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00:07Générique
00:17C'est l'heure de Medi-Info, ravie de vous retrouver pour ce nouveau carrefour de l'information.
00:22On commence tout de suite par le journal et les titres.
00:25Nouvelle sanction contre Téhéran, le gouvernement américain a annoncé une nouvelle salve de sanctions
00:30touchant notamment l'or, la technologie et l'aviation.
00:35Le secrétaire général de l'ONU propose de jouer un rôle de facilitateur pour le transport baritim des engrais par
00:42le détroit d'Hormuz.
00:43Cette nuit, un pétrolier a été touché par un projectile inconnu.
00:50Enfin, face à un risque de régionalisation du conflit soudanais, Washington propose une résolution au Conseil de sécurité des Nations
00:58Unies
00:59pour appliquer un embargo sur les armes à l'échelle de l'ensemble du territoire soudanais.
01:04Jusqu'à présent, l'embargo était limité à la région du Darfur.
01:12On commence au Maroc où Sa Majesté le roi Mohammatis Amir el-Moumini n'a présidé hier au palais royal
01:17de Rabat,
01:18une veillée religieuse à l'occasion de l'aïd al-Mawlid al-Nabawi al-Sharif qui est célébré.
01:23Aujourd'hui, le souverain a été accompagné de son Altesse royale, le prince héritier Moulay el-Hassan,
01:29le prince Moulay Rachid et le prince Moulay Ahmad.
01:32Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Soufiq, a lui prononcé une allocution
01:37dans laquelle il a présenté le bilan des activités du Conseil supérieur et des conseils locaux des ulama.
01:59Et à l'occasion de l'aïd al-Mawlid al-Nabawi, le souverain a accordé sa grâce à 634 personnes.
02:06Certaines sont en détention, d'autres en liberté.
02:10Elles ont été condamnées par différents tribunaux du royaume à l'annonce faite du ministère de la Justice.
02:18Je vous le disais hier, le gouvernement américain a affirmé sa volonté de couper toutes les ressources économiques de l
02:25'Iran.
02:25Lors d'une conférence de presse, le ministre des Finances Scott Benson a présenté un nouveau train de sanctions
02:32dites secondaires, touchant non pas l'Iran directement, mais ses partenaires commerciaux.
02:37Sont concernés les échanges sur l'or, la technologie, mais aussi les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.
02:44Il n'a toutefois pas précisé quand elle entrerait en vigueur,
02:48ni quel pays pourrait se retrouver dans le viseur des Etats-Unis.
02:54Et Téhéran y voit un aveu de faiblesse des Etats-Unis.
02:57C'est le ministre iranien de l'économie qui a répondu à Washington sur la télévision iranienne.
03:03Il a promis une nouvelle défaite aux Américains en assurant que Téhéran disposait d'un plan de deux ans
03:08pour contrer ces nouvelles sanctions.
03:11On l'écoute.
03:15Les Etats-Unis préparent depuis longtemps leurs plans, mais nous étions également préparés à ces développements.
03:20Le gouvernement dispose d'un plan sur deux ans.
03:22Les sanctions américaines ont causé des dommages à notre économie,
03:26avec notamment l'inflation, la pression sur la monnaie et les pénuries.
03:29Mais ces sanctions ne sont pas nouvelles pour nous et nous avons déjà fait face à des situations similaires.
03:34Les Etats-Unis ne pourront pas couper les voies financières et commerciales de l'Iran.
03:38Nous avons nos propres moyens et nous ne resterons pas uniquement sur la défensive.
03:44Ils doivent également s'attendre à une riposte de notre part.
03:47Deux grandes puissances mondiales ont déjà refusé de soutenir les nouvelles sanctions américaines.
03:53Et nous pensons que d'autres pays les rejetteront également.
04:00Un pétrolier a été touché par un projectile inconnu qui a endommagé sa salle des machines
04:06et l'a rendu inopérant cette nuit au large domaine dans le détroit d'Hormuz,
04:10détroit où le trafic maritime est 85 fois inférieur à son niveau d'avant-guerre.
04:17Hier, le secrétaire général de l'ONU a proposé dans ce contexte que l'institution joue le rôle de facilitateur
04:24pour le transport maritime des engrais par le détroit d'Hormuz.
04:28Et c'est Papa Al-Younsar qui nous en parle en regardant.
04:33L'ONU se positionne pour débloquer le détroit d'Hormuz, passage clé du commerce mondial,
04:38verrouillé par l'Iran en riposte aux frappes américaines.
04:41Face à cette paralysie, le secrétaire général des Nations Unies propose que l'institution joue le rôle de facilitateur neutre.
04:52L'objectif est simple, réduire les risques immédiats, favoriser un transit plus ordonné et prévisible
04:58et contribuer à rétablir la confiance nécessaire à la diplomatie et à la désescalade.
05:03Il peut être rendu opérationnel rapidement.
05:09Concrètement, l'ONU propose un mécanisme d'enregistrement et de vérification des navires transportant des engrais et des produits connexes,
05:17complétés par un dispositif de prévention des incidents pilotés depuis Omane.
05:22Une mesure qui ne modifierait en rien les droits ou obligations des États au regard du droit international,
05:28mais qui nécessite l'accord de toutes les parties impliquées.
05:32Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de la coopération et de la volonté politique des partis.
05:37J'emporte tous les concernés à s'engager sérieusement et de manière constructive.
05:42Ce mécanisme ne remplace pas le rétablissement complet des droits et libertés de navigation,
05:47ni les situations politiques nécessaires pour mettre fin à ces conflits, mais c'est une première étape pratique.
05:53La tâche s'annonce toutefois complexe.
05:56Téhéran réclame des frais de navigation pour les navires transitant dans la zone,
06:00une condition fermement rejetée par les États-Unis.
06:03De son côté, le président américain martèle avoir le contrôle total du détroit avec le blocus des ports iraniens.
06:12On poursuit avec les rebelles outils du Yémen qui disent avoir attaqué un pétrolier saoudien au large du port saoudien
06:22de Yambou.
06:22Un missile balistique a provoqué un incendie à bord du navire et entraîné la fuite de plusieurs autres bâtiments présents
06:28dans la zone ciblée.
06:30C'est ce qu'a déclaré le porte-parole des rebelles outils dans un communiqué.
06:36Les États-Unis ont annoncé avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme.
06:45Une liste sur laquelle le pays figurait depuis maintenant 47 ans.
06:50Noa Bazir.
06:52La Syrie libérée du lourd fardeau des sanctions américaines.
06:57Washington a en effet retiré la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme
07:02sur laquelle elle figurait depuis 47 ans.
07:05Ahmed El-Shara a exprimé ses vifs remerciements au président américain et à toutes les nations qui ont soutenu son
07:11pays.
07:14Aujourd'hui, la Syrie se débarrasse d'un lourd fardeau et tourne une page douloureuse de son passé
07:19pour s'engager sur la voie du développement, de la reconstruction et de la réédification.
07:25Grand peuple de Syrie, vous l'avez fait à nouveau.
07:28Les sanctions ont été levées et les restrictions supprimées.
07:31Je demande à Dieu Tout-Puissant de nous aider à vous servir.
07:34J'exprime ma profonde gratitude au président des États-Unis, Donald Trump,
07:38ainsi qu'à toutes les nations amies et solidaires qui se sont tenues à nos côtés.
07:44Sortir de la liste des pays accusés de terrorisme permettra désormais à la Syrie
07:48d'attirer des investissements pour financer la reconstruction des infrastructures du pays,
07:53dévastée par près de dix ans de guerre civile.
07:59Nous espérons que la levée de ces derniers obstacles ouvrira la voie à l'amélioration de la situation économique
08:05et permettra à la Syrie de renouer avec le système financier et économique mondial.
08:11Cela contribuerait à développer les investissements en Syrie et les flux de capitaux vers le pays.
08:19Après sa prise de pouvoir en décembre 2024,
08:22Ahmed El-Sharey avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar el-Assad.
08:28Une annonce qui avait conforté les États-Unis en les incitant à réintégrer la Syrie dans l'économie mondiale.
08:35Selon le secrétaire d'État américain,
08:36cette mesure élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie
08:42et offre au peuple syrien une voie vers la prospérité.
08:49Nous nous intéressons à présent aux nouveaux droits de douane annoncés par le président américain.
08:55Quelle réponse face à Trump ?
08:56Le Canada dévoilera-t-il aujourd'hui ?
08:59Une réponse aux nouveaux droits de douane sur l'acier et les voitures,
09:03notamment trois jours après la rupture des discussions des ministres canadiens des finances,
09:08de l'industrie et du travail,
09:09qui détailleront donc la réponse d'Ottawa aux nouvelles sur taxes américaines.
09:16Attaques meurtrières en Haïti.
09:18Environ 40 personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi
09:23par des membres de gangs armés à Kenskoff.
09:27Selon le maire de cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince,
09:31les recherches se poursuivent.
09:32Certaines personnes sont toujours portées disparues.
09:35Les membres de gangs ont fait une incursion dans un camp de déplacés situé dans une église
09:40et exécuté plusieurs personnes.
09:41Le bureau du Premier ministre a exprimé sa profonde compassion pour les victimes et leurs familles.
09:47Le gouvernement a annoncé l'envoi de renforts afin de rétablir la sécurité dans la zone.
09:55Il y a deux mois, jour pour jour, deux puissants séismes frappaient le Venezuela.
10:02Des quartiers entiers de Caracas ont été rayés de la carte.
10:05Le dernier bilan de la tragédie est de 6 509 morts et encore un très grand nombre de disparus.
10:11Des familles attendent toujours de retrouver le corps de leurs proches et enfin pouvoir
10:19faire leur deuil.
10:21Ils attendent dans la douleur.
10:22Certains n'en peuvent plus et se sont joints aux autorités pour participer aux recherches.
10:30On ne peut pas parler d'espoir.
10:31On est toujours sous le choc.
10:33Je n'ai pas eu le temps de pleurer mes proches.
10:35J'ai perdu ma mère et si elle avait survécu, elle serait ici à rechercher les victimes sous ses ruines.
10:45Les personnes dont le corps n'a pas encore été retrouvées ne sont pas considérées comme mortes
10:48mais comme disparues.
10:49A ce jour, le gouvernement n'a toujours pas publié de chiffres sur le nombre de personnes
10:53qui n'ont plus donné de signes de vie.
10:54A la Guayara, les autorités ont procédé à plusieurs implosions contrôlées de bâtiments
10:59menaçant de s'effondrer.
11:00Le Venezuela ne s'est toujours pas remis du séisme.
11:05L'activité est morte.
11:07Les commerces se sont effondrés.
11:08D'autres sont en très mauvais état.
11:10Mais il ne faut pas baisser les bras.
11:11Il faut continuer à se battre.
11:12Le peuple en a besoin.
11:17Des milliers d'habitants vivent encore dans des camps temporaires,
11:20souvent dans des conditions précaires,
11:21cernées par les plus torrentiels qui se sont abattus ces dernières semaines
11:24sur la région.
11:25Le gouvernement intérimaire de Delcy Rodriguez a promis des logements
11:29pour les sinistrés.
11:30Sur les 4000 promis d'ici la fin de l'année,
11:32335 ont été mis à disposition à ce jour.
11:36Aux Etats-Unis, un incendie géant s'est déclaré à proximité de la ville de Reno,
11:42dans le Nevada.
11:43Le Brasier a ravagé plus de milliers d'hectares en quelques jours sur les contreforts de la Sierra Nevada.
11:48Des dizaines de milliers de personnes ont également reçu l'ordre d'évacuer les détails.
11:52Et dans ce sujet, réalisé par Nusseladine Ounayn.
11:58Le feu est gigantesque et n'arrête pas de progresser.
12:00Surnommé le Oak Fire, il avance aux portes de Reno, l'une des principales villes du Nevada.
12:07Plus de 40 000 personnes ont évacué dans l'urgence.
12:10Des dizaines de milliers d'autres ont été placés en état d'alerte
12:13et sont appelés à faire leur bagage.
12:14Les consignes sont formelles.
12:15Chaque personne doit se tenir prête à évacuer à tout moment.
12:20Le feu était tout proche.
12:22On a vu les flammes.
12:23On s'en est sortis de justesse.
12:26Je m'inquiète.
12:27Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.
12:28C'est un coup au moral.
12:30Avec ma femme, on habitait ici depuis les années 80,
12:32avant que ce foutu incendie ne vienne.
12:35Le feu se propage à une vitesse fulgurante.
12:38Depuis samedi, il a déjà ravagé plus de 6 000 hectares.
12:40Les pompiers peinent à maîtriser les flammes.
12:42Pour l'heure, ils n'ont réussi à contenir que 27% du périmètre.
12:45Aucun mort n'est à déplorer à ce stade,
12:47mais le feu carbonise tout sur son passage.
12:49Il a déjà détruit des maisons situées au sommet des montagnes
12:52et fait 7 blessés, dont 3 secouristes.
12:57Les équipes d'évaluation ont recensé 32 maisons détruites
13:00et 6 endommagées.
13:02Ces chiffres devraient encore augmenter
13:04car les opérations d'évaluation se poursuivent.
13:06Actuellement, 23 000 personnes sont soumises
13:09à un ordre d'évacuation
13:10et 40 000 autres sont invitées
13:12à se tenir prêtes à évacuer.
13:15Les centaines de pompiers américains
13:17mobilisés contre l'incendie
13:18ont reçu l'appui d'équipes spécialisées
13:20venues d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
13:22Les autorités locales ont demandé
13:23la fermeture de toutes les écoles du comté.
13:26Concernant son origine, aucune certitude.
13:28Le chef des pompiers locaux ignore si l'incendie a été déclenché par accident ou volontairement.
13:35Et l'actualité, c'est aussi cette tornade d'une rare violence à Pommasse
13:39dans le département de l'Aude en France.
13:42Le bilan humain reste limité à 39 blessés
13:45mais les dégâts matériels, vous le voyez, sont impressionnants.
13:48Habitants et autorités sont donc à pied d'œuvre
13:52pour déblayer et réparer ce qui peut l'être
13:54dans ce village des Corbières.
13:56Il s'agit d'un événement exceptionnel
13:58et très traumatisant pour l'ensemble des habitants
14:00a déclaré la sous-préfète de l'Aude,
14:02Marie-Hélène Bouissac,
14:04lors d'un point de presse.
14:06Météo France avait placé
14:08plusieurs départements du sud-ouest
14:10dont l'Aude
14:11en vigilance orange
14:14aux orages.
14:17Retour sur le continent
14:19avec Khartoum meurtri
14:22au Soudan,
14:23un pays en guerre,
14:24vous le savez, depuis trois ans maintenant,
14:26un conflit qui risque aujourd'hui
14:29de s'étendre à l'ensemble de la région
14:31et risque que les États-Unis ont proposé
14:33de contenir en appliquant un embargo
14:35sur les armes sur l'ensemble
14:37du pays, embargo
14:38qui jusqu'à présent se limitait
14:40à la région du Darfour,
14:42une proposition portée par une résolution américaine
14:44présentée hier
14:45au Conseil de sécurité des Nations Unies.
14:47Sans nouvel accord,
14:49l'embargo actuel expirera
14:50le 12 septembre prochain.
14:54Un risque avéré de régionalisation
14:56du conflit,
14:57c'est ce qu'a condamné le Tchad
14:59après des bombardements aériens
15:01signalés à la frontière
15:03avec le Soudan,
15:04justement,
15:04dans la soirée du jeudi 20 août.
15:06Des bombardements attribués
15:08à des belligérants
15:09impliqués dans le conflit soudanais,
15:10l'armée tchadienne
15:11a fermement dénoncé
15:13ces hostilités
15:14qu'elle qualifie
15:15de violation
15:15de son intégrité territoriale.
15:18On écoute le général de Brigade,
15:20Shanann,
15:21Issaka Atchia.
15:22Bien qu'aucune victime tchadienne
15:24n'ait été enregistrée à ce jour
15:27et tout en condamnant avec force
15:30cette nouvelle violation
15:32de l'intégrité territoriale
15:34de notre pays,
15:36l'état-major général des armées
15:38met fermement en garde
15:40les belligérants
15:41sur le risque suicidaire
15:43qu'il encoure
15:44en continuant à vouloir étendre
15:46le conflit soudano-soudanais
15:49sur le territoire tchadien.
15:51L'état-major général des armées
15:53rassure la population
15:55que les forces de défense
15:57et de sécurité
15:57maintiennent leur alerte
16:00au niveau le plus élevé
16:01afin de riposter énergiquement
16:03à toutes menaces
16:05susceptibles de porter atteinte
16:07à la paix
16:08et à la sécurité
16:10des tchadiennes et tchadiens.
16:13On prend la direction de Niamey
16:15qui accueille jusqu'au 29 août
16:17les premières sessions confédérales
16:19des parlements du Mali,
16:21du Niger et du Burkina Faso.
16:22La session inaugurale
16:24a permis d'installer
16:25un parlement confédéral
16:26réunissant les représentants
16:28des trois pays membres.
16:29Le compte rendu
16:30avec notre correspondant
16:31sur place,
16:32Jean-Gibri Lwilya.
16:35Ils sont au total
16:3645 députés confédéraux
16:38à raison de 15
16:39désignés respectivement
16:40par le Niger,
16:41le Mali
16:41et le Burkina Faso.
16:44A Niamey,
16:44c'est une nouvelle étape
16:45qui vient d'être franchie
16:46ce lundi
16:47avec l'ouverture officielle
16:49de la première session
16:49du Parlement
16:50de la Confédération
16:51des Etats du Sahel.
16:53Après le Collège
16:54des chefs d'Etat
16:55et le Conseil des ministres,
16:56l'organe législatif
16:58vient jeter les bases
16:58d'un rapprochement
16:59entre institutions parlementaires
17:01des trois Etats.
17:02Les organes législatifs
17:04de nos Etats
17:05ont engagé
17:06dans un esprit
17:07de dialogue permanent
17:08un travail de concertation
17:10afin de définir
17:11les mécanismes
17:13devant leur permettre
17:14d'accompagner efficacement
17:15l'intégration confédérale.
17:19Il nous appartient donc
17:20de faire des sessions confédérales
17:23du Parlement de l'AIS
17:24l'expression
17:25d'une conviction concrète.
17:28En plus d'une harmonisation
17:29des législations
17:30au niveau régional,
17:31le Parlement confédéral
17:33aura pour mission
17:33d'accompagner la gouvernance
17:35à travers des avis
17:36et recommandations
17:37formulées sur diverses questions.
17:39Un rôle de législateur
17:41qui passe par la traduction
17:43des aspirations populaires
17:44auprès des institutions
17:45de l'espace communautaire.
17:47Il lui revient
17:48de rapprocher davantage
17:50les institutions confédérales
17:52des citoyens,
17:53de porter leurs préoccupations
17:55et de contribuer
17:57à l'élaboration
17:58de réponses communes.
18:00Il devra veiller
18:01à ce que l'intégration
18:03ne demeure pas seulement
18:04l'affaire des gouvernements,
18:06mais qu'elle soit comprise,
18:08portée et vécue
18:09par les populations.
18:11Durant les prochains jours,
18:12les travaux de ces sessions
18:13confédérales
18:14permettront de renforcer
18:15la coopération
18:16entre Parlement
18:17des trois pays membres
18:18de l'Alliance des États du Sahel.
18:19Plusieurs recommandations
18:21sont d'ailleurs attendues
18:22au terme de ces premières assises
18:24pour une réponse commune
18:25sur diverses questions
18:26d'intérêt régional.
18:28Et place à présent
18:30à notre entretien
18:31avec l'invité de la rédaction.
18:43À moins d'un mois
18:44des élections législatives
18:46du 23 septembre,
18:47les partis marocains
18:48sont déjà engagés
18:49dans une intense bataille
18:51pour les investitures,
18:53ralliement,
18:53changement d'étiquettes
18:54et recrutement
18:56de personnalités connues
18:57se multiplient
18:58alors que les programmes,
18:59eux, restent encore
19:00plutôt en retrait
19:02du débat public.
19:03Le politologue
19:04Moustapha Srimi
19:05est notre invité
19:07de la rédaction.
19:08Bonjour, professeur,
19:09et bienvenue à vous.
19:14Bonjour.
19:16Alors, à moins d'un mois
19:18du scrutin,
19:19on parle beaucoup plus
19:20de candidats,
19:22j'ai envie de dire,
19:23des investitures
19:25et des ralliements
19:25plutôt que des programmes.
19:27Est-ce que cela donne
19:28déjà une indication
19:30sur la nature
19:31de cette campagne électorale
19:33au Maroc ?
19:38Il faut dire pour commencer
19:39que nous sommes
19:40dans un schéma
19:42préélectoral
19:43depuis pratiquement
19:45une année,
19:46mais ça,
19:46c'est la loi du genre.
19:47Maintenant,
19:48les choses s'accélèrent
19:49et vous savez
19:50que le 10 septembre prochain
19:53jusqu'au 22
19:53du même mois
19:55va s'organiser
19:56officiellement
19:57la campagne électorale.
19:59Alors,
19:59nous avons cette période
20:00intermédiaire,
20:01donc,
20:02de ces deux mois écoulés
20:03sur lesquelles
20:04pèsent,
20:05me semble-t-il,
20:06cumulativement
20:06deux contraintes
20:07qui expliquent
20:09l'apathie générale
20:10un peu
20:12du débat politique
20:15et partisan.
20:15Première contrainte,
20:17il faut le rappeler,
20:18c'est évidemment
20:18l'impact
20:19de la Coupe du Monde
20:20du 10 juin
20:21au 19 juillet
20:22où il y a eu
20:23une polarisation générale
20:25légitime,
20:26d'ailleurs,
20:27à propos,
20:28donc,
20:28de ce qui se déroulait
20:29aux États-Unis,
20:30au Canada et au Mexique
20:31où le Maroc était partie
20:32prenante,
20:33vous le savez.
20:33Et donc,
20:34cette conjoncture-là
20:36de près de six semaines,
20:38cette semaine même,
20:39a fait qu'il y a eu
20:40une sorte de stérilisation
20:42de la vie politique,
20:44de la vie parlementaire.
20:45S'y ajoute,
20:47depuis le 30 juillet dernier,
20:49une autre contrainte,
20:50c'est ce qui s'est passé
20:52à propos des flux migratoires
20:53illégaux
20:54dans la direction
20:55de l'enclave
20:57de ce retard.
20:58et ça,
20:59ça a beaucoup pesé,
21:00évidemment,
21:00sur le climat politique.
21:02Aujourd'hui,
21:03enfin,
21:03nous retrouvons,
21:04si je puis dire,
21:05une conjoncture normale
21:06avec, donc,
21:08la campagne électorale
21:09qui démarre
21:11difficilement,
21:12lentement,
21:13du fait que c'est encore
21:14un mois estival
21:15et de fin de vacances.
21:17Mais ce qui est intéressant
21:18à observer,
21:19c'est que,
21:20il me semble-t-il,
21:21les partis politiques
21:22ont du retard
21:24à l'allumage
21:24pour se mobiliser.
21:26C'est tellement vrai,
21:27vous l'avez dit,
21:28que pour l'heure,
21:29nous n'avons pas encore
21:30les programmes
21:31des partis politiques.
21:32Suivant l'agenda
21:33que j'ai,
21:34le parti de l'Estirral
21:35présente enfin
21:36son programme
21:39exactement le 29 août
21:41courant,
21:41donc dans quelques jours.
21:42Il sera suivi
21:44par le PAM,
21:45également par le PPS
21:46et le RNI.
21:48Donc,
21:48c'est à partir
21:48de la fin de ce mois-ci
21:50que nous aurons
21:51une claire connaissance
21:53et une claire appréhension
21:54de ce que programment
21:56les uns et les autres.
21:57D'accord.
21:58La difficulté
21:58pour ce programme,
22:00me semble-t-il,
22:01et celle-ci,
22:02oui,
22:02je voudrais revenir
22:04sur la difficulté
22:04de ce programme,
22:05mais je vous laisse
22:06poser votre question.
22:08On reviendra
22:08sur la difficulté
22:09du programme,
22:10on en parlera,
22:11c'est au cœur
22:11de notre entretien,
22:13professeur Semi,
22:14évidemment,
22:14mais en attendant
22:15les programmes,
22:16il se trouve
22:16que le mercato politique,
22:18lui,
22:19s'accélère
22:20ces dernières semaines,
22:22des élus,
22:23des personnalités
22:25qui changent
22:25de formation
22:26pour obtenir
22:27une investiture.
22:28Est-ce nouveau,
22:30selon vous,
22:31au sein du fonctionnement
22:33électoral marocain
22:34ou assiste-t-on
22:35plutôt cette année
22:36à une accélération
22:37du phénomène ?
22:43Le phénomène
22:44de la transhumance
22:45auquel vous faites référence
22:46est un phénomène
22:47récurrent
22:48qu'on trouve
22:48dans toutes les élections
22:49du Maroc.
22:51On a vu un certain
22:51nombre d'élus
22:53changer
22:53donc d'une législature
22:55à une autre,
22:56parfois même d'ailleurs
22:57au cours
22:58de la même législature,
22:59mais ça,
22:59ça a été réglé.
23:00Ça a été réglé
23:01puisque,
23:02au terme
23:02de la nouvelle constitution,
23:05un parlementaire élu,
23:07s'il change
23:08de parrainage politique
23:09et destitué,
23:11il y a une destitution
23:13validée
23:14par la Cour constitutionnelle.
23:15Le phénomène,
23:16vous avez raison
23:16de le relever,
23:17s'est accentué
23:17cette fois-ci.
23:18Pourquoi ?
23:19D'abord,
23:20un chiffre.
23:21Il y a aujourd'hui
23:22pas moins
23:23d'une bonne trentaine
23:24de dossiers
23:25de déchéance
23:27de mandats
23:28qui sont instruits
23:29par la Cour constitutionnelle.
23:31Il y en a 30,
23:32on va arriver
23:32sans doute à 35.
23:33Ça prouve
23:34que c'est un gros mouvement.
23:35C'est un gros mouvement,
23:36ce n'est pas quelque chose
23:36d'isoler.
23:37Question,
23:38pourquoi il y a
23:39ce changement
23:41de parrainage politique
23:43complété d'ailleurs
23:44par ce que vous avez appelé
23:46le mercato
23:47avec des passages
23:49de partis,
23:50de candidats,
23:51de députés
23:52sortant
23:52vers un autre parti,
23:54etc.
23:54Ça tient au fait
23:55qu'il y a
23:56un phénomène nouveau
23:57qui est un phénomène
23:58institutionnel
23:59qui joue
24:00avec la nouvelle constitution.
24:01C'est l'article 47
24:02de la constitution.
24:03L'enjeu électoral
24:05aujourd'hui,
24:06ce n'est pas simplement
24:07d'avoir un nombre
24:08de sièges arithmétiques
24:09au Parlement,
24:10c'est également,
24:12si c'est possible,
24:13d'arriver premier.
24:14Pourquoi il faut arriver
24:15premier ?
24:16Parce qu'au terme
24:16de l'article 47
24:17de la constitution,
24:18ça va laisser le roi,
24:19un homme comme chef
24:20du gouvernement,
24:21quelqu'un au sein
24:22du parti premier,
24:24arriver premier aux élections.
24:26Et ça,
24:26c'est un fait nouveau,
24:28c'est-à-dire que nous avons
24:29une transformation
24:30de notre système électoral,
24:32il ne s'agit plus
24:32de dégager
24:34une majorité,
24:35il s'agit au-delà
24:36de la majorité,
24:37en même temps,
24:38de travailler
24:38pour que le parti X,
24:40ce voulant majoritaire
24:42ou prétendument majoritaire,
24:44arrive premier.
24:44Et donc,
24:45c'est un élément
24:45de polarisation
24:46qui pèse évidemment
24:48sur le mercato.
24:50J'y ajoute évidemment
24:51un problème déontologique
24:53et éthique,
24:54parce que c'est un élément
24:56de brouillage
24:57de la perception
24:58des élus
24:59par les citoyens,
25:01puisqu'un député
25:02se présente
25:02avec telle coloration politique
25:04ou tel parrainage
25:06et puis change de parrainage,
25:08tout ça évidemment
25:08pose un gros problème
25:10déontologique.
25:11Et puis,
25:12il y a aussi le fait
25:13que ça prouve
25:14que l'enracinement
25:16et que les valeurs militantes
25:19des uns et des autres
25:20sont moindres
25:21et sont insuffisantes
25:22et qu'il n'y a pas
25:23beaucoup d'attachement
25:24à un certain nombre
25:25de valeurs
25:25qui donnent leur identité
25:26aux partis politiques.
25:29Alors,
25:30on observe également
25:32que certains partis
25:33mettent en avant
25:35des jeunes
25:36et de nouveaux profils.
25:38Est-ce que c'est le signe
25:40d'un véritable renouvellement
25:42des élites politiques,
25:44véritablement,
25:45selon vous ?
25:49Alors,
25:49je vais vous répondre
25:50de manière nuancée,
25:51si vous le permettez.
25:53Renouvellement
25:54de partis politiques
25:55oui et non.
25:57Renouvellement
25:58pour ce qui est
25:59d'un certain nombre
25:59d'ouvertures faites
26:01en direction
26:01de jeunes,
26:02de femmes,
26:04de nouveaux profils,
26:04oui,
26:05c'est un phénomène
26:06que l'on observe,
26:07etc.
26:07Mais par ailleurs,
26:09c'est là le côté négatif
26:10de ma question,
26:11il y a un phénomène
26:12de cooptation
26:12et de népotisme.
26:14Je puis vous dire
26:15que la majorité
26:18des partis politiques,
26:20opposition
26:23et majorité sortant,
26:24etc.,
26:25pratique à cet égard
26:26un phénomène
26:27de népotisme
26:28et de cooptation
26:29qui se vérifie
26:30par plus d'une vingtaine
26:32de fils
26:32et de filles
26:33d'eux,
26:34donc,
26:35qui sont candidats
26:35aux élections.
26:36Et ça,
26:36évidemment,
26:37c'est de nature
26:37à peser
26:38sur le climat électoral
26:39et sur la dynamique
26:42potentielle
26:42de renouvellement
26:43des élites.
26:44Autre point aussi
26:45qui est une limite
26:47au renouvellement
26:47des élites,
26:48c'est le fait
26:49que les partis politiques
26:50préfèrent parrainer
26:51des profils
26:52ayant soit
26:53une base économique
26:54et sociale,
26:56soit une position locale,
26:58soit une position régionale,
26:59etc.
27:00Pourquoi ?
27:00Parce qu'il s'agit
27:01de faire du chiffre,
27:02d'avoir des sièges
27:03et pas forcément
27:05de faire des ouvertures
27:06vers de nouveaux profils,
27:08vers des ingénieurs,
27:09des médecins,
27:09des professeurs,
27:10des cadres,
27:11etc.,
27:11ou des éléments
27:12des forces vives.
27:13Donc voilà un peu
27:13les contraintes
27:14qui pèsent
27:15sur le processus
27:16affiché,
27:17voulu,
27:18espéré,
27:19mais qui n'est pas réalisé,
27:22donc de renouvellement
27:22des élites politiques
27:24et parlementaires.
27:26D'accord.
27:27Alors,
27:27professeur Hasseimi,
27:28vous parliez tout à l'heure
27:30d'apathie du débat public,
27:32de stérilisation
27:34de la vie politique
27:35et parlementaire
27:36et en quelque sorte
27:39d'un retard
27:39d'allumage
27:40des partis politiques
27:41en ce qui concerne
27:42les programmes,
27:43justement.
27:44C'est un autre élément
27:45à relever.
27:46Il se trouve effectivement
27:47que les programmes
27:48commencent à peine
27:49à être dévoilés
27:51et il ne semble
27:53toujours pas
27:54structurer
27:55le débat électoral
27:58dans le pays.
27:59Pourquoi est-il
28:00aussi difficile
28:01de voir s'installer
28:02une véritable confrontation
28:05des projets politiques
28:07de part et d'autre ?
28:12Sur le papier,
28:13on peut relever
28:14qu'il y a
28:1634 partis
28:17en compétition.
28:18De fait,
28:19il n'y en a
28:19qu'une bonne dizaine
28:21qui comptent
28:22escompté
28:22des sièges.
28:23Si vous prenez
28:25les calculs,
28:26vous avez
28:27trois partis
28:28de la majorité
28:29et vous avez
28:30cinq de l'opposition
28:31et dans le Parlement
28:33sortant,
28:33je parle de la Chambre
28:34des représentants,
28:35ils totalisent
28:3692%
28:37des 395 sièges.
28:40Il y a 8%
28:41qui restent
28:41pour des petits partis
28:42marginaux.
28:44Donc,
28:44premier point.
28:45Alors,
28:46le paradoxe est là,
28:47c'est qu'on a,
28:47en principe,
28:48une offre partisane
28:49qui est large
28:50puisqu'elle couvre
28:52un certain nombre
28:53de secteurs
28:55et donc,
28:56sur ce plan-là,
28:58c'est important.
29:00C'est important
29:02à dire,
29:02mais ce qui pose
29:05problème,
29:06ce qui pose problème,
29:07c'est que cette offre
29:08partisane
29:09est peu différenciée.
29:12Elle est peu différenciée
29:14du fait que,
29:16globalement,
29:16finalement,
29:17les partis politiques
29:18sont d'accord
29:18sur un certain nombre
29:20de grands secteurs
29:22lesquels
29:22les grands chantiers,
29:24l'État social,
29:26la nécessité,
29:27évidemment,
29:27de réduction
29:28des inégalités
29:30sociales et territoriales,
29:32problème du modèle
29:32de développement,
29:33et puis,
29:34la priorité
29:35à donner
29:35un certain nombre
29:36de grands secteurs
29:36comme,
29:37évidemment,
29:37la santé,
29:38l'éducation,
29:39mais aussi la nécessité
29:40de trouver
29:41de nouvelles possibilités
29:43de promotion
29:43de l'emploi
29:44et de réduction
29:44du chômage.
29:45Il y a peu de différences
29:46au total
29:47pour ce qui est
29:49des propositions
29:50des uns et des autres
29:50et on le verra
29:51d'ailleurs dans quelques jours
29:52avec les programmes
29:53des partis politiques,
29:54donc des programmes
29:55politiques peu différenciés.
29:57Alors,
29:57comment va se faire
29:58le vote des électeurs
29:59puisque l'offre partisane
30:01qui est proposée
30:02est une offre
30:03peu différenciée,
30:04c'est pratiquement
30:05un menu
30:07pour employer
30:07une métaphore
30:09culinaire,
30:10gastronomique
30:10et ce n'est pas
30:11forcément à la carte.
30:13Alors,
30:13ça va se jouer,
30:14me semble-t-il,
30:15sur la crédibilité
30:16des partis,
30:17évidemment,
30:18qu'il y a des partis
30:18qui sont plus crédibles
30:19que d'autres,
30:20tout le monde le sait,
30:21etc.,
30:22du fait du passé,
30:23du fait d'un bilan
30:25de gestion,
30:25etc.
30:26Ça va se jouer également
30:27sur les profils
30:28des candidats.
30:30Le vote au Maroc,
30:31ce n'est pas un vote,
30:32aujourd'hui,
30:33ça n'est plus un vote
30:36militant,
30:36idéologique,
30:37comme c'était le cas
30:38du temps
30:39des ferveurs
30:40des années 60,
30:4170,
30:4280,
30:43etc.
30:43C'est un vote
30:44qui se fait
30:45plutôt sur un profil,
30:47un vote en faveur
30:48de notables,
30:49en faveur de compétences,
30:50etc.
30:51Et ça,
30:52évidemment,
30:52ça réduit d'autant
30:54les différenciations
30:56programmatiques,
30:58militantes,
30:58idéologiques
30:59entre les uns
30:59et les autres.
31:01Alors,
31:02on va continuer
31:03à parler des programmes,
31:05mais pas seulement.
31:06Est-ce que les partis
31:07marocains considèrent
31:08encore aujourd'hui
31:09le programme
31:10comme le principal
31:12instrument de conquête
31:13de l'électorat,
31:15vous venez d'en parler
31:15en partie,
31:16ou bien l'ancrage
31:17local et la personnalité
31:19du candidat
31:20restent-ils déterminants ?
31:22Comment cela se joue
31:23au sein des structures
31:25politiques marocaines
31:26aujourd'hui ?
31:30Vous avez raison,
31:31il y a peu
31:32de teneurs politiques
31:34maintenant
31:34pour ce qui est
31:35des programmes,
31:36puisque,
31:37vous savez,
31:38il y a un phénomène
31:39donc de,
31:41de rassemblement
31:42qui fait que
31:43les uns et les autres
31:44se retrouvent globalement
31:46sur les grands chantiers
31:47et la feuille de route
31:492026-2031,
31:50elle est pratiquement dessinée,
31:52je l'ai dit,
31:52c'est les grands chantiers,
31:53c'est l'État social,
31:54c'est la consolidation
31:55de la démocratie,
31:57des institutions,
31:58la lutte contre la corruption.
31:59Ça se jouera
32:00sur l'efficience
32:02des politiques publiques
32:04avec des moyens limités
32:06et une meilleure
32:06gouvernance étatique.
32:08Je crois que c'est fondamental
32:09et peut-être que le choix
32:11se fera précisément
32:12sur ce critère-là,
32:13ce qui n'était pas
32:14le cas auparavant.
32:15Il y a de moins en moins
32:17d'intérêts portés
32:18au profil politique
32:19des candidats
32:21qu'à leurs compétences
32:23managériales,
32:24réelles ou supposées.
32:25Ça,
32:25c'est le premier point.
32:27Le deuxième point
32:28intéressant peut-être,
32:29c'est le déclin
32:30du politique au Maroc.
32:32C'est un phénomène
32:32que l'on observe
32:34graduellement
32:35depuis des années,
32:36qui s'est accentué
32:36aujourd'hui,
32:37du fait qu'il n'y a
32:39que 4% des jeunes
32:40qui sont dans
32:41les partis politiques
32:42et que l'essentiel
32:43de la dynamique sociale
32:45et politique
32:46se retrouve où ?
32:48Non pas dans le champ
32:49institutionnel occupé
32:51par les partis politiques,
32:52mais dans le domaine
32:53digital des réseaux sociaux.
32:55Et c'est ça,
32:56le paradoxe
32:56de notre vie politique.
32:57C'est un système
32:59institutionnel
32:59de représentation.
33:00il s'agit de voter
33:01pour des parlementaires,
33:03355,
33:03mais en même temps,
33:05l'intérêt des citoyens
33:06est un intérêt
33:07qui s'exprime
33:08davantage
33:09sur les réseaux sociaux
33:10et pas dans le cadre
33:12des manifestations
33:13habituelles
33:14et des rassemblements
33:14des partis politiques.
33:16C'est un gros problème
33:17qui est posé
33:17à la démocratie marocaine,
33:19mais ce n'est pas propre
33:19au Maroc d'ailleurs.
33:21Et donc,
33:21l'intérêt peut-être
33:22des partis,
33:23c'est de se repositionner
33:24dans le domaine
33:27digital et numérique
33:28pour être davantage
33:30à l'écoute
33:30des préoccupations,
33:32des interrogations,
33:33des attentes
33:33et des besoins
33:34des citoyens.
33:35Se repositionner
33:37sur la dynamique
33:39des réseaux sociaux,
33:41sur la dynamique
33:41des jeunes,
33:42sur la dynamique
33:43digitale
33:44fait partie
33:45donc des nouveaux
33:46défis
33:47de ces élections
33:48en 2026
33:49au Maroc.
33:51Merci infiniment
33:52Moustapha Srimi
33:54d'avoir été
33:54l'invité
33:55de la rédaction.
33:56Je rappelle
33:57que vous êtes
33:57professeur de droit
33:58et politologue.
33:59C'était passionnant
34:00comme d'habitude.
34:01Merci à vous.
34:05Merci à vous.
34:08Voilà.
34:09Et tout de suite,
34:09on va parler culture
34:10avec Myriam Ramlichy
34:12qui reçoit
34:12la Galerie Stable.
34:14là, à ma bouffe.
34:25Mesdames et messieurs,
34:26bonjour et bienvenue
34:28dans l'invité culture.
34:29Focus aujourd'hui
34:30sur une exposition
34:31intitulée
34:32« Ce que la fête sauve ? »
34:35Une exposition
34:35qui est actuellement
34:36en cours,
34:37exposition collective
34:38qui a démarré
34:39le 26 juin
34:40et qui devrait se poursuivre
34:41jusqu'au 17 septembre
34:422026.
34:44Elle réunit
34:4517 plasticiens
34:46avec une même nécessité,
34:49celle de retrouver
34:49dans le geste
34:50un espace
34:51de réparation.
34:53Les artistes
34:53convoquent
34:54des récits intimes,
34:55des fragments de vie,
34:56des espaces
34:57suspendus
34:58où le réel
34:58se transforme.
35:00Chaque œuvre
35:00est une invitation
35:01à ralentir,
35:02à regarder autrement,
35:03à laisser entrer
35:05ce que la fête
35:05porte de plus essentiel.
35:07la présence à l'autre,
35:08la chaleur du collectif
35:09et puis l'éclat fugace
35:11d'un instant partagé.
35:13On va justement
35:13en parler
35:14de cette exposition
35:15avec Abla Ababou
35:17qui est galeriste
35:19et qui organise
35:20également cette exposition.
35:21Bonsoir à vous.
35:22Bonjour à vous plutôt.
35:24Bonjour.
35:25Merci Meryem
35:25de m'avoir invitée.
35:27Merci d'avoir accepté
35:29cette invitation.
35:30Alors vous êtes galeriste.
35:31Cette exposition
35:32se tient au sein
35:33de votre galerie
35:34qui s'appelle également
35:35Abla Ababou
35:36qui porte votre nom.
35:38Exact.
35:39Une exposition
35:40intitulée
35:41Ce que la fête sauve.
35:43Alors pourquoi aujourd'hui
35:44on a besoin
35:45de faire un petit peu
35:46la fête ?
35:47Pourquoi ce choix ?
35:48Je crois que vous l'avez
35:51précisé auparavant.
35:53Je pense qu'aujourd'hui
35:54on est dans une ère
35:55un peu compliquée
35:58où il y a beaucoup
35:59de conflits,
36:00beaucoup d'incompréhensions
36:03et pour moi l'art
36:04c'est une façon aussi
36:06de sauver l'humanité
36:08enfin de sauver l'humanité
36:10de mettre un peu
36:11de baume au cœur
36:12d'apporter un peu
36:14d'esthétisme
36:16et de joie
36:19à notre quotidien
36:20plutôt morose.
36:22La fête
36:23c'est aussi
36:24donc la présence
36:25de l'autre
36:26comme je le disais
36:27à l'instant.
36:28Donc est-ce que
36:28cette exposition
36:29a été pensée
36:30comme une espèce
36:31de parenthèse
36:33dans ce tumulte
36:35dans lequel on est
36:36en train de vivre
36:36aujourd'hui
36:37dans ce contexte
36:38un petit peu aussi
36:39anxiogène
36:39avec la multiplication
36:41des guerres
36:42donc une espèce
36:43de parenthèse
36:44où on se retrouve
36:44on retrouve
36:46cette chaleur humaine
36:47ces relations humaines
36:49et puis la présence
36:50de l'autre
36:51tout simplement.
36:52Je crois que c'est
36:53une nécessité
36:54aujourd'hui
36:55à se torrer
36:56du dialogue
36:57et du beau.
36:58Quand on fait combiner
37:0017 artistes
37:02notamment
37:03des artistes plasticiens
37:04avec un même
37:06fil conducteur
37:07comment on organise
37:08un petit peu
37:09cette exposition ?
37:11Comment on organise
37:12cette exposition ?
37:14En tant que galeriste
37:15je connais
37:16je m'intéresse
37:18énormément
37:19à la scène artistique
37:20marocaine
37:21aussi internationale
37:23donc je visite
37:27beaucoup d'ateliers
37:28j'ai beaucoup
37:29de rapports privilégiés
37:32avec les artistes
37:33et quand j'instaure
37:35une thématique
37:36systématiquement
37:38j'ai une idée
37:39de ce que les artistes
37:41sont capables de faire
37:42ou ce qu'ils font
37:43et pouvoir constituer
37:46justement
37:47un ensemble d'artistes
37:49autour d'une même thématique.
37:50Donc c'est vous
37:51qui avez choisi
37:51des artistes
37:52pour cette exposition
37:53et puis la thématique également
37:56et comment on fait
37:57dialoguer entre
37:58tous ces artistes
37:59qui peuvent venir
37:59d'univers finalement différents
38:01et qu'on rassemble ?
38:03Alors en tant que galeriste
38:05je m'intéresse énormément
38:07à ce que font
38:08les artistes au Maroc
38:10et aussi à l'international
38:12donc quand une thématique
38:14quand je fais une thématique
38:16à la galerie
38:17j'ai toujours une idée
38:18de ce que chaque artiste
38:20est capable
38:21de créer
38:22ou ce qu'ils créent déjà
38:24et 17 artistes
38:26en fait
38:26je les fais dialoguer
38:27entre eux
38:28autour de cette thématique
38:30et c'est un peu
38:31l'universalité
38:32et la beauté de l'art
38:34où chacun a un langage particulier
38:36autour d'une même thématique.
38:40Justement une exposition
38:41je le disais
38:41qui invite
38:42à ralentir
38:44à la contemplation
38:45de l'intime
38:46de l'instant présent
38:47de l'instant fugace
38:50justement en termes d'organisation
38:52et au niveau de l'espace
38:54donc plusieurs artistes
38:5517
38:56un fil conducteur
38:57une thématique
38:58comment vous avez agencé
38:59un petit peu
39:00cet espace
39:01pour raconter
39:01cette histoire
39:02finalement ?
39:06Alors la création
39:08de cette galerie
39:10c'est un peu
39:10je ne veux pas dire
39:12l'oeuvre d'une vie
39:12ça serait
39:13ça serait un peu
39:14réducteur
39:15mais c'est un projet
39:16qui me tenait
39:17beaucoup à coeur
39:18donc j'ai construit
39:19ma propre galerie
39:21avec des normes muséales
39:23sur à peu près
39:25200 mètres carrés
39:265 mètres de hauteur
39:27et j'ai conçu
39:28cet espace
39:29c'était pas
39:31aux artistes
39:32de s'adapter
39:33à mon espace
39:34c'est à mon espace
39:34de s'adapter
39:35à l'autre
39:36à toutes les formes
39:37de création
39:38c'est un grand cube
39:39dans un cube blanc
39:41donc avec des couloirs
39:44un cube au milieu
39:45d'un cube
39:46donc on peut déambuler
39:48comme une sorte
39:48de promenade
39:49et
39:50une galerie
39:52très artistique
39:52de par ses murs
39:53déjà
39:53de par ses murs
39:56elle a été conçue
39:57pour être
39:58une galerie d'art
39:59justement
39:59puisque vous parlez
40:00de la
40:01de la conception
40:03et puis du
40:04moment où
40:04vous avez bâti
40:05finalement
40:06vous avez décidé
40:07de créer
40:07cette galerie
40:08parlez-nous aussi
40:10de ce passage
40:10puisque vous étiez
40:11initialement
40:12une de mes confrères
40:13journalistes
40:14aujourd'hui
40:15vous êtes galeriste
40:16comment s'est faite
40:17cette transition
40:18et pourquoi aussi
40:20c'est une transition
40:22qui s'est faite
40:23très naturellement
40:24déjà le journalisme
40:26c'est la plus belle
40:27carte de visite
40:27pour moi
40:28on a accès absolument
40:29à toutes les personnes
40:30qui nous intéressent
40:32donc j'étais
40:33dans les rubriques
40:34culturelles
40:35au journal
40:36tel quel
40:37de Zem
40:38j'ai fait un peu
40:39de freelance
40:39aussi
40:40et ça m'a permis
40:42justement
40:42de découvrir
40:44tous ces ateliers
40:45cet univers
40:46qui m'a toujours
40:47passionnée
40:48depuis que j'étais
40:49gosse
40:49et le passage
40:52s'est fait naturellement
40:53j'ai tissé
40:53de nombreuses amitiés
40:55avec des artistes
40:56et à un moment donné
40:58je sentais
40:58que je tournais
40:59un peu en rond
41:00que le journalisme
41:02ne me convenait plus
41:04même si j'ai adoré
41:07mes années de journalisme
41:09justement grâce
41:09à toutes ces rencontres
41:11que j'ai pu tisser
41:13et la galerie d'art
41:14s'est imposée
41:15naturellement
41:17c'est un nouveau souffle
41:18on va dire
41:19c'est autre chose
41:20mais qui est très cohérent
41:22avec le journalisme
41:23parce que c'est toujours
41:25déniché des talents
41:26et quand j'étais journaliste
41:27je dénichais aussi
41:28beaucoup de talents
41:29en tant que galeriste
41:32ou plutôt que galerie
41:34quelle serait
41:35si on devait la définir
41:36la signature
41:38affirmée de votre galerie
41:40alors la signature
41:43c'est un espace
41:45ouvert à toutes les formes
41:47de création
41:48où je ne veux pas
41:50la réduire
41:51uniquement aux arts plastiques
41:53on a aussi fait
41:54des signatures de contes
41:56on organise régulièrement
41:57des signatures de livres
41:59on a fait aussi
42:00des concerts de musique
42:04donc c'est en fait
42:05c'est ma personnalité
42:07c'est pour ça
42:08que j'ai donné le nom
42:09à cette galerie
42:10où j'aime toutes les formes
42:11d'art
42:12et j'avais envie
42:13de cet espace
42:16justement
42:16qui accueille
42:17toutes les formes
42:18de création
42:19et qui les marie
42:20effectivement
42:21maintenant j'aimerais
42:22que vous nous parliez
42:22un petit peu
42:23de la relation
42:24que vous entretenez
42:25avec vos artistes
42:26comment ça se passe
42:28comment on choisit
42:29un artiste aussi
42:31qu'est-ce qui vous interpelle
42:33est-ce qu'il y a
42:34des critères
42:35parlez-nous un petit peu
42:36de cette face cachée
42:39cachée
42:39on va dire
42:39de votre métier
42:41ok
42:42chacun vit ce métier
42:44à sa façon
42:45moi je le vis peut-être
42:46d'une façon
42:47un peu trop
42:49émotionnelle
42:50parce que j'ai une tendance
42:51à beaucoup
42:53m'attacher aux gens
42:54et notamment aux artistes
42:55que je représente
42:56si je ne suis pas convaincue
42:58de leur travail
43:00je ne peux pas le défendre
43:01donc j'ai besoin
43:02d'admirer
43:03j'ai besoin de suivre
43:05il y a plusieurs artistes
43:06qui exposent régulièrement
43:08je suis leur travail
43:09depuis toujours
43:10de voir un peu
43:12l'évolution
43:13de leur discours
43:14de leur
43:15de leur
43:16de leur peinture
43:18ou de leur sculpture
43:19ou
43:20donc
43:22je
43:23je tisse des liens
43:24assez amicaux
43:25ce n'est pas toujours
43:27le cas
43:27mais la plupart du temps
43:28j'ai besoin
43:30d'avoir de l'affect
43:32en tout cas
43:32vous semblez être portée
43:34d'abord par l'émotion
43:36par la passion
43:37surtout
43:38je suis extrêmement passionnée
43:39je ne peux rien faire
43:40sans passion
43:41et la scène artistique
43:43contemporaine
43:44marocaine
43:44est aujourd'hui
43:45d'une incroyable vitalité
43:47je pense que vous pouvez
43:48en témoigner
43:49en attester
43:49comment
43:50la galerie
43:52d'abou
43:53s'inscrit
43:54aujourd'hui
43:54dans ce rayonnement
43:55finalement
43:56culturel
43:57puisque vous mariez
43:58plusieurs disciplines
43:59et la manifestation
44:01de plusieurs arts
44:03finalement
44:04au sein de cet espace
44:06la scène culturelle
44:08est effectivement
44:08très riche
44:09et je ne vais pas dire
44:11que c'est une espèce
44:12de movida
44:13comme en Espagne
44:14mais il y a quand même
44:15une ébullition
44:16entoure
44:17dans la musique
44:19dans les arts plastiques
44:21dans la création
44:24il y a une identité
44:26qui s'inscrit
44:26de plus en plus
44:27les gens sont
44:28fiers d'être marocains
44:30les gens
44:30l'art en même temps
44:32ça a un côté universel
44:33on ne s'inscrit pas forcément
44:35dans une marocanité
44:36mais il y a une fierté
44:40une identité
44:41de plus en plus forte
44:43et puis des artistes
44:45qui bouillonnent
44:47qui bouillonnent
44:48d'imagination
44:49de talent
44:50ça fait vraiment plaisir
44:52et justement
44:53puisque vous parlez
44:54des artistes
44:54j'ai oublié
44:55de vous poser la question
44:56sur les têtes d'affiches
44:57de cette exposition
44:58parlez-nous un petit peu
44:59des artistes
45:00qu'on peut
45:01je le rappelle
45:02à nos téléspectateurs
45:03découvrir jusqu'au
45:0417 septembre
45:05voilà
45:06alors il y en a plusieurs
45:10reconnues
45:11plus ou moins connues
45:12et j'ai aussi
45:13un principe
45:15quand je fais
45:16des expositions
45:16collectives
45:17c'est de m'intéresser
45:19à la scène émergente
45:20c'est très important
45:21de pouvoir donner
45:24la chance
45:25à un artiste
45:26qui commence à peine
45:27c'est pas évident
45:28de pouvoir exposer
45:29en galerie
45:30donc là
45:32dans cette exposition
45:33il y a
45:34Sarah Hinfawi
45:35la brunette
45:37qui expose
45:40pour la première fois
45:41de sa vie
45:41Jamil Benani
45:43le designer
45:44Monia Twiz
45:45Christian Mamoun
45:46tous ceux-là
45:47sont des artistes
45:48déjà reconnus
45:50et c'est mêlé
45:51un peu
45:52les gens
45:53qui commencent
45:54avec des gens
45:55des artistes
45:56beaucoup plus installés
45:58et je trouve
45:59que
46:00c'est beau
46:01parce qu'il y a
46:02une espèce
46:02de cohérence
46:03et de
46:05et d'univers
46:06complètement
46:07complètement différent
46:09avec une thématique
46:10commune
46:11et puis
46:12effectivement
46:13cette mixité
46:14qui peut enrichir
46:15le parcours
46:16d'un nouvel artiste
46:17un artiste émergent
46:18comme vous l'avez dit
46:19une opportunité
46:20qui se crée aussi
46:21pour avoir
46:22l'occasion
46:23d'afficher
46:23on va dire
46:24son art
46:25et de se faire reconnaître
46:26également sur
46:26la scène artistique
46:28contemporaine marocaine
46:29une dernière question
46:30pour conclure
46:31sur justement
46:32ce regard
46:32que vous portez
46:33aujourd'hui
46:33sur ces jeunes créateurs
46:35sur ces jeunes
46:36artistes marocains
46:37qui sont en train
46:38d'émerger
46:39alors il y en a
46:40énormément
46:41il y en a
46:42qui sont beaucoup
46:43plus pressés
46:44que d'autres
46:44qui veulent arriver
46:45très vite
46:47moi j'ai envie
46:48de leur dire
46:49qu'il faut y aller
46:49doucement
46:52et laisser maturer
46:53leur art
46:54ne pas penser
46:55à exposer
46:56tout de suite
46:56cette course
46:57aux expositions
46:58donc ce que j'ai envie
47:00de dire
47:00à ces jeunes artistes
47:02c'est qu'ils devraient
47:03apprendre
47:03à prendre
47:04un peu plus
47:05leur temps
47:06travailler
47:07davantage
47:08se concentrer
47:09sur leur langage
47:11plastique
47:12avant de penser
47:13à la vente
47:13absolument
47:14la vente
47:15viendra
47:16petit à petit
47:17mais je crois
47:18que ce qui devrait
47:20d'abord
47:22prévaloir
47:23c'est
47:24c'est avoir
47:26un travail
47:26accompli
47:27et c'est plutôt
47:28aimer moi
47:29aimer moi
47:29au lieu de
47:30acheter moi
47:31acheter moi
47:32et le reste
47:33suivra
47:34ça suivra
47:35certainement
47:36naturellement
47:36merci à vous
47:37Abel Ababou
47:38c'est un plaisir
47:39de vous recevoir
47:39aujourd'hui
47:40pour l'invité culture
47:41et d'échanger
47:43sur votre galerie
47:45merci beaucoup
47:46Malienne
47:46en apprendre davantage
47:48sur le regard
47:48que vous portez
47:49sur la jeunesse
47:50les jeunes artistes
47:51d'aujourd'hui
47:52merci beaucoup
47:53c'est la fin
47:54d'invité culture
47:55pour aujourd'hui
47:55très bonne journée
48:01voilà c'était
48:02l'essentiel
48:03de l'actualité
48:03excellent suite
48:04des programmes
48:05sur le média
48:22c'est la fin
48:22d'aujourd'hui
48:24c'est la fin
48:25d'aujourd'hui
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