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##LES_VRAIES_VOIX-2026-08-07##
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NewsTranscription
00:00:00Radio, 17h-19h, Judith Ballère.
00:00:03Bonsoir les amis, c'est un plaisir de vous retrouver sur Sud Radio pour les vraies voix de l'été
00:00:06en ce vendredi 7 août.
00:00:08Vos trois débats vont faire vivre l'antenne, trois thèmes, des opinions et surtout votre parole au cœur de l
00:00:13'émission.
00:00:14On fera également un point chômage qui augmente de nouveau, faut-il y voir un mauvais passage ? On l
00:00:18'espère.
00:00:19Nous irons à la rencontre de nos agriculteurs aussi frappés par la sécheresse.
00:00:22Quelle solution pour éviter que la situation ne s'enracine ?
00:00:25Pendant deux heures, on écoute, on échange et on se dit les choses.
00:00:27À vous de prendre le micro, les vraies voix de l'été commencent maintenant sur Sud Radio.
00:00:35À 17h30, votre question du soir.
00:00:37Plusieurs maires ont instauré dans leur commune des couvre-feux pour les mineurs afin de lutter contre les violences et
00:00:41les incivilités.
00:00:42Et pourtant, certains de ces arrêtés ont été retoqués par la justice administrative, faute de risques suffisamment établis
00:00:48ou parce que les mesures ont été jugées disproportionnées alors que j'ai envie de dire a priori les élus
00:00:52connaissent leur commune.
00:00:54Du coup, on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à les commenter.
00:00:57Faut-il donner plus de pouvoir à nos mères ?
00:00:59Tout simplement, vous nous appelez au 0826 300 300 aussi.
00:01:02Puis à 18h20, votre grand débat.
00:01:04Selon de nouvelles évaluations du renseignement américain, Vladimir Poutine pourrait chercher à tester la solidité de l'OTAN
00:01:10en lançant une opération limitée contre l'un de ses membres.
00:01:12Une incursion militaire, une cyberattaque ou une opération hybride suffisamment ambiguë pour semer le doute.
00:01:17Les alliés seraient-ils prêts à riposter ensemble ?
00:01:19C'est une vraie question.
00:01:20Du coup, on vous demande sur Youtube, vous pouvez commenter évidemment,
00:01:23la Russie est-elle une menace pour l'OTAN ?
00:01:25Je vous rappelle notre numéro 0826 300 300.
00:01:28Et puis à 18h43, on fait le point sur ce qui buzz sur les réseaux sociaux.
00:01:32Le musée Jacques Chirac en Corrèze a de nouveau été cambriolé.
00:01:35Des objets de collection ont été dérobés.
00:01:37C'est la troisième attaque en moins d'un an.
00:01:39Manque de moyens ou sécurité défaillante.
00:01:41On se pose la question, notre patrimoine est-il suffisamment protégé ?
00:01:44Et on vous la pose aussi sur Youtube, vous allez commenter.
00:01:46Et puis vous nous appelez, je vous le rappelle, au 0826 300 300.
00:01:50Allez, vos vraies voix de ce soir.
00:01:53Bonsoir Émilie Perrier.
00:01:54Bonsoir Judith.
00:01:55Je suis contente de vous retrouver.
00:01:56Pareillement.
00:01:57Ma chère Émilie, vous êtes avocate au barreau de Paris, spécialisée en droits pénales et droits de la construction.
00:02:01Tout à fait.
00:02:02Vous n'avez pas changé de métier jusque-là ?
00:02:03Non.
00:02:04Bonsoir Patrick Boudet.
00:02:05Bonsoir.
00:02:06Bienvenue, c'est votre première.
00:02:08Ravie de vous recevoir.
00:02:09Vous êtes réalisateur, journaliste pour Rock'n'Folk et auteur notamment du livre Le Rock est-il réaxe ?
00:02:14Et aux éditions du sein, je le recommande.
00:02:15Vachement sympa.
00:02:16Et puis Mickaël Charman.
00:02:18Bonsoir Mickaël.
00:02:18Bonsoir Judith.
00:02:19Vous êtes conseiller municipal à Charenton-le-Pont et président de l'association Engagement France Solidarité.
00:02:24Welcome.
00:02:25Merci.
00:02:25Allez, c'est parti pour votre question du soir.
00:02:29Les vraies voix sud radio.
00:02:31Alors vous le savez, plusieurs maires, on l'a dit, ont décidé d'instaurer des couvre-feux pour les mineurs
00:02:36afin de lutter contre les incivilités nocturnes.
00:02:39L'objectif affiché est de protéger les jeunes et de rassurer les habitants.
00:02:42Et pourtant, certains de ces arrêtés ont été retoqués par la justice administrative.
00:02:46Les juges estiment que les risques invoqués ne sont pas suffisamment démontrés
00:02:49et que ces restrictions peuvent porter sur une atteinte disproportionnée à la liberté de circuler.
00:02:54Pourtant, disons-le, nos élus connaissent mieux leur commune que quiconque.
00:02:57Non ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:02:59Alors, est-ce qu'il faut leur donner plus de pouvoir à nos mères ?
00:03:01Quand on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à commenter, à nous appeler au 0826 300
00:03:05300.
00:03:05Pour en parler, on est avec Axel Dugas.
00:03:07Bonsoir Axel.
00:03:09Bonsoir.
00:03:10Axel, vous êtes maire LR de Saint-Chamond dans la Loire.
00:03:13Oui, tout à fait.
00:03:14Alors Axel, vous avez été retoqué, vous, par la justice administrative.
00:03:18En effet, on a appris avec beaucoup d'incompréhension et de colère qu'on a été amené devant le tribunal
00:03:25administratif de Lyon
00:03:26par le préfet de la Loire, donc par l'État, suite aux arrêtés que j'avais pu prendre il y
00:03:33a maintenant quasiment un mois de ça.
00:03:35Et d'ailleurs, ce qui est assez, ce qui nous met encore plus en colère, c'est de se dire,
00:03:38bon, on est entre le marteau et l'enclume de l'État et de la population
00:03:41qui attendent des réactions fortes de la part des élus locaux, mais pas que.
00:03:46Et d'ailleurs, à votre question, faut-il donner plus de pouvoir aux mères ?
00:03:49Moi, j'y suis tout à fait favorable que les parlementaires donnent plus de pouvoir aux mères parce qu'on
00:03:53connaît mieux la situation.
00:03:55Et en plus, on a été jugé en 24 heures, c'est-à-dire qu'on a été amené au
00:03:57tribunal en 24 heures.
00:03:58Comme des bandits, alors que certains grands bandits qui commettent des méfaits beaucoup plus graves
00:04:03attendent parfois 6 à 8 mois pour se faire juger au tribunal.
00:04:08Et vous, vous pensez en plus que ces mesures qui correspondent vraiment à des remontées de colère du terrain
00:04:13et aux attentes de vos administrés soient attaquées par ce préfet qui, comme la police à la base, est votre
00:04:18partenaire en matière de sécurité ?
00:04:20Bien sûr, aujourd'hui, c'est un partenaire premium. La préfecture, on ne va pas se voiler la face.
00:04:26Et d'ailleurs, dans 90% des cas, ça se passe bien. Mais quand on se fait attaquer par la
00:04:30Ligue des droits de l'homme, on peut le comprendre.
00:04:32Après, la restriction de liberté sur l'arrêté couvre-feu de 6 heures, de 23 heures à 6 heures du
00:04:37matin,
00:04:37je rappelle que c'était pour les mineurs de moins de 16 ans, non accompagnés d'un représentant légal.
00:04:42Déjà, à cet âge-là, les enfants, ils n'ont rien à faire dans la rue, tout à fait.
00:04:46Donc, à un moment donné, il faut avoir un peu de sérieux.
00:04:49Et puis, le regroupement de plus de deux personnes, c'était bien évidemment des personnes qui commettent des nuisances.
00:04:54C'est-à-dire que les gens ont le droit de commettre, en France et à Saint-Chamond, tranquillement, des
00:04:58nuisances, sans être embêtés par personne.
00:05:00Ça, aujourd'hui, ce n'est plus acceptable.
00:05:02Émilie Perrier, cette Ligue des droits de l'homme, justement, dont le service juridique envisageait d'attaquer ses arrêtés,
00:05:09fait part de sa satisfaction que le contrôle de l'égalité des services de l'État a pleinement joué son
00:05:13rôle face à des restrictions disproportionnées des libertés civiles.
00:05:15Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:05:16Je pense que le juge administratif a fait son travail, qu'il a analysé en droit la situation qui lui
00:05:24était soumise.
00:05:26Ça pose question, la question des pouvoirs des maires.
00:05:28Il y a une loi qui est en discussion et qui devrait passer à l'Assemblée, qui était en discussion
00:05:32au Sénat,
00:05:33sur l'extension du pouvoir judiciaire des maires et la possibilité pour la police municipale de se saisir de certaines
00:05:39infractions.
00:05:41Ça pose un problème au niveau constitutionnel, parce que si on étend justement ce pouvoir judiciaire,
00:05:46on tombe sous une question de tutelle.
00:05:48C'est bien l'autorité judiciaire qui doit chapeauter la police judiciaire.
00:05:55Et là, les maires ont eux-mêmes un pouvoir de police judiciaire.
00:05:58C'est des OPJ, les maires.
00:06:00Donc, ils ont déjà ces pouvoirs de police judiciaire qui pourraient très bien exercer.
00:06:04Il y a très peu de maires qui le font.
00:06:06Donc, moi, je comprends la situation sur le terrain.
00:06:09Maintenant, est-ce que ce n'est pas mieux de mobiliser des moyens pour agir plus en prévention,
00:06:17pour trouver des espaces pour ces jeunes qui s'ennuient, en fait, globalement ?
00:06:21C'est l'été.
00:06:22Ils ne sont plus à l'école.
00:06:23Ils ont envie de profiter.
00:06:24Même s'ils sont jeunes, il y a des difficultés sociales qui peuvent apparaître dans ce genre de situation.
00:06:31Je ne pense pas que le couvre-feu soit nécessairement la seule solution.
00:06:35Et au-delà de ça, il y a un vrai travail de coopération à faire entre les élus municipaux et
00:06:40la préfecture,
00:06:41puisque là, a priori, il n'y a pas dû y avoir de concertation,
00:06:45vu la situation dans laquelle s'est retrouvée cet arrêté.
00:06:49Le juge des référés de Lyon, il estime qu'il y avait un doute sérieux quant à la légalité de
00:06:54ces arrêtés.
00:06:54Oui, parce que c'est son travail, justement, d'analyser la légalité des décisions administratives.
00:06:59Patrick Boudet, qu'est-ce que vous pensez, vous, de ces histoires de couvre-feu ?
00:07:03Est-ce que vous pensez que quand les jeunes font des incivilités dehors,
00:07:06il faut les empêcher de sortir, tout simplement, en tout cas en dessous de 16 ans ?
00:07:09Écoutez, très sincèrement, je n'ai pas suivi dans le fond,
00:07:15mais vos arguments sont intéressants.
00:07:17Effectivement, l'idée du couvre-feu...
00:07:19Alors, en fait, je crois que la question fondamentale, c'est
00:07:22quel est le périmètre du pouvoir du maire face au pouvoir administratif ?
00:07:25Bon, là, on a pris un exemple X, parce qu'on a un maire qui a été confronté à ça.
00:07:31Il y en a plusieurs.
00:07:32Mais la réalité, c'est ça.
00:07:35C'est-à-dire que quel est son véritable pouvoir pour, finalement,
00:07:38faire en sorte que les citoyens vivent sereinement autour d'eux ?
00:07:42Et après, ça se discute.
00:07:45Je ne sais pas, les jeunes...
00:07:46Moi, je n'ai pas de remontée précise sur ce qui s'est passé dans le cas...
00:07:50Il y a eu des incivilités, de la violence, des incendies...
00:07:54Après, c'est la quantité des incivilités.
00:07:56Si c'est un épiphénomène ou si c'est que des incivilités, effectivement...
00:08:00A priori, il y a beaucoup d'incivilités dans nos villes rurales.
00:08:04Michael Charman, c'est de plus en plus compliqué, justement,
00:08:06parce qu'il y a aussi un problème de responsabilité des parents
00:08:08qui laissent leurs enfants de moins de 16 ans dans la rue après 23 heures.
00:08:11Il y a ce débat-là.
00:08:12Déjà, M. le maire, tout le monde soutient.
00:08:14Je pense qu'aujourd'hui, les maires de France sont un peu laissées à l'abandon.
00:08:19Et la question, c'est de savoir, peut-on demander aux maires d'agir,
00:08:23mais sans leur donner les moyens d'agir ?
00:08:24Aujourd'hui, vous avez des élus locaux qui sont le premier rempart de la République,
00:08:28qui sont à portée d'engueulade.
00:08:30Il y a énormément de maires qui se posent la question de démissionner
00:08:32ou qui l'ont déjà fait ou qui ne se sont pas représentés
00:08:35et qui ne rentrent pas dans les statistiques de maires démissionnaires
00:08:37parce qu'ils ont fait le choix en 2026 de ne plus s'engager politiquement
00:08:40parce qu'ils mettaient en danger leur famille, bien souvent,
00:08:43parce que quand un maire prend une décision, il engage sa responsabilité,
00:08:47mais bien souvent, sa famille est exposée.
00:08:48Son domicile, on se rappelle à l'aile et rose,
00:08:51le maire Vincent Jeanbrun, qui est devenu ministre du logement,
00:08:54qui avait été agressé, son épouse et ses enfants à la maison.
00:08:59Donc, ces décisions sont lourdes de conséquences.
00:09:02Il y a évidemment le débat public de l'éducation à la maison.
00:09:05Est-ce qu'il est normal que des mineurs soient livrés à eux-mêmes,
00:09:10même si c'est l'été, même si c'est les vacances,
00:09:11après une heure décente ?
00:09:13Donc, évidemment, la réponse est non.
00:09:16On a eu notamment des policiers qui, lors d'un refus d'obtempéré à Marseille,
00:09:20il y a deux semaines,
00:09:22qui avaient été écrasés.
00:09:25Dans le véhicule, les passagers avaient 13 ans et 15 ans
00:09:28et conduisaient sans permis.
00:09:29Donc, tout mon soutien à M. le maire qui est face à ces décisions,
00:09:33il faut respecter la décision de justice,
00:09:35mais il faut aussi que nos politiques fassent voter des lois
00:09:38pour appuyer et renforcer le débat.
00:09:40Il est là, en fait.
00:09:40On respecte la décision de justice,
00:09:42mais il faut accompagner aussi ces élus avec des réformes
00:09:45pour qu'ils puissent appuyer leurs décisions.
00:09:48Allez-y, Patrick Goudin.
00:09:49Est-ce qu'on règle le problème définitivement
00:09:51en maintenant les jeunes chez eux
00:09:53et en instaurant un couvre-feu ?
00:09:54Est-ce que ce n'est pas, finalement, un échange de fumée ?
00:09:57Alors, moi, je vous ai dit, pour moi, la responsabilité est à la maison.
00:10:01C'est-à-dire que la responsabilité est à la maison.
00:10:03Les parents...
00:10:04Moi, je n'avais pas le droit de sortir avant d'être majeur
00:10:07dans la rue après, je ne sais pas, moi, 20 heures.
00:10:10Il faut éduquer les familles.
00:10:12Il faut éduquer les familles.
00:10:13L'État ne peut pas tout faire.
00:10:14Non.
00:10:14Donc, l'éducation est à la maison.
00:10:15L'État ne peut pas rien faire non plus.
00:10:17C'est-à-dire, un couvre-feu, c'est trop facile, en fait.
00:10:18C'est pour ça qu'il y a un cadre de la loi.
00:10:20Et puis, face à des mesures où on va arriver à des conséquences
00:10:24où des maires se font agresser,
00:10:25où des policiers, des policiers municipaux notamment, se font agresser...
00:10:28Mais là, il n'y a pas un maire qui s'est fait agresser par un mineur.
00:10:30En France, ce n'est pas arrivé à la maire ?
00:10:31Non, ce n'est pas...
00:10:31Je parle du cas présent en termes de couvre-feu.
00:10:33Il y a beaucoup d'insubilité quand même.
00:10:35Il y a eu des incendies, il y a eu des voitures arrimées.
00:10:37Peut-être.
00:10:37En France, il y a des élus qui se font agresser.
00:10:39C'est quelque chose qui arrive.
00:10:40C'est dramatique.
00:10:41D'ailleurs, c'est dramatique.
00:10:41Peut-être dire un mot sur les chiffres.
00:10:43Allez-y, Axel Dugas.
00:10:45Deux choses, tout d'abord, sur la prévention.
00:10:47Ça me fait toujours rire.
00:10:48La prévention, la prévention.
00:10:49La prévention, ça ne fait pas de miracle.
00:10:51Bien sûr.
00:10:51Nous, à Saint-Chamond, on est la deuxième commune du département de la Loire.
00:10:54Il y a une association qui s'appelle la Sauvegarde 42 qui intervient dans le quartier.
00:10:58On a réouvert le centre social.
00:10:59On a créé un city-stade, un terrain de basket.
00:11:01Il y a un parc immense à 1 minute 30, des immeubles à pied.
00:11:06Donc, de la prévention, on en fait au quotidien.
00:11:09Sauf qu'à un moment donné, il y a un ras-le-bol de la part des gens.
00:11:11Juste pour vous donner des chiffres, parce que l'arrêté dit...
00:11:14Enfin, le jugement dit que ce n'était pas chiffré.
00:11:16Déjà, c'était cadré, parce qu'on était sur 4 places de la ville de Saint-Chamond,
00:11:19sur la trentaine que ça compte.
00:11:21Et entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026,
00:11:25c'est 188 interventions sur des mineurs qui ont créé des nuisances, des délits, etc.
00:11:30Et entre le 1er juillet et le 10 juillet, ça en est 33.
00:11:33Donc, à un moment donné, c'est quand même des choses chiffrées.
00:11:35Les gens, ils ont aussi le droit de vivre en paix, de vivre tranquillement.
00:11:38Enfin, c'est la liberté.
00:11:39Pourquoi ? Ça ne serait toujours la liberté que pour les délinquants.
00:11:41Les gens qui vivent en paix, qui ne font pas de délits,
00:11:43ils ont aussi le droit de vivre en liberté.
00:11:44Merci à Axel Dugas, vous restez avec nous.
00:11:47Et vous aussi, les auditeurs de Sud Radio, vous restez avec nous.
00:11:49Dans un instant, c'est la suite de votre question du soir.
00:11:51Il est 17h15 sur Sud Radio.
00:11:52A tout de suite.
00:12:0017h18 sur Sud Radio, on est avec les vrais voix de l'été, ça discute hors antenne.
00:12:04Donc, il faut continuer à l'antenne, les amis.
00:12:05Allez, je vous rappelle, nos vrais voix, vous êtes avec Émilie Perrier,
00:12:07qui est avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit pénal et en droit de la construction.
00:12:11Patrick Boudet, qui est réalisateur, journaliste pour Rock'n'Folk et auteur de Le Rock est-il réac ?
00:12:16C'est une vraie question d'ailleurs.
00:12:17Aux éditions du Cerf.
00:12:19Et puis, Mickaël Sherman, conseiller municipal à Charenton-le-Pont et présidente d'association Engagement France Solidarité.
00:12:24Allez, c'est la suite de votre débat, la question du soir.
00:12:28Il y a pas mal d'élus qui ont instauré des couvre-feux dans leur commune pour les mineurs
00:12:32afin de lutter contre les violences et les incivilités.
00:12:34Et pourtant, certains de ces arrêtés ont été retoqués par la justice administrative,
00:12:37faute de risques suffisamment établis ou parce que les mesures ont été jugées disproportionnées.
00:12:42A priori, les élus connaissent leur commune, a priori, simplement.
00:12:45Mais bon, on vous pose la question sur YouTube.
00:12:47Faut-il donner plus de pouvoir à nos mères ?
00:12:490826 300 300, vous nous appelez, vous réagissez.
00:12:52Vous pouvez aussi commenter sur YouTube.
00:12:53Juste avant d'aller au standard, on va écouter la maire de la Talaudière
00:12:56qui réagit justement à la retocade de son arrêté.
00:13:00Ça nous a surtout mis en colère parce qu'on pensait justement travailler avec la police nationale
00:13:06pour régler tous ces problèmes d'incivilité que nous avons connus.
00:13:10Pourquoi nous avons pris cet arrêté ?
00:13:11Parce que nous avons eu deux départs de feu.
00:13:14Justement, à l'instar de ces mineurs, nous les avons vus, nous avons des témoins.
00:13:21Ensuite, ils ont pillé les vestiaires d'une stade de foot.
00:13:27Là, trois ont été arrêtés par la BAC qui passait à ce moment-là.
00:13:31Donc, on n'a trouvé aucune solution pour se dire que faire pour arrêter ça.
00:13:370826 300 300, Simon, vous êtes là ? Bonjour, Simon.
00:13:40Oui, bonjour.
00:13:42Quellez-vous, Simon ? Ça fait plaisir de vous entendre.
00:13:44De même.
00:13:45Alors, Simon, pour vous, les maires, ils ont des comptes à rendre,
00:13:47mais quand même, ils devraient avoir plus de moyens, quoi.
00:13:50Oui, tout à fait.
00:13:51Je voudrais revenir sur ce qui a été dit précédemment, sur le contrôle de l'égalité.
00:13:56Les préfets, effectivement, ils ont ce contrôle de l'égalité,
00:13:58mais aussi un rôle de conseil et de soutien aux maires,
00:14:02d'autant plus quand c'est des maires qui n'ont pas l'habitude d'occuper ces postes-là,
00:14:05pour justement pouvoir rédiger des arrêtés conformes.
00:14:09Et là, on voit bien que le préfet, de toute façon,
00:14:12il était commandité par le ministère de l'Intérieur
00:14:14pour essayer de trouver, arrêter, disons, l'hémorragie de ce genre d'arrêté,
00:14:19parce qu'évidemment, ça met trop en avant l'État qui ne joue pas son rôle.
00:14:26D'accord.
00:14:27Parce que, deuxième moment, en plus, il y a toujours une possibilité.
00:14:30Le coup de feu n'est pas l'idéal, bien entendu.
00:14:32Mais, de toute façon, quand c'est ultra nécessaire et que c'est momentané, pourquoi pas ?
00:14:37Et puis, je dirais autre chose.
00:14:38De toute façon, là, il y a un rôle effectif à faire.
00:14:42Vous avez un enfant mineur qui est dans la rue,
00:14:44s'il y a un couvre-feu ou pas, de toute façon.
00:14:46Vous pouvez, de toute façon, leur accompagner au commissariat
00:14:51ou à la gendarmerie du coin.
00:14:52Appelez les parents, de telle manière à ce qu'ils viennent rechercher leur mineur.
00:14:56Et quand, de toute façon, les parents auront marre d'aller chercher leur bambin
00:15:00qui n'arrête pas de faire des bêtises,
00:15:02peut-être qu'ils vont le prendre en main.
00:15:03Et, de toute façon, il n'y a pas de raison que ces gens-là ne soient pas éduqués
00:15:09et que les parents ne soient pas inquiétés dans ces cas de figure.
00:15:13Parce que, de toute façon, c'est vraiment une déficience d'autorité parentale.
00:15:16Ce n'est ni à l'État ni à l'école de pallier aux déficiences des parents.
00:15:20C'est simplement culturel.
00:15:21Il faut bien voir ce qui se passe et que les gens, maintenant,
00:15:25se préoccupent peu de leur progéniture,
00:15:27les laissent un peu livrer à eux-mêmes.
00:15:29Bon, c'est l'été, il fait beau, on peut les laisser sortir un peu plus longtemps,
00:15:32mais de manière cadrée.
00:15:33Voilà, c'est bien ce qui manque, de toute façon, là-dessus.
00:15:37Et puis, les maires, de toute façon, on voit bien qu'on ne peut pas leur donner le pouvoir nécessaire
00:15:40parce qu'ils savent très bien que, politiquement,
00:15:43ils ont quand même un statut politique bien plus favorable
00:15:47que tous les autres élus politiques qui, de toute façon, n'ont aucun courage à l'heure actuelle.
00:15:52Donc, voilà, quoi.
00:15:53Ils se retranchent derrière la législation pour essayer de trouver une solution
00:15:58et éviter, surtout, de mettre la poussière sur le tapis.
00:16:03Merci, Simon, pour cette opinion.
00:16:05Émilie Perrier, quand vous écoutez Simon,
00:16:07et la maire, juste avant, qui est Anne Domenicini,
00:16:09qui est maire de la Talaudière,
00:16:11qui, elle, en fait, avait l'air, j'ai envie de dire, au bout du rouleau.
00:16:13C'est-à-dire que, quand vous avez des incivilités non-stop dans votre commune,
00:16:16qu'est-ce que vous faites ?
00:16:18Et puis, il y a aussi la question des policiers
00:16:20qui disent qu'eux, ils ne sont pas baby-sitters.
00:16:23Donc, en fait, il y a un vrai problème.
00:16:24C'est-à-dire, il faut trouver d'autres solutions
00:16:26parce que la prévention, a priori, elle ne marche pas, là.
00:16:28Il y a des questions de prévention
00:16:30qu'il faut, je pense, qu'il ne faut pas laisser de côté non plus
00:16:32parce que, lorsque
00:16:34on parle d'enfants ou de rétablir
00:16:37l'autorité parentale, il y a des parents
00:16:38qui sont dépassés, il faut le dire quand même.
00:16:40Oui, mais comme disait le maire du Lua juste avant,
00:16:43ils font beaucoup de prévention, déjà.
00:16:44Quand ça ne marche pas, qu'est-ce qu'on fait ?
00:16:46C'est vrai, mais
00:16:48je pense qu'on ne peut pas considérer
00:16:50qu'il faut le mettre de côté.
00:16:53J'entends la question
00:16:55répression
00:16:56de l'autre côté de la table, mais
00:16:58ce n'est pas non plus la seule solution.
00:17:01Je vais pouvoir répondre dans un instant.
00:17:02Mais bien sûr.
00:17:04Ce qu'il faut, c'est une vraie coopération de tous les services
00:17:06de l'État. Il y a un vrai recul
00:17:08des services publics partout et notamment dans les
00:17:10petites communes ou alors aussi
00:17:12dans les quartiers, qu'il y a
00:17:14certains endroits où en fait
00:17:16il y a une démission totale et qu'il n'y a pas
00:17:18de présence en réalité.
00:17:21C'est-à-dire que ces enfants sont effectivement
00:17:22laissés à humaine.
00:17:23Mais là, quand on parle de petites communes, ce n'est pas vrai.
00:17:24Ça, c'est vrai pour les grandes villes urbaines, mais quand on parle de
00:17:26petites communes, de 7000 habitants, si vous voulez...
00:17:28De petites communes, à ce moment-là...
00:17:29Il y a un moment donné...
00:17:30Ce que je veux simplement
00:17:32indiquer, c'est qu'on ne peut pas laisser
00:17:34des maires seuls face à des
00:17:36situations de délinquance.
00:17:38C'est-à-dire qu'il faut que tous
00:17:40les organes de l'État soient mobilisés.
00:17:43Et il y a effectivement le volet répression.
00:17:45Quand je parle de prévention, je pense
00:17:46plus à de l'éducation.
00:17:48C'est très bien et c'est très salutaire d'avoir des
00:17:50équipements pour les jeunes, pour faire en sorte
00:17:52qu'ils ne s'ennuient pas.
00:17:53Mais s'ils ne sont malgré tout
00:17:54pas encadrés, déjà que c'est difficile
00:17:56de les encadrer à la maison.
00:17:58Donc effectivement...
00:17:59Alors, c'est vrai qu'il y a peut-être des parents
00:18:01qui s'en moquent un peu plus,
00:18:03mais il y a aussi des parents dépassés.
00:18:06Le problème, c'est que les maires sont
00:18:08les premiers à devoir rendre des comptes
00:18:10aux citoyens, mais toujours les derniers
00:18:12à avoir le dernier mot.
00:18:13Donc on veut des maires responsables
00:18:15ou des maires exécutants, à force de brider
00:18:18les maires dans leurs décisions et qui,
00:18:20à la fin, je vous le dis, vont se sentir
00:18:23inutiles et vont abandonner le terrain
00:18:25de l'engagement politique et citoyen.
00:18:27Il y a beaucoup de démissions en ce moment, effectivement.
00:18:28Si à la fin, à chaque fois qu'un maire
00:18:30il va voir la justice, ou en question,
00:18:32là, il est convoqué par la justice.
00:18:34Je respecte la décision de justice
00:18:35du tribunal administratif.
00:18:37Maintenant, il faut aussi donner
00:18:38les moyens aux maires, et sur le terrain,
00:18:40et sur les réalités de terrain, sur les jeunes.
00:18:41Moi, j'ai des médiateurs qui viennent me voir
00:18:44et qui me disent, ce jeune-là,
00:18:45on ne peut plus rien faire, faites quelque chose.
00:18:47Vous ne pouvez pas simplement le convoquer
00:18:49pour un rappel à l'heure.
00:18:49Donc même des médiateurs nous demandent,
00:18:52ils nous disent, et même des policiers.
00:18:54Il y a des réunions de CLSPD
00:18:55où l'État communique, etc., entre le préfet,
00:18:58les différents services de police municipaux.
00:18:59Mais certains cas, je vous le dis,
00:19:02ils sont irrécupérables.
00:19:03Il y a des jeunes, il faut l'accepter,
00:19:05vous ne pouvez plus rien faire.
00:19:06Ils ont abandonné le terrain,
00:19:08ils refusent toute médiation,
00:19:10et c'est devenu des caïds,
00:19:11et ils font peur dans leur quartier,
00:19:13ils pourrissent la vie des gens
00:19:15dans un immeuble,
00:19:16et on n'a plus de solution.
00:19:18Donc il faut donner des solutions aux maires,
00:19:19et ça passe par la répression.
00:19:21Il faut l'accepter.
00:19:22Patrick Boudet, je vais vous reposer
00:19:24la question du débat, en fait,
00:19:25qui est, on va recentrer un petit peu tout ça,
00:19:27Faut-il donner plus de pouvoir à nos maires,
00:19:29à nos élus, à votre avis ?
00:19:32Sans aucun doute,
00:19:35dans la limite de la légalité,
00:19:39mais pour rebondir,
00:19:40excusez-moi, je dévisse,
00:19:42bon, le tout répressif,
00:19:44qu'est-ce qu'on fait ensuite ?
00:19:45Qu'est-ce que vous entendez par de la répression ?
00:19:47C'est-à-dire, on construit plus de prisons,
00:19:49les prisons sont pleines,
00:19:51il y a 70 000 personnes en prison,
00:19:54on fait des prisons pour mineurs,
00:19:56est-ce que c'est la véritable solution ?
00:19:58Il y a les centres aussi,
00:19:59qu'on connaît, les centres ouverts,
00:20:00les centres fermés, etc.
00:20:02Bon, la prison, c'est un CAP d'apprentissage
00:20:05à la délinquance, malheureusement.
00:20:08Alors, on peut être rassuré pendant 2-3 mois,
00:20:12parce que le délinquant est en prison,
00:20:14mais est-ce que c'est suffisant ?
00:20:15Je ne dis pas qu'il ne faut pas les mettre,
00:20:17et qu'il ne faut pas sanctionner.
00:20:18Mais je pose la question...
00:20:21Déjà, actuellement, peu vont en prison.
00:20:23Donc, aujourd'hui, il n'est pas le cas.
00:20:26Pardonnez-moi, ce débat aurait pu continuer bien longtemps,
00:20:28mais nous sommes, hélas, pris par le temps.
00:20:30Il est 17h26, on va faire un petit point sur les consultations,
00:20:32puisqu'on vous pose la question,
00:20:34vous l'avez compris sur YouTube,
00:20:35est-ce que vous pensez qu'il faut donner plus de pouvoir à nos mères ?
00:20:38Vous pouvez nous appeler au 0826 300 300
00:20:40pour réagir à ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio.
00:20:42Quentin Saunier, comment ça se passe sur YouTube ?
00:20:43Eh bien, vous répondez oui à 88% à cette question,
00:20:47et vous nous laissez beaucoup de commentaires.
00:20:48On a Xavier qui nous dit
00:20:49si les juges peuvent en permanence annuler leurs décisions,
00:20:52inutile de donner plus de pouvoir aux mères.
00:20:54Et on a Tony avec un peu d'humour qui nous dit
00:20:56plus de pouvoir aux mères, c'est comme pour tout,
00:20:58ça dépend lesquels.
00:21:00Allez, merci Tony,
00:21:01merci vous les auditeurs de Sud Radio
00:21:02d'être fidèles au poste avec nous tous les jours
00:21:04pour les Vraies Voix de l'été.
00:21:05Il est 17h27, on revient tout de suite.
00:21:1217h30 sur Sud Radio,
00:21:13qu'est-ce qu'il se passe à 17h30 ?
00:21:15Eh bien, c'est le tour de table des Vraies Voix.
00:21:18Allez, comme vous discutez fort en rantaine,
00:21:20Emilie, je vous donne la parole.
00:21:22Emilie Perrier, votre sujet, c'est...
00:21:23Bah tiens, les détenus.
00:21:24Voilà, les détenus,
00:21:25les nouveaux quartiers haute sécurité dans les prisons.
00:21:27Tout à fait.
00:21:28On vous écoute.
00:21:29Alors, j'ai une petite pensée pour les détenus en France
00:21:31qui sont, comme on le sait,
00:21:33incarcérés dans des conditions indignes,
00:21:35et notamment par ces périodes de canicule
00:21:37où, à mon avis, ça doit être bien insupportable pour eux
00:21:40de vivre là où ils sont.
00:21:44Cette petite phrase pour rebondir justement
00:21:47sur la création de ces quartiers de lutte
00:21:49contre la criminalité organisée,
00:21:50alors très simplement,
00:21:52c'est la réanimation,
00:21:54la renaissance des fameux QHS,
00:21:56quartiers de haute sécurité,
00:21:57qui ont été abolis par Bad Inter en 1982
00:22:01car il s'était rendu compte,
00:22:04en tout cas sur les travaux d'une commission,
00:22:05que la dangerosité des individus
00:22:08n'était pas amoindrie
00:22:10par ces conditions de détention,
00:22:11mais bien au contraire, augmentée.
00:22:13Et c'est ce point, en fait,
00:22:16qui pose question aujourd'hui,
00:22:18et notamment sur cette idée du tout répressif.
00:22:20Aujourd'hui, à Vendin,
00:22:23Vendin le Bel,
00:22:23qui vient d'être inauguré,
00:22:25on a quand même deux tiers des détenus
00:22:28qui sont en détention provisoire.
00:22:29Ça veut dire qu'ils n'ont pas encore été jugés,
00:22:31ça veut dire qu'ils sont présumés innocents.
00:22:33Alors, effectivement,
00:22:34ils sont poursuivis pour des crimes très graves,
00:22:36pour certains.
00:22:37C'est des détenus qui sont considérés comme dangereux,
00:22:39très dangereux même pour certains.
00:22:41Mais ma question est la suivante.
00:22:43Lorsque vous êtes cerné par des surveillants pénitentiaires
00:22:46qui n'ont pas de visage,
00:22:47parce qu'ils sont cagoulés,
00:22:49lorsque vous faites l'objet de fouilles humiliantes,
00:22:52systématiques,
00:22:53lorsque vous faites l'objet d'un usage disproportionné de la force,
00:22:57et que vous êtes plongé dans une inactivité totale,
00:23:02qu'est-ce qu'on devient ?
00:23:03On devient en réalité quelqu'un qui n'a plus rien à perdre.
00:23:06On devient quelqu'un qui est désociabilisé.
00:23:09Et je pense en particulier aux personnes
00:23:11qui sont incarcérées
00:23:13et qui en réalité sont très jeunes.
00:23:16Certains n'ont pas plus d'une vingtaine d'années.
00:23:18Et bien ces personnes, en fait,
00:23:19elles ne vont pas être en prison toute leur vie.
00:23:21Elles vont faire un maximum de 30 ans.
00:23:23Elles vont ressortir,
00:23:23elles auront une cinquantaine d'années.
00:23:25Et qu'elles auront construit dans leur vie,
00:23:27un après,
00:23:28et bien non.
00:23:29Il n'y aura pas d'après,
00:23:30à part celui qu'elles connaissent déjà.
00:23:32Et donc,
00:23:32c'est pour ça que
00:23:35cette solution du tout répressive pour moi
00:23:37est, je pense,
00:23:38une erreur,
00:23:39ou peut-être une solution,
00:23:40mais qui est à très court terme.
00:23:41Il n'y a pas de vision pour demain.
00:23:44Et donc,
00:23:44si on s'interroge un petit peu
00:23:46sur les profils de ces personnes,
00:23:47lorsqu'on prend les têtes de réseau,
00:23:49j'aime pas trop ce terme,
00:23:50mais lorsqu'on prend l'exemple de la DZ Mafia,
00:23:53les personnes qui ont été incarcérées
00:23:55récemment,
00:23:56en réalité,
00:23:58elles ont été déscolarisées
00:23:59avant le brevet.
00:24:00C'est leur point commun à tous.
00:24:02Aujourd'hui,
00:24:03il y a entre 200 000 et 300 000 enfants
00:24:06qui sont déscolarisés
00:24:07avant le brevet.
00:24:09Ce vivier
00:24:10est un véritable vivier
00:24:12de délinquance.
00:24:13C'est-à-dire que ce sont des enfants
00:24:14qui n'ont plus de projet,
00:24:16plus d'espoir dans l'avenir,
00:24:18à qui on a tourné le dos,
00:24:20et qu'est-ce qu'on leur promet ?
00:24:22Grâce à ces gangs,
00:24:23notamment de la DZ Mafia,
00:24:24on leur promet une ascension sociale
00:24:27extrêmement rapide,
00:24:28on leur promet de l'argent facile,
00:24:30sauf qu'ils ne voient pas
00:24:31l'envers du décor
00:24:33avant de tomber dedans,
00:24:34qui est en réalité
00:24:35des véritables codes
00:24:36de cruauté pure,
00:24:38puisque c'est comme ça
00:24:39que ça se passe,
00:24:39les relations dans ces gangs.
00:24:41Et donc,
00:24:42moi je pense que
00:24:44créer ce type de quartier,
00:24:46en réalité,
00:24:47comme je le dis,
00:24:47c'est des bombes à retardement,
00:24:49et c'est très dangereux,
00:24:50notamment pour les professionnels
00:24:51qui sont en contact
00:24:52avec ces personnes.
00:24:53C'est très dangereux
00:24:54pour les avocats
00:24:55qui, eux,
00:24:56subissent des pressions.
00:24:57Les avocats pénalistes,
00:24:58c'est le cas.
00:24:59C'est vrai qu'on n'en parle pas
00:24:59beaucoup de ça.
00:25:00On n'en parle pas beaucoup,
00:25:00mais être avocat pénaliste,
00:25:02aujourd'hui, en France,
00:25:03c'est extrêmement compliqué.
00:25:04Il y a beaucoup de précarité
00:25:06chez certains de mes confrères
00:25:07qui font d'eux
00:25:08des proies faciles
00:25:10pour ces personnes
00:25:11qui, comme je le dis,
00:25:12n'ont plus rien à perdre.
00:25:14Et sont des spécialistes
00:25:15de la manipulation,
00:25:16en général ?
00:25:16Ils sont des spécialistes
00:25:16de la manipulation,
00:25:17parce que c'est des personnes
00:25:18qui sont dans la délinquance
00:25:19depuis leurs 12-13 ans.
00:25:21Ils ont 15 ans derrière eux
00:25:23de carrière de délinquant.
00:25:25Ils ont pu monter
00:25:25très très haut
00:25:26dans l'échelle
00:25:27de certains gangs.
00:25:28Et, clairement,
00:25:30il faut qu'on arrive
00:25:31à changer les mentalités.
00:25:33La répression
00:25:34est une réponse
00:25:35de l'instant.
00:25:36Il faut, aujourd'hui,
00:25:37penser à demain.
00:25:38Qu'est-ce qu'on va faire
00:25:39de ces personnes
00:25:40lorsqu'elles vont sortir ?
00:25:41Alors, c'est un véritable
00:25:43enjeu démocratique pour nous.
00:25:45J'ai envie de dire
00:25:46que c'est trop facile, en fait,
00:25:47de tomber dans cette seule réponse.
00:25:49Il faut pouvoir mobiliser
00:25:50l'ensemble des structures
00:25:52de l'État
00:25:53et, surtout,
00:25:54se dire
00:25:55qu'est-ce qu'on veut renforcer.
00:25:56Il faut renforcer la PJJ,
00:25:57mais je suis sûre
00:25:58que vous en avez parlé hier
00:25:59sur la question des mineurs.
00:26:00Il faut, bien évidemment,
00:26:01renforcer la ZEU.
00:26:02Il faut expliquer
00:26:03ce que c'est la PJJ.
00:26:04La protection judiciaire
00:26:06pour les mineurs.
00:26:08Et, j'ai rencontré
00:26:09ces personnes.
00:26:11Elles font un travail exemplaire,
00:26:13mais on n'est pas loin
00:26:14du bénévolat.
00:26:15Certains sont vraiment
00:26:16sous pression.
00:26:17Et donc, si on remet
00:26:19tout ce service public
00:26:21au cœur, justement,
00:26:22de nos villes,
00:26:23qu'on a une politique globale,
00:26:24je pense qu'il y a un vrai enjeu
00:26:26pour lutter contre la récidive.
00:26:27Patrick Boudet,
00:26:28qu'est-ce que vous en pensez
00:26:29de ce que vous venez d'entendre ?
00:26:30Écoutez,
00:26:31c'est un vrai problème
00:26:32de société.
00:26:32C'est-à-dire que,
00:26:34en fait,
00:26:35c'est comment on se construit
00:26:36et quelle orientation
00:26:38on donne à sa vie.
00:26:39Et c'est vrai que,
00:26:41dans la société
00:26:42dans laquelle
00:26:43nous vivons,
00:26:45pour des raisons,
00:26:45on va dire,
00:26:46économiques,
00:26:47on a beaucoup de mal,
00:26:49quand on est un adolescent
00:26:49qui n'est pas accompagné
00:26:50par ses parents,
00:26:52à trouver la bonne orientation.
00:26:54Il suffit
00:26:55qu'il y ait
00:26:56dans notre entourage
00:26:59des secousses
00:27:00pour qu'on perde
00:27:01le chemin.
00:27:03Et bien évidemment,
00:27:04les gens fragiles
00:27:05vont glisser
00:27:06s'ils sont entourés
00:27:07dans la délinquance.
00:27:09Moi,
00:27:09dans mes enquêtes
00:27:09que je menais
00:27:10pour France Culture,
00:27:11je me suis aperçu
00:27:12qu'il y avait plein de jeunes
00:27:13qui me disaient
00:27:14ben voilà,
00:27:14c'est très simple
00:27:15dans les cités
00:27:17d'avoir des armes,
00:27:18de participer à des bracos,
00:27:20de faire ceci,
00:27:20de faire cela.
00:27:21Donc,
00:27:22c'est un vrai problème
00:27:24de société.
00:27:25C'est-à-dire que,
00:27:25quelle orientation
00:27:26peut-on donner aux jeunes
00:27:27dans la mesure
00:27:28où on est
00:27:28dans une situation,
00:27:30on va dire,
00:27:30socio-économique
00:27:31assez délabrée
00:27:32Michael Schermann,
00:27:33quelle orientation
00:27:34on leur donne aux jeunes ?
00:27:35Alors,
00:27:35je veux juste revenir.
00:27:36Moi,
00:27:36la version victimaire,
00:27:38je ne vais pas m'émouvoir
00:27:39pour des conditions
00:27:40de détention
00:27:40de la DZ Mafia
00:27:41ou de jeunes
00:27:41qui ont choisi
00:27:42la délinquance.
00:27:43Je privilégie
00:27:43ceux qui choisissent
00:27:44et qui viennent des quartiers
00:27:45qui ont grandi
00:27:47dans des familles
00:27:49très fragiles
00:27:49avec des mamans isolées
00:27:51mais qui,
00:27:51eux,
00:27:51n'ont pas choisi
00:27:51la délinquance.
00:27:52Donc,
00:27:53je mettrais toujours
00:27:53à l'honneur
00:27:53ceux qui ont choisi
00:27:54la voie de la bonté
00:27:55et de travailler du travail
00:27:57que des délinquants
00:27:59qui ont choisi
00:27:59à DZ Mafia.
00:28:00Moi,
00:28:00j'ai eu dans ma famille
00:28:01des orphelins
00:28:02qui sont revenus
00:28:02de la guerre
00:28:03et de la Shoah.
00:28:04Ils n'ont pas choisi
00:28:04la délinquance
00:28:05et pourtant,
00:28:05ils avaient toutes
00:28:05les bonnes raisons
00:28:06de choisir peut-être
00:28:06la voie du mal.
00:28:07Mais je mettrais toujours
00:28:09à l'honneur
00:28:09ceux qui choisissent
00:28:10le bien,
00:28:10qui travaillent
00:28:11et dans les cités
00:28:12et dans des quartiers
00:28:12très précaires,
00:28:13il y a énormément
00:28:14de jeunes
00:28:14qui choisissent
00:28:15le bien.
00:28:16Donc,
00:28:17il y a des conditions
00:28:17de détention.
00:28:18Par contre,
00:28:18ce qui est vrai
00:28:18sur les agents
00:28:19et les fonctionnaires
00:28:20qui vivent
00:28:20dans des conditions
00:28:20précaires,
00:28:21là,
00:28:22vous allez peut-être
00:28:23faire un appel
00:28:24à mon cœur
00:28:24et j'aurai peut-être
00:28:25de la peine pour eux
00:28:25parce qu'ils vivent
00:28:26et vous avez raison
00:28:27à la PJJ notamment
00:28:28sur la protection
00:28:29de la jeunesse,
00:28:29il y a des conditions
00:28:30où c'est vrai,
00:28:31ça se rapproche
00:28:31du bénévolat.
00:28:32J'en ai côtoyé,
00:28:33j'en ai vu notamment
00:28:33à Marseille
00:28:34sur des opérations sociales
00:28:35qu'on avait
00:28:36avec l'association
00:28:37et vous avez raison,
00:28:39ils vivent avec bénévolat.
00:28:40Maintenant,
00:28:40je pense qu'en France,
00:28:42il est normal,
00:28:43il est sain
00:28:44dans une démocratie,
00:28:45même dans une démocratie,
00:28:46de d'abord privilégier
00:28:47la parole des victimes
00:28:48et voilà,
00:28:49moi ce qui m'intéresse
00:28:50c'est avant tout
00:28:51les victimes
00:28:51et pas ceux
00:28:52qui commettent les crimes.
00:28:53Mickaël Sherman,
00:28:54vous avez la parole,
00:28:54vous la gardez,
00:28:55vous allez nous parler
00:28:55du 7 août 1998
00:28:57puisqu'aujourd'hui
00:28:58nous fêtons les 28 ans,
00:28:59enfin fêtons,
00:28:59c'est pas le bon mot,
00:29:00les 28 ans des attentats
00:29:02contre les ambassades américaines
00:29:03de Nairobi
00:29:03et d'Ares Alam.
00:29:04Exactement,
00:29:05le 7 août 1998,
00:29:07il y a 28 ans,
00:29:08les ambassades américaines,
00:29:10notamment au Kenya
00:29:11et en Tanzanie,
00:29:12étaient attaquées
00:29:12et la particularité
00:29:14de cet attentat
00:29:14qui avait lieu en Afrique,
00:29:16c'est que c'est l'un des plus,
00:29:17quelque part,
00:29:18qui a eu le plus de conséquences
00:29:19sur les vies humaines.
00:29:20Il y avait 10 diplomates américains
00:29:22qui perdaient la vie
00:29:23mais c'est surtout
00:29:24plus de 200 civils
00:29:25qui perdaient la vie.
00:29:26C'était quelques années
00:29:27avant le 11 septembre
00:29:28et les procès du 11 septembre
00:29:29ont d'ailleurs révélé
00:29:30que cet attentat
00:29:32des deux ambassades
00:29:32a offert de l'ambition
00:29:34à l'organisation islamiste
00:29:36Al-Qaïda
00:29:36et qui était un prémice
00:29:38et c'est toujours,
00:29:39on l'a eu notamment
00:29:40en France
00:29:40lors des attentats
00:29:41du 14 juillet 2016,
00:29:44deux jours après
00:29:46notamment,
00:29:46deux jours avant
00:29:47le père Hamel
00:29:47à Nice,
00:29:49c'est toujours
00:29:49des victimes civiles
00:29:51qui subissent
00:29:51et malgré
00:29:52l'idéologie
00:29:54et ce que veut faire croire
00:29:55Al-Qaïda
00:29:55ou ses organisations
00:29:56où ils veulent s'attaquer
00:29:58au symbole américain
00:29:59et les revendications
00:30:01c'était de toucher
00:30:02le symbole américano-sioniste,
00:30:03c'était les termes
00:30:04d'Al-Qaïda,
00:30:05c'est toujours
00:30:05les pertes civiles
00:30:06et en l'occurrence
00:30:07en plus
00:30:08dans un pays d'Afrique
00:30:09ou dans l'histoire
00:30:10même de l'Afrique,
00:30:11je crois qu'avec
00:30:11la guerre d'Algérie,
00:30:12c'était l'un des attentats
00:30:13les plus meurtriers
00:30:14donc on pense aux civils
00:30:15pour ce triste anniversaire.
00:30:17Merci Michael Sherman.
00:30:18Patrick Boudet,
00:30:19vous allez nous poser une question,
00:30:22une musique rebelle
00:30:23est-elle forcément
00:30:24une musique progressiste ?
00:30:25Tout ça,
00:30:25c'est évidemment en résonance
00:30:26avec votre livre
00:30:27que je rappelle,
00:30:28Le Rock est-il réac
00:30:28aux éditions du CERN ?
00:30:29On vous écoute.
00:30:31Écoutez,
00:30:31je vais sans doute
00:30:32faire un discours
00:30:33beaucoup moins structuré
00:30:34avec mes deux camarades
00:30:37de plateau.
00:30:40Je me suis intéressé
00:30:42à travers cet ouvrage
00:30:44au revers de la culture pop
00:30:46qui est,
00:30:47comment dirais-je,
00:30:48appréhendé
00:30:49comme quelque chose
00:30:49de progressiste
00:30:50et puis
00:30:52la rébellion
00:30:53qui appartient
00:30:54à cet univers,
00:30:56on pense toujours
00:30:57qu'effectivement,
00:30:59elle bouge les lignes,
00:31:01elle repousse
00:31:02les normes sociales,
00:31:04elle fait la promotion
00:31:05du mélange
00:31:06entre guillemets
00:31:07des races,
00:31:07notamment dans les années 50,
00:31:10elle est porteuse,
00:31:11on va dire,
00:31:12de progressisme.
00:31:14Mais néanmoins,
00:31:15ce qui m'intéressait
00:31:16dans cet ouvrage,
00:31:17c'est de,
00:31:18on va dire,
00:31:20d'observer le revers.
00:31:21Alors,
00:31:22je ne vais pas tout développer
00:31:23ici,
00:31:24mais je vais prendre
00:31:24un exemple.
00:31:25Le rôle de la femme,
00:31:26ou du moins la présence
00:31:27de la femme dans le rock,
00:31:29ça m'a assez intéressé,
00:31:30ça parcourt un ou deux chapitres
00:31:31et notamment dans les paroles,
00:31:33pas tellement,
00:31:34moi je me suis intéressé
00:31:35principalement en paroles,
00:31:36pas tellement à la musique
00:31:36puisque la musique en soi,
00:31:38on peut dire qu'elle est neutre,
00:31:40elle est révolutionnaire,
00:31:41elle est artistique.
00:31:42Mais les paroles
00:31:43sont véhicules du sens,
00:31:45un sens important,
00:31:46d'autant que nous,
00:31:47Français,
00:31:47on ne les comprend pas toujours.
00:31:48Et je me suis attaché aussi,
00:31:50par exemple,
00:31:51au Rolling Stone
00:31:51où la femme est souvent dévalorisée,
00:31:55elle est,
00:31:56under my thumb,
00:31:57elle est sous,
00:31:58elle doit être,
00:31:59comment dirais-je,
00:31:59contrôlée sous le,
00:32:01sous le regard du masculin,
00:32:03elle a une fonction
00:32:04qui est essentiellement sexuelle,
00:32:05etc.
00:32:06Et j'ai trouvé
00:32:08que c'était intéressant
00:32:10et notamment,
00:32:11par exemple,
00:32:11dans les années 70
00:32:12aux Etats-Unis
00:32:13qui sont,
00:32:14qui passent pour,
00:32:15on va dire,
00:32:17l'ambiance la plus,
00:32:18la plus cool
00:32:20de la période rock,
00:32:22eh bien la femme
00:32:22a très peu de place.
00:32:23la femme,
00:32:24elle est soit à la maison,
00:32:25je parle,
00:32:26dans les communautés bitniques
00:32:27et elle prépare à manger,
00:32:30ou soit,
00:32:30elle est une groupie,
00:32:32c'est-à-dire une prostituée.
00:32:33En gros,
00:32:33si tout le monde se souvient
00:32:34du film de Jean Eustache
00:32:35qui s'appelait
00:32:36La maman et la putain,
00:32:37tel est le rôle de la femme
00:32:38dans le rock
00:32:41des années 70.
00:32:43Bien évidemment,
00:32:43je caricature
00:32:44d'une certaine manière,
00:32:46mais,
00:32:47ou du moins,
00:32:47je schématise,
00:32:48mais c'est ce qu'on peut ressentir
00:32:51à la lecture
00:32:52de certaines paroles
00:32:53des Rolling Stones.
00:32:54J'en donne un exemple
00:32:55qui est assez amusant.
00:32:58Alors,
00:32:58on peut penser
00:32:59que c'est de l'ironie,
00:33:00mais derrière tout ça,
00:33:02je crois qu'il y a
00:33:03un vrai sujet,
00:33:05c'est quel est l'impact
00:33:05de la pop culture
00:33:06ou de la culture populaire
00:33:08sur la construction
00:33:09des mentalités
00:33:10et sur les attitudes
00:33:12des individus au quotidien.
00:33:13Il est clair que,
00:33:15si on parle
00:33:15de violence féminine
00:33:16ou de violence
00:33:17vers des mineurs,
00:33:19il est clair que,
00:33:20les gens n'ont pas tous lu
00:33:21Gabriel Madzneff,
00:33:23c'est clair.
00:33:24Mais par contre,
00:33:25tout le monde a écouté
00:33:25des chansons de rap
00:33:28ou de pop.
00:33:29Et donc,
00:33:30l'idée,
00:33:30c'était aussi
00:33:31de s'amuser
00:33:33à avoir
00:33:34un regard ironique
00:33:35sur ce qu'on pense
00:33:36être définitivement progressiste.
00:33:39Merci beaucoup,
00:33:40Patrick Boudet.
00:33:40Non,
00:33:41tout va bien,
00:33:41c'était très intéressant.
00:33:43Je rappelle votre livre,
00:33:44Le Rock et Tilleréac
00:33:45aux éditions de Serres,
00:33:46très intéressant.
00:33:47Il faut rester avec nous,
00:33:47il est 17h42
00:33:48sur Sud Radio.
00:33:49Vous le savez,
00:33:50vous pouvez nous appeler
00:33:50au 0826 300
00:33:51réagir
00:33:530826 300
00:33:54300,
00:33:55ça marche mieux
00:33:55quand c'est dit en entier
00:33:56ou réagir directement
00:33:57sur notre chaîne YouTube.
00:33:58Dans un instant,
00:33:59on vous demande
00:33:59ce que vous feriez
00:33:59si vous étiez ministre.
00:34:01Tiens,
00:34:01qu'est-ce que vous feriez ?
00:34:02C'est une vraie question.
00:34:03A tout de suite.
00:34:0517h20,
00:34:06les vraies voix
00:34:06Sud Radio,
00:34:08si j'étais ministre.
00:34:09Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:34:10Je suis ministre,
00:34:11je ne sais rien faire.
00:34:14Et on reçoit Nathalie
00:34:15qui nous appelle de Béziers.
00:34:16Bonsoir Nathalie.
00:34:18Bonsoir les vraies voix,
00:34:19bonsoir Judith,
00:34:20bonsoir monsieur le maire de Charenton,
00:34:21bonsoir monsieur Boudet.
00:34:22Il n'est pas maire en chant,
00:34:23mais ça va venir.
00:34:24bien tôt.
00:34:26Et monsieur Boudet
00:34:29et madame Perrier.
00:34:30Bonsoir.
00:34:30Et madame Perrier.
00:34:31C'est magnifique.
00:34:32Un bon ministre doit se renseigner avant
00:34:35quand il doit parler à la radio.
00:34:36Vous avez bien travaillé votre sujet.
00:34:37Alors qu'est-ce que vous feriez
00:34:38si vous étiez ministre de la culture
00:34:39en trois points,
00:34:40tiens Nathalie ?
00:34:41Alors il faut que j'aille vite,
00:34:42mais c'est important.
00:34:43La culture,
00:34:43c'est ce qui nous reste
00:34:44quand on n'a plus rien.
00:34:45Vous êtes d'accord avec moi ?
00:34:46Je suis bien d'accord.
00:34:47Je viens d'être nommée ministre
00:34:48et tout nouveau pour moi,
00:34:49je n'ai jamais été ministre.
00:34:50Alors j'ai été voir sur l'IA
00:34:51la question quand même de la culture.
00:34:54Voilà.
00:34:54Donc la culture,
00:34:56c'est vaste.
00:34:56D'accord.
00:34:57Et moi,
00:34:57j'ai remarqué que là
00:34:58où il y avait une forte identité culturelle,
00:35:00comme encore,
00:35:01Santé-Basque,
00:35:01en Bretagne,
00:35:02etc.
00:35:02Ah, c'est encore
00:35:03cette identité en chevement.
00:35:05Et il y a moins de problématiques.
00:35:07Et il y a un réel
00:35:07bien vivre ensemble.
00:35:08Alors moi,
00:35:09je suis ministre
00:35:09de la culture française,
00:35:11même si je ne voulais pas se ministre.
00:35:12Ce n'est pas grave,
00:35:12je le suis maintenant.
00:35:14Mais trois mesures.
00:35:15Alors d'abord,
00:35:16la langue,
00:35:17c'est très important
00:35:17dans une culture.
00:35:18Vous êtes d'accord ou pas ?
00:35:20Obligation d'apprendre
00:35:21la Marseillaise
00:35:22à l'école.
00:35:23A priori,
00:35:24elle est apprise déjà,
00:35:25non ?
00:35:26Oui.
00:35:26Ce n'est pas toujours vrai.
00:35:28Et qu'elle soit chantée
00:35:29dans tous les rassemblements sportifs,
00:35:32non seulement par le stade,
00:35:34parce que c'est ce qui se fait
00:35:35dans les matchs de rugby.
00:35:36Chez nous,
00:35:36à Béziers,
00:35:37tout le monde chante
00:35:38la Marseillaise,
00:35:39mais aussi par les professionnels
00:35:41du sport.
00:35:42Alors là,
00:35:42je parle encore...
00:35:42Mais là,
00:35:43vous êtes ministre des sports,
00:35:44en fait.
00:35:44Vous n'êtes pas ministre
00:35:45de la culture,
00:35:45Nathalie ?
00:35:46Mais c'est la culture,
00:35:47la Marseillaise,
00:35:48c'est l'île français.
00:35:50On vous a entendu.
00:35:51C'est la langue française
00:35:51et je veux que les fouteux,
00:35:53ils le chantent
00:35:54pour donner l'exemple.
00:35:55D'accord.
00:35:55Allez,
00:35:56deuxième point.
00:35:57On est à Béziers,
00:35:58on est à Béziers,
00:35:58vous connaissez le verre de Béziers,
00:36:00Robert Ménard,
00:36:01d'accord ?
00:36:02Oui.
00:36:02Les fêtes de Noël
00:36:03n'en déplaient
00:36:04à certains détracteurs
00:36:06comme la crèche de Noël
00:36:07font partie de notre culture
00:36:08et de notre héritage.
00:36:09Et moi,
00:36:10comme Louis de Finet,
00:36:10je me remets partout,
00:36:12partout, partout, partout.
00:36:13Il y aura des crèches de Noël
00:36:14dans les mairies,
00:36:15il y aura la mairie de Charenton.
00:36:17Mais là,
00:36:17vous êtes maire,
00:36:17vous n'êtes pas ministre
00:36:18de la Culture,
00:36:19Nathalie.
00:36:20Non,
00:36:21mais en tant que ministre,
00:36:22je l'impose au maire.
00:36:23D'accord.
00:36:23Parce que c'est l'État.
00:36:24D'accord.
00:36:26Elle est troisième point,
00:36:27Nathalie.
00:36:27Voilà.
00:36:28Il y en aura partout,
00:36:29elles seront grosses
00:36:29comme des parasols
00:36:30et il y en aura la préfecture.
00:36:32Ensemble.
00:36:34Et qu'on croit
00:36:35ou pas en Dieu,
00:36:36c'est juste un pays laïque
00:36:38la France ou pas ?
00:36:39Je rigole avec vous.
00:36:40C'est les fésines.
00:36:41Ouais.
00:36:42Ce sont...
00:36:42Non, non, mais
00:36:43qu'on croit ou pas en Dieu,
00:36:44c'est une culture,
00:36:45une tradition,
00:36:46je veux des crèches partout.
00:36:47On vous entend.
00:36:48Allez, en trois.
00:36:50Ouverture des musées
00:36:51et des châteaux,
00:36:52les châteaux de la Loire
00:36:53et les châteaux Qatar
00:36:55qui s'appellent
00:36:55les châteaux Qatar
00:36:56et je ne change pas
00:36:57le nom de notre héritage
00:36:58des châteaux Qatar
00:37:00et pas autre chose.
00:37:02Gratuit
00:37:02pour tous
00:37:03le dimanche
00:37:04avec,
00:37:05et ça vous fera
00:37:05la transition avec la suite,
00:37:07avec un quiz en sortie
00:37:08de chaque année.
00:37:09Ah, vous êtes mignonne.
00:37:10et une récompense
00:37:11pour voir si vous avez bien compris
00:37:13l'histoire de ce château
00:37:14ou de ce musée.
00:37:15Donc avec des petites interros
00:37:17en sortant de la visite, quoi.
00:37:19Voilà.
00:37:19Alors, j'ai d'autres projets
00:37:20mais on n'a pas le temps
00:37:21mais nous,
00:37:21sinon j'ai des voyages
00:37:22à l'étranger
00:37:22pour tous les jeunes
00:37:23qu'on le bac
00:37:23pour voir le choc
00:37:25des cultures.
00:37:26J'ai plein d'autres
00:37:28mais je sais que
00:37:28le temps m'éclatait
00:37:39Alors, Patrick Boudet
00:37:39demande des subventions
00:37:40pour les théâtres
00:37:41Émilie Perriel demande quoi ?
00:37:42Un renforcement du CNC
00:37:43Voilà, un renforcement
00:37:44du Centre National du Cinéma
00:37:46Et vous, Michael Sherman ?
00:37:47Moi, j'aime beaucoup
00:37:48notre auditrice
00:37:49Vous n'avez pas de demande ?
00:37:50Je n'ai pas de demande
00:37:51mais par contre,
00:37:52je salue
00:37:53M. le maire de Béziers
00:37:54Robert Ménard
00:37:55qui est courageux
00:37:55qui parle avec bon sens
00:37:57de continuer à mettre ses crèches
00:37:58et qui a plein de petits soldats
00:37:59comme Nathalie aujourd'hui.
00:38:01Allez Nathalie,
00:38:01qu'est-ce que vous répondez
00:38:02à nos vrais voix ?
00:38:05On a un très beau théâtre
00:38:06à Béziers d'ailleurs
00:38:07qui est bien subventionné
00:38:09par la ville
00:38:09Mais il faut aider
00:38:11Il faut aider
00:38:12Il faut aider les théâtres
00:38:14tout à fait
00:38:14parce qu'il y a des pièces
00:38:15très rigolotes
00:38:16Bon, moi, j'aime que
00:38:16les choses rigolotes
00:38:17mais il y a aussi
00:38:18des choses moins rigolotes
00:38:19mais ça fait partie
00:38:20de notre héritage culturel
00:38:21et ça fait partie
00:38:22de la belle langue française
00:38:23Donc oui, il faut aider
00:38:25Après, je ne vais pas vous rappeler
00:38:26le déficit
00:38:27mes chers collègues ministres
00:38:28que nous avons
00:38:29et heureusement d'ailleurs
00:38:30que notre cher État
00:38:32ne baisse pas la taxe
00:38:33en ce moment sur le pétrole
00:38:34sinon ça fera un abus
00:38:37On vous perd un petit peu Nathalie
00:38:38Oui, oui, on vous a entendu
00:38:40Merci beaucoup
00:38:40Vous restez avec nous
00:38:41parce que vous avez raison
00:38:42il y a un quiz qui arrive
00:38:43c'est le blind test tout de suite
00:38:44Allez, c'est parti
00:38:46Les vrais voix sud radio
00:38:49Il y en a qui s'échauffent
00:38:51dans les micros
00:38:52N'est-ce pas, Émilie ?
00:38:53Vous êtes bien échauffée
00:38:55avec un spécialiste de musique
00:38:56c'est ça, Patrick Boudet ?
00:38:57Vous êtes prêts aussi ?
00:38:59Bon, Nathalie, vous connaissez
00:39:00le principe
00:39:01Oui, j'ai écouté hier
00:39:03mais vous êtes trop rapide pour moi
00:39:04Ah, mais non, vous allez voir
00:39:05ça va aller
00:39:06Vous choisissez une des vraies voix
00:39:08vous faites équipe avec elle
00:39:09donc c'est une équipe
00:39:10contre l'autre
00:39:10il faut trouver l'interprète
00:39:11des chansons
00:39:12et bien c'est celui
00:39:13qui a le plus de points
00:39:13qui gagne tout simplement
00:39:14ma chère Nathalie
00:39:15Qui vous choisissez ?
00:39:17Je choisis le monsieur
00:39:18Ah non, je vais gagner
00:39:19si je choisis monsieur Boudet
00:39:21parce que lui
00:39:21Non, non, prenez Mickaël
00:39:23Prenez Mickaël
00:39:25Mickaël, ouais
00:39:25en plus c'est un très beau garçon
00:39:27j'ai été voir ça
00:39:27Oh là là
00:39:28Ça a un dragon direct
00:39:30Il faut pas se fier aux images
00:39:33Il est jeune
00:39:34Il a rougi, il a rougi
00:39:36Il a rougi, vraiment
00:39:37c'est mignon
00:39:38Vous allez échanger les 06
00:39:39après ce que vous l'avez déjà
00:39:40Non, non, je suis trop vieille
00:39:42Je suis trop vieille
00:39:42Il a l'âge de ma fille
00:39:43Il a l'âge de ma fille
00:39:44Super
00:39:45Bon, bah en tout cas
00:39:46changez rien Nathalie
00:39:47Allez, c'est parti pour le quiz
00:39:49Le thème du jour
00:39:50c'est ambiance vacances
00:39:51Allez, numéro 1
00:40:00Alors, Nathalie, il faut crier dans votre téléphone
00:40:02Il faut crier le nom de l'artiste
00:40:04Là, j'ai même pas reconnu le truc
00:40:05D'accord
00:40:05Oui, mais je suis pas assez rapide
00:40:08Allez, numéro 2
00:40:11Ah, c'est...
00:40:12Bravo
00:40:13Ah, Mickaël
00:40:15Magic System
00:40:16Ça cartonnait ça
00:40:17il y a quelques années
00:40:19Je vous ai mis des chansons marrantes
00:40:21C'est pas forcément
00:40:21tous les trucs
00:40:22qu'on écoute tous les jours
00:40:23Mais bon, c'est pas grave
00:40:24Allez, numéro 3
00:40:29Social...
00:40:30Club, on va dire en entier
00:40:31Oui, alors...
00:40:33Cuba Social Club
00:40:34Non, c'était quoi déjà ?
00:40:37Allez, je vous laisse encore 5 secondes
00:40:391
00:40:402
00:40:423
00:40:43Non ?
00:40:44Non, je l'ai pris
00:40:45Non ?
00:40:45Je sais, c'est un peu Social Club
00:40:46Buena Vista Social Club
00:40:48Ah, d'abord
00:40:48Évidemment, Buena Vista
00:40:50Eh ben, zéro partout
00:40:52Allez, numéro 4
00:40:54La musique dans la peau
00:40:57C'est bon
00:40:58C'est bon
00:40:59C'est bon
00:40:59C'est bon
00:41:00C'est bon
00:41:01C'est bon
00:41:01C'est bon
00:41:01C'est bon
00:41:02C'est bon
00:41:02C'est bon
00:41:03C'est bon
00:41:03C'est bon
00:41:03C'est bon
00:41:03C'est bon
00:41:04Mais ouais, C'est bon
00:41:06C'est bon
00:41:07Zéro partout
00:41:08Vous êtes où là ?
00:41:10C'est une catastrophe
00:41:11À numéro 5
00:41:12Vous allez rêver sur celle-là
00:41:15Bob Marlène
00:41:15Quand même
00:41:17Natural, mystique
00:41:19Ouais, tout à fait
00:41:20Il y a deux ans
00:41:21On a deux points là
00:41:21On a donné le nom et le titre
00:41:24Tout à fait
00:41:25Et le titre
00:41:27Allez, numéro
00:41:27C'est moi, Bob Marlène
00:41:29Oui, t'inquiète
00:41:31Vous êtes ensemble ?
00:41:31Arrête de regarder, toi
00:41:32Je te regarde
00:41:33Ça va après, non ?
00:41:34Il écrit Patrick, en gros
00:41:38Patrick, c'était dans la même équipe
00:41:39Vous êtes dans la même équipe, Émilie
00:41:40Il faut que j'arrête de vous tutoyer
00:41:42Numéro 6
00:41:46Ah, Maître Gims, non ?
00:41:47Bravo
00:41:50On vous entend pas, Nathalia
00:41:52On est en train de se faire manger
00:41:54Nathalia, éveillez-vous
00:41:55Mettez-moi un peu de Johnny Hallyday
00:41:57C'était hier, ça
00:41:58Falle Mélia
00:41:59Falle Mélia jouer avec nous
00:42:01Allez, le 7
00:42:02Allez, allez
00:42:04Bon, Nathalie
00:42:05Ah, bon, Nathalie
00:42:06Vous êtes parfaite, vous voyez ?
00:42:08Nathalie
00:42:08Comme quoi ?
00:42:09On est la première, on est à 3-2
00:42:11Ah, vous êtes à fond, hein
00:42:12Vous êtes à 3-2, ouais
00:42:13Arrêtez de regarder mes fiches
00:42:14Non, de tête
00:42:15Enfin, ça suffit
00:42:168
00:42:18Jennifer
00:42:19Bravo
00:42:223-3
00:42:23Magnifique
00:42:23Ah là là là, vous êtes chaud, hein
00:42:25Allez, numéro 9
00:42:28Farel Williams
00:42:32Farel Williams
00:42:33C'est Farel, oui, c'est Farel, Nathalie
00:42:36Mais Émilie l'avait déjà dit
00:42:38Allez, la dernière
00:42:39La dernière qui va où vous faire
00:42:41Vous allez être ex aequo
00:42:42Ou il y en a un qui gagne
00:42:43Vous êtes prêts ?
00:42:44Numéro 10
00:42:49C'est Patrick d'abord
00:42:52C'est qui l'a dit ?
00:42:53Ah, la régie
00:42:53C'est Patrick
00:42:54Ah, la régie, c'est qui ?
00:42:56C'est Patrick
00:42:56C'était la BO des bronzés
00:42:59Voilà, tout à fait
00:43:01Alors, l'équipe de Patrick et d'Émilie
00:43:031, 2, 3, 4, 5
00:43:05Bravo, vous avez gagné
00:43:07Mickaël et Nathalie, c'est 3
00:43:08L'honneur est sauf
00:43:09Ça va
00:43:10C'est pas mal
00:43:10C'est pas une défaite non plus
00:43:12Voilà, merci d'avoir joué avec nous
00:43:14Ma chère Nathalie
00:43:15Vous nous rappelez quand vous voulez
00:43:17Bonne journée, bon week-end
00:43:17Après, c'était pas facile
00:43:18On avait Fabien Lecoeur en face de nous
00:43:20C'est un peu dur
00:43:21Si vous voulez jouer
00:43:21Comme Nathalie, vous nous appelez
00:43:230826 300 300
00:43:24Vous avez toujours une bonne raison de nous appeler
00:43:26Évidemment, ou de commenter sur Youtube
00:43:28A nos débats
00:43:29Vous pouvez aussi réagir par mail
00:43:31Je participe à Sudradio.fa
00:43:33Puis, il y a aussi le 7-20-18 par SMS
00:43:36Vous mettez VV et on vous répond
00:43:37Allez, à tout de suite
00:43:38Restez avec nous
00:43:3917h20, les Vraies Voix Sudradio
00:43:42Vraies Voix Sudradio
00:43:4317h19, Judith Belair
00:43:4718h01, les Vraies Voix continuent avec vous
00:43:48Merci de nous avoir choisis
00:43:50Et bienvenue si vous nous rejoignez
00:43:51Je vous rappelle
00:43:52Qui est autour de cette table
00:43:53Émilie Perrier
00:43:54Qui est avocate au Barreau de Paris
00:43:55Spécialisé en droit pénal
00:43:56Et droit de la construction
00:43:56Et très bavarde hors antenne
00:43:58Émilie Perrier
00:44:00Mais vous êtes tous très bavards
00:44:01D'ailleurs, Patrick Boudet
00:44:02Vous aussi
00:44:02Vous êtes réalisateur journaliste
00:44:04Pour Rock'n'Folk
00:44:05Auteur de Le Rock est-il réac
00:44:06Aux éditions du CERC
00:44:07Ce que j'aime
00:44:07C'est que les débats continuent
00:44:08En antenne sur cette émission
00:44:10Mickaël Charman
00:44:11Vous êtes conseiller municipal
00:44:12A Charenton-le-Pont
00:44:13Et président de l'association
00:44:14Engagement France Solidar
00:44:16Rebonsoir
00:44:16Allez, c'est le grand débat
00:44:21Selon de nouvelles évaluations
00:44:23Des services de renseignement américains
00:44:24Vladimir Poutine
00:44:25Pourrait chercher à éprouver
00:44:26La solidité de l'OTAN
00:44:28En menant une opération limitée
00:44:30Contre l'un de ses pays membres
00:44:31On ne sait pas lequel
00:44:32Il ne s'agirait pas forcément
00:44:33D'une offensive militaire
00:44:34De grande ampleur
00:44:35Mais plutôt d'une incursion ciblée
00:44:37D'une cyberattaque
00:44:38Ou d'une opération hybride
00:44:39Destinée à créer le doute
00:44:41Et à diviser les alliés
00:44:42Face à une attaque
00:44:44Volontairement ambiguë
00:44:45Les pays de l'OTAN
00:44:45Serait-il capable
00:44:46C'est une vraie question
00:44:47De réagir rapidement
00:44:48Et d'une seule voix
00:44:48Du coup, on vous pose la question
00:44:50Sur Youtube
00:44:50Vous n'hésitez pas à aller commenter
00:44:52La Russie est-elle une menace
00:44:54Pour l'OTAN ?
00:44:55Vous nous appelez
00:44:550826-300-300
00:44:56On fait un petit point avec vous
00:44:58Quentin Sonnier
00:44:58Sur cette affaire
00:44:59Et oui Judith
00:45:00C'est selon le Wall Street Journal
00:45:02Les services de renseignement américains
00:45:04Redoutent désormais
00:45:04Une opération russe
00:45:06Contre un pays de l'OTAN
00:45:07Nous connaissons déjà
00:45:08Les cyberattaques
00:45:09Les sabotages
00:45:10Mais le journal évoque
00:45:11Désormais la possibilité
00:45:12D'une incursion terrestre
00:45:13De faible ampleur
00:45:14Vous l'avez déjà précisé
00:45:15L'objectif ne serait pas
00:45:17De déclencher
00:45:18Donc une guerre ouverte
00:45:19Mais de tester
00:45:20La cohésion de l'OTAN
00:45:21Et surtout des Etats-Unis
00:45:23Face à cette menace
00:45:24L'OTAN avait déjà décidé
00:45:25Dès 2025
00:45:26De porter ses dépenses militaires
00:45:28A 5% du PIB
00:45:29D'ici 2035
00:45:30Car si l'alliance dispose
00:45:32D'une puissance militaire
00:45:33Et économique supérieure
00:45:34A celle de la Russie
00:45:35Moscou conserve tout de même
00:45:36Un arsenal nucléaire conséquent
00:45:38Et d'importantes capacités
00:45:39De missiles long porté
00:45:41La Russie est enlisée en Ukraine
00:45:43Mais peut encore se permettre
00:45:44De tester les forces de l'Ouest
00:45:45Merci beaucoup Quentin
00:45:46Pour ces informations
00:45:470826 300 300
00:45:48On file au standard
00:45:49On est avec David
00:45:50Qui nous appelle de Seine-Saint-Denis
00:45:51Bonsoir David
00:45:53Bonsoir David
00:45:54Et bonsoir à tous vos invités
00:45:55Bienvenue
00:45:56Alors David
00:45:57Pour vous
00:45:57Est-ce que la Russie
00:45:58Est-ce que la Russie
00:45:58Est-ce que la Russie
00:45:58Est-ce que la Russie
00:45:59Est-ce que la Russie
00:46:00Est-ce que la Russie
00:46:03Est-ce que la Russie
00:46:09Est-ce que la Russie
00:46:15E divergence
00:46:23Est-ce que la Russie
00:46:26Est-ce que la Russie
00:46:31C'est plutôt de l'Empire, à mon avis, que du RSS, sincèrement.
00:46:34Aussi, Poutine vient du RSS.
00:46:37D'ailleurs, c'est un peu un amalgame pour lui, mais ça n'a été que le prolongement différent.
00:46:41Il n'est pas tellement libéral ou communiste.
00:46:44Il est dans cette logique-là.
00:46:46Et comme il y a des minorités importantes de population russophone, par exemple dans les pays baltes,
00:46:52de tester, en effet, la réelle cohésion de l'OTAN,
00:46:57la réelle volonté des États-Unis d'intervenir, de voir ce qui se passe derrière.
00:47:02C'est un peu des coups de poker limités, mais moi, je crois que c'est du domaine du possible,
00:47:07même si c'est totalement illogique et bloqué en Ukraine.
00:47:13Merci, David.
00:47:14Émilie Perrier, c'est vrai qu'on sait que la Russie ne peut pas attaquer facilement un pays de l
00:47:17'Alliance
00:47:17sans prendre le risque d'une guerre beaucoup plus large.
00:47:19On se dit qu'il joue vraiment beaucoup avec le feu.
00:47:21On se demande pourquoi ?
00:47:23Ça dépend. La réponse ne sera pas nécessairement la guerre,
00:47:26puisque l'article 5 du traité prévoit que c'est aux États eux-mêmes
00:47:31d'apprécier la réponse nécessaire à une agression d'un autre État membre.
00:47:35Donc, ce n'est pas nécessairement une réponse militaire.
00:47:38En tout cas, ce qu'on peut voir comme effet de cette menace,
00:47:42moi, je pense que cette menace, elle est réelle.
00:47:44Maintenant, c'est la réponse qu'on apporte.
00:47:47J'ai en mémoire les termes d'Emmanuel Macron
00:47:50qui parlait de mort cérébrale de l'OTAN dans son interview en 2019 au Times.
00:47:54Il faisait référence au retrait des forces américaines dans l'Est de la Syrie,
00:47:58laissant la porte ouverte à la Turquie vis-à-vis des Kurdes.
00:48:02Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
00:48:04Aujourd'hui, on a un OTAN renforcé.
00:48:06On a des nouvelles adhésions de la Finlande et du Danemark
00:48:08qui se refusaient à adhérer à l'OTAN pendant de nombreuses années.
00:48:11Depuis le début du conflit de la Russie-Ukraine.
00:48:14Et qui, par cette invasion de la Russie, de l'Ukraine, ont décidé d'adhérer.
00:48:21Maintenant, au-delà de ça, les velléités expansionnistes de la Russie,
00:48:24elles sont connues, elles existent depuis des siècles.
00:48:26Je pense notamment à la guerre de Crimée du 19ème,
00:48:29où l'idée était toujours d'accéder aux mers.
00:48:33Un leitmotiv pour la Russie, c'est d'avoir un accès aux mers.
00:48:36Et c'est tout à fait ce que fait Poutine.
00:48:38Et d'ailleurs, ce qui, à mon sens, est un peu inquiétant,
00:48:41c'est que si Poutine s'en va du pouvoir,
00:48:43je ne suis pas certaine que la Russie changera de politique.
00:48:45A priori, ça ne va pas s'arrêter, non, même sans Poutine.
00:48:48Qu'est-ce que vous en pensez, vous, Patrick Boudet ?
00:48:50La Russie, c'est une menace pour l'OTAN ?
00:48:52Est-ce que la Russie menace l'OTAN ou l'Europe ?
00:48:54Est-ce que c'est une menace directe ?
00:48:56Pour l'OTAN ou pour l'Europe ?
00:48:57Parce que finalement, c'est à peu près la même chose.
00:49:01Et est-ce que cette menace n'a pas déjà été mise en exécution ?
00:49:05En exécution, puisque les cyberattaques sont très présentes.
00:49:09On est dans une guerre abrite déjà.
00:49:10On est déjà entré dans une guerre.
00:49:12Donc, elle est présente.
00:49:14Ensuite, que l'information vienne des Etats-Unis,
00:49:17on peut réfléchir là-dessus.
00:49:19C'est-à-dire qu'effectivement, quand vous adhérez à l'OTAN
00:49:21et quand vous renforcez votre armement,
00:49:24vous achetez de l'armement américain.
00:49:28Donc, on peut raisonnablement aussi poser la question.
00:49:31Mais il est clair que...
00:49:32À qui profite le crime, c'est ça ?
00:49:33À qui profite le crime.
00:49:35Et combien ça rapporte.
00:49:38Mais sans être aussi cynique,
00:49:40il est évident qu'on est coincé entre deux superpuissances.
00:49:45Parce que là, on parle beaucoup de Poutine.
00:49:47Mais il y a quelques mois, il me semble que les Etats-Unis
00:49:49sont intervenus au Venezuela.
00:49:53Qu'on pense que le Venezuela soit un pays démocratique ou pas,
00:49:56ça, c'est une autre affaire.
00:49:57Mais néanmoins, ils ont mis la main sur les ressources pétrolières
00:50:01sans que ça gêne qui que ce soit.
00:50:03Ils ont fait sauter un dictateur aussi.
00:50:05Aussi.
00:50:06Michael Sherman.
00:50:08La question est quelle est la nature de cette menace
00:50:10et comment devons-nous y répondre ?
00:50:12Il ne faut pas sous-estimer non plus l'histoire qui nous lie à la Russie.
00:50:15Ça fait plusieurs siècles que la France et la Russie,
00:50:18c'est bien de ne pas être naïf face à un Etat qui est dans son rôle,
00:50:22à la limite, si on se fait l'avocat du diable.
00:50:24La Russie, aujourd'hui, elle est dans son rôle
00:50:26de vouloir élargir son influence
00:50:27et parfois même peut-être faire des ingérences.
00:50:29Maintenant, nous, notre rôle, c'est quoi ?
00:50:30C'est de renforcer notre souveraineté.
00:50:33Et je ne parle pas simplement de l'Europe,
00:50:34je parle aussi de la France.
00:50:35L'OTAN, c'est une question.
00:50:36Mais au final, on est français
00:50:38et donc on doit renforcer,
00:50:40ne pas être naïf face aux attaques
00:50:41et aux tentatives d'ingérence.
00:50:42Mais ça passe aussi par une volonté réelle et politique.
00:50:45Pas à chaque fois taper ses discours,
00:50:48à chaque fois de division.
00:50:49Et alors qu'on a beaucoup de problèmes en France,
00:50:51et de mettre à chaque fois le sujet russe
00:50:53comme un sujet de diversion médiatique,
00:50:56je pense qu'on a beaucoup de problèmes en France.
00:50:58Il ne faut pas aussi tomber dans l'hystérie.
00:51:00Ne pas être naïf, c'est une chose en diplomatie.
00:51:02Des crises mondiales et diplomatiques,
00:51:03il y en a depuis la nuit des temps.
00:51:05La France est habituée.
00:51:06Oui, mais l'attaque d'un pays de l'OTAN,
00:51:07objectivement, par Vladimir Poutine...
00:51:09Mais actuellement, il n'y a pas d'attaque de la Russie
00:51:12sur l'OTAN ou sur les frontières de l'OTAN.
00:51:14Non, mais il l'envisage.
00:51:15Il l'envisage.
00:51:16Et puis, il a quand même attaqué l'Ukraine.
00:51:18Qu'il y ait eu une attaque sur le Donbass
00:51:21et sur l'Ukraine.
00:51:23Mais il ne faut pas tomber...
00:51:25Mais c'est lui qui le dit.
00:51:26Non, mais d'accord.
00:51:26Sauf que nous, notre rôle,
00:51:28ce n'est pas de faire peur à notre population.
00:51:30Ce n'est pas de croire ce que dit Vladimir Poutine ?
00:51:31Non, mais c'est qu'il ne faut pas être inconscient
00:51:33et tomber dans l'hystérie.
00:51:34La peur a toujours été utilisée dans l'histoire
00:51:37depuis Napoléon.
00:51:38Pour contrôler les populations.
00:51:39Pour contrôler les populations.
00:51:40Et aussi, c'est des sujets de division.
00:51:42Napoléon Bonaparte,
00:51:43quand il a voulu dissoudre l'Assemblée nationale,
00:51:45il prenait aussi dans cette histoire de guerre
00:51:47contre la Prusse,
00:51:49notamment contre l'Empire austro-hongrois,
00:51:51ils ont toujours utilisé la peur
00:51:54dans les crises diplomatiques.
00:51:55Je pense que ce n'est pas responsable,
00:51:58en tant que chef de l'État,
00:51:59d'à chaque fois utiliser la Russie
00:52:01comme un moyen de peur
00:52:03et utiliser l'opinion publique.
00:52:05Mais là, c'est un papier
00:52:06dans un journal américain qui est sorti.
00:52:09Ce n'est pas le gouvernement français
00:52:10On connaît les intérêts américains.
00:52:12Chacun défend sa paroisse.
00:52:13Et c'est très bien.
00:52:14Mais on est aussi français et européens.
00:52:16Et je pense qu'il faut aussi
00:52:17rester raisonnable en diplomatie.
00:52:19S'il y a toujours eu des guerres
00:52:20et des oppositions entre les États,
00:52:22il ne faut pas tomber dans la peur.
00:52:24On vous entend, Mickaël.
00:52:25Un petit rappel,
00:52:26Émilie Paris,
00:52:26le niveau de budget et d'armement global
00:52:28penche largement en faveur de l'OTAN.
00:52:29Mais les Russes,
00:52:30ils conservent de nombreux avantages
00:52:31comme des missiles balistiques,
00:52:32longue portée, etc.
00:52:33Il y a quand même un vrai danger.
00:52:35Donc on entend, Mickaël,
00:52:36qui pense qu'il ne faut pas terroriser la population.
00:52:38Mais mine de rien,
00:52:39il y a des mots qui sont dits.
00:52:40Il y a des décisions
00:52:41qui peuvent être potentiellement prises.
00:52:42Donc il y a une vraie mise en danger
00:52:43de la population française et européenne en général.
00:52:45Mais au-delà de ça,
00:52:46la Russie est un danger
00:52:47pour la population française,
00:52:48la population européenne
00:52:49et l'Occident en règle générale.
00:52:51Il ne faut quand même pas se leurrer.
00:52:53Je suis désolée.
00:52:54L'invasion de la Crimée en 2014,
00:52:57c'est complètement fou ce qui s'est passé.
00:52:59C'est-à-dire qu'il y a des gens
00:53:00qui se sont réveillés un matin
00:53:01avec des miliciens
00:53:03dont on ignorait la provenance.
00:53:05Vous imaginez,
00:53:06on sort d'ici,
00:53:07le matin vous vous réveillez,
00:53:08vous avez une puissance étrangère
00:53:10dont vous ne connaissez pas l'origine.
00:53:12C'est extrêmement grave.
00:53:13Et la façon dont la guerre de Crimée
00:53:15en 2014 a été gérée,
00:53:17c'est scandaleux.
00:53:18Voilà.
00:53:18Très simplement,
00:53:19on n'a pas aidé l'Ukraine
00:53:20au moment où on devait l'aider.
00:53:21Cette guerre,
00:53:22elle ne date pas de 2022.
00:53:23Elle date de bien avant.
00:53:24Et donc...
00:53:24Vous parliez du XIXe siècle tout à l'heure.
00:53:26Je parlais du XIXe siècle.
00:53:27Il y a toujours eu des tensions
00:53:28dans cette région
00:53:30et toujours des volontés d'expansion
00:53:33de tous les États
00:53:34qui font partie
00:53:35et de l'Europe
00:53:36et de l'Est.
00:53:37Donc,
00:53:38je pense qu'il ne faut pas être naïf.
00:53:40Effectivement,
00:53:41il ne faut pas jeter la peur
00:53:42là où il n'y en a pas.
00:53:43Mais il faut quand même
00:53:43regarder les choses en face.
00:53:45On a des ingérences russes
00:53:46depuis de nombreuses années.
00:53:47On a des tentatives de manipulation
00:53:49de nos élections présidentielles.
00:53:51Il y a eu des tentatives
00:53:52de manipulation,
00:53:53notamment quand il y a eu
00:53:54la crise des agriculteurs,
00:53:55la crise des gilets jaunes,
00:53:56beaucoup de désinformation.
00:53:58Donc,
00:53:58je pense clairement
00:53:59qu'il ne faut pas oublier
00:54:02qui on a en face de nous.
00:54:03C'est un régime dictatorial,
00:54:05ultra sécuritaire.
00:54:06Justement,
00:54:07on en parlait.
00:54:08Où il n'y a pas d'opposition.
00:54:09Où il n'y a pas de possibilité
00:54:10de s'opposer.
00:54:11Donc,
00:54:12à partir de là,
00:54:13on a nos principes européens
00:54:15qui sont solides.
00:54:17Je pense que les crises
00:54:18permettent de réfléchir ensemble
00:54:20et c'est comme ça aussi
00:54:21qu'on est plus fort.
00:54:22Merci beaucoup.
00:54:23Vous restez avec nous
00:54:23pour la suite
00:54:24de ce débat
00:54:25très intéressant.
00:54:26On vous rappelle la question
00:54:27est-ce que la Russie est une menace
00:54:28pour l'OTAN
00:54:30suite à des informations,
00:54:31des renseignements américains.
00:54:32Il est 18h12
00:54:33sur Sud Radio.
00:54:35Restez avec nous.
00:54:36A tout de suite.
00:54:3717h20,
00:54:38les vraies voix Sud Radio.
00:54:4117h19,
00:54:42Judith Beller.
00:54:43Et un petit rappel
00:54:43de vos vraies voix du jour.
00:54:44Émilie Paris,
00:54:45avocate au Baroudou Paris,
00:54:46spécialisée en droits pénales
00:54:47et droits de la construction.
00:54:48Patrick Boudet,
00:54:49réalisateur journaliste
00:54:50pour Rock & Folk
00:54:51et auteur de
00:54:51Le Rock est-il réacide
00:54:53aux éditions du Cerf.
00:54:54Et puis,
00:54:54Michael Sherman,
00:54:55conseiller municipal à Charenton-Lepont,
00:54:57président de l'association
00:54:58Engagement France-Solidarité.
00:54:59C'est la suite du grand débat.
00:55:03D'après de nouvelles analyses
00:55:05des services de renseignement américains,
00:55:06Vladimir Poutine pourrait tenter
00:55:08de mettre l'unité de l'OTAN
00:55:09à l'épreuve en visant
00:55:10l'un de ses pays membres.
00:55:11Incursion limitée,
00:55:13cyberattaque,
00:55:13opération hybride.
00:55:14Face à une offensive difficile
00:55:16à qualifier les alliés,
00:55:17répondrait-il d'une seule voix ?
00:55:18D'ailleurs,
00:55:19on vous pose la question sur YouTube,
00:55:20vous n'hésitez pas
00:55:20à les commenter s'il vous plaît
00:55:21et puis appelez-nous
00:55:22au 0826-300-300.
00:55:24Est-ce que la Russie
00:55:24est une menace pour l'OTAN
00:55:26selon vous ?
00:55:28D'ailleurs,
00:55:28juste avant de prendre
00:55:29notre auditeur,
00:55:30on écoute un son,
00:55:31on écoute Vladimir Poutine parler.
00:55:35En Occident,
00:55:36ils disent qu'ils se préparent
00:55:37à une guerre avec nous.
00:55:38Ils augmentent
00:55:39leurs budgets militaires offensifs.
00:55:41Et pour justifier ces dépenses
00:55:43et la militarisation radicale
00:55:45de leurs États,
00:55:46les dirigeants des pays
00:55:47de l'OTAN
00:55:47et de l'Union Européenne
00:55:48continuent de mentir
00:55:50quant à une soi-disant
00:55:51menace militaire
00:55:52venant de la Russie.
00:55:55Ça s'appelle
00:55:55un retournement de situation
00:55:57dans mon langage.
00:55:580826-300-300,
00:55:59on accueille David
00:56:00qui nous appelle de Mennes,
00:56:01c'est dans le Gard.
00:56:01Bonsoir David.
00:56:04Pardon, Olivier,
00:56:05excusez-moi.
00:56:06Non, mais j'ai deux noms
00:56:07d'auditeurs devant mon nez
00:56:08et comme je suis un peu blonde,
00:56:09il ne faut pas m'en vouloir.
00:56:10Alors Olivier,
00:56:11on vous écoute.
00:56:12Bon, ben voilà,
00:56:13on est deux blondes
00:56:13autour de la table ce soir,
00:56:14vous aurez compris.
00:56:15Allez Olivier,
00:56:16on vous écoute.
00:56:17Non, mais moi,
00:56:18honnêtement,
00:56:18je ne vois pas Poutine
00:56:20attaquer l'OTAN
00:56:22ni l'Europe.
00:56:23D'abord,
00:56:24il n'est pas en mesure
00:56:25de le faire militairement,
00:56:27à part ses missiles nucléaires,
00:56:29mais autrement,
00:56:30il n'a rien
00:56:31et je ne pense pas
00:56:31que la Chine le soutiendrait.
00:56:33Ils ont tout à perdre
00:56:34dans la Chine
00:56:34en fournissant des armes.
00:56:35En termes de business,
00:56:36vous voulez dire ?
00:56:37Ben oui,
00:56:38donc ils vont tout perdre,
00:56:39donc ça ne les intéresse pas.
00:56:41Poutine,
00:56:42et d'ailleurs,
00:56:42je viens d'écouter,
00:56:43là,
00:56:43Poutine,
00:56:44non,
00:56:45on crée des...
00:56:46Il joue avec la communication,
00:56:47Poutine,
00:56:48il lance des rumeurs
00:56:49et après,
00:56:50il s'en sert
00:56:50pour les retourner
00:56:51contre ceux
00:56:51qui les propagent,
00:56:52en fait.
00:56:53Il a dit
00:56:53que si on l'a été,
00:56:54il répondrait.
00:56:55Au début,
00:56:56il a dit
00:56:57ne vous amusez pas
00:56:58avec moi,
00:56:59j'ai 5 en 2,
00:56:59je vous envoie
00:57:002 5 en 2 en France
00:57:01et il n'y a plus de France.
00:57:03Donc non,
00:57:04ce sont des menaces
00:57:05en l'air
00:57:06parce que la dissuasion nucléaire,
00:57:08tous les pays
00:57:09qui sont armés
00:57:10et de l'armes nucléaires,
00:57:12soi-disant,
00:57:13font de la dissuasion
00:57:14et la dissuasion,
00:57:15elle ne sert à rien
00:57:15parce qu'il y a quand même
00:57:16des guerres.
00:57:16Donc la preuve que...
00:57:18Mais non,
00:57:19il ne peut pas se retrouver
00:57:20tout seul
00:57:21contre le monde entier.
00:57:22On vous écoute,
00:57:23on vous entend.
00:57:24Merci Olivier.
00:57:24L'Otan,
00:57:25l'Amérique et tout
00:57:26seront sur son dos.
00:57:27Donc à un moment donné,
00:57:28il ne peut pas dire
00:57:29je vais vous attaquer.
00:57:30Il peut tenter.
00:57:31Moi j'ai l'impression...
00:57:32C'est une expression
00:57:32comme il est en Pologne.
00:57:33Merci Olivier,
00:57:34merci beaucoup
00:57:35de votre témoignage.
00:57:37Émilie Perret,
00:57:37moi j'ai vraiment
00:57:38l'impression qu'ils jouent
00:57:38avec nous en ce fait.
00:57:39C'est-à-dire que
00:57:40la rumeur,
00:57:41on ne sait pas trop
00:57:41d'où elle vient
00:57:42ces renseignements américains
00:57:43mais bon,
00:57:43on peut leur fournir
00:57:44ce qu'on veut
00:57:44aux renseignements américains.
00:57:45Une fois que la rumeur
00:57:46elle est lancée,
00:57:46on dit
00:57:47ah bah non,
00:57:47c'est les Européens
00:57:48qui s'arment,
00:57:49regardez,
00:57:50on est une menace.
00:57:51Donc j'ai l'impression
00:57:51que c'est quand même
00:57:52juste une manipulation
00:57:53totale de l'information
00:57:54en global.
00:57:54Ce discours symétrique
00:57:55de Vladimir Poutine
00:57:56sur l'OTAN,
00:57:57c'est un classique.
00:57:59Clairement,
00:57:59il a d'ailleurs été repris
00:58:01par Mélenchon
00:58:02à l'époque où l'Ukraine
00:58:04avait été envahie.
00:58:05C'est-à-dire,
00:58:07vous êtes une menace
00:58:08pour moi,
00:58:09je renforce mon armement,
00:58:11je renforce
00:58:13mes positions militaires
00:58:15et face à cette menace
00:58:17nécessairement,
00:58:18il faut que je puisse répondre.
00:58:19Je rejoins notre auditeur
00:58:21qui dit que
00:58:22Vladimir Poutine...
00:58:23Olivier et non David.
00:58:25Olivier.
00:58:26Que Vladimir Poutine
00:58:27n'attaquera pas
00:58:28un pays membre de l'OTAN.
00:58:29Je pense que c'est vrai.
00:58:30Parce qu'il a beaucoup
00:58:31à perdre,
00:58:32comme ce qui est dit,
00:58:33qu'il a effectivement
00:58:34la Chine
00:58:35qui maintient
00:58:36une certaine pression
00:58:37sur la Russie
00:58:38et qui clairement
00:58:39s'y oppose.
00:58:40Maintenant,
00:58:41l'existence de menaces
00:58:42sont réelles,
00:58:43peut-être pas militaires,
00:58:45mais en tout cas,
00:58:45on est de toute façon
00:58:46dans une guerre hybride.
00:58:47Aujourd'hui,
00:58:48c'est le cas.
00:58:48On est déjà en guerre,
00:58:49Patrick Boudin,
00:58:50c'est ce que vous disiez
00:58:51tout à l'heure.
00:58:51Mais il n'a pas besoin
00:58:52d'attaquer militairement
00:58:53un pays de l'OTAN.
00:58:54Il le fait déjà.
00:58:55Il manipule
00:58:57des cyberattaques,
00:58:58etc.,
00:58:58des drones.
00:58:59Et ce qu'on a entendu
00:59:00tout à l'heure,
00:59:01la déclaration de Poutine,
00:59:03en fait,
00:59:03c'est aussi
00:59:04à l'attention
00:59:05de sa population.
00:59:06Enfin,
00:59:07il fait l'idéologie.
00:59:08Oui, c'est de la propagande.
00:59:09C'est de la propagande.
00:59:10Ce qui dénonce
00:59:10les mensonges
00:59:11et le caractère
00:59:11offensif de l'OTAN.
00:59:13En faisant passer
00:59:14la Russie
00:59:14pour le pays
00:59:14qui se défend.
00:59:15Les hommes politiques
00:59:16à la tête
00:59:17de superpuissances
00:59:18aujourd'hui
00:59:19pratiquent
00:59:20le même type
00:59:20de discours.
00:59:21Donc,
00:59:22il ne faut pas
00:59:22s'étonner.
00:59:23Oui,
00:59:24merci beaucoup.
00:59:25Michael Sherman,
00:59:27ce qu'on dit,
00:59:28c'est que vraiment,
00:59:28il retourne en fait
00:59:29les informations
00:59:30dans son sens à lui.
00:59:32Il ne faut pas
00:59:33qu'on soit naïf
00:59:34non plus en diplomatie.
00:59:35Le président
00:59:36Vladimir Poutine,
00:59:37il est dans son rôle.
00:59:38Notre rôle,
00:59:39c'est de renforcer
00:59:39notre souveraineté.
00:59:41La France,
00:59:42nous sommes membres
00:59:43du Conseil de Sécurité
00:59:44de l'ONU,
00:59:45nous sommes une puissance
00:59:46nucléaire.
00:59:47Chacun est dans son rôle.
00:59:48Il ne faut pas tomber
00:59:49et encore une fois,
00:59:50je vous le dis,
00:59:51ça fait partie,
00:59:52les crises diplomatiques existent.
00:59:53Nous défendons
00:59:54nos intérêts,
00:59:55souverainistes de la France,
00:59:56de l'Europe
00:59:56et de l'OTAN
00:59:57et lui,
00:59:58il est dans son rôle.
00:59:59Pour l'instant,
00:59:59il n'y a pas d'attaque
01:00:00ou il y a des prises
01:00:03de position,
01:00:03il y a des tentatives
01:00:04d'ingérence,
01:00:04il y a des attaques
01:00:05et des cyberattaques
01:00:06et bien,
01:00:06nous,
01:00:07de renforcer
01:00:08notre défense,
01:00:08simplement.
01:00:10Cyberattaque,
01:00:13qui a lieu depuis 4 ans
01:00:14et qui est vraiment
01:00:15un pays très très
01:00:16limitrophe de l'Europe.
01:00:17C'est à 3000 kilomètres,
01:00:19clairement.
01:00:20Quelle est notre position
01:00:21entre deux superpuissances
01:00:22que sont les Etats-Unis
01:00:23et la Russie
01:00:25qui sont des pays
01:00:28qui attaquent,
01:00:29qui font la guerre
01:00:30à l'extérieur
01:00:31de leurs frontières
01:00:32et nous,
01:00:33finalement,
01:00:33on a une position,
01:00:34quand je dis nous,
01:00:35ce n'est pas seulement
01:00:35la France mais l'Europe,
01:00:36une position de résistance.
01:00:39On résiste plus
01:00:40qu'on attaque.
01:00:41Pour l'instant,
01:00:42les Etats-Unis
01:00:43et en tout cas,
01:00:43durant le mandat 2020
01:00:44de Donald Trump,
01:00:46au contraire,
01:00:46il y avait un retrait
01:00:47des troupes
01:00:47et il n'y avait pas de guerre.
01:00:48Donc,
01:00:48on a été dans une période
01:00:49de paix relative.
01:00:50Somalie depuis 20 ans,
01:00:52l'Iran,
01:00:52enfin,
01:00:53le Venezuela.
01:00:54Ils sont des terrains de guerre
01:00:54mais ce n'est pas eux
01:00:55qui partent en guerre.
01:00:56Ce sujet est interminable.
01:00:56Merci beaucoup,
01:00:57mes chères vrais voix,
01:00:58d'avoir participé.
01:00:59Quentin Sonier,
01:00:59donnez-nous les résultats.
01:01:00Vous savez,
01:01:00vous pouvez aller commenter
01:01:01à ce que vous entendez
01:01:02à l'antenne sur YouTube.
01:01:040826-300-300,
01:01:04c'est notre numéro de téléphone.
01:01:05On vous écoute,
01:01:06Quentin.
01:01:06Oui,
01:01:06puisqu'on vous pose
01:01:07cette question
01:01:07sur notre chaîne YouTube,
01:01:08la Russie est-elle
01:01:09une menace pour l'OTAN ?
01:01:10Et vous répondez
01:01:11non à 80%.
01:01:12Sondage assez net.
01:01:13Et vous nous laissez aussi
01:01:14beaucoup de commentaires
01:01:15un peu plus variés.
01:01:16On a Paulette qui nous dit
01:01:17bien sûr que la Russie
01:01:18est une menace
01:01:18car il n'aime pas l'Europe.
01:01:20Et on a Jonathan
01:01:21qui voit peu de danger
01:01:22et qui dit
01:01:23ils ont déjà du mal
01:01:24sur le franc ukrainien.
01:01:25Voilà.
01:01:26Allez,
01:01:2618h22 si vous voulez
01:01:27continuer à nous écouter,
01:01:28vous restez avec nous,
01:01:29c'est pas compliqué.
01:01:30A tout de suite.
01:01:3217h20,
01:01:32Les Vraies Voix Sud Radio
01:01:34Radio
01:01:3517h19,
01:01:36Judith Belair
01:01:3818h25,
01:01:38c'est le coup de fil
01:01:39de l'été sur Sud Radio.
01:01:41Les Vraies Voix Sud Radio
01:01:43La France traverse
01:01:44une sécheresse
01:01:45particulièrement précoce
01:01:46et sévère.
01:01:4698 départements
01:01:47sont concernés,
01:01:4857 ont été placés
01:01:49en situation de crise
01:01:50dans les exploitations.
01:01:51Le manque d'eau
01:01:52accélère certaines récoltes
01:01:53et menace les rendements.
01:01:54Fruits plus petits,
01:01:55légumes brûlés,
01:01:56maïs fragilisés,
01:01:57vignes en souffrance,
01:01:58plusieurs filières sont touchées.
01:02:00D'ailleurs,
01:02:00on fait le point
01:02:01avec Franck Laborde.
01:02:02Bonsoir Franck.
01:02:03Bonsoir Madame.
01:02:04Vous êtes président
01:02:05de la FDSEA 64,
01:02:07président de la commission
01:02:07gestion des risques
01:02:08à la FNSEA
01:02:09et président de l'AGPM
01:02:10qui est l'association générale
01:02:11des producteurs de maïs.
01:02:13Du coup,
01:02:14on va parler du maïs avec vous
01:02:15parce que c'est vraiment
01:02:15la culture la plus touchée
01:02:17par cette sécheresse.
01:02:20Oui,
01:02:20le maïs fait partie
01:02:21des deux cultures
01:02:22les plus touchées
01:02:23par cette sécheresse.
01:02:24Les deux cultures
01:02:25qui sont donc
01:02:26les plus touchées
01:02:26sont à la fois
01:02:27les prairies
01:02:31qui occupent
01:02:3210 millions d'hectares
01:02:33en France
01:02:34plus ou moins
01:02:34et le maïs
01:02:36qui occupe
01:02:37un peu moins
01:02:37de 3 millions d'hectares
01:02:38en France.
01:02:39Oui,
01:02:40parce que l'AGPM
01:02:40estime et fin juin
01:02:41que la récolte française
01:02:42de maïs grains
01:02:42pourrait tomber
01:02:43à 9,5 millions de tonnes
01:02:44en 2026
01:02:44compte normalement
01:02:45l'année dernière
01:02:46on était à 13 millions.
01:02:46c'est absolument énorme.
01:02:48Oui,
01:02:48ce sera même moins
01:02:50étant donné que
01:02:51l'épisode
01:02:52n'est pas terminé
01:02:53qui n'a pas plu
01:02:54et puis que les chaleurs
01:02:56remontent là.
01:02:57Absolument.
01:02:59Nous attendons
01:03:00même à 8 millions
01:03:02et certainement
01:03:03de tonnes
01:03:04et certainement moins
01:03:04pour cette année
01:03:05soit une baisse
01:03:06de 40%
01:03:07de la production
01:03:09par rapport
01:03:10à une année normale.
01:03:11Franck Laborde
01:03:11vous êtes vous-même
01:03:12agriculteur ?
01:03:14Absolument.
01:03:15Je suis agriculteur
01:03:16dans les Pyrénées-Atlantiques
01:03:17et producteur de maïs
01:03:18et de canards.
01:03:19Alors comment ça se passe
01:03:19dans votre exploitation ?
01:03:21Écoutez,
01:03:22sur mon exploitation
01:03:23deux situations
01:03:24bien différentes.
01:03:25Une partie
01:03:26de mes surfaces
01:03:29sachant que
01:03:29je suis associé
01:03:30avec mon frère
01:03:31sur l'exploitation
01:03:32familiale
01:03:32est irriguée
01:03:33et là
01:03:34les cultures
01:03:35et de soja
01:03:36et de maïs
01:03:37sont en bon état
01:03:39et le potentiel
01:03:41est prévervé
01:03:41et l'autre partie
01:03:42la moitié
01:03:43de mon exploitation
01:03:44n'est pas irriguée
01:03:45et là
01:03:45sur cette surface-là
01:03:47la catastrophe
01:03:48annoncée
01:03:49est en train
01:03:49d'arriver
01:03:50puisque
01:03:51je ne peux pas
01:03:52encore déterminer
01:03:53le rendement précis
01:03:54que je vais faire
01:03:54mais la perte
01:03:55sera autour
01:03:56de 50%
01:03:58au moins
01:03:59sur les surfaces
01:04:00non irriguées.
01:04:01Alors
01:04:02le ministère
01:04:03de l'Agriculture
01:04:04il a annoncé
01:04:04vendredi dernier
01:04:05dans un communiqué
01:04:05que les assureurs
01:04:06pourraient verser
01:04:07des accomptes
01:04:07à jusqu'à 80%
01:04:08du montant prévisionnel
01:04:09de l'indemnité
01:04:10de solidarité nationale
01:04:11aux agriculteurs
01:04:11les plus impactés
01:04:12par les canicules
01:04:12et la sécheresse.
01:04:13Est-ce que vous pensez
01:04:14que ça suffit ?
01:04:14Est-ce que ça va
01:04:15vous aider vous ?
01:04:16Non, ça ne suffira pas.
01:04:17Cette annonce
01:04:18de la ministre
01:04:19que nous prenons
01:04:21avec intérêt
01:04:22le 5 août dernier
01:04:23vous l'avez dit
01:04:25est une annonce
01:04:26d'un plan d'aide
01:04:26adapté
01:04:27et de mesures
01:04:28dérogatoires.
01:04:30Concernant les assurances
01:04:31il ne s'agit pas
01:04:32de mesures dérogatoires
01:04:33si ce n'est
01:04:34les avances
01:04:35et puis
01:04:36ce n'est pas
01:04:36l'État
01:04:37qui
01:04:38met la main
01:04:39à la poche
01:04:39ce sont les compagnies
01:04:41d'assurances
01:04:41il y a par contre
01:04:43d'autres dispositifs
01:04:44que l'État
01:04:44Il a annoncé
01:04:46l'élaboration
01:04:46d'un plan sécheresse
01:04:47à la rentrée
01:04:48on ne sait pas très bien
01:04:48ce qu'il y aura dedans
01:04:49Franck.
01:04:50Écoutez
01:04:51nous
01:04:51nous avons
01:04:51les idées
01:04:52assez claires
01:04:52à la FNSA
01:04:53sur ce dont
01:04:54nous avons besoin
01:04:55et nous avons
01:04:56une liste
01:04:57en plusieurs points
01:04:58et en 10 points
01:05:00avec effectivement
01:05:02le sujet
01:05:02assurantiel
01:05:04et à renforcer
01:05:05des mesures
01:05:06fiscales et sociales
01:05:08nécessaires
01:05:09en lien
01:05:09avec la situation
01:05:10climatique
01:05:11exceptionnelle
01:05:12le renforcement
01:05:14des accompagnements
01:05:15bancaires
01:05:16et une prise
01:05:17en charge
01:05:17partielle
01:05:18des intérêts
01:05:19par l'État
01:05:21l'arrêt
01:05:22la mise
01:05:23en arrêt
01:05:23momentané
01:05:25des contrôles
01:05:25administratifs
01:05:26parce que la pression
01:05:27est telle
01:05:27aujourd'hui
01:05:28dans la tête
01:05:29des exploitants
01:05:29agricoles
01:05:30qu'il ne faut pas
01:05:32rajouter
01:05:32de pression
01:05:34psychologique
01:05:34sur les agriculteurs
01:05:36et puis
01:05:38le fait
01:05:39de favoriser
01:05:40l'accès à l'eau
01:05:41l'accès à l'eau
01:05:42et le nerf
01:05:43de la guerre
01:05:43pour l'approvement
01:05:44pour l'irrigation
01:05:45et après
01:05:4730 années
01:05:47de frein
01:05:48sur l'accès à l'eau
01:05:49il y a un frein
01:05:49de stockage
01:05:50de l'eau
01:05:50c'est ça
01:05:51il y a un problème
01:05:52d'accès
01:05:53général
01:05:54à l'eau
01:05:55pour les agriculteurs
01:05:56en France
01:05:57nous avons
01:05:58colporté
01:05:59certains ont
01:05:59comporté
01:06:00depuis 30 ans
01:06:01une idée
01:06:03fausse
01:06:03qui dirait
01:06:04que l'eau
01:06:05manque en France
01:06:06non
01:06:06l'eau ne manque pas
01:06:08en France
01:06:08par contre
01:06:09les nappes
01:06:09créatiques
01:06:10ça sèche en été
01:06:11donc c'est vrai
01:06:12que les méga-bassines
01:06:12ça peut servir
01:06:13à retenir de l'eau
01:06:14qui s'évapore d'habitude
01:06:15Franck Laborde
01:06:16absolument
01:06:17l'eau manque
01:06:18à certains moments
01:06:20de l'année
01:06:20par contre
01:06:21elle est très
01:06:21excédentaire
01:06:22à d'autres moments
01:06:23de l'année
01:06:23et il faut donc
01:06:24maintenant
01:06:24la maintenir
01:06:26prendre le parti
01:06:26en France
01:06:27de stocker
01:06:28cette eau
01:06:29si abondante
01:06:30à certains moments
01:06:31de l'année
01:06:31je rappelle
01:06:32que la France
01:06:32est en termes
01:06:33d'abondance
01:06:34en eau
01:06:34en termes
01:06:35de pluviométrie
01:06:36le deuxième
01:06:37pays d'Europe
01:06:38le plus arrosé
01:06:39le deuxième
01:06:40pays d'Europe
01:06:41le plus arrosé
01:06:41sachons
01:06:42tirer profit
01:06:43de cette situation
01:06:44Merci beaucoup
01:06:45Franck Laborde
01:06:46pour votre témoignage
01:06:47je rappelle
01:06:47que vous êtes
01:06:47président de la FDSEA
01:06:4864
01:06:49président de la commission
01:06:50gestion des risques
01:06:50à la FNSEA
01:06:51et président
01:06:52de l'association générale
01:06:53des producteurs de maïs
01:06:54on vous souhaite
01:06:55bonne chance
01:06:55et beaucoup de courage
01:06:56merci beaucoup Franck
01:07:01Je vous fais un petit rappel
01:07:02de nos vraies voix
01:07:03quand même
01:07:03Émilie Perrier
01:07:04qui est avocate
01:07:04au barreau de Paris
01:07:05spécialiste en droit pénal
01:07:06droite de la construction
01:07:07Patrick Boudet
01:07:07vous êtes réalisateur
01:07:08journaliste pour Rock & Folk
01:07:09auteur Le Rock et Tille Réac
01:07:11aux éditions du CERC
01:07:12et puis Mickaël
01:07:13Sherman
01:07:13conseiller municipal
01:07:14à Charenton-le-Pont
01:07:15président de l'association
01:07:16Engagement Solidarité
01:07:17tout de suite
01:07:17c'est l'info en plus
01:07:18avec Quentin Barbaza
01:07:20Les vraies voix
01:07:21Sud Radio
01:07:22Quentin Barbaza
01:07:23les chiffres du chômage
01:07:24repartent à la hausse
01:07:25Oui effectivement
01:07:26Judith
01:07:26selon les derniers chiffres
01:07:27publiés ce matin
01:07:28par l'INSEE
01:07:28le taux de personnes
01:07:29sans emploi
01:07:30atteint à ce deuxième trimestre
01:07:318,3%
01:07:32soit 0,2 points de plus
01:07:34en 3 mois
01:07:35c'est surtout une sixième
01:07:36hausse consécutive
01:07:37et un niveau que la France
01:07:38n'avait plus connu
01:07:38depuis 2020
01:07:39ça correspond à 2,7 millions
01:07:42de chômeurs
01:07:42une dégradation
01:07:43du marché de l'emploi
01:07:44alors qu'Emmanuel Macron
01:07:45a fait de la baisse
01:07:47du chômage
01:07:47et du retour
01:07:48vers le plein emploi
01:07:48l'un de ses marqueurs
01:07:49de ses mandats
01:07:50alors est-ce une simple
01:07:53conjecture actuelle
01:07:54ou alors c'est le signe
01:07:54d'un problème plus profond
01:07:55pour notre économie
01:07:56on va en parler
01:07:57avec Bertrand Martineau
01:07:58qui est économiste
01:07:59spécialiste des questions
01:08:00d'emploi
01:08:00et expert associé
01:08:01à l'Institut Montienne
01:08:02bonsoir Bertrand Martineau
01:08:04bonsoir
01:08:05Bertrand Martineau
01:08:06du coup
01:08:068,3% de chômage
01:08:08on parle d'un accident
01:08:09où on est face
01:08:10à une dégradation
01:08:11claire et nette
01:08:12du marché de l'emploi
01:08:13non c'est pas un accident
01:08:15c'est une dégradation
01:08:16lente
01:08:17qui a commencé
01:08:18dès 2023
01:08:19en fait
01:08:20il faut se rappeler
01:08:20que 2024
01:08:21a été une année
01:08:22stable pour le chômage
01:08:24et que le chômage
01:08:25commence à remonter
01:08:26vraiment
01:08:26depuis début 2025
01:08:28alors il y en a
01:08:29une petite partie
01:08:29qui s'explique
01:08:31par le fait
01:08:31qu'il y a une réforme
01:08:32du RSA
01:08:33qui oblige les gens
01:08:34davantage
01:08:34à rechercher du travail
01:08:35donc ça les met
01:08:36sur le marché du travail
01:08:37alors qu'ils n'y étaient pas
01:08:38mais en fait
01:08:39on est face
01:08:39à la conséquence
01:08:41d'un ralentissement économique
01:08:42qui date maintenant
01:08:43d'il y a plusieurs années
01:08:46Emmanuel Macron
01:08:47il avait fixé
01:08:48comme objectif
01:08:49Bertrand Martineau
01:08:49de faire passer le chômage
01:08:51autour de 5%
01:08:51à l'horizon 2026
01:08:52c'est à dire
01:08:52d'atteindre le plein d'emploi
01:08:53bon bah
01:08:54on en est loin
01:08:56vous pensez
01:08:56qu'en 6 mois
01:08:57on peut baisser le chômage
01:08:58de 3%
01:08:59on aimerait bien
01:09:00ça s'est jamais vu
01:09:01en France
01:09:01et je pense
01:09:02que je ne l'ai jamais vu
01:09:03dans aucun pays européen
01:09:04par ailleurs
01:09:05je n'ai jamais compris
01:09:06cet objectif de 5%
01:09:07le taux de chômage
01:09:09du plein emploi
01:09:10dans les pays voisins
01:09:11c'est 3-3,5%
01:09:13c'est pas 5%
01:09:14donc en tout cas
01:09:14Allemagne on est à 3,8%
01:09:15Italie autour de 6%
01:09:16et l'Union Européenne
01:09:17autour de 5,9%
01:09:18ne parlons pas de la Suisse
01:09:19parce que ça nous ferait
01:09:19de la peine
01:09:20je pense
01:09:21la Suisse c'est un cas
01:09:22à part
01:09:23voilà
01:09:24l'Italie aussi
01:09:25est en dessous de nous
01:09:26oui bah non
01:09:27mais l'origine du chômage
01:09:30en ce moment
01:09:30ne vient pas
01:09:31d'un mauvais fonctionnement
01:09:32du marché du travail
01:09:33qui a quand même été
01:09:34informé depuis pas mal d'années
01:09:36il vient du fait
01:09:37qu'il n'y a pas de croissance
01:09:38que les entreprises
01:09:39sont dans l'incertitude
01:09:42et de même
01:09:43qu'elles n'embauchent pas
01:09:44donc elles licencient pas beaucoup
01:09:45on n'a pas beaucoup
01:09:46de plans sociaux
01:09:46en fait
01:09:47pas comme en période de crise
01:09:49mais elles n'embauchent pas
01:09:50et c'est les jeunes
01:09:50qui sont les premières victimes
01:09:51et c'est d'ailleurs pour ça
01:09:52que le chômage des jeunes
01:09:53augmente plus que les autres
01:09:55on entend Bertrand Martineau
01:09:56et Émilie Perrier
01:09:57moi ce que j'entends aussi
01:09:57c'est les entreprises
01:09:58qui sont écrasées
01:09:59les patrons
01:10:00qui sont écrasées
01:10:01par les charges
01:10:01les avocats aussi d'ailleurs
01:10:02je pense que toutes les
01:10:03en particulier les avocats
01:10:05peut-être même
01:10:05j'ai envie de dire
01:10:06je contribue beaucoup
01:10:07c'est vrai
01:10:08c'est à dire qu'à un moment donné
01:10:09on se fait quand même écraser
01:10:10donc peut-être que si on avait
01:10:11moins de charges
01:10:12on embaucherait plus aussi
01:10:12j'ai envie de dire
01:10:14quelque part
01:10:15juste pour rebondir
01:10:16effectivement il y a
01:10:17dans la part de hausse
01:10:19du chômage
01:10:19il y a 740 000 jeunes
01:10:22dans les 15-25 ans
01:10:24qui sont concernés
01:10:25ce qui a un taux énorme
01:10:27alors sur la question des charges
01:10:28oui c'est une question
01:10:30on a vu avec
01:10:32la réforme de l'apprentissage
01:10:34qui avait été menée
01:10:34par Emmanuel Macron
01:10:35un taux d'emploi
01:10:37qui avait très nettement
01:10:39augmenté
01:10:40qui avait bondi
01:10:41sauf que ce taux d'emploi
01:10:43a chuté
01:10:43lorsque
01:10:44on a arrêté
01:10:44d'injecter
01:10:45les subventions
01:10:46qui étaient liées
01:10:48à cette réforme
01:10:48et donc ça pose question
01:10:50sur un point structurel
01:10:53en réalité
01:10:53et sur cette possibilité
01:10:56d'embaucher
01:10:57alors il y a eu des réformes
01:10:59qui avaient été faites
01:10:59sous Hollande
01:11:01qui ont porté leurs fruits
01:11:04sur le quinquennat
01:11:05qui a suivi
01:11:05pour Emmanuel Macron
01:11:06ce que je mettrais
01:11:08éventuellement
01:11:08à son crédit
01:11:09c'est que
01:11:11le taux d'emploi
01:11:12a quand même progressé
01:11:13depuis 2019
01:11:15et notamment
01:11:16sur l'emploi
01:11:17des seniors
01:11:17des 60-64 ans
01:11:19qui lui
01:11:21a progressé
01:11:21c'est vrai qu'au début
01:11:22de sa présidence
01:11:23le taux d'emploi
01:11:24j'étais nettement supérieure
01:11:25à son niveau actuel
01:11:26c'était au 9,5 en 2017
01:11:28exactement
01:11:28donc c'est vrai
01:11:29qu'il avait hérité
01:11:30d'une situation
01:11:31qui n'était pas
01:11:32très confortable
01:11:33pour lui
01:11:34mais il y a malgré tout
01:11:35quand même
01:11:36une grosse problématique
01:11:37dans notre pays
01:11:37c'est qu'est-ce qu'on fait
01:11:38de notre jeunesse
01:11:39vous avez la réponse
01:11:40Patrick Boudet ?
01:11:41non j'ai pas de réponse
01:11:42sur qu'est-ce-pro-fait
01:11:43de la jeunesse
01:11:43j'aimerais bien
01:11:44mais moi j'ai une question
01:11:45à poser à Bertrand
01:11:47il a parlé du RSA
01:11:48les gens qui sont au RSA
01:11:51sont-ils pris en compte
01:11:52dans ces nouveaux chiffres
01:11:53parce que le RSA
01:11:55il est versé par la CAF
01:11:56je crois
01:11:57est-ce que
01:11:57les gens qui dépendent
01:12:00du RSA
01:12:00sont inclus
01:12:02dans les 8% ou pas ?
01:12:03a priori non
01:12:04ils ne sont pas inscrits
01:12:04à France Travail
01:12:05on vous écoute Bertrand ?
01:12:07si justement
01:12:08c'est la nouveauté
01:12:09depuis le moment
01:12:09qu'ils sont obligés
01:12:10ce qui justifie
01:12:11l'augmentation alors ?
01:12:13oui alors sauf que
01:12:14ne sont pris en compte
01:12:16dans les chiffres du chômage
01:12:17que ceux parmi eux
01:12:19qui recherchent vraiment
01:12:20du travail
01:12:20parce qu'en fait
01:12:20vous avez à peu près
01:12:21la moitié
01:12:21tout le monde cherche du travail
01:12:23qui ne cherchent pas du travail
01:12:25tout simplement
01:12:25parce qu'ils ont des problèmes
01:12:26de logement
01:12:27de santé
01:12:27de tout un tas
01:12:28de gardes d'enfants
01:12:29de problèmes d'addiction
01:12:30de pauvreté assez lourde
01:12:33de problèmes sociaux
01:12:34en fait
01:12:35assez graves
01:12:36et donc
01:12:37il y en a à peu près
01:12:38la moitié
01:12:38qui sont véritablement
01:12:39considérés comme des chômeurs
01:12:41au sens statistique
01:12:41et ceux-là
01:12:42sont bien pris en compte
01:12:43dans les chiffres
01:12:43et c'est une nouveauté ?
01:12:46alors la nouveauté
01:12:47non
01:12:47ils ont toujours été pris en compte
01:12:49dans le taux de chômage
01:12:50la nouveauté
01:12:51c'est qu'ils sont obligés
01:12:52de s'inscrire à France Travail
01:12:53mais c'est pas parce qu'ils sont inscrits
01:12:55à France Travail
01:12:55qu'ils sont du travail aussi
01:12:57voilà
01:12:57parce qu'ils sont dans une catégorie
01:12:59à la limite
01:12:59ça c'est autre chose
01:13:00mais je veux dire
01:13:00c'est ce qui explique aussi
01:13:01peut-être l'augmentation
01:13:02du taux de chômage
01:13:03ça en explique
01:13:04d'après l'INSEE
01:13:05qui publie le taux de chômage
01:13:06ça en explique à peu près
01:13:07un tiers
01:13:08de la hausse du taux de chômage
01:13:09depuis 2023
01:13:11Michael Sherman
01:13:11quand on entend
01:13:12qu'en fait
01:13:13il y a la moitié des gens du RSA
01:13:14qui sont pas comptés
01:13:15dans les chiffres du chômage
01:13:16parce qu'en fait
01:13:17ils sont pas en recherche d'emploi
01:13:18tout simplement
01:13:19bon on est à droit
01:13:20de se poser des questions aussi non ?
01:13:22on est à droit de se poser des questions
01:13:22après les français
01:13:23ont aussi le droit
01:13:23de se poser des questions
01:13:24et qui s'occupent réellement
01:13:25de leurs problèmes
01:13:26aujourd'hui je pense
01:13:27qu'il y a un flou artistique
01:13:31de qui aujourd'hui
01:13:32a la fonction
01:13:34de pénaliser
01:13:35ou de contrôler
01:13:36on a quand même en France
01:13:37presque 14% de la population
01:13:39on a 9 millions de personnes
01:13:40qui vivent sous le seuil de pauvreté
01:13:42c'est à peu près 1200 euros
01:13:43par mois
01:13:44peut-être qu'il me contredira
01:13:45il connait peut-être mieux
01:13:45notre auditeur
01:13:46les chiffres
01:13:47c'est quoi le seuil de pauvreté
01:13:48Bertrand Martineau ?
01:13:501200 à peu près ?
01:13:50oui la pauvreté
01:13:51c'est à peu près
01:13:5213% de la population
01:13:54effectivement
01:13:55donc ça fait
01:13:57ça fait
01:13:57je ne sais plus
01:13:58entre 3 et 4 millions
01:13:59oh là
01:14:01mais le seuil de pauvreté
01:14:02doit être à 1200 millions
01:14:03en tout cas à peu près
01:14:04il y a 10% de gens
01:14:06qui vivent
01:14:07merci beaucoup
01:14:08donc aujourd'hui
01:14:09est-ce que les français
01:14:10on a 14% de la population
01:14:11qui vivent avec
01:14:12moins de 1200 euros par mois
01:14:14je défie quiconque
01:14:15une mère au foyer
01:14:16une maman solo
01:14:16vive avec
01:14:18moins de 1200 euros par mois
01:14:19c'est presque impossible
01:14:21alors je comprends
01:14:22les réalités du quotidien
01:14:23et des familles
01:14:23qui parfois
01:14:24ont soit un handicap
01:14:26soit on la charge seule
01:14:28ont été abandonnées
01:14:29par des pères
01:14:29qui abandonnent
01:14:30leur foyer
01:14:31il y a beaucoup de familles
01:14:32monoparentales
01:14:33exactement
01:14:33donc plus de 80%
01:14:35de maman solo
01:14:36donc on pense à elle
01:14:38mais je pense aussi
01:14:39qu'il faut répartir les rôles
01:14:40et qu'on arrive
01:14:41avec plus de clarté
01:14:42à comprendre
01:14:43vers qui
01:14:45s'orienter
01:14:46et après encore une fois
01:14:47l'État ne peut pas tout faire
01:14:48merci beaucoup
01:14:49merci Quentin Barbaza
01:14:51merci Bertrand Martineau
01:14:52je rappelle que vous êtes
01:14:52économiste
01:14:53expert associé à l'Institut Montagne
01:14:54auteur de
01:14:55J'ai cotisé
01:14:55J'y ai le droit
01:14:56mensonges et vérités
01:14:57sur les retraites
01:14:58c'est aux éditions
01:14:58Herman
01:14:59merci beaucoup
01:15:00allez tout de suite
01:15:01on va aller vous poser
01:15:03la question d'ailleurs
01:15:04sur Youtube aussi
01:15:05de ce qui fait bouger
01:15:05sur les réseaux
01:15:06c'est parti
01:15:10Alors dans la nuit
01:15:11de mercredi à jeudi
01:15:12vous avez dû le voir
01:15:13le musée du président
01:15:14Jacques Chirac
01:15:15en Corrèze
01:15:16à Saran
01:15:17a de nouveau été cambriolé
01:15:18je crois que c'est la troisième fois
01:15:20il y a des objets de collection
01:15:21qui ont été dérobés
01:15:22mais le montant du butin
01:15:23reste inconnu
01:15:24je pense que même
01:15:25ce qu'il y a dans le butin
01:15:26c'est inconnu
01:15:27c'est une attaque qui vise
01:15:28donc troisième attaque
01:15:29qui vise l'établissement
01:15:30en moins d'un an
01:15:31après un braquage
01:15:32et un cambriolage
01:15:33en octobre dernier
01:15:34comment un musée
01:15:35déjà ciblé
01:15:36à plusieurs reprises
01:15:36peut-il être encore
01:15:37pris pour cible
01:15:38est-ce que c'est des manques
01:15:39de moyens
01:15:39ou est-ce que c'est un dispositif
01:15:40de sécurité insuffisante
01:15:41bref
01:15:42on vous pose la question
01:15:43sur Youtube
01:15:44vous allez commenter
01:15:45évidemment
01:15:45notre patrimoine
01:15:46est-il assez protégé
01:15:47selon vous
01:15:48les auditeurs
01:15:490826 300 300
01:15:51on file au standard
01:15:51on a Romina
01:15:52qui nous appelle
01:15:53de Vic en Bigorre
01:15:53bonsoir Romina
01:15:54c'est dans les Hauts-de-Pyrénées
01:15:56oui
01:15:56bienvenue Romina
01:15:57bonsoir
01:15:58bonsoir à tous
01:15:59alors qu'est-ce que
01:16:00vous en pensez vous
01:16:01est-ce que vous pensez
01:16:01que notre patrimoine
01:16:02il est assez protégé
01:16:03quand on voit que c'est
01:16:03quand même le troisième
01:16:04cambriolage de ce musée
01:16:05en très peu de temps
01:16:07oui
01:16:07non moi je pense que
01:16:08ça ne fait pas partie
01:16:10des priorités
01:16:10donc effectivement
01:16:11on constate
01:16:12qu'il y a eu quand même
01:16:13quelques drames
01:16:14et ça fait mal au monde
01:16:15parce que les musées
01:16:16quand même
01:16:16ça reste des sorties culturelles
01:16:18qui sont assez attractives
01:16:20et puis qui ne coûtent pas très cher
01:16:23ça qu'on se rappelle
01:16:24des bijoux du Louvre aussi
01:16:25enfin les bijoux de la reine
01:16:26oui
01:16:27et puis le torc
01:16:27de VIX aussi
01:16:29qui a été volé
01:16:31fin juillet
01:16:31oui
01:16:33donc c'est vrai
01:16:33que ça commence à faire beaucoup
01:16:34alors
01:16:36peut-être que
01:16:37on en parlera
01:16:38pendant l'élection présidentielle
01:16:40à voir ce qu'il propose
01:16:41ça fait partie des sujets
01:16:42effectivement
01:16:42merci beaucoup
01:16:43Christophe Marion
01:16:44vous êtes député
01:16:45EEPR
01:16:46Ensemble pour la République
01:16:46du Loir-et-Cher
01:16:47vous êtes auteur
01:16:48d'un rapport
01:16:48sur la sécurisation
01:16:49des musées
01:16:50bonsoir
01:16:53bonsoir Christophe
01:16:54alors on est à ta même
01:16:55de se poser cette question
01:16:56justement
01:16:57est-ce que
01:16:58notre patrimoine
01:16:59est assez protégé
01:17:00et là on en est au troisième
01:17:01cambriolège du musée
01:17:02Jacques Chirac
01:17:03on se souvient du Louvre
01:17:04et puis il y a plein d'autres
01:17:05exactions qui sont faites
01:17:05en ce moment
01:17:06donc on vous pose la question
01:17:08non
01:17:09ce patrimoine
01:17:10n'est pas assez protégé
01:17:12les musées
01:17:12ne sont pas assez protégés
01:17:14aujourd'hui
01:17:14clairement
01:17:15parce qu'on parle
01:17:16du musée Jacques Chirac
01:17:17mais il y a eu
01:17:17trois autres
01:17:18il y a le musée
01:17:19d'histoire naturelle
01:17:20avec les pépites
01:17:21exactement
01:17:22le musée Lalique
01:17:24aussi au mois de juillet
01:17:25on a eu une succession
01:17:26de vols en juillet
01:17:27ce qui montre bien
01:17:28aujourd'hui
01:17:29la fragilité
01:17:30de la sécurité
01:17:32des musées
01:17:32si vous voulez
01:17:33dans le cadre
01:17:34de mon rapport
01:17:35j'ai entendu
01:17:35un certain nombre
01:17:36d'experts
01:17:36et notamment
01:17:37des entreprises
01:17:38de sécurité privée
01:17:39qui me disaient
01:17:40les musées
01:17:41sont des banques
01:17:41à ciel ouvert
01:17:42aujourd'hui
01:17:43et ça correspond
01:17:44à une forme
01:17:45de réalité
01:17:46on a augmenté
01:17:47la sécurité
01:17:48des banques
01:17:48on a augmenté
01:17:49la sécurité
01:17:50des bijouteries
01:17:50et aujourd'hui
01:17:52le musée
01:17:53devient attirant
01:17:54quand on a envie
01:17:55de prendre
01:17:56des métaux précieux
01:17:58des bijoux
01:17:59des pierres précieuses
01:18:00et le niveau
01:18:01de protection
01:18:01n'est pas du tout
01:18:02celui d'une banque
01:18:03ou d'une bijouterie
01:18:04pour vous
01:18:05il faut réaliser
01:18:06une cartographie
01:18:06nationale
01:18:07des collections
01:18:07sensibles
01:18:08donner davantage
01:18:08de moyens
01:18:09aussi au musée
01:18:10de financement
01:18:10et puis plus
01:18:11de vidéosurveillance
01:18:12évidemment
01:18:13avec l'intelligence
01:18:13artificielle
01:18:14ça paraît pas
01:18:15trois points
01:18:15par exemple
01:18:15de votre rapport
01:18:17oui oui oui
01:18:17tout à fait
01:18:18alors il y a
01:18:18un certain nombre
01:18:19de points
01:18:20qui ont été repris
01:18:20par la mini-lige
01:18:21de la culture
01:18:21qui a annoncé un plan
01:18:22il y a une dizaine
01:18:23de jours
01:18:23un peu en avance
01:18:26ces annonces
01:18:27devaient être faites
01:18:28à la fin de l'été
01:18:29et puis je crois
01:18:30qu'elle a été prise
01:18:31un peu de vitesse
01:18:32par l'ensemble
01:18:32des vols
01:18:33qui ont eu lieu
01:18:33au mois de juillet
01:18:34et dans les préconisations
01:18:36enfin dans les annonces
01:18:38qu'elle fait
01:18:39elle reprend
01:18:40un certain nombre
01:18:40de préconisations
01:18:41que j'ai faites
01:18:41dans mon rapport
01:18:42elle en met d'autres
01:18:43de côté
01:18:44moi j'ai évidemment
01:18:45pas à juger
01:18:46mais en effet
01:18:47vous parlez de la
01:18:47ministre de la culture
01:18:48là
01:18:49Catherine Pégard
01:18:50Catherine Pégard
01:18:52et elle ne reprend pas
01:18:53par exemple
01:18:54le sujet
01:18:55des vidéos
01:18:56algorithmiques
01:18:56c'est à dire
01:18:57des vidéos
01:18:57ça il y a un problème
01:18:58de liberté individuelle
01:18:59je crois
01:18:59qui revient
01:18:59sur la table
01:19:00oui mais on a voté
01:19:02depuis au mois de juillet
01:19:03j'étais rapporteur
01:19:04enfin pas rapporteur
01:19:04mais responsable du texte
01:19:05riposte à l'Assemblée Nationale
01:19:07et on ouvre un peu
01:19:08la voie aux vidéos
01:19:10algorithmiques
01:19:10il ne s'agit pas
01:19:11de reconnaissance faciale
01:19:12on est bien d'accord
01:19:13mais il s'agit en effet
01:19:15de vidéos
01:19:16qui vont pouvoir
01:19:17aider l'opérateur
01:19:19derrière un écran
01:19:21derrière une multitude
01:19:22d'écran en fait
01:19:22ça va pouvoir permettre
01:19:24de l'aider
01:19:25de l'alerter
01:19:26en cas de mouvement
01:19:27supérieur
01:19:28d'accord
01:19:28merci
01:19:28ça c'est une bonne
01:19:30c'est une bonne chose
01:19:31merci Christophe
01:19:32allez-y
01:19:32vite fait
01:19:33j'avais proposé aussi
01:19:35ce dispositif
01:19:36qui avait fait beaucoup
01:19:36parler de lui
01:19:37à l'époque
01:19:38visiter protéger
01:19:39c'est à dire
01:19:39permettre aux forces
01:19:40de l'ordre
01:19:41quand elles sont
01:19:41en vacances
01:19:43de visiter
01:19:44le musée
01:19:45en étant armé
01:19:47en gardant
01:19:47en gardant l'uniforme
01:19:49et alors pas forcément
01:19:50l'uniforme
01:19:50en civil
01:19:50on vous entend
01:19:51merci beaucoup Christophe
01:19:53je vais faire un petit tour
01:19:54de table de mes vraies voix
01:19:55Emilie Perrier
01:19:56moi les bras m'en tombent
01:19:58j'ai envie de dire
01:19:58je ne sais pas si ça vous fait
01:19:59le même effet
01:19:59mais quand on se rend compte
01:20:00que le même musée
01:20:02peut être cambriolé
01:20:02trois fois d'affilée
01:20:03tranquille
01:20:04bon bah
01:20:04on n'a même plus besoin
01:20:06d'Arsène Lupin
01:20:07c'est facile
01:20:09après il faut quand même
01:20:10se rendre compte
01:20:11que la délinquance
01:20:12dans les musées
01:20:13a changé
01:20:13c'est à dire qu'avant
01:20:14les vols de musée
01:20:15c'était des vols
01:20:17fait par des collectionneurs
01:20:17c'était des commandes
01:20:18des commandes
01:20:19ou des vols
01:20:20de tableaux de maîtres
01:20:21on pense au vol
01:20:23du musée d'art moderne de Paris
01:20:25aujourd'hui
01:20:25ce n'est plus le cas
01:20:26alors effectivement
01:20:27comme cela a été rappelé
01:20:29on a les banques
01:20:30qui ont augmenté
01:20:31leur sécurité
01:20:31les bijouteries
01:20:32qui ont augmenté
01:20:33leur sécurité
01:20:34et que quelque part
01:20:35les musées
01:20:36ont été un peu
01:20:38passés sous le radar
01:20:39mais
01:20:41ce n'est pas nouveau
01:20:42ce phénomène de vol
01:20:43notamment dans les petits musées
01:20:45en réalité
01:20:46dans les grands
01:20:47dans les grands
01:20:49c'était particulièrement
01:20:51c'était à la barbe
01:20:52et au nez de tout le monde
01:20:53mais bien sûr
01:20:53c'est à la barbe
01:20:54et au nez de tout le monde
01:20:54mais ce que je veux dire
01:20:55c'est que ce n'est pas nouveau
01:20:56comme phénomène
01:20:57et effectivement
01:20:59il faudrait trouver
01:21:00des solutions
01:21:00pour y répondre
01:21:02ce n'est pas nouveau
01:21:02comme phénomène
01:21:03Patrick Boudet
01:21:03mais ça a changé
01:21:04avant c'était effectivement
01:21:05les toiles
01:21:06qu'on a sur commande
01:21:07là aujourd'hui
01:21:07on va voler des trucs
01:21:08plus faciles
01:21:09à voler dans la poche
01:21:10pour pouvoir aussi
01:21:11plus vite les transformer
01:21:12les bijoux
01:21:12les pépites
01:21:13sur le musée de Jacques Chirac
01:21:16je ne sais pas
01:21:17peut-être qu'il ne forme pas la porte
01:21:18mais
01:21:21mais si le rapporteur
01:21:23est toujours en ligne
01:21:23moi j'aimerais savoir
01:21:24effectivement
01:21:24qu'il puisse nous cartographier
01:21:26les objets
01:21:27qui sont volés
01:21:28dans les musées
01:21:29parce qu'effectivement
01:21:30personne ne va sortir
01:21:31avec une toile
01:21:31parce que dès qu'on la touche
01:21:33ça déclenche
01:21:34un signal d'alarme
01:21:35mais qu'est-ce qui est volé
01:21:36dans les musées
01:21:38principalement ?
01:21:39Il est toujours là
01:21:39le rapporteur ?
01:21:40Oui
01:21:41est-ce que vous êtes encore
01:21:42avec nous ?
01:21:42Je ne crois pas
01:21:43Christophe ?
01:21:43Oui vous êtes là
01:21:44Oui je suis là
01:21:46c'est essentiellement
01:21:47des objets
01:21:47avec des métaux précieux
01:21:49qu'on va pouvoir fondre
01:21:50beaucoup plus facilement
01:21:52en fait
01:21:52on n'est plus
01:21:53dans la délinquance
01:21:56culturelle
01:21:56dans le grand banditisme
01:21:57de l'époque
01:21:57donc on sait
01:21:59ce qui va être volé
01:22:00exactement
01:22:01et pourquoi
01:22:01ils ne sécurisent pas ?
01:22:02c'est vrai
01:22:03Michael Sherman
01:22:04c'est dingue
01:22:04quand on y pense
01:22:05qu'on sait que les bijoux
01:22:06vont être volés
01:22:06on sait que les pépites
01:22:07vont être volés
01:22:08et on ne se continue pas
01:22:09à sécuriser
01:22:09trois fois d'affinée
01:22:10tranquille
01:22:11il y a le Louvre aussi
01:22:12L'humiliation est grande
01:22:13après un pays
01:22:14qui expose
01:22:15ses oeuvres d'art
01:22:16mais ne sait pas
01:22:17les protéger
01:22:18expose surtout
01:22:19son impuissance
01:22:20l'image de la France
01:22:21à l'étranger
01:22:22qu'il y ait autant de vols
01:22:24on remercie quand même
01:22:24les services d'enquête
01:22:25parce qu'ils font
01:22:25un travail remarquable
01:22:26où ils retrouvent les auteurs
01:22:27mais ils ne retrouvent pas
01:22:28les oeuvres d'art
01:22:28on a parlé tout à l'heure
01:22:29du musée d'art moderne
01:22:30en 2010
01:22:32et quand il y a eu
01:22:32le musée notamment
01:22:33Cognac-Jet
01:22:34à chaque fois
01:22:35les services d'enquête
01:22:36vont très rapidement
01:22:37et arrivent à appréhender
01:22:38avec les nouvelles technologies
01:22:40notamment
01:22:41et les téléphones relais
01:22:42à retrouver les suspects
01:22:43mais le grand banditisme
01:22:45est extrêmement bien organisé
01:22:46et là
01:22:47c'est notre challenge
01:22:48en tant que français
01:22:49et c'est de donner
01:22:50des moyens aux enquêteurs
01:22:51pour pouvoir retrouver
01:22:52les réseaux de délinquance
01:22:53en Europe
01:22:53et que les états
01:22:54et les services de police
01:22:55internationaux
01:22:55puissent communiquer
01:22:56puisqu'on en retrouve
01:22:57très rarement
01:22:58alors là
01:22:58c'est de la petite délinquance
01:22:59puisqu'on est sur de l'or
01:23:00ou sur des diamants
01:23:01qui font fondre
01:23:02mais sur tous les grands
01:23:03tableaux de grand maître
01:23:04il faut savoir
01:23:04qu'au musée d'art moderne
01:23:05à Paris
01:23:05c'était des Picasso
01:23:06c'était des oeuvres
01:23:08par la fenêtre
01:23:10exactement
01:23:11et donc
01:23:12et jusqu'à aujourd'hui
01:23:13sauf erreur de ma part
01:23:14on n'a jamais retrouvé
01:23:15les tableaux
01:23:16allez restez avec nous
01:23:17il est 18h46
01:23:18on continue la suite
01:23:19de ce débat
01:23:20dans un instant
01:23:21à tout de suite
01:23:22Sud Radio
01:23:24parlons vrai
01:23:25Vrai Voix Sud Radio
01:23:2717h19
01:23:28Judith Belair
01:23:29et bien dans ce qui fait
01:23:30bouger les réseaux
01:23:31on vous rappelle
01:23:32que dans la nuit
01:23:32de mercredi à jeudi
01:23:33le musée du président
01:23:34Jacques Chirac
01:23:35à Saran en Corrèze
01:23:36a une nouvelle fois
01:23:36été cambriolé
01:23:37plusieurs objets
01:23:37de collection
01:23:38ont été dérobés
01:23:39mais la valeur du bulletin
01:23:40reste inconnue
01:23:40il s'agit déjà
01:23:41de la troisième attaque
01:23:43contre cet établissement
01:23:44en moins d'un an
01:23:45pardon
01:23:45j'en perds
01:23:46la parole carrément
01:23:47comment un musée
01:23:48déjà plusieurs fois
01:23:48ciblé peut être
01:23:49encore cambriolé
01:23:50on se pose la question
01:23:51d'ailleurs on vous pose
01:23:52la question sur Youtube
01:23:53est-ce que notre patrimoine
01:23:54est assez protégé
01:23:55Patrick Boudet
01:23:56je vous ai coupé la parole
01:23:57juste avant la sortie
01:23:58juste avant la pub
01:23:59vous étiez en train
01:24:00de vous poser la question
01:24:01de est-ce que c'est pareil
01:24:02dans les autres pays européens
01:24:03oui exactement
01:24:03en Allemagne
01:24:04et en Angleterre
01:24:04qui ont de vastes collections
01:24:06voire même en Italie
01:24:07est-ce qu'il se passe
01:24:08la même chose
01:24:08est-ce que le rapporteur
01:24:10est toujours en ligne
01:24:11Christophe Marion
01:24:11vous êtes avec nous
01:24:12oui
01:24:13alors est-ce que c'est pareil
01:24:14ailleurs
01:24:14alors oui
01:24:15on a évidemment
01:24:16des organisations
01:24:17qui sont considérablement
01:24:19différentes
01:24:19parce qu'il faut bien savoir
01:24:20aujourd'hui qu'en France
01:24:2285% des musées de France
01:24:24qui sont labellisés
01:24:25musées de France
01:24:26dépendent d'une collectivité
01:24:28territoriale
01:24:28soit d'un département
01:24:29d'une commune
01:24:30ou d'une communauté
01:24:31de communes par exemple
01:24:32donc évidemment
01:24:33les responsabilités
01:24:33sont très diluées
01:24:35dans le cas du Louvre
01:24:36c'est clair
01:24:36c'est l'État
01:24:37c'est la responsabilité
01:24:38de l'État
01:24:38qui est engagée
01:24:39mais dans la responsabilité
01:24:41du Torque de Vix
01:24:43par exemple
01:24:44là c'est plus l'État
01:24:46qui est en charge
01:24:47de la sécurité du musée
01:24:48donc c'est ce qui
01:24:50fait la différence
01:24:51et aussi la décentralisation
01:24:52de notre pays
01:24:54et de la culture
01:24:55qui fait qu'il y a
01:24:56une différence
01:24:57entre nous
01:24:59et puis les États
01:25:01les autres États européens
01:25:02après
01:25:03vous avez des guerres d'armée
01:25:04aux États-Unis
01:25:05par exemple
01:25:06dans les musées
01:25:07c'est pas le cas en France
01:25:08et moi j'avais juste proposé
01:25:10qu'on envisage
01:25:12des armes de catégorie D
01:25:14c'est-à-dire des matraques
01:25:15ou des bombes lacrymogènes
01:25:15pour les agents de sécurité
01:25:17qui sont amenés
01:25:18à intervenir
01:25:18avec les formations
01:25:19avec les formations
01:25:21qui vont avec
01:25:21ça coûte très très cher ça
01:25:22merci beaucoup
01:25:23Christophe Marion
01:25:24pardon
01:25:24en fait on est pris par le temps
01:25:26ce sujet est tellement passionnant
01:25:28qu'il ne nous reste plus
01:25:28qu'une minute d'antenne
01:25:29donc du coup
01:25:30je suis obligée de vous couper
01:25:30je vous remercie
01:25:31d'être venu partager avec nous
01:25:32ce soir
01:25:33je rappelle que vous êtes
01:25:34députés ensemble
01:25:35pour la République
01:25:36du Loir-et-Cher
01:25:36auteur d'un rapport
01:25:37sur la sécurisation
01:25:38des musées
01:25:39on vous rappelle d'ailleurs
01:25:40la question qu'on vous pose
01:25:41puisque suite à ce vol
01:25:42ce troisième vol consécutif
01:25:44au musée Jacques Chirac
01:25:45on vous demandait
01:25:46si notre patrimoine
01:25:47est assez protégé
01:25:47on se souvient du Louvre
01:25:48on se souvient du musée
01:25:49d'histoire naturelle
01:25:49c'est un peu n'importe quoi
01:25:51donc voilà
01:25:51vous pouvez aller commenter
01:25:52sur Youtube
01:25:52nous appeler au 0826 300 300
01:25:54en attendant
01:25:55on a les résultats
01:25:56de cette consultation
01:25:57avec Quentin Saunier
01:25:57et oui le sondage
01:25:58est sans appel
01:25:59vous répondez non
01:26:00à 96%
01:26:01quasiment 100%
01:26:03beaucoup de commentaires
01:26:04également Alain
01:26:05qui nous dit
01:26:06c'est une honte
01:26:06il est impensable
01:26:07que des musées soient pillés
01:26:08en pleine journée parfois
01:26:09et on a Delphine
01:26:10qui nous dit
01:26:11notre patrimoine
01:26:13est protégé
01:26:14par des incompétents
01:26:14des moyens
01:26:15il y en a
01:26:16mais que font-ils avec ?
01:26:17merci beaucoup
01:26:17Quentin Saunier
01:26:18merci à tous
01:26:19d'avoir été au rendez-vous
01:26:20de ce vendredi
01:26:21les vraies voix de l'été
01:26:22que je vous rappelle
01:26:22nous étions avec Émilie Perrier
01:26:25avocat au barreau de Paris
01:26:26spécialisé en droit pénal
01:26:27et en droit de la construction
01:26:27merci d'être venu partager
01:26:29avec nous ma chère Émilie
01:26:30vous pouvez rouvrir
01:26:31les micros de mes invités
01:26:32peut-être ma chère Marie
01:26:34et puis Patrick Boudet
01:26:36vous êtes réalisateur
01:26:36journaliste rock and folk
01:26:38et auteur de le rock
01:26:38est-il réac
01:26:39aux éditions du CA
01:26:40vous avez kiffé votre première ?
01:26:41j'ai adoré
01:26:42et ben voilà
01:26:42vous reviendrez
01:26:43Michael Sherman
01:26:44vous êtes un habitué
01:26:46vous serez là
01:26:46évidemment encore
01:26:47la semaine prochaine
01:26:48vous êtes conseiller municipal
01:26:49à Charenton-le-Pont
01:26:50président de l'association
01:26:51Engagement France Solidarité
01:26:52merci à tous
01:26:53et tout de suite
01:26:54on retrouve Christophe Jiquet
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