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  • il y a 7 minutes
Un policier a été lynché à Belfort. Arnaud Fabre, professeur et auteur du Crépuscule de savoir, a affirmé : «Tout ça discrédite le mouvement des jeunes.»

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Transcription
00:00Oui, je crois que la première des choses, c'est que des scènes d'une telle violence et les agressions
00:06des personnels,
00:07que ce soit les personnels de l'éducation,
00:09les proviseurs, les surveillants, les pompiers, les commerçants situés dans les établissements...
00:17Tout ça, déjà, ça discrédite le mouvement des jeunes.
00:21Moi, je ne parle plus de blocus, du mouvement des jeunes, on est sur autre chose.
00:24Il faut quand même en parler, parce que ce que Médie disait, et c'est très juste, c'est qu
00:27'il y a eu quand même des étapes.
00:28C'est-à-dire que la première étape, c'est un mouvement social.
00:32Ce mouvement social, c'est un mouvement de jeunes qui, pour certains, peut-être, ne veulent pas suivre de cours.
00:36Qui a vite dérapé, quand même.
00:37Bien sûr. Pourquoi ? Parce que s'agrègent à ça des personnes qui, très souvent, sont déscolarisées
00:44et qui ont un compte, parfois, réglé avec l'école, parce qu'ils ont été exclus
00:48et puis parce qu'ils n'ont pas forcément choisi la voie, tout simplement, des études, etc.
00:54Ils sont en déshérence.
00:55Ce n'est pas qu'avec l'école, parce que quand on s'agresse, avec l'État.
00:59Cet individu est encore polarisé, non ?
01:01Oui, en plus.
01:03Des jeunes qui, finalement, ont 17, 18, 19, 20 ans et ne font rien de leur journée.
01:09Et ces jeunes-là, ils discréditent totalement le mouvement des lycéens qui, rappelons-le quand même,
01:15le ministre a estimé, en l'occurrence, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation,
01:20a estimé que les revendications des lycéens étaient, pour la plupart, légitimes,
01:23notamment sur les locaux, sur des emplois du temps qui, souvent, sont remplis de trous
01:29à cause de la réforme d'un de ses prédécesseurs, des professeurs malades non remplacés,
01:34des postes non pourvus.
01:36On a fait, quand même, des rentrées avec des postes de proviseurs adjoints, d'assistantes sociales,
01:41de matières principales, de français, de maths, de sciences éco, de physique,
01:47dans des filières très scientifiques, où il n'y a pas de professeurs.
01:52Donc, nos élèves, ils sont les premiers à voir un peu comme les malades à l'hôpital.
01:57Ils voient tout de suite les dysfonctionnements des urgences.
01:59Eh bien, nos élèves et leur famille voient les dysfonctionnements, aujourd'hui,
02:03de l'éducation nationale, qui sont dues, quand même, à un sous-investissement chronique
02:08qui dure depuis des années.
02:09Il y a eu des moyens, quand même.

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