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  • il y a 23 heures

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00:11Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV.
00:20Voici les principaux titres de votre soirée.
00:24L'opération Marhaba 2026 revient pour une deuxième phase.
00:28Une campagne consacrée cette fois-ci au retour des MRE vers leur pays de résidence.
00:33Une série de mesures opérationnelles ont été mises en place par l'autorité portuaire de Tangemède.
00:41Au Sénégal, des arbres sont menacés de disparition.
00:44Pour tenter de réduire la menace, plusieurs initiatives citoyennes naissent afin de préserver ce patrimoine naturel.
00:54Et enfin, aux Etats-Unis, TikTok a accepté de payer jusqu'à 400 millions de dollars pour solder des accusations
01:00de collecte illégale de données d'enfants.
01:03Une annonce faite en pleine offensive des autorités américaines et européennes contre les réseaux sociaux accusés de mal protéger les
01:11mineurs.
01:16A l'œil de l'actualité ce samedi, les Marocains résidant à l'étranger retournent dans leur pays d'origine.
01:21Pour les accompagner, la Fondation Mohamed V pour la solidarité lance la deuxième phase de l'opération Marhaba 2026.
01:29L'opération se déroule dans de bonnes conditions grâce à une série de mesures opérationnelles mises en place par l
01:35'autorité portuaire de Tangemède.
01:37Parmi ces mesures, l'application du système de billets fermes.
01:41Les voyageurs peuvent modifier la date de leur billet avant leur arrivée au port,
01:46soit au niveau de l'aire de repos de la Fondation Mohamed V pour la solidarité située à l'entrée
01:51de la ville de Tangemède,
01:52soit à la station Ayn Chouka Aksarsreira.
01:59En cette période estivale, l'Hussema est l'une des destinations phares du pays,
02:04connue pour ses eaux turquoises, ses plages de sable noir et son poisson.
02:08La ville a également une marina en pleine expansion qui offre activité et excursion pour tous les visiteurs estivaux.
02:14On voit cela en détail avec Dunia Dima.
02:18Un petit port de plaisance où se croisent jet-ski, voiliers, petits bateaux de pêche et yacht.
02:25A El-Hussema, la marina connaît une influence particulière l'été.
02:29En cause, un projet de réaménagement du port lancé en 2016.
02:39La marina connaît une influence croissante de la part des visiteurs, tant les Marocains que les étrangers.
02:44Et la marina a obtenu cette année, et pour la quatrième consécutive, le Pavillon Bleu,
02:49un label international de qualité environnementale et de tourisme durable.
02:54Plusieurs projets sont en préparation, notamment sur les loisirs et de nouvelles techniques de développement durable.
03:07Le label Pavillon Bleu est décerné chaque année par la Fondation Mohamed VI pour la protection de l'environnement,
03:14en partenariat avec la Fondation pour l'éducation à l'environnement.
03:18Car la marina est bordée de falaises eau rocheuse surplombant les eaux turquoises de la Méditerranée,
03:23un petit bijou du patrimoine marocain.
03:33Dieu merci, notre ville connaît un véritable essor, notamment touristique,
03:38et cela se voit particulièrement dans la zone de la marina.
03:41Cela crée une belle dynamique et une belle ambiance, donc c'est une réussite.
03:44Les gens profitent du cadre, en famille ou entre amis.
03:52Et une des manières de profiter de cet endroit et ses environs
03:55est facilité par le port et ses 205 places d'amarrage avec une superficie totale de 2,5 hectares.
04:02De quoi voguer vers des flots estivaliers.
04:07Il y a beaucoup de promenades en bateau possibles ici.
04:13Certaines excursions durent une heure et demie et on peut découvrir les plages et criques d'Al Hoseima,
04:18aller jusqu'à l'île de Nécor.
04:20Nous souhaitons la bienvenue à tous ceux qui veulent venir découvrir cette ville,
04:24ces plages et ces paysages.
04:30Connus sous le nom de la perle de la Méditerranée,
04:32Al Hoseima attire tous les ans des dizaines de milliers de touristes.
04:37En 2025, le Maroc a accueilli plus de 19 millions de visiteurs étrangers,
04:42friands de paysages comme celui qu'offre le nord du royaume.
04:48Au Maroc, toujours après la propagation d'une punaise végétale connue sous le nom de Nisius,
04:53dans la région de l'House, où elle a causé des dégâts aux oliviers,
04:57l'inquiétude gagnent les agriculteurs qui récoltent des oliviers.
05:00Face à cette situation, une question se pose.
05:02Quel sera l'impact sur les récoltes à l'approche de la saison de la cueillette ?
05:07Élément de réponse avec Dina Marigny.
05:09Elle inquiète les agriculteurs dans plusieurs régions du Maroc.
05:12La punaise végétale, connue scientifiquement sous le nom de Nisius simoïde,
05:18s'attaque notamment aux oliviers.
05:20Cet insecte se nourrit de la sève des plantes et des jeunes pousses,
05:24au risque d'affaiblir les arbres et, dans les cas les plus sévères,
05:28de provoquer leur dépérissement.
05:29Dans la région de Rabassale-Kénitra,
05:32les agriculteurs n'ont pas constaté à ce jour d'attaque de cette punaise sur leurs oliviers.
05:38Mais d'autres insectes sont bien présents dans les champs.
05:41Leur prolifération serait notamment favorisée par l'abondance des mauvaises herbes,
05:46elles-mêmes stimulées par une saison particulièrement pluvieuse.
05:56Dieu merci, la punaise végétale qui s'est propagée dans la région d'Al-Haouz
05:59et dans certaines régions du Nord ne nous a pas atteints.
06:02Nous avons pris les précautions nécessaires afin de protéger nos oliviers.
06:13D'autres menaces peuvent toutefois affecter les oliviers,
06:15notamment la maladie dite de l'œil de pan.
06:18Cette infection touche principalement les feuilles
06:20et provoque l'apparition de taches caractéristiques.
06:23Lorsqu'elles se développent fortement,
06:25les feuilles peuvent tomber prématurément,
06:26ce qui affaiblit l'arbre et peut réduire sa production.
06:29Il y a également la teigne, un insecte ravageur
06:32qui peut s'attaquer aux différentes parties de l'olivier,
06:34notamment les feuilles, les fleurs et les fruits.
06:42Pour éviter que la situation ne s'aggrave,
06:45les agriculteurs misent sur la prévention.
06:48Surveillance des plantations,
06:50conseils auprès des spécialistes et interventions régulières.
06:53Plusieurs mesures sont prises pour protéger les oliviers.
06:57Pour limiter l'apparition et la propagation de ces insectes ravageurs,
07:00il est important de bien gérer l'irrigation,
07:03mais aussi de veiller à ce que les arbres soient suffisamment aérées
07:05et exposées au soleil.
07:06Il faut également leur apporter les engrais nécessaires.
07:13Pour limiter la propagation de ces insectes ravageurs,
07:16il est important de retirer régulièrement
07:18les feuilles mortes dans les champs,
07:20car elles peuvent favoriser leur développement.
07:22En cas d'infestation importante ou de risque pour la récolte,
07:25le recours à des traitements phytosanitaires
07:27peut également être nécessaire.
07:32Les spécialistes recommandent une surveillance régulière des champs
07:36afin de détecter rapidement toute évolution de la situation.
07:39Ils préconisent également de labourer les espaces situés
07:42entre les rangées d'arbres,
07:43pour réduire la présence des feuilles mortes
07:45qui favorisent la reproduction de ces insectes.
07:49Dans l'actualité internationale, plus de 20 000 hectares de forêts
07:53ont été ravagés par des feux.
07:54Dans le centre de la Colombie, dans le département du Tolima,
07:5811 foyers restent actifs dans plusieurs municipalités,
08:01dont 4 sont placés en alerte rouge,
08:04alors que plus de 150 pompiers ont été mobilisés
08:07pour lutter contre les flammes.
08:08Les incendies ont également causé d'importants dégâts au secteur agricole,
08:12notamment aux cultures de bananes, de café et d'avocats,
08:16ainsi que les pâturages.
08:17Déclarés au début du mois d'août,
08:19les incendies font l'objet d'une enquête
08:21afin de déterminer leur origine.
08:27Des frappes russes sur l'Ukraine ont fait 7 morts
08:30entre vendredi soir et samedi,
08:32tandis que des frappes ukrainiennes ont fait 8 morts en Russie
08:34et en territoire occupé.
08:36La Russie, mais aussi l'Ukraine,
08:37ont intensifié leurs attaques ces dernières semaines
08:40au prix d'un nombre croissant de victimes civiles,
08:43alors que les efforts diplomatiques
08:44pour mettre fin à plus de 4 ans de conflits
08:47sont au point mort.
08:48L'Ukraine réclame depuis des mois
08:50auprès de ses alliés occidentaux
08:52des livraisons de missiles intercepteurs américains patriotes
08:56indispensables afin de contrer
08:57les missiles balistiques russes
08:59de plus en plus nombreux
09:00et presque impossibles à obtenir
09:02depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient.
09:08Retour sur le continent et direction le centre du Nigeria,
09:11dans l'état du Niger,
09:12où des terroristes ont enlevé et tué
09:14des dizaines de personnes
09:15lors d'une attaque perpétrée
09:17pendant la prière du vendredi.
09:18L'attaque a eu lieu dans le village de Dikera,
09:21dans la zone de gouvernement local de Borghu.
09:25Le bilan exact de ces attaques n'est pas connu.
09:28Le pays le plus peuplé d'Afrique
09:31fait face depuis 17 ans à une insurrection
09:33menée par des groupes terroristes
09:35qui ont fait de ces enlèvements une tactique clé,
09:39notamment l'enlèvement en 2014
09:40de centaines de collégiennes dans la ville de Chibok.
09:47Dans le sud de la Tunisie,
09:48une embarcation transportant 15 migrants
09:50achavirés au large de Zarzis.
09:52Une personne a été secourue
09:54alors que les recherches se poursuivent.
09:56Certaines sources annoncent plusieurs morts.
09:58La garde nationale n'a pas fait état
10:00d'éventuels décès indiquant
10:02que les opérations de recherche
10:03étaient toujours en cours.
10:05La Tunisie, dont les côtes se trouvent
10:07à quelques 145 kilomètres
10:09de l'île italienne de Lampedusa,
10:12est un point de départ majeur
10:13pour les migrants,
10:14tentant la périlleuse traversée
10:15de la Méditerranée vers l'Europe.
10:20Direction à présent la République démocratique du Congo
10:23où l'épidémie d'Ebola se propage
10:25à grande vitesse
10:25avec une réponse tardive
10:27des autorités sanitaires.
10:28Un contexte de conflit
10:29de groupes armés
10:30et un variant
10:31qui n'a ni vaccin ni traitement.
10:33La propagation pourrait encore s'étendre
10:36alors que déjà plus de 2500 personnes
10:38sont décédées.
10:39On voit cela en détail
10:40avec Dunia Dimon.
10:42Un drapeau,
10:43celui de la République démocratique du Congo
10:45qui flotte dans les airs
10:46et non loin,
10:47le variant rare
10:48de la 17ème épidémie d'Ebola,
10:49Bondi Bouguio,
10:50qui lui aussi flotte
10:52et circule dans les airs
10:53de manière invisible.
10:54Déclarée officiellement en mai,
10:56cette épidémie d'Ebola
10:57est la pire
10:58que le pays n'a jamais connue.
11:01L'épidémie d'Ebola
11:03connaît une diffusion fulgurante.
11:04Dans les trois derniers mois,
11:06au moins 2500 personnes
11:07en sont mortes
11:08et la moitié d'entre elles
11:09juste en l'espace
11:10des 20 derniers jours.
11:11L'épidémie se propage
11:13dans une zone plus grande
11:14que la France
11:14et surtout se propage
11:15plus vite
11:16que la réponse sanitaire
11:17qui lui est apportée.
11:24En cause,
11:25le foyer du variant
11:25se trouve dans l'Iturie,
11:27province de l'est du pays
11:28dévastée par des décennies
11:29de conflits
11:30et de groupes armés,
11:31de déplacements massifs
11:32de populations
11:33et de difficiles accès
11:34à certaines zones,
11:35rendant la mise en place
11:36d'infrastructures sanitaires
11:37très compliquées.
11:39À tout cela,
11:39s'ajoute la grande viralité
11:41d'Ebola.
11:43Pourquoi est-ce si dur
11:44d'y répondre ?
11:45Eh bien,
11:45les conditions
11:46pour être opérationnelles
11:47sont très difficiles.
11:49162 personnel médical
11:51sur place
11:51a attrapé Ebola
11:52et 43 en sont morts.
11:54Et lorsque nous parvenons
11:55à donner une réponse sanitaire,
11:57les équipes sont confrontées
11:58à la défiance
11:59de la population.
12:06Le variant Bundy-Bugyo
12:08ne dispose d'aucun vaccin
12:09ou de traitement.
12:10Les conséquences sont donc
12:11dramatiques.
12:12La majorité des contaminations
12:13échappent encore
12:14aux chaînes de contacts
12:15identifiées,
12:16ce qui favorise
12:17une transmission silencieuse
12:18du virus.
12:22Plus de 80 millions de dollars
12:24ont déjà été investis
12:26pour lutter contre Ebola.
12:27Le problème est que
12:28cette somme va seulement
12:29permettre d'avoir
12:30des pactes de lutte
12:31contre l'épidémie
12:32pour quelques semaines.
12:33Il faut une réponse
12:34bien plus importante
12:35et un soutien bien plus grand
12:37de la communauté internationale.
12:38Chaque délai favorise
12:40la moralité de cette épidémie.
12:41et favorise sa circulation,
12:43ce qui la rend plus difficile
12:45et plus coûteuse à arrêter.
12:50Des essais vaccinaux
12:52et thérapeutiques sont en cours
12:53dans l'espoir de trouver
12:54rapidement un traitement
12:56face à cette épidémie
12:57très meurtrière.
12:58En 50 ans,
13:00Ebola a tué au moins 15 000 personnes
13:02sur le continent africain.
13:06Les Nations Unies annoncent
13:07le déblocage de 3 millions de dollars
13:09afin de faire face
13:10à une éventuelle propagation
13:12du virus Ebola
13:13en République centrafricaine.
13:15Cette décision intervient
13:16dans un contexte de recrudescence
13:18des risques de la propagation
13:19après la confirmation
13:20de cas d'Ebola
13:21dans les provinces
13:22de la République démocratique du Congo.
13:24L'appel humanitaire
13:25lancé cette année
13:26par les Nations Unies
13:27et leurs partenaires
13:28pour la République centrafricaine
13:30d'un montant
13:31de 264 millions de dollars
13:33n'est financé
13:34qu'à hauteur
13:35d'un peu plus de 42%
13:36avec seulement
13:37112 millions
13:38de dollars
13:39reçus
13:39à ce jour.
13:46Essentiel pour notre vie
13:47sur Terre
13:48mais souvent négligé
13:49les arbres sont aujourd'hui
13:50menacés de disparition
13:52au Sénégal
13:53pour tenter de faire face
13:54à cette menace
13:55plusieurs initiatives citoyennes
13:56naissent
13:57pour préserver
13:58ce patrimoine naturel.
13:59On voit tout cela
14:00en détail dans ce reportage
14:01signé Olivia Bossal
14:02et Malin Diediou.
14:05Au cœur de ce jardin
14:07un homme ne vit que
14:08pour sa passion
14:09celle de redonner vie
14:11aux plantes.
14:13Ici,
14:14Abdoulaye
14:15réinvente
14:15la botanique sénégalaise
14:17sa façon
14:18à lui
14:19d'attiser la curiosité
14:20et l'engouement
14:21dans son jardin
14:22des variétés
14:23se démarquent.
14:24C'est une fuquesse
14:25ordinaire
14:26qu'on a recommandée
14:27essayer de sortir
14:28une design tellement beau.
14:30En général
14:30on a des tillas
14:31on a des exorats
14:34on a des palmiers
14:35palmiers
14:35beaucoup de variétés
14:36on a des arécorias
14:38des sapins
14:39A Dakar
14:40les espaces verts
14:41tendent à disparaître
14:42l'homme
14:43et les mutations
14:44du climat
14:44en sont les principales causes
14:46voici 20 ans
14:47que l'ingénieur agronome
14:49s'est engagé
14:50dans cette noble cause
14:51des initiatives
14:52éco-citoyennes
14:53encouragées
14:54par des défenseurs
14:55de la biodiversité.
14:56Il y a beaucoup de gens
14:57qui ne savent pas
14:58par exemple
14:59qu'il est interdit
14:59de couper un arbre
15:00même si c'est sur votre terrain
15:01en ville
15:02il faut avoir une autorisation
15:03des eaux et forêts
15:04donc la sensibilisation
15:05pour que les gens
15:06comprennent mieux
15:07l'importance des forêts
15:08des arbres
15:09dans nos vies.
15:10L'une des menaces majeures
15:11c'est la désertification
15:13on parle souvent
15:14de perte de forêts
15:15parce qu'il y a
15:15de fortes sécheresses.
15:18Même si certains
15:19ignorent son apport
15:20l'arbre
15:21est d'une très grande utilité.
15:22C'est un être vivant
15:24au même titre
15:24que les humains
15:25ou les animaux.
15:26Pourquoi ?
15:26Parce qu'un arbre
15:28a des réactions physiologiques
15:31respirer,
15:32se nourrir,
15:32se reproduire.
15:33Vous voyez
15:33comme il fait chaud aujourd'hui
15:34sous un arbre
15:35ça devait être
15:36le climat parfait
15:37et on va dire aussi
15:39que grâce à l'arbre
15:39nous respirons.
15:40C'est un rapport interactif
15:42nous donnons
15:42et il nous donne.
15:44C'est d'ailleurs
15:45pour cela
15:46qu'Abdoulaye
15:46lui donne
15:47tout cet intérêt
15:48sous la canicule
15:49bien arroser,
15:51nourrir
15:51et s'occuper
15:52de ses arbustes.
15:53Voici l'astuce.
15:54En général
15:55c'est l'arrosage,
15:57mettre des terreaux
15:58et mettre des engrais.
15:59C'est le développement
16:01de la plante
16:01à période
16:02de la saison
16:02de sèche.
16:04Dans tout
16:04le traitoire sénégalais
16:05il y a des milieux
16:07qu'on a déjà coupé
16:09toutes les plantes
16:09surtout à Dakar.
16:11On commence
16:12à essayer
16:13de modifier
16:14le système
16:15pour que l'environnement
16:16commence à se planter
16:17dans tout
16:18le traitoire sénégalais.
16:20L'État du Sénégal
16:21a ratifié
16:22de nombreux accords
16:23comme celui
16:23sur la protection
16:24de la biodiversité,
16:26des mécanismes
16:27qui nécessitent
16:28néanmoins
16:28la participation
16:29de tout le monde
16:30par des sensibilisations
16:31et autres actions
16:33écologiques.
16:34L'arbre
16:35est notre héritage,
16:36le protéger,
16:37c'est préserver
16:38l'humanité
16:39d'une disparition
16:40précipitée.
16:42Je vous le disais
16:43en titre,
16:44aux Etats-Unis,
16:44TikTok a accepté
16:45de payer
16:46jusqu'à 400 millions
16:47de dollars
16:48pour solder
16:48des accusations
16:49de collecte illégale
16:50de données d'enfants.
16:52C'est ce qu'a annoncé
16:52la justice américaine
16:54aujourd'hui.
16:54Depuis une plainte
16:55de 2024,
16:56TikTok a connu
16:57d'importants changements
16:58en matière de vie privée,
16:59a déclaré
17:00le ministère
17:01de la Justice
17:01dans un communiqué
17:02citant
17:03des mesures destinées
17:04à renforcer
17:05les garde-fous
17:06pour les jeunes utilisateurs
17:07et le contrôle parental.
17:09TikTok est passé
17:10en janvier dernier
17:11sous le contrôle
17:12d'une co-entreprise
17:13à majorité américaine
17:14afin d'éviter
17:15une interduction
17:16votée par le Congrès
17:17qu'il aurait coupé
17:18de ses 200 millions
17:19d'utilisateurs
17:20aux Etats-Unis.
17:22ByteDance
17:22en détient désormais
17:23un peu moins
17:24de 20%.
17:30Il est l'heure
17:30à présent
17:31de notre entretien
17:32avec l'invité
17:32de la rédaction.
17:42Et durant cet entretien,
17:44nous allons parler
17:44du Maroc
17:45qui se classe
17:4543e sur 155 pays
17:48dans le classement mondial
17:49de la cybersécurité 2026
17:51publié par l'Académie estonienne
17:53de la gouvernance électronique
17:55avec un score
17:55de 79,17 sur 100.
17:59Le Royaume se distingue
18:00notamment par son architecture
18:01institutionnelle et réglementaire,
18:03la protection
18:04des infrastructures critiques,
18:06la protection
18:06des données
18:07personnelles
18:08et aussi
18:08le développement
18:09de compétences spécialisées.
18:11Une performance
18:12encourageante
18:12alors que les cybermenaces
18:14se multiplient
18:15et deviennent
18:16de plus en plus
18:17sophistiquées,
18:18notamment avec l'essor
18:19de l'intelligence artificielle.
18:21Mais derrière
18:22un bon classement international,
18:23une question demeure.
18:24Le Maroc
18:25est-il réellement capable
18:26de résister
18:27à une cyberattaque
18:28majeure
18:28visant ses infrastructures,
18:30ses entreprises
18:31ou encore
18:31ses administrations ?
18:33Eh bien, pour en parler,
18:34nous avons le plaisir
18:34de recevoir
18:35Soufiane Labdi,
18:36expert en cybersécurité
18:38et intelligence artificielle.
18:40Soufiane Labdi,
18:41bonsoir
18:41et merci d'être avec nous.
18:44Bonsoir à tous.
18:45Merci à vous
18:46pour votre invitation.
18:48Soyez le bienvenu.
18:48Alors, pour commencer,
18:49le Maroc
18:50est 43e mondial
18:51sur 155 pays.
18:53Est-ce une performance
18:54qui traduit réellement
18:55un niveau élevé
18:56de cybersécurité
18:57ou faut-il relativiser
18:59ce classement ?
19:03Alors, effectivement,
19:04c'est tout d'abord
19:04un résultat qui est positif.
19:06Néanmoins,
19:07avant de commenter
19:08la température,
19:09il faut bien comprendre
19:09ce que mesure
19:10le thermomètre.
19:11Donc,
19:13il faut comprendre
19:14ce que mesure
19:14ce classement finalement.
19:16Donc,
19:16cette note
19:16de 79,17 sur 100
19:18permet de donner
19:19au Maroc
19:20des atouts majeurs
19:21en termes de structure
19:23et de fondation
19:23en cybersécurité,
19:25mais ce n'est pas
19:26un classement
19:26de la puissance cyber.
19:27Il ne mesure pas
19:28ni le budget
19:29dont dispose l'État,
19:30ni le nombre réel
19:31des experts
19:32dont dispose le Maroc,
19:33ses capacités
19:34de renseignement,
19:35ses capacités offensives
19:36ou même
19:36ses capacités militaires.
19:38Donc,
19:38il regarde finalement
19:39une série de capacités nationales
19:40que vous avez évoquées
19:41vous-même,
19:41la stratégie,
19:42la réglementation,
19:43les infrastructures critiques,
19:45la réponse aux incidents,
19:46la coopération internationale.
19:48Mais,
19:48c'est ce qui est
19:49ce qui explique
19:50que finalement,
19:51on accorde
19:52une importance
19:52très forte
19:55aux preuves publiques
19:57permettant
19:57de documenter
19:58ces capacités
19:59puisque la méthodologie
20:00de ce classement
20:01ne s'appuie
20:02que sur des preuves publiques
20:03ou des données
20:04qui sont partagées
20:06par nos autorités nationales.
20:08Donc,
20:08à titre d'exemple,
20:10si on regarde
20:10un petit peu
20:11ce classement,
20:12vous allez trouver
20:13l'Albanie
20:14qui est première,
20:14mais quand on croise
20:16les différents indicateurs,
20:17notamment avec un autre
20:18référentiel
20:19qui est le Global Cyber Security Index,
20:21vous allez voir
20:22qu'à ce moment-là,
20:23le Maroc est classé
20:24au plus haut niveau,
20:25au niveau tiers 1,
20:26rôle modèle,
20:27alors que l'Albanie,
20:28quant à elle,
20:28est classée niveau 2.
20:30Donc,
20:30in fine,
20:31le NCSI est utile,
20:33mais c'est vraiment
20:33un outil de diagnostic,
20:35pas comme on pourrait voir
20:37tel qu'un championnat
20:39du monde
20:39de la cybersécurité
20:40des États.
20:41Donc,
20:42finalement,
20:43ce résultat
20:43est très intéressant,
20:45il montre
20:45une réelle capacité
20:46à évoluer,
20:48mais il faut regarder
20:49derrière le chiffre.
20:51Alors,
20:51ce rapport,
20:52justement,
20:52met en avant
20:53l'architecture institutionnelle
20:54et réglementaire marocaine,
20:56notamment la DGSI
20:58et la loi 0520.
21:00Avons-nous,
21:01aujourd'hui,
21:01un dispositif
21:02suffisamment solide
21:03pour faire face
21:04à une cyberattaque
21:05de grande ampleur,
21:06selon vous ?
21:09Alors,
21:09ce qui est sûr,
21:10c'est que,
21:11au Maroc,
21:11nous disposons aujourd'hui
21:12d'une architecture nationale
21:13de cybersécurité
21:14qui est réellement structurée.
21:16La Direction Générale
21:17de la Sécurité
21:17des Systèmes d'Information
21:19qui constitue
21:20l'autorité nationale
21:21de référence
21:21et qui est active
21:22aujourd'hui
21:23auprès des organisations
21:25à la fois
21:25du public
21:26et du privé.
21:27On dispose également
21:28du Moroccan
21:29Computer Emergency Response Team,
21:32c'est-à-dire
21:32le Centre National
21:33de Réponse
21:35aux Incidents
21:35avec une équipe spécialisée
21:37qui va travailler
21:38sur la veille
21:39identifiée
21:40et partager
21:41des alertes
21:42et des menaces
21:42en termes de cybersécurité
21:43qui va en travailler
21:44sur les analyses
21:45et faire de la réponse
21:46à des incidents.
21:48Et comme vous l'avez évoqué,
21:50le dispositif marocain
21:50s'appuie aussi
21:51sur la loi 0520.
21:52Cette loi relative
21:53à la cybersécurité
21:54qui est déclinée
21:55en tant que directive nationale
21:57de cybersécurité
21:58des systèmes d'information,
22:00elle constitue aussi
22:01un corpus
22:02associé
22:02à un comité stratégique
22:04de cybersécurité,
22:05à un comité
22:06de gestion de crise
22:06qui permet aussi
22:08d'analyser
22:09les grands événements
22:10cybernétiques majeurs.
22:12Donc finalement,
22:13le Maroc réunit
22:14plusieurs acteurs majeurs
22:16au sein de l'État
22:17afin de coordonner
22:17la réponse
22:18lorsqu'un incident
22:19dépasse le cadre
22:20d'une organisation individuelle.
22:22Et il faut rappeler
22:22que le Maroc
22:23s'est doté
22:24encore une fois
22:25d'une nouvelle stratégie
22:27de cybersécurité
22:28à horizon 2030
22:29qui n'est pas sa première.
22:31Je me permets
22:32de vous couper
22:32parce que c'est
22:33ma prochaine question,
22:34M. El-Habdi.
22:35Quels sont aujourd'hui
22:35les principaux atouts
22:36justement,
22:37vous étiez en train
22:37de les citer,
22:38du Maroc
22:38en matière
22:39de cybersécurité ?
22:42Alors,
22:43plutôt que d'atouts,
22:44je préférais parler
22:45plutôt de force
22:45et vraiment d'axe
22:46de consolidation.
22:49Lorsqu'on regarde
22:50le détail du classement,
22:51on voit qu'on obtient
22:52quasiment 100%
22:54sur les critères
22:55du NCSI
22:56concernant les infrastructures
22:57critiques,
22:58les facilitateurs
22:59numériques,
22:59l'analyse de la menace,
23:01la sensibilisation
23:01ainsi que la protection
23:02des données personnelles.
23:04On a quelques résultats
23:06qui sont un peu inférieurs
23:07lorsqu'il s'agit
23:07de la réponse à incidents
23:08par exemple.
23:09Ce sont des acquis
23:10très importants
23:10et c'est important
23:11de le partager.
23:13Et donc,
23:14ce qu'il faut aussi comprendre,
23:15c'est que les résultats
23:16qui sont publiés
23:18à travers cette analyse
23:19sont ceux
23:20qui ont bien été
23:22partagés
23:22soit par nos autorités
23:23ou soit qui ont été
23:24vraiment mis
23:26de manière publique.
23:27Et donc,
23:28on peut disposer
23:29de capacités
23:29au sein du Maroc
23:30mais qui n'ont pas été
23:31traitées
23:32par ce référentiel.
23:36À titre d'exemple,
23:37les dernières données
23:38utilisées pour ce classement
23:40datent d'octobre 2025.
23:42Alors qu'en 2026,
23:43il y a pas mal
23:44d'activités
23:45et d'initiatives
23:48qui ont été lancées
23:49par le Maroc.
23:51Alors au-delà
23:52de la prévention,
23:53est-ce que nous sommes
23:53réellement capables
23:54de gérer une attaque
23:55majeure,
23:56la détecter rapidement,
23:57la contenir
23:58et surtout assurer
23:58la continuité
24:00des services essentiels
24:01dans le pays ?
24:03Je pense que c'est
24:03le point que vous avez évoqué
24:04qui est très important,
24:05c'est assurer la continuité
24:06des services essentiels
24:07parce que des attaques,
24:08il y en aura tout le temps
24:09et l'objectif n'est pas
24:10de bloquer les attaques
24:11ou d'éviter
24:13qu'une attaque survienne
24:14mais vraiment
24:15de pouvoir continuer
24:15à opérer
24:16nos services essentiels
24:17avant, pendant
24:18et après une attaque.
24:19Le Maroc s'est déjà
24:20exercé là-dessus.
24:22Le Maroc a déjà
24:22travaillé sur ce qu'on appelle
24:24des cyber drills,
24:25donc ce sont des simulations
24:27grandeur nature
24:28de gestion d'incidents
24:29au niveau national.
24:31Ils ont pu réunir
24:32plus de 55 équipes
24:33issues d'administrations,
24:34d'établissements publics,
24:35d'infrastructures
24:36d'importance vitale
24:37et réaliser des exercices
24:38en 2021-2022
24:40pour voir
24:41quelle serait
24:41notre capacité
24:42de réaction
24:42et de continuité
24:44de service.
24:45En revanche,
24:45il faut bien distinguer
24:46un exercice qui lui
24:48est technique
24:49d'un exercice
24:50qui lui
24:51est multisectoriel
24:53parce que le vrai
24:54scénario catastrophe
24:56si je puis dire,
24:57c'est vraiment
24:58le cas d'une attaque
24:59qui puisse
25:01impacter
25:02à la fois
25:02nos services
25:03de télécommunication,
25:05nos services
25:05de ressources,
25:06donc l'énergie,
25:07l'eau,
25:08nos services financiers
25:09et qui tout cumulé,
25:11tout en cascade
25:11pourrait impacter
25:15la sûreté nationale.
25:18Le Royaume du Maroc
25:19développe des formations
25:20universitaires
25:21et des filières
25:21spécialisées.
25:23Est-ce que,
25:23selon vous,
25:23nous avons suffisamment
25:24de compétences
25:25et de talents
25:25pour répondre
25:26à l'explosion
25:27des besoins
25:28en cybersécurité
25:29au Maroc ?
25:32Effectivement,
25:32on a beaucoup investi
25:33au Maroc
25:34sur les formations
25:35supérieures,
25:36à partir de Bac plus 3
25:38jusqu'à Bac plus 5.
25:39Aujourd'hui,
25:40on a un écosystème
25:40qui est mature.
25:41On a un certain nombre
25:42d'universités
25:43et d'écoles
25:43qui permettent
25:44de former
25:45les différents talents
25:46au Maroc
25:47sur les sujets
25:48de cybersécurité.
25:49Néanmoins,
25:50ce dont on a besoin
25:51à présent,
25:53ce sont des capacités
25:54qui sont de plus en plus
25:55techniques et spécialisées.
25:56Pour donner quelques exemples,
25:58dans le domaine industriel,
25:59la cybersécurité industrielle,
26:01on manque de compétences
26:01encore au Maroc.
26:02Dans le domaine
26:04de la gestion
26:05des identités,
26:05par exemple,
26:06et des accès,
26:07on manque encore
26:07de compétences au Maroc.
26:08Donc,
26:09ces formations
26:10qui restent aujourd'hui
26:11très pertinentes
26:12mais qui restent toutefois
26:13assez généralistes
26:13doivent se compléter
26:15de formations
26:16plus spécialisées
26:17et également,
26:18je pense,
26:19et ça c'est mon avis,
26:20que la cybersécurité
26:20ne doit pas commencer
26:21à Bac plus 3.
26:22On devrait plutôt
26:23introduire ces sujets
26:24de cybersécurité
26:25dès que nos enfants
26:27disposent
26:28d'un smartphone
26:29ou disposent
26:30d'un accès
26:30à l'espace cybernétique.
26:33Ce qui permettrait
26:33finalement de former
26:35nos talents
26:36de plus en plus jeunes.
26:37Et enfin,
26:37le dernier sujet,
26:38ce n'est pas juste
26:39de former les talents
26:40mais c'est de les conserver.
26:41Sur un marché cyber
26:42aujourd'hui
26:42qui est très concurrentiel
26:44à l'international,
26:45nos talents marocains
26:47très bien formés
26:48avec de l'expérience
26:49s'exportent très facilement.
26:51Et donc,
26:51il est compliqué
26:51et le challenge
26:52c'est de pouvoir
26:53les garder au Maroc
26:54pour servir
26:55nos organisations.
26:57Alors,
26:57revenons à présent
26:58sur l'intelligence artificielle
27:00qui ouvre désormais
27:02une nouvelle frontière
27:03entre les deepfakes,
27:04la fraude sophistiquée
27:05ou encore
27:06les attaques automatisées.
27:07Est-ce que l'intelligence artificielle
27:09risque de donner
27:10un avantage supplémentaire
27:11aux cyberattaquants ?
27:14Tout à fait,
27:15c'est déjà le cas.
27:16Maintenant,
27:16ce qu'il faut comprendre
27:17c'est que
27:18l'intelligence artificielle
27:19permet de changer
27:21deux paramètres principaux.
27:23Le premier,
27:24c'est la vitesse d'exécution
27:25et le deuxième,
27:26c'est l'échelle
27:26à laquelle on exécute.
27:29Donc,
27:30elle permet d'automatiser
27:31ou d'accélérer
27:32la reconnaissance des cibles,
27:34le phishing,
27:34donc les emails
27:35que l'on reçoit
27:35qui sont davantage pertinents,
27:37la traduction,
27:38la fabrication
27:38de faux documents,
27:39les deepfakes notamment.
27:41Donc,
27:41elle transforme
27:42ces cyberattaques
27:43d'un travail finalement
27:45qui était artisanal
27:46en chaîne industrielle
27:48complètement.
27:48Mais l'avantage maintenant
27:49qu'on a parlé
27:51de ces capacités
27:51qui sont mises
27:52à disposition des attaquants,
27:53c'est qu'elle peut également
27:54aider les défenseurs
27:55à analyser des volumes
27:57énormes de données,
27:58à trier des alertes,
27:58à détecter
27:59des comportements anormaux,
28:01à assister
28:01à une investigation.
28:03Donc finalement,
28:04ces capacités
28:04qui peuvent aider
28:05les attaquants
28:06peuvent tout aussi
28:07aider les défenseurs.
28:08Et le prochain enjeu majeur
28:10finalement restera aussi
28:12comment pouvoir détecter
28:14et contrer
28:14les attaques
28:15qui sont faites
28:16par des agents
28:16IA complètement,
28:18des agents capables
28:18d'envoyer des emails,
28:19d'utiliser un logiciel
28:21de gestion,
28:22d'interroger
28:22une base de données.
28:24Donc,
28:24l'agent lui-même
28:25devra avoir
28:26une identité numérique
28:27avec des droits
28:28et des accès
28:28et donc on devra sécuriser
28:30à la fois
28:31les identités humaines
28:33contre les attaquants,
28:34mais également
28:35des milliers
28:35puis potentiellement
28:36des millions
28:36d'identités non-humaines
28:37via ces agents-là.
28:39Alors,
28:39le Maroc
28:39est en train
28:40d'accélérer
28:40la numérisation
28:42de ses services publics
28:44et de son économie.
28:45La protection
28:45des données
28:46et l'identité numérique,
28:48est-ce qu'elle est aujourd'hui
28:49à la hauteur
28:50de cette transformation
28:51selon vous ?
28:55Alors,
28:55comme nous l'avons vu,
28:56le Maroc dispose déjà
28:57d'un cadre juridique
28:58et institutionnel
29:00structuré
29:00en matière
29:01de protection
29:01des données,
29:02notamment avec la loi
29:03aussi 0908.
29:06Le National Cyber Security Index
29:07lui attribue d'ailleurs
29:08100% sur ces critères
29:09concernant l'existence
29:11d'une législation
29:12de protection des données
29:13et d'une autorité compétente.
29:14Mais là encore,
29:15il faut comprendre
29:16le thermomètre.
29:17100% sur un cadre réglementaire
29:18ne veut pas dire
29:19zéro possibilité
29:20de fuite de données.
29:20Il faut distinguer
29:21la conformité juridique
29:23d'un côté
29:24et la résilience opérationnelle
29:25de l'autre.
29:26Plus l'État
29:26et l'économie
29:27se digitalisent,
29:28ce qui est le cas
29:30au Maroc,
29:31plus certaines bases
29:32deviennent stratégiques.
29:33Une base recoupant
29:34des données d'identité,
29:35des données fiscales,
29:36des données sociales,
29:37des données financières
29:38ou de santé
29:39n'est plus simplement
29:40une base informatique.
29:41À partir d'un certain niveau
29:42de concentration,
29:43elle devient pratiquement
29:43une infrastructure critique
29:45informationnelle.
29:46Il faut donc appliquer
29:47certains principes
29:48basiques de sécurité
29:50de minimisation
29:51de la donnée,
29:52de chiffrement,
29:53de contrôle strict
29:53des accès,
29:54de l'authentification,
29:55de la segmentation.
29:56Plus l'État numérique
29:57devient efficace,
29:58plus certaines de ses bases
29:59deviennent stratégiques.
30:01Sophia Nalabdié,
30:02selon vous,
30:02est-ce qu'on peut désormais
30:03considérer la cybersécurité
30:06comme une question
30:06de souveraineté nationale
30:07au même titre
30:08que la sécurité énergétique
30:10ou alimentaire ?
30:11Est-ce qu'on peut réellement
30:11parler de souveraineté numérique
30:13lorsque certaines technologies
30:15et infrastructures
30:16dépendent de fournisseurs étrangers ?
30:21Absolument.
30:21Donc, vous savez,
30:23lorsqu'une cyberattaque
30:24peut perturber
30:24nos systèmes d'électricité,
30:26nos systèmes de gestion
30:27de l'eau,
30:28télécommunications,
30:29les paiements,
30:30c'est plus simplement
30:31un problème informatique.
30:32On parle vraiment
30:32de continuité nationale
30:34et de sûreté nationale.
30:36Mais la souveraineté
30:38ne veut pas dire
30:38que c'est une autarcie.
30:40Aucun pays réaliste
30:42ne fabrique seul
30:43tous ses processeurs,
30:45logiciels,
30:46cloud,
30:46équipements réseaux
30:47et solutions de cybersécurité.
30:49Donc, in fine,
30:50la souveraineté
30:50consiste plutôt pour nous,
30:51au Maroc,
30:52de maîtriser les dépendances,
30:54de savoir
30:54où sont nos données critiques,
30:56contrôler les accès
30:57à ces données-là,
30:58éviter de la dépendance
30:59excessive
30:59à un fournisseur unique.
31:01Et quand je dis fournisseur,
31:02on peut aussi parler
31:03derrière d'un État unique,
31:06développer des compétences,
31:07bien évidemment,
31:07nationales,
31:08et savoir continuer
31:09à fonctionner
31:10si un de ces fournisseurs
31:12devient indisponible.
31:13Vraiment,
31:14la souveraineté numérique,
31:15il ne faut pas la comprendre
31:16comme le simple fait
31:17que les données restent au Maroc.
31:19Il faut vraiment avoir
31:20la capacité
31:21de choisir ces dépendances
31:22plutôt que de les subir.
31:24Alors,
31:24avant de conclure,
31:25après avoir construit
31:26un cadre institutionnel
31:27et réglementaire,
31:28selon vous,
31:29quelle doit être aujourd'hui
31:30la priorité absolue
31:31du Maroc ?
31:35Je dirais qu'il y a
31:37plusieurs priorités
31:38en même temps.
31:38Je ne choisirais pas
31:39vraiment une dimension
31:42en particulier.
31:43J'ai quelques exemples
31:44si vous voulez.
31:44Il y a investir davantage
31:46dans les technologies,
31:47les talents,
31:47ou encore la prévention,
31:49ou bien la capacité
31:50de réaction ?
31:52C'est-à-dire qu'elles sont
31:53toutes finalement
31:53entremêlées.
31:54La technologie sans compétence,
31:55elle ne suffit pas.
31:57Les compétences sans gouvernance,
31:59de la même manière.
32:00La prévention sans capacité
32:01de réaction,
32:02idem, ça ne suffit pas.
32:03Et la réaction sans préparation
32:04préalable arrive trop tard.
32:06Mais si je devais identifier
32:07un objectif supérieur,
32:08ce serait vraiment
32:09de transformer
32:09la maturité institutionnelle
32:11dont nous disposons
32:12aujourd'hui au Maroc
32:13en résilience opérationnelle
32:14mesurable.
32:15Donc pouvoir être capable
32:16de tester,
32:18de mesurer
32:18et de s'améliorer.
32:20Et donc, pour cela,
32:21il y a des questions simples
32:22auxquelles on devrait répondre.
32:23Combien de temps nous faut-il
32:24pour détecter une attaque ?
32:25Combien de temps nous faut-il
32:26pour la contenir ?
32:27Combien de temps pour restaurer
32:28le service,
32:29même en mode dégradé ?
32:30Et enfin,
32:30tous les dispositifs
32:32de sauvegarde
32:32et de remise en service
32:33que nous disposons,
32:34est-ce qu'on les a déjà testés ?
32:36Est-ce qu'ils fonctionnent ?
32:38Merci beaucoup,
32:38Soufiane Al-Abdi,
32:39pour votre analyse
32:40et d'avoir répondu
32:41à nos questions.
32:42Je rappelle que vous êtes
32:42expert en cybersécurité
32:44et intelligence artificielle
32:45et que vous étiez
32:46en direct avec nous
32:47depuis Tanger.
32:48Merci infiniment.
32:50C'est un plaisir pour moi.
32:51Merci, au revoir.
32:53Il est l'heure à présent
32:54de faire le tour
32:55de l'actualité économique
32:56nationale et internationale
32:57et c'est avec
32:57Dinamrini.
33:07Bienvenue sur Médien TV,
33:09tout de suite
33:09votre journal économique.
33:11A la une de l'actualité,
33:13l'Agence nationale des ports
33:15accélère la modernisation
33:16de la gestion
33:17de son patrimoine portuaire.
33:19L'ANP vient de lancer
33:21un nouvel appel d'offres
33:22pour élaborer
33:23un schéma directeur
33:25destiné à mettre en place
33:26un système moderne
33:27d'examen des ouvrages portuaires.
33:30Quai,
33:30appontement
33:31ou encore terre-plein
33:32seront ainsi placés
33:34sous une surveillance
33:35renforcée.
33:36L'objectif est de détecter
33:38plus rapidement
33:39les signes de dégradation,
33:40d'anticiper le vieillissement
33:42des infrastructures
33:43et d'améliorer
33:44leur maintenance.
33:45Le futur dispositif
33:47devra également permettre
33:48de collecter
33:49et d'exploiter
33:50les données
33:51sur l'état des ouvrages
33:52et d'optimiser
33:54les investissements.
33:55Une feuille de route
33:56est prévue
33:56pour le déploiement
33:57du système
33:58dans dix ports du Royaume.
33:59L'étude s'étalera
34:01sur huit mois.
34:02Toujours dans l'actualité,
34:04nationale,
34:04Roi et l'air Maroc
34:05passe à la vitesse
34:06supérieure
34:06sur le Wi-Fi à bord.
34:08La compagnie va déployer
34:09progressivement
34:10la connexion satellitaire
34:11de Starlink
34:12sur l'ensemble
34:13de sa flotte
34:13d'ici 2027.
34:15L'accord,
34:16signé le 4 août
34:16après plusieurs mois
34:17de négociations
34:18et des tests
34:19sur certains appareils,
34:20la première compagnie
34:21aérienne commerciale
34:22africaine
34:23a adopté
34:23cette technologie.
34:25Le calendrier
34:25est plus rapide
34:26que prévu.
34:27En 2025,
34:28la compagnie envisageait
34:29encore un lancement
34:30à partir de 2028.
34:32Cette évolution
34:33accompagne
34:33l'expansion
34:34de la flotte
34:35avec environ 100 nouveaux
34:36Boeing attendus
34:37dans les prochaines années.
34:39L'objectif est de permettre
34:40aux passagers
34:41de rester connectés
34:42pendant leur vol,
34:43y compris au-dessus
34:44des océans.
34:45Et puis,
34:46dans l'actualité
34:47internationale,
34:48l'inflation atteint
34:492,9%
34:51sur un an
34:51en juillet
34:52dans la zone euro.
34:53Mais derrière
34:54cette moyenne,
34:55se cache une réalité
34:56très différente
34:57selon les pays.
34:58En France,
34:59la hausse des prix
35:00se limite
35:00à 2,4%
35:02tandis qu'elle atteint
35:045,6%
35:05en Lituanie.
35:06Un écart
35:07qui se traduit
35:08directement
35:08dans le quotidien
35:09des ménages.
35:10Les dépenses
35:11progressent
35:12deux fois plus vite
35:13en Lituanie
35:13qu'en France.
35:14Les différences
35:15concernent notamment
35:16l'énergie,
35:17le logement
35:17et l'alimentation.
35:19Des postes
35:20particulièrement sensibles
35:21pour les ménages modestes.
35:23Selon la Banque centrale
35:24européenne,
35:25le défi
35:26est donc de taille.
35:27Elle doit fixer
35:28une politique monétaire
35:29commune
35:29pour des économies
35:31qui ne subissent
35:31pas la même pression
35:32sur les prix.
35:34Une équation complexe
35:35alors que son objectif
35:37reste de ramener
35:38durablement
35:38l'inflation
35:39à 2%.
35:41Au Royaume-Uni,
35:43l'inflation
35:43repart à la hausse.
35:45Elle atteint
35:462,9%
35:47en juillet
35:48contre
35:482,6%
35:49en juin.
35:50Il s'agit
35:51de son niveau
35:52le plus élevé
35:52depuis mars.
35:54Sur un mois,
35:55l'inflation
35:55s'est établie
35:56à 0,3%.
35:57Les secteurs
35:59du logement
35:59et des services
36:00liés au logement
36:01ainsi que l'ameublement
36:03ont notamment
36:04contribué
36:05à cette hausse.
36:06L'inflation
36:07sous-jacente
36:07qui exclut
36:08notamment l'énergie
36:09et l'alimentation
36:10est restée stable
36:12à 2,6%.
36:13Cette remontée
36:15des prix
36:15intervient
36:16alors que la Banque
36:17d'Angleterre
36:17reste confrontée
36:19à un délicat équilibre
36:21entre la lutte
36:21contre l'inflation
36:22et le soutien
36:23de la croissance.
36:26Direction à présent
36:27les Etats-Unis
36:28où la dette publique
36:29franchit un seuil
36:30symbolique.
36:31Elle dépasse
36:32pour la première fois
36:33les 40 000 milliards
36:34de dollars.
36:35Un niveau inédit
36:36dans l'histoire
36:37du pays.
36:38Cette progression
36:39intervient
36:40alors que les Etats-Unis
36:41continuent
36:42d'accumuler
36:42d'importants déficits
36:44budgétaires.
36:45En juillet,
36:46le déficit mensuel
36:47a atteint
36:48environ 432 milliards
36:49de dollars
36:50selon les données
36:51du trésor américain.
36:53Cette hausse
36:54de la dette
36:54alimente
36:55les inquiétudes
36:56concernant
36:57le poids
36:57des intérêts
36:58et la capacité
36:59de Washington
37:00à maîtriser
37:01durablement
37:01ses finances publiques.
37:03La dette fédérale
37:04approche désormais
37:05d'un niveau équivalent
37:06à plus de 120%
37:08du PIB
37:08selon les estimations
37:10disponibles.
37:12Et pour clore
37:13ce journal économique
37:14direction Pékin
37:15où la robotique chinoise
37:17peut impressionner
37:18chien robot
37:19humanoïdes
37:20machines capables
37:21de trier
37:21des colis
37:22de jouer
37:23au tennis
37:24de table
37:24les démonstrations
37:25se multiplient.
37:27La Chine
37:28considère désormais
37:29la robotique
37:29comme un secteur
37:30stratégique
37:31avec des investissements
37:32massifs
37:33dans l'intelligence
37:34artificielle physique.
37:35Les progrès
37:36sont rapides
37:37notamment dans
37:38l'agriculture
37:39la logistique
37:40et les tâches
37:40domestiques.
37:41Mais les machines
37:42restent confrontées
37:44à des limites
37:44techniques
37:45notamment leur dépendance
37:46à une bonne connexion
37:48Internet.
37:48Autre défi
37:49qui se pose
37:50la méfiance
37:51des Etats-Unis
37:52et de plusieurs
37:53pays européens
37:54face aux technologies
37:55chinoises.
37:56Malgré cela
37:57les investisseurs
37:58continuent d'y croire.
37:59L'action d'Unitri
38:00l'un des champions
38:02chinois du secteur
38:03a plus que quintuplé
38:04depuis son introduction
38:06en bourse.
38:08C'était l'essentiel
38:09de l'actualité économique.
38:11Très bonne suite
38:11des programmes
38:12sur Médien TV.
38:14Votre Soirinfo
38:15se poursuit
38:16avec l'Invité Culture.
38:17Mareem Premlishi
38:18reçoit le mentaliste
38:19et illusionniste
38:21Hicham Benkiren.
38:32Mesdames et messieurs,
38:33bonjour et bienvenue
38:35dans l'Invité Culture.
38:36Mon invité aujourd'hui
38:37possède un pouvoir rare,
38:38celui de suspendre
38:40le temps
38:40et de faire vaciller
38:41nos certitudes
38:43illusionnistes,
38:44mentalistes,
38:46magiciens.
38:46Il a longtemps
38:48habité le monde
38:49de la logique pure
38:50et des algorithmes
38:51avant de choisir
38:51une autre forme
38:52de codage,
38:53celui de nos perceptions
38:54et de nos émotions.
38:56Aujourd'hui,
38:57il parcourt les scènes
38:58du Maroc,
38:58d'Europe
38:59et des États-Unis
39:00en se donnant
39:00la mission
39:01de transformer
39:02l'éphémère
39:03d'un événement
39:04en une expérience
39:04mémorable,
39:06vivante
39:06et profondément
39:08interactive.
39:09Hicham Benkiren,
39:10bonjour à vous,
39:10c'est un plaisir
39:11de vous avoir avec moi
39:12aujourd'hui.
39:13Bonjour Mariem
39:14et merci beaucoup
39:14pour l'invitation.
39:15Un vrai plaisir
39:16d'être avec vous
39:16aujourd'hui.
39:17Merci de l'avoir accepté.
39:19Alors,
39:19première question
39:20qui me vient à l'esprit,
39:21c'est comment on passe
39:22du monde des algorithmes,
39:24de l'ingénierie,
39:25de la rigueur,
39:25de la logique,
39:26de tout ce qui est carré
39:28à cet émerveillement
39:30qu'apporte la magie
39:32et puis le monde
39:34de l'illusionisme.
39:35Oui, écoutez,
39:36c'est une très bonne question.
39:37Il y a beaucoup de gens
39:38qui pensent que j'ai fait
39:40un switch très brutal,
39:42que je suis passé
39:43de mon métier
39:44dans l'informatique
39:45à sans transition
39:47à ce que je fais aujourd'hui
39:50en tant qu'illusionniste
39:51et mentaliste.
39:52En réalité,
39:53ça ne s'est pas passé
39:54exactement comme ça.
39:55C'est quelque chose
39:55que j'ai pratiqué
39:57de manière semi-professionnelle
39:59pendant de nombreuses années
40:01à côté de mon boulot.
40:03C'est-à-dire que j'avais
40:03ce que j'appelais à l'époque
40:04mon métier de jour
40:05et mon métier de nuit
40:08et puis à un moment
40:09entre les emplois du temps,
40:11les responsabilités familiales,
40:13etc.
40:14Il est venu un moment
40:15où je devais faire un choix,
40:16je pense.
40:17Et c'est à ce moment-là
40:18que je me suis dit
40:19allez, on va voir
40:19ce que ça pourrait donner
40:20et c'est là
40:22que je suis devenu
40:24mentaliste, illusionniste
40:24à plein temps
40:25pour mon plus grand bonheur.
40:27C'était une décision
40:30qui comportait une part de risque
40:31mais qui est l'une
40:32des meilleures décisions
40:33que j'ai prises de ma vie.
40:34De toute façon,
40:34il faut toujours prendre
40:35des risques.
40:36Absolument.
40:36Ça en vaut souvent la peine.
40:38Sinon, on n'avance pas.
40:39Sinon, on n'avance pas.
40:40En tout cas,
40:40on entend les coachs
40:41parler de sortir
40:42de sa zone de confort.
40:43Absolument.
40:43Donc, on est un petit peu
40:44dans cet état d'esprit.
40:46Être illusionniste aujourd'hui
40:47ou quand on parle
40:48de mentaliste,
40:49c'est quoi exactement ?
40:51Est-ce que vous pouvez
40:51nous expliquer ?
40:53Alors, quand on parle
40:55d'illusionnisme
40:55ou de mentalisme,
40:56alors déjà pour faire
40:57un petit point
40:59sur la terminologie,
41:00pour moi,
41:01tout ce que je suis amené
41:02à faire,
41:03c'est de l'illusionnisme.
41:04C'est-à-dire que je vous donne
41:04l'illusion de pouvoir
41:05faire des choses
41:06qui sont soit impossibles,
41:09soit incroyables,
41:10alors qu'en réalité,
41:10je suis régi par les mêmes règles
41:12que tout le monde.
41:14Mais voilà,
41:15l'idée,
41:15c'est de pouvoir tromper,
41:16donner l'illusion
41:17à votre cerveau
41:18que je vais lire
41:19dans vos pensées,
41:20de pouvoir donner
41:20l'illusion à vos yeux
41:21qu'une chose va apparaître
41:24ou disparaître
41:24ou se transformer.
41:25Et donc,
41:26pour moi,
41:27quand on parle
41:27de magicien
41:27ou d'illusionniste,
41:28on parle souvent
41:29de choses visuelles.
41:31Et quand on parle
41:32de mentaliste,
41:32on parle d'expériences
41:34liées à l'esprit,
41:35que ce soit
41:36le fait de pouvoir
41:37lire dans vos pensées
41:38ou pouvoir essayer
41:39de vous influencer
41:41vers certains choix.
41:42Donc,
41:43ça,
41:43c'est un petit peu
41:44la différence entre les deux.
41:45Et en ce qui concerne
41:48ma pratique
41:48de ceci
41:52en tant que métier,
41:52c'est aujourd'hui,
41:54j'interviens essentiellement.
41:55On va dire que 80-90%
41:57de mon activité,
41:58c'est d'aller intervenir
41:59sur des soirées
41:59que vont organiser
42:01des entreprises
42:01pour lancer un produit,
42:04pour un team building
42:05pour leurs équipes,
42:07pour quelque chose
42:08pour leurs clients.
42:09Et donc,
42:10je vais aller faire
42:10des animations
42:11qui sont thématisées
42:13ou pas
42:14sur des éléments
42:16qu'ils souhaitent
42:17mettre en avant
42:17ou des produits
42:18qu'ils souhaitent
42:18mettre en avant.
42:19Et comment,
42:20justement,
42:20réussit-on à traduire
42:22des messages corporets
42:23dans,
42:25on va dire,
42:27des expériences,
42:28finalement.
42:29On en fait
42:30des expériences vivantes.
42:32Est-ce que le message
42:34passe mieux
42:35à travers ce canal-là ?
42:38Ce canal, oui.
42:39Écoutez,
42:40en fait,
42:40l'idée,
42:41c'est vraiment
42:42de pouvoir...
42:43Alors,
42:44pourquoi est-ce
42:44que ça passe bien déjà ?
42:45Parce que ce que je fais,
42:47j'ai la chance
42:47de pratiquer une activité
42:50qui est génératrice
42:51d'émotion.
42:53La surprise
42:55fait partie
42:56des émotions
42:58principales
42:58qui sont
43:00répertoriées
43:01chez l'être humain
43:02et c'est une émotion
43:04souvent positive.
43:06Et donc,
43:06comme il y a une émotion
43:07importante
43:08quand je fais quelque chose,
43:09c'est essentiellement
43:10de la surprise
43:10que je suis amené
43:12à générer,
43:13l'émotion va pouvoir
43:15ancrer
43:15des éléments
43:16en mémoire.
43:17Et donc,
43:18quand une entreprise
43:19veut mettre en avant
43:19tel ou tel message
43:21ou telle valeur
43:22de l'entreprise,
43:23le fait de pouvoir
43:23l'amener
43:24en magie
43:25ou en mentalisme,
43:26c'est quelque chose
43:28qui va pouvoir
43:28être ancré
43:29de manière plus durable
43:30dans l'esprit
43:31des personnes
43:32qui vont être amenées
43:33à vivre
43:35cette expérience.
43:37Parce que ça suscite
43:38des émotions fortes
43:40qui font qu'on va
43:40mieux,
43:41en tout cas,
43:42mémoriser
43:42où notre cerveau
43:44va capter
43:44l'information.
43:45Absolument.
43:46Et en neurosciences,
43:47je suis un passionné
43:49aussi de neurosciences,
43:51on dit beaucoup
43:52que le fait
43:54d'avoir une émotion,
43:55qu'elle soit positive
43:55ou négative d'ailleurs,
43:57est vraiment
43:58quelque chose
43:58qui permet
43:59de sécréter
44:01des endorphines,
44:02mais en tout cas
44:03quelque chose
44:03qui permet
44:04l'ancrage
44:04en mémoire,
44:05réellement.
44:05Donc il y a
44:05une vraie réaction chimique
44:07qui se passe
44:08dans notre cerveau
44:08qui nous permet
44:09de mémoriser
44:10les choses
44:10quand on a
44:11une émotion
44:11qui est liée.
44:12Mais par rapport
44:12à vous,
44:13quand même,
44:13ça doit être
44:13un travail énorme,
44:15un entraînement,
44:16c'est-à-dire pour
44:17pouvoir créer
44:18cette surprise,
44:19susciter ce genre
44:20d'émotions fortes.
44:22Quand on parle
44:23de mentalisme,
44:23on est face
44:24à des personnes
44:24des fois qu'on ne connaît pas,
44:26qu'on rencontre
44:27pour la première fois
44:27sur scène,
44:28et avoir cette capacité
44:30de réaction
44:31et de comprendre
44:31aussi l'état d'esprit
44:33de la personne
44:34qu'on a face à nous,
44:35de la lire
44:35d'une certaine manière,
44:37de manière quasiment
44:38instantanée,
44:39ce n'est pas évident.
44:40Non,
44:41ce n'est pas toujours évident.
44:42Moi,
44:42c'est ce que j'aime
44:43beaucoup dans la pratique,
44:45ce qu'on appelle
44:45le close-up.
44:46Le close-up,
44:47c'est quand je vais aller
44:48passer en déambulatoire
44:49parmi les groupes de gens
44:51pour faire des expériences
44:52de très près.
44:53Et donc,
44:54j'ai très peu de temps
44:57pour essayer
44:57de jauger les gens,
44:59voir quel genre de choses
45:00ils vont plutôt aimer
45:01et essayer de leur proposer
45:03quelque chose
45:04qu'ils vont apprécier.
45:05Parce que moi,
45:06quand je me balade,
45:07je ne sais pas à l'avance
45:08ce que je vais proposer
45:10à mon public.
45:11Quand je suis sur scène,
45:11c'est autre chose.
45:12Quand je suis sur scène,
45:12on est sur quelque chose
45:13d'écrit et de structuré.
45:15Mais quand j'arrive
45:16en close-up,
45:17je rencontre les gens
45:17et j'ai quelques secondes
45:20pour prendre une décision
45:21de on va plutôt
45:22faire quelque chose
45:23de visuel,
45:24on va plutôt faire
45:24quelque chose de mental,
45:25on va plutôt utiliser
45:27un objet
45:28qui ne m'appartient pas,
45:29qui leur appartient.
45:30Ou alors,
45:30je vais rester sur des choses
45:31qui m'appartiennent
45:32parce que je sens
45:32que ça va être
45:34une meilleure idée
45:35par rapport à ces personnes-là.
45:37Et donc,
45:37oui,
45:37mon but,
45:39ça va être,
45:40comme je l'ai dit,
45:41de lire les gens,
45:42d'essayer de les jauger
45:43pour leur proposer
45:43la meilleure expérience possible.
45:45Et à côté de ça,
45:46il y a un travail
45:47de fond énorme.
45:49Moi,
45:49ça fait...
45:50J'ai commencé
45:52ma pratique
45:52de la magie
45:53et de l'illusionnisme
45:54il y a
45:5518 ans,
45:5619 ans.
45:57Quand même.
45:57quand même.
45:58Donc,
45:58je le faisais au début
45:59pour moi
46:00et pour mes copains.
46:02Ça ne s'est pas arrivé
46:03tout de suite
46:03dans des situations
46:04professionnelles.
46:05Mais j'ai énormément
46:06de bagages
46:07que je suis capable
46:07de déployer
46:08en fonction des personnes
46:10qui peuvent m'aider.
46:12En tout cas,
46:14avant de commencer
46:14cette interview,
46:15vous avez sorti
46:16votre ardoise
46:16et votre créé.
46:17Donc,
46:17vous préparez
46:18quelque chose
46:18pour moi,
46:19j'imagine.
46:19On peut tenter
46:20une petite expérience
46:22rapidement.
46:22J'ai hâte.
46:24On n'a rien préparé
46:25à l'avance.
46:26Très, très important.
46:28Ce que je vais vous demander,
46:29Meryem,
46:30je vais vous demander
46:31quelque chose
46:31de très, très simple.
46:32Je vais vous demander
46:33de penser
46:33à un nombre
46:34entre 1 et 100,
46:35n'importe quel nombre
46:36entre 1 et 100.
46:371 et 100.
46:38D'accord.
46:40Vous avez un nombre
46:40en tête ?
46:41Oui.
46:41Oui.
46:42Regardez-moi,
46:42essayez de me l'envoyer
46:43et je vais juste
46:43vous demander
46:44de compter à voix haute
46:45de 1 à 9.
46:47Je vous l'envoie,
46:48c'est-à-dire
46:49mentalement.
46:49Oui, exactement.
46:50Le chiffre que j'ai choisi.
46:51Le nombre que vous avez choisi
46:52et vous comptez à voix haute
46:53de 1 à 9 rapidement
46:54juste pour que je puisse...
46:551, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.
47:03Ok.
47:05Ok, j'ai quelque chose
47:05qui arrive.
47:07Je vais tenter ceci.
47:09Mais pour moi,
47:10c'est écrit.
47:12Donc, on va pouvoir vérifier
47:13si j'ai bon.
47:14Est-ce que vous pouvez me dire
47:15le nombre que vous aviez en tête ?
47:1786.
47:1786 ?
47:18Ok, c'est marrant
47:19parce que ce n'est pas
47:20une expérience
47:20qui fonctionne à tous les coups.
47:22Ceci dit,
47:23aujourd'hui,
47:23ça a fonctionné
47:24parce que j'avais justement
47:25noté le numéro 86.
47:27Oui.
47:28Donc, c'est bien.
47:28Vous l'avez vraiment
47:29super bien envoyé, du coup.
47:31C'est vrai ?
47:31Je ne comprends pas
47:32comment j'ai fait
47:32pour l'envoyer,
47:33mais bon.
47:34Donc, quelque part,
47:35on pourrait penser
47:36que je suis un chanceux
47:36professionnel.
47:38C'est incroyable.
47:40Effectivement,
47:40il y a cet effet de surprise.
47:41Oui, absolument.
47:43Bon, écoutez,
47:45ça donne un petit aperçu
47:46de ce que vous faites.
47:48est-ce qu'il y a une astuce
47:50derrière ce tour-là, déjà ?
47:52Alors, je vais le répondre
47:55de manière un peu plus large.
47:58Je suis comme tout le monde,
47:59comme tous les illusionnistes
48:01et mentalistes,
48:01on ne donne pas les ficelles
48:03de ce qu'on fait.
48:04Mais ce que je peux dire,
48:06c'est qu'on parle beaucoup
48:07de pouvoir lire
48:08dans les micro-expressions
48:09des gens,
48:10faire de la PNL,
48:11essayer de lire
48:12réellement les gens.
48:13C'est quelque chose
48:14que j'essaie réellement de faire.
48:16Ceci dit,
48:17dans un cadre de spectacle,
48:19quand même,
48:19si j'ai 75 %
48:23de réussite,
48:25ce n'est pas suffisant
48:25pour faire un bon spectacle.
48:27Je suis quand même...
48:27C'est important
48:28de pouvoir avoir
48:29un taux de réussite
48:31qui soit au moins
48:32de 95 à 75%.
48:33Et donc,
48:34dans ce que je fais
48:35dans un cadre de spectacle,
48:36je m'aide
48:36de petites ficelles
48:38en plus
48:39de la psychologie pure.
48:42En tout cas,
48:43j'avais beaucoup hésité
48:44entre celui-ci
48:45et un autre chiffre.
48:46C'est vrai ?
48:47Oui.
48:47Et même en commençant,
48:49j'avais l'autre chiffre en tête,
48:50mais quand j'ai commencé
48:53à compter
48:54de 1 à 9,
48:55j'ai arrêté
48:57sur le premier choix
48:58qui était 86.
48:59On peut tenter un truc
49:00très très rapidement.
49:01Est-ce que...
49:02C'est de trouver
49:02le deuxième chiffre ?
49:03Je ne vais pas le faire
49:04exactement comme ça,
49:05mais on va...
49:06Je vais simplement voir
49:07si je peux avoir
49:09un petit peu de chance.
49:10Je vais écrire ici
49:12une information
49:13qui est un peu plus importante
49:15qu'un chiffre,
49:15mais qui va avoir un lien.
49:21Je ne sais pas
49:21s'il y a une caméra
49:22à qui je peux montrer,
49:23mais sans vous le montrer à vous,
49:25on va partir là-dessus.
49:26Oui, moi, je ne regarde pas.
49:27Allez, ne regardez pas.
49:28On a tout, tout, tout.
49:30Voilà.
49:31Donc ça, c'est la célébrité
49:32que j'ai en tête.
49:34La célébrité ?
49:34J'écris le nom
49:35d'une célébrité.
49:36Je ne vais pas vous demander
49:36de penser à une célébrité
49:37parce qu'il y aurait
49:38beaucoup trop de chances
49:39que vous n'arriviez pas
49:40à celle que j'ai écrite.
49:42Mais vous avez
49:43un nombre en tête
49:44et moi, j'ai une liste
49:45de célébrités
49:45sur mon téléphone.
49:46Hop là !
49:47J'ai une liste de célébrités
49:48sur mon téléphone
49:49qui est juste là.
49:50Pour la première fois,
49:51c'est quoi le nombre
49:51que vous aviez en tête
49:52l'autre nombre,
49:53pas le 86 ?
49:54Le 7.
49:55Le 7.
49:56Alors, le 7,
49:57c'est marrant
49:58parce que si on regarde ici,
50:00j'ai une liste
50:01de célébrités internationales.
50:02Je vais vous la montrer
50:03et je vais vous demander
50:05de me dire,
50:06juste de confirmer
50:07que toutes les célébrités
50:08sont différentes.
50:09Michael Jackson,
50:10Tom Hanks,
50:10Kim Kardashian
50:10et la célébrité numéro 86,
50:13par exemple,
50:13ça aurait été
50:15Harrison Ford.
50:16Mais vous,
50:17vous avez pensé
50:18au 7 qui est ?
50:21Qui est ?
50:24Marilyn Monroe.
50:25Marilyn Monroe.
50:26Et moi,
50:27j'avais montré
50:27à nos chers téléspectateurs
50:29une célébrité
50:30juste avant
50:31qui était exactement
50:32Marilyn Monroe.
50:33C'est fou.
50:35En tout cas,
50:35je confirme
50:36l'effet de surprise.
50:37C'est sûr.
50:39D'accord.
50:40Quand vous avez commencé
50:40à écrire,
50:41je me suis dit
50:42on ne va pas
50:44rester sur,
50:44on ne va pas
50:45se remettre
50:46l'interview en spectacle
50:47sinon vous allez trouver
50:48encore ça.
50:49moi j'ai pensé
50:50et je préfère me garder
50:50pour moi
50:51pour être honnête.
50:53Alors justement,
50:54quand on est dans
50:56cette improvisation
50:56on va dire
51:00permanente,
51:01comment on fait
51:01pour préparer
51:02un spectacle ?
51:03Quand on prépare
51:04un spectacle,
51:05là il y a des choses
51:06qu'il faut absolument
51:08structurer.
51:10En général,
51:10quand je fais un show
51:13surtout en corporate,
51:15la difficulté
51:16c'est que les gens
51:16ne viennent pas voir
51:17ce que je fais.
51:18les gens viennent
51:19pour assister
51:21à la soirée
51:21de leur entreprise.
51:22Ce qui a une dynamique
51:23complètement différente
51:24que quelqu'un
51:25qui vient dans
51:25une salle de spectacle
51:26pour apprécier
51:28le travail d'un artiste.
51:29C'est pas du tout
51:29la même chose.
51:30Donc j'ai quelques secondes
51:31pour gagner
51:32l'intérêt
51:34des gens.
51:34Surtout que quand on parle
51:35de magicien en général,
51:36on a des préconceptions
51:39qui ne sont pas forcément
51:40en notre faveur.
51:41Mais bon,
51:42ça c'est un autre débat.
51:44et donc ce que j'ai tendance
51:45à faire,
51:46je structure les choses
51:48parce que je sais
51:48qu'il faut que j'ai
51:49un impact rapide
51:50dans un premier temps.
51:52Quelque chose
51:52qui me permette
51:53de pouvoir faire quelque chose
51:54dans la première minute.
51:56Quelque chose
51:57qui va impacter les gens.
51:58Percutant, oui.
51:59Percutant.
51:59Et puis ensuite,
52:00ce qui va me donner
52:01cinq minutes au moins
52:02de leur attention
52:02qui fait que si dans ces cinq minutes
52:05je refais quelque chose
52:06de sympa,
52:07je vais avoir l'attention
52:08des gens pendant
52:0925, 30, 45 minutes,
52:11une heure,
52:11c'est dépendamment du temps
52:13qu'on a déterminé,
52:14qu'on a défini
52:15avec le client.
52:17Et puis quand on est
52:18face à un public,
52:19on a un public
52:21qui vient en étant prêt
52:22à être émerveilleux
52:23mais en même temps
52:24qui cherche un petit peu
52:25la juste derrière chaque tour.
52:27Donc il y a ce jeu aussi.
52:29Ça peut arriver, oui.
52:30Il y a des gens
52:31qui ont un esprit cartésien
52:33et qui tout de suite
52:34vont essayer de comprendre
52:36comment je fais.
52:38Je ne peux pas leur en vouloir.
52:40Je suis moi-même
52:43ingénieur de formation
52:43et j'ai été dans le domaine
52:47pendant longtemps.
52:47Donc je suis quelqu'un
52:48qui cherche à comprendre
52:50comment les choses fonctionnent.
52:51Donc je ne peux vraiment
52:52pas en vouloir aux gens
52:53de chercher à comprendre
52:54comment ça marche.
52:56Moi, mon intérêt,
52:57ce qui est important pour moi,
52:59c'est...
53:00Je vais vous donner
53:00une analogie.
53:02Si vous êtes dans une maison
53:04qui fait noir
53:05et que vous montez
53:06un escalier
53:06que vous connaissez par cœur,
53:09il peut arriver
53:10que vous savez
53:11cette dernière marche
53:11qu'on va rater
53:12et qui nous surprend.
53:15Et votre réalité,
53:16elle va se transformer
53:17pendant quelques secondes.
53:18Et ensuite,
53:19vous allez simplement
53:20vous souvenir que
53:21ah bah oui,
53:21j'ai simplement raté la marche
53:22et votre vie suit son cours.
53:24Mais moi,
53:25ce qui m'intéresse,
53:26c'est vraiment
53:26ces quelques secondes.
53:27C'est-à-dire,
53:27si j'arrive
53:29à surprendre
53:30et à émerveiller
53:30pendant ces quelques secondes,
53:32si le cerveau cartésien,
53:33si le raisonnement cartésien
53:35de la personne
53:36revient derrière
53:37pour essayer
53:38d'avoir des théories
53:39sur comment je fais,
53:40bah c'est pas très grave.
53:41L'essentiel,
53:42c'est qu'elle a passé
53:42un bon moment,
53:43qu'elle a été émerveillée
53:43pendant ces quelques secondes.
53:44Et puis c'est vrai
53:45que mon but principal,
53:47c'est de passer
53:47un bon moment.
53:49Mon vecteur,
53:50c'est l'illusionnisme,
53:52mais ma vraie valeur ajoutée,
53:55c'est de faire passer
53:55un bon moment.
53:56D'accord,
53:57bah merci à vous.
53:57En tout cas,
53:57on a passé
53:58un très bon moment
53:58avec vous aujourd'hui.
53:59Bah merci.
54:00Lors de cet échange,
54:01cet entretien,
54:02et c'est un plaisir
54:03de vous présenter
54:04à nos chers téléspectateurs.
54:05Merci beaucoup
54:05de m'avoir reçu
54:06et qui sait,
54:08une autre partie
54:08de ce que je fais,
54:09c'est du spectacle
54:10dans le public.
54:11Quand il y aura des dates,
54:13suivez-moi sur les réseaux
54:14pour voir un petit peu
54:15où est-ce que je pourrais
54:15me produire
54:16dans les mois qui viennent.
54:17En tout cas,
54:17le prochain,
54:17c'est prévu pour septembre.
54:19C'est une période
54:19à peu près septembre, octobre.
54:26Merci beaucoup.
54:27Fin de l'invité culture
54:28pour aujourd'hui.
54:29Très bonne journée.
54:34C'est aussi la fin de ce journal.
54:35Merci à vous de nous suivre.
54:36L'information revient
54:38dans un instant
54:38sur Médien TV.
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