- il y a 3 mois
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Le gouvernement dans lequel il a été nommé, à la place de Bruno Retailleau (qui a largement participé à faire chuter le précédent), vient d'échapper à deux motions de censure. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques/questions-politiques-du-dimanche-19-octobre-2025-2306101
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00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques.
00:14Au travail à présent, a dit jeudi le Premier ministre Sébastien Lecornu, tout juste rescapé de la double censure.
00:20Mais avec quelle feuille de route ? Depuis des semaines, seules deux questions ont saturé l'espace médiatique, le budget et l'instabilité politique.
00:30Pourtant, dans les préoccupations des Français, après les inquiétudes sur le pouvoir d'achat, toujours largement premières,
00:35celles sur, par exemple, le niveau de délinquance, sont sur le même niveau que le souci de la dette et des déficits.
00:42C'est ce que nous dit le baromètre politique Ipsos BVA d'octobre.
00:45A leur sécurité, immigration, sur ces dossiers, Bruno Rotailleux avait imprimé sa marque, très droitière.
00:52Mais le LR a claqué la porte et l'homme qui est désormais installé, Place Beauvau, s'est toujours gardé, lui, de dévoiler une quelconque sensibilité partisane.
01:01Il faut dire que ça n'est pas un politique, c'est un technicien.
01:04Alors, quelles doctrines et quelles méthodes feront la patte du nouveau ministre de l'Intérieur, l'ancien préfet de Paris ?
01:11Une maison qu'il connaît bien, le ministère de l'Intérieur.
01:13Il va nous répondre, Laurent Nunez, et dans Questions politiques, sur France Inter, France Info, le canal 16, la télévision.
01:20Et puis en partenariat avec le journal Le Monde, nous sommes ensemble, en direct, et jusqu'à 13h.
01:25France Inter, Questions politiques, Alexandra Bensaïd.
01:32Bonjour et bienvenue Laurent Nunez, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:35Bonjour.
01:36A mes côtés, pour vous interviewer, Alix Bouillaguet de France Télévisions, bonjour Alix.
01:40Bonjour Alexandra.
01:41Qui est le nouveau ministre de l'Intérieur, on en saura plus grâce à vos questions.
01:46On va s'en poser une, précisément, est-ce que derrière le gant de velours de Laurent Nunez ne se cache pas plutôt une main de fer ?
01:52C'est la séquence, qui êtes-vous Laurent Nunez ?
01:54Il y a une autre séquence qui s'appelle France 2027, et elle est la propriété d'Abel Mestre du journal Le Monde.
02:00Bonjour Abel.
02:00Bonjour Alexandra, bonjour tout le monde.
02:01Avec vous, tout à l'heure, on mettra en lumière une des questions de fond qui devraient faire partie de notre débat en 2027.
02:08Ce samedi ?
02:09Ce sera la notion de l'état de droit qui est de plus en plus malmenée par beaucoup de politiques.
02:14La séquence France 2027, c'est vers 12h50.
02:17Mais tout de suite, vous en revenez, évidemment, du musée du Louvre.
02:21On a envie d'en savoir plus, Laurent Nunez, sur ce qui s'est passé.
02:24C'est un braquage spectaculaire, des bijoux dérobés.
02:28Que pouvez-vous nous dire sur ce sujet ?
02:32Oui, effectivement, je reviens à l'instant du musée du Louvre, où j'ai rejoint Mme Rachida Dati, la ministre de la Culture,
02:37puisqu'il y a eu un braquage important qui a été commis ce matin dans la salle Apollon,
02:43où des individus ont pénétré par l'extérieur du musée du Louvre,
02:47en utilisant une nacelle qui était positionnée sur un camion.
02:52Donc, ils ont fracturé la fenêtre et puis se sont dirigés vers un certain nombre de vitrines,
02:57où ils ont dérobé des bijoux dont je ne donnerai pas la liste.
03:00Je crois qu'il y a une enquête judiciaire, mais qui sont des bijoux qui ont une vraie valeur patrimoniale
03:04et qui ont une valeur inestimable en réalité.
03:07Et puis, ils se sont ensuite enfouis.
03:08Ça a duré 7 minutes.
03:09Donc, ils sont repartis en T-Max et ils ont abandonné...
03:12En scooter, en scooter, T-Max.
03:15Et ils se sont enfuis.
03:17Donc, évidemment, c'est un braquage important.
03:20Manifestement, une équipe qui avait fait des repérages.
03:22Qui était manifestement aussi très chevronnée et qui a agi très, très vite.
03:29Les forces de l'ordre se sont immédiatement rendues sur place.
03:32Et surtout, surtout, Mme la Procureure de la République de Paris a saisi la brigade de répression du banditisme
03:38de la police judiciaire de la préfecture de police.
03:41Et le directeur me disait que l'ensemble des brigades centrales de la préfecture de police
03:44vont être mobilisées pour retrouver ces auteurs.
03:46Et le taux d'élucidation de cette brigade est très élevé.
03:50C'est-à-dire ?
03:51Il est supérieur à 1 sur 2 pour les vols de cette nature.
03:56Et même pour les vols de cette ampleur de cette nature, il est même très, très élevé.
03:59Et donc, j'ai bon espoir que très rapidement, nous en retrouvions vraiment les auteurs.
04:04Et surtout, les biens qui ont été dérobés.
04:06Quand vous dites les auteurs, vous dites qu'ils sont repartis en T-Max.
04:08Sur un T-Max, on peut monter à combien ?
04:10On est sur 3 ou 4 auteurs.
04:12Encore une fois, là, je ne vous donne que des éléments factuels.
04:15Il y a une enquête judiciaire.
04:16C'est la Procureure de la République de Paris qui communiquera.
04:18Moi, je me suis rendu sur le terrain en accompagnant, évidemment, Rachida Dati
04:23pour soutenir les effets.
04:26D'abord, me rendre compte de ce qui s'était passé
04:27et soutenir, évidemment, les effectifs de police
04:30qui vont être très mobilisés dans les investigations judiciaires qui s'ouvrent.
04:33Laurent Nunez, avant d'occuper le poste du ministre de l'Intérieur,
04:37vous étiez, jusqu'à il y a quelques jours, le préfet de police de Paris.
04:40Ça paraît rocambolesque.
04:43Garer une camionnette, mettre un monte-charge, découper,
04:46vous ne nous l'avez pas dit, mais il semble que ce soit la tronçonneuse, la fenêtre.
04:48La disqueuse, oui, la disqueuse.
04:49La disqueuse ?
04:50Ça prend du temps de découper une fenêtre à la disqueuse ?
04:52Non, ça ne prend pas vraiment beaucoup de temps.
04:53Je vous dis, l'opération totale dure 7 minutes.
04:55On a le sentiment d'une faille de sécurité ?
04:58Non, mais il faut...
04:59Voilà, je...
05:00Est-ce que vous aviez prévu ce scénario ?
05:03Non, d'abord, la sécurité, c'est la responsabilité de chaque établissement.
05:08Vous vous en doutez bien.
05:11On sait très bien qu'il y a une grande vulnérabilité dans les musées français.
05:16D'ailleurs, il y a un plan de sécurité qui a été lancé par la ministre de la Culture,
05:19qui n'épargne pas d'ailleurs le musée du Louvre.
05:20Vous savez qu'il y a un projet, Louvre Nouvelle Renaissance,
05:23dans lequel il y a des mesures de renforcement de sécurité.
05:26On fait régulièrement des audits.
05:28Les contrôles à l'accès au sein du musée du Louvre
05:30n'ont rien à voir avec ce qui se faisait il y a encore quelques années.
05:33Il y a des contrôles, des fouilles, des palpations.
05:35Il y a des agents de sécurité dans toutes les salles.
05:37Donc la sécurité a été évidemment renforcée.
05:40Mais on ne peut pas tout empêcher.
05:42C'est l'extérieur.
05:43Ils sont passés ici par l'extérieur.
05:45Par le cul, n'est-ce pas ?
05:45On ne peut pas tout empêcher.
05:47Voilà, c'est très compliqué.
05:48Il ne faut pas non plus laisser toujours à penser
05:52que les risques zéros n'existent pas sur ce type d'action.
05:55Une équipe chevronnée, équipée, qui a agi très vite.
05:58Voilà, et qui est passée effectivement par les extérieurs
06:00avec une camionnette, une nacelle.
06:02Ils ont agi très très vite.
06:03Et encore une fois, vraiment, tout est mis en oeuvre
06:05pour que nous les retrouvions le plus rapidement possible.
06:07Et j'ai bon espoir, compte tenu de la qualité des hommes et des femmes
06:10de la direction de la police judiciaire,
06:12que je dirigeais il y a encore quelques jours.
06:13Absolument, c'est pour ça que c'est important de vous avoir sur ce plateau.
06:15C'est une volonté très forte évidemment
06:19de l'ensemble des membres du gouvernement,
06:22de la ministre de la Culture, du Président de la République
06:23qu'on retrouve très vite.
06:24Ces biens qui ont une valeur inestimable, je le redis, inestimable.
06:27Ce sont des bijoux de la collection de Napoléon, c'est ça ?
06:30Voilà, je ne peux pas vous en dire plus, mais ça a une valeur.
06:32C'est ce qu'on a entendu, des vitrines Napoléon
06:34et des vitrines des bijoux souverains.
06:35Ce sont des biens qui ont une valeur patrimoniale et historique
06:38et la valeur financière même inestimable.
06:40Et ça se revend ?
06:42Honnêtement, dans ce genre de situation, ça se revend très mal.
06:45Ça ne peut intéresser que des collectionneurs.
06:46Mais pour en faire quoi, on se le demande.
06:50Quand vous dites chevronnés,
06:52ça veut dire grand banditisme ?
06:54Ça veut dire que c'est peut-être des gens qui sont déjà dans vos fichiers ?
06:56C'est ça qu'on entend ?
06:57Oui, chevronnés, ça veut dire que
07:00ce sont des équipes qu'on peut éventuellement déjà connaître
07:03parce qu'ils ont commis d'autres types,
07:05d'autres actions de cette nature.
07:06Les effectifs de police judiciaire, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
07:08Sous l'autorité de la Procureur de la République,
07:10ils vont relever toutes les traces, les indices, les objets qui ont été abandonnés.
07:14Regarder les vidéos,
07:15il y en a déjà des vidéos,
07:16donc travailler en ce sens.
07:18Et puis recouper avec des affaires similaires.
07:20Essayer de resserrer les mailles du filet
07:22pour retrouver très vite les auteurs.
07:24Et c'est forcément des Français ?
07:27Une équipe française ?
07:28Des braqueurs français ?
07:29Pas forcément.
07:30Pas forcément.
07:31Vous savez, on a eu une attaque bélier
07:33il y a peut-être 10-15 jours
07:35d'un magasin de luxe.
07:38Des sacs ont été volés.
07:39Les auteurs ont été interpellés très vite
07:42et tout le butin a été retrouvé.
07:43Et c'était des auteurs étrangers.
07:45Voilà.
07:45Donc il est possible aussi que ce soit des auteurs de cette infraction,
07:48soit des auteurs étrangers.
07:50Ça peut être des équipes chevronnées
07:51qui envoient, pour exécuter leur mission,
07:54des individus qui le sont un peu moins.
07:56Manifestement, ceux-ci, vu le temps qu'ils ont mis,
07:58étaient quand même plutôt chevronnés.
07:59La sécurité va être renforcée dans tous les musées français ?
08:02Comment ?
08:03Elle l'est déjà.
08:05Et surtout, on travaille aux mesures de renforcement
08:07de la sécurité dans tous les musées.
08:09Voilà.
08:10Il y a une fragilité.
08:11Ce n'est pas nouveau des musées.
08:13Ce type d'action est relativement...
08:17C'est assez nouveau dans le paysage.
08:19Donc voilà.
08:19On y travaille.
08:20Et il est bien prévu que ce soit le cas,
08:22notamment pour le musée du Louvre,
08:24dans le cadre du projet Nouvelle Renaissance.
08:26Qui reste fermé jusqu'à quand ?
08:27On dit qu'il est fermé aujourd'hui.
08:28Est-ce qu'il va ?
08:29Il est fermé aujourd'hui pour des raisons simples.
08:31Il a fallu évacuer les personnes d'abord
08:32parce qu'il y a des individus qui sont rentrés de vive force.
08:34On ne savait pas exactement ce qu'ils voulaient.
08:37Et puis, deuxièmement, c'est surtout pour préserver
08:39ce qu'on appelle les traces et indices
08:40pour que les enquêteurs puissent travailler sereinement.
08:43D'ailleurs, moi-même, avec la ministre de la Culture,
08:46nous ne sommes pas allés devant les vitrines,
08:48les deux vitrines qui ont été impactées.
08:50Je vous dis, ça a été très vite.
08:51La dernière question, vous confirmez qu'il n'y a pas eu de blessés ?
08:54Non, il n'y a pas eu de blessés.
08:55Et je vous confirme qu'on est déjà surtout en train de travailler
08:58pour retrouver très, très vite les auteurs.
09:00On a un certain nombre d'éléments.
09:01On entend que vous avez bon espoir.
09:03Des vidéos, on a un chemin de fuite.
09:05Donc tout ça, il faut en dire le moins possible.
09:09Et Mme la Procureure de la République communiquera.
09:12D'ailleurs, à partir du moment où j'ai prononcé ces mots,
09:14moi, je ne m'exprimerai plus sur le sujet.
09:16C'est elle qui le fera dans le cadre des investigations en cours.
09:18Laurent Nunez, c'est donc la transition vers une interview
09:22du ministre de l'Intérieur pour sa feuille de route.
09:24Maintenant, on va parler de vos dossiers à venir.
09:27Mais quand même, depuis 2022, je l'ai dit,
09:30vous étiez le préfet de police de Paris.
09:31Vous avez accepté Beauvau, que vous connaissez,
09:33puisque vous avez été secrétaire d'État de Christophe Castaner.
09:36Alors Beauvau, c'est un beau fauteuil,
09:37mais il est éjectable aujourd'hui.
09:40La contestation, elle se trouve aussi dans le socle commun
09:43chez les renaissances, les LR, qui ont porté la réforme des retraites
09:46et qui n'avalent pas la suspension aujourd'hui.
09:50Que pourriez-vous leur dire ?
09:52Alors, d'abord, deux choses.
09:54Je connais le ministère de l'Intérieur,
09:55surtout parce que j'y ai servi comme mon fonctionnaire.
09:57J'ai effectivement été secrétaire d'État,
09:58mais je crois que j'ai fait tous les métiers
09:59au sein du ministère de l'Intérieur,
10:01de sous-préfet, de l'action publique territoriale,
10:03de la sécurité dans tous les domaines.
10:05La lutte contre le terrorisme, la lutte contre la direction.
10:07On peut le dire, vous avez été préfet de police à Paris et à Marseille.
10:15Je connais bien aussi la lutte contre le trafic de stupes,
10:18l'antiterreau, le renseignement.
10:20Monsieur Sécurité des JO, ça on peut le dire quand même ?
10:22Oui, c'était quelque chose.
10:25On a aussi préparé et j'ai dirigé l'ensemble de la sécurisation
10:28des Jeux Olympiques sur Paris et l'Île-de-France,
10:32c'est-à-dire 85% des JO et 95% des Jeux Paralympiques.
10:35Et là, vous voilà dans le chaudron politique, Laurent Lugnaise.
10:38Absolument, j'y viens.
10:39Et me voilà à la tête de femmes et d'hommes
10:41que je connais bien, dont je connais les talents, les compétences
10:44et j'apprécie évidemment tout particulièrement,
10:48encore une fois, d'être à leur tête.
10:49Pour moi, c'est une grande fierté, un grand honneur.
10:50Ensuite, sur le volet politique de votre question,
10:55il y a un compromis, oui, c'est un compromis qui a été fait
10:57avec la suspension de la réforme des retraites.
11:02Voilà, on vit une période d'instabilité politique
11:04qui est importante.
11:05Il fallait éviter évidemment la censure du gouvernement
11:10qui aurait créé une instabilité encore plus accrue
11:12avec des risques sur les marchés financiers.
11:15Et donc, il faut le voir comme étant un compromis.
11:17Voilà, c'est un compromis politique
11:19qui était absolument indispensable
11:20pour maintenir la stabilité de notre pays.
11:22Et c'est important parce que tout le monde en a pas tiré.
11:25Je crois qu'il faut qu'on arrête de penser
11:27qu'il y a la France et les Français.
11:29Il y a plein de choses qui se passent autour de nous.
11:31On a un certain nombre d'États
11:33qui mènent des actions d'ingérence très poussées.
11:35J'ai compris qu'on en reparlera.
11:37Vous n'avez pas envie de parler de politique ?
11:39Il y a la guerre qui est à nos portes.
11:39Vous avez envie d'être le technicien
11:41de cette équipe gouvernementale ?
11:42Vous savez, moi, je suis...
11:44Le Premier ministre a souhaité
11:45qu'au sein de son gouvernement,
11:47il y ait des membres de la société civile
11:49qui soient des connaisseurs,
11:51des techniciens de leur sujet,
11:53aussi pour faire de la politique,
11:54mais aussi pour se débrancher
11:56des débats partisans
11:57dans la perspective de 2027
11:59pour éviter que notre action
12:01soit polluée par cette petite musique un peu
12:03« je prépare la présidentielle »,
12:04je dis des choses.
12:05Je vais être très clair avec vous.
12:06Je serai très politique.
12:07Moi, je suis très politique.
12:09Mais j'ai un couloir de nage,
12:10il est important.
12:11Et je n'utiliserai pas
12:12le ministère de l'Intérieur
12:13comme une tribune politique.
12:14Moi, quand je m'adresse...
12:15Contrairement à Bruno Retailleau ?
12:16Ce n'est pas ce que je suis en train de vous dire.
12:18Mais quand je m'adresse
12:19aux fonctionnaires que je dirige,
12:22je ne fais pas un discours politique.
12:24Ce n'est pas un programme politique.
12:25Je donne...
12:26Moi, je suis un homme d'action.
12:27Je serai jugé sur des actions
12:28et rien d'autre.
12:30Et d'ailleurs, à droit constant.
12:31On y va.
12:31Je ne renverrai jamais
12:32sur la nécessaire modification
12:35des textes
12:36qui me permettront d'agir ou pas.
12:37Moi, le Premier ministre,
12:38c'est le Président de la République.
12:39Il me demande d'avoir des actions
12:40maintenant à droit constant
12:41avec les moyens que j'ai,
12:41avec les moyens qu'on me donne.
12:42Alors justement,
12:43parlons des moyens.
12:44Et ça, c'est de la politique.
12:45C'est ma prochaine...
12:46Allez chercher du budget,
12:46ça, c'est de la politique.
12:47Ça, c'est de la politique.
12:48Non, mais de dire aussi
12:48que je n'utiliserai pas
12:49le ministère de l'Intérieur
12:50comme...
12:51Je ne l'instrumentaliserai pas
12:53à mon passage
12:53au ministère de l'Intérieur.
12:54Moi, je suis le patron.
12:56Je vais diriger ce ministère.
12:57Je suis le patron
12:57des femmes et des hommes
12:58de ce ministère.
12:59Et je n'ai pas d'autre ambition
13:01que de protéger
13:03la sécurité de nos concitoyens.
13:04Laurent Dugnais,
13:05on entend quand même bien
13:06un message à Bruno Retailleau.
13:07Permettez-nous de l'entendre.
13:09Non, ce n'est pas un message
13:09à Bruno Retailleau.
13:11Pas du tout.
13:11Voilà, j'ai travaillé
13:12avec Bruno Retailleau sur le fond.
13:13Je veux bien entendre
13:14une rupture de forme.
13:15Je vous le conseille.
13:16Il y a une rupture de forme.
13:17Moi, il y a des mots
13:17que je ne prononcerai pas.
13:19Mais il n'y a pas
13:20de rupture de fond.
13:21On va poursuivre
13:21la politique qui a été menée
13:23par Bruno Retailleau
13:24et avant lui
13:24par Gérald Darmanin
13:25et avant lui
13:26par Christophe Castaner
13:27que j'ai eu l'honneur
13:28de seconder au ministère
13:28de l'Intérieur.
13:29On va poursuivre évidemment
13:30cette politique
13:30pour la sécurité
13:31de nos concitoyens
13:31et qui part de très loin.
13:33On va y venir.
13:34On va déplier tous vos sujets.
13:36D'abord une question
13:36sur les moyens
13:37parce que le nerf de la guerre
13:38c'est l'argent.
13:38Abel Mestre.
13:39Oui, il y a beaucoup
13:41de questionnements
13:44à la base
13:45des policiers
13:47parmi les agents
13:48sur la revalorisation
13:50des rémunérations
13:52sur un manque de personnel.
13:54Est-ce que vous allez
13:54obtenir des augmentations
13:57d'effectifs
13:58et des primes
13:59des revalorisations financières
14:00pour eux ?
14:01Il y a une revendication
14:03très forte.
14:03D'abord, il y a un budget
14:04le budget du ministère
14:06de l'Intérieur.
14:07Je veux quand même rappeler
14:08que depuis 2017
14:09parce que quand je dis
14:10qu'on part de loin
14:11c'est bien évidemment
14:12ce à quoi je fais allusion.
14:142017, le budget
14:15du ministère de l'Intérieur
14:16il a augmenté
14:16il sera en augmentation
14:17de 40% en cumulé.
14:19Ce qui est quand même
14:20extrêmement important.
14:21Il y a un effort fort
14:21qui a été fait
14:22pour la sécurité
14:22de nos concitoyens
14:23qui s'est déjà traduit
14:24par des renforts d'effectifs
14:26des renforts de moyens
14:27qui notamment
14:28dans la lutte anti-terrorisme
14:30mais pas que
14:31de présence de voix publiques.
14:32On va en parler
14:33mais là cette année
14:33l'enveloppe.
14:34Non mais pour cette année
14:35évidemment on poursuit
14:36cette augmentation
14:37et il y a un certain nombre
14:39de priorités
14:40il y a un certain nombre
14:41de priorités
14:42pour le budget
14:42du ministère de l'Intérieur
14:43il y a la présence
14:44de voix publiques
14:45c'est extrêmement important
14:46on a prévu d'ouvrir
14:49un certain nombre
14:49de brigades territoriales
14:50de gendarmerie
14:51sur le terrain
14:51qu'elles soient mobiles
14:52ou fixes
14:53et puis...
14:54Mais en chiffres
14:55pardonnez-moi Laurent Nunez
14:56mais vous dites
14:57il y a eu 40% d'augmentation
14:58sur votre enveloppe
14:59ministère de l'Intérieur
15:00depuis 2017
15:01le budget dans le PLF
15:032026
15:04il y a combien ?
15:05Et ça ne diminue pas
15:06mais est-ce que ça augmente ?
15:07Si ça augmente de combien ?
15:08Non il augmente
15:08il augmente encore
15:09de 1,6%
15:10et 2% si on prend
15:12les dépenses électorales
15:12on est sur 600 millions
15:13d'augmentation
15:14Vous êtes un des rares
15:15rescapés ?
15:16Non je ne dirais pas
15:17de la disette
15:18Ce sont des chiffres
15:19qui sont annoncés
15:20qui ont été rendus publics
15:21ils sont dans le dossier
15:22de presse
15:23il y a des priorités
15:24il y a des attentes fortes
15:25je parlais de la présence
15:25sur le terrain
15:26et donc des brigades
15:26territoriales de gendarmerie
15:27c'est cette hausse-là
15:28qui va aussi permettre
15:29d'armer ces brigades
15:30ça fait combien d'effectifs
15:31en plus ?
15:31Et puis vous allez avoir
15:32vous allez avoir
15:33vous allez avoir également
15:35et ça c'est ce à quoi
15:37vous faites allusion
15:38il y a une attente très forte
15:39des policiers
15:39sur la revalorisation
15:40de ce qu'on appelle
15:41la filière d'investigation judiciaire
15:43c'est-à-dire voilà
15:44on a un stock de dossiers
15:45qui est en attente
15:46Plus de 3 millions
15:47Exactement
15:493 millions
15:49tout cumulé
15:50tout service de police
15:52confondu
15:52et puis surtout
15:54il y a une désaffection
15:55pour cette filière
15:56elle est moins attractive
15:57qu'elle ne l'a été
15:57et donc il y a effectivement
15:58un certain nombre de mesures
15:59qui visent à la revaloriser
16:00mais c'est un plan au long terme
16:01c'est pas un plan
16:02qui ne va porter que sur 2026
16:03c'est un plan
16:04qui va porter sur plusieurs années
16:05que j'aurai l'occasion
16:06de présenter aux organisations
16:07syndicales rapidement
16:08et le but c'est de
16:09rendre attractive cette filière
16:11Et comment on rend attractive
16:12cette filière ?
16:13Seulement par la rémunération ?
16:14Il y a des éléments
16:15de rémunération
16:16mais pas que
16:16Il y a aussi le prestige social ?
16:18Il y a aussi des éléments
16:19d'amélioration de la procédure
16:20une procédure pénale
16:21qui devient extrêmement complexe
16:23et donc il y a des éléments
16:24de simplification
16:25au moins pour le traitement
16:27numérique
16:27de ces procédures
16:28au moins là-dessus
16:29et on espère évidemment
16:30des simplifications
16:31de la procédure tout court
16:32et puis il y a effectivement
16:33il faut rendre attractive
16:35cette filière
16:35Et sur l'organisation de la police
16:36la réforme qui a été menée
16:37par Gérald Darmanin
16:38est très critiquée
16:39y compris parmi les policiers
16:41mais aussi parmi les magistrats
16:42Est-ce que revenir sur cette réforme
16:45par exemple
16:45c'est une piste que vous avez ?
16:47Absolument pas
16:47Il n'y aura pas de remise en cause
16:48de cette réforme
16:49qui a visé à unifier
16:50une filière judiciaire
16:51Il n'y aura pas de réforme
16:53il n'y aura pas de remise en cause
16:55Est-ce que vous leur dites
16:55aux policiers
16:56qui sont critiques de ça ?
16:57Qui a été initié en 2019
16:59puis remise en place
17:01par Gérald Darmanin
17:02et donc je sais que Bruno Retailleau
17:04avait demandé un audit
17:05dont les résultats
17:07vont bientôt mettre communiquer
17:09mais il n'y aura pas de remise en cause
17:10par contre il y aura des mesures fortes
17:11pour revaloriser cette filière
17:13il faut qu'elle redevienne attractive
17:14donc ça porte sur la formation
17:15ça porte sur l'attractivité
17:16qui évidemment est aussi financière
17:19C'est quand ?
17:20Vous le présentez quand ?
17:21Je le présenterai aux organisations syndicales
17:23maintenant dans les semaines qui viennent
17:24C'est le premier dossier
17:25dont les organisations syndicales
17:27m'ont parlé
17:28et c'est je pense
17:29ce à quoi vous faites
17:29très directement allusion
17:30Formation, procédure, attractivité
17:33On passe à la sécurité du quotidien
17:35si vous voulez bien Laurent Nunez
17:36ça c'était l'investigation
17:37mais il y a aussi Bruno Retailleau
17:39qui vous a laissé un projet tout ficelé
17:41avec beaucoup de mesures
17:43de fermeté
17:44la prison pour les détenteurs
17:45de mortiers d'artifices
17:46pour les organisateurs de rêve-parti
17:48le retrait du permis de conduire
17:49pour les rodéos sauvages
17:51les supporters violents
17:52jusqu'à deux ans d'interdiction de stade
17:54Est-ce que tout cela vous le reprenez ?
17:57Bien sûr
17:57Non mais bien sûr
17:58La sécurité du quotidien
18:00c'est une politique
18:01qui est menée maintenant
18:01depuis plusieurs années
18:02Bruno Retailleau lui a lancé
18:04à demander à chaque préfet
18:05de bâtir des plans
18:06plus précis
18:07donc on est allé évidemment plus loin
18:09en ciblant
18:10territoire par territoire
18:12ce qu'on appelle
18:12les points chauds
18:14les endroits où la délinquance
18:14est plus marquée
18:15et ça veut dire donc
18:16des actions judiciaires
18:17de démantèlement de réseau
18:18puisque c'est souvent très lié
18:19au réseau et au trafic de stupéfiants
18:21des démantèlement de réseau
18:23une présence de voix publique
18:24l'implication de tous les acteurs
18:25les associations
18:27les élus
18:28les autres services répressifs
18:29les douanes
18:30les administrations fiscales
18:31financières
18:32et donc ce sont des endroits
18:33du territoire
18:34où on tape fort
18:35et puis on sait
18:36et qui ont produit des résultats
18:38la délinquance
18:39et notamment les atteintes aux biens
18:40continuent de baisser
18:41dans notre pays
18:42bon évidemment
18:43il faut continuer
18:43il faut continuer à le faire
18:44il faut accélérer
18:45le mouvement
18:46mais ça continue à baisser
18:47sur les mesures
18:48dont vous parlez
18:49effectivement
18:49on a constaté
18:51ces dernières années
18:52que à la fois
18:53sur les rodéos
18:54par exemple
18:55il y a une multiplication
18:56des rodéos
18:57avec systématiquement
18:58d'ailleurs des interventions
18:59des gendarmes
18:59et des policiers
19:00qui interviennent
19:00systématiquement
19:01pour y mettre un terme
19:02oui mais qui se plaignent
19:03de voir le lendemain
19:04le même jeune
19:05sur la même motocyclette
19:06ça c'est un souci
19:07et donc il y a effectivement
19:08un durcissement des sanctions
19:10qui est prévu dans ce texte
19:11et je vais le reprendre
19:12en lien évidemment
19:13avec le garde des Sceaux
19:13on va en discuter
19:14et puis il y a d'autres mesures
19:16qui sont de nature
19:16plus administrative
19:17mais qui sont importantes
19:18et vous en avez cité une
19:19c'est la suspension
19:19du permis de conduire
19:21suspension du permis de conduire
19:22pour celui qui se livre
19:23à des rodéos urbains
19:24voire quand c'est un mineur
19:25qui n'a pas encore
19:26le permis de conduire
19:27par définition
19:28ou en tout cas
19:30qui a moins de 17 ans
19:31l'impossibilité pour lui
19:32de le passer
19:33pendant une certaine durée
19:34et ça ce sont des mesures
19:34qui sont chocs
19:35des mesures qui vont nous permettre
19:36de marquer le terrain
19:37vous avez cité aussi
19:38les rassemblements musicaux illégaux
19:40les raves
19:40on passerait du contraventionnel
19:43au délituel
19:43ça deviendrait un délit
19:44on passerait d'un système
19:45de déclaration
19:46à un système d'autorisation
19:48et puis surtout
19:48à des sanctions plus lourdes
19:50en cas d'organisation
19:50de rassemblements
19:51non autorisées
19:53Est-ce qu'il faut
19:53notamment dans le cadre
19:54de cette sécurité du quotidien
19:56une extension
19:57des pouvoirs
19:59des polices municipales
20:00je pense notamment
20:01aux pouvoirs de verbalisation
20:02pour certains délits
20:03comme l'usage de stupéfiants
20:05la vente à la sauvette
20:06l'accès aussi
20:07à des fichiers
20:08des moyens de contrôle élargi
20:09il paraît que le projet de loi
20:11il est déjà sur votre bureau
20:12est-ce que tout est dans les tuyaux
20:15et est-ce que ça va être étendu
20:17c'est une chose légèrement différente
20:18donc les mesures
20:19dont on a parlé
20:20ce sont des mesures
20:20d'ailleurs auxquelles
20:21à l'élaboration desquelles
20:23comme préfet de police
20:23j'ai participé
20:24comme le directeur général
20:26de la gendarmerie nationale
20:27comme le directeur général
20:28de la police nationale
20:28mais là on passe
20:29à la police municipale
20:30pour les français
20:30c'est un continuum
20:31non mais c'est exactement le mot
20:33c'est un continuum
20:34ces mesures là
20:35dont vous avez parlé
20:36de la sécurité du quotidien
20:37elles ont été définies
20:40et puis elles vont être discutées
20:41maintenant à l'interministériel
20:42mais évidemment
20:43moi j'ai bien l'intention
20:44de les faire aboutir
20:45en tout cas de déposer
20:47un projet de loi
20:47parce qu'elles sont de nature législative
20:48avant la fin de l'année
20:49et puis il y a le projet de loi
20:50sur les polices municipales
20:51qui vise comme vous l'avez rappelé
20:53à considérer que nous avons
20:55quelque part
20:55une troisième force
20:56de sécurité intérieure
20:57dans notre pays
20:58qui sont les polices municipales
20:59c'est 28 000 agents
21:004500 communes
21:01qui ont des polices municipales
21:0280% d'entre elles
21:05sont armées
21:06dont 59%
21:07avec des armes létales
21:08il faut étendre leur pouvoir
21:09et donc
21:09on a besoin
21:11en complémentarité
21:12de l'action
21:13des forces de sécurité intérieure
21:15nationale
21:15que sont la police
21:16et la gendarmerie nationale
21:17on a besoin
21:18effectivement
21:19d'avoir ces polices municipales
21:21plus investies
21:22dans les missions
21:22de salubrité
21:23de tranquillité publique
21:24et oui
21:24il faut étendre leur pouvoir
21:25oui ça veut dire
21:26qu'il faut étendre leur pouvoir
21:27ça veut dire
21:28pour qu'ils puissent
21:29clairement jouer leur rôle
21:30il faut qu'ils puissent
21:31constater des délits
21:32constater des délits
21:33verbaliser
21:34notifier des amendes
21:35forfaitaires délicuelles
21:36c'est ce qui est prévu
21:37dans le texte
21:38notamment pour
21:39les ventes sauvettes
21:40les occupations de hauls
21:41d'immeubles
21:41et pour un certain nombre
21:42d'infractions
21:42avoir accès à certains fichiers
21:44auxquels ils n'ont pas
21:45actuellement accès
21:45pouvoir procéder à des relevés
21:46d'identité
21:47voilà tout cela est prévu
21:48dans le projet de loi
21:49sur les polices municipales
21:50et je réponds
21:51maintenant très clairement
21:52à votre question
21:53ce projet est prêt
21:54il est prêt
21:54avant les municipales ?
21:56bien sûr
21:57l'objectif c'est de le faire
21:58aboutir très vite
21:59c'est la feuille de route
22:00que m'a signé
22:03le premier ministre
22:04oui bien sûr
22:05on le fera aboutir très vite
22:06et je pense que
22:07sur un sujet
22:08comme celui-là
22:09je pense qu'on aura
22:09un consensus
22:10très large
22:11très large
22:11question corollaire
22:12est-ce que
22:13les policiers
22:14sont formés
22:15pour ça
22:15puisque vous leur donnez
22:17des compétences complémentaires
22:18alors il y a tout un volet
22:19formation évidemment
22:20il y a tout un volet
22:21formation
22:21oui oui
22:22des policiers municipaux
22:23et encadrement
22:24par les autorités locales
22:26que sont les préfets
22:27et les procureurs
22:28est-ce qu'il n'y aura pas
22:29une concurrence
22:30vous parliez
22:31de la difficulté
22:32que vous aviez
22:32à recruter
22:33dans la police nationale
22:34est-ce que
22:35dans les polices municipales
22:36où il n'y a pas
22:36les mêmes concours
22:37où il y a moins d'exigences
22:38pour y rentrer
22:38est-ce que vous n'avez pas peur
22:40que ça attire plus
22:42de candidats potentiels
22:43pour la police nationale
22:43non je pense que
22:44tout le monde
22:45il y a un équilibre
22:46qui va se faire
22:47non je n'ai pas de crainte
22:48à ce niveau-là
22:49d'abord l'exigence
22:50pour entrer dans les polices municipales
22:51elle est réelle
22:51elle existe
22:54c'est d'ailleurs un des domaines
22:55qu'on essaie aussi d'alléger
22:56dans le cadre du projet de loi
22:58et des mesures à venir
22:59je ne vais pas rentrer dans le détail
23:00mais vous savez
23:00qu'un policier national
23:03ou un gendarme
23:04qui veut rentrer
23:05dans une police municipale
23:07souvent il est obligé
23:07de refaire sa formation arme
23:08de redemander un agrément
23:09voilà
23:10donc tout ça
23:10il faut aussi qu'on allège
23:11un peu les choses
23:12pour que les passages
23:13soient plus fluides
23:13non il n'y aura pas de concurrence
23:15sur le terrain
23:16en réalité
23:17dans la vraie vie
23:17il y a des conventions
23:18de coordination
23:19entre les polices municipales
23:21et la police nationale
23:22et la gendarmerie
23:23en fonction de la zone de compétence
23:25de la commune en question
23:26il y a des conventions
23:27de coopération
23:27de coordination
23:28d'échange d'informations
23:29donc tout ça fonctionne très bien
23:31et je n'ai aucun doute
23:33sur le fait
23:33que ça fonctionnera encore mieux
23:34mais on a besoin
23:35de cette force
23:36qui va s'occuper
23:37de tranquillité publique
23:38pourquoi ?
23:39parce que quand il n'y a pas
23:40de police municipale efficace
23:41qui est-ce qui s'occupe
23:42de la tranquillité publique ?
23:43Ce sont les policiers nationaux
23:44et les gendarmes
23:44et ce n'est pas leur job
23:45et ce n'est pas leur job
23:47je considère que ce n'est pas leur job
23:49et qu'ils doivent lutter
23:50prioritairement
23:50contre la délinquance
23:51un peu plus sérieuse
23:53voilà un peu plus sérieuse
23:54mais la tranquillité
23:54c'est très important aussi
23:55pour nos concitoyens
23:56donc c'est important
23:57que les police municipales
23:58montent en puissance
23:58La délinquance plus sérieuse
24:00c'est le narcotrafic
24:01par exemple
24:02une loi a été votée
24:03au printemps dernier
24:05alors sur la situation
24:06Bruno Retailleau
24:07parlait de mexicanisation
24:08de la société
24:09est-ce que vous reprendriez
24:10ce terme ?
24:11Bruno Retailleau
24:12en parlait
24:13comme un risque
24:14un risque potentiel
24:15oui il y a une montée
24:18il y a une montée
24:19il y a une montée
24:20de l'organisation
24:21des trafics
24:22ces dix dernières années
24:24on a bien vu
24:25que là où vous aviez
24:27des réseaux
24:27qui pouvaient être
24:28très localisés
24:29on était sur la plaque marseillaise
24:31et on allait rarement au-delà
24:33on restait sur l'agglomération
24:35parisienne
24:35vous voyez que vous avez
24:36une ramification des réseaux
24:37qui vont investir maintenant
24:38des villes moyennes
24:39donc ça c'est quand même
24:40c'est quand même inquiétant
24:43et puis dans un deuxième temps
24:44vous avez aussi
24:46des narcotrafiquants
24:47qui ont durci
24:48leur mode d'action
24:49les actions d'assimilation
24:50c'est quand même pas le même
24:50qu'au Mexique
24:51on est d'accord
24:51bien sûr que c'est pas le même
24:52qu'au Mexique
24:53mais il faut éviter
24:55ce type de dérive
24:56et c'est pourquoi évidemment
24:56nous avons maintenant
24:57depuis bien des années
24:58une action qui est résolue
25:00déterminée pour lutter
25:01contre les trafics de stupéfiants
25:02chaque ministre a apporté
25:03évidemment sa pierre
25:04à l'édifice
25:04laquelle sera la vôtre ?
25:07est-ce que vous allez refaire
25:07des opérations place net ?
25:09mais les opérations
25:11place net n'ont jamais
25:11été interrompues
25:12Gérald Darmanin
25:14avait lancé
25:14les opérations place net
25:15elles ont pris
25:16un autre nom
25:17une autre
25:17voilà
25:18mais une opération place net
25:19c'est quoi ?
25:19il y a un réseau
25:20à un endroit
25:21je le démantèle judiciairement
25:22c'est important
25:23parce que le B.A.B.A.
25:24c'est de démanteler les réseaux
25:25oui mais est-ce que c'est efficace
25:27excusez-moi
25:27on voit
25:28enfin tout ce qu'on entend
25:29c'est de dire
25:29il y a des opérations place net
25:30et puis le temps passe
25:32et les dealers reviennent
25:32et en fait rien n'a changé
25:33non on démantèle les réseaux
25:35il y a des personnes
25:36qui partent en détention
25:37voilà
25:37donc il n'y a plus de réseau
25:39et on est présent ensuite
25:40sur la voie publique
25:41pour qu'ils ne se réimplantent pas
25:42puis ça arrive
25:43qu'ils se réimplantent
25:43oui
25:44on y retourne
25:44et on les démantèle
25:45et c'est un travail
25:46qui va être mené
25:48inlassablement
25:49et c'est ce à quoi
25:49je vais évidemment
25:50m'occuper
25:50maintenant moi
25:51sur le macrotrafic
25:52vous me posez
25:52et d'ailleurs j'ai des exemples
25:53très concrets
25:53j'en ai donné
25:54sur d'autres
25:54de vos médias
25:56le point de deal
25:57qu'il y avait à l'île
25:57Saint-Denis
25:57qu'on l'avait démantelé
25:58avant les Jeux
25:59il a été totalement démantelé
26:00il est revenu
26:01on l'a redémantelé
26:01demander au maire de Saint-Ouen
26:03les efforts qui ont été faits
26:04sur les 7 points d'île
26:05qu'il y avait sur cette commune
26:06parce qu'un point de deal
26:06c'est toujours très attractif
26:07en fait
26:08il est toujours situé
26:09à un endroit
26:09où vous avez une demande
26:11une offre
26:11et pour les clients
26:12une facilité d'accès
26:13Saint-Ouen
26:14c'est pas loin du métro
26:14il y avait 7 points d'île
26:16il en reste 2
26:16et qui sont très très moribonds
26:18au-delà de ces opérations
26:20qui sont souvent vues
26:20comme des opérations
26:21de communication
26:22non je vous assure
26:23quand vous démanquez un réseau
26:24quand tous les membres du réseau
26:27sont condamnés
26:28que vous êtes ensuite présents
26:29sur la voie publique
26:30et que vous empêchez
26:31que le réseau sera implante
26:32parce que souvent
26:33c'est une autre équipe
26:34qui essaie de reprendre le réseau
26:34au-delà de ça
26:35il y a la question des moyens
26:35et il y a un an
26:36la Cour des Comptes
26:37je vous reprends sur la communication
26:38c'est pas de la com
26:39c'est les actes
26:39moi je ne serais pas
26:40un ministre du verbe
26:41je suis un ministre des actions
26:42et j'agirais pour démanteler
26:44des réseaux
26:44et faire en sorte que
26:45les gens retrouvent
26:46une qualité de vie
26:47dans les quartiers
26:47qui sont parfois
26:48gangrénés par le stup
26:49il y a à peine un an
26:49la Cour des Comptes
26:57recrutés
26:58comment vous allez faire
26:59pour doter
27:00cet office
27:01de force nécessaire
27:02je ne veux pas me laisser
27:03enfermer dans le débat
27:04des effectifs
27:05il est important pourtant
27:06il manquera toujours
27:07des effectifs
27:08il manquera toujours
27:10des effectifs
27:11toujours
27:11il faut travailler
27:12au décloisonnement
27:13à l'échange d'informations
27:14c'est ce qu'a fait
27:15Bruno Rotaillot
27:15et évidemment
27:16je vais poursuivre
27:17cette politique
27:18c'est ce qu'il a fait
27:19en matière de lutte
27:20contre la criminalité organisée
27:21qui est très liée
27:22enfin le narcotrafic
27:23criminalité organisée
27:24c'est un petit peu pareil
27:25maintenant
27:25les narcotrafiquants
27:27ont d'autres formes
27:28de délinquance
27:28c'est les vols violents
27:29c'est la criminalité
27:30les séquestrations
27:31les enlèvements
27:31il a créé à l'échelon national
27:33un état-major
27:34où vous avez tous les services
27:35de police judiciaire
27:36de renseignement
27:37de tous les ministères
27:38les douanes
27:39les services de police
27:40les gendarmes
27:41et qui échangent
27:42des informations
27:42sur les trafics
27:43de manière à pouvoir
27:44être en capacité
27:45de mieux répondre
27:45aux ramifications nationales
27:47les enquêteurs
27:49d'un département
27:49peuvent saisir
27:50cet état-major
27:51et savoir
27:51s'il y a
27:53la présence
27:54de cette équipe
27:55contre laquelle
27:55ils veulent lutter
27:56sur un autre point
27:56du territoire national
27:57il y a des échanges
27:58d'informations en permanence
27:59et ça évidemment
28:00on va le poursuivre
28:01c'est un peu ce qu'on a fait
28:02d'ailleurs sur la lutte
28:02antiterroriste en 2017
28:04et ça fonctionne
28:04et ça fonctionnera aussi
28:05pour le narcotrafic
28:06une dernière question
28:07sur le narcotrafic
28:08Alex Bouillaguet
28:09dans son rapport annuel
28:10l'IGPN sonne l'alerte
28:12sur les cas de corruption
28:13234 atteintes à la probité
28:16soit deux fois plus
28:17qu'il y a cinq ans
28:17quelles sont les mesures
28:19à prendre en urgence
28:20est-ce que ça peut passer
28:21par une revalorisation
28:22des rémunérations
28:23par exemple
28:24ou est-ce que c'est ça
28:26la clé
28:26non non
28:27c'est une question de probité
28:29oui
28:30vous avez raison
28:31il y a eu les chiffres
28:32que vous donnez
28:32je crois que c'est entre
28:332020 et 2024
28:34c'est inquiétant
28:36parce que c'est essentiellement
28:37beaucoup de consultations
28:38de fichiers
28:39c'est-à-dire que ce sont
28:39des policiers
28:40qui en nombre
28:42très marginal
28:43infimes
28:44infimes
28:44qui peuvent être amenés
28:46contre rémunération
28:47contre avantage
28:47ou avantage en nature
28:49à donner un certain nombre
28:50d'informations liées
28:50aux fichiers
28:50qui vont servir aux narcotrafiquants
28:52pour l'exercice
28:53de leur activité illégale
28:55donc c'est inquiétant
28:56on lutte en détectant
28:57d'abord on lutte
28:58il faut rappeler évidemment
28:59les règles de probité
29:00et surtout détecter
29:02ces consultations de fichiers
29:03et on a plusieurs inspections
29:04générales qui travaillent
29:05au ministère
29:05pour essayer d'améliorer
29:06la détection
29:07de ces consultations de fichiers
29:09qui sont illégitimes
29:10mais c'est un signe
29:11le phénomène est marginal
29:14j'emploie le mot
29:14le phénomène est marginal
29:15mais c'est un signe
29:16par rapport à ce que vous disiez
29:17à l'instant
29:18sur le risque de mexicanisation
29:20en tout cas le risque
29:21je ne vais pas reprendre ce terme
29:23mais en tout cas
29:23le risque d'une montée en puissance
29:26dans leurs actions
29:26des narcotrafiquants
29:27ça c'est un signe qui inquiète
29:29c'est un signe qui inquiète
29:30ça ne concerne pas
29:30là le chiffre que vous citez
29:32pour vos auditeurs
29:34et téléspectateurs
29:34c'est le chiffre
29:35de la police nationale
29:36c'est le rapport
29:37de l'inspection générale
29:38de la police nationale
29:38mais on a un phénomène
29:39que l'on constate aussi
29:40chez les douaniers
29:41c'est certains agents
29:42de sécurité privée
29:43et dans d'autres corps
29:44de métiers
29:45et donc pour nous
29:45c'est un signe
29:47qu'il faut être extrêmement vigilant
29:48et très ferme sur ces sujets
29:49Oui on voit ce qui se passe
29:50aux Pays-Bas
29:51ou en Belgique
29:52Absolument
29:52Laurent Nunez
29:54autre chapitre
29:54autre dossier
29:56dans votre portefeuille
29:57c'est l'immigration
29:57Sébastien Lecornu
29:58a donné une feuille de route
29:59c'était mercredi
30:00devant le Sénat
30:02Nous avons à construire
30:03une politique migratoire
30:04claire
30:05stable
30:06et conforme à nos valeurs
30:08La France doit savoir
30:09accueillir
30:10mais elle doit aussi
30:11savoir dire non
30:12Le défi n'est pas seulement
30:13juridique ou administratif
30:14il est social
30:15et républicain
30:16L'intégration n'est pas
30:17une option
30:18c'est une responsabilité
30:19partagée
30:20dont on ne parle plus assez
30:21dans le débat public
30:22de l'Etat
30:22des collectivités
30:23des entreprises
30:24et du monde associatif
30:25Notre boussole
30:27doit être l'efficacité
30:28dans le respect du droit
30:29et l'équilibre évident
30:30entre humanité
30:32et autorité
30:33Une première question
30:34peut-être sur ce dossier
30:35sur les OQTF
30:36les fameuses obligations
30:37de quitter le territoire français
30:38en 2024
30:39140 000 OQTF
30:40un petit nombre
30:42finalement
30:42on le sait
30:43de départs effectifs
30:45sous la contrainte
30:46moins de 7%
30:47alors peut-être
30:47que vous allez me dire
30:4820%
30:49finalement
30:49si on additionne
30:50les départs aidés
30:51les départs spontanés
30:53est-ce que vous
30:54sur ce dossier
30:55vous avez un objectif
30:56et un objectif chiffré ?
30:58L'objectif
30:58c'est de continuer
30:59à augmenter
30:59les reconduites
31:00coercitives
31:01comme on les appelle
31:02les reconduites contraintes
31:03elles ne cessent
31:03d'augmenter
31:04dans notre pays
31:04moi sur mon périmètre
31:06à la préfecture de police
31:07lorsque j'étais préfet de police
31:08elles ont augmenté
31:10de 35%
31:11entre 2023
31:12et 2024
31:13c'était 10%
31:14au plan national
31:14évidemment
31:15je vais veiller
31:16à ce qu'on continue
31:17à augmenter
31:17à faire augmenter
31:19significativement
31:20ces éloignements forcés
31:21c'était le cas
31:22aussi au plan national
31:23et c'est encore le cas
31:24au moment où on se parle
31:25on est à plus 15-16%
31:27donc on va évidemment
31:28continuer à les exécuter
31:29après il y a des difficultés
31:30c'est le sujet
31:31des places
31:32en centre de rétention
31:32administrative
31:33donc il faut
31:35maintenant
31:36qu'on s'attelle
31:37à mettre en place
31:38le plan 3000 places
31:39en CRA
31:40en centre de rétention
31:42administrative
31:43et puis il y a aussi
31:44avec certains pays
31:45vous le savez
31:45des problèmes
31:46d'obtention
31:47de laisser passer
31:47pour pouvoir reconduire
31:48les personnes
31:48et ce qui fait
31:49que dans les CRA
31:50il y a des engorgements
31:51il y a des bouchons
31:52là où normalement
31:53en centre de rétention
31:54administrative
31:54ça n'est qu'un point de passage
31:55avant d'être reconduit
31:56vous avez des personnes
31:57qui restent très longtemps
31:5840% d'algériens
32:00en centre de rétention
32:01notamment
32:02il y a 40% d'algériens
32:04en ce moment
32:04sur l'Algérie
32:05moins de 5%
32:06des obligations
32:07de quitter le territoire français
32:08visant des algériens
32:09sont réellement
32:10appliquées chaque année
32:11l'Algérie continue
32:13vous venez de le dire
32:13de refuser l'accès
32:14à son territoire
32:15pourquoi ne pas dire
32:17et bien écoutez
32:17un visa
32:18égal
32:19un OQTF repris
32:20est-ce qu'il ne faut pas
32:21durcir le ton
32:22oui alors
32:22la discussion
32:23avec l'Algérie
32:24de toute façon
32:24il faudra qu'à un moment
32:25il y ait un bouger
32:26aussi dans les discussions
32:27moi je suis
32:28ministre de l'intérieur
32:30ma préoccupation
32:31c'est la sécurité
32:32de nos concitoyens
32:32je comprends que
32:34la tension
32:35qu'il y a actuellement
32:35avec l'Algérie
32:36fait qu'on n'a plus
32:36de relation sécuritaire
32:37avec eux
32:38d'échange sécuritaire
32:39je peux vous dire
32:40pour un ministre de l'intérieur
32:41c'est un problème
32:41c'est un gros problème
32:43voilà
32:43donc il faudra forcément
32:44qu'il y ait un bouger là-dessus
32:45et puis l'autre difficulté
32:46ça veut dire quoi
32:47un gros problème
32:48mais il faudra un moment
32:50qu'on reprenne le dialogue
32:52avec les Algériens
32:53sur les questions de sécurité
32:54et d'échange d'informations
32:54on parle
32:55attendez là je vous parle
32:55d'antiterrorisme
32:56je vous parle d'antiterrorisme
32:58on parle de narcotrafic
33:00à un moment
33:00il faut qu'on
33:01donc il faudra
33:02et en tout cas
33:03moi je vais dire
33:03je ne sais pas comment
33:04mais je vais dire
33:04en tout cas
33:05à ce qu'à un moment
33:06on reprenne langue
33:07évidemment
33:07à un niveau technique
33:09à un niveau sécuritaire
33:10mais ça me paraît important
33:11monsieur Nunez
33:12on a l'impression
33:12qu'on est perdant-perdant
33:14c'est à dire
33:14qu'ils ne reprennent pas
33:15les OQTF
33:16et en même temps
33:17on n'a pas d'informations
33:18sur le renseignement
33:19oui mais en tout cas
33:19il faut que ça bouge
33:20et puis en même temps
33:21il faudra évidemment
33:21qu'on ait de nouveau
33:22la reprise du flux
33:23des OQTF
33:24comment il faut que ça bouge ?
33:25vous avez appelé votre homologue ?
33:27je n'ai pas appelé mon homologue
33:29que les choses soient claires
33:30je n'ai pas appelé mon homologue
33:31ça relève aussi du ministre
33:33de l'Europe et des Affaires étrangères
33:34je vais en discuter avec eux
33:35voilà
33:35en tout cas moi
33:36comme ministre de l'Intérieur
33:38en charge de la sécurité
33:39mais à la fois
33:39par rapport aussi
33:40je parlais d'antiterror
33:41d'échanges sécuritaires
33:43avec les services
33:44de renseignement de ce pays
33:45mais ça vaut aussi
33:46évidemment pour les laisser passer
33:47vous savez
33:48dans les centres de rétention administrative
33:49bon
33:50les personnes que nous plaçons
33:51en centres de rétention administrative
33:52et ça c'est une instruction
33:53que nous avions reçue
33:54de Gérald Darmanin
33:55en août 2022
33:56elles n'ont pas été remises en cause
33:58ces instructions
33:58je vais évidemment les poursuivre
33:59nous plaçons les personnes
34:00qui sont les plus dangereuses
34:00vous essayez de rattraper
34:01ce que Bruno Rotaillot a défait
34:03c'est ça ?
34:03vous êtes en train de recoudre
34:05le lien qui a été défait
34:06pendant un an ?
34:06je vous parle de ce qui se passe
34:07dans l'écran
34:08dans l'écran
34:08il faut que vos téléspectateurs
34:10vos éditeurs comprennent
34:11qu'on a les individus
34:11les plus dangereux
34:12bon
34:12on a 40% d'Algériens effectivement
34:14dans les centres de rétention administrative
34:16et qui restent plus longtemps
34:17donc qui restent plus longtemps
34:18dans les centres de rétention administrative
34:19et donc
34:20il y a moins de fluidité
34:21dans les reconduites
34:23elles augmentent quand même
34:24c'est tant mieux
34:25mais elles pourraient augmenter
34:25beaucoup plus
34:26s'il y avait une fluidité
34:27qui s'installaient
34:27et donc
34:28je ne suis pas en train
34:29de défaire ce que
34:29refaire
34:30je ne suis pas en train
34:31de refaire
34:33enfin
34:33utilisez le mot que vous voulez
34:35en tout cas
34:36moi je considère
34:37qu'il faudra
34:38qu'il y ait un bouger
34:39est-ce que ça n'est pas
34:40en train d'arriver
34:41est-ce que là
34:42on a vu
34:42l'ambassadeur de France
34:44en Algérie
34:44assister à Paris
34:45à une commémoration
34:47en mémoire des victimes
34:48du 17 octobre 1961
34:50c'était la demande de l'Elysée
34:51est-ce que le bouger
34:52que vous désirez
34:52en fait
34:53il n'est pas justement
34:53en train de se produire
34:54est-ce que c'est un geste
34:56c'est ce que dit
34:56notre confrère du Figaro
34:57interpréter cela
34:58comme vous voulez
34:59c'est vous qui êtes
35:01numéro 2 du gouvernement
35:01monsieur Mignes
35:02oui mais sur la branche
35:03sécurité
35:04en tout cas moi
35:05dans mon domaine de compétence
35:06je considère qu'il faudra
35:09les choses plus clairement
35:10y compris comme numéro 2
35:11du gouvernement
35:11vous admettez que c'est
35:12quand même déjà pas mal
35:13ce que je viens de vous dire
35:14c'est un gros boucher
35:14est-ce qu'il faut aller plus loin
35:15renégocier l'accord migratoire
35:17de 68 entre la France
35:18et l'Algérie
35:19c'est ce que préconise
35:20un rapport parlementaire
35:21qui est sorti cette semaine
35:22et qui est notamment signé
35:24par Mathieu Lefèvre
35:25Mathieu Lefèvre
35:26aujourd'hui il est au gouvernement
35:28donc est-ce que vous dites
35:29oui il faut le renégocier
35:30cet accord
35:30je ne me prononce pas
35:31sur cet accord
35:32je ne me prononce pas
35:33sur ce sujet
35:33à ce stade
35:35non voilà à date
35:35il y a cet accord
35:36il fonctionne
35:37il n'est pas complètement parfait
35:39ça je vous le concède
35:40mais voilà
35:40pour l'instant
35:41ce n'est pas à l'ordre du jour
35:42ce rapport
35:43il faut qu'on l'étudie
35:44il faut qu'on le regarde
35:44il est paru cette semaine
35:46je le dis pour vos auditeurs
35:47et vos auditeurs
35:48n'attendez pas de moi
35:49une position immédiate
35:50sur ce sujet
35:51sur ce rapport
35:51dont je n'ai pas encore
35:53pris connaissance
35:54tout ceci alors que
35:55Boilem Sansal
35:55et Christophe Glez
35:56le journaliste
35:57sont encore dans les prisons
35:58c'est aussi un sujet
35:58mais sur l'immigration
36:00par rapport à ce que vous dites
36:01je reviens sur ce que vous disiez
36:03monsieur
36:03sur le
36:05mais moi j'aurais la même
36:06mettez que Bruno Retailleau
36:07sur l'immigration
36:07il ne faut pas se tromper
36:09mon but ce sera
36:10d'avoir des OQTF exécutés
36:11c'est de mieux appliquer
36:12la loi
36:13qui a été
36:14que Gérald Darmanin
36:16a portée en janvier 2024
36:17pour mieux contrôler
36:18l'immigration
36:18et de retirer aux étrangers
36:20en situation régulière
36:21leur titre
36:21quand ils commettent
36:22des actes délictueux importants
36:24je vais appliquer
36:25la même politique
36:26je ne vais pas revenir
36:27sur la circulaire
36:29de Bruno Retailleau
36:29sur l'admission exceptionnelle
36:31au séjour
36:31je vais rester très ferme
36:33comme je l'ai toujours été
36:34d'ailleurs
36:34comme haut fonctionnaire
36:35sur ces sujets
36:35pourquoi ?
36:36parce que je considère
36:37que le vivre ensemble
36:38c'est respecter
36:39les valeurs de la République
36:40et il faut
36:40que nous appliquions
36:42la légalité
36:42à tous les étages
36:43et il faut le faire
36:45pour la protection
36:46d'une grande majorité
36:48de nos concitoyens
36:48donc concitoyens
36:49qui sont d'origine étrangère
36:51et qui demandent
36:53cette fermeté
36:53mais qui dans le même temps
36:55peuvent être blessés
36:56heurtés
36:57par l'emploi
36:58d'un certain nombre de mots
36:59et ces mots là
37:00vous ne les entendrez
37:01jamais dans ma bouche
37:02moi j'ai grandi
37:02dans les quartiers nord
37:03de Bourges
37:04à la chancellerie
37:05au Gimjong
37:06qui sont deux quartiers
37:07populaires
37:08et je n'ai connu
37:09que la diversité
37:10je n'ai connu
37:10que la diversité
37:11voilà
37:11donc mais dans le respect
37:12des valeurs de la République
37:13par contre
37:14je serai intraitable
37:15avec ceux qui ne respectent pas
37:16les valeurs de la République
37:17c'est vrai pour l'immigration
37:18illégale
37:19et c'est vrai aussi
37:20pour l'islam politique
37:20et alors
37:21et les menaces extérieures
37:22Laurent Nunez
37:23c'est le dossier
37:24sur lequel je vais vous faire
37:24aller à présent
37:26des étoiles bleues
37:27des mains rouges
37:28les têtes de cochons
37:29déposées devant les mosquées
37:30en Ile-de-France
37:31nous savons que nous sommes
37:32la cible d'ingérence étrangère
37:34à six mois des municipales
37:35où en est-on
37:36de cette menace
37:37on voit aussi
37:38des faux sites d'information
37:39de presse quotidienne régionale
37:41mais en fait
37:41complètement fake
37:42oui oui
37:44c'est ce qu'on appelle
37:44les guerres hybrides
37:45c'est ce que je pense
37:47que c'est ce qu'il faut
37:48bien expliquer
37:48c'est maintenant
37:49actuellement
37:50c'est la guerre hybride
37:51c'est la guerre
37:52que nous livrent
37:53certains états
37:54avec les moyens
37:55qui ne sont pas
37:55les moyens classiques
37:56les moyens conventionnels
37:57on ne se fait pas la guerre
37:57il n'y a pas d'échange
37:59d'artillerie
38:00mais il y a des actions
38:01qui sont menées
38:01sur notre territoire
38:02qui sont des actions
38:03d'ingérence
38:03ce sont celles
38:04que vous avez citées
38:05des institutions
38:06comme les mains rouges
38:07le fait de taguer
38:08toute une nuit dans Paris
38:09mais ça se renforce
38:10est-ce que vous voyez là
38:11oui oui ça se renforce
38:11mais bien sûr
38:12ça se renforce
38:12et les services de renseignement
38:14y travaillent
38:14pour établir des liens
38:15avec des pays commanditaires
38:17et le but évidemment
38:19c'est de nous déstabiliser
38:20c'est-à-dire
38:20c'est d'insuffler
38:21dans le débat politique français
38:24des thèmes qui nous divisent
38:26c'est toujours la même chose
38:27ce sont toujours
38:27des thèmes qui nous divisent
38:29c'est les têtes de cochons
38:30qui sont déposées
38:31devant des mosquées
38:32c'est un acte abominable
38:33et ça vise à quoi
38:34à nous diviser
38:35à nous diviser
38:36à lancer des débats
38:37c'est les atteintes ignobles
38:39qui ont été portées
38:39à plusieurs sites
38:40de la communauté juive
38:41les mains rouges
38:42sur le mur de la Shoah
38:43et tout ça
38:43ça vise à lancer des débats
38:45à nous diviser en permanence
38:47puis il y a l'information
38:47vous avez raison
38:48on est victime
38:49de guerre de désinformation
38:50en permanence
38:51via les réseaux sociaux
38:52avec soit
38:53des comptes
38:54qui sont utilisés
38:55par des acteurs étrangers
38:56pour diffuser en masse
38:58des fausses informations
38:58et voir
38:59comme vous venez de le citer
39:00à l'instant
39:01des faux sites
39:02de médias classiques
39:03qui vont diffuser
39:04des informations
39:04sur ce qui se passe
39:05en France
39:06il y est diffusé
39:07à l'étranger
39:07ou au sein
39:08du territoire national
39:09et ça peut
39:10un certain nombre
39:12de personnes
39:12peuvent se laisser séduire
39:13par ces informations
39:14qui sont mensongères
39:15vous alertez les français
39:17et qui visent là encore
39:17un mot
39:18un mot rapidement
39:19sur juste un autre dossier
39:20quatre hommes
39:21originaires du Gard d'Agestan
39:22ont été écroués vendredi
39:23ils étaient soupçonnés
39:24ils sont soupçonnés
39:25d'avoir le projet
39:26d'éliminer un opposant russe
39:28qui vit à Biarritz
39:29qu'est-ce que vous pouvez nous dire
39:31sur ce dossier ?
39:32là-dessus
39:33donc ça c'est autre chose
39:34on a parlé
39:35c'est pas de la guerre hybride
39:37c'est une réalité
39:38vous avez aussi
39:40un certain nombre d'états
39:41qui essaient de contrôler
39:43voire d'éliminer leurs opposants
39:45je ne dis pas
39:45ce qui s'est passé
39:46dans cette affaire
39:47je suis prudent
39:47c'est une affaire
39:48qui a été rendue publique
39:51mais qui évidemment
39:52n'aurait pas dû l'être
39:53il y a le secret
39:54de la défense nationale
39:54qui protège toutes ces affaires
39:55mais il est certain
39:57qu'un certain nombre d'états
39:58s'intéressent à leur opposition
39:59sur le territoire national
40:00et de près
40:01et par des actes
40:02d'abord des actes de suivi
40:04c'est de savoir comment
40:04ce qu'ils font
40:05et donc ils sont suivis
40:06par les services
40:07de renseignement
40:07des états étrangers
40:08sur notre territoire
40:09ils s'intéressent à ce qu'ils font
40:10ça peut aller jusqu'à
40:12des actes d'intimidation
40:13et parfois
40:13des tentatives d'élimination
40:15et c'est très sérieux
40:17c'est arrivé
40:17enfin dans d'autres pays
40:18c'est arrivé
40:19dans des pays européens
40:20il y a eu des éliminations
40:21d'opposants politiques
40:22par des états étrangers
40:23et donc ça c'est le travail
40:24remarquable
40:25que fait la direction générale
40:26de la sécurité intérieure
40:27pour empêcher ces actions
40:28Une question
40:28avant de passer
40:29à votre portrait
40:30à trois questions de portrait
40:32Laurent Nunez
40:32à propos des drones
40:33on a vu la pagaille
40:35là sur l'aéroport de Munich
40:36les drones
40:37dont on pense
40:38qu'ils viennent également
40:39de Russie
40:39est-ce que nous
40:40nous sommes bien protégés
40:41est-ce que Roissy
40:42est bien protégé ?
40:43On a les moyens
40:44de détecter les drones
40:45évidemment
40:45alors vous avez
40:46ça peut nous arriver ou pas
40:48bien sûr
40:49vous avez des drones
40:50qui aient des tentatives
40:51bien sûr
40:52mais nous nous avons aussi
40:53des moyens de détection
40:53et de neutralisation des drones
40:54vous avez deux types de drones
40:56vous avez les drones militaires
40:57qui sont des drones d'assez haut niveau
40:58qui volent très haut
40:59qui sont quand même
41:00qui sont détectés
41:01par le ministère des armées
41:02c'est les armées
41:03et puis autour des aéroports
41:05vous avez aussi
41:05des systèmes de détection
41:06qui sont développés
41:07d'ailleurs par aéroports
41:07de Paris à Paris
41:08et puis les forces de police
41:10de gendarmerie
41:11sont également dotées
41:13nous sommes vigilants
41:14mais ça peut arriver
41:15ça peut arriver
41:15nous sommes extrêmement vigilants
41:17et nous sommes surtout dotés
41:18des moyens adéquats
41:19c'est ça aussi
41:19qu'il faut comprendre
41:20nous sommes dotés
41:20des moyens adéquats
41:21de détection
41:22de neutralisation
41:22le ministre de l'intérieur
41:24est l'invité de questions politiques
41:25on va tenter de mieux vous connaître
41:27Laurent Nunez
41:28France Inter
41:30Alexandra Ben Saïd
41:33Question politique
41:36Ce que je vous propose
41:38c'est de trouver un chemin commun
41:40malgré les divergences
41:42le gouvernement proposera
41:44nous débattrons
41:45vous voterez
41:46là encore
41:47une rupture
41:48On vient de vous entendre
41:50à l'instant
41:51vous lisiez
41:51la déclaration politique générale
41:53de Sébastien Lecornu
41:54devant les sénateurs
41:55vous le faisiez
41:56parce que vous êtes
41:56on le signale
41:57le numéro 2 du gouvernement
41:59alors que lui-même
42:00se tenait au même moment
42:01devant les députés
42:02que de chemin parcouru
42:03et vous rêviez
42:04si je ne m'abuse
42:05d'être commissaire de police
42:06vous avez rêvé
42:08d'attrir à Beauvau
42:09la dernière fois
42:11puisque vous avez pensé
42:13plusieurs fois
42:13avoir le job
42:15si je puis dire
42:15la dernière fois
42:16c'est Bruno Rataillot
42:17qui vous a un peu coupé
42:18l'herbe sous le pied
42:19vous êtes aujourd'hui
42:20plutôt considéré par certains
42:21comme un ministre de gauche
42:23votre style
42:24ça va être
42:25une rupture
42:26avec le style Rataillot
42:28une rupture dans la forme
42:30oui certainement
42:30je n'aurai pas de mots blessants
42:31je ne vise pas à diviser la société
42:32voilà
42:33si que les choses soient claires
42:34il y a des mots
42:34que je n'utiliserai pas
42:35quand vous convoquez
42:36le débat sur l'assimilation
42:38je ne le ferai jamais
42:40l'assimilation
42:41c'est certes un mot
42:42qui existe dans le code civil
42:43mais vous renvoyez forcément ça
42:44au débat
42:45intégration versus assimilation
42:46moi je crois à l'intégration
42:48on s'intègre
42:49parce qu'on respecte
42:49les règles des valeurs républicaines
42:51moi je n'ai connu que ça
42:52dans ma vie personnelle
42:53je pense que c'est ce que je veux
42:54pour mon pays
42:54mais attention
42:55intraitable avec ceux
42:56qui ne respectent pas
42:57les valeurs de la République
42:58alors sur le fond justement
42:59rupture sur les cils
43:00on l'a vu
43:01sur le fond
43:02deux jours avant son départ
43:03du ministère de l'Intérieur
43:04Bruno Rataillot
43:05a signé un arrêté
43:05pour durcir l'examen civique
43:07pour les étrangers
43:08voulant devenir français
43:09vous qui êtes issu
43:11d'une famille d'origine espagnole
43:12émigrée en Algérie
43:14avant de revenir en métropole
43:16est-ce que vous approuvez
43:18ce durcissement du questionnaire
43:19pour les candidats
43:20à la naturalisation ?
43:21Je ne le remettrai pas en cause
43:22oui je ne le remettrai pas en cause
43:23je pense que
43:24rejoindre le territoire national
43:27dans un cadre légal
43:28c'est quelque chose de beau
43:29de magnifique
43:29et oui il faut quand même
43:31avoir un niveau
43:32une capacité à s'intégrer
43:33réelle
43:34et quand ça n'est pas le cas
43:35on doit y mettre un terme
43:36je ne reviendrai pas
43:37sur ces dispositifs
43:37je vous dis
43:38il n'y a pas de rupture
43:39de fond
43:40que les choses soient claires
43:41il y a des ruptures de forme
43:42et je pense que nos concitoyens
43:43comprennent
43:43qu'on soit dur et intraitable
43:45avec tous ceux
43:45qui ne respectent pas les lois
43:46et qui ne veulent pas s'intégrer
43:48et qui ne veulent pas s'intégrer
43:50et ne pas observer
43:51respecter
43:52les valeurs
43:53de la République
43:54parmi lesquelles
43:55une des premières
43:55c'est la laïcité
43:56et je suis par mon parcours personnel
43:58très attaché
43:58dur et intraitable
43:59vous êtes
44:00effectivement
44:01vous préconisez
44:02plutôt l'offensive
44:03dans vos méthodes
44:04notamment
44:05pour aller au contact
44:06mais
44:06vous qui avez assisté
44:08à la chute
44:08de Christophe Castaner
44:10en 2020
44:11qui avez été coupable
44:13d'avoir braqué
44:13les syndicats
44:14en évoquant la suspension
44:15de policiers
44:16en cas de soupçon avéré de racisme
44:17je rappelle qu'à l'époque
44:18il était ministre de l'intérieur
44:19vous étiez son secrétaire d'état
44:21on a l'impression
44:22que vous avez pris
44:22un peu le contre-pied
44:23c'est-à-dire que pour durer
44:24vous ménagez
44:26et calinez les troupes
44:27notamment les syndicats
44:28non c'est faux
44:29ça a toujours été ma position
44:30c'est pas moi qui ai prononcé
44:31les mots que vous dites
44:32c'est pas moi qui ai prononcé
44:33les mots dont vous parlez
44:34de Christophe Castaner
44:35si vous m'entendez
44:36à l'époque
44:37je ne dis pas que c'est vous
44:37je dis juste que lui
44:39avait braqué les syndicats
44:40et que vous vous construisez
44:41un peu en opposition
44:42non je ne me faites pas un procès
44:45d'essayer de me faire
44:46tel que je ne suis pas
44:47j'ai toujours soutenu la police
44:48toujours la police
44:50et les gendarmes
44:51je sais qu'ils travaillent
44:52dans des conditions difficiles
44:53je sais que la moindre intervention
44:54dans des quartiers difficiles
44:56il n'y a pas de violence policière
44:57y compris sur des violences conjugales
44:58dans des quartiers
44:59ils sont pris à partie
45:00encore cette nuit
45:01ça s'est produit
45:01ils sont obligés de se dégager
45:03avec des moyens intermédiaires
45:04je sais la difficulté du métier
45:05et j'ai toujours été
45:08c'est l'histoire de ma vie
45:09d'avoir été toujours en soutien
45:10des policiers et des gendarmes
45:11et en même temps
45:12évidemment ça doit se faire
45:13dans un cadre de déontologie
45:14la riposte doit être proportionnée
45:16mais il y en a marre
45:17de ces élus de la République
45:18parfois
45:18qui diffusent des petites capsules
45:20des petites vidéos
45:21où on ne voit qu'un bout
45:22d'une action
45:23on ne voit pas ce qui s'est passé avant
45:24on ne voit pas ce qui se passe après
45:25j'en ai marre
45:26regardez ce député
45:27qui m'en veut d'ailleurs
45:29manifestement beaucoup
45:30puisqu'il me traite
45:30d'être un artisan
45:32des contrôles
45:32enfin un partisan
45:33des contrôles au faciès
45:34ce qui n'est évidemment pas le cas
45:35qui a dénoncé
45:37des violences policières
45:38alors même que
45:38les policiers
45:39dont j'avais la charge
45:40à l'époque étaient en train
45:41d'interpeller un dealer
45:43qui a d'ailleurs
45:44par la suite été condamné
45:45voilà
45:45j'ai toujours défendu la police
45:47je ne me suis jamais
45:48positionné
45:49sur ce registre
45:51pour m'acheter
45:52vous savez je les ai dirigés
45:53moi
45:53j'ai d'abord été un opérationnel
45:55j'ai dirigé des actions de police
45:56c'est moi qui les envoie
45:57au charbon
45:58j'ouvre les guillemets
45:59donc je n'ai jamais eu
46:01cette posture
46:01et c'est me faire
46:02un bien vilain procès
46:03jamais
46:03jamais
46:04j'ai toujours été en soutien
46:05toujours
46:05et c'est pas à des fins intéressés
46:07c'est vraiment ce que j'ai
46:08au fond des tripes
46:09Laurent Nunez
46:10on vous a demandé
46:10de venir avec une carte blanche
46:12c'est à dire
46:12un plaidoyer
46:13un fait sur lequel
46:15vous voulez braquer
46:16les projecteurs
46:16vous nous avez dit
46:17l'ultra-violence
46:18oui parce que c'est
46:20parce que c'est un
46:21oui oui
46:22en une minute
46:23si je vous donne
46:23une minute sur l'ultra
46:24ultra-violence des jeunes
46:26pourquoi
46:26ultra-violence des jeunes
46:27on voit
46:27la délinquance des mineurs
46:28elle reste à peu près stable
46:29mais on les voit impliqués
46:31dans de plus en plus
46:32d'actions extrêmement violentes
46:33des vols violents
46:34des cambriolages
46:34des home jacking
46:35cambriolages à domicile
46:36avec séquestration
46:37et ce sont de plus en plus
46:39des mineurs qui sont
46:39instrumentalisés par d'autres
46:41et ça c'est une préoccupation
46:43pour moi
46:44parce que pour nous
46:44pour les effectifs
46:46dont j'ai la responsabilité
46:47comme ministre de l'Intérieur
46:48il n'y a pas d'excuses
46:49de minorité
46:49et nous on interpelle
46:50tout le monde
46:50mais maintenant après
46:51il faut qu'on revoie
46:52la réponse judiciaire
46:54et ce n'est pas les magistrats
46:55qui sont en cause
46:56moi je ne dirais jamais ça
46:57ce sont les règles
46:58qu'ils appliquent
46:59je crois qu'il faut que maintenant
46:59on ait des peines courtes
47:00et vite, rapides
47:01et puis surtout
47:02qu'on s'interroge
47:03collectivement
47:04collectivement
47:05sur comment
47:05des gamins de 15-16 ans
47:07on arrive à faire ça
47:07maintenant
47:08là on parle de français
47:09ils sont nés en France
47:09comment ils arrivent
47:11à faire ça
47:11maintenant
47:12ça pose un problème
47:13d'autorité parentale
47:14d'implication des élus
47:15des associations
47:15de la justice
47:16je viens de le dire
47:17c'est pas que le problème
47:18de la police
47:18malheureusement
47:19nous sommes
47:19les fonctionnaires
47:21dont j'ai la responsabilité
47:22sont un peu les seuls
47:24face à ce problème
47:25et l'ultra-violence
47:26oui des jeunes
47:26ça m'inquiète énormément
47:27et je prendrai évidemment
47:29des initiatives
47:29à commencer par
47:30à commencer par aboutir
47:32sur la stratégie
47:33de la prévention
47:33la stratégie nationale
47:34de la prévention
47:34de la délinquance
47:35sur laquelle
47:36ne l'ombre aux ministres
47:37a en travaillé
47:37dont Bruno Rotaillot
47:38Jean-Henri François-Noël Buffet
47:39on en arrive
47:41exactement
47:42à une bonne transition
47:43pour l'état de droit
47:44sur lequel
47:44vous vous questionnez
47:45à Belmestre
47:45oui alors
47:47votre prédécesseur
47:48Bruno Rotaillot
47:49dès sa prise de fonction
47:50quelques jours après
47:51avait dit dans un entretien
47:52que pour lui
47:53l'état de droit
47:54n'était ni intangible
47:56ni sacré
47:56est-ce que vous êtes d'accord
47:58avec lui
47:58ou est-ce que c'est une autre
47:59de vos ruptures de forme
48:00peut-être de fond
48:01cette fois-ci
48:02je pense que c'est une rupture
48:03de forme
48:03c'est la façon
48:04dont on dit les choses
48:06de droit et l'état du droit
48:07il y a l'état du droit
48:09il y a des normes
48:09qui s'appliquent
48:10qu'il faut évidemment
48:12pouvoir
48:12qu'il faut évidemment
48:13pouvoir modifier
48:15et il y a des modifications
48:16qui sont indispensables
48:17je viens de l'évoquer
48:18avec les sanctions pénales
48:21qui pourraient être appliquées
48:21aux mineurs
48:22le droit
48:23on le fait évoluer
48:23en permanence
48:24c'est l'état du droit
48:25puis il y a l'état de droit
48:27entendu
48:28alors
48:28on peut l'entendre
48:30comme étant l'état du droit
48:31mais il y a une autre définition
48:32l'état de droit
48:32c'est un système politique
48:34c'est une constitution
48:35c'est en moins
48:37une hiérarchie des normes
48:38c'est des droits
48:39qui limitent
48:41la toute puissance
48:41de l'état
48:42une égalité de droit
48:43et puis c'est
48:43la séparation des pouvoirs
48:45c'est la séparation des pouvoirs
48:46voilà
48:46donc mais l'état du droit
48:48oui il peut bouger
48:48oui il doit bouger
48:49je comprends que ce sera d'ailleurs
48:50un des débats de la présidentielle
48:51de 2027
48:52sur une modification
48:53de certaines dispositions
48:54constitutionnelles
48:55ça c'est
48:56ça peut rentrer dans le débat
48:57sur l'état du droit
48:58Eric Dupond-Moretti
48:59l'ex-garde des Sceaux
49:00pour décrire la politique pénale
49:02depuis son départ
49:03il y a un an
49:03dit qu'il y a une dérive sécuritaire
49:05est-ce que vous entendez
49:06ce qu'il dit ?
49:07non je ne suis pas d'accord
49:08avec monsieur Dupond-Moretti
49:10il n'y a pas de dérive sécuritaire
49:11ça doit s'entendre
49:13la dérive sécuritaire
49:14ça veut dire qu'il y a des textes
49:14qui sont
49:15c'est deux choses
49:15la dérive sécuritaire
49:16c'est le comportement
49:18des policiers
49:18et des gendarmes
49:19sur le terrain
49:20et puis c'est
49:20les textes qu'on applique
49:21je crois qu'il faut maintenant
49:23mettre à niveau
49:24nos textes
49:25et notamment nos textes répressifs
49:27au niveau
49:28au niveau
49:29de la délinquance
49:31et quand je dis
49:31nos textes répressifs
49:32ça ne n'est pas que les sanctions
49:33je pense aussi
49:34aux capacités d'investigation
49:35des forces de l'ordre
49:36il faut se remettre à niveau
49:39en termes de techniques
49:40de renseignement
49:40il faut pouvoir avoir accès
49:41à d'autres types de communications
49:42aller plus vite
49:43dans l'utilisation
49:44de l'intelligence artificielle
49:46pour trier des données
49:47pour aller plus vite
49:48donc il faut
49:48c'est ça
49:49ça peut s'appeler
49:51dérive autoritaire
49:51mais il faut durcir
49:53notre appareil répressif
49:54c'est évident
49:54et puis ensuite
49:55il y a la façon
49:56dont les policiers
49:57et les gendarmes
49:57travaillent sur le terrain
49:58elle est tout à fait républicaine
50:00elle est toujours proportionnée
50:02je ne parlerai jamais
50:04de dérive sécuritaire
50:04regardez les manifestations
50:06vous sembliez parler de moi
50:07tout à l'heure
50:08en disant que dans les manifs
50:09j'avais montré que j'étais dur
50:10parce que j'allais au contact
50:11je demandais aux effectifs
50:12d'aller au contact
50:13je ne changerais pas
50:14comme ministre de l'intérieur
50:15mais vous oubliez de dire
50:16que toute la stratégie
50:17que j'ai adoptée
50:18pendant trois ans et demi
50:18à la préfecture de police
50:19et j'aurais la même
50:20comme ministre de l'intérieur
50:21c'est de prendre un peu
50:22de distance
50:23avec les manifestants
50:24et de n'intervenir
50:26que quand ils commencent
50:27à commettre des dégradations
50:28et des violences
50:28de manière à éviter
50:29à ce que l'on nous accuse
50:31et on ne m'accusera pas
50:31comme ministre de l'intérieur
50:32de faire dégénérer
50:34des manifestations
50:34je suis le garant
50:36de la liberté de manifester
50:37et c'est ce à quoi
50:38je vais m'employer
50:39Justement
50:39il y a peu de temps
50:41il y a quelques années
50:42quand même
50:42un syndicatiste policial
50:44avait dit que le problème
50:44de la police
50:45c'était la justice
50:45est-ce que
50:47quel est votre
50:48est-ce que vous trouvez
50:49qu'il a raison
50:50ou est-ce que vous trouvez
50:51que c'est pas normal
50:53qu'un syndicatiste policier
50:53dise ça ?
50:54D'abord
50:55il est libre de le dire
50:57c'est quelqu'un
50:58que je connais bien
50:59vous imaginez
51:00qu'avec mon parcours
51:00je connais tous les syndicalistes
51:02je connais de nombreux
51:03fonctionnaires
51:04aux fonctionnaires
51:05de police militaire
51:06de la gendarmerie
51:06je le connais bien
51:07c'est un interlocuteur
51:08important pour moi
51:10mais il sait
51:10que je ne partage pas
51:11cela
51:12ou je le reformule
51:14différemment
51:15je le reformule
51:16que le problème
51:18de la police
51:19c'est aussi
51:20le problème
51:20de la justice
51:20c'est qu'il faut
51:22qu'on ait des textes
51:22qui soient plus répressifs
51:23les magistrats
51:24ils sont juste là
51:24pour appliquer des textes
51:25et si vous n'avez pas
51:26la possibilité
51:27de condamner
51:29les gens
51:29à des sanctions
51:30les délinquants
51:32à des sanctions
51:32qui correspondent
51:33à la gravité
51:33de leurs actes
51:34c'est aussi un problème
51:35pour eux
51:35voilà
51:35c'est aussi un problème
51:36pour eux
51:37certains syndicats
51:39d'avocats
51:39de magistrats
51:40dénoncent
51:41des interpellations
51:44qui seraient
51:45un petit peu
51:45sans fondement
51:47vous vous dites
51:48qu'il n'y a pas
51:48d'interpellation
51:49préventive
51:50mais parfois
51:50il y a des gardes à vue
51:51et beaucoup de procédures
51:52qui sont classées
51:53sans suite
51:54qui montrent bien
51:55que l'infraction
51:56n'est pas caractérisée
51:57dans nombre de cas
51:58oui alors ça
51:59c'est ce que disent
52:00les avocats
52:00qui viennent en défense
52:01des personnes
52:02qu'on interpelle
52:02ça c'est surtout
52:03dans les manifestations
52:04les cortèges chauvages
52:05que les éditeurs
52:06téléspectateurs
52:07comprennent bien
52:08il y a la défenseur
52:09des droits aussi
52:09qui va sur ce terrain
52:10oui on interpelle
52:12parfois des individus
52:13alors c'est pas des individus
52:14qui manifestent paisiblement
52:15c'est des personnes
52:16qui se cagoulent
52:17qui renversent des poubelles
52:18essaient de dégrader
52:19des vitrines
52:21et puis on interpelle
52:22tout un groupe d'individus
52:23et on les poursuit
52:24pour associations constituées
52:26en vue de commettre
52:27des violences
52:27bon
52:27donc il y a des placements
52:30garde à vue de ce fait
52:31et puis après
52:31il faut établir
52:32que les personnes
52:33étaient bien impliquées
52:33etc
52:34et donc ça explique
52:35qu'il y a moins
52:35il y a moins de poursuites
52:37au final
52:37donc on y veille
52:39de plus en plus
52:40on a développé des outils
52:41qui permettent
52:41de mieux caractériser
52:42ce qu'a fait le groupe
52:43etc
52:43mais c'est jamais
52:45ces interpellations
52:46elles n'ont jamais lieu
52:47dans le cadre
52:48de manifestations paisibles
52:49c'est du maintien de l'ordre
52:51ce sont aussi des gens
52:52qu'on sort de la voie publique
52:53parce qu'ils commettent
52:53des exactions
52:54après les suites judiciaires
52:56bon ben il arrive
52:56ce qu'il arrive
52:57les critiques arrivent
52:57mais moi je suis là
52:58pour maintenir l'ordre
52:59je vais bien continuer
53:00comme ministre de l'intérieur
53:00Laurent Nunez
53:01dernière minute de l'émission
53:02je vous propose un vrai faux
53:04je donne des affirmations
53:05vous répondez par vrai ou faux
53:06et ça va très vite
53:08vous préférez l'OM au Real Madrid
53:10vrai ou faux ?
53:11non pas du tout
53:12je suis supporter de l'OM
53:14et c'est faux
53:15c'est faux
53:15c'est faux
53:15je supporte les deux
53:16on vient tilder sur le N de Nunez
53:18et vous y tenez
53:18j'y tiens énormément
53:20vous êtes le premier flic de France
53:21à l'origine
53:21vous étiez inspecteur des impôts
53:23absolument
53:23la chute du gouvernement Lecornuin
53:26les préfets avaient oui
53:27reçu la consigne de se préparer
53:28à des législatives anticipées
53:30les 16 et 23 novembre
53:31vrai ou faux ?
53:32non non non
53:33c'est faux
53:34il y avait eu des...
53:35c'est faux
53:35après le gouvernement
53:37une carrière politique
53:37à Bourges
53:38votre ville de naissance
53:39ça vous tenterait
53:40vrai ou faux ?
53:42c'est vrai
53:43mais quand tout sera fini
53:44vraiment quand tout sera fini
53:45vous avez proposé
53:46que le préfet des Hauts-de-France
53:47Bertrand Gaume
53:48vous succède à la préfecture
53:49de police de Paris
53:50vrai ou faux ?
53:51c'est faux
53:51le jour de l'incarcération
53:53de Nicolas Sarkozy
53:54à la santé
53:54ce sera mardi
53:55ses fils Pierre et Louis
53:57appellent à un rassemblement
53:58dans le 16ème
53:59vous avez déjà prévu
54:00le dispositif de sécurité
54:01vrai ou faux ?
54:02c'est vrai
54:03votre directeur de cabinet
54:04est une directrice
54:05c'est la première fois à Beauvau
54:06c'est vrai
54:06merci Laurent Nunez
54:08d'avoir répondu aux questions
54:09à toutes les questions
54:10deux questions politiques
54:12un excellent dimanche à tous
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