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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-05##

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Transcription
00:00Ménard, je suis obligé de vous afficher, vous m'avez fait peur, vous étiez où, comme ça ?
00:02Puis j'ai discuté avec la rédaction ?
00:04Bah voilà, c'est ça, tranquille, mon art prend l'antenne, vous savez.
00:06Il n'y a que de stabilité, je trouve.
00:09Sébastien Ménard, vous êtes éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech, ça n'a pas trop changé jusque-là.
00:13Oui, oui, puis il y a m'asseoir de café aussi, il y a du très bon café chez Sud
00:16Radio.
00:16Je n'ai pas content boire.
00:17Christophe Rouillon, vous êtes maire de Coulennes.
00:20J'adore cette émission, on peut se concentrer deux secondes ou pas ?
00:23Moi, je n'ai jamais bu de café de ma vie.
00:27Bon, donc Christophe, vous êtes toujours maire de Coulennes.
00:29Oui, jusqu'à aujourd'hui.
00:31Dans la Sartre, vous êtes conseiller départemental de la Sartre, du coup, et vice-président du Comité européen des régions.
00:36Et puis vous, Bruno Pemart, on ne vous présente plus, si, quand même, anciennement du rêve.
00:39Ah si, ça fait plaisir.
00:39Mais il y a quand même des associations que vous dirigez.
00:42Oui, Rennes Aventure, qui est une très belle association, qui travaille dans 250 villes en France, dans le rapprochement police
00:46-population.
00:47C'est un très beau projet qu'on mène depuis 30 ans.
00:50Bon, allez, 18h05, c'est l'heure de votre grand débat.
00:54Les vrais voix sud radio.
00:56Le prix des carburants, les prix surtout, des carburants repartent à la hausse.
01:00Et le plein devient un vrai casse-tête pour de nombreux Français qui utilisent leur voiture tous les jours.
01:04Ou de temps en temps, même pour partir en vacances, entre la hausse du prix du pétrole, les tensions internationales,
01:09le poids de la fiscalité.
01:10Le même débat refait surface.
01:12Est-ce qu'il faut laisser les prix évoluer au rythme du marché, quitte à avoir le pouvoir d'achat
01:16reculé ?
01:17Ou l'État doit-il intervenir pour limiter le coût des carburants et vous protéger, vous, les automobilistes ?
01:21Alors, on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas surtout à aller commenter au 0800 26 300
01:27300, vous pouvez nous appeler et puis aller commenter sur Youtube aussi.
01:29La question, c'est prix à la pompe, tout simplement, faut-il plafonner le prix des carburants ?
01:33Alors, pour en parler, nous sommes avec Pierre Chasserey qu'on connaît bien sur Sud Radio.
01:36Bonsoir Pierre !
01:37Bonsoir à tous !
01:38Bienvenue !
01:39Alors Pierre, vous êtes porte-parole de l'association 40 millions d'automobilistes.
01:43Vous, évidemment, vous pensez qu'il faut le plafonner ce prix des carburants et puis surtout peut-être baisser les
01:47taxes, non ?
01:48Ah mais alors, plafonner, non, jamais. Parce que le plafonnement n'existe pas. En fait, il n'est pas possible
01:53à mettre en place parce que si les prix dépassent le plafonnement,
01:57alors dans ce cas-là, ça veut dire que vous demandez à certaines stations de service de travailler à perte,
02:01ce qui n'est absolument pas possible.
02:03Donc, vous savez, là-dessus, j'ai écrit un livre récemment qui s'appelle Balance ton plein, aux éditions Fayard,
02:07dedans il y a tout.
02:07Qu'est-ce qu'il faut ? Il faut mettre en place, surtout au plus vite, une baisse de la
02:12fiscalité sur les carburants.
02:13Alors je le sais, j'entends tous ceux qui vont nous dire, la France n'a pas les moyens de
02:19baisser les taxes.
02:20C'est une bêtise.
02:21On peut récupérer l'argent ailleurs, non ? C'est ça que vous dites-vous.
02:24Exactement. Ce qu'il faut, c'est, vous avez tout compris de A à Z, ce qu'il faut, c
02:27'est relancer la mobilité pour permettre aux gens de pouvoir consommer.
02:31On ne peut pas demander à des Français qui, aujourd'hui, ont du mal à faire le plein d'aller
02:35consommer sur leur lieu de vacances.
02:38Et on se retrouve aujourd'hui avec quoi ? Avec une augmentation de 20% des livraisons de colis à
02:44domicile par des boîtes qui, la plupart, ne sont même pas françaises.
02:47On se retrouve avec des Français qui, sur le reste, arbitrent leur budget et finissent par ne plus acheter la
02:52petite glace, le restaurant, etc.
02:55Et là, on prend la consommation. Ce qu'il faut comprendre, c'est que la richesse d'un pays, ce
02:59n'est pas la fiscalité directe que l'on prend.
03:02Ça ne participe pas à la richesse du pays. La richesse économique d'un pays se qualifie par rapport à
03:09son indice de consommation.
03:11C'est ça, le PIB. Et nous, en France, le PIB, on est en train de le flinguer.
03:16– Vous pouvez laisser des taxes sur le carburant, évidemment, parce que ça remplit les caisses de l'État. On
03:22est d'accord, hein ?
03:23– Non, ça les vide. Une taxe sur les prix des carburants vide les caisses de l'État. C'est
03:29ça qu'il faut bien comprendre.
03:30Lorsque vous prenez l'impôt à la source, Monique gagne ses 2000 euros, elle achète, elle fait le plein.
03:37Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que cet argent a travaillé dans la société ? Jamais.
03:41– Il est passé des caisses de l'État aux caisses de l'État. Ou des caisses de l'employeur,
03:46plutôt, aux caisses de l'État.
03:47Parce qu'on va aller lui prendre tout de suite son argent durement gagné en taxes carburant.
03:53La taxe carburant ne participe pas du tout à la richesse économique d'un pays.
03:59– Non mais erreinte dans les caisses de l'État, excusez-moi, erreinte dans les caisses de l'État.
04:02– Je recommence. En fait, d'un point de vue purement mathématique, pour celui qui bosse à Bercy, au ministère
04:08de l'Économie,
04:09et qui calcule en disant, ben voilà, moi j'ai raccolté 40 milliards grâce aux caisses de carburant.
04:13Oui, c'est vrai. Seulement, ce qu'on a oublié, c'est ce qu'on a perdu.
04:17Et en termes économiques, on y perd. Pourquoi on y perd ? Parce qu'on ne consomme pas.
04:22Vous ne pouvez pas dépenser un argent que vous n'avez plus.
04:25Et c'est ce calcul que met en évidence Arthur Laffaire, qui est un économiste brillantissime des années 80-70
04:33-80 aux États-Unis,
04:34qui a connu un succès sans nom, et qu'il faut à tout prix abaisser la fiscalité pour doper l
04:39'économie,
04:40relancer la croissance, relancer le PIB, relancer la consommation.
04:44– Sébastien Lénard.
04:45– Alors moi, je plussois encore une fois.
04:48– Il va falloir expliquer aux auditeurs ce que ça veut dire.
04:51– Ça veut dire que je suis complètement d'accord et parfaitement aligné.
04:55Bon, je ne vais pas vous la faire à l'envers, M. Pierre Chasserey, je le connais depuis 25 ans,
04:58on se tutoie dans la vie. Bravo, Pierre, pour tout ce que vous faites.
05:01– Vous vous engueulez des fois un peu ou pas ?
05:02– Non, parce que je suis tout le temps d'accord.
05:04– Je suis tout le temps d'accord.
05:06Mais non, Pierre, ce qui est important, effectivement, c'est d'expliquer aux Françaises et aux Français,
05:10comme vous le faites parfaitement, que la fiscalité confiscatoire se retourne toujours,
05:16toujours contre celui qui la met en place.
05:18Alors, artificiellement, c'est sûr que ça fait travailler des dizaines de milliers de fonctionnaires.
05:23Ça crée probablement de l'emploi public, mais ça ne rend pas service au pays.
05:27Ça ne rend pas service aux Françaises et aux Français.
05:30Et pire que tout, désolé pour mon macronisme primaire,
05:34mais ça assigne à résidence un certain nombre de consommateurs,
05:37un certain nombre d'automobilistes,
05:38et qu'à la fin de la fin, c'est le pays qui perd dans son ensemble.
05:42Donc vous avez complètement raison.
05:43– Christophe Coyon, attendez, qu'en pense le maire que vous êtes ?
05:46– On est en pleine démagogie.
05:48Moi, si je gérais ma ville comme ça,
05:49c'est-à-dire que je baissais les recettes certaines en augmentant,
05:53en espérant des recettes futures, je mettrais ma ville en faillite.
05:56Donc on a déjà quand même 3 000 milliards de déficits.
05:58Si on baisse la fiscalité sur les centres,
06:01qui est quand même une recette qui permet de financer les retraites,
06:04la sécurité sociale, la police, la justice, etc.
06:07– Non, c'est faux, c'est faux, Christophe.
06:08– Honnêtement, globalement, je parle de l'ensemble des taxes et recettes de notre pays,
06:14il faut à ce moment-là dire où est-ce qu'il faut faire les économies.
06:17Il y a deux propositions.
06:19– Écoutez-nous, attendez, attendez, attendez.
06:20– Il y a deux propositions démagogiques.
06:22C'est LFI qui dit qu'il faut bloquer les salaires, mesure soviétique.
06:25Et il y a le Rassemblement National qui dit qu'il faut baisser les taxes.
06:28– Mais ils ont raison, je ne suis pas Rassemblement National, ils ont raison.
06:31– Non, mais qui n'a jamais été appliquée dans aucun pays,
06:33si ce n'est, je crois, la Croatie qui a finalement décidé d'y renoncer
06:38parce que ça a coûté trop cher.
06:39Et en plus, c'est une subvention indirecte donnée aux pétroliers
06:43parce que vous allez baisser les taxes, ils vont augmenter le prix de l'essence
06:46et l'argent, au lieu d'aller dans la caisse de l'État,
06:49elle ira dans la caisse des pétroliers.
06:51Bravo, vous êtes un vrai défenseur des majors du pétrole.
06:55– Pour le coup, ce que vous dites, Christophe, c'est faux.
06:57– Mais attendez, Pierre Chasserey, au lieu de dire que c'est faux, expliquez pourquoi.
07:01– C'est très simple, prenons l'exemple notamment des États-Unis,
07:05je n'ai pas l'impression qu'aux États-Unis, vous payez votre plein de carburant.
07:07– Non mais ils produisent du pétrole, c'est le premier producteur de pétrole.
07:10– Et nous, on n'a pas Total ?
07:11– On ne produit pas, nous.
07:12– Et nous, on n'a pas Total ?
07:14– Mais attendez, mais Total est une grande entreprise française,
07:17heureusement qu'on l'a, qui produit et qui investit, y compris dans le développement durable.
07:21– Arrêtez, parce que le problème de votre modèle, celui que vous vendez,
07:25si vous me permettez d'aller au bout de mon raisonnement,
07:28le modèle que vous vendez, c'est celui qui met la France dans le mur.
07:31Qu'est-ce qu'il s'est passé là ?
07:32Il se passe qu'aujourd'hui, la seule chose qui a changé depuis la crise dans le détroit d'Hormouz,
07:37c'est l'augmentation de la fiscalité sur les carburants.
07:40La France est à la limite de la récession, avec un taux de croissance à zéro.
07:43– La fiscalité n'a pas augmenté.
07:45– Et d'ailleurs, Total a plafonné…
07:47– Je recommence, c'est pas grave.
07:48– Total a plafonné à 1,99.
07:51– Ceux qui vont en vacances savent qu'en allant chez Total, c'est à 1,99.
07:55– Par contre, ça fait fermer les petites compétences.
07:57– Attendez, attendez, Pierre Chasserey, allez-y.
07:59– Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas, je suis désolé.
08:00Mais au bout d'un moment…
08:02– Il y a les savants et les autres.
08:04– Oui, il y a les autres, il y a surtout les faits.
08:06– Moi, j'ai rien compris, ce que je vous disais tout à l'heure.
08:08– On s'écoute, s'il vous plaît, Pierre Chasserey, allez-y jusqu'au bout de votre raisonnement, s'il
08:11vous plaît.
08:11– Vous savez, pour comprendre, il faut écouter, c'est quand même la base.
08:14– Ok, allez-y Pierre, on vous écoute.
08:16– En une seule phrase, je vous dis qu'en 2026,
08:18il y a eu une augmentation de la fiscalité sur les carburants,
08:20c'est comme ça, c'est clair, ça s'appelle les certificats d'économie d'énergie,
08:24c'est 15 sentiments en plus sur le prix des carburants par litre pour chaque Français.
08:27Donc de quoi vous me parlez ?
08:28C'est comme ça, c'est des faits.
08:30Donc arrêtez de raconter n'importe quoi,
08:31la fiscalité sur les carburants a été augmentée sur l'année 2026,
08:34point barre, dont tact.
08:35On va arrêter de revenir sur des évidences.
08:38C'est comme ça, vous ne pouvez pas nier une évidence.
08:40– Attendez, attendez, 0826 300 300,
08:42Sud Radio, c'est la radio de nos auditeurs aussi,
08:44on a Serge qui nous appelle, de Livry Gargan.
08:46Serge, vous êtes taxi ?
08:48– Oui, en effet.
08:49– Bonsoir.
08:50– Bonsoir, bonsoir, je ne suis pas Livry Gargan,
08:52je suis face à Fort Boyard.
08:53– Ah, mais bon, d'habitude, vous êtes taxi dans l'île de France.
08:57– Oui, oui, oui, en effet.
08:58Et en fait, je voulais intervenir pour dire que les prix,
09:01ils sont au-dessus de 2 euros là où je suis,
09:06et surtout sur toutes les routes où je vais, ils sont à 2 euros.
09:09– Ah, pardon, c'est moi qui ai appuyé.
09:13Excusez-moi, j'ai appuyé.
09:14Allez-y Serge, on ne vous entendait plus.
09:16– Ah, je vous en prie.
09:18Donc, voilà, je dis là où je suis, en Charente-Maritime,
09:22les prix, oui, ils sont au-dessus de 2 euros,
09:24à part 1,999, mais bon, voilà.
09:29Et les prix, voilà, ils flirtent avec les 2 euros,
09:33et la question était posée si on bleue les prix,
09:36et on aimerait quand même que le gouvernement se bouge un peu,
09:40mais comme on a vu qu'il n'avait pas les moyens d'acheter des Canadair,
09:42mais il a les moyens de faire des travaux à l'Assemblée Nationale,
09:45on se pose franchement des questions.
09:52– On va continuer ce débat dans un instant, les amis, vous restez avec nous.
09:56Merci beaucoup de votre témoignage, Serge, 0800 26 300 300,
10:00si vous voulez faire comme ça, je vous nous appelez.
10:02Il est 18h14, on revient dans un instant pour la suite de ce grand débat
10:05qui chauffe les esprits, c'est normal, on parle de nos soussous,
10:08et oui, c'est notre porte-monnaie dont on parle. Allez, à tout de suite.
10:12– 17h20, les vraies voix Sud Radio.
10:14– Sud Radio, parlons-vous.
10:17– Qui est présente.
10:19– Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair.
10:23– Le grand débat continue à 18h16 sur Sud Radio,
10:26vous êtes toujours avec Bruno Pommard, Christophe Rouyon, Sébastien Ménard.
10:29Le prix des carburants repart à la hausse,
10:31et si vous prenez votre voiture tous les jours,
10:33vous l'avez sans doute déjà remarqué à la pompe,
10:35entre la hausse du prix du pétrole, les tensions internationales,
10:38le poids de la fiscalité, votre budget est une nouvelle fois mis à l'épreuve.
10:41Alors, faut-il laisser les prix évoluer au rythme du marché ?
10:43Ou l'État doit-il intervenir pour faire baisser cette facture ?
10:46Protégez votre pouvoir d'achat, parce que c'est ça dont il s'agit.
10:49Sur Youtube, on vous pose la question,
10:51prix à la pompe, faut-il plafonner le prix des carburants ?
10:53Alors, 0826 300 300, on accueille Abdelac,
10:56qui nous appelle de Mont-de-Marsan.
10:57Bonsoir Abdelac.
10:59– Bonjour à vous, bonjour à tout le monde.
11:01– Alors Abdelac, c'est super intéressant le débat, vraiment.
11:03– Ah, je suis avec ça, merci beaucoup.
11:06– Et vous le menez vraiment très très bien en plus.
11:09– C'est gentil, merci beaucoup.
11:11C'est ma soirée.
11:12Alors, on vous écoute Abdelac, qu'est-ce que vous en pensez-vous ?
11:15– Oui, moi j'ai été pompiste, j'ai loué depuis le mois de février,
11:18je saturais de toute façon depuis 15 ans,
11:21à ce service, il faut juste une petite hypocrisie de chez Total,
11:25c'est très bien tout ce qu'il faut, on est 1,99,
11:27mais vous savez quand il est à 2,17 ou 2,13 chez Leclerc,
11:31vous savez qui c'est qui vend le carburant une année à l'avance,
11:35à Leclerc, Carrefour, etc., c'est Total encore.
11:38Donc en fait, ils font ce qu'ils veulent avec le tarif du carburant,
11:41c'est eux qui le vendent à 100%,
11:42donc eux, ça leur sert de publicité,
11:45et puis il faut toujours se rappeler quand même
11:46qu'il n'y a qu'entre 10 et 15% du carburant mondial
11:50qui ne nous concerne même pas à nous,
11:51donc on sait que c'est le système ultralibéral
11:53qui fait qu'au moindre tremblement et la moindre bombe
11:56que va balancer Trump, la vague à Iran,
12:00ils vont augmenter le 30 ou 40 centimes le jour au lendemain,
12:02puisqu'on était tombé en 85,
12:04on est remonté à plus de 2,15,
12:05ça va faire en 2,17, enfin bref.
12:08Donc voilà, c'est hypocrisie,
12:09le système libéral, je crois qu'il a ses limites,
12:11il le défend très très bien,
12:12il y avait un intervenant que j'aime beaucoup,
12:14je suis beaucoup d'accord avec lui par rapport à l'économie
12:15et la fiscalité,
12:17seulement, c'est juste un rêve
12:19parce que ça ne se passe pas toujours comme ça.
12:21Je vous donne mon cas,
12:23je suis artisan, commerçant,
12:24je suis un gamin de la DAS,
12:27j'ai fait ma vie,
12:28le système libéral,
12:29j'ai beaucoup aimé,
12:30j'ai bien gagné ma vie au système libéral et tout,
12:32il a quand même ses limites
12:33parce qu'aujourd'hui que j'ai payé ma maison,
12:35ma voiture, mon confort,
12:36ma maison à la plage et tout,
12:38aujourd'hui, si vous voulez,
12:39moi quand on me fait économiser de l'argent,
12:40je le mets tout simplement de côté
12:41et j'ai peur de le dépenser de même.
12:43Donc ça ne veut pas dire
12:44que parce qu'on baisse les taxes,
12:45on va baisser les prix,
12:46que les gens vont consommer davantage,
12:47c'est faux,
12:49c'est quelque chose,
12:50c'est une confiance totale en l'économie
12:52mais ce n'est pas quelque chose
12:53qui doit être comme ça,
12:54sans guerre,
12:55il faut que ce soit sur du long terme,
12:56sur 4-5 ans,
12:57il faut que je me dise
12:57je peux m'acheter un camping-car demain,
12:59je vais payer 400 euros de loyer,
13:01je vais arriver à le payer
13:01parce que je n'ai pas peur
13:02pour les 4-5 prochaines années qui arrivent.
13:04Sinon, le système libéral,
13:06ça ne fonctionne pas du tout.
13:07Christophe Ruyon ?
13:08Moi je pense qu'il faut des aides ciblées
13:09pour les plus faibles,
13:10en particulier pour les grands rouleurs,
13:12ça c'est la première chose.
13:16Il faut inciter les gens
13:16à rouler à 110 sur l'autoroute
13:18pour faire 20% d'économie sur leur facture,
13:20c'est la deuxième chose.
13:21Et inciter aussi à la transition énergétique
13:23parce qu'on sait de toute façon
13:24que le pétrole va être rare
13:25et qu'il continue à être cher
13:26parce que les détroits sont menacés.
13:28Donc il faut aussi inciter
13:28à la transition vers l'électrique
13:31et en particulier pour les gens des campagnes
13:33qui peuvent recharger leur véhicule.
13:35Et si on arrive à faire cette transition,
13:36on va se désintoxiquer du pétrole
13:39et notre énergie,
13:41ce sera le nucléaire
13:42et plus le détroit d'Hormuz.
13:43On va écouter Philippe Coye
13:44qui est président de MUDETAF,
13:45qui est l'assurance des commerces de proximité
13:47qui dénonce la lenteur
13:48des aides de l'État, justement.
13:49Je pense qu'il faut un moment
13:50quand on fait des annonces
13:52avoir la capacité de tenir les délais
13:53parce que nous,
13:54quand on passe à la pompe,
13:55que ce soit les chefs d'entreprise,
13:56je pense au personnel médical
13:58qui fait les visites à domicile
14:00et au combien c'est important.
14:02Si on vous dit qu'on vous aide,
14:04ce n'est pas demain.
14:04Parce que moi, mon banquier,
14:05il n'attend pas le demain.
14:06Et on voit aujourd'hui que l'État,
14:08et je suis inquiet,
14:09je conclue là-dessus,
14:11n'a plus d'argent.
14:12Ce n'est pas un scoop.
14:12Donc, stop aux effets d'annonce.
14:14Il faut être pragmatique,
14:16efficace
14:16et tenir les délais, s'il vous plaît.
14:18Sébastien Ménard.
14:19Vous vous rendez compte
14:19le système kafkaïen
14:21dans lequel,
14:21complètement délirant,
14:22dans lequel on vit ?
14:23C'est-à-dire qu'on rince
14:26le contribuable,
14:26on rince l'automobiliste
14:28en lui vendant
14:28parce qu'évidemment,
14:29il y a Total qui fait un effort.
14:31Enfin, Total qui est quand même
14:32une entreprise milliardaire.
14:33D'accord ?
14:34Je ne vais pas faire mon LFIS de base.
14:35Je ne suis pas.
14:36Ok ?
14:37Heureusement encore.
14:37Non, non, mais tant mieux.
14:39On a de l'argent.
14:41Pardonnez-moi.
14:4290% à l'étranger.
14:44Parce que sinon,
14:44ça va être béné.
14:45C'est pas le sujet, Christophe.
14:47Ne caricaturez pas,
14:48s'il vous plaît.
14:48Je dis simplement
14:49qu'après avoir essoré les gens,
14:52bon peuple,
14:53on décide de leur distribuer
14:54des aides ciblées.
14:55Mais attendez,
14:56on n'est pas là pour quémander.
14:57Je veux dire,
14:58dans un pays
14:59qui n'est pas un pays soviétique,
15:01qui est un pays civilisé,
15:02un pays où on a la liberté
15:03de penser,
15:04de se déplacer,
15:05remettons ce qu'il faut plafonner.
15:06C'est pas le prix de l'essence,
15:08c'est le montant des taxes.
15:1080% de taxes.
15:11C'est ça la réalité.
15:13Il faut plafonner ça
15:14et faire en sorte
15:15que les gens décident.
15:16Laissez nos chauffeurs de taxi,
15:17nos agriculteurs,
15:18nos transporteurs
15:19travailler.
15:20Les gens sont,
15:21je vous entends parler,
15:22Christophe,
15:23de transition,
15:24de machin, etc.
15:25C'est vrai,
15:25il faut aller vers l'électrique.
15:27Mais d'accord,
15:27mais on peut parler
15:28des métaux rares,
15:29on peut parler aussi
15:29de tous ces petits enfants
15:30qui fabriquent vos métaux rares
15:31dont chacun raffole.
15:32Et puis on peut parler aussi
15:33de la manière
15:34dont l'aménagement du territoire
15:35fait qu'aujourd'hui,
15:36quand vous faites comme moi
15:38Paris-Biarritz
15:39avec un véhicule électrique,
15:40vous allez perdre 4 heures
15:41parce qu'il faut trouver
15:42les bornes qui fonctionnent.
15:43Non, il est en train.
15:44Mais arrêtez.
15:45C'est pour vous chandrer
15:46qu'il est en train.
15:46Il y a beaucoup de taxis du Mans
15:47qui prennent l'électrique.
15:48Il y a la réalité,
15:49la réalité du terrain,
15:51vous la connaissez,
15:51vous en connaissez une partie,
15:52mais a priori pas tout.
15:54Allez, Bruno Pommard,
15:55vous le faites ?
15:55Non, moi je suis gêné.
15:57C'est vrai ce que dit Christophe,
15:58moi, aider les plus démunis,
16:00etc.
16:00Bon, j'ai rien contre tout ça.
16:02Les grands rouleurs aussi,
16:04d'ailleurs ça a été fait.
16:05Il y a eu l'aide
16:05qui a été à 100 euros.
16:06Bon, bref.
16:07Mais le problème,
16:08c'est qu'on est toujours
16:09dans ce schéma,
16:11c'est-à-dire le gaz augmente,
16:12on file un chèque,
16:13l'électricité augmente.
16:14Qu'est-ce que je dis ?
16:14On ne fait que filer du chèque
16:15à tout le monde.
16:16Et c'est ça le problème.
16:17Donc à un moment donné,
16:18il faudrait peut-être baisser
16:20l'ensemble des taxes
16:21et particulièrement
16:22de tout ce qui est
16:22produit de consommation.
16:24Mais c'est les pétroliers
16:25qui vont récupérer.
16:26Alors, on va aller rejoindre
16:28Pierre Chasserey
16:28qui est toujours en ligne
16:29avec nous par parole
16:30de l'Association
16:30140 millions d'automobilistes.
16:31Je crois, Pierre,
16:32que vous n'êtes pas très d'accord
16:33avec ce que vous entendez là.
16:34Non, parce qu'en plus,
16:35ça ne marche pas.
16:36Donc encore une fois,
16:38là...
16:38Pas d'accord avec qui, Pierre ?
16:39Pas d'accord avec qui, Pierre ?
16:41Je suis d'accord uniquement
16:42avec Sébastien, bien sûr.
16:43Mais évidemment !
16:45Mais pour une raison évidente,
16:47c'est qu'en fait,
16:47le modèle de l'aide ciblée,
16:50on le sait,
16:51ça ne fonctionne pas.
16:52Parce que un,
16:53elle est temporaire.
16:53Elle ne règle pas
16:54le problème durable
16:56de l'abaissement
16:57de la fiscalité.
16:57Ça, c'est le premier point.
16:59Et je rappelle quand même
17:00que la France est numéro un
17:01en Europe de la fiscalité
17:02sur les carburants
17:03et que ça nous conduit,
17:04et je le ramène,
17:05à un taux de croissance de zéro,
17:06c'est-à-dire la limite
17:07de la récession.
17:08Le deuxième point
17:09sur lequel je voudrais inciter,
17:11c'est quand j'entends
17:11la transition écologique
17:13et blablabla,
17:13tous ces mots
17:14qui aujourd'hui
17:14ne veulent pas dire grand-chose,
17:16je réponds à ceux
17:16qui veulent me mettre ça en avant.
17:18Je réponds à ceux
17:19qui veulent me mettre ça en avant
17:20qu'inciter les Français
17:21à la transition écologique.
17:22Je me mêle à plein
17:23de ceux qui nous écoutent.
17:24Vous avez un Français sur deux
17:25qui ne dispose pas
17:26de places de stationnement
17:27privatives.
17:28Qu'est-ce que vous voulez
17:29qu'il foute ?
17:30La rallonge !
17:30La rallonge !
17:32Il va jeter son câble
17:33dans les campagnes.
17:33Les gens ont attiré
17:34à prendre l'électrique
17:35dans les campagnes.
17:36Il vient de vous expliquer
17:37qu'un Français sur deux
17:38n'a pas de place
17:39de stationnement individuelle.
17:39Je pense que ce débat
17:40ne s'arrêtera jamais.
17:41On continuera à un autre moment
17:43sur cette antenne.
17:44Judith, c'est concret.
17:45Il est 18h23,
17:46on a 49 secondes, c'est bête.
17:48Il faut donner de l'argent.
17:48Si on baissait le rythme
17:50de vie de l'État,
17:50déjà, on n'aurait pas
17:51augmenté les tasse-mêmes.
17:54Laissez les gens !
17:5618h24 !
17:57Messieurs, Sébastien Ménard,
17:58vous calmez, oui, enfin !
18:0018h24 sur Sud Radio.
18:01Quentin Saunier,
18:02faites-nous le résultat
18:03de cette consultation
18:04sur YouTube.
18:04Merci Pierre Chasserey
18:05d'avoir participé à ce débat.
18:07Je rappelle que vous êtes
18:07porte-parole de l'association
18:0840 millions d'automobilistes.
18:10On vous écoute, Quentin.
18:11Et oui, puisqu'on vous pose
18:12cette question sur notre chaîne YouTube,
18:13faut-il plafonner les prix
18:14des carburants ?
18:15Et sondage très net,
18:16vous répondez oui à 89%.
18:17Vous laissez aussi
18:20qui nous dit, plafonner ne sert à rien,
18:22il faut surtout réduire
18:22la marge de l'État.
18:23Et on a Jean-Louis
18:24qui nous dit avec un peu d'humour,
18:26ne faut-il pas plutôt plafonner
18:27les impôts, les charges et les taxes ?
18:30Merci beaucoup, Quentin Saunier.
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