- il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05C'est les députés de Haute-Garonne, Adrien Clouet, qui est avec nous. Bonjour monsieur le député.
00:08Bonjour, merci.
00:09Vous partez pour la Drôme, ensuite ?
00:11Exactement, je pars tout à l'heure, parce que nous avons notre université d'été, les amphis,
00:15qui sont déjà un énorme succès, puisqu'on a plus de 7000 inscrits, on est à deux fois plus que
00:20les années d'avant.
00:20Et pendant, ça va durer cinq jours, c'est ça ? Six jours ?
00:23Un petit peu moins, on finit dimanche.
00:24D'accord.
00:24Donc c'est de jeudi à dimanche, mais avant il y a eu les amphis jeunes, pour les moins de
00:2925 ans.
00:30Au total, ça a été une semaine de discussion.
00:32Mais il y a eu une polémique, vous avez vu, sur les droits d'entrée, soit disant vous faisiez des
00:36packages VIP aux amphis,
00:39pour ceux qui ont les moyens, ils payent plus cher s'ils restent plusieurs jours, c'est vrai ou pas
00:43ça alors ?
00:43Forcément, plus vous restez longtemps, plus votre frais d'entrée pour participer à la logistique est important, c'est normal.
00:50Et puis par ailleurs, c'est évidemment lié aux revenus individuels,
00:53c'est-à-dire, pour les trois jours, ça va de 35 euros à 400 minimum pour les très hauts
00:59revenus.
00:59Ça me semble normal, et c'est d'ailleurs ce qu'on fera comme réforme fiscale en France l'année
01:02prochaine.
01:03Moi, je trouve ça génial, c'est qu'en fait, vous vous êtes enfin rendu compte chez LFI
01:07qu'on avait besoin des gens riches en France pour justement subventionner ceux qu'en avaient moins.
01:12Félicitations, moi je suis très émue que vous soyez rendu compte de ça.
01:15Dans ce cas-là, vous pouvez voter Jean-Luc Mélenchon, parce qu'on aidera les gens riches à contribuer au
01:18collectif l'année prochaine,
01:19en payant un peu plus d'impôts.
01:22Ce sera le discours de coup d'envoi à l'élection présidentielle dimanche de Jean-Luc Mélenchon ?
01:26Alors, on a déjà évidemment envoyé l'élection présidentielle.
01:28Disons que l'objectif de se réunir là, comme tous les ans d'ailleurs,
01:33c'est bien sûr d'avoir un moment de réflexion, de travail collectif.
01:36C'est 7000 personnes qui viennent, elles vont pouvoir assister à un peu plus d'une centaine de conférences et
01:41d'ateliers.
01:41On a 200 intervenantes et intervenants extérieurs, dans le monde de la culture, dans le monde universitaire.
01:46Il y aura du pluralisme ou il n'y aura que vos idées ?
01:49Il y a toujours du pluralisme.
01:51Déjà, les invités extérieurs, on ne sait pas forcément ce qu'ils votent, on ne demande pas une carte de
01:54formation politique.
01:55Il y aura des débats sur différents sujets.
01:57Par exemple, il y aura un débat sur la sécurité civile, avec des syndicalistes du monde des pompiers.
02:02Et il y aura des gens, je disais, du milieu de la culture.
02:04Vous aurez les écrivains, Éric Vuillard, Pierre Lemaitre.
02:07Vous avez Mami Ouata, qui a gagné Drag Race France.
02:10Donc, il y a un pluralisme intéressant de toutes les forces de la culture, du syndicat, intellectuel du pays.
02:15Le pluralisme de toute l'extrême gauche ?
02:17Non, écoutez, déjà, parce qu'il y a des députés écologistes qui viennent.
02:21Il y a des députés de formation politique qui viennent.
02:24Non, effectivement, ce n'est pas de la droite.
02:25Mais on aura des débats qui sont organisés.
02:27Maintenant, c'est avant une élection présidentielle.
02:30Il y a Mathieu Pigasse, par exemple, qui vient aussi, qui n'est pas spécialement de la France.
02:32Oui, mais un débat entre personnes qui sont d'accord, ce n'est pas franchement un débat.
02:34C'est une conférence avec un soupçon de lobotage, de, vous allez faire, enfin, pour moi, c'est de l
02:39'endoctrinement.
02:40Parce que, des conférences...
02:40Non, ceux qui viennent sont ceux qui sont d'accord ou qui viennent chercher...
02:43Oui, mais donc, du coup, on fait un bourrage de crâne.
02:45Ce que j'aurais aimé, ce que j'aurais trouvé excellent de votre part,
02:48c'est de, justement, de manière très républicaine et respectueuse, pas pour avoir un spectacle,
02:53c'est d'inviter des gens qui vous contredisent et qu'on puisse travailler ensemble.
02:56Or, débattre avec des gens qui sont d'accord avec vous...
02:58C'est ce que je fais là ce matin, je débattre avec vous, alors qu'on ne vote pas pareil.
03:01Oui, mais vous ne faites pas ça pour les jeunes.
03:05Et on a, par exemple, on a invité des ministres du gouvernement, on a invité encore Mme Barbu hier...
03:10Elle ne viendra pas, finalement ?
03:11Elle ne viendra pas, mais vous voyez, en tout cas, on l'a invité, elle est la bienvenue, évidemment.
03:14C'est une perche tendue, quoi.
03:16Ah bah, évidemment, on tend une perche, on la prend, c'est évident.
03:18Parce que Mme Barbu a dit que celui qui parlait le mieux de l'écologie, qui avait les meilleures propositions,
03:22c'était Jean-Luc Mélenchon.
03:23Et oui, et pourtant, les ministres macronistes, vous voyez, à quel point on arrive à faire une union très large.
03:27Vous êtes sympathique, je n'avais pas le plaisir de vous connaître, M. le député, c'est vrai, vous êtes
03:32moderne, vous êtes attractif,
03:34vous n'avez pas trouvé de meilleures idées que d'être socialo-communiste ?
03:37Non, effectivement, que d'être républicain socialiste, effectivement, je n'ai pas trouvé de meilleures idées,
03:42mais je vous invite, évidemment, à venir aux Amphi pour pouvoir discuter, et puis, depuis le public, animer le débat,
03:48bien sûr.
03:48Alors, justement, parce que vous disiez, Jean-Luc Mélenchon va...
03:51Ça dépend de vos revenus, mais je vous enverrai la grille de tarifs pour venir, il n'y a pas
03:53de problème, vous pouvez venir comme tout le monde.
03:54Non, moi, j'ai une question.
03:55Attends, je voudrais finir, Jean-Luc Mélenchon prononce son discours dimanche, et dimanche, normalement, c'est l'annonce de candidature
04:00de Raphaël Glucksmann, aussi.
04:01Alors, c'est ce qu'on a vu passer dans la presse, je ne sais pas à quel point c
04:04'est confirmé ou pas.
04:05Bon, ben, écoutez, je suis désolé pour M. Glucksmann si on lui chope la vedette avec le discours de Jean
04:08-Luc Mélenchon.
04:09Qu'est-ce que vous en pensez de cette candidature ?
04:11Il est de gauche, Raphaël Glucksmann, ou pas ?
04:13Je ne sais pas quel est son programme électoral, donc je vous avoue que c'est dur de le classer
04:15pour l'instant.
04:16Le jour où il y aura un programme électoral, on pourra comparer, regarder un peu qu'est-ce qu'il
04:19pense de tel ou tel sujet,
04:21qu'est-ce qu'il pense du régime actuel, est-ce qu'il pense que la Ve République, qui concerne
04:24tous les pouvoirs, c'est une bonne chose,
04:31personnelle qui est supérieure, est-ce qu'il pense qu'il faut organiser le territoire pour gérer la ressource en
04:35eau, interdire les pesticides qui sont cancérogènes, etc.
04:38Ça, c'est des sujets très concrets, je ne sais pas.
04:40Et est-ce que vous, vous pensez que M. Mélenchon peut faire un discours encore plus long que ceux de
04:44Fidel Castro ?
04:46Alors, je ne sais pas, parce que Fidel Castro, il a fait 4h39 à l'ONU à son premier, de
04:50mémoire, donc ce n'est pas l'objectif qu'on se donne,
04:55mais effectivement, c'est sûr que si jamais on se contentait juste de lire notre programme électoral, il y en
05:00a pour 10-15 heures à voix haute.
05:01Rassurez-vous, on fait toujours des synthèses, parce que c'est le plus dense.
05:04Mais, attends, j'ai encore une question sur l'actualité, après je vous donne la parole, Zohra, sur le piratage.
05:09Est-ce que les ministres auraient dû démissionner sur l'affaire du piratage, ou pas ?
05:13Ils auraient dû agir, en fait. La démission, c'est toujours ce qui arrive lorsqu'on a échoué.
05:17En l'occurrence, ce piratage, il pose deux questions. D'abord, le sens que ça a, donc, pour que tout
05:21le monde, je pense, a suivi,
05:23parmi celles et ceux qui nous écoutent, il y a eu une vague de piratage, service des impôts, il y
05:26avait eu l'éducation nationale avant,
05:27il y a eu France Travail auparavant, etc., etc. Ces bacs de piratage, elles posent deux difficultés.
05:31Une qui est individuelle, c'est-à-dire que les données des personnes, vous, moi, peuvent être sur le web
05:35et donc faire l'objet de lucrativité ou de mise en marché qui peuvent être dangereuses, avec des usurpations d
05:39'identité, y compris.
05:40Et une difficulté collective, qui est la sécurité de nos institutions de souveraineté.
05:44On l'a vu, par exemple, les ingérences étrangères au moment des élections municipales.
05:47Nous, à Toulouse, avec François Picpal, on a fait les frais d'ingérence étrangère.
05:50Donc, la fragilité des systèmes d'information de ce pays est un double problème, national et individuel.
05:55Est-ce que le gouvernement a fait ce qu'il fallait ? Je ne pense pas.
05:58Notamment, au budget dernier, la CNIL avait émis un avis disant qu'il aurait fallu qu'on ait à peu
06:02près au moins 40 équivalents temps plein
06:04dans l'agence de sécurité des systèmes d'information, l'ANSI.
06:08Or, le gouvernement en a fait cinq fois moins comme ajout.
06:10C'est typiquement des petites choses qui font que, économie budgétaire par économie budgétaire,
06:14en réalité, coupe budgétaire par coupe budgétaire,
06:16on a retiré, à tous les niveaux de services publics, les défenses numériques dont nous disposions.
06:21Et la France n'a jamais été aussi exposée à des menaces, soit étrangères, soit de grandes criminalités, par rapport
06:26à ces données.
06:27Il faut donc remettre les effectifs qui étaient nécessaires, qui sont consensuels parmi tous les experts.
06:32On dit qu'il faut au moins 40 personnes pour surveiller l'ensemble de ces données et de leur protection,
06:37et se demander pourquoi, lorsqu'une fuite de données, un vol en l'occurrence, a lieu début juin,
06:43on est au courant, mi-août.
06:45C'est que, visiblement, y compris dans la détection des failles, il y a un problème.
06:49Peut-être que lorsque le gouvernement a mis 40 milliards d'euros, 40 milliards d'euros dans la loi de
06:53programmation militaire,
06:54il aurait dû mettre au moins quelques centimes dans la cybersécurité civile, comme nous le demandions.
06:58Zora Bitton.
06:59Alors, compte tenu de la situation aujourd'hui économique des Français, pouvoir d'achat, sécurité, éducation, culture, etc.,
07:09on aurait pu imaginer que le programme de la France insoumise pouvait être, pour une grande majorité des Français, une
07:15réponse de justice sociale.
07:17Éventuellement, ça se débat.
07:19C'est projet contre projet, pourquoi pas ?
07:21C'est un projet de société comme un autre.
07:24Du point de vue social et économique, il était en temps d'âle.
07:27Là où vous avez complètement, j'allais dire, si je puis me permettre le terme,
07:34bousillé votre programme et en tout cas la crédibilité d'une France insoumise qui parlera à tous les Français,
07:41c'est quand vous avez trempé dans le palestinisme à outrance.
07:44Je m'explique.
07:45Le palestinisme, c'est quoi ?
07:47C'est le 7 octobre, quatre jours après, génocide.
07:50Quatre jours après.
07:51Reuters, AFP, tout est sourçable.
07:54Et depuis le 7 octobre, la France insoumise a décidé de faire du palestinisme son projet politique le plus obsessionnel,
08:04le plus en avant.
08:06Et c'est vrai, c'est vérifiable.
08:07Tout le monde a noté, calculé, vérifié combien la France insoumise.
08:12Et du coup, vous avez complètement perdu.
08:14En plus, c'était à dessein.
08:16Et d'ailleurs, c'est dit par plusieurs intervenants de la France insoumise, draguer un électorat, etc.
08:21Donc, les Français ont un sentiment de se dire que finalement,
08:25le projet économique et social de la France insoumise de 2012-2017,
08:30qui aurait pu être attractif, intéressant,
08:32parce qu'il peut être que sur le point de vue de notre pouvoir d'achat, etc.,
08:35on aurait pu être entendu.
08:36Mais en fait, le palestinisme permanent, permanent,
08:4120 millions de femmes afghanes invisibilisées.
08:44Hier, un discours de Jean-Luc Mélenchon, surréaliste, qui dit qu'il faut parler avec la Chine.
08:50Et d'ailleurs, il ne faut pas se préoccuper de ceux qui gouvernent,
08:54mais parler avec tout le monde.
08:56Et d'ailleurs, regarder du point de vue économique et diplomatique,
08:59ce que nous aurions comme intérêt à discuter avec la Chine.
09:02Ok ? D'accord ? Moi, je suis complètement d'accord.
09:05Ok ? Donc, on s'en fout de Netanyahou.
09:07Israël, qui est un des pays les plus avancés en technologie,
09:10qui vient de sortir une révolution absolument incroyable dans l'histoire de la médecine,
09:15c'est-à-dire arriver à éradiquer le cancer du pancréas le plus mortel,
09:21et qui me concerne...
09:22Qui sont aveuglés par leur palestinie, c'est ce que tu dis.
09:24Et moi, je dis pourquoi ? Pourquoi ?
09:26Alors, Adrien, Chloé, réponse.
09:27C'est quoi le projet, quoi ?
09:29Le projet, il est simple, c'est la défense du droit international.
09:31Je pense que les rapports entre les peuples sont une chose,
09:35il y a aussi des rapports entre des nations qui prennent la forme de rapports entre des gouvernements.
09:38Ce sont trois choses qui sont distinctes et qui sont organisées au niveau international,
09:41notamment depuis 1945,
09:42pour pouvoir organiser l'activité collective.
09:46Alors, évidemment, le quotidien, le droit international,
09:47c'est ce qui permet à des avions de décoller et d'atterrir,
09:49pour prendre des choses de base.
09:50Et c'est aussi ce qui permet d'avoir une cour pénale internationale
09:53qui acte qu'il y a des actions,
09:55qu'il y a des pratiques qui sont mises au banc de l'humanité.
09:58En l'occurrence, ce qu'a fait le gouvernement,
10:00ce que continue à faire le gouvernement israélien,
10:02à savoir un acte de génocide...
10:03Non, non, non, il n'est pas encore qualifié juridiquement.
10:06Laissez-moi finir.
10:07Quatre jours après...
10:08La cour internationale de justice...
10:09Non, mais vous pouvez être en désaccord.
10:11Vous pouvez être en désaccord.
10:12Non, vous ne pouvez pas mentir.
10:13Ça, je ne supporte pas.
10:14C'est-à-dire que...
10:14La cour internationale de justice, dans ses réquisitions...
10:17Aucun jugement n'est rendu.
10:19C'est une réquisition.
10:20C'est ce qui t'explique, c'est une réquisition.
10:22Voilà.
10:22C'est exactement ce que je suis en train d'expliquer,
10:23donc n'hésitez pas, mais laissez-moi finir une phrase.
10:25Moi, je vous ai écouté jusqu'au bout,
10:26alors que je trouvais insupportable votre explication de palestinisme
10:29quand on parle de 20 000 gamins sous des débris, d'accord ?
10:30Donc moi aussi, je peux lever la voix et commencer à m'insurger.
10:33Bon, parlons concrètement.
10:35Pense-t-on aujourd'hui que M. Netanyahou,
10:38c'est-à-dire le gouvernement d'extrême droite
10:39à la tête de l'État d'Israël,
10:41pratique, un, un génocide, je pense que oui.
10:42Deux, un nettoyage ethnique, notamment côté Céjordanie,
10:45je pense que oui.
10:46Trois, des crimes de guerre et contre l'humanité,
10:48par exemple au sud de Liban, je pense que oui également.
10:50Dès lors, si jamais il est concerné par ces trois violations
10:52du droit international,
10:53eh bien il faut des actions internationales
10:54qui sont entreprises contre lui.
10:55Et je pense que la France devrait,
10:58mériterait d'être à la pointe avancée du monde
11:00pour le respect des droits fondamentaux.
11:02Je n'ai pas dit que j'étais pro-Netanyahou.
11:04Je vous demande pourquoi vous êtes dans le palestinisme en obsession.
11:07Je n'ai pas dit que vous étiez pro quoi que ce soit.
11:09Je ne vous connais pas, je ne sais pas quels sont vos opinions dessus.
11:11Et puis par ailleurs, je m'en fiche un petit peu.
11:13Moi, je vous dis ce que j'en pense, moi.
11:14Vous en pensez ce que vous voulez.
11:15Bon, donc, je pense que M. Netanyahou est un criminel de guerre.
11:18Est-ce que la France a été à la hauteur ?
11:19Non, clairement pas.
11:20On a laissé M. Netanyahou survoler notre territoire
11:22alors qu'il fallait le remettre à la Cour pénale internationale.
11:25On continue à livrer des composantes d'armement.
11:27Dès lors, le gouvernement français a été complice
11:29dans les activités militaires de M. Netanyahou.
11:30Donc il faut agir, il faut avoir des sanctions
11:32contre le gouvernement de M. Netanyahou.
11:34Et oui, c'est comme ça que marche le droit international.
11:36C'est ce que vous ferez si vous arrivez au pouvoir.
11:39Exactement.
11:39Je voudrais qu'on revienne sur ce qui est au cœur de l'été là.
11:43Et notamment la préparation du budget.
11:45Parce que ça va être chaud à l'Assemblée nationale.
11:47Dès que la rentrée parlementaire va arriver.
11:50Ça va être chaud s'ils font n'importe quoi en face.
11:51Alors justement, parce que vous avez vu,
11:53au cœur de l'été, on a eu des petites pistes comme ça.
11:55Et notamment de désindexer les retraités les plus aisés.
11:58Alors c'est une piste de travail à partir de 3000 euros.
12:01C'est acceptable pour vous ou pas ?
12:03C'est votable pour vous ou pas ?
12:05Non, ce n'est pas acceptable.
12:05Parce qu'il s'agit d'abord d'une manière très étonnante.
12:083 000 euros brut.
12:10Très étonnante de couper la population sur leur statut d'activité.
12:13Pourquoi est-ce que des retraités devraient particulièrement contribuer ?
12:16Faire contribuer des gens.
12:17On pourrait estimer dans ce pays que les gens qui ont un très gros patrimoine
12:20pourraient contribuer un peu plus.
12:21Ce n'est pas ce qui est fait.
12:22C'est les retraités uniquement.
12:23Ça veut dire que quelqu'un de très riche qui aurait 40 ans ne contribuerait pas.
12:26Et puis deuxièmement, à partir de 3000 euros bruts,
12:29moi je ne suis pas convaincu que 3000 euros bruts,
12:31tiennent à la grande aristocratie financière dans ce pays.
12:33Et qu'on ait été les grands bénéficiaires depuis 2017
12:35des politiques de M. Macron.
12:37Car depuis 2017, M. Macron a redistribué chaque année
12:40à peu près 50 milliards de cadeaux fiscaux
12:42aux quelques ménages les plus aisés du pays.
12:44Ce ne sont pas celles et ceux qui seraient amenés à payer là.
12:46C'est beaucoup plus qui sont concernés.
12:48Et puis on connaît bien l'objectif derrière.
12:50S'ils nous disent qu'il faut équilibrer la caisse d'assurance IS,
12:53parce que c'est un des arguments, ils disent qu'on veut équilibrer.
12:55Dans ce cas-là, posons le débat politique.
12:57Où peut-on trouver 6 milliards d'euros pour équilibrer la caisse ?
12:59Moi, je pense qu'il y a d'autres propositions
13:01qui peuvent être mises sur la table, qu'il faut les discuter.
13:02J'en fais une ici.
13:03Si jamais on faisait contribuer les revenus de lever-vente d'action,
13:07les revenus d'intéressement et de participation
13:09au même titre que les salaires ordinaires aux caisses d'assurance IS,
13:12c'est-à-dire qu'on fait cotiser tous les revenus du travail à égalité,
13:15on lève 10 milliards d'euros.
13:16Donc le sujet, il est mis de côté immédiatement.
13:18On peut avoir d'autres options.
13:19On est d'accord, on n'est pas d'accord.
13:20Mais discutons des options financières réelles,
13:22plutôt que de vouloir absolument taper sur la tête des retraités.
13:25car l'objectif derrière, en réalité,
13:26c'est de désindexer les retraités soi-disant aisés
13:30pour qu'ils prennent des assurances privées.
13:31En réalité, on voit très bien l'objectif derrière,
13:33c'est d'ouvrir un marché de l'assurance privée
13:34en poussant des gens qui auraient les moyens,
13:36un tout petit peu, de cotiser de leur côté
13:38et de se détourner des caisses d'assurance IS.
13:40Est-ce que le gouvernement Lecornu va tenir cette législature ou pas ?
13:43J'espère que non.
13:44Je trouve que chaque jour qui passe, un jour de trop.
13:46Mais ça, c'est le cas depuis leur nomination.
13:47Moi, j'ai une question sur...
13:48Attends, Emmanuel, vas-y.
13:50Oui, non, l'escroquerie de votre parti,
13:53très brièvement, c'est de faire croire aux Français...
13:55C'est dit amicalement.
13:57Oui, je vois bien.
13:58Vous êtes un type sympa.
13:59Qu'est-ce que ce serait ?
13:59C'était pas amical, je ne sais pas comment ça serait.
14:01Vous êtes de commerce agréable.
14:02Tout à l'heure, je vous demanderais quand même
14:03de nous préciser ce que c'est que votre pince,
14:05la révolutionnaire,
14:05parce que vous avez tous ça.
14:07Le 1er mai en France, depuis 1889,
14:09le mouvement ouvrier arbore un triangle rouge.
14:11À l'époque, c'était du cuir qui était cousu sur les vêtements.
14:13C'est vraiment nécessaire en 2026.
14:16L'escroquerie de votre parti,
14:17qui est un parti escroc,
14:20c'est de faire croire aux Français crédules
14:22qu'en prenant plus aux riches,
14:24on va pouvoir non seulement redistribuer,
14:26mais faire vivre l'État normalement,
14:28alors qu'il y a une impasse financière.
14:29Vous êtes un type instruit, diplômé,
14:31vous le savez parfaitement.
14:33Il y a une impasse financière
14:34qui fait que votre programme n'est pas viable
14:36et que c'est du saupoudrage
14:38de prendre encore plus aux riches
14:39qui, de toute façon, partiront à l'étranger
14:40parce qu'ils ne sont pas plus cons que la moyenne,
14:42voire moins cons.
14:44Il n'y a pas de raison que les riches
14:45soient moins cons que la moyenne par ailleurs.
14:46– Vous trompez les gens,
14:48vous trompez les gens
14:49parce qu'en fait,
14:50l'échelle, elle est de 1 à 50.
14:51Vous pouvez prendre 1, 1, 1 plus aux riches,
14:55mais votre trou, il est de 50.
14:57Donc c'est la faillite, c'est la faillite.
14:59Moi, je ne veux pas d'une république sud-américaine
15:01communiste en faillite,
15:02même avec des types sympathiques
15:03comme vous, M. Clouet.
15:05– Promis, vous n'avez pas envie de parler espagnol.
15:07Bon, maintenant, parlons…
15:09– C'est la faillite assurée de la France avec vous.
15:10– Au-delà des grandes expressions.
15:14– Non, mais je prends un cas
15:15parce que vous avez fait un ensemble de cas.
15:16Mais vous dites,
15:17les riches partiront à l'étranger.
15:18Bon, d'abord, je pense que c'est pas leur faire…
15:23– Et les fonds riches, les petits riches, tous ?
15:24– Quand vous dites,
15:25les riches partent à l'étranger,
15:26je pense que ce n'est pas très respectueux
15:27d'imaginer que ces gens ne vivent que par leur portefeuille,
15:29beaucoup en attachement à la France
15:30parce que les gamins sont à l'école,
15:31parce qu'ils vivent ici, etc.
15:32Mais, même s'il y en avait qui partaient à l'étranger,
15:34vous savez qu'il y a des pays…
15:35– Avec vos impôts confiscatoires.
15:36– Je finis, je finis, je finis.
15:37Vous savez qu'il y a des pays comme les USA
15:39où, je rappelle que les USA,
15:40on était montés à 91% de tranches d'imposition
15:43sur les plus riches,
15:4491% maximum aux USA.
15:46Comment ils faisaient ça ?
15:46Eh bien, tout simplement,
15:47ils avaient créé le système de l'impôt universel.
15:49C'est-à-dire que lorsque quelqu'un de très aisé
15:51partait à l'étranger,
15:53eh bien, s'il payait moins d'impôts
15:54dans le pays où il était
15:55que son pays d'origine,
15:56il versait la différence…
15:58Ah, mais ce n'est pas applicable,
15:59mais pourtant, ils le font encore.
16:00C'est marrant, ça.
16:00Ce n'est pas applicable,
16:01pourtant, à la fin de ce mois,
16:03les contribuables nord-américains
16:05vont encore le faire
16:06et vont verser ce différentiel.
16:08Donc, bien sûr qu'on peut le faire
16:09et bien sûr que c'est la base
16:10avec laquelle il faut créer des coopérations.
16:11Dans le cadre de l'OCDE,
16:12il y a une discussion là-dessus.
16:13– Les gens prendront les nationalités étrangères,
16:14ce n'est pas applicable.
16:15– Alors, vous savez que ça dure un peu de temps,
16:16les nationalités, pour la prendre.
16:17Donc, ça nous laisse déjà 5-6 ans
16:18pour faire le différentiel.
16:20Rassurez-vous, la caisse sera bien remplie.
16:28– Pardon ?
16:28– Ou l'accès à une autre nationalité.
16:30– Combien de gens sont revenus ?
16:30– Les vraies fortunes, les vraies grandes fortunes.
16:32– Je vous retourne une question.
16:32Combien de gens sont revenus,
16:33combien de ménages fortunés sont revenus
16:34quand vous avez supprimé l'ISF ?
16:35– Ils ne reviennent pas
16:36parce que vous leur faites peur.
16:37– Alors, attendez.
16:38Ça veut dire que vous faites des cadeaux riches,
16:39ils ne reviennent pas et vous dites
16:40« mais ils ne reviennent pas
16:41parce que vous pourriez parler ».
16:42– Toutes les personnes de la France insoumise
16:43ne sont pas aussi sympathiques que vous,
16:46M. Clouet.
16:46– Mais personne n'y croit à vos histoires.
16:48À chaque fois que vous faites un cadeau riche,
16:49il n'y en a pas un seul qui revient
16:50et dès qu'on va leur faire payer des impôts,
16:51vous dites « attention, ils vont partir ».
16:52– Mais il n'y a pas eu de cadeau riche,
16:53vous racontez n'importe quoi.
16:53– La fin de l'ISF, c'est pas un cadeau riche ?
16:55– C'est des allègements d'impôts.
16:57Vous ne pouvez pas parler de cadeaux ?
16:58– Un impôt sur la fortune supprimé,
16:59ce n'est pas un cadeau.
16:59– Mais l'IFI a été maintenu,
17:00vous savez très bien que le rendement est très proche.
17:02– L'IFI est tout aussi énique.
17:05– Alors, combien rapporterait l'ISF ?
17:07– Vous seriez riche, M. Clouet,
17:09vous seriez le premier à partir,
17:10ne dites pas n'importe quoi, vous mentez.
17:12– Non, parce que moi, j'aime mon pays
17:13et j'aime financer des écoles, des hôpitaux et des pompiers.
17:16– Avec des impôts confiscatoires, vous resteriez ?
17:18– Oui, vous savez qu'on a la chance d'être millionnaire,
17:20on dit merci à son pays au lieu de se barrer.
17:22Mais vous savez combien rapporterait l'ISF aujourd'hui,
17:25s'il existait encore à la place de l'IFI ?
17:26– Mais très peu.
17:27– 5 milliards d'euros.
17:28– C'est rien, 5 milliards d'euros ?
17:30– Pour foutre en l'air toute l'économie française,
17:32des gens qui n'investissent plus,
17:33ce sont les gens qui tirent la France,
17:3520 000 foyers fiscaux sont partis.
17:36– 5 milliards d'euros, vous dites que c'est rien.
17:37Pourtant, c'est ce que vous voulez récupérer
17:39en désindexant les retraités.
17:40Donc là, il y a un choix qui est très clair.
17:41Est-ce que vous voulez faire payer
17:42des gens qui ont un très gros patrimoine
17:44ou pour la même somme, désindexer
17:46la moitié des retraités de ce pays ?
17:47– Moi, j'ai fait mon choix.
17:48– Je me tais après, mais ce qui est terrible, M. Clouet,
17:50au-delà de votre sympathie, encore une fois,
17:51en tant que vous êtes de commerce agréable,
17:53c'est que vous n'accéderez pas au pouvoir.
17:56Mais rien qu'avec les idées folles que vous brandissez,
17:58les riches y partent déjà, vous approvissez notre pays,
18:00rien que par votre existence politique.
18:02– Rendez-vous au mois d'avril déjà,
18:05enfin au mois de mai, puisque ce sera le premier tour
18:07de l'élection présidentielle.
18:08Puis rendez-vous dimanche pour le discours
18:09de Jean-Luc Mélenchon, que l'on écoutera bien sûr.
18:12Merci Adrien Clouet d'être venu vous confronter au GG.
18:15Merci beaucoup.
18:16Et bon séjour dans la Drôme pour ces Amphi.
18:20– Merci.
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