Le mouvement de blocage des lycées, qui se poursuit depuis plusieurs jours en France, est désormais également marqué par plusieurs faits à caractère antisémite. Des inscriptions et slogans visant les Juifs ou faisant référence à Israël ont été signalés aux abords de certains établissements mobilisés. Plusieurs de ces messages ont circulé sur les réseaux sociaux, provoquant de nombreuses réactions.
Selon CNews, des croix gammées, des références antisémites et des slogans hostiles ont notamment été découverts dans le contexte de certains blocages. Ces faits interviennent alors que la mobilisation lycéenne est déjà marquée par de nombreuses violences et dégradations.
Le phénomène reste toutefois distinct des revendications principales avancées par les organisations lycéennes, centrées sur les moyens accordés à l’Éducation nationale et les conditions d’enseignement.
Dans le Vaucluse par exemple, des déclarations hostiles aux Juifs et à Israël ont notamment été prononcés lors du blocage d’un lycée de Carpentras, jeudi 1er octobre. «On a brûlé Israël ! C’est là y a un Juif ici (...) C’est qui les Juifs ? On les piétine !», peut-on entendre scander un individu dans une vidéo montrant des élèves brandissant un drapeau palestinien devant des flammes.
Les autorités redoutent néanmoins que des groupes extérieurs ou radicalisés profitent des rassemblements pour diffuser leurs propres mots d’ordre. Les réseaux sociaux jouent depuis le début du mouvement un rôle important dans l’organisation et la diffusion des appels à mobilisation. Les services de renseignement ont également relevé la circulation de contenus particulièrement violents ou appelant à des affrontements.
Cette apparition de messages antisémites ajoute donc une nouvelle source d’inquiétude pour les autorités. Elle intervient dans un contexte déjà très tendu, avec plusieurs milliers d’interpellations depuis le début des blocages.
Vendredi encore, des violences urbaines ont été recensées autour de 158 établissements scolaires. Le gouvernement et les organisations lycéennes tentent parallèlement de maintenir le dialogue avant la nouvelle journée de mobilisation prévue mardi 6 octobre.
Les autorités surveillent désormais particulièrement les éventuelles dérives racistes et antisémites susceptibles d’apparaître lors des prochains rassemblements.