00:00Oui, parce que comme ça vient d'être dit, il y a comme une sorte de répartition des compétences entre
00:05l'État et les élus locaux.
00:07Mais je pense que lorsqu'on veut faire par exemple un recrutement massif, ça n'est que l'État, c
00:12'est à l'État d'arbitrer.
00:14Donc il y a quand même une responsabilité de la part de Laurent Nunez, du Premier ministre, du Président de
00:18la République,
00:19parce que c'est eux qui peuvent impulser cette grande campagne de recrutement massif par exemple.
00:26Ensuite, il y a une autre chose, je pense, c'est que les pompiers sont en fait le dernier filet
00:31de sécurité de l'État.
00:32Parce qu'aujourd'hui, la police, elle est laissée pour qu'elle se débrouille toute seule.
00:40La gendarmerie, pareil. On a nos gens dans les hôpitaux, les infirmiers, tout ça aussi, qui sont délaissés.
00:47Les psychologues, pareil. Donc en fait, on demande aux pompiers, en plus d'être des soldats du feu,
00:53d'être des soldats finalement sur le terrain pour venir en aide, comment dire, auprès des policiers,
00:59auprès des gendarmes, auprès des gens qui vont pour faire des urgences hospitalières ou infirmières ou je ne sais quoi.
01:09Et donc l'État en fait est aujourd'hui en train de laisser tomber son dernier filet de sécurité.
01:16Donc on se demande que l'État a laissé tomber les agriculteurs, l'État a laissé tomber les policiers et
01:22maintenant les pompiers.
01:23C'est fini en fait, l'État n'existe plus, l'État est tombé.
01:27Donc c'est quand même assez grave, alors que les Français étaient derrière nos agriculteurs,
01:32les Français sont derrière, et le sont toujours, et sont toujours derrière aussi la police.
01:36Et là, ils sont encore plus peut-être derrière les pompiers, puisque les pompiers ne font pas que leur métier,
01:41ils font au-delà de leur métier.
01:42Et l'État abandonne tout le monde.
01:45En fait, on se demande jusqu'à quand est-ce que cet État va rester amorphe.
01:50Amorphe.
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