00:00C'est quand même terrible de l'entendre.
00:01Il a le mérite de l'honnêteté, c'est un langage de vérité.
00:04Mais à la différence de son prédécesseur Bruno Rotaillot,
00:09qui lui-même n'avait pas plus de marge de manœuvre politique ni budgétaire,
00:13lui avait au moins sur le fond, et globalement dans le périmètre de ses responsabilités,
00:19avait un langage qui n'était pas celui du déni de réalité.
00:23Or malheureusement, depuis le début de cette crise et de ces incendies depuis plus d'un mois,
00:29on a quand même le ministre de l'Intérieur qui nous a expliqué sur tous les plateaux de télévision
00:32que les moyens étaient là, finalement, que les moyens étaient suffisants
00:36pour pouvoir répondre à ces incendies.
00:38Parce qu'il était accusé, le gouvernement était accusé de ne pas n'avoir fait assez,
00:42de ne pas avoir anticipé, pour reprendre ce que vous disiez tout à l'heure.
00:44Accusé notamment par les syndicats de pompiers.
00:46Il disait non, non, il y a les moyens, on a fait ce qu'il faut, le budget a augmenté,
00:49etc.
00:49Pour au final, c'est vrai, vous n'avez pas vraiment raison de vous dire ce soir, ces après-midi,
00:52je ne peux pas répondre aux demandes des pompiers.
00:55Si les moyens étaient là, on ne serait pas obligés chaque été de louer des engins aériens privés,
01:00on ne serait pas obligés de faire appel à des engins de nos voisins européens,
01:04on ne serait pas obligés, comme on l'a fait cette année de façon exceptionnelle,
01:06de mobiliser un avion militaire de transport,
01:09qui n'est absolument pas adapté à la lutte anti-feu.
01:13Le problème de Laurent Nunez, c'est que c'est un excellent exécutant,
01:17un très bon technicien, mais un piètre politique.
01:19Et moi, j'ai quand même l'impression, souvent, lorsque je l'entends,
01:21d'avoir affaire à « Monsieur, tout va bien ».
01:23Lorsque c'était la fête de la musique, tout s'était très bien passé.
01:26Il y a 400 000 clandestins sur le sol français, alors qu'ils sont au moins 800 000.
01:30Il n'y a pas de violence, on nous parle de débordement.
01:33Lors de la finale de la Ligue des Champions l'an passé,
01:34on nous a dit qu'il n'y avait pas de faille sécuritaire,
01:37alors que tout le monde l'avait vue.
01:38On a assisté à des scènes de guérilla en plein Paris.
01:42Donc il y a quand même un déni de réalité qui est quand même assez...
01:44qui interroge, surtout dans la bouche d'un ministre de l'Intérieur.
01:51Merci.
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