cannes
54:01de la Mostra
54:03vraiment des plateformes
54:04très très importantes
54:05et respectées
54:06les difficultés
54:07sont un petit peu
54:08les mêmes
54:08avec un peu
54:09moins de
54:11tension
54:11un peu moins
54:12de
54:13ténacité
54:14je dirais
54:14avec un peu moins
54:15d'intensité
54:18mais c'est toujours ça
54:20cette levée de fond
54:21cette levée
54:22à chaque année
54:23il faut
54:23trouver les partenaires
54:25qui suivent
54:26déjà
54:26on a réussi
54:27à fidéliser
54:28des partenaires
54:29parce qu'on travaille
54:29beaucoup avec les ambassades
54:31c'est ça
54:33ils nous ont très fidèles
54:34mais
54:35un festival
54:36c'est quand même
54:36très énergivore
54:38en termes de budget
54:39et du coup
54:40chaque année
54:40il y a
54:41plus de budget
54:42mais il y a aussi
54:43les partenaires
54:44et les sponsors
54:45qui suivent
54:45en tout cas
54:45on vous souhaite
54:46plein de succès
54:47bonne continuation
54:47et plein de courage
54:48pour la suite
54:49et justement
54:50cette suite
54:51j'aimerais qu'on en parle
54:52vous l'avez dit tout à l'heure
54:54vous avez quand même
54:54une certaine stratégie
54:56établie sur une décennie
54:57comment voyez-vous
54:58l'évolution
54:59de ce festival
55:00aujourd'hui
55:02sur les années à venir
55:03évidemment
55:04c'est vraiment
55:05l'idée
55:05mais la hantise
55:06et l'axe primordial
55:09du festival
55:09c'est de faire
55:10de Marrakech
55:11un vrai hub
55:12de l'industrie
55:13du court-métrage
55:14l'idée c'est vraiment
55:15faire une vraie
55:16industrie de court-métrage
55:17et ne pas laisser
55:18ce médium
55:19un petit peu
55:19à l'abandon
55:20ou bien
55:22parce qu'à chaque fois
55:23qu'on reçoit
55:24un réalisateur
55:24ou une réalisatrice
55:25qui veulent faire
55:25partie du festival
55:26c'est aussi
55:28un engagement
55:29pour nous
55:29pour qu'on puisse
55:30les accompagner
55:31dans leur chemin
55:31de professionnalisation
55:32on aimerait
55:33que le court-métrage
55:34soit un vrai médium
55:36qui a ses éléments
55:39d'industrie
55:39qui est bien
55:42structuré
55:42en termes de santé
55:44de social
55:45de revenus
55:46qui est bien aussi
55:47structuré
55:48en termes de promotion
55:48production
55:49aide
55:50et c'est ça
55:51la vision
55:51c'est d'en faire
55:52vraiment une vraie industrie
55:53comme maintenant
55:54le long-métrage
55:55hub cinématographique
55:57un dernier message
55:58pour les jeunes créateurs
55:59pour conclure
56:00justement
56:01créer
56:02c'est le meilleur
56:04c'est la meilleure des choses
56:06qu'on peut faire
56:07c'est de créer
56:07merci à vous
56:08Rania Blad
56:09c'était un plaisir
56:10de vous avoir
56:10comme invité
56:11ce soir
56:11et de parler
56:12ce festival
56:13actuellement
56:13en cours
56:14merci à vous
56:15c'est un plaisir
56:16c'est la fin
56:17d'Invité Culture
56:17pour ce soir
56:18je vous souhaite
56:18une très bonne soirée
56:23et c'est la fin
56:24de ce journal
56:24merci à vous
56:25de nous suivre
56:25prochain rendez-vous
56:26de l'information
56:26dès 19h
56:27sur Média TV