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00:10Générique
00:15...
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir.
00:17Merci de vous informer sur Média TV.
00:19Voici les principaux titres de votre soir info.
00:23A l'occasion du 27e anniversaire de son accession au trône,
00:27Sa Majesté le Roi Mohamed VI a présidé ce vendredi après-midi
00:31à la place Méchouar du Palais Royal de Tétouane,
00:34la cérémonie d'allégeance.
00:38Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
00:41chef suprême et chef d'état-major général des Forces Armées Royales,
00:44a présidé à Tétouane la cérémonie de prestation de serment
00:48des officiers lauréats des grandes écoles et instituts militaires
00:52et paramilitaires, ainsi que des officiers issus des rangs.
00:58Et enfin, le Hamas confirme ce vendredi la conclusion d'un accord
01:02sur son désarmement dans la bande de Gaza.
01:04Un désarmement prévu dans la deuxième phase du cessez-le-feu
01:08entre le mouvement et Israël.
01:10Un point clé du plan de paix du président américain Donald Trump.
01:17A la vue de l'actualité, ce vendredi, à l'occasion du 27e anniversaire
01:21de son accession au trône, Sa Majesté le Roi Mohamed VI a présidé,
01:25aujourd'hui après-midi, à la place Méchouar du Palais Royal de Tétouane,
01:28la cérémonie d'allégeance.
01:30Le souverain a été accompagné du prince héritier Moulay el-Hassan,
01:34du prince Moulay Rachid, ainsi que le prince Moulay Ahmed.
01:37La cérémonie a débuté par le renouvellement du serment d'allégeance
01:41par le ministre de l'Intérieur, les walis et les gouverneurs
01:44des différentes régions, préfectures et provinces du royaume,
01:48ainsi que ceux de l'administration centrale.
01:50Par la suite, le Roi Mohamed VI a passé en revue les délégations
01:54venues de toutes les régions, venues réaffirmer leur fidélité au trône alawit.
02:03Et à l'occasion de la célébration du 27e anniversaire
02:06de l'accession du souverain au trône,
02:08Sa Majesté le Roi Mohamed VI, chef suprême et chef d'état-major général
02:11des forces armées royales, accompagné du prince héritier Moulay el-Hassan
02:15et du prince Moulay Rachid, a présidé cet après-midi,
02:18à la place du Méchouar du Palais Royal de Tétouane,
02:20je vous le disais, la cérémonie de prestation de serment
02:23des officiers lauréats des grandes écoles et instituts militaires
02:26et paramilitaires, ainsi que des officiers issus des rangs.
02:30Sa Majesté le Roi Mohamed VI a également baptisé
02:32cette promotion du nom de l'Ayyoum.
02:47Et après la prestation de serment, sachez que Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
02:51chef suprême et chef d'état-major général des forces armées royales,
02:55accompagné du prince héritier Moulay el-Hassan et du prince Moulay Rachid,
02:58a salué les drapeaux des forces armées royales,
03:01avant de passer en revue les différents détachements des officiers lauréats.
03:12Les équipes masculines et féminines de la 1ère brigade d'infanterie,
03:16parachutistes des forces armées royales, ont livré jeudi,
03:19sur les rives du Burgrègue, un show aérien à l'occasion des festivités
03:23marquant la fête du trône.
03:24Les 25 membres de l'équipe de parachutistes de la 1ère brigade
03:28ont réalisé une série de figures en chute libre et de sauts acrobatiques.
03:33Les parachutistes ont également effectué des sauts depuis un hélicoptère
03:36à 1200 mètres d'altitude, avant de poursuivre leur descente
03:41coordonnée vers la zone de largage.
03:48Dans l'actualité internationale, le Hamas a confirmé ce vendredi
03:51la conclusion d'un accord sur son désarmement dans la bande de Gaza,
03:54prévu dans la deuxième phase du cessez-le-feu entre le mouvement et Israël.
03:58Le Hamas compte d'ailleurs sur les médiateurs et le conseil de paix
04:02créé en janvier dernier par le président américain Donald Trump,
04:05afin d'obliger Israël à respecter les termes de l'accord.
04:09On voit cela en détail avec Nasser Delonayn.
04:15Ce désarmement est strictement conditionné selon le Hamas.
04:18L'accord prévoirait le retrait progressif des forces israéliennes
04:21de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale.
04:24Dans l'immédiat, le Hamas annonce discuter des modalités de mise en œuvre
04:27avec les médiateurs, puis convenir d'un calendrier pour l'exécution de l'accord.
04:31Ce qui devrait prendre au moins deux semaines selon eux.
04:33Une réunion des médiateurs est prévue prochainement au cœur.
04:36Israël n'a toujours pas réagi.
04:38Par ailleurs, Tel Aviv ne devrait pas être impliqué dans l'application du désarmement.
04:41Toujours d'après le Hamas, le Comité national pour l'administration de Gaza,
04:45un organisme de technocrate palestinien institué par le Conseil de paix pour gérer la reconstruction de Gaza,
04:50sera la seule entité à habiliter à dresser l'inventaire des armes et à les stocker.
04:54Le président américain affirme qu'après le retrait israélien,
04:57une force internationale de stabilisation collaborera avec une nouvelle force de police palestinienne
05:02pour garantir la sécurité à Gaza.
05:05Avant cette annonce, des négociations se tenaient déjà depuis des semaines en Égypte
05:08pour mettre en œuvre cette deuxième phase de l'accord visant la fin définitive de la guerre.
05:14Malgré le cessez-le-feu, les attaques entre l'armée israélienne et le Hamas
05:18avaient continué au quotidien depuis le mois d'octobre.
05:21Hier encore, Israël, qui contrôle plus de 60% du territoire palestinien,
05:25a encore mené des frappes, faisant au moins 4 morts selon les autorités sanitaires locales.
05:31Les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé ce vendredi avoir frappé deux pétroliers
05:36qui tentaient de franchir le détroit d'Hormuz sous escorte aérienne de l'armée américaine.
05:41Les pétroliers qui ne suivaient pas la route définie par l'Iran dans cette voie maritime stratégique
05:46ont été frappés et stoppés, tandis que 4 autres pétroliers ont rapidement viré de bord
05:51et ne sont retournés à leur position précédente.
05:59L'Arabie saoudite a annoncé jeudi la création d'une coalition maritime
06:03regroupant une quinzaine d'États afin de sécuriser la navigation en mer rouge
06:07dans un contexte de tension dans le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
06:11Cette initiative fait suite à l'annonce la semaine dernière par les outils du Yémen
06:15d'un blocus maritime contre l'Arabie saoudite, suivi de la revendication de plusieurs attaques
06:21contre des pétroliers saoudiens en mer rouge.
06:23Cette coalition qui rassemble 14 pays vise à renforcer la sécurité maritime,
06:28à protéger la libération de navigation, à sécuriser les voies commerciales internationales
06:32et enfin les voies d'approvisionnement en énergie, mais aussi à protéger les intérêts
06:38maritimes communs dans les détroits de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d'Aden.
06:45En Espagne, l'incendie dans la région de Madrid n'a presque plus de flammes
06:49et les autorités ont levé l'urgence nationale, un signe de l'amélioration de la situation
06:54face à ces feux d'une ampleur inédite, même si d'autres foyers continuent à se déclarer
06:59ailleurs dans le pays.
07:01Un millier de personnes restent évacuées, des dizaines de milliers d'autres ont pu regagner
07:05leur domicile en raison de l'amélioration de la situation.
07:08La préfecture de la région de Madrid a toutefois averti contre le risque très élevé
07:12voire extrême d'incendie en pleine vague de chaleur.
07:19Même son de cloche en France, ou après neuf jours de lutte acharnée contre un méga-feu
07:23qui a dévasté 42 000 hectares de forêt en Gironde, les pompiers travaillent à consolider
07:28l'espoir de maîtriser cet incendie contenu dans son périmètre, mais toujours actif par
07:33endroit, ce qui empêche de le déclarer fixé.
07:36Les conditions météorologiques de la nuit ont été favorables, avec une baisse des
07:40températures et un taux d'humidité élevé.
07:42Et la situation est stable, selon les autorités françaises, qui soulignent que la mobilisation
07:47reste totale.
07:48Les points chauds du brasier concernent encore le hameau de Klaoué, à l'entrée de la
07:53presqu'île du Cap-Ferret, qui reste inaccessible.
07:56La commune de Lanton, sur le bassin d'Arcachon, celle du Porges et de Lacanot, plus au nord.
08:05Retour au Maroc, où dans un souci de protéger la santé des consommateurs, les autorités
08:09ont décidé d'interdire l'utilisation du goudron dans la fabrication des poteries
08:14destinées à usage alimentaire.
08:16Une mesure prise après des analyses ayant révélé la présence de substances chimiques
08:22potentiellement dangereuses.
08:24Explication avec Dina Mreni.
08:28Protéger la santé des consommateurs et garantir la sécurité des ustensiles en terre cuite
08:33destinées à usage alimentaire, c'est l'objectif de la décision prise par le secrétariat d'Etat
08:39chargé de l'artisanat, qui a adressé une note aux artisans, leur interdisant d'utiliser
08:44le goudron dans la fabrication et le revêtement des poteries alimentaires.
08:49Cette décision intervient après des analyses réalisées en laboratoire, qui ont révélé
08:53la présence de composés chimiques susceptibles de présenter un risque pour la santé.
09:05L'huile de cadre contient des substances toxiques, notamment des composés phénoliques,
09:10dont la concentration varie entre 17 et 26%.
09:14Lorsqu'elle est utilisée sur des ustensiles destinés à un usage alimentaire, ces substances
09:18peuvent migrer vers les aliments et présenter un risque pour la santé des consommateurs.
09:34L'utilisation de l'huile de cadre dans les ustensiles en poterie destinées à l'alimentation
09:39peut entraîner de graves conséquences pour la santé.
09:42Elle est notamment associée à des atteintes du foie, des reins, ainsi qu'à des troubles
09:48du système nerveux.
09:53Une décision saluée par les professionnels de la santé, qui y voient une avancée pour
09:59la protection des consommateurs.
10:09Dans notre atelier, nous fabriquons des ustensiles en poterie, sans utiliser de substances toxiques.
10:15En revanche, certains revendeurs achètent nos produits avant de les décorer eux-mêmes
10:19avec de l'huile de cadre, qui contient du goudron.
10:25Aujourd'hui, ces artisans ne disposent pas encore d'une véritable solution de remplacement.
10:33Les spécialistes plaident pour un renforcement des contrôles sur les matières premières
10:37utilisées dans l'artisanat, mais aussi pour des campagnes de sensibilisation auprès des
10:43artisans et des consommateurs.
10:46Et place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
10:58L'économie marocaine affiche des performances macroéconomiques solides.
11:02Près de 5% de croissance en 2025, un investissement record, une inflation maîtrisée et un retour
11:08en catégorie investissement.
11:10Pourtant, une question continue de préoccuper les marocains.
11:13Pourquoi cette croissance ne se traduit-elle pas davantage par des emplois ?
11:16Dans une chronique publiée récemment, l'analyste économique et financier, Zachary Agarthi,
11:20parle d'un grand décrochage silencieux du marché du travail marocain.
11:24Selon lui, le véritable problème n'est plus seulement le chômage, mais une économie
11:28qui crée de la richesse sans créer suffisamment de qualité.
11:32Alors comment expliquer ce paradoxe ?
11:34Le modèle de croissance marocain est-il arrivé à ses limites ?
11:37Et quelles réformes permettraient enfin de transformer la croissance en emploi durable ?
11:42Pour en parler, nous recevons justement l'analyste économique et financier, Zachary Agarthi.
11:47Zachary Agarthi, bonsoir et merci d'être avec nous.
11:50Bonsoir et merci de l'invitation.
11:53Soyez le bienvenu.
11:54Alors le Maroc enregistre sa meilleure croissance depuis près de 20 ans.
11:58Pourtant, le chômage ne recule pratiquement pas.
12:00Est-ce qu'aujourd'hui, le principal paradoxe de l'économie marocaine ?
12:10Le mot est très juste.
12:12Il s'agit évidemment d'un paradoxe.
12:14Parce que si nous devions résumer l'économie marocaine en quelques phrases,
12:19on dirait que c'est une économie qui crée presque 5% de croissance,
12:22avec un investissement qui accrue de presque 16% cette année,
12:29avec des performances macroéconomiques assez robustes,
12:35avec des écosystèmes économiques, automobiles et aéronautiques qui fonctionnent très bien.
12:42Mais hélas, nous créons très peu d'emplois.
12:44Même si cette année, nous avons créé en 2025 presque 196 000 ou 193 000 emplois
12:54selon les derniers chiffres de Banque Marib,
12:56mais cette création d'emplois massifs ne vient que compenser en quelque sorte
13:02les nouvelles arrivées sur le marché de l'activité.
13:07Puisque nous avons à peu près sur 400 000 personnes qui ont plus de 15 ans cette année,
13:12177 000 qui arrivent ou qui sont considérées comme personnes actives.
13:17Donc les 193 000 nouveaux emplois, en fait,
13:21ne permettent juste de ne pas faire augmenter le niveau de chômage.
13:25Et c'est pour cela que malgré cette année exceptionnelle,
13:29le chômage ne recule que de 13,3 à 13%.
13:36Justement, M. Garty, vous qui parlez de chômage,
13:38est-ce qu'on peut encore considérer aujourd'hui le taux de chômage
13:40comme étant le meilleur indicateur de la santé du marché du travail ?
13:44Bien évidemment non, parce que le taux de chômage est calculé sur les personnes
13:50qui ne travaillent pas en fonction des personnes qui exercent une activité
13:56et en fonction des personnes actives.
13:59Donc actives, actives, c'est les gens qui travaillent ou qui cherchent un travail.
14:03Mais les personnes qui sont inactives, les personnes qui sont désespérées,
14:10sortent complètement des radars.
14:13Donc c'est pour cela que je pense que le meilleur indicateur,
14:15c'est à la fois l'indicateur, le taux d'activité,
14:18le taux d'activité malheureusement qui a baissé de 53 à 43% ces dernières années,
14:23ou le taux d'emploi, c'est-à-dire les personnes qui travaillent réellement,
14:27qui exercent une activité professionnelle,
14:29sur l'ensemble de la population âgée de plus de 15 ans.
14:32Et ce taux ne dépasse pas 37-38% versus une moyenne de 73% des pays de l'OCDE.
14:39Donc c'est plutôt le taux d'emploi et le taux d'activité sur lesquels nous devons nous baser
14:45parce que le taux de chômage est un indicateur aujourd'hui, disons, de confort.
14:50Est-ce que selon vous, on est en train d'assister à un découragement massif
14:53d'une partie de la population active ?
14:57Bien évidemment, il y a un découragement massif parce que quand vous voyez la baisse de taux d'activité
15:01qui a perdu 10% en 20 ans, il y a bien évidemment un découragement
15:07que l'augmentation de la durée de scolarité n'explique pas uniquement.
15:14Parce qu'aujourd'hui, nous avons des gens qui restent à l'école, qui vont à l'université,
15:18donc ils sont considérés comme une population inactive.
15:21Donc ça peut expliquer en partie la baisse de l'activité, mais ça n'est pas uniquement cela.
15:26Nous avons des gens qui quittent complètement le marché de l'activité,
15:31c'est-à-dire qui ne cherchent plus de travail.
15:33Et c'est ces personnes-là découragées, frustrées, qui nous inquiètent le plus.
15:40D'après vous, Zacharie Agartier, est-ce qu'il faut désormais regarder davantage le taux d'emploi
15:45ou le taux d'activité que seul le taux de chômage ?
15:49Bien évidemment, ce sont les meilleurs indicateurs.
15:52Et je pense que le rapport annuel de BAM présenté devant sa majesté arrive à Pointe-Nobine
15:59et qui détaille ces chiffres, qui donne beaucoup de détails
16:04avec une franchise inhabituelle, désormais devenue habituelle, de ce phénomène.
16:12Donc, bien évidemment, il faudrait avoir le taux d'emploi et le taux d'activité.
16:17Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi chaque point de croissance
16:21crée-t-il aujourd'hui beaucoup moins d'emplois ?
16:25Écoutez, beaucoup d'analyses ont été faites à ce sujet.
16:28C'est ce qu'on appelle le taux d'élasticité, c'est-à-dire un point de croissance,
16:32combien ce point de croissance génère une augmentation du taux d'emploi.
16:39Et en réalité, cette élasticité est de 0,23.
16:44Donc, c'est-à-dire que quand vous créez 1% de croissance,
16:47ça n'a un impact que de 0,23 sur le nombre de chômeurs actuellement.
16:53Bon, pour plusieurs raisons.
16:54Il y a des raisons structurelles qui touchent toutes les économies
16:58un peu partout dans le monde.
16:59C'est, disons, la technologie, la mécanisation, etc.
17:03Donc, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, autrefois, peut-être il y a 30 ans,
17:07on créait avec 100 millions de dirhams une usine qui était en mesure
17:11d'employer 2 000 personnes.
17:13Aujourd'hui, cette même usine va employer 50 ou 20 ou même 30 personnes
17:19parce que le contenu de cet investissement en machine et en mécanisation
17:28est beaucoup plus important.
17:29Cela d'un côté.
17:30De l'autre côté, c'est que la croissance de l'économie marocaine
17:34est d'abord une croissance en majorité sur la formation brute de capital fixe,
17:40excusez-moi, c'est-à-dire une croissance qui est basée sur l'investissement,
17:45sur l'investissement en infrastructures et qui ne génère pas forcément de l'emploi.
17:51Et on voit cela il y a peut-être 20 ans.
17:54Il y avait le contenu de la croissance en formation brute de capital fixe était de 60%.
18:00Aujourd'hui, il est encore plus important de 85 ou 90%.
18:06Alors justement, c'est ma prochaine question.
18:09Vous qui parlez d'investissement, on le sait, le Maroc investit énormément
18:12et dans beaucoup de secteurs, mais est-ce qu'il investit dans les secteurs les plus créateurs d'emplois ?
18:20Aujourd'hui, nous avons l'État qui est le moteur de l'investissement.
18:2460% de l'investissement, 60 à 70% de l'investissement de tout le pays est concentré par l
18:30'État.
18:30Et la part du secteur privé ne dépasse pas 30%.
18:33Donc, c'est au secteur privé de créer l'emploi, créer du travail.
18:38Et le secteur de l'État qui concentre la majorité de l'investissement
18:42n'investit pas dans des secteurs qui créent de la croissance, qui créent de l'emploi.
18:52Donc, d'où le contenu de croissance insuffisant en termes de création d'emplois.
18:58Nous avons ce côté-là, mais nous avons aussi autre chose,
19:01c'est que la croissance très limitée de la productivité du travail.
19:06Et aujourd'hui, sur la productivité du travail, nous avons deux types de productivité.
19:11Nous avons la productivité intrasectorielle, c'est-à-dire que vous êtes dans un secteur,
19:18par exemple l'agriculture, vous restez dans ce secteur-là,
19:21où vous passez, par exemple, de l'agriculture basique avec eau pluviale
19:25à l'agriculture avec l'irrigation, mécanisation, etc.
19:29Ça, c'est d'un côté, c'est une forme de croissance de la productivité.
19:33Et vous avez la productivité par réallocation des secteurs les moins productifs
19:41aux secteurs les plus productifs.
19:43C'est-à-dire que, par exemple, vous avez commencé dans l'agriculture,
19:46après vous passez dans l'industrie ou dans l'industrie agroalimentaire, etc.
19:48Aujourd'hui, nous avons 70 à 90 % des gains de productivité dans l'économie marocaine
19:56qui viennent de la productivité intrasectorielle.
20:00Des gains de productivité intrasectorielle, c'est-à-dire que les gens ne bougent pas
20:03entre les secteurs, alors que les changements structurels
20:05qui ont eu dans des économies émergentes, qui étaient émergentes il y a quelques décennies
20:10comme les pays d'Asie du Sud-Est, cette transformation structurelle,
20:16excusez-moi, s'est faite grâce à des gains de productivité
20:20par réallocation vers des secteurs stratégiques et beaucoup plus productifs.
20:26Donc nous avons aujourd'hui cette absence de passage, disons,
20:31de vastes communiquants entre les secteurs productifs
20:34et les secteurs peu productifs ou non productifs
20:37qui empêchent la réalisation de gains de productivité importants.
20:41Est-ce que selon vous, le problème du Maroc est désormais davantage celui
20:44de la qualité des emplois que de leur nombre ?
20:48Bien évidemment, bon, hélas c'est les deux,
20:49parce que nous n'avons pas suffisamment de création d'emplois
20:53et combien même nous en avons, ils ne sont pas de qualité.
20:57Je pense que quand vous parlez de qualité, il faudrait parler d'un ratio,
21:01d'un concept dont les gens ne parlent pas beaucoup,
21:04qui est le sous-emploi.
21:05Alors, c'est-à-dire le sous-emploi, c'est quand vous exercez une activité.
21:10D'abord, vous ne l'exercez pas à temps ou disons avec un nombre d'heures suffisant,
21:18c'est-à-dire que si par exemple vous travaillez, c'est pas 40 heures
21:20ou 38 heures ou 45 heures par semaine, il y a beaucoup de gens
21:23qui travaillent vraiment à temps partiel.
21:26Et donc ça, c'est une forme de sous-emploi.
21:29Et aussi des gens qui exercent dans des activités ou dans des secteurs
21:33qui sont en dessous de leur, disons, de leur formation ou de leur expertise.
21:38Et donc le sous-emploi aujourd'hui, il y a à peu près de 11 %,
21:42c'est-à-dire c'est une forme de faible qualité de création d'emploi.
21:49Quand vous avez les 13 %, quand bien même le taux de chômage
21:52n'est pas forcément extrêmement pertinent pour analyser la force
21:56et les faiblesses d'un marché de travail.
21:57Mais vous avez 13 %, vous rajoutez 10 ou 11 %,
22:01donc vous avez en quelque sorte 25 % des gens qui exercent,
22:07qui ne travaillent, qui ne sont au chômage ou qui sont sous-emploi.
22:11Zakaria Garty, comment est-ce qu'on peut expliquer que de nombreux diplômés
22:15continuent de rencontrer davantage de difficultés d'insertion
22:18alors qu'ils ont les diplômes adéquats ?
22:21Les statistiques de Banque-Marie démontrent de façon très claire
22:25qu'un diplômé a plus de probabilité d'être au chômage qu'un non-diplômé.
22:29Ce qui est extrêmement triste.
22:33Et ceci s'explique par l'équation entre la formation et les besoins du marché de l'emploi.
22:42Alors en parlant du marché de l'emploi, intéressons-nous au secteur privé.
22:46Quel est aujourd'hui le principal frein à la création d'emplois justement dans le secteur privé selon vous ?
22:54Plusieurs, ce que j'ai évoqué dans mon article, vous avez en partie, je pense, la réglementation,
23:02le travail qui est extrêmement compliqué et qui peut être un frein à l'embauche.
23:08Vous avez par exemple, quand on parle de type de contrat, le travail à temps partiel au Maroc
23:17représente moins de 1 à 2 % des contrats de travail au Maroc.
23:24Je pense qu'il est important d'avoir plus de flexibilité, d'avoir la possibilité d'avoir du temps partiel.
23:30du travail à temps partiel, cela pourra remédier au très faible taux d'activité des femmes au Maroc.
23:39D'ailleurs, ça c'est un des points noirs du marché du travail au Maroc
23:43parce que nous avons moins de 20 % du taux d'activité des femmes, ce qui est extrêmement bas.
23:49Nous avons aussi la fiscalité, la fiscalité des salaires,
23:53que ce soit la fiscalité des charges sociales et autres, qui, selon les études de la Banque mondiale,
24:00représentent à peu près 22-23 % des bas salaires ou des salaires intermédiaires au Maroc
24:05versus à peu près entre 16 et 17 % pour les pays de l'OCDE.
24:10Donc, nous avons à peu près 8 % de différence et c'est ce que j'appelle le coût de
24:13la formalité.
24:15Aujourd'hui, le travail formel coûte cher à de nombreux employeurs
24:20et donc c'est ce qui les empêche, on les décourage d'embaucher.
24:23À mon avis, il faudrait être plus agressif en matière de fiscalité pour les bas salaires,
24:28les bas salaires, les bas salaires intermédiaires.
24:30On pourrait encourager les employeurs à embaucher plus et à embaucher des emplois de qualité.
24:35Zakaria Garty, selon vous, est-ce qu'à l'heure d'aujourd'hui,
24:41les programmes scolaires sont adaptés justement au marché de l'emploi marocain ?
24:47Je ne sais pas de quel programme scolaire vous parlez.
24:50Si vous parlez, probablement, vous ne parlez pas du primaire ou du collège,
24:55mais il faudrait plutôt parler soit de l'université, soit de la formation.
24:58Justement, oui, des écoles supérieures, des universités.
25:01Est-ce qu'avec les diplômes qu'obtiennent les étudiants aujourd'hui,
25:04ils parviennent ? Est-ce qu'ils sont adaptés au marché de l'emploi marocain actuel ?
25:12Probablement pas, ou pas suffisamment, parce que les chiffres le confirment.
25:18Je pense qu'uniquement en 2025, il y a eu une création relativement importante,
25:24une création massive ou importante d'emplois,
25:27mais sur les années précédentes, il y en a eu très peu.
25:30On a même des destructions d'emplois, notamment en 2023.
25:36Il y a un travail qui a été fait sur la formation professionnelle,
25:39et un travail qui a été fait sur plusieurs filières d'ingénierie, de management et autres.
25:46Il y a aussi beaucoup de choses qui ont été faites dans le secteur automobile,
25:51notamment dans le secteur aéronautique,
25:53pour proposer des formations qui sont adaptées aux besoins du marché du travail.
25:58Mais il y a encore du chemin à faire à ce sujet-là.
26:02Avant de conclure, Zachary Agarty, selon vous, quels leviers doivent devenir prioritaires ?
26:07Est-ce que c'est l'emploi des jeunes, l'activité des femmes,
26:10le financement des PME ou la réforme du travail, ou tout en même temps ?
26:14Non, je pense qu'il faudrait une réflexion holistique.
26:18La création d'emplois se finance.
26:20Et donc, pour créer de l'emploi, il faudrait être en mesure de financer l'économie,
26:25suffisamment financer l'économie, suffisamment financer le secteur privé.
26:28Nous avons vu que la part du financement privé par le secteur bancaire au Maroc
26:36a perdu 20 % ces 15 dernières années, passé de 60 %, je pense, à 40 et quelques pourcents.
26:42Donc, le secteur privé est insuffisamment financé par les banques.
26:47Et sa majesté a souligné cela dans le discours du trône avant-hier.
26:55Donc, le financement du secteur privé est une chose très importante,
26:58parce qu'on ne peut pas créer de l'emploi avec un secteur privé
27:01qui est insuffisamment ou faiblement financé.
27:03Donc, il y a le volet financement.
27:05Il y a le volet aussi politique, disons, de la ruralité,
27:10parce que nous avons vu que ces dernières années, par exemple, en 2023,
27:15il y a eu presque 157 000 emplois perdus, en grande partie à cause de la sécheresse.
27:22Et donc, quand la sécheresse, le monde rural est le premier touché
27:27par les pertes massives d'emplois,
27:29donc il faudrait aussi une politique de la ruralité,
27:33une politique qui soutient le monde rural.
27:35Et quant aux femmes, bien évidemment,
27:37c'est une des grandes faiblesses de notre économie,
27:40c'est le taux d'activité de 20 % des femmes.
27:43Pour le résoudre, premièrement, il y a le volet sur le code du travail,
27:47dont j'ai parlé, l'emploi à distance,
27:49le travail à distance pour de nombreuses mères soutiendrait l'activité des femmes,
27:55la construction de crèches, plus de sécurité dans les transports,
28:02le travail à temps partiel.
28:04Ce sont pas mal de mesures qui pourraient soutenir l'emploi féminin.
28:08Moi, je rajouterais aussi un dernier point, qui est celui de la fiscalité.
28:11Il faudrait agir, il faudrait réduire, alléger la fiscalité du travail,
28:17notamment pour les bas et les salaires intermédiaires,
28:19pour encourager les employeurs à embaucher plus,
28:23et pour que la formalité ne coûte pas trop cher à tout le monde,
28:27aux employeurs, mais d'abord et après tout à la société.
28:29Merci beaucoup, Zakaria Garty, pour votre analyse
28:33et d'avoir répondu à nos questions.
28:34Je rappelle que vous êtes analyste économique et financier
28:37et que vous étiez avec nous en direct depuis Casablanca.
28:39Merci infiniment.
28:40Merci.
28:43Il est l'heure à présent de faire le tour de l'actualité économique nationale et internationale
28:46et c'est avec Younes Benzine.
28:57Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal de l'économie.
29:00Les échanges entre Rabat et Madrid continuent de progresser.
29:03Le Maroc reste le premier client et le premier fournisseur africain de l'Espagne.
29:07Selon le ministère espagnol de l'économie,
29:09les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint plus de 2,1 milliards d'euros au mois de mai.
29:14Le royaume devance ainsi l'Algérie, l'Egypte, le Nigeria et l'Afrique du Sud.
29:18Les exportations espagnoles vers le Maroc ont augmenté de 4,9% sur un an
29:22pour atteindre 1,14 milliards d'euros.
29:25De leur côté, les exportations marocaines vers l'Espagne ont progressé de 2,1% à 1,04 milliards d
29:31'euros.
29:32Sur les cinq premiers mois de l'année,
29:33les échanges cumulés entre les deux pays dépassent les 10 milliards d'euros.
29:43Autre indicateur en hausse, celui de la connectivité numérique.
29:46Le secteur des télécommunications retrouve un rythme de croissance au premier trimestre de cette année.
29:51Selon la direction des études et des prévisions financières,
29:54la valeur ajoutée du secteur a progressé de 2% au premier trimestre 2026.
29:59Le secteur renoue ainsi avec la croissance après un recul de 1,7%, enregistré un an plus tôt.
30:04Cette reprise s'accompagne d'une progression du parc Internet de 3%.
30:08Le nombre d'abonnés atteint désormais 41,1 millions, avec un taux de pénétration de plus de 111%.
30:14Parallèlement, le parc de la téléphonie fixe a augmenté de 5,1%.
30:19En revanche, le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile affiche un léger recul de 0,6%.
30:28Direction à présent le secteur de l'énergie.
30:30Les besoins en électricité continuent d'augmenter un rythme soutenu.
30:34A fin mai, la production nationale d'énergie électrique a progressé de 0,4%.
30:39Il s'agit, selon la direction des études et des prévisions financières,
30:42d'une hausse plus modérée que celle enregistrée à la même période de l'année précédente.
30:46Dans le même temps, la consommation d'électricité a bondi de 8,7%,
30:51confirmant une demande plus dynamique que la production nationale.
30:54Pour répondre à cette évolution, les importations d'électricité ont augmenté de 43%,
30:59tandis que les exportations ont reculé de 40,8% sur la même période.
31:05Et le secteur bancaire, lui aussi, affiche des résultats solides.
31:08Banque Almarib dresse un bilan positif du secteur pour l'année 2025.
31:12La banque centrale indique que les banques ont poursuivi leur progression malgré un contexte international,
31:17marqué par des tensions géopolitiques et les incertitudes économiques.
31:21Les crédits bancaires ont augmenté de 6,5%, tandis que les dépôts de la clientèle ont progressé de 7,6%.
31:28Les résultats financiers sont également hausses.
31:31Le résultat net agrégé des banques conventionnelles progresse de 22% pour atteindre 19,2 milliards de dirhams.
31:38Les banques participatives confirment également leur amélioration avec un résultat net positif de 200 millions de dirhams.
31:47A l'international à présent avec un regain d'inflation qui se confirme en Allemagne.
31:52Selon une première estimation de l'Institut d'Estatis, les prix ont augmenté de 2,8% sur un an
31:58en juillet contre 2,3% en juin.
32:01Cette hausse intervient après deux mois consécutifs de ralentissement.
32:04Le principal facteur de cette accélération est l'énergie.
32:07Les prix ont progressé de 8,3%, notamment après la fin de la réduction fiscale accordée par le gouvernement allemand
32:14sur les carburants.
32:15Dans le même temps, les prix des marchandises ont augmenté de 2,5% contre 1,7% en juin.
32:21Tandis que ceux des services ont légèrement ralenté à 2,9% contre 3,1%.
32:33Même préoccupation au Royaume-Uni, où la Banque centrale surveille de près les conséquences du conflit au Moyen-Orient.
32:39La Banque d'Angleterre maintient son taux directeur à 3,75%.
32:44C'est la cinquième fois consécutive que l'institution choisit le statu quo.
32:48La Banque centrale estime que l'inflation pourrait repartir à la hausse sous l'effet de prix de l'énergie
32:54toujours élevée et volatile.
32:56Sa projection centrale prévoit une inflation de 3% cette année avec un pic à 3,2% au quatrième
33:01trimestre.
33:02La croissance britannique est attendue à 1,1% en 2026, puis 1,1% également en 2027.
33:13Et pour terminer, direction les Etats-Unis, avec une croissance qui ralentit au deuxième trimestre 2026.
33:20Le PIB a progressé de 1,5% en rythme annualisé contre 2,1% au trimestre précédent.
33:27La croissance reste ainsi inférieure aux attentes des analystes qui tablaient sur 1,8%.
33:32L'activité continue d'être soutenue par les dépenses des ménages, mais cette dynamique est freinée par le ralentissement des
33:39investissements,
33:40la hausse des importations et le recul des dépenses gouvernementales.
33:43Les importations ont notamment été tirées par les achats de semi-conducteurs destinés au centre de données liées à l
33:49'intelligence artificielle.
33:51La consommation reste toutefois solide, notamment grâce à un marché de l'emploi jugé favorable à des remboursements fiscaux plus
33:57importants cette année.
33:58Mais les économistes estiment que cette dynamique pourrait ne pas durer alors que le taux d'épargne des ménages est
34:03tombé à son plus bas niveau depuis 4 ans.
34:06C'est la fin de ce journal. Merci de l'avoir suivi. Bonne suite de programmes sur notre antenne.
34:11Et après ce tour de l'actualité économique, passons à l'actualité sportive présentée par Anas Barkhal.
34:25Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Median TV pour votre tour de l'actualité sportive.
34:30La sélection nationale féminine s'est imposée face à l'Algérie pour le compte de la deuxième journée du groupe
34:35A de la Coupe d'Afrique des Nations.
34:37Score final un but à zéro dans un match à la possession plutôt équilibré.
34:40Entre les deux formations, ce sont pourtant les Lyonnes de l'Atlas qui se sont offertes le plus d'occasion
34:46avec 11 tentatives au total contre seulement 3 pour les Algériennes.
34:50Le seul but de la rencontre est venu des pieds de Seine M'soudi, servi par un ballon astucieux de Hanen
34:55Eytlehaj pour tromper la défense adverse.
34:58Et crucifié Chloé N'Ghazi à la 84e minute.
35:01Deux victoires, cinq buts marqués, zéro encaissé.
35:03Un bilan parfait pour les deux premiers matchs de poule des joueuses de Jorge Wilda.
35:07Plus que jamais leader du groupe A avec un pied et quatre orteils en quart de finale de la compétition
35:12continentale.
35:14Et plus tôt, dans la soirée d'hier, le Sénégal s'est offert un succès court mais précieux aux dépens
35:18du Kenya.
35:19Toujours pour le compte de la deuxième journée de la compétition, les Lyonnes du Sénégal se sont imposées par un
35:24but à zéro
35:25avec le seul but du match signé à la 35e minute par l'intermédiaire de Seinaboumbeng.
35:31Les Sénégalais ont eu le mérite d'avoir été plus efficaces que les Kenyans qui ont quand même tenté 22
35:36fois leur chance devant le but.
35:39Une fois de plus que leur adversaire au classement de la poule A.
35:43Le Sénégal se relance dans la course aux deux premières places qualificatives pour les quart de finale
35:47et devra réaliser un bon résultat face au Maroc pour espérer rejoindre la phase à une nation directe.
35:52Le Kenya, battu pour la deuxième fois en deux matchs, devrait espérer un miracle face à l'Algérie pour éviter
35:57d'être éliminé dès la phase de groupe.
36:00La sélection nationale des moins de 20 ans a remporté hier le tournoi Cotif 26 de la catégorie
36:06après sa victoire face à la Mauritanie, score finale de Buzyn.
36:10Le match avait pourtant mal commencé pour les Lyon-Saux de l'Atlas, encaissant le premier but des Morabitoun dès
36:15l'entame de la rencontre.
36:17Mais les joueurs de Ludovic Batelli ont réussi à remettre les compteurs à zéro avant la pause
36:22grâce au but égalisateur sur pénalty signé Hamza Raji, joueur de la renaissance sportive de Breken.
36:29Et c'est le Brekeni qui s'est mué en héros de cette sélection de jeunes en signant un doublé
36:33dans le dernier quart d'heure de jeu.
36:35Il s'agit là du troisième sacre du Maroc dans l'histoire du Cotif après 1987 et 1996.
36:44Le défenseur italien Franco Barresi s'est éteint à l'âge de 66 ans, comme annoncé par la C-Milan,
36:50l'un des clubs où il a écrit sa légende, rock défensif emblématique des années 80 et 90.
36:56Franco Barresi a marqué l'histoire du club milanais avec qui il a remporté trois ligues des champions
37:00et six championnats d'Italie.
37:02En disputant sa carrière de 20 ans à la C-Milan, il a joué 1719 matchs sous le maillot Rossonero,
37:08devenant l'une des légendes du football italien et européen.
37:12Et avec la squadra Zoura, il a rapporté le maillot bleu à 81 reprises entre 1980 et 1994,
37:20remportant la Coupe du Monde 1982 sans jouer le moindre match,
37:23avant de finir troisième du Mondial 1990 et de perdre en finale de la Coupe du Monde 1994.
37:33Le gardien de but marocain Yassine Bounou devrait quitter El Hillel trois saisons
37:38après avoir rejoint le club saoudien en provenance du Seville FC.
37:41Et si la piste de Fenerbahce avait été évoquée un certain temps par la presse turque,
37:46cette fois c'est Al Jazeera qui indique que la Juventus serait intéressée par les services du portier de 35
37:51ans.
37:51Un retour en Europe qui pourrait faire le plus grand bien au Lyon de l'Atlas,
37:54qui ne veut pas se contenter de la Ligue des champions asiatiques à disputer avec la formation de la capitale
38:00saoudienne.
38:00Le média arabophone ajoute que Bounou souhaite conserver un rythme de compétition élevé
38:05afin de rester performant en vue des prochaines échéances,
38:08notamment les qualifications de la Cannes et la Coupe d'Afrique des Nations elles-mêmes prévues en 2027.
38:15La Thaïlandaise Jino Tichikul a terminé la première journée du Women's British Open
38:19à la première place du classement général avec une carte record.
38:22L'ancienne numéro 1 mondiale a signé 7 birdies pour une première carte de 64,
38:267 coups sous le part qui lui a non seulement permis de prendre la tête du général,
38:31mais également de s'offrir le meilleur score jamais enregistré au Royal Itham and St. Anne's
38:36dans l'histoire d'un tournoi qui fête ses 50 ans en 2026.
38:40La Thaïlandaise est suivie de la sud-coréenne Eran Ryu et de la japonaise Shio Kuwaki
38:45avec chacune une carte de 5 coups sous le part.
38:48Enfin, la française Céline Boutier et l'américaine Yalimi No terminent au pied du podium
38:53avec un score de moins 4. La tenante du titre de ce tournoi britannique,
38:58Miyu Yamashita, commence en douceur avec une carte de 72, soit un petit coup au-dessus du part.
39:04On termine ce point sport avec du tennis.
39:07Du côté de Washington, les huitièmes de finale du tournoi de la capitale américaine
39:11se poursuivent avec la victoire de l'Australien Alex Deminor face à son compatriote Krusewit.
39:16Score finale 6-2, 6-3. Et malgré la défaite, Krusewit, seulement âgé de 17 ans,
39:23va gagner 244 places au classement ATP pour signer une place dans le top 400.
39:30Une première pour le jeune joueur.
39:32Et du côté d'Alex Deminor, tête de série numéro 1 de ce tournoi de Washington,
39:36il affrontera en quart de finale l'américain Brandon Nakashima,
39:40tombeur de Yacoub Menzik en trois manches, 7-6, 3-6, 6-4.
39:46C'est la fin de ce tour de La Planète Sport.
39:48Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis.
39:50Très bonne suite de programmes sur les antennes de Médian TV.
39:55Votre Soir Info se poursuit avec l'invité culture.
39:58Meryem Khambishi reçoit aujourd'hui Salwa Ajenan, artiste plasticien.
40:11Mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue dans l'invité culture.
40:15Mon invitée aujourd'hui est une passeuse de mémoire magicienne du fragment,
40:20artiste plasticienne et sculptrice loi.
40:24Je n'aime rassemble et réinvente.
40:27Sous ses mains ce que l'on croyait perdu devient assemblage, culture, personnage.
40:32Elle travaille le verre avec une délicatesse rare.
40:37Elle nous rappelle que dans nos propres brisures réside souvent,
40:40une force insoupçonnée.
40:42En tout cas, au-delà de la matière, c'est l'humain qui l'explore.
40:46Et on va justement en parler de cet art, de ce travail.
40:49Avec vous, Salwa Ajenan, c'était un plaisir de vous avoir avec moi aujourd'hui.
40:52Merci d'avoir accepté cette invitation.
40:54Merci, Meryem Khambishi, de m'avoir invitée sur votre plateau.
40:58Alors, on va parler un petit peu de vos œuvres,
41:02souvent des objets en tout cas, des objets oubliés, on va dire.
41:07Des fragments, vous travaillez avec le verre, la porcelaine, l'argenterie,
41:12en tout cas, plusieurs matériaux possibles.
41:16Comment, d'abord, choisissez-vous les pièces sur lesquelles vous allez travailler ?
41:20Alors, en fait, je ne choisis pas les pièces sur lesquelles je vais travailler.
41:25C'est elles qui vous choisissent.
41:26Elles me choisissent.
41:27En fait, j'ai toujours été passionnée d'objets.
41:30J'ai toujours été passionnée par les formes, comme vous dites, oubliées,
41:36par les objets abandonnés, par les matières qui portent la trace du temps.
41:43Donc, j'ai toujours été très passionnée par la brocante.
41:47Et mes voyages, c'est ma première destination.
41:49Mon premier réflexe, c'est d'aller dans les brocantes,
41:51chiner, chercher des objets qui vont me raconter une histoire.
41:55Et donc, tout au long de ma vie, j'ai accumulé un tas d'objets
41:57qui racontent des tas d'histoires.
41:59Et aujourd'hui, j'ai commencé à les assembler en 2008.
42:05Ça a été une démarche complètement inattendue, même de ma part.
42:08C'est-à-dire que spontanée.
42:10Il n'y a pas eu de déclic ?
42:11En fait, pas du tout.
42:13J'ai toujours eu cette capacité à regarder les choses autrement,
42:18à regarder les choses à l'envers.
42:20Et puis aussi, cette capacité à regarder un personnage partout.
42:25Par exemple, dans le marbre, je vais tout de suite voir un oeil qui me regarde.
42:29Dans les nuages, je vais être passionnée par ce que me racontent mes nuages.
42:32Quand il y a des visages qui traversent le ciel.
42:36Et donc, voilà.
42:36Donc, un jour, tout ça, ça a pris un sens.
42:40Et face à des objets que j'ai regardés autrement,
42:43eh bien, j'ai créé une figurine.
42:45C'est-à-dire que les objets que moi, je regarde, vous, par exemple,
42:48dans une tasse de café, vous verrez une tasse de café.
42:51Moi, je verrais une expression.
42:53Dans une assiette, vous verrez une assiette.
42:56Moi, je verrais un chapeau.
42:57Dans un coquillage, je verrais une expression.
42:59Dans un vase, je vais voir une présence.
43:01C'est une capacité à lire un petit peu le monde qui nous entoure, finalement,
43:07mais différemment.
43:08Mais différemment.
43:09Complètement différemment.
43:10Et donc, c'est cette lecture qui a fait que j'ai inversé des objets,
43:14créé des objets à partir d'objets de recyclage.
43:17Donc, ma démarche artistique, c'est sculpture, peinture,
43:21assemblage et art de la récupération.
43:23Et ça crée des personnages.
43:25Et ça crée des personnages.
43:26Des personnages marrants.
43:27Des personnages originaux, drôles.
43:30Un petit peu à votre image, peut-être.
43:32Un peu.
43:33Un petit peu.
43:34Certainement.
43:35Certainement.
43:35En tout cas, le verre, on le sait, occupe une place assez importante dans vos travaux.
43:40Pourquoi le choix de ce matériau particulier qui est fragile, finalement ?
43:45Alors, le verre, inconsciemment, je ne sais pas pourquoi,
43:48j'ai toujours adoré les objets en verre.
43:51Au début, quand j'étais enfant, c'était les petites figurines Swarovski.
43:56Vous saviez qu'on trouvait le verre.
43:59Ensuite, j'ai été à Venise et puis j'ai découvert le verre de Venise,
44:03les verres soufflés, etc.
44:04Donc, j'ai toujours été passionnée.
44:07Et donc, mon budget passait dans les achats d'objets en verre.
44:10Parce que d'abord, il y a cette beauté, il y a cette translucide, c'est fragile,
44:14en même temps très fort.
44:16Et le verre, il peut se briser, on peut le reconstruire.
44:19C'est-à-dire que j'ai toujours eu cette capacité,
44:22quand un objet se cassait, d'en faire autre chose,
44:25de le recoller à ma manière, de le réparer.
44:28Et donc, ça nous rappelle aussi notre fragilité.
44:30– Malgré les petites fissures, finalement…
44:32– Malgré les fissures, j'en fais, vous savez, des objets,
44:36comme celui-ci, il y a des fissures à l'intérieur et vous ne les verrez pas.
44:41Et ça donne encore quelque chose de beaucoup plus beau.
44:44– Tout à fait.
44:45Et assez original aussi.
44:48Je dois l'avouer.
44:49En tout cas, beaucoup de vos sculptures, de vos figurines,
44:51présentent deux visages, deux facettes,
44:53en tout cas pour une précédente exposition.
44:56Pourquoi ce choix de double visage, double facette ?
45:02– Et bien, c'est-à-dire que quand j'ai commencé ma première œuvre,
45:06la première fois, j'ai fini et je me suis dit, non, ce n'est pas fini.
45:10Je retourne l'œuvre, je me dis, je regarde,
45:14c'est-à-dire dans ce que je vois, quand je retournais l'œuvre,
45:17c'était une autre expression qui m'est venue.
45:20– La même œuvre ?
45:21– La même œuvre, j'ai retourné, j'ai trouvé une autre expression.
45:23Et donc forcément, je me suis mis à assembler des objets
45:25qui vont me donner cette expression.
45:27Et donc, je vais assembler différents objets qui vont me donner,
45:30qui vont rappeler, qui vont aller avec cette expression.
45:33Et donc, ça fait que dans mes œuvres, il y a plusieurs facettes.
45:35Il n'y a pas qu'une, parce que parfois, on a des œuvres,
45:37bon, celle-ci, vous savez que celle-ci, elle est complètement fracassée.
45:41– Ça ne se voit pas à l'image, en tout cas.
45:43– Elle est complètement fracassée.
45:44Vous voyez le travail d'Orphée Averurie qu'il y a eu
45:47par rapport à ces petites perles que j'ai collées, etc., pour cacher.
45:50Parce qu'elle avait une expression tellement belle
45:51que je n'avais pas envie de la jeter,
45:53je n'avais pas envie de jeter les œuvres, enfin les objets.
45:56Et donc, voilà, mais pourquoi recto verso ?
46:00C'est comme ça, c'est…
46:01Et en fait, il y a parfois dans des œuvres,
46:05dans celles que j'expose en tout cas aujourd'hui à la galerie,
46:07là, il y en a une, c'est cinq.
46:10Il y a cinq, un, deux, trois, quatre, cinq, cinq facettes.
46:15On les voit de côté, on les voit de face,
46:17parce que quand j'ai retourné…
46:18– À chaque fois, ça donne un visage différent.
46:19– Il y a une lecture, il y a un regard, il me manquait des regards,
46:22j'ai juste mis les yeux pour que ça donne une figurine.
46:25– Incroyable, en tout cas, est-ce qu'il y a toujours une réflexion
46:27entre l'ombre, la lumière aussi ?
46:30Quand vous assemblez un objet, est-ce que vous y pensez à la lumière ?
46:34– Alors, ombre et lumière, ombre et lumière,
46:36en fait, c'est juste une métaphore.
46:38C'est-à-dire que, bien sûr, dans le verre, il y a de l'ombre,
46:42il y a de la lumière qui surgit dès qu'on change l'objet de position,
46:48mais il y a aussi ce côté ombre qu'on a, nous, qu'on ne veut pas voir,
46:53et puis cette lumière qu'on aime montrer.
46:55Et donc, nous, en tant qu'être humain, on a ce côté lumière qu'on veut montrer,
47:01c'est un masque.
47:02Il y a le côté caché, secret, qu'on ne veut pas montrer,
47:05puis il y a le côté qu'on ignore complètement, et c'est ça, le côté ombre.
47:08– C'est lequel que vous essayez de révéler dans vos figurines d'habitude ?
47:12– Eh bien, il y a les deux, il y a les deux, d'ailleurs, quand il y en a
47:16deux,
47:16c'est qu'il y en a un qui est, parfois, on voit un visage qui est rayonnant,
47:21puis derrière, il y a un visage qui est triste.
47:23Ce côté ombre aussi qu'on ne veut pas voir, qu'on ignore.
47:27– Et puis cette dualité qui peut exister en chacun de nous, finalement.
47:30– Complètement, complètement.
47:31– En tout cas, assembler des morceaux brisés pour créer une figure entière,
47:37c'est un acte quand même fort, presque un acte de résistance, peut-être,
47:41je ne sais pas si le terme est approprié ou s'il est un petit peu trop fort.
47:45Est-ce que vous voyez dans votre travail de création
47:50une espèce de métamorphose de la résilience et de la reconstruction aussi,
47:55peut-être vers la reconstruction ?
47:57– Alors, ce qui me passionne aussi, c'est vraiment de travailler des objets cassés, fracassés,
48:03et de leur donner une seconde vie.
48:04Ça, ça me donne une joie inouïe.
48:07– Vous faites le parallèle avec la reconstruction et la réparation humaine ?
48:10– Voilà, c'est-à-dire que, et puis quand je compare avec nous-mêmes,
48:13c'est-à-dire qu'une épreuve, on peut se sentir fracassés.
48:16Mais en fait, une épreuve, ça nous aide à grandir, à nous reconstruire et être encore plus forts.
48:20Et c'est là que la résilience intervient et la résistance dont vous parlez.
48:25– En tout cas, vous dites souvent que vous avez commencé ce travail en vous amusant beaucoup.
48:31comment faites-vous pour préserver un petit peu cette spontanéité dans la démarche,
48:37ce regard un petit peu innocent d'enfant, si on veut,
48:40qui découvre le monde comme s'il le découvrait pour la première fois ?
48:44– Alors, au final, mon objectif, quand je fabrique un objectif…
48:49Voilà, celui-là, par exemple, il a cinq faces.
48:52– Cinq faces.
48:52– Voilà, cinq faces.
48:54Il y a recto verso, encore recto verso, non, recto verso et les deux faces de côté, vous voyez ?
49:03C'est aussi des faces très amusantes.
49:05Alors, comment je fais pour garder ce côté enfant ?
49:08Justement, c'est lorsque je suis dans mon état du mot enfant que j'aime produire.
49:13Parce que quand je suis dans cet état du mot, je suis libre de produire comme j'ai envie de
49:17produire.
49:18Je n'ai pas de frein.
49:19Et c'est ce qui me permet justement d'avoir cette liberté d'imaginer
49:22et puis de me laisser aller à faire des choses parfois qui choquent.
49:26Mais bon, ça choque celui qui a envie d'être choqué.
49:28– La lecture peut être différente en fonction de la personne.
49:32– La personne qui observe, on va dire, et du background de chacun également.
49:39– Et justement, par rapport à ce que vous dites, chacun fait une lecture.
49:42Par exemple, par rapport à une même œuvre, on va avoir des gens qui vont vous dire
49:44« Oh, mais elle est méchante ! »
49:46et l'autre qui va dire « Oh, mais elle est marrante ! »
49:49et puis « Oh, mais elle a l'air triste ! »
49:50Et enfin, chacun lit ce qu'il a envie de lire
49:52et chacun projette son émotion ou sa zone d'ombre justement sur cet objet.
49:57Parce que parfois, une personne, elle a des choses qu'elle ne peut pas voir en elle
50:00et puis, toc, l'objet, elle la ramène à ce qu'elle ne peut pas voir.
50:04Et donc, c'est aussi intéressant d'avoir ces différentes lectures
50:08qui font que chaque être est différent et unique.
50:12– Est-ce que c'est une manière aussi de vous ouvrir un petit peu vers le monde
50:15ou de partager une petite parcelle de vous dans chacune de ses œuvres ?
50:19– Forcément, dans chacune de ses œuvres, il y a une parcelle de moi.
50:22Ça, c'est sûr.
50:25Et d'ailleurs, même dans, on va dire, les moments où je les produis,
50:31on voit dans la lecture, si on retrace mes œuvres,
50:35on voit qu'il y a eu des moments où je les ai produits,
50:37un moment douloureux pour moi.
50:39Et donc, moi, au moment où je les vois marrantes,
50:43elles retracent ce ressenti de souffrance,
50:45on le voit à travers l'œuvre.
50:47Et je ne m'en rends pas compte.
50:49– Mais on vous a déjà fait la remarque ?
50:51C'est-à-dire qu'on a déjà ressenti cette émotion ?
50:55– Oui.
50:55– Cet état d'esprit dans lequel vous étiez au moment où vous étiez en train de travailler ?
50:59Oui, en tant qu'observateur.
51:00– Oui, en tant que personne qui me connaît.
51:02Oui, on me dit, tu vois, là, ton œuvre est très triste.
51:08Alors que moi, je considère qu'une œuvre n'est finie que quand elle me fait rire.
51:13– Mais justement, j'allais y venir.
51:15Quelqu'un s'occupe de l'humour et la dérision.
51:17Parce qu'effectivement, on sent que vous vous amusez beaucoup, en fait.
51:22On le sent.
51:23À quelle place occupe l'humour un petit peu dans vos travaux ?
51:28– Alors déjà, l'humour, il occupe une grande place dans ma vie, déjà.
51:31Donc c'est très important pour moi, l'humour.
51:32Je ne peux pas vivre sans humour.
51:34Je ne peux pas vivre sans blagues, sans histoires.
51:39J'ai vécu, en fait, dans un univers déjà petit, enfant, chez ma grand-mère, où il y avait beaucoup
51:43d'humour.
51:44D'ailleurs, ces personnages, je leur donne tous un nom de ces personnes que j'ai vécues chez ma grand
51:48-mère.
51:49Ils ont tous un nom marocain, très marocain.
51:51Donc, toutes ces personnes que j'ai rencontrées dans ma vie.
51:57Le Hachaz, qui était un personnage très drôle dans ma vie.
52:01Et donc, j'ai baigné dans l'humour.
52:04Et donc, forcément, j'ai envie de transmettre ça.
52:06J'ai envie que quand on voit cette œuvre, déjà, qu'elle me fasse marrer.
52:11Mais pourtant, elle ne fait pas souvent marrer.
52:12Mais bon, une œuvre comme ça, moi, je l'appelle, il y a le Fermèche, il y a l'Usted,
52:20parce que, bon, là, c'est des lettres qui sont…
52:23Vous avez vu, il y a le O, il y a le I, il y a le…
52:26Et donc, je les appelle en fonction de ce que j'y mets.
52:30Et les noms sont très importants aussi pour moi.
52:32Donc, quand je donne un nom à une œuvre, c'est important pour moi parce que j'y retrouve moi.
52:37– Donc, on l'a compris, vous êtes très spontanée dans votre démarche, toujours dans cette démarche artistique.
52:45Est-ce qu'il y a quand même des objets, en particulier, qui, eux, suscitent réflexion au moment de la
52:52création ?
52:53Comment ça se passe ?
52:54Est-ce que c'est vraiment au feeling, à l'émotion, ou c'est une idée qui mijote pendant quelques
52:59jours,
53:00un objet que vous avez peut-être collecté, comme vous le disiez tout à l'heure, dans une brocante
53:04et que vous imaginez pendant des jours avant de le créer ?
53:09Comment ça se passe ? Racontez-nous un petit peu ce processus.
53:12– Comme vous dites, mon travail commence d'abord par la rencontre avec un objet.
53:16C'est un objet, je le regarde différemment, je dialogue avec lui.
53:20Et puis, à partir de là, tous ces objets que j'ai accumulés dans ma brocante, que je dispose devant
53:24moi.
53:26Et en fonction de cet objet, de ce qu'il y a devant moi, et des couleurs qu'il a,
53:31etc.,
53:32je vais essayer de prendre tous ces objets qui vont me donner cette expression
53:36que lui m'a offert, là, dans mon premier regard.
53:40Et c'est à partir de là que je commence à assembler.
53:43Donc, il n'y a pas d'écriture où je dessine l'objet, où j'y pense pendant des mois.
53:49– Donc, c'est ce premier rapport, finalement, le premier contexte avec l'objet
53:56qui définit une œuvre, d'une certaine manière.
53:59– Tout à fait, j'ai pas de…
54:00– Puisque quand vous la construisez, vous essayez de retrouver cette première image qui vous est apparue.
54:05– Voilà, cette présence.
54:06– Donc, c'est un petit peu comme ça.
54:07– Et puis, bien sûr, j'ai des objets, mais il y en a toujours un qui m'attire,
54:13mais j'ai envie de le faire tout de suite.
54:14J'ai envie de… Tout de suite, il me parle.
54:16Tout de suite, il y a cette connexion qui se fait,
54:18et je ne dors plus, c'est-à-dire que je le prends, je me réveille le matin
54:22et je vais tracer jusqu'à ce que l'œuvre soit finie à 5h du matin.
54:26Et ce n'est pas facile parce que c'est beaucoup de collage,
54:30beaucoup d'attente, beaucoup de…
54:31pour ne pas que… Voilà, c'est fragile.
54:35– Oui, le vert, principalement le vert, effectivement.
54:38Fragile, mais fort, comme vous l'avez dit.
54:41Si on devait conclure un petit peu sur les projets sur lesquels vous travaillez actuellement,
54:45projets futurs peut-être que vous aimeriez annoncer au public,
54:48– Alors, pour l'instant, je n'ai pas de projets futurs.
54:52Je suis juste en train de cogiter encore par rapport à mon…
54:56C'est-à-dire que j'ai envie de grandir un peu par rapport à ce travail.
55:00J'ai envie de… J'ai en tête des œuvres un peu plus grandes,
55:04des œuvres avec lesquelles j'ai envie de partager avec un autre artiste,
55:08avec lesquelles j'avais déjà fait une quatre mains lors de ma première expo.
55:11Je lui en ai parlé, je lui ai dit que j'irai le voir.
55:14Et voilà, donc j'ai ma petite idée pour faire quelque chose d'un peu plus grandiose.
55:18– Vous avez parlé tout à l'heure de mélanger peut-être les matières.
55:21– Voilà.
55:22– En introduire de nouvelles.
55:23– Voilà, introduire de nouvelles, mélanger, et mélanger surtout les écritures.
55:28C'est-à-dire que cet artiste-là, j'ai beaucoup de respect pour lui.
55:31On a fabriqué trois œuvres ensemble lors de ma première expo
55:37et elles sont uniques, incroyables.
55:41Et là, j'ai envie de revenir vers ça et je vous en parlerai le moment voulu.
55:45– On a hâte en tout cas de découvrir tout ça.
55:47Merci à vous, Skiwoa Junaï, c'était un plaisir.
55:49– Merci beaucoup. Et je voulais aussi dire, à travers cette émission,
55:52remercier Abla Abou quand même, pour qui j'ai beaucoup de reconnaissance,
55:55qui a été la première à encourager mon travail, à m'exposer en solo en 2010 déjà.
56:00Et donc voilà.
56:01– Merci, merci à vous.
56:03– Je vous remercie.
56:03– C'est la fin de l'Invité Culture pour aujourd'hui. Très bonne journée.
56:10– C'est la fin de ce journal. Merci à vous de nous suivre.
56:12L'information revient dans un instant sur Média TV.
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