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00:04Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Médian TV. Voici les principaux titres de votre soir info.
00:11Le président américain Donald Trump affirme une nouvelle fois être ouvert à la discussion avec l'Iran en vue de
00:16mettre un terme au conflit débuté en février dernier par des frappes israélo-américaines.
00:23Les outils pro-iranien du Yémen frappent à nouveau ce lundi des cibles militaires en Arabie Saoudite. L'Iran dément
00:30de son côté toute implication dans ce conflit.
00:34Et enfin, le haut-commissaire de l'ONU au droit de l'homme a appelé ce lundi à une action
00:42urgente pour encadrer l'intelligence artificielle face aux risques sans précédent posés par les systèmes les plus avancés.
00:54A la une de l'actualité ce lundi. Nous sommes à J-8 pour les législatives. La jeunesse marocaine espère
01:01voir ses attentes prises en compte lors de ce scrutin.
01:04La participation électorale s'impose comme un moyen de faire entendre la voix d'une nouvelle génération. Mais qu'en
01:09est-il véritablement ? Les détails sont de Nouha Baziel.
01:14En pleine campagne électorale, la jeunesse marocaine mise sur ce scrutin pour faire entendre ses revendications.
01:20Ayoub, ce jeune étudiant, est convaincu que le changement commence par la participation et que l'avenir du paysage politique
01:28sera façonné par ces élections.
01:30Les jeunes souhaitent élire des candidats qui porteront leur voix et incarneront leurs aspirations.
01:38Selon moi, les prochaines élections sont une occasion importante pour les jeunes de participer à l'élaboration des politiques publiques,
01:45mais aussi de contribuer à leur définition en adéquation avec nos aspirations et besoins.
01:50C'est également une opportunité pour les partis politiques de se livrer à une concurrence loyale,
01:54afin d'essayer de répondre aux attentes des générations futures,
01:57et de relever surtout de grands défis auxquels le pays devrait être confronté au cours des prochaines années.
02:06De l'éducation à l'emploi, en passant par la santé et la lutte contre la corruption,
02:11les priorités des jeunes sont profondément liées à leur quotidien.
02:15Ils aspirent à voir des programmes électoraux qui placent ces questions au cœur de leurs préoccupations
02:20et en font une priorité dans la gestion des affaires publiques.
02:25Je pense qu'aujourd'hui, la jeunesse marocaine ne cherche pas seulement à faire entendre sa voix.
02:30Elle cherche surtout des solutions aux problèmes qu'elle rencontre au quotidien,
02:34à commencer par l'emploi, notamment pour les diplômés,
02:37mais aussi l'amélioration de la qualité de l'enseignement.
02:44À ceux qui refusent de participer, je dis que l'abstention n'est pas forcément la solution.
02:49Lorsque nous ne nous faisons pas entendre notre voix,
02:51cela contribue à élire des personnes qui ne se préoccupent pas du service du pays et des citoyens,
02:56mais davantage de leurs intérêts personnels.
03:00Ce que je souhaite dire aux jeunes est que notre voix compte réellement.
03:04Nous devons aujourd'hui devenir une force active et faire entendre notre voix.
03:08Qu'ils nous écoutent ou pas, je pense que cela ne changera pas grand-chose
03:12si nous ne sommes pas nous-mêmes dans l'action.
03:15Pour ces jeunes, le vote est bien plus qu'un simple droit électoral,
03:18c'est une occasion de faire entendre leur voix,
03:21d'exprimer leurs revendications
03:23et contribuer à façonner l'avenir auquel ils aspirent tant.
03:30Au Maroc, le procureur général du Roi auprès de la cour d'appel de Casablanca
03:34a annoncé aujourd'hui que le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête judiciaire
03:37afin de s'assurer de la véracité des allégations du secrétaire général d'un parti politique
03:43prétendant que son parti serait visé par divers moyens, dont l'espionnage de téléphone.
03:49L'ouverture de cette enquête intervient suite à une séquence vidéo
03:52relayée sur les réseaux sociaux en exécution des prérogatives qui lui sont dévolues
03:57et dans le souci de garantir l'application de la loi
04:00et le bon déroulement de l'opération électorale.
04:02Le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête qui a été confiée
04:06à la Brigade nationale de la police judiciaire.
04:11Dans l'actualité internationale, le président américain Donald Trump
04:14a une nouvelle fois affirmé ce lundi être ouvert à la discussion avec l'Iran
04:18en vue de mettre un terme au conflit débuté en février par des frappes israélo-américaines.
04:23La nation iranienne défaillante veut conclure un accord rapidement et désespérément.
04:28Je déciderai si les États-Unis choisiront ou non de s'engager.
04:32Une idée à laquelle nous restons ouverts, a déclaré le président américain sur sa plateforme sociale.
04:37L'Iran a de son côté affirmé ce lundi que la réunion consacrée au détroit d'Hormuz
04:42prévue aujourd'hui à Oman avec des pays du Golfe avait été reportée
04:46à la demande de l'Arabie saoudite qui a invoqué la situation au Yémen.
04:53Les outils pro-iraniens du Yémen galvanisés par leurs récentes avancées
04:58ont de nouveau frappé ce lundi des cibles militaires dans l'Arabie saoudite voisine.
05:02Le mouvement outil a infligé ces derniers jours d'importants revers aux forces gouvernementales
05:08yéménites et à leurs alliés saoudiens,
05:10renforçant au terme d'une offensive éclair leur emprise sur le détroit de Bab el-Mendeb.
05:16Ces combattants ont d'ailleurs revendiqué une nouvelle attaque de grande envergure
05:19au Moyen-Orient, au moyen de dizaines de missiles balistiques et de drones
05:24contre la base aérienne de King Khalid à Hamis, Mouchaïd, dans le sud du Royaume saoudien.
05:31Ils ont également visé les infrastructures pétrolières de l'Arabie saoudite,
05:35premier exportateur mondial de bruts, faisant grimper les prix du pétrole
05:39au-dessus du seuil symbolique de 100 dollars.
05:44La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a condamné ce lundi
05:48les attaques incessantes menées dans la région du Golfe par des combattants
05:55relais de l'Iran après les dernières attaques contre l'Arabie saoudite
05:59revendiquées par les outils du Yémen.
06:01Nous sommes solidaires de nos partenaires du Golfe face aux attaques incessantes
06:05des relais de l'Iran.
06:06Nous sommes tous concernés, a tel écrit sur le réseau social X,
06:10l'Iran de son côté a démenti toute implication dans ce conflit,
06:14présentant les outils comme des acteurs totalement indépendants
06:17qui prennent leurs décisions en fonction de leurs propres intérêts.
06:24Plus de 85 000 personnes déplacées au Yémen depuis le début du mois de septembre,
06:29c'est ce qu'a fait savoir l'Organisation internationale pour les migrations,
06:33la cause des affrontements entre outils et forces gouvernementales
06:37sur la côte ouest et dans le sud de Taez.
06:40Face à l'intensification des combats, plus de 2 000 Yéménites ont gagné
06:44les côtes du nord de Djibouti, débarquant en plusieurs points près de Hobok.
06:49Les autorités djiboutiennes ont mobilisé la marine, l'armée, la police
06:54et les services de santé avec l'appui de l'Organisation internationale
06:58pour les migrations et de partenaires de l'ONU.
07:04Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a menacé ce lundi
07:07de coups encore plus durs si les ennemis d'Israël décidaient d'attaquer encore,
07:12selon une vidéo diffusée par son bureau.
07:15Jeudi, son bureau et celui du ministre de la Défense, Israël 4,
07:19avaient déclaré que l'armée israélienne avait détruit les infrastructures souterraines
07:23de l'organisation terroriste Hezbollah de la crête de Ali Tahir,
07:27achevant ainsi l'établissement de la zone de sécurité dans le sud du Liban.
07:3512 pays ont appelé l'Union européenne à un rôle stratégique et plus proactif
07:39afin de muscler sa présence dans l'Arctique.
07:42La sécurité dans l'Arctique doit être assurée collectivement, ont plaidé ces États,
07:46parmi lesquels figurent la France, le Danemark et la Suède,
07:48dans une déclaration commune à l'issue d'un sommet à Rovaniemi.
07:53Sept mois après la menace du président américain Donald Trump
07:57de s'emparer par la force du Groenland,
07:59provoquant une crise majeure entre alliés occidentaux,
08:02les dirigeants européens veulent désormais plancher ensemble
08:05sur les moyens de muscler leur empreinte dans la région,
08:09conscient également de la présence d'une Russie hostile
08:12de l'autre côté de la frontière finlandaise.
08:17La chef des sociodémocrates s'est dite prête à gouverner le pays
08:22à l'issue des élections législatives qui n'ont pas donné de clair vainqueur.
08:26Les résultats préliminaires crédit son bloc de 176 mandats
08:30contre 173 mandats pour l'alliance entre la droite et l'extrême droite
08:35au pouvoir depuis 2022.
08:37Un flou qui laisse présager de difficiles tractations entre partis.
08:41Les médias donnent une nette avance à Magdalena Anderson
08:45et un net recul de l'extrême droite alliée de la coalition au pouvoir.
08:49Et son rival, l'actuel Premier ministre Ulf Christerson,
08:53semble bien décider à s'accrocher.
08:55D'ailleurs, je vous propose d'écouter la chef des sociodémocrates,
08:58Magdalena Anderson.
09:02Nous devons maintenant attendre les résultats définitifs des élections.
09:06Chaque bulletin doit être compté, mais mon message est clair.
09:10Nous, les sociodémocrates, serons toujours prêts à prendre nos responsabilités quant aux résultats.
09:19Je vous le disais en titre, le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Turc,
09:23a appelé ce lundi à une action urgente pour encadrer l'intelligence artificielle
09:27face aux risques sans précédent posés par les systèmes les plus avancés.
09:32Les inquiétudes vont croissant autour des conséquences de l'essor rapide de l'IA
09:35sur l'avenir de l'humanité.
09:37Selon le haut commissaire, tous les droits humains sont menacés par cette technologie,
09:41y compris les droits à la vie et à l'alimentation, à la vie privée, à la santé et à
09:46la sécurité.
09:47Des patrons américains du secteur technologique ont eux-mêmes plaidé
09:50pour un ralentissement des avancées dans le domaine.
09:56Et aux Etats-Unis, le président républicain de la Chambre des représentants
10:00rejette formellement l'idée de freiner le développement de l'intelligence artificielle
10:05par crainte d'être distancé par la Chine.
10:07Pourtant, les grands patrons de l'intelligence artificielle
10:10affirment eux-mêmes vouloir ralentir la cadence
10:13et freiner le développement de leurs propres technologies.
10:16On voit cela en détail avec Enza Alaoui.
10:20Ralentir l'intelligence artificielle ou continuer la course à tout prix ?
10:24Aux Etats-Unis, le débat prend une dimension politique.
10:27Le patron d'Anthropic, Dario Amodei,
10:29alerte sur les risques liés aux nouvelles capacités de l'IA.
10:33Il évoque notamment des systèmes capables à terme
10:35de prendre le contrôle d'Internet.
10:37Une inquiétude également, partagée par Sam Altman et Elon Musk.
10:44Je ne dis pas qu'il faut paniquer aujourd'hui.
10:46Je ne dis pas non plus qu'il faut tout arrêter.
10:48Je dirais que c'est un signal d'alerte.
10:50Un signal d'alerte qui nous indique que nous devons ralentir.
10:54Nous devons développer cette technologie avec prudence
10:56et veiller à ce que nos dispositifs de sécurité,
10:59notre capacité à la comprendre et à la contrôler,
11:02progresse au même rythme que la technologie elle-même.
11:08À Washington, le message est clair.
11:11Encadrer oui, ralentir non.
11:13Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson,
11:16défend des mesures de sécurité,
11:18mais refuse de sacrifier la course technologique face à la Chine.
11:23Le défi, c'est de mettre en place des garde-fous et des mesures de sécurité
11:26pour éviter que l'intelligence artificielle générale soit hors de contrôle.
11:30Mais en même temps, nous devons veiller à ce que l'IA ne nous échappe pas.
11:33Nous devons nous assurer que nous n'allons pas perdre notre avance
11:35dans la compétition mondiale face à la Chine,
11:37car ce serait une menace pour notre sécurité nationale.
11:42OpenAI et Anthropik ont signalé des comportements inattendus de certains modèles,
11:47parfois détectés plusieurs jours ou plusieurs mois après les faits.
11:50Et à moins de deux mois des élections de mi-mandat,
11:53l'intelligence artificielle s'impose désormais
11:56comme un enjeu majeur de la campagne américaine.
11:59Il est le rapprésent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
12:11A quelques jours des élections législatives,
12:14la fiscalité s'invite dans les programmes des principaux partis
12:17avec des propositions parfois très différentes.
12:20Le PAM promet une réforme spectaculaire.
12:23Le parti du Tracteur veut notamment revoir profondément l'impôt sur le revenu
12:27avec seulement trois tranches et une exonération des salaires bruts inférieurs
12:31à 15 000 dirhams.
12:33Le PPS, lui, propose de relever le seuil d'exonération à 60 000 dirhams annuels,
12:37mais aussi d'aller jusqu'à 40% pour les très hauts revenus.
12:41Le PJD veut rétablir un taux de 10% pour certaines petites entreprises
12:46tout en taxant davantage les secteurs jugés monopolistiques.
12:50L'USFP promet une baisse de 10% de la pression fiscale
12:54sur les revenus du travail, le RNI, l'Istirlal
12:57et enfin le mouvement populaire avancent eux aussi des mesures
13:00en faveur notamment de la classe moyenne et des familles.
13:03A l'inverse, certaines formations misent davantage sur l'élargissement de l'assiette,
13:08la lutte contre la fraude et la taxation accrue de certains revenus
13:12ou secteurs pour financer leurs engagements.
13:14Derrière ces propositions très différentes,
13:16une question centrale se pose.
13:17Quelle fiscalité pour le Maroc de demain
13:19et surtout, qui paiera la facture des promesses électorales ?
13:23Pour en parler, nous avons le plaisir d'être en direct
13:26depuis nos studios de Rabat avec l'économiste et professeur universitaire Moustapha El-Jaye.
13:30Moustapha El-Jaye, bonjour et merci d'être avec nous.
13:37Bonsoir et merci pour l'invitation.
13:40Soyez le bienvenu Moustapha El-Jaye.
13:41Alors le premier point de comparaison est l'impôt sur le revenu
13:45qui touche directement les salariés et les classes moyennes.
13:48Le PAM propose trois seules tranches avec 0% jusqu'à 15 000 dirhams de salaire brut,
13:5310% entre 15 000 et 46 000 dirhams et 20% au-delà.
13:58Est-ce que, selon vous, c'est une véritable révolution fiscale
14:01ou surtout un changement dans la répartition de l'impôt ?
14:08Alors je pense que, peut-être juste pour planter, comme on dit, le décor,
14:13vous savez que si vous voyez les différents programmes, les différentes parties,
14:17une des questions, des problématiques principales qui revient,
14:21c'est la problématique du pouvoir d'achat.
14:24Et pour, vu cette cherté, cette inflation qu'on a connue depuis plusieurs années
14:30et un renchérissement surtout des denrées alimentaires de base,
14:35la proposition du PAM, qui semble pertinente et, je dirais, audacieuse,
14:43réduit les tranches d'impôts qu'on avait sur l'IR de 6 à 3.
14:49Et comme vous l'avez dit, elle est assez ambitieuse et audacieuse
14:54puisque jusqu'à 15 000 dirhams de revenus bruts,
14:58je dis bien bruts, ce qui fait 12 000 dirhams 500 nets,
15:02il y a une examération totale, 0%,
15:04et de 15 000 à 46 000, on est à un taux de l'IR relativement bas de 10%
15:12et au-delà de 46 000, on est à un taux de 20%.
15:17Déjà, au niveau de la tranche supérieure, on revient de presque la moitié,
15:21de 37 en marginal à 20%.
15:25Juste pour vous donner une idée, pour que ça soit chiffré pour vos téléspectateurs,
15:31pour un salarié qui gagne 12 500 dirhams,
15:36le net en gain d'impôts, si cette mesure, bien sûr, est appliquée,
15:43elle est de 450 dirhams.
15:45Et ça monte jusqu'à, pour quelqu'un qui a un salaire brut de 30 000,
15:50à un gain d'impôts assez important de 4 700 dirhams nets.
15:55Donc c'est une nette amélioration du revenu
15:59sans qu'il y ait un impact sur l'entreprise
16:01parce que c'est l'État qui prend en charge en baissant ce taux de l'IR
16:05et les avantages aussi de cette baisse drastique de ces taux de l'IR,
16:13c'est que ça, un, ça encourage les entreprises à recruter
16:16puisque la pression fiscale sur l'entreprise,
16:19surtout l'encadrement, sachant que tout notre tissu économique
16:24est composé de PME, TPME à 95%.
16:27Et malheureusement, ces PME, ces PME ont besoin d'encadrement
16:32pour améliorer leur performance et pour aller vers plus de transparence.
16:36Et ça encourage aussi la diaspora que nous avons,
16:40tous les hauts cadres qui quittent le royaume
16:42pour des raisons, entre autres, de revenus,
16:44à revenir et donc apporter leur savoir à leur pays.
16:51Donc je trouve que cette mesure est assez ambitieuse.
16:55Il y a d'autres parties qui ont proposé,
16:57notamment vous avez évoqué le PPS qui veut exonérer jusqu'à 60 000.
17:00Justement, M. El-Jaye, on y arrive.
17:03On a parlé du PAM.
17:05Parlons à présent du PPS, justement,
17:07qui propose, lui, pour sa part, un seuil d'exonération
17:09à 60 000 dirhams annuels,
17:11mais une tranche à 40% au-delà de 500 000 dirhams.
17:14L'USFP promet, elle, une baisse de 10%
17:19de la pression fiscale sur les revenus du travail,
17:22tandis que l'ISIqlal et le RNI,
17:24cible, notamment la classe moyenne.
17:26Quelle approche vous paraît la plus cohérente ?
17:33Écoutez, pour être objectif,
17:35l'approche qui me paraît plus cohérente
17:36et chiffrable, parce que j'ai eu l'occasion
17:38de parcourir une bonne partie des programmes.
17:42Pour être objectif, c'est celle du PAM,
17:44parce qu'elle est chiffrée.
17:46Et quand on voit le programme,
17:47il y a des chiffres qui ont été avancés.
17:51Bien évidemment, la question qu'on pourrait se poser,
17:55ça, c'est une question dogmatique.
17:57Par exemple, quand le PPS dit qu'il faut taxer
18:00les hauts salaires au-delà à 40%,
18:04on est déjà à 37%,
18:06ça peut s'expliquer également,
18:09parce que plus il y a aussi une équité fiscale,
18:12plus quelqu'un a des revenus élevés,
18:15mais plus il doit contribuer.
18:17Exonérer jusqu'à 60 000,
18:19on n'est pas très loin de ce qu'il y a actuellement.
18:21Le grand problème, c'est que quand on voit ses revenus,
18:25la logique qui est derrière,
18:26c'est la protection du pouvoir d'achat.
18:29Et quand on voit ses salaires,
18:30même de 15 000, de 20 000,
18:34on reste toujours dans la classe moyenne,
18:37parce que le coût de la vie
18:38a tellement augmenté ces cinq dernières années,
18:42depuis le Covid,
18:44on a vu des temps d'inflation à deux chiffres,
18:46on a une succession d'événements géostratégiques
18:50qui impactent un petit peu
18:52le pouvoir d'achat au niveau mondial,
18:56mais surtout des citoyens marocains,
18:59et des salaires de 15 000, 20 000,
19:02dans les grandes villes, jusqu'à 30 000,
19:05sont, pour le citoyen lambda,
19:08c'est des revenus de classe moyenne
19:10qu'il faut préserver,
19:11parce qu'on va donner aussi un pouvoir d'achat
19:14et on va encourager une consommation interne
19:18qui peut relancer un petit peu
19:20toute une économie locale.
19:22Monsieur Eljaï, est-ce qu'on peut réellement
19:24réduire l'impôt sur le revenu
19:25pour une grande partie des salariés
19:27sans pour autant augmenter parallèlement
19:29la contribution des revenus les plus élevés
19:31ou trouver d'autres recettes ?
19:37Alors je vais vous dire,
19:38pour ce qui est de l'IR,
19:39pour ce qui est de l'IR,
19:40la recette annuelle moyenne est de 70 milliards.
19:45La problématique au Maroc,
19:46c'est que quand on analyse
19:48d'une manière fine les recettes de l'IR,
19:51deux tiers proviennent des salariés,
19:53c'est-à-dire ce qu'on appelle
19:54la retenue à la source,
19:56et un tiers provient des professions libérales.
20:00Dans d'autres pays,
20:01notamment les pays émergents,
20:03les pays développés auxquels le Maroc aspire,
20:05c'est l'inverse.
20:05Les deux tiers proviennent
20:07des professions libérales
20:09et un tiers provient des retenues.
20:11À la source, vous n'avez aucun moyen
20:14d'évasion fiscale,
20:16votre salaire est déclaré,
20:18on vous prélève.
20:19Au niveau des professions libérales,
20:21je pense qu'il y a matière
20:23qu'il y ait plus de transparence
20:25et plus d'équité fiscale.
20:27Il est anormal qu'un salarié moyen
20:31paye autant qu'un,
20:32je ne vais pas stigmatiser les métiers,
20:33mais d'une profession libérale
20:35où parfois les revenus
20:36ou les signes extérieurs de richesse
20:38sont très apparents.
20:39Donc, pour plus d'équité sociale,
20:41à mon avis, il faut rééquilibrer.
20:42Et puis, il faut élargir
20:44l'assiette fiscale.
20:46Il ne faut pas que ce soit toujours les mêmes.
20:48Un, en essayant d'intégrer
20:50au moins une partie de l'informel
20:52qui est, comment on l'appelle,
20:55l'informel structuré,
20:56c'est-à-dire des ateliers,
20:58des petites usines.
20:59Je ne parle pas de l'informel
21:00qui est des vendeurs à la Soabette,
21:02je parle de l'informel,
21:04mais structuré,
21:04des ateliers,
21:05des unités industrielles,
21:07parfois dans certains quartiers.
21:09Donc, essayer de les drainer
21:12vers le secteur formel
21:14et bien évidemment,
21:15leurs salariés vont contribuer,
21:17mais aussi, il faut leur donner
21:18les avantages du formel.
21:20Notamment,
21:21tout ce qui est couverture sociale,
21:23on a vu,
21:24si vous vous rappelez,
21:25durant la période de Covid,
21:26les entreprises qui étaient déclarées
21:28à la CNSS
21:28ont eu une aide de l'État
21:30et ils ont aussi bénéficié
21:32des crédits oxygène et relance.
21:34Justement, parlons-en...
21:42sur l'impôt sur l'impôt sur les sociétés.
21:45Le PJD, par exemple,
21:47veut rétablir le taux de 10%
21:48pour les entreprises
21:49dont les bénéfices sont inférieurs
21:52à 300 000 dirhams,
21:53mais appliquer le taux supérieur
21:55aux entreprises
21:55des secteurs monopolistiques
21:57ou oligopolistiques notamment,
21:59et les carburants,
22:01les télécoms et le ciment.
22:02Est-ce que c'est une bonne manière
22:03de différencier la fiscalité
22:05selon la puissance économique,
22:07d'après vous ?
22:12Écoutez, c'est une proposition
22:14qui peut se justifier.
22:16D'ailleurs, il n'y a pas
22:17que le PJD,
22:18il y a aussi, je pense,
22:20le parti Haraka
22:23qui propose aussi
22:24d'exonérer ou de réduire
22:28jusqu'à l'IS pour les entreprises
22:31qui font un chiffre d'affaires
22:33moins de 500 000.
22:35Il y a le PAM aussi qui propose...
22:36On va y arriver.
22:37... les entreprises
22:38qui créent des petits emplois,
22:41qui créent trois emplois.
22:43Mais pour cette proposition,
22:46elle paraît tenable et défendable,
22:48c'est-à-dire au lieu d'avoir
22:4920% pour tout le monde,
22:51et là, je pense,
22:51c'est une erreur
22:52qui a été faite
22:53par ce gouvernement
22:55puisque les PME
22:57jusqu'à 1 million dirhams
22:58étaient à 10.
22:59Maintenant, on a aligné
23:00tout le monde à 20%
23:01sur, je pense,
23:02le secteur bancaire et financier.
23:04Et on pourrait faire
23:05d'eux-mêmes
23:07ramener à un taux d'IS
23:08de 10%
23:09les petites entreprises
23:11comme ça a été proposé
23:12500 000
23:13ou jusqu'à 1 million dirhams.
23:14Et bien évidemment,
23:17taxer peut-être
23:18au taux fort
23:20comme le système bancaire
23:21actuellement
23:21les secteurs
23:22où les profits
23:23sont mis au bolon.
23:24j'ai vu notamment
23:25qu'ils parlent
23:26des télécoms,
23:27qu'ils parlent aussi
23:29du carburant,
23:31du ciment.
23:31Je pense
23:31les cimenteries,
23:33donc tout ce qui est
23:33secteur du ciment.
23:35C'est aussi
23:36une proposition
23:39qui semble logique.
23:40Maintenant,
23:41il faut chiffrer tout ça.
23:42Le plus important
23:43dans ces programmes,
23:45ces propositions,
23:45il faut avoir
23:46des données chiffrées
23:47pour voir
23:48de combien
23:49ou de quoi on parle.
23:52Et à ce moment-là,
23:54je suis persuadé
23:55si les TPM
23:56on revient
23:57à un taux de 10%,
23:58il y aura plus
23:58de transparence
23:59et on va éviter
24:01le phénomène
24:02d'éviction
24:02du formel
24:03vers l'informel.
24:05Justement,
24:05revenons sur le PPS
24:06que vous avez cité
24:07qui va lui encore
24:08plus loin.
24:0810% pour les très
24:09petites entreprises
24:10réalisant moins
24:11de 500 000 dirhams
24:12de bénéfices
24:12mais jusqu'à 40%
24:14pour certains secteurs
24:15en situation de rente
24:16ou d'oligopole.
24:18Le PAM propose
24:19lui de son côté
24:20une exonération
24:21de 5 ans
24:21pour certaines
24:22petites entreprises
24:23créant au moins
24:243 emplois,
24:25vous l'avez dit.
24:26Selon vous,
24:27quel système
24:27est économiquement
24:28le plus efficace ?
24:34Écoutez,
24:34moi je pense
24:35que les deux
24:36se tiennent.
24:37La proposition
24:38du PAM
24:38corrélée
24:39l'exonération
24:40à la création
24:41d'emplois
24:42c'est important
24:42parce que
24:43le grand
24:46fléau
24:47que nous avons
24:47maintenant
24:48c'est le fléau
24:49du chômage
24:49surtout le chômage
24:50des jeunes
24:50et des jeunes
24:51diplômés
24:51parfois on est
24:52à des chiffres
24:53à 33%
24:55notamment dans
24:56la tranche
24:57des jeunes
24:59diplômés
25:00plus vous êtes
25:00diplômés
25:01plus vous avez
25:02des difficultés
25:02à accéder
25:03au marché du travail
25:04donc si on
25:05encourage
25:06l'initiative
25:06privée
25:07on libère
25:09les énergies
25:10avec un
25:11assouplissement
25:11administratif
25:12parce qu'il y a
25:13aussi la lourdeur
25:13administrative
25:15qui pénalise
25:16un petit peu
25:16ces jeunes
25:16à lancer
25:17leur propre
25:18entreprise
25:18si on
25:19encourage
25:19l'auto
25:20entrepreneur
25:21si on
25:22n'accompagne
25:22par des
25:23mécanismes
25:23de fonds
25:24de garantie
25:24qui garantit
25:28un petit peu
25:29les banques
25:30pour octroyer
25:31des crédits
25:31à ces jeunes
25:32qui veulent créer
25:33leur propre
25:34entreprise
25:34et encourager
25:35l'auto
25:35emploi
25:36s'il y a
25:37en plus
25:37cette cerise
25:38sur le gâteau
25:39une exagération
25:40pendant 5 ans
25:41corralée
25:42à 3 postes
25:42d'emploi
25:43ça semble
25:45intéressant
25:45bien évidemment
25:46aussi
25:47la proposition
25:48aussi
25:49d'un autre parti
25:51qui est le Haraka
25:51qui dit
25:52jusqu'à
25:53500 000
25:54il faut
25:55non se
25:56exonérer
25:57totalement
25:57et assouplir
25:59tout ce qui est
26:00déclaration
26:00fiscale
26:01parce qu'il y a
26:01lourdeur
26:02administrative
26:02quand vous créez
26:03même une
26:04micro-entreprise
26:05vous avez
26:06tellement de
26:06déclarations
26:07à faire
26:07les déclarations
26:09TVA
26:10les déclarations
26:11sur les
26:12accords
26:12sur l'IES
26:12c'est tellement
26:13lourd
26:14que ça décourage
26:15un petit peu
26:16ces jeunes
26:16à créer
26:17leur
26:17Justement
26:18parlons-en
26:19de très
26:20bonnes idées
26:21Monsieur Eljaï
26:21parlons-en
26:22de cette lourdeur
26:22à partir de quel
26:23moment
26:23une fiscalité
26:24plus lourde
26:25sur les grandes
26:26entreprises
26:26devient-elle
26:27contre-productive
26:28pour l'investissement
26:29et la compétitivité
26:30selon vous ?
26:35Écoutez
26:36je pense que
26:37maintenant
26:37la décision
26:38qui est prise
26:39elle me semble
26:39sage
26:39c'est de ramener
26:42la majorité
26:43ou la totalité
26:44presque à quelques
26:44exceptions près
26:45des entreprises
26:47industrielles
26:47quelle que soit
26:48leur taille
26:49à 20%
26:49ce qui semble
26:51très apprécié
26:51par le secteur
26:54privé
26:54maintenant
26:55ce qu'on pourrait
26:56faire
26:56c'est juste
26:57revenir à 10%
26:58pour les TPME
26:59et les PME
27:00jusqu'à 1 million
27:01de dirhams
27:01pour encourager
27:04aussi bien
27:04les TPME
27:06à rester dans le
27:07formel
27:08à faire
27:08leurs déclarations
27:09à être transparentes
27:12combiner
27:12à tout cela
27:13une exonération
27:15pendant peut-être
27:15les 5 premières années
27:17les créations
27:18d'entreprises
27:18avec un chiffre
27:19d'affaires limité
27:20à 500 000
27:21créé par des jeunes
27:22qui créent aussi
27:23de l'emploi
27:24et bien évidemment
27:26comme c'est le cas
27:27maintenant
27:27l'exception
27:28du secteur financier
27:29on peut peut-être
27:30prendre un ou deux secteurs
27:31où on sait
27:32que les marges
27:32parce qu'il y a
27:33des sociétés
27:34cotées en bourse
27:35on voit un peu
27:36les marges
27:36qu'elles font
27:38les ramener
27:39peut-être
27:39au même taux
27:41que le secteur financier
27:42ça pourrait générer
27:44davantage
27:44de recettes fiscales
27:45à l'État
27:47mais il faut
27:48surtout
27:50élargir
27:53pardon
27:53élargir
27:54l'assiette fiscale
27:56à d'autres
27:58opérateurs
27:59et essayer
27:59au moins
28:00d'avoir
28:00une partie
28:01de l'informel
28:02qui échappe
28:03totalement
28:03si vous voulez
28:05aux recettes
28:05fiscales
28:06de l'État
28:06alors poursuivons
28:07avec la TVA
28:08et le pouvoir
28:08d'achat
28:09qui sont probablement
28:10les sujets
28:10les plus sensibles
28:11pour les ménages
28:12concernant la TVA
28:13nous avons l'alliance
28:14de gauche
28:14qui propose
28:15une exonération
28:16totale
28:16de TVA
28:17sur les produits
28:18de première nécessité
28:19et les médicaments
28:20pendant ce temps
28:21le PPS
28:21lui veut notamment
28:22généraliser
28:23le taux zéro
28:24sur les produits
28:25essentiels
28:25et instaurer
28:26une TVA sociale
28:27avec une hausse
28:28de 10 points
28:28sur certains
28:29produits de luxe
28:31est-ce que ces mesures
28:32peuvent réellement
28:33bénéficier aux consommateurs
28:34selon vous ?
28:38Ben oui
28:39parce que vous savez
28:40que la TVA
28:41est un impôt
28:42qui est un peu
28:43injuste
28:43c'est-à-dire
28:44que vous soyez
28:45aisé
28:46ou vulnérable
28:47vous payez le même taux
28:49et souvent
28:49c'est un taux
28:50de 20%
28:51donc cette proposition
28:52me semble
28:53plus équitable
28:55c'est-à-dire
28:55pour les produits
28:56de première nécessité
28:58de base
28:59que tout citoyen
29:00marocain
29:01consomme
29:02peut-être
29:03exonérer
29:04et trouver
29:04le moyen
29:05peut-être
29:06d'en faire
29:07bénéficier
29:08vraiment
29:09les gens
29:09qui en ont
29:10le plus besoin
29:11c'est-à-dire
29:13les catégories
29:14sociales
29:14très vulnérables
29:15et peut-être
29:17pour les produits
29:18de luxe
29:19au lieu d'être
29:20à 20%
29:21je pense que
29:22dans les véhicules
29:23il y a déjà des taux
29:24au-dessus de 20%
29:25les véhicules
29:26de luxe
29:26pourquoi pas
29:28encore faut-il
29:29chiffrer tout cela
29:30et voir
29:31quel est l'impact
29:32sur le budget
29:33de l'État
29:33mais c'est une proposition
29:35juste et équitable
29:37puisque
29:39vous savez
29:40quand on est
29:40à la recette
29:41on parle
29:42de 97
29:43à 100 milliards
29:45de dirhams
29:45annuellement
29:46il faut refaire
29:47le calcul
29:48de telle sorte
29:48qu'on ne pénalise
29:49pas le budget
29:50de l'État
29:50surtout qu'on est
29:52à la veille
29:53de grands chantiers
29:54structurants
29:55qui nécessitent
29:56beaucoup de moyens
29:56beaucoup de ressources
29:57et aller peut-être
30:00chercher
30:01l'argent
30:02là où il est
30:03éventuellement
30:04comme ça a été proposé
30:07peut-être par la PPS
30:08taxer
30:09un petit peu
30:11les produits
30:11de luxe
30:12pour les ménages
30:13les plus aisés
30:14et les plus
30:15je dirais
30:16plus élevés
30:18plusieurs parties
30:19proposent des mécanismes
30:20fiscaux
30:20ciblés sur les familles
30:21le RNI
30:22propose notamment
30:23une déduction fiscale
30:24pouvant atteindre
30:255000 dirhams
30:25par enfant
30:26et par an
30:27pour les dépenses
30:28de scolarité
30:28à partir de 2028
30:29le mouvement populaire
30:31lui veut également
30:32permettre aux familles
30:33de déduire
30:34les dépenses
30:34d'éducation
30:35jusqu'à 500 dirhams
30:36par mois
30:36est-ce que c'est
30:37un mécanisme pertinent
30:38ou bien
30:39risque-t-on surtout
30:40de bénéficier
30:41aux ménages
30:42déjà imposables ?
30:47Vous savez que
30:48c'est une doléance
30:49qui est faite
30:50depuis plusieurs années
30:51par beaucoup
30:52de ménages
30:53de la classe moyenne
30:54parce qu'encore
30:55une fois
30:55il faut préserver
30:56cette classe moyenne
30:57qui a tendance
30:58à être tirée
31:00vers le bas
31:00avec cette augmentation
31:02du coût de la vie
31:03cette inflation
31:04qu'on a donc
31:05et qui est cumulable
31:06depuis
31:06comme je vous ai dit
31:07depuis
31:08le COVID
31:09et
31:12un ménage
31:13ou un
31:14moyen
31:14qui paye
31:16ses impôts
31:17et qui
31:18scolarise
31:19ses enfants
31:19dans le privé
31:20donc déjà
31:20il allège un peu
31:21le coût de l'État
31:22il a toujours demandé
31:24est-ce que ça soit
31:24déduit
31:26de ses dépenses
31:29au niveau
31:29de l'IR
31:30moi
31:30cela me semble
31:32une proposition
31:34juste
31:35parce que
31:36ça va
31:37un petit peu
31:39alléger
31:39encore une fois
31:40la charge
31:43au niveau
31:44de cette classe moyenne
31:45et
31:46les citoyens
31:48qui ont
31:48fait le choix
31:49de mettre
31:51leurs enfants
31:51dans le privé
31:52cela va leur permettre
31:53de déduire
31:54cette charge mensuelle
31:56de leur
31:57déclaration fiscale
31:58Moustapha Eljaï
31:59est-ce qu'on peut
31:59financer
32:00une partie importante
32:01des nouvelles dépenses
32:02publiques
32:02simplement
32:03en faisant
32:04contribuer
32:04davantage
32:05ce qui échappe
32:06aujourd'hui
32:06partiellement
32:07à l'impôt
32:07où est-ce que
32:08se situe
32:09selon vous
32:09le potentiel fiscal
32:10encore inexploité
32:11du Maroc
32:16écoutez
32:16le potentiel fiscal
32:18se situe
32:18à mon sens
32:19à mon avis
32:19personnel
32:20à deux niveaux
32:20d'abord
32:21au niveau
32:22de l'évasion
32:23fiscale
32:23donc
32:24on voit
32:25il faut qu'il y ait
32:25de plus en plus
32:27de transparence
32:28notamment
32:28au niveau
32:29d'un certain
32:31nombre
32:32de PME
32:32il faut le dire
32:33je pense que
32:34maintenant
32:34avec
32:35l'entrée
32:36en vigueur
32:37de la facturation
32:39électronique
32:40qui va être
32:41donc initiée
32:42par la DGI
32:43et avec
32:45le système
32:46si vous voulez
32:46de compliance
32:48et de
32:49je dirais
32:50de conformité
32:52mis en place
32:53et de contrôle
32:55à différents
32:57niveaux
32:58je pense que
32:59cette
33:00cette mesure
33:02va améliorer
33:04substantiellement
33:05les recettes
33:06de l'IS
33:06d'ailleurs
33:07la recette
33:08de l'IS
33:09si vous l'avez suivie
33:10elle a augmenté
33:11de 19%
33:12et toutes les recettes
33:13globalement
33:14on a vu
33:15qu'il y a
33:15une forte
33:16augmentation
33:17donc il y a
33:18un
33:18ce volet
33:19d'évasion
33:19fiscale
33:20et deux
33:21le deuxième
33:21volet
33:22donc c'est
33:23le volet
33:25élargir
33:25au niveau
33:26de l'informel
33:27pour que ça soit
33:28pas toujours
33:28les mêmes
33:28qui payent
33:29et essayer
33:30de les
33:32inciter
33:33par aussi
33:34des avantages
33:36pour leur démontrer
33:38que ces entreprises
33:39qui travaillent
33:40dans l'informel
33:40ou ces petits
33:43ateliers
33:44etc.
33:44ont tout intérêt
33:45à intégrer
33:46le formel
33:46et payer
33:47progressivement
33:48si on est
33:49à un taux
33:49de 10%
33:50je crois
33:51qu'ils seront
33:51plus amenés
33:52à intégrer
33:53le formel
33:54alors un autre
33:55un autre clivage
33:57apparaît
33:58sur la fiscalité
33:59environnementale
33:59le PPS
34:01propose une taxe
34:02carbone
34:02progressive
34:03une composante
34:04carbone
34:04sur les carburants
34:05fossiles
34:06et une fiscalité
34:07sur les véhicules
34:08thermiques
34:08l'Estirlal
34:09lui propose
34:10également
34:10un mécanisme
34:11national
34:12de tarification
34:13du carbone
34:14est-ce que
34:14ces mesures
34:15sont-elles
34:15devenues
34:16incontournables
34:17selon vous ?
34:21Oui ce genre
34:23de mesures
34:23on le voit
34:24dans d'autres pays
34:25et donc
34:26je pense
34:27que c'est une
34:29mesure
34:30qui semble
34:30logique
34:31et qui pourrait
34:33éventuellement
34:35je dirais
34:37bonifier
34:38les citoyens
34:39qui polluent
34:39le moins
34:40et
34:42ça a bien réussi
34:43dans d'autres pays
34:44on peut faire
34:45le test au Maroc
34:46maintenant
34:46beaucoup de citoyens
34:47marocains
34:49intègrent un peu
34:50la donne
34:50carbone
34:51vous savez
34:51qu'au niveau
34:52du volet
34:54entreprise
34:55et export
34:55demain
34:56si vous avez
34:57une charge
34:58carbone élevée
34:59vos produits
35:00sont refusés
35:01au niveau
35:01d'un certain
35:02nombre de pays
35:02notamment européens
35:03il faut intégrer
35:05cette donne
35:05progressivement
35:06mais je ne sais pas
35:07si l'impact
35:09a été chiffré
35:10je n'ai aucune idée
35:11de quel montant
35:13on parle
35:13il faut juste
35:14initier
35:15pour que
35:15progressivement
35:16on le voit
35:17maintenant
35:17de plus en plus
35:18de citoyens
35:18optent
35:19pour des véhicules
35:20électriques
35:20des véhicules hybrides
35:21pour alléger
35:23un petit peu
35:23d'abord leur budget
35:25et aussi
35:27réduire un peu
35:27cette charge carbone
35:31que subit le pays
35:32merci beaucoup
35:33Moustapha Elgey
35:34pour votre analyse
35:35et d'avoir répondu
35:36à toutes nos questions
35:37depuis Rabat
35:37je rappelle que vous êtes
35:38économiste
35:38et professeur universitaire
35:40merci infiniment
35:46il est l'heure à présent
35:47de faire le tour
35:48de l'actualité économique
35:49nationale et internationale
35:50et c'est avec
35:50Younes Benzinet
36:04les cours du pétrole
36:06repartent fortement
36:07à la hausse
36:07le Brent gagne
36:09plus de 3%
36:09pour dépasser
36:10les 108 dollars
36:11le baril
36:12le baril américain
36:13l'ouest Texas
36:13progresse
36:14lui aussi
36:15de plus de 3%
36:16à plus de 103 dollars
36:17cette nouvelle poussée
36:19des prix intervient
36:20alors que les tensions
36:20s'intensifient au Moyen-Orient
36:22en Arabie Saoudite
36:23un oléoduc
36:24essentiel a été
36:25temporairement fermé
36:26après des attaques
36:27attribuées à des drones
36:28venant d'Irak
36:29cet oléoduc
36:30qui reluit l'est
36:31du royaume
36:32à Yanbu'a
36:33sur la mer Rouge
36:34peut transporter
36:34environ 7 millions
36:36de barils de pétrole
36:37par jour
36:37c'est surtout
36:38une voie stratégique
36:39pour contourner
36:40le détroit d'Hourmouz
36:41et justement
36:42les incertitudes
36:43s'accumulent
36:43autour de ce détroit
36:44l'un des passages
36:45les plus importants
36:46pour les exportations
36:47mondiales d'énergie
36:48les marchés
36:48intègrent davantage
36:49de risques
36:50sur les approvisionnements
36:51et les prix du pétrole
36:52repartent à la hausse
36:57et cette tension
36:58ne concerne pas
36:59uniquement le pétrole
37:00le gaz européen
37:01connaît lui aussi
37:02une forte poussée
37:03le prix des contrats
37:04à terme
37:05pour octobre
37:06atteint environ
37:071004 dollars
37:08pour 1000 mètres cubes
37:09un niveau
37:10que l'Europe
37:11n'avait plus connu
37:12depuis décembre 2022
37:14au cœur
37:14de la précédente
37:15crise énergétique
37:17les tensions
37:17au Moyen-Orient
37:18perturbent
37:19les approvisionnements
37:20en gaz naturel liquéfique
37:21le blocage
37:22du détroit d'Hourmouz
37:23empêche notamment
37:24le Qatar
37:25d'exporter normalement
37:26son gaz
37:27et à cela s'ajoute
37:28un autre problème
37:29les réserves européennes
37:30sont particulièrement basses
37:32début septembre
37:33les stocks de gaz
37:34de l'Union Européenne
37:35n'étaient remplis
37:36qu'à environ 65%
37:38de leur capacité
37:39leur niveau
37:40le plus faible
37:41depuis 15 ans
37:46on passe maintenant
37:47aux finances publiques
37:48marocaines
37:49le déficit budgétaire
37:51atteint 56,9 milliards
37:53de dirhams
37:53à fin août
37:54c'est près de 2,8 milliards
37:56de dirhams de plus
37:56qu'à la même période
37:57de l'année précédente
37:58selon la trésorerie générale
38:00du royaume
38:00les recettes ordinaires
38:01ont progressé
38:02de 5,5%
38:03pour atteindre
38:04plus de 286 milliards
38:06de dirhams
38:06la hausse est notamment
38:07portée par les impôts directs
38:09en progressant
38:10de 12,7%
38:11les droits de douane
38:12qui augmentent
38:12de 8,8%
38:13et les impôts indirects
38:15en hausse de 8%
38:16en face
38:17les dépenses
38:17du budget général
38:19à Athènes
38:19il y a plus de
38:21397 milliards
38:22de dirhams
38:23en hausse
38:23de 10,4%
38:25les dépenses
38:26de fonctionnement
38:27progressent
38:27de 13,2%
38:29tandis que
38:29l'investissement
38:30augmente
38:30de 8,2%
38:32les intérêts
38:33de la dette
38:33s'élèvent
38:34à 35 milliards
38:35de dirhams
38:36sont une progression
38:36de 3,4%
38:41on reste au Maroc
38:42où les recettes
38:43douanières
38:44atteignent
38:4469,69 milliards
38:47de dirhams
38:47à fin août
38:48c'est 7,1%
38:49de plus
38:50qu'un an auparavant
38:51les droits
38:51de douane
38:52rapportent
38:53près de
38:5311,8 milliards
38:54de dirhams
38:55en hausse
38:55de 8,8%
38:56la TVA
38:57l'importation
38:57représente
38:58plus de
38:5943,3 milliards
39:00de dirhams
39:01avec une progression
39:01de 6,9%
39:03et la taxe
39:04intérieure
39:04de consommation
39:05sur les produits
39:06énergétiques
39:06atteignent
39:0714 milliards
39:08de dirhams
39:08soit 6,6%
39:10de plus
39:10au total
39:11les recettes
39:12brutes
39:12de la fiscalité
39:13douanière
39:14dépasse
39:1482 milliards
39:15de dirhams
39:16avant
39:16les remboursements
39:17et restitutions
39:18fiscales
39:21enfin
39:21enfin
39:22autre
39:22évolution
39:22importante
39:23dans les comptes
39:24de l'état
39:25la compensation
39:26les dépenses
39:27au titre
39:27de la compensation
39:28atteignent
39:2911,1 milliards
39:30de dirhams
39:31à fin août
39:31c'est une hausse
39:32spectaculaire
39:33de 71,3%
39:35sur annonce
39:36ce montant
39:36représente
39:37déjà
39:3780,5%
39:39des prévisions
39:39inscrites
39:40dans la loi
39:40de finances
39:41pour l'ensemble
39:41de l'année
39:422026
39:43du côté
39:43des dépenses
39:44de fonctionnement
39:45elle atteignait
39:45247 milliards
39:47de dirhams
39:48à l'intérieur
39:48de cette enveloppe
39:49les traitements
39:50et salaires
39:50représentent
39:51130 milliards
39:52en hausse
39:53de 9,4%
39:54les charges communes
39:55atteignent
39:5635,8 milliards
39:57soit une hausse
39:58de 4,9%
39:59les remboursements
40:00restitutions fiscales
40:01progressent également
40:02de 12,1%
40:03cette évolution
40:04s'explique
40:05notamment par
40:06l'augmentation
40:06des remboursements
40:07de TVA
40:08à l'intérieur
40:08plus de 10,2 milliards
40:10de dirhams
40:11contre 8,1 milliards
40:13un an auparavant
40:17Votre Soir Info
40:19se poursuit
40:19avec l'Invité Culture
40:20Maria Premlichy
40:21reçoit aujourd'hui
40:22Hajar Mortaji
40:23docteur en EdTech
40:24et professeur universitaire
40:35Mesdames et Messieurs
40:37bonsoir
40:37et bienvenue
40:38dans l'Invité Culture
40:39dans un monde
40:40où l'intelligence
40:41artificielle
40:42génère une symphonie
40:44en quelques secondes
40:45copie à la perfection
40:46la toile d'un artiste
40:47et réécrit
40:48les scénarios
40:49du petit
40:50et grand écran
40:51la technologie
40:52n'est plus seulement
40:54l'outil
40:55qui diffuse la culture
40:56mais cette main invisible
40:57qui la fabrique
40:58aujourd'hui
40:59l'intelligence artificielle
41:01raconte
41:02compose
41:02et façonne
41:04notre imaginaire
41:05collectif
41:06alors
41:06sommes-nous
41:08face à une
41:09renaissance créative
41:10
41:10glissons-nous
41:11vers une uniformisation
41:13de la pensée
41:14façonnée par des algorithmes
41:15dans ce paysage
41:16en pleine mutation
41:17la culture
41:18Deep Tech
41:18s'impose
41:19et redéfinit
41:20notre rapport
41:20au savoir
41:21et à la création
41:23parallèlement
41:23l'essor de l'EdTech
41:25révolutionne
41:25nos manières
41:27on va dire
41:27d'apprendre
41:28et d'enseigner
41:28de la personnalisation
41:30des parcours
41:30par l'intelligence artificielle
41:32aux nouvelles salles
41:33de classe virtuelle
41:34la technologie
41:35réinvente
41:36l'école
41:37de demain
41:37mais face
41:39aux résultats
41:40du classement
41:40PISA
41:40et aux défis
41:42éducatifs actuels
41:43une question essentielle
41:44émerge
41:45comment ces outils
41:46numériques
41:47façonnent-ils
41:48l'esprit critique
41:49de nos enfants
41:51quelle valeur
41:52allons-nous
41:52accorder
41:53demain
41:54à ce qui est fait
41:55par l'homme
41:56cet homme
41:56qu'on ne peut plus
41:57aujourd'hui
41:58dissocier de la machine
41:59et nous allons
41:59discuter de ces questions
42:00avec vous
42:01Hajar El Murtizi
42:03c'est un plaisir
42:03de vous avoir
42:04comme invité ce soir
42:05vous êtes docteur
42:06en technologie éducative
42:08en sciences d'apprentissage
42:09et professeur
42:13conférencière
42:13artiste
42:14vous avez plusieurs casquettes
42:15c'est un plaisir
42:16de vous avoir
42:17avec moi ce soir
42:19pour discuter
42:20d'un sujet
42:20aussi important
42:21et justement
42:23quand on parle
42:23d'EdTech
42:24donc de l'éducation
42:26par la technologie
42:27de quoi parle-t-on
42:28exactement aujourd'hui ?
42:30c'est une très bonne question
42:31justement pour définir
42:32quand on définit
42:33on comprend
42:34l'objectif de l'EdTech
42:35c'est surtout
42:37moi je dirais
42:37la technologie
42:39au service de l'éducation
42:40simplement
42:41l'EdTech
42:41c'est les études
42:42et les pratiques
42:43qui se retrouvent
42:44à l'intersection
42:45entre les sciences
42:45de l'éducation
42:46la technologie
42:47et ce que l'on comprend
42:48des sciences d'apprentissage
42:50et justement
42:51si on devait contextualiser
42:52tout ça au Maroc
42:54quel état des lieux ?
42:55ouais
42:56l'état des lieux
42:57c'est important
42:58de faire l'état des lieux
42:59avant d'en parler
42:59mais justement
43:01à ma connaissance
43:02il n'y a pas de cartographie
43:04dédiée
43:06au domaine
43:07ou à l'écosystème
43:09du EdTech
43:10au Maroc
43:10mais
43:11ce que je peux dire
43:13d'après ma propre observation
43:15parce que je travaille
43:15dans ce domaine
43:17et
43:18ce que je peux dire
43:19c'est que
43:21au Maroc
43:22on se retrouve
43:22devant une fragmentation
43:24dans ce système
43:25pourquoi ?
43:26parce que nous avons
43:27plusieurs acteurs
43:28qui travaillent en même temps
43:29des incubateurs
43:29des start-up
43:30des plateformes
43:32des initiatives
43:34publiques
43:34et privées
43:35qui travaillent en même temps
43:36en parallèle
43:37mais qui ne communiquent pas
43:38ce qui impacte
43:40le passage à l'échelle
43:42et l'impact justement
43:43et les résultats
43:44sur notre société
43:45Donc une fragmentation
43:47aujourd'hui
43:48en termes de politique
43:49mise en place
43:49et entreprise
43:50c'est ça ?
43:51En termes de politique
43:52en termes de communication
43:53en termes de réponse
43:54aux besoins
43:55parce que quand je dis
43:56fragmentation
43:57prenons l'exemple
43:58d'un incubateur
43:59d'une start-up EdTech
44:01et de la réalité
44:03du système éducatif marocain
44:05nous avons des résultats
44:06nous avons des rapports
44:07qui se font
44:08nous avons des jeunes
44:10qui travaillent
44:11sur des start-up EdTech
44:13qui ne répondent pas
44:14forcément aux besoins
44:14du système éducatif marocain
44:17Mais quel est le besoin
44:18aujourd'hui ?
44:19Justement il y a
44:19plusieurs besoins
44:20nous avons vu
44:22les résultats PISA
44:23qui nous donnent
44:23des informations
44:24qui ne font pas
44:26c'est-à-dire
44:27la description complète
44:28du contexte marocain
44:30mais nous avons aussi
44:31nos propres rapports
44:32nous avons des résultats
44:33nous avons des informations
44:35mais nous devons
44:37justement répondre
44:38c'est ça
44:39quand vous avez parlé
44:40de définition
44:41de l'Ethèque
44:42qu'est-ce qu'on veut
44:43qu'est-ce qu'on veut
44:44de cette solution
44:45lorsqu'on crée une solution
44:47il ne suffit pas
44:47de numériser l'éducation
44:49il ne suffit pas
44:49de créer une start-up
44:50ou une plateforme numérique
44:52il faut se poser la question
44:53je cherche à résoudre
44:55quel problème
44:56à travers cette solution
44:57quel est le besoin
44:59quel est l'impact
45:00que je veux avoir
45:00est-ce que vraiment
45:02l'apprentissage
45:03se passe ou pas
45:04donc quand je dis
45:05qu'on ne peut
45:07vraiment
45:08contrôler les résultats
45:09que sur une décennie
45:11ou plus
45:11une fois que des politiques
45:12sont mises en place
45:13justement
45:14toute réforme
45:15en éducation
45:17on ne voit les résultats
45:18que plus tard
45:19ça prend du temps
45:20mais dans l'immédiat
45:22quand je dis
45:22apprentissage
45:23c'est-à-dire
45:24je suis en train
45:25d'évaluer
45:25je suis en train
45:26de répondre à un besoin
45:27et je peux voir
45:28le résultat direct
45:29bien sûr
45:30il y a des résultats
45:30sur le long terme
45:31mais sur le court terme
45:33une startup et tech
45:34qui propose
45:36une solution
45:37elle doit
45:38se baser
45:39sur un besoin
45:39concret
45:40de sa propre solution
45:41parce que les solutions
45:41sont différentes
45:42il y a des gens
45:43qui travaillent
45:43sur
45:45je ne sais pas
45:46juste un exemple
45:48appui
45:50au
45:52cursus scolaire
45:53marocain
45:54ou bien
45:54d'autres personnes
45:55qui veulent travailler
45:56sur la cybersécurité
45:57d'autres personnes
45:58qui veulent enseigner
45:59un software
46:00etc
46:00il y a plusieurs
46:01il y a plusieurs solutions
46:02il y a plusieurs
46:04apprentissages
46:04mais tout dépend
46:06du besoin
46:07réel
46:08que nous avons
46:08et de l'impact
46:09qu'on veut créer
46:10et justement
46:10on parlait tout à l'heure
46:11des indicateurs mondiaux
46:12comme le classement PISA
46:14quelle réflexion
46:15faut-il mener aujourd'hui
46:17dans ce sens
46:19bon
46:19je n'ai pas envie
46:20de dire des bêtises
46:21je suis une personne
46:22qui a des
46:23qui a des observations
46:26assez particulières
46:27sur les résultats PISA
46:29mais je pense
46:30que PISA
46:30nous fournit
46:31des informations
46:32très importantes
46:32mais il ne faut pas
46:33faire dire PISA
46:35ce qu'il ne dit pas
46:38PISA
46:38nous fournit
46:40un classement
46:40bien sûr
46:41mais je pense
46:42que
46:42ce classement
46:44et ces informations
46:44devraient être
46:46interprétées
46:46dans leur contexte
46:49ce que PISA
46:50ne peut pas
46:50nous dire
46:51c'est nous donner
46:53une cartographie
46:54sur la réalité
46:55du système éducatif
46:55marocain
46:56ni sur la réalité
46:57économique
46:58et sociale
46:58du Maroc
47:00un élève
47:00marocain
47:01de 15 ans
47:02quand il est évalué
47:03sur un système
47:04d'évaluation
47:05QCM
47:07prenons juste
47:08l'exemple
47:08de la lecture
47:09n'est pas
47:10le cas
47:11pour un français
47:11ou pour un anglais
47:14même parlant
47:15de lecture
47:16on parle de langue
47:17il y a la composante
47:18de la langue
47:19qui entre en jeu
47:20et nous savons
47:22que nous lisant
47:23à l'école
47:23ou bien au secondaire
47:24au Maroc
47:25un élève de 15 ans
47:26il lit
47:26en arabe standard
47:27qui n'est pas
47:28forcément sa langue
47:29maternelle
47:31donc le système
47:32déjà d'évaluation
47:33QCM
47:34il se base sur
47:35le transfert d'idées
47:36la distinction
47:37la compréhension
47:39est-ce que
47:40l'élève marocain
47:41est préparé
47:41déjà
47:42est-ce que
47:42le système marocain
47:43produit des élèves
47:44qui sont préparés
47:45pour passer
47:46ce genre
47:48d'évaluation
47:49ou ce genre
47:50de test
47:50ça c'est la première
47:51question
47:52la deuxième
47:53est-ce que
47:54lire en arabe
47:55standard
47:56est la même
47:56chose que lire
47:57en français
47:58quand on est français
47:59ou lire en anglais
47:59quand on est anglais
48:01et monolingue
48:03donc il y a
48:04plusieurs enjeux
48:05c'est important
48:07en tant qu'information
48:08mais
48:09ça ne me dit pas
48:11que
48:11ça ne me donne
48:12aucune information
48:14sur
48:14l'approche
48:16d'apprentissage
48:17que je suis en train
48:17d'adopter
48:18si elle est bonne
48:19ou mauvaise
48:19et on parle
48:20aujourd'hui
48:21justement
48:21d'évaluation
48:22des élèves
48:23donc avec cette
48:24abondance
48:24aujourd'hui
48:25d'outils
48:26technologiques
48:26qui sont là
48:27pour assister
48:28ces élèves
48:28justement
48:29comment
48:30peut-on encore
48:31évaluer
48:32les compétences
48:33tu l'as bien dit
48:34évaluer les compétences
48:36justement
48:36je devrais
48:37évaluer la compétence
48:38et non pas
48:38les résultats
48:39chose qu'on est en train
48:39de faire
48:40comme dans le système
48:42traditionnel
48:43une bonne réponse
48:44aujourd'hui
48:45avec
48:48l'émergence
48:49je peux dire
48:50de l'IA
48:52une bonne réponse
48:53d'un apprenant
48:54ou d'un élève
48:54ne veut pas forcément
48:56dire que cet élève
48:57domine
48:58la structure
48:59le système
48:59le processus
49:00qu'il a
49:01emmené vers cette réponse
49:03ou tout
49:04ce processus
49:07cognitif
49:07derrière la production
49:08de cette réponse
49:09de cette bonne réponse
49:10donc
49:11qu'est-ce que je dois évaluer
49:12je dois évaluer
49:13le processus
49:14je dois évaluer
49:15justement la compétence
49:16et non pas
49:17les résultats
49:18et justement
49:19avec cette culture
49:20tech
49:21qui s'impose
49:21de plus en plus
49:22aujourd'hui
49:23l'homme
49:24je le disais
49:25tout à l'heure
49:25en introduction
49:26semble devenir
49:27de plus en plus
49:28on va dire
49:30la machine
49:31devient de plus en plus
49:32indispensable
49:32pour l'homme
49:33ou de plus en plus
49:34dépendant
49:34en tout cas
49:35de la machine
49:37est-ce que cette dépendance
49:38modifie aujourd'hui
49:39notre façon de penser
49:41et qu'est-ce qu'on peut dire
49:42encore
49:43du développement
49:44d'esprit critique
49:45est-ce qu'il a encore
49:47sa place
49:47dans l'éducation actuelle
49:49c'est ce qu'on doit viser
49:51c'est ce qu'on doit protéger
49:52justement
49:53parce que
49:54quand je dis
49:55machine
49:55IA
49:56ça dépend de ce qu'on veut en faire
49:58et les deux sont possibles
49:59d'ailleurs
50:00si on veut distinguer
50:02entre délégation cognitive
50:05et assistance cognitive
50:07ce sont deux mondes différents
50:09l'humain
50:12l'histoire nous a montré
50:13que l'humain a toujours
50:15opté pour des outils
50:16qui augmentent ses capacités
50:17donc si on veut
50:19utiliser la machine
50:20comme assistant cognitive
50:22ben oui
50:23on peut justement
50:25interagir
50:26on peut justement
50:27penser à d'autres
50:28compétences
50:29ou créer d'autres compétences
50:30qui vont
50:31on ne va pas les créer
50:32mais ils vont justement
50:33se créer
50:34de la réalité
50:35ou la nouvelle réalité
50:36par contre
50:37si on
50:38on délègue
50:39ce
50:40ce processus
50:42cognitive
50:42à la machine
50:43si on
50:44on adopte
50:46ce que la machine
50:47nous produit
50:47sans qu'on
50:48le questionne
50:49sans qu'on
50:50s'approprie
50:51ce savoir
50:52cette connaissance
50:53ou cette information
50:54ben là justement
50:55on est en train
50:56de tuer
50:58la créativité
50:59et l'esprit critique
51:01j'appellerais ça
51:02un suicide
51:03cognitif
51:04oui puisque
51:04l'intelligence artificielle
51:06se base sur des données
51:07qui existent
51:08et qui ont été faits
51:09enfin construits
51:10en tout cas fabriqués
51:11mis à disposition
51:12par l'homme
51:13et du coup
51:14si on
51:14si on travaille
51:15qu'avec ces mêmes données
51:16il y a ce cercle vicieux
51:17où finalement
51:19il n'y a pas de développement
51:20il n'y a pas de créativité
51:21il n'y a plus d'originalité
51:22et pire
51:22une uniformisation
51:25de la pensée
51:26ok
51:27moi je nuancerais
51:28plutôt cette idée
51:29pour dire que
51:30l'IA maintenant
51:31ne produit pas
51:32ne fait pas du copier-coller
51:34l'IA maintenant
51:35apprend
51:36de bases de données
51:37immenses
51:38et produit
51:39un nouveau savoir
51:40elle se base
51:41sur ce qui a été
51:42déjà créé
51:42elle crée maintenant
51:44l'IA maintenant
51:45crée déjà le savoir
51:46elle est en train
51:47de le créer
51:48c'est pour ça
51:49on dit de machine learning
51:51la machine apprend
51:52elle apprend
51:53et produit
51:54d'où ces appels
51:55on va dire
51:56ben oui
51:57l'alerte
51:59on tire la sonnette
52:00d'alarme
52:01on se dit
52:01parce que c'est
52:02une réelle opportunité
52:04mais il y a aussi
52:04des risques
52:05et il faut en parler
52:06les risques sont toujours là
52:07toujours
52:08l'humain
52:09par nature
52:10il résiste
52:11il a peur
52:11il se pose des questions
52:12ce qui est bien
52:13mais je pense que
52:15personne n'a la bonne réponse
52:16à ces questions
52:17et pour nous recentrer
52:19un petit peu au Maroc
52:20qu'aujourd'hui
52:20comment se préparer
52:22à ce monde
52:23de demain
52:24qui est déjà là
52:25finalement
52:26qui est déjà là
52:27ben se préparer
52:29par plusieurs outils
52:31par plusieurs choses
52:32je pense que le Maroc
52:33est déjà engagé
52:33la politique publique
52:34est déjà engagée
52:35dans ce sens
52:36mais
52:37qu'est-ce qu'on veut en faire
52:39est-ce qu'on est en train
52:40justement
52:40de répondre aux besoins
52:42est-ce qu'on est en train
52:43de se focaliser
52:44sur les apprentissages
52:45est-ce qu'on est en train
52:47de viser
52:48les bonnes compétences
52:50justement
52:51parce qu'on parle
52:52de l'IA
52:52qu'est-ce que l'humain
52:54va faire demain
52:54quelles sont
52:55les marges
52:56de manœuvre
52:57ben je pense
52:59que peut-être
53:00il faut repenser
53:01les compétences
53:02qu'on veut développer
53:02et puis les formations
53:04et puis les formations
53:05ça c'est sûr
53:06ça c'est sûr
53:06nous avons l'exemple
53:08puisque vous avez
53:09évoqué PISA
53:11nous avons
53:11en tête de liste
53:12deux pays
53:13qui ont
53:14des modèles
53:14aux antipodes
53:15l'un fait
53:17exactement le contraire
53:18de l'autre
53:18mais qui donne
53:19mais ça fonctionne
53:20et ça fonctionne
53:21la Chine
53:22qui a banné
53:23l'utilisation
53:24de l'IA
53:25ou même des écrans
53:26à l'école publique
53:28jusqu'au lycée
53:28strictement interdit
53:30et le couvre-feu
53:31à l'école
53:31de 22h
53:32jusqu'à 6h
53:32pourtant
53:33deux choses
53:35elle était de liste
53:36elle est en classe
53:37première
53:38pour les compétences
53:39de base
53:40on parle là
53:41de compétences
53:41de base
53:41science
53:42lecture
53:42et maths
53:43et aussi
53:44ils sont leaders
53:46incontestés
53:47de l'IA
53:47la Chine
53:48par contre
53:49nous avons
53:49de l'autre côté
53:50la Singapour
53:51qui est un pays
53:52comme on l'appelle
53:53de professeurs
53:54surformés
53:55alors eux
53:56ils se sont focalisés
53:57sur la formation
53:58des enseignants
54:00pour l'intégration
54:02de l'IA
54:02et des nouvelles technologies
54:03eux ils ont introduit
54:05l'IA
54:05dès le primaire
54:06et ça marche
54:07mais intégration
54:09veut dire
54:09intégration pédagogique
54:11toujours cadré
54:12par des méthodes
54:13pédagogiques
54:14et non pas
54:15interaction
54:16avec des écrans
54:17à regarder
54:17du n'importe quoi
54:18ouais
54:19donc
54:20il n'est pas forcément
54:21question
54:21de quelle approche
54:22choisir
54:23mais en tout cas
54:23réussir
54:24quelle que soit
54:24la stratégie
54:25qu'on a décidé
54:26de mettre en place
54:26et être conscient
54:27de la réalité
54:28du pays
54:29de la réalité
54:30socio-économique
54:31du pays
54:32des enjeux
54:33parce qu'il n'y a pas
54:33qu'un écran
54:34une numérisation
54:36comment dire ça
54:37une digitalisation
54:38ou
54:40moyens
54:41numériques
54:42infrastructures
54:42numériques
54:43pas que ça
54:44il y a aussi
54:44la réalité
54:45socio-économique
54:46du pays
54:46qu'il faut prendre
54:46en considération
54:47et c'est sur ces derniers mots
54:49que se termine
54:49cet entretien avec vous
54:50Ajar Murtiaji
54:51c'était un plaisir
54:52de vous avoir avec moi
54:53ce soir
54:54et de discuter
54:55d'un sujet
54:55aussi important
54:56aussi important
54:57qu'il y a besoin
54:57de plus de temps
54:58mais peut-être
54:59plus tard
54:59merci à vous
55:01c'est la fin
55:01de l'invité culture
55:02pour ce soir
55:02très bonne soirée
55:09et c'est aussi la fin
55:10de ce journal
55:10merci à vous
55:11de nous suivre
55:11l'information revient
55:12dans un instant
55:13sur Médien TV
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