- il y a 19 heures
Aujourd'hui dans Mediterraneo : détour par la Sardaigne à la découverte d'une technique de pêche aux thons ancestrale et unique au monde. Détour par l'Ile de Beauté où nous irons nous régaler sur le marché de Bastia, et pour finir détour par la Grèce visite accompagnée du parc du lac de Kerkini, un paradis pour les oiseaux migrateurs. Année de Production :
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00:06Aujourd'hui dans Méditerranéo, des tours par la Sardaigne à la découverte d'une technique de pêche au thon ancestrale
00:12et unique au monde.
00:14Des tours par l'île de beauté où nous irons nous régaler sur le marché de Bastia.
00:18Et pour finir, des tours par la Grèce visite accompagnée du parc du lac de Kerkini, un paradis pour les
00:24oiseaux migrateurs.
00:48Il existe donc en Sardaigne une tradition de pêche au thon très particulière qu'une poignée de tonniers tentent de
00:55maintenir.
00:56Cette technique ancestrale ne se pratique que quelques jours dans l'année.
01:00Les poissons ne sont pas capturés au large mais piégés le long des côtes.
01:03Nous prenons la mer pour rejoindre l'île de San Carlo.
01:07Musique
01:25Chaque printemps, les pêcheurs sardes installent non loin de leur côte un piège.
01:30Utilisées depuis plusieurs siècles pour pêcher le thon rouge de Méditerranée.
01:41On n'a pas de marge d'erreur.
01:44Tout doit être parfaitement aligné.
01:47C'est comme construire une maison, sauf que nous, nous la construisons sous l'eau.
01:53Plus tard, des filets accrochés aux encres viendront compléter un dispositif ingénieux.
02:03En tout, sept cages, reliées les unes aux autres, forment une sorte de labyrinthe dont les thons ne sortiront pas
02:12vivants.
02:14Le piège reste ouvert, mais les thons n'ont pas l'idée de faire demi-tour.
02:20Ils s'enfoncent au contraire vers l'intérieur, vers la septième et dernière nasse, qu'on appelle chambre de la
02:28mort.
02:31Ce stratagème repose sur la connaissance fine des courants et de l'animal.
02:43Le dispositif de la Madrague, c'est comme un barrage de 900 mètres qu'on déploie en pleine mer.
02:49Le thon, en fonction des courants et des tempêtes, se heurte à lui.
02:55Si ces connaissances n'ont pas disparu, c'est parce que les raïs, les chefs de cette pêche, en ont
03:01été les dépositaires depuis des siècles.
03:04Luigi est l'un des derniers encore en activité.
03:08Pour moi, le mot raïs est d'origine arabe et signifie chef.
03:14Dans la tonara, c'est un terme qu'on utilise beaucoup.
03:19Je sais que je fais quelque chose d'unique et de rare, parce que désormais, nous sommes devenus rares.
03:30Car cette pêcherie située sur une île au sud de la Sardaigne est l'une des dernières qui fonctionnent encore
03:36dans le respect de cette tradition.
03:40De février à fin juillet, le raïs et ses hommes vont vivre ensemble.
03:44C'est une vie particulière, coupée du monde, sous les ordres du raïs, à qui ils doivent respect et obéissance.
04:08Je suis le seul à décider.
04:12Je suis le seul à savoir comment faire les choses, à qui les faire faire et comment.
04:40De chaque côté de Luigi, il y a les vices raïs.
04:45Ensuite, viennent les chefs de barque.
04:47Il y en a huit en tout.
04:48Et les plus éloignés de Luigi sont les tonniers de base.
04:53Il ne viendrait à personne autour de cette table l'idée de commencer à manger sans attendre le chef.
04:59Il y a toute une hiérarchie qui peut conduire, étape après étape, à occuper un jour le sommet de la
05:05pyramide.
05:06« J'ai travaillé avec un raïs avant moi, pendant une dizaine d'années.
05:19Je faisais le vice-raïs.
05:22Après, je suis devenu raïs assez jeune,
05:26pour la moyenne des 200 années qui nous ont précédés. »
05:37Luigi a commencé ici, dans cette pêcherie abandonnée depuis,
05:42située juste en face, sur la côte.
05:44Il travaillait sous les ordres de son oncle, qui était raïs, il y a 30 ans.
05:53« Les raïs d'avant ne t'apprenaient rien.
05:57Si tu ne parvenais pas à leur voler le métier, tu n'y arrivais pas.
06:01Et donc, pour moi, j'ai appris comme ça, à force d'observer en douce. »
06:12Comme la plupart des tonaras, celle-ci a fermé.
06:15Les thons n'ont pas aimé les rejets industriels déversés dans la mer.
06:25Si celle de Luigi reste encore en activité,
06:28c'est grâce à la combativité de la famille,
06:30qui en est propriétaire depuis le XVIIIe siècle.
06:35« Mon père, à l'époque, qui était avocat,
06:38a fait un grand procès contre ces entreprises,
06:40qui étaient toutes des sociétés publiques.
06:44Il a gagné, ce qui a permis de stopper les déversements de bouts toxiques.
06:49En 10 ans, la mer est redevenue propre et poissonneuse. »
06:54Mais partout ailleurs,
06:56l'industrialisation des côtes a eu raison de cette méthode ancestrale.
07:00Les routes empruntées par ce poisson migrateur ont été perturbées.
07:04Le moindre écart de température d'eau, de pollution,
07:08et cet athlète qui parcourt des milliers de kilomètres,
07:11changent d'itinéraire.
07:13Les bancs remontent la Méditerranée au printemps
07:15jusqu'aux portes de la mer Noire
07:17pour y déposer leurs oeufs, puis ils repartent.
07:20Le thon rouge a permis ainsi de nourrir
07:23les populations du bassin méditerranéen depuis l'Antiquité.
07:32Maintenant, le piège est en place.
07:36À intervalles réguliers,
07:38des plongeurs vont vérifier si les thon commencent à le remplir.
07:47Mais cette année, tout a pris du retard.
07:50La météo n'a pas été bonne.
07:52Il y a eu trop de tempêtes.
07:59Et puis, un drame est arrivé.
08:02Luigi est tombé gravement malade,
08:04a dû être hospitalisé.
08:06Un cancer l'a emporté en quelques semaines.
08:15Désormais, tout repose sur les hommes de Luigi
08:18qui sont bien décidés à mener jusqu'au bout
08:20la campagne de pêche qui va commencer.
08:23Leur raïs s'est montré plus bavard que les autres
08:26il leur a transmis quelques-uns de ses secrets.
08:34On a tellement appris.
08:36Il nous a si bien enseignés.
08:40On est fiers en même temps
08:42de mener à terme ce travail qu'il nous a transmis.
08:47Pour nous, c'est quelque chose de grand.
08:50Vraiment une chose magnifique.
08:52Pour moi, ça a été différent.
08:55Parce qu'avec le raïs, avec Luigi,
08:57nous avons travaillé ensemble 35 ans.
09:01Peu de temps après l'installation du piège,
09:05les thons sont arrivés,
09:06ne laissant aux hommes de Luigi
09:08qu'un court moment de deuil.
09:15Les orphelins du raïs
09:17vont se mesurer à l'un des spécimens
09:19les plus puissants du monde marin.
09:23Un animal
09:24que les pêcheurs abordent
09:25avec le plus grand respect,
09:27même si l'issue du combat va lui être fatale.
09:30Les cages se referment.
09:38Affolés,
09:39les poissons cherchent une issue.
09:46La panique décuple
09:48la puissance des thons.
09:53Au milieu du tumulte,
09:55les pêcheurs doivent affronter
09:56un à un
09:57ces mastodontes marins.
10:00Un corps à corps dangereux,
10:02mais c'est le seul moyen
10:03de capturer ces poissons
10:04de plusieurs centaines de tonnes.
10:07Pour éviter les souffrances inutiles,
10:10ils sont assommés
10:11dès qu'ils sont hissés
10:12à bord des barques.
10:14C'est un travail surhumain
10:16qui n'a jamais représenté
10:18une menace
10:18pour la survie de l'espèce.
10:39Derrière ces images intenses,
10:41c'est une forme de sagesse ancestrale
10:43qui se perpétue ici.
10:45Ne pas tuer pour tuer,
10:47ne prendre que le strict nécessaire.
10:50240 tonnes de thon par an.
10:52Un petit quota
10:53qui assure tout juste
10:55la survie de la pêcherie
10:57et des familles
10:57qui en dépendent.
11:11Il faudra trouver rapidement
11:13un nouveau raïs
11:14pour que ce mode de vie
11:16ne disparaisse pas complètement
11:17des rives de la Méditerranée.
11:30Une plongée au cœur
11:32du palpitant marché de Bastia.
11:34Chaque semaine,
11:35les étals de charcuterie,
11:36fromage, spécialité locale
11:38régalent les gourmands
11:39dans une ambiance chaleureuse.
11:41Un lieu, source d'inspiration
11:43pour une artiste de la ville.
11:54Quand le soleil se lève
11:56sur le port de Bastia,
11:57le ciel et la mer s'embrasent.
12:00La ville se réveille
12:02avec la lumière.
12:04À quelques pas du port,
12:06chaque week-end,
12:08le marché, ou Merca,
12:09s'installe sur la place.
12:13À 73 ans,
12:14Toussaint Plané
12:15est le doyen des vendeurs.
12:18Dorade, mûlé, loup,
12:19ils vendent ce qu'ils pêchent
12:20dans les temps de Bigoulia.
12:22Ici, le poisson,
12:24c'est une affaire de famille.
12:25Mon grand-père était pêcheur,
12:26mon père était pêcheur,
12:27mes oncles étaient pêcheurs.
12:29Et puis le marché,
12:29si vous voulez,
12:30dans le milieu de la pêche,
12:31c'est une grande famille.
12:33On est tous plus ou moins cousins.
12:35Ça, c'est pas des produits
12:36qui arrivent de l'extérieur.
12:38Il est maintenant
12:39le dernier poissonnier du marché,
12:42nostalgique d'une époque révolue.
12:45Vous aviez toute l'allée là,
12:47il y avait des poissonnières.
12:49C'était des femmes de pêcheurs
12:52ou des mères de pêcheurs
12:53ou des sœurs des poissonnières
12:56qui vendaient pour la famille.
12:58Aujourd'hui,
13:00une soixantaine d'artisans
13:01mettent en valeur
13:02les produits corse.
13:04Le cœur de la ville
13:05y bat deux jours durant.
13:07Un incontournable
13:09de la vie bastiaise.
13:12C'est super convivial.
13:14Il est toujours plein.
13:16C'est un grand moment.
13:17Moi, ce que j'aime ici,
13:18surtout,
13:18c'est la bonne ambiance.
13:20Une atmosphère particulière
13:22dont Célia Graziani
13:24s'imprègne.
13:25C'est la peintre
13:26de cette place
13:27où elle habite.
13:28Elle dessine sur sa tablette
13:29ce marché
13:30qu'il inspire.
13:31Ça grouille,
13:32c'est effervescent de vie.
13:34Donc ça, j'adore.
13:35C'est l'humain,
13:35le côté effervescent,
13:39vie sociale,
13:40les gens qui se rencontrent,
13:41qui discutent.
13:42Ce marché,
13:43elle en connaît
13:44presque tous les producteurs.
13:45C'est les frappes ?
13:46Oui, c'est les frappes.
13:47Allez, attends.
13:48Merci.
13:49Et aime en goûter les saveurs.
13:51Ça, elles sont décieuses.
13:53Les frappes,
13:53un petit beignet
13:54à la fleur d'oranger.
13:55C'est la spécialité
13:57de chez nous.
13:59Une pâtisserie traditionnelle
14:00faite maison,
14:02cuisinée à la demande
14:03selon les goûts du client.
14:06C'est parfumé à la vanille,
14:08citron,
14:09eau de vie,
14:09pastis.
14:11Pour Célia Graziani,
14:13ce marché est comme
14:14une scène à ciel ouvert
14:15dont elle saisit
14:17les instants.
14:18Ici,
14:19elle se sent
14:19comme à la maison.
14:21On est en ville
14:22mais on a
14:22cet esprit
14:24de village.
14:25On dira.
14:26c'est tous les anciens,
14:28les enfants,
14:29tout le monde se connaît,
14:30tout le monde se côtoie,
14:32tout le monde,
14:32c'est comme une grande famille.
14:34Une famille
14:35dont elle peint
14:36les personnages
14:37dans sa boutique
14:39avec vue
14:40sur le marché.
14:43Parmi eux,
14:45il y a
14:45l'éleveur de porc,
14:47Pierre Albertini,
14:48qui vend sa charcuterie
14:49dans son fameux
14:50prix de zout.
14:52Vous voyez le gras
14:53dans le maigre,
14:54le persil,
14:55et ça,
14:55c'est un bon jambon.
14:57Ici,
14:58tout est pur corse.
15:02Et les clients
15:03sont des inconditionnels.
15:06C'est local,
15:07ils ont leurs propres
15:08cochons et tout,
15:09voilà.
15:10Ils élèvent,
15:11ils élèvent leurs cochons
15:13et donc,
15:14on sait d'où ça vient.
15:16C'est pas industriel.
15:17Un peu plus loin,
15:18il y a le berger,
15:19Antoine Orsoni,
15:21250 brebis.
15:22Avec le lait,
15:23il fait du fromage
15:24mais aussi
15:24une autre spécialité.
15:26Ce sont des galettes
15:28de fromage
15:29et ça s'appelle
15:30le milliacioli.
15:31Il y a du fromage
15:32frais,
15:32du petit lait,
15:34de la farine
15:35et c'est salé.
15:37Et on mange ça
15:37quand, comment ?
15:39A toute heure.
15:40Les bergers
15:41mangeaient
15:41les milliacioli
15:42autrefois
15:43quand ils étaient
15:44en transhumance.
15:45Ils sont aujourd'hui
15:46le régal
15:46de tous les Corses.
15:48Ils sentent bon
15:48le pays.
15:49C'est que c'est
15:49nostral
15:50et c'est que c'est
15:50fait ici.
15:52Le fromage d'ici.
15:54Les Brunini,
15:55eux,
15:55sont les spécialistes
15:56des fruits
15:57et légumes bio.
15:58Une passion de famille
15:59depuis 4 générations.
16:01Ici,
16:01les clients
16:02sont des fidèles.
16:04C'est fait maison
16:05et puis c'est naturel.
16:07Et puis regardez,
16:08on hume la Corse.
16:11Certains privilégiés
16:13passent même
16:14commande
16:14par téléphone.
16:16C'est une commande
16:17d'Etienne et de Manarini,
16:18une personnalité locale
16:21qui a 95 ans.
16:23Du coup,
16:23pour lui faire plaisir,
16:25on va lui mettre
16:25deux légumes de côté.
16:26Il y en a même
16:27qui partagent
16:28leurs recettes
16:29de petites courgettes.
16:30Vous les faites bouillir,
16:32vous les coupez en deux
16:33et ensuite,
16:34vous mettez
16:34une petite sauce
16:35avec un yaourt,
16:36de la menthe
16:36et du citron.
16:37Et du citron
16:39corse.
16:40Voilà.
16:40Et c'est excellent.
16:41Je vous assure
16:42qu'elle est très très bonne.
16:43Je remercie le bon Dieu
16:44tous les jours
16:44de m'avoir épousée.
16:47On mange trop.
16:49Sur la place du marché,
16:51le café est ouvert
16:52en 1911
16:53par Jeanne Bernard.
16:54Son arrière-petit-fils
16:56est au service.
16:57Il recrée
16:58l'atmosphère chaleureuse
16:59d'autrefois.
17:01Tout le monde
17:02se retrouvait
17:02autour des bars
17:03présents ici
17:04à l'époque
17:05sur la place du marché.
17:06C'est ce que nous essayons
17:07de perpétuer aujourd'hui.
17:09Et mieux que des mots,
17:13c'est la musique traditionnelle corse
17:20qui célèbre la gaieté
17:22de ce matin de printemps
17:25sur le marché de Bastia.
17:33Et c'est un parc extraordinaire
17:35qui nous attend à présent.
17:37Le parc de Kerkini,
17:38en Grèce,
17:39est situé
17:39non loin des frontières
17:40de la Bulgarie
17:41et de la Macédoine du Nord.
17:43Une nature protégée
17:44qui se révèle
17:45très accueillante
17:46notamment pour les oiseaux migrateurs.
18:02Une nature envoûtante,
18:04paisible,
18:06dans un environnement
18:07paradoxalement créé par l'homme.
18:10C'est un barrage
18:11construit en 1932
18:13sur la rivière Strimonas
18:14qui a donné vie
18:15au lac Kerkini.
18:21Selon les saisons,
18:23c'est entre 5000
18:24et 7300 hectares
18:26qui s'offrent
18:27aux oiseaux
18:27et aux ornithologues.
18:29Costas Papadopoulos
18:30allie passion et travail.
18:32Il est garde
18:33au parc national
18:34et grand amateur d'oiseaux.
18:37Ils viennent ici
18:39apparemment
18:39pour deux raisons.
18:40La nourriture abondante
18:42et la sécurité
18:43que leur offre cet endroit.
18:44Ils ont donc
18:45de quoi manger,
18:46ce qui est la principale
18:47préoccupation
18:48de ces espèces.
18:49Ils ont la sécurité,
18:50il y a des endroits
18:51pour la reproduction.
18:52Ce sont les principales raisons
18:53pour lesquelles ils viennent
18:54dans le parc national
18:55de Kerkini.
18:58Ce havre de paix
18:59accueille pendant
19:005 à 6 mois de l'année
19:01ces très rares
19:02zoanennes,
19:03une espèce menacée.
19:04On trouve aussi
19:05des spatules,
19:06des ibis falcinelles,
19:08des grèbes huppées
19:10ou des échasses blanches.
19:14D'importantes colonies
19:16de flamants roses,
19:17de pélicans
19:18ou de cormorants
19:19sont attirées
19:20par les eaux
19:21très poissonneuses.
19:23312 espèces d'oiseaux
19:24fréquentent
19:25le parc national
19:26du lac Kerkini.
19:36Les rives du lac
19:38font de très bons
19:39postes d'observation.
19:44Mais les touristes,
19:45particulièrement nombreux
19:47en automne,
19:48préfèrent le plus souvent
19:49une découverte
19:50en bateau.
19:53Le tourisme fait tourner
19:55de larges pans
19:56de l'économie
19:57dans les 22 villages
19:59du parc national
20:00du lac Kerkini.
20:06Nous avons beaucoup
20:07de touristes.
20:08Ils viennent ici
20:08du monde entier.
20:10Dans notre région,
20:11à la base,
20:11nous vivons du tourisme.
20:14Il y a des gens
20:15qui viennent d'Europe
20:15et du monde entier.
20:19Au-delà de l'observation
20:20de la nature,
20:21le parc national
20:22créé en 2006
20:23offre ses montagnes,
20:25ses villages,
20:26ses monuments,
20:27ses monastères
20:28aux visiteurs.
20:29La région vit à 50%
20:31du tourisme
20:32et à 50%
20:33de l'agriculture.
20:38Et dans ce secteur,
20:40il y a un animal
20:40emblématique,
20:42le buffle.
20:45Sur les 6500
20:46qui sont élevés
20:47en Grèce,
20:485000 vivent
20:50sur les rives
20:50du lac Kerkini.
20:54De l'eau,
20:56de la boue,
20:57de la nourriture
20:58en abondance,
20:59la présence
21:00du buffle ici
21:00est une longue tradition
21:02et elle n'est visiblement
21:03pas près de s'arrêter.
21:08Depuis environ 15 ans,
21:09les buffles font partie
21:10d'un programme
21:11de conservation
21:11et de protection
21:13des races animales rares
21:14de l'Union européenne.
21:16Grâce à ça,
21:17les éleveurs reçoivent
21:18une subvention
21:18pour préserver
21:19et augmenter
21:20le nombre des buffles.
21:21Pour cette raison,
21:23les troupeaux ont vu
21:23leur taille augmenter.
21:25Autour du lac Kerkini,
21:26le buffle est élevé
21:27pour sa viande
21:28mais surtout
21:29pour son lait,
21:30très riche en protéines.
21:36La bufflone
21:37n'est pas très productive,
21:393 à 4 litres par jour
21:40contre plus de 20 litres
21:41pour une vache laitière
21:43mais le secteur
21:44semble en plein essor.
21:52Je suis assez content
21:53de mon travail
21:53mais ça demande
21:55beaucoup d'efforts.
21:57Le lait de bufflone
21:58sert à produire
21:59de nombreux produits
22:00fromagers
22:01et des confiseries
22:02que les gens
22:03consomment et apprécient.
22:05Certains touristes
22:06s'intéressent de très près
22:07au buffle.
22:08Ce groupe d'amis
22:09venus du Val d'Aoste
22:10en Italie
22:10a choisi comme guide
22:12le président
22:13du syndicat
22:13des éleveurs.
22:16Mon père,
22:17mon grand-père,
22:18ils avaient des chevaux.
22:19C'était comme des cow-boys ici.
22:20C'était très sauvage.
22:23Allons-y.
22:25On va voir les buffles
22:26maintenant.
22:35À cette période de l'année,
22:37seuls quelques troupeaux
22:38sont encore
22:39dans les pâturages.
22:45C'est pour ça
22:46que le lait
22:46est si nutritif.
22:48Elles sont dehors,
22:49elles mangent de l'herbe,
22:50elles vivent sainement.
22:53C'est aussi l'occasion
22:54d'en apprendre
22:54un peu plus
22:55sur la région.
22:59Avant que le barrage
23:00soit construit,
23:01toute cette zone
23:02et la zone
23:03à la vale du barrage
23:05où se trouvent
23:06mon village
23:06et les autres villages ici,
23:08c'était une grande jungle
23:09de grandes forêts
23:12avec des eaux
23:13peu profondes,
23:14très poissonneuses
23:15et des ours,
23:16des loups,
23:17tout ça.
23:18C'était il y a 90 ans.
23:21C'est pas si loin.
23:24En voyant ces animaux
23:26qui sont tellement différents
23:27de ceux que nous avons
23:27dans notre région,
23:28qui sont des vaches
23:31et avec tout ce que nous a expliqué
23:33le monsieur,
23:33on comprend vraiment
23:34quelle est la qualité de vie
23:35dans un endroit
23:36comme celui-ci.
23:37Très belle expérience.
23:41Lumières,
23:42décors,
23:44artistes.
23:47En cette fin octobre,
23:49le spectacle sur le lac
23:50est grandiose.
23:55Théodoros Naziridis,
23:57le responsable
23:57du parc national,
23:58ne s'en lasse pas.
23:59Ce jour-là,
24:00les pélicans blonds
24:01sont l'objet
24:02de son attention.
24:03Il y en a
24:042 à 3 000
24:05près du lac,
24:06venus du delta
24:07du Danube.
24:12Pendant la saison
24:13de migration
24:14à l'automne,
24:15il devrait passer
24:16à proximité
24:17d'Istanbul
24:17et continuer
24:18vers le sud.
24:20Au lieu de faire ça,
24:21font un long détour
24:22pour venir à Kerkini.
24:24Au gré des saisons
24:25et du niveau de l'eau,
24:27le lac Kerkini
24:28a toujours beaucoup
24:28à offrir
24:29à ses visiteurs,
24:30humains
24:31ou animaux.
24:37Méditerranéo,
24:37c'est fini
24:38pour aujourd'hui.
24:39A bientôt
24:39pour d'autres découvertes
24:40en Méditerranée.
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