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00:09Générique
00:17Mesdames et messieurs, bonsoir. Bienvenue dans ce journal essentiellement dédié aux résultats des législatives.
00:25L'heure est désormais aux Alliances. Suite à la victoire du PAM avec 97 sièges, le parti Authenticité et Modernité
00:35assure qu'il n'y a pas de ligne rouge pour les Alliances
00:38et se dit ouvert au dialogue avec l'ensemble des formations politiques.
00:44Mais les Alliances se feront sans le PJD. Avant même le début des discussions, Abdelila Benkeren décide d'entrer dans
00:53l'opposition.
00:53Il refuse d'entrer dans un gouvernement dirigé par le parti Authenticité et Modernité. Il promet un combat sans merci
01:01à son rival.
01:04L'appel de Mahmoud Abbas à la tribune de l'ONU. Les politiques israéliennes menacent la solution à deux États.
01:12Et la vie et l'existence même des Palestiniens a dénoncé le président de l'autorité palestinienne.
01:18Il a appelé le Conseil de sécurité à intervenir de manière urgente et responsable.
01:32Après la victoire du parti Authenticité et Modernité aux législatives avec 97 sièges, l'heure est désormais à la formation
01:43des Alliances.
01:44Et il n'y a aucune ligne rouge pour les discussions à venir.
01:48C'est ce qu'assure Fatema Zahar al-Mansouri.
01:51Le parti Authenticité et Modernité est prêt à échanger avec l'ensemble des formations politiques.
01:57Les futures alliances seront débattues au sein des instances du parti.
02:01Merci à déclarer la coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti que je vous propose d'écouter.
02:09D'abord, ce n'est pas que je refuse de m'étaler sur les alliances, Issamir.
02:14C'est que je ne peux pas m'étaler sur un sujet qui n'est pas tranché.
02:17Voilà, donc ce n'est pas un refus d'en parler, mais c'est une décision qui sera collective.
02:22Et une fois qu'elle sera arrêtée par le parti et ses instances, je ne manquerai pas d'en faire
02:27part à la presse.
02:29Sur les alliances avec le RNI, je reprends mes propos et les propos d'un certain nombre de membres du
02:36bureau politique qui avaient les mêmes convictions que moi.
02:39Nous avons dit clairement que si le RNI arrivait premier, que je me refusais personnellement ainsi qu'un certain nombre
02:46des membres du bureau politique de rentrer dans le gouvernement.
02:52Partant du principe que seul le chef du gouvernement a la véritable mission de la convergence des politiques publiques.
02:59Et que travailler de façon départementale sans quelqu'un qui ait la capacité de faire converger les politiques publiques pour
03:06atteindre les résultats espérés et escomptés.
03:09Je ne me sentais pas concernée, ce que je confirme, à part que notre destin est d'être premier aujourd
03:14'hui.
03:15Donc la question ne se pose plus.
03:16En ce qui concerne le PJD, je tiens à préciser que très sincèrement, effectivement, c'est l'Ilebenkevin, dont nous
03:24avons pris l'habitude d'entendre souvent des critiques, voire souvent des insultes,
03:31pas qu'à notre égard, à l'égard de tout le monde, que ce soit d'autres partis politiques ou
03:37d'autres institutions, c'est sa manière d'être, c'est sa manière de faire.
03:41Et nous refusons de rentrer dans une surenchère de l'insulte par respect pour les Marocains qui nous observent, qui
03:49ont déjà beaucoup de doutes et l'abstention confirmée des dernières élections montrent qu'il faut sortir de cet état
03:57d'esprit
03:57et qu'il faut rentrer dans un esprit de construction et de co-construction pour faire avancer ce parti, ce
04:03pays et pousser la dynamique déjà installée.
04:09Donc le PJD, très sincèrement, à part Ilebenkevin, je n'ai pas vu d'autres personnes nous insulter du PJD.
04:16Nous considérons que le PJD n'est pas simplement son secrétaire général, mais c'est un parti qui a eu
04:22la charge de diriger ce pays de mandat de suite.
04:26Nous avons des divergences de points de vue majeurs avec eux, notamment sur notre vision sociétale et notre vision moderniste
04:35de la société marocaine.
04:36Mais je ne résumerai pas l'ensemble des militants du PJD aux propos souvent irrespectueux de Siabdé Ilham-Niquelan.
04:45Et avec ça, nous respectons l'ensemble des partis politiques.
04:48Dès lors que les Marocains leur font confiance, quel que soit leur classement, ils méritent notre respect.
04:52Et aujourd'hui, nous sommes premiers. Nous allons diriger le gouvernement et nous refusons de faire le tri entre les
05:00électeurs.
05:01Ce sont tous des Marocains, ceux qui ont voté pour nous et ceux qui n'ont pas voté.
05:04Et nous travaillerons, ce pays et l'ensemble des Marocains, de la même manière.
05:17De facto, nous allons travailler sur la loi de finances.
05:19Je pense que c'est le premier acte, d'abord constitutionnel.
05:25Il va devoir passer par le Conseil des ministres et puis être le Conseil du gouvernement, Conseil des ministres,
05:30et passer au Parlement dans ces deux chambres pour être discuté.
05:33Et à ce moment-là, une fois le chef du gouvernement nommé, nous prendrons le temps d'analyser les points
05:40essentiels.
05:41Mais oui, nous considérons qu'aujourd'hui, plus qu'hier, il faut une dimension sociale importante dans cette loi de
05:50finances
05:51pour rassurer les Marocains quant à leur avenir.
05:53Mais, et ça n'empêche en rien, aussi une vision économique claire, cohérente,
05:58qui puisse rassurer tous les investisseurs de ce pays, afin qu'ils continuent à créer de la richesse chez nous.
06:04Voilà, et on poursuit avec notre envoyée spécial, Noha Bazile,
06:08qui était au siège du PAM, justement, pour cette conférence de presse.
06:13On l'écoute.
06:14Il faut le dire, de nombreux journalistes étaient là pour assister à la conférence de presse
06:20de la direction collégiale du parti de l'authenticité et de la modernité,
06:24à savoir Fateme Zahra al-Mansouri, Mohamed Mehdi ibn Saïd, ou encore Fatema Saïdi,
06:28qui étaient là pour revenir un peu sur les grands axes,
06:31mais aussi sur les priorités du parti de l'authenticité et de la modernité.
06:36Fateme Zahra al-Mansouri a dit, en fait, que la priorité aujourd'hui,
06:40c'est vrai que la coalition va arriver, le parti est prêt à discuter avec toutes les formations politiques
06:47qui sont prioritaires dans ces législatives, bien sûr,
06:51discuter avec eux et essayer de s'attaquer à des défis communs.
06:55Mais il faut retenir de son intervention, Fatema Zahra al-Mansouri a dit qu'en fait,
07:00il ne fallait plus s'approcher des partis qui avaient des programmes plutôt similaires à ceux du PAM,
07:06des programmes qui sont plutôt orientés vers le pouvoir d'achat.
07:09Elle a dit que l'une des priorités, c'est le pouvoir d'achat,
07:12aider les Marocains à vivre plus aisément dans leur vie quotidienne,
07:16offrir une aide sociale directe aux jeunes, leur offrir une opportunité d'emploi.
07:22De nombreuses opportunités aussi, de nombreuses priorités ont été citées par Fatema Zahra al-Mansouri.
07:29Pour elle, le fait que Sa Majesté, le roi, s'il venait à la nommer, elle a dit que ce
07:36serait un honneur pour elle,
07:38que pour elle, ce serait une mission qu'elle relèverait avec honneur.
07:42Et donc ensuite, en plus des coalitions vers lesquelles le parti du PAM pourrait se diriger,
07:51les journalistes ont posé la question que représente en fait Fawzi al-Ghja dans tout ce scrutin.
07:57Elle l'a dit, c'est vrai que Fawzi al-Ghja a été un peu une star de ce scrutin
08:00législatif,
08:01mais elle a précisé que le PAM existait bien avant Fawzi al-Ghja et qu'il existera encore bien après.
08:07Donc les priorités étaient là.
08:09Et voilà, donc Fatema Zahra al-Mansouri a dit que la coalition gouvernementale va arriver,
08:14mais que cela sera discuté dans les prochaines semaines.
08:19Et de son côté, Abdellila Benkiren refuse d'entrer dans un gouvernement dirigé par le parti Authenticité et Modernité.
08:27Il considère que le score de 54 sièges est une grande victoire pour le parti de la justice et du
08:34développement.
08:35Abdellila Benkiren décide donc de positionner son parti dans l'opposition
08:39et donne donc d'emblée le ton en promettant un combat sans merci à son rival.
08:45Il a d'ailleurs devancé de quelques minutes la coordinatrice nationale du PAM
08:50en diffusant le mot d'ouverture du secrétariat général du parti de la justice et du développement
08:55qui se tenait au même moment.
09:03Abdellila Benkiren donc qui choisit le camp de l'opposition
09:06en attendant que cette décision soit validée par le Conseil national du parti justice et développement.
09:13Je vous propose de l'écouter.
09:18Ma conviction sincère est qu'il est hors de question qu'on participe à un gouvernement dirigé par le PAM.
09:24C'est une conviction politique pour rester crédible vis-à-vis de notre électorat.
09:34Le premier message envoyé cet après-midi par le parti Authenticité et Modernité.
09:39Pas de ligne rouge.
09:40Ce concerne donc les alliances.
09:42Comment faut-il comprendre cette ouverture au lendemain du scrutin ?
09:46Je vous propose d'écouter l'analyse de David Guéry.
09:50Alors effectivement, désormais avec 97 sièges, le parti a en charge de fonder une coalition.
09:56En fait, il a plusieurs possibilités.
09:59S'il reconduisait la coalition préexistante, il s'assurerait d'une majorité relativement confortable
10:04avec plus de 220 sièges.
10:07Mais il faut souligner que les tensions pendant la campagne avec le RNI
10:12ont amené aussi la direction du PAM à pouvoir penser d'autres alternatives.
10:18Donc s'ils veulent rester sur une coalition restreinte, à trois sièges,
10:22à ce moment-là, ils peuvent se tourner vers le PJD,
10:24même si on a vu la déclaration de M. Benkirane,
10:28mais qui a remis, comme Fatim Zahra Mansouri, la décision dans le Conseil national.
10:34C'est-à-dire qu'il a bien précisé.
10:36Ce qui ouvre aussi après la possibilité de faire des coalitions à quatre parties.
10:41Et là, effectivement, si le parti gagnant le PAM décide de s'allier avec l'Isticlal
10:50et puis ensuite en allant soit vers le mouvement populaire qui a 29 sièges
10:53ou vers l'Union socialiste qui a 26 sièges,
10:57eh bien il faut aller chercher aussi des alliances avec le PPS ou l'Union constitutionnelle.
11:02Ce qui leur permettrait d'avoir une majorité moins confortable,
11:05mais une majorité tout de même à quatre sièges.
11:07Ces configurations sont donc multiples puisqu'il peut y avoir une configuration,
11:12par exemple, où le PAM voudrait s'associer à l'ancienne Koutla,
11:16c'est-à-dire Isticlal, USFP et PPS,
11:19ou au contraire aller chercher chez les partis de centre-droit
11:23que sont le mouvement populaire et l'Union constitutionnelle.
11:27Et de son côté, Moustapha El-Jé, analyste économique, revient sur les résultats,
11:33mais aussi les promesses du PAM.
11:35Le parti Authenticité et Modernité arrivait en tête lors de ces législatives promesses
11:39qu'il faudra maintenant essayer de tenir.
11:42On l'écoute.
11:43Le parti du PAM qui est venu en premier a annoncé un programme très ambitieux,
11:50donc qui s'est attaqué, comme nous l'avons vu d'abord,
11:53à la problématique du pouvoir d'achat du citoyen qui s'est dégradé.
11:57Il s'est attaqué d'une manière très intelligente,
11:59c'est-à-dire aussi bien au niveau des prix et de l'inflation,
12:03pour réduire ces prix avec la mise en place de centrales d'achat
12:06dans les différentes agglomérations du royaume,
12:10et également au niveau du revenu,
12:14puisqu'il propose de ramener l'IR, l'impôt sur le revenu,
12:18jusqu'à 12 500 dirhams 0%,
12:2112 0 45 000, je crois 10,
12:23et au-delà de 46 0 20%.
12:25Donc la classe moyenne,
12:27qui représente le socle de la consommation interne,
12:31qui va tirer un petit peu la consommation interne
12:34vers un taux de croissance qui est de 5%,
12:37aura, si tout cela est mis en place,
12:40un pouvoir d'achat qui va se renforcer.
12:44En combinant ces deux variables,
12:48la problématique du pouvoir d'achat
12:50devrait être normalement réglée, sinon atténuée.
12:53Il y a également un grand sujet,
12:56qui est donc l'emploi,
12:58et surtout l'insertion des jeunes.
12:59Nous avons vu toutes les réactions
13:01dans la dernière de la génération Z,
13:04toutes ces unites,
13:06les 2,9 millions d'unites,
13:07qui représentent une bombe à retardement,
13:09et on a vu un petit peu
13:11les derniers événements malheureux
13:12dans nos villes d'Embilia.
13:17Et donc le programme qui a été proposé
13:20est assez ambitieux
13:21parce qu'il prévoit la création
13:23d'un million d'emplois sur les 5 ans,
13:25et surtout l'intégration des CENI
13:28dans des programmes de formation.
13:30Donc tout cela,
13:31le citoyen va suivre de près,
13:35et le gouvernement sera attendu
13:38sur ces propositions,
13:40comme je l'ai dit tout à l'heure,
13:41très ambitieuses,
13:42mais qui peuvent être réalisées.
13:45Un grand aspect également très important,
13:48moi je pense, de ce gouvernement,
13:50c'est réduire les fractures spatiales,
13:54et éviter, comme a dit Saint-Majési,
13:56d'avoir un Maroc à deux vitesses.
13:58Également, les fractures sociales,
14:01donc les grandes disparités,
14:03avec toutes les mesures prises
14:05par le premier parti,
14:08à savoir améliorer la retraite,
14:11améliorer les aides sociales.
14:13Donc tout cela devrait un petit peu
14:16aider les classes fragiles
14:20à améliorer leurs conditions de vie.
14:22Le plus difficile serait,
14:23c'est les 1 million de postes d'emploi,
14:26parce que quand on voit tout ce chiffre ambitieux,
14:30et on voit un taux de croissance à 5%,
14:33je vois les prévisions de Banque du Marais pour 2027,
14:37on l'a vu dans le dernier conseil de Banque du Marais,
14:39on parle d'un taux de croissance pour 2027,
14:43en deçà de 3%.
14:45Donc, à mon avis,
14:47il faut un taux de croissance
14:48beaucoup plus important que les 5% prévus
14:51pour pouvoir générer un des recettes
14:54pour le côté fiscal,
14:56également créer de l'emploi.
15:00Le secrétaire général du parti
15:03du mouvement populaire, Mohamed Ousine,
15:05a pour sa part affirmé
15:07que sa formation politique œuvrerait
15:09à tirer les enseignements nécessaires
15:11et à poursuivre la nouvelle dynamique
15:12dans laquelle elle s'est engagée,
15:14tant au niveau du discours politique
15:16que des méthodes de communication,
15:18d'encadrement et d'action sur le terrain.
15:26Autre déclaration,
15:28celle du secrétaire général du parti de l'Estiglel.
15:31Selon lui, l'étape post-électorale
15:33exige de dépasser la logique de compétition
15:36pour se concentrer sur les attentes
15:37des citoyens et citoyennes.
15:39Pour Nizar Baraka,
15:41la prochaine étape requiert donc
15:42une mobilisation globale
15:43des différentes forces vives du royaume
15:46pour relever les grands défis.
15:48Le parti de l'Estiglel poursuivra,
15:50quelle que soit sa position,
15:52son action au service de la patrie
15:54et des citoyens.
15:57A-t-il préciser ?
16:02Direction New York,
16:03à présent où le président de l'autorité palestinienne
16:06s'est exprimé à la tribune de l'ONU
16:08à l'occasion de la 81e Assemblée Générale
16:11des Nations Unies.
16:12L'occasion pour Mahmoud Abbas
16:14de dire que les politiques israéliennes
16:17ne se contentent plus
16:18de compromettre la solution à deux États.
16:20Elles menacent désormais la vie
16:23et l'existence même des Palestiniens,
16:25a-t-il dénoncé ?
16:27Ce qui se déroule à Gaza,
16:29en Cisjordanie et à Jérusalem-Est
16:31ne sont pas des incidents isolés,
16:34mais bien un projet colonial malveillant
16:36visant à rendre la vie des Palestiniens
16:39plus difficile dans leur patrie
16:41et à les contraindre à la quitter,
16:43a-t-il dit ?
16:44Pour rappel, 160 pays reconnaissent désormais
16:47un État de Palestine.
16:49Mahmoud Abbas y a appelé
16:51le Conseil de sécurité des Nations Unies
16:54à intervenir de manière urgente et responsable.
17:01Le président chinois a appelé
17:04les États-Unis et l'Iran
17:05à résoudre leurs différends
17:06le plus rapidement possible
17:08par la voie de la négociation.
17:10Xi Jinping s'exprimait
17:11lors de sa visite à Washington.
17:13Il a également exhorté Donald Trump
17:15à faire preuve de prudence
17:17sur la question de Taïwan.
17:23Le président chinois reçu donc à Washington
17:25par son homologue américain.
17:27Ce déplacement est le premier
17:28de Xi Jinping à la Maison Blanche
17:30depuis plus de 10 ans
17:31et sa troisième rencontre
17:33avec Donald Trump,
17:35rencontre névralgique
17:36et des sujets de discorde
17:37qui s'accumulent,
17:38à commencer par la guerre commerciale,
17:40l'intelligence artificielle
17:42ou encore les lourdes frictions
17:44sur le dossier iranien.
17:46Les explications de Papa Ljounsar
17:48sur ce sujet.
17:50C'est un accueil en fanfare
17:52pour masquer les fractures.
17:53À Washington, Donald Trump
17:55déroule le tapis rouge à Xi Jinping.
17:57Pour les deux dirigeants,
17:58l'heure est aux retrouvailles fastueuses
18:00mais derrière le décorium,
18:02la crise couvre.
18:03Premier face à face,
18:05la guerre commerciale.
18:06Donald Trump promettait l'enfer à Pékin.
18:08La Chine a répliqué
18:09en bloquant ses exportations
18:11de terres rares.
18:12Résultat, Washington a assoupli
18:14sa position pour préserver
18:16son industrie et la trêve commerciale.
18:18est prolongée jusqu'au 10 janvier,
18:20comme l'a confirmé
18:21le ministre américain des Finances.
18:23Un répit après l'escalade de 2025,
18:26mais la rivalité reste totale.
18:28Sur le terrain,
18:30avantage Pékin.
18:31La Chine affiche un excédent
18:32de 200 milliards de dollars cette année,
18:35soit un bond de 14 milliards de dollars
18:37comparé à l'année dernière.
18:39Autofront Capital,
18:40l'intelligence artificielle,
18:42sur son réseau social.
18:43Le président américain a affirmé
18:45qu'elle sera un sujet majeur
18:47de discussion.
18:48Même position au côté chinois,
18:50Xi Jinping salue des échanges approfondis
18:53et martèle que les deux géants
18:54doivent être partenaires
18:56plutôt que rivaux.
18:57Reste une longue liste de frictions.
18:59L'alliance entre Pékin et l'Iran,
19:01le dossier Taïwan,
19:02ou encore l'accès aux minerais stratégiques
19:04concernant Téhéran,
19:06la Chine refuse de céder
19:08aux menaces de sanctions américaines
19:10parce que Donald Trump
19:11avait grandi des sanctions
19:12contre tout pays
19:13qui s'allie avec le régime iranien.
19:18Elle place tout de suite
19:19à notre entretien
19:20avec l'invité de la rédaction.
19:25Le PAM.
19:34Le PAM arrive donc en tête
19:36de ses législatives
19:37avec 97 sièges
19:39devant le RNI
19:39avec 66
19:40et l'Istirlel
19:41avec 65 sièges.
19:44Une victoire
19:45qui ne suffit pas
19:46à elle seule
19:47à former en gouvernement
19:48puisqu'il faut
19:49198 députés
19:51pour disposer
19:52de la majorité absolue
19:53à la Chambre des représentants.
19:55Sur la séquence
19:56des alliances
19:57Souvenons
19:57dès aujourd'hui,
19:59Fatema Zahramansouri
20:00affirme
20:00qu'aucune formation
20:01ne constitue
20:03à ce stade
20:04une ligne rouge
20:05pour le PAM
20:05mais du côté du PJD,
20:07Abdelila Benkiren
20:08exclut d'ores et déjà
20:10une participation
20:11au futur gouvernement.
20:13Alors,
20:14quelles combinaisons
20:15sont réellement
20:16envisageables aujourd'hui ?
20:18Quel rapport de force
20:19derrière
20:19les premières déclarations
20:21et surtout
20:22le prochain gouvernement
20:23sera-t-il
20:24celui de la continuité
20:25ou celui
20:26d'une nouvelle
20:28recomposition politique ?
20:30Pour en parler
20:31et décrypter
20:31ces résultats,
20:33j'ai le plaisir
20:33de recevoir
20:34M. Tadek Akdim
20:36qui est analyste
20:36politique
20:37et expert
20:38en politique territoriale.
20:39Bonsoir
20:40et bienvenue.
20:41Bonsoir,
20:41merci pour l'invitation.
20:43Avec plaisir.
20:44Alors,
20:44première question
20:46sur ce résultat.
20:48Que dit réellement
20:49le résultat du PAM ?
20:50Est-ce que c'est
20:51une victoire
20:51qui lui donne
20:52un mandat politique
20:53clair
20:53pour conduire
20:54les consultations
20:56ou simplement
20:56une première position
20:57parlementaire ?
20:59Je pense
21:00que c'est plutôt
21:00une première position
21:02parlementaire
21:03parce qu'il arrive
21:03effectivement
21:04en tête
21:05avec un décalage
21:07très important
21:08entre le PAM
21:10et le RNI
21:12ce qui montre
21:13en fait
21:13que ces résultats
21:14du scrutin
21:15traduisent en quelque sorte
21:16à la fois
21:17une demande de continuité
21:18effectivement
21:18et une exigence
21:20de correction
21:20et l'exigence
21:22de correction
21:23venait du parti
21:25qui a fait la surprise
21:26et qui est arrivé
21:27au quatrième
21:29le PJD
21:29et qui a gagné
21:31des points
21:31très importants
21:32notamment dans les scrutins
21:33dans les grandes villes.
21:34Il est passé
21:34de 13 sièges
21:35à 54.
21:36À 54.
21:37C'est quand même
21:37très important
21:39et qui montre
21:39aujourd'hui
21:41l'intérêt
21:42de s'intéresser
21:43davantage
21:43à la chose politique
21:44malgré bien entendu
21:45un taux de participation
21:46comme vous le savez
21:47très bien
21:47faible
21:49un taux
21:50qui ne présente
21:51que 6 millions
21:52d'électeurs
21:53qui sont directement
21:54allés voter.
21:55Donc en quelque sorte
21:56on commence déjà
21:57à voir clé
21:58d'une manière
21:59plus ou moins claire
22:00à travers les conférences
22:01de presse
22:02juste il y a
22:03quelques minutes
22:05il y avait la conférence
22:06de presse du RNI
22:07celle du PJD
22:08à travers
22:09avec la déclaration
22:11du secrétaire général
22:11du PJD
22:12qui lui
22:13a déjà pris position
22:14en attendant bien sûr
22:16la décision du conseil national
22:17c'est peut-être validé
22:18encore
22:18mais c'est une position
22:19qui permet déjà
22:21plus ou moins
22:21de clarifier
22:22la position du PJD
22:24celle du PAM
22:25était beaucoup plus
22:27encourageante
22:27puisqu'elle appelle
22:29plus une concertation large
22:31et qu'il traduit
22:33un petit peu
22:34cette ouverture
22:35du PAM
22:35sur toutes les couleurs
22:36politiques
22:37et même
22:38de son rival
22:40de RNI
22:42On va parler
22:44du choix
22:44d'emblée
22:45du PJD
22:46tout à l'heure
22:47mais avant
22:47j'aimerais
22:48qu'on continue
22:48de brosser
22:49ce tableau
22:50politique
22:51et parlementaire
22:52au Maroc
22:52avec 97 sièges
22:54sur 395
22:55il manque donc
22:56maintenant
22:57101 députés
22:57pour atteindre
22:58la majorité absolue
22:59est-ce
23:01une faiblesse politique
23:02ou une situation classique
23:04dans un système
23:04parlementaire
23:06multipartite
23:06aujourd'hui
23:07ces 97 sièges
23:09obtenus ?
23:09Non non
23:10je ne pense pas
23:11que c'est une faiblesse politique
23:12c'est plutôt l'exigence
23:13du code électoral marocain
23:15qui a été
23:18qui est passé
23:19dans le Parlement
23:19juste après
23:20les élections
23:21de 2021
23:21donc c'est plutôt
23:22une exigence
23:23je dirais
23:25constitutionnelle
23:25et institutionnalisée
23:26par ce code électoral
23:28qui exige en fait
23:29c'est la caution électorale
23:29qui fait que
23:30aujourd'hui
23:31on ne peut pas avoir
23:31une majorité absolue
23:33c'est-à-dire
23:33le parti qui arrive en tête
23:35ne pourrait
23:36en aucun cas
23:37avoir
23:37plus de 100 sièges
23:41donc
23:41on est plutôt
23:42devant
23:43une situation
23:43où
23:44le parti qui arrive en tête
23:46c'est-à-dire
23:47le PAM aujourd'hui
23:47serait obligé
23:49d'aller
23:50convaincre
23:51ses
23:54potentiels alliés
23:55à une majorité
23:56plus ou moins
23:57confortable
23:58ce n'est pas
23:59parti gagné
24:00puisque
24:01le PJD
24:02dorénavant
24:02ne serait pas
24:03dans la course
24:05des alliances
24:06le RNI
24:07reste sur une position
24:09très prudente
24:10vous avez vu
24:11la sortie
24:12en fait
24:13la communiquée de presse
24:14du RNI
24:15certes
24:16on s'est arrêté
24:17aux félicitations
24:19ils vont attendre
24:20justement
24:20les décisions
24:21du conseil
24:22c'est-à-dire
24:22une décision
24:23beaucoup plus
24:23institutionnalisée
24:24dans le cadre
24:25des structures
24:25du conseil national
24:27du RNI
24:28effectivement
24:29et donc
24:30on s'attend
24:31très probablement
24:32à une alliance
24:32avec les Siklal
24:33et les deux autres
24:35parties
24:35qui arrivent
24:36juste après
24:37le PJD
24:38c'est-à-dire
24:40l'USFP
24:41et l'Union Constitutionnelle
24:43Alors en termes
24:44d'équilibre de force
24:44justement
24:45parce que là
24:45c'est au calcul
24:47aux alliances
24:47le fait que le RNI
24:49et les Siklal
24:49soient quasiment
24:50à égalité
24:50avec respectivement
24:5266 sièges
24:53et 65 sièges
24:54est-ce que ça change
24:55le rapport de force
24:56autour du PAM
24:57vous disiez à l'instant
24:58qu'il n'y avait pas
24:59un grand enthousiasme
25:00au sein du parti
25:01du RNI
25:02Exactement
25:03en fait
25:03effectivement
25:04les sièges
25:05peuvent montrer
25:07en tout cas
25:08à travers l'effet de taille
25:09parce que
25:11à 65-66
25:12c'est un siège
25:14effectivement
25:15il y a un effet de taille
25:16mais ça n'empêche
25:17au-delà
25:18de ce qui attend
25:19aujourd'hui
25:19le parti
25:20le PAM
25:21je pense
25:22qu'on est là
25:23devant une situation
25:25qui
25:26en attendant
25:27bien entendu
25:29les derniers
25:30résultats
25:32définitifs
25:32du ministère
25:33de l'Intérieur
25:33on est devant
25:35une situation
25:35qui exige
25:36davantage de maturation
25:37politique
25:37c'est-à-dire
25:38on est dans un temps
25:38électoral certes
25:39mais qui s'inscrit
25:40beaucoup plus
25:41dans un temps
25:41politique large
25:43les alliances
25:44ne se font pas
25:45que sur le nombre
25:46de sièges
25:47mais également
25:48sur les compromis
25:49en termes
25:49plus ou moins
25:51des programmes politiques
25:53Oui
25:53Fatema Mantsulé
25:54parlait du pouvoir d'achat
25:55et l'emploi
25:57ce sont les deux dossiers
25:58majeurs
25:58Exactement
25:59ce sont les deux dossiers
26:00auxquels on va dire
26:02le parti
26:03qui conduisait
26:03en fait
26:04cette dernière législature
26:06a été
26:08j'allais dire
26:09n'a pas réussi
26:10à un million d'emplois
26:13notamment
26:13sur les politiques économiques
26:15les derniers
26:16les derniers chiffres
26:17du BAM
26:18du Banque du Mahrib
26:19aussi restent
26:21doivent être aussi
26:22pris
26:23en considération
26:24il ne faut pas
26:26avoir une forme
26:27de discordance
26:28entre les chiffres
26:29développés
26:30par les institutions
26:31apolitiques
26:31par rapport
26:31aux institutions politiques
26:32et je pense
26:34qu'il y a une question
26:35fondamentale
26:35également
26:35le pouvoir d'achat
26:36le PAM
26:37a beaucoup
26:38mis sur ce point-là
26:41en insistant
26:42sur la question
26:43des fractures
26:45en termes de revenus
26:45sur la suppression
26:47de l'IR
26:49etc.
26:51certes
26:51ce sont des éléments
26:53qui donnent
26:54une forme d'enthousiasme
26:55pour davantage
26:57chercher des alliances
26:58qui peuvent
26:58être favorables
27:00à une alliance
27:02de partis
27:02mais au-delà
27:04des chiffres
27:04au-delà des sièges
27:05au-delà du nombre
27:06des sièges
27:06effectivement
27:06il faut qu'on arrive
27:07à au moins
27:08quatre sièges
27:09mais il faut qu'il y ait
27:10effectivement
27:11une cohérence
27:12dans les programmes
27:13et cela
27:14exige
27:16un consensus
27:17politique
27:17une forme
27:19de maturation
27:19politique
27:20ce que j'appelle
27:21moi
27:21une forme
27:21de pédagogie
27:22du réel
27:23à partir
27:24du terrain
27:24du territoire
27:25pour comprendre
27:26les limites
27:27auxquelles fera face
27:28aujourd'hui le Maroc
27:29les contraintes
27:30les challenges
27:31que nous avons
27:32en termes de dette
27:33en termes de financement
27:34de l'économie
27:35en termes
27:36de
27:37les dossiers
27:38qui restent
27:39en suspension
27:40la question
27:41des retraites
27:42par exemple
27:43entre autres
27:44et donc
27:45on est devant
27:46en fait
27:47un challenge
27:49inédit
27:49qui
27:50sans oublier
27:52bien entendu
27:52le contexte international
27:54qui pèse de plus en plus
27:56sur le Maroc
27:57un pays qui est ouvert
27:58sur son environnement
28:02extérieur
28:03environnement politique
28:03et géopolitique d'ailleurs
28:05et donc
28:05nous avons besoin
28:06d'une élite politique
28:07capable en fait
28:08d'affronter ce challenge
28:09de pouvoir arriver
28:10à une alliance
28:11qui ne se tiraille pas
28:13mais une alliance
28:13qui travaille
28:14pour l'intérêt collectif
28:15du pays
28:15mais c'est un défi
28:16inédit
28:17comme vous venez
28:18de le dire
28:19vous parlez
28:20de maturation
28:21politique
28:22vous parlez aussi
28:23de temps
28:24large
28:25et de cette
28:27élite
28:27politique
28:28marocaine
28:29qui a
28:30le devoir
28:31désormais
28:32d'être capable
28:33de fédérer
28:33et d'avancer
28:34sur ces dossiers
28:35stratégiques
28:36dont vous venez
28:37de parler
28:38mais aujourd'hui
28:41les jours
28:43le compte à rebours
28:44est lancé aussi
28:46Fatima Mansouri
28:47a été très claire
28:48il n'y a aucune formation
28:51pour l'instant
28:53née en
28:55tout le monde
28:56peut rentrer
28:56il n'y a pas de ligne rouge
28:57en fait
28:58pour rentrer
29:00dans la coalition
29:01gouvernementale
29:01un
29:02comment interpréter ça
29:04est-ce que c'est
29:05une ouverture
29:05au lendemain
29:06du scrutin
29:07et deux
29:08est-ce que c'est
29:08une véritable ouverture
29:10ou c'est plutôt
29:11une manière
29:11de conserver
29:12le maximum
29:13de marge
29:13de négociation
29:14avant le début
29:15des consultations
29:17c'est pas facile
29:18pour elle
29:19comme vous le disiez
29:20c'est un challenge
29:21inédit
29:22alors en attendant
29:23en attendant
29:24d'avoir
29:24c'est-à-dire
29:25il faut
29:25bien sûr
29:26selon l'article 47
29:27de la constitution
29:27c'est sa majesté
29:29qui va
29:30déjà désigner
29:31le ou la
29:33chef de gouvernement
29:34potentiellement
29:35c'est
29:35madame Ansouré
29:36qui est
29:37coordinatrice
29:37de la coordination
29:40collégiale
29:41donc effectivement
29:42on est devant
29:43on est devant
29:44je vais dire
29:45un nouveau contexte
29:46qui exige au Maroc
29:48plus de prudence
29:50certes
29:50la position
29:52du PAM
29:53et la déclaration
29:53de madame Ansouré
29:54moi je l'interprète
29:57comme une ouverture
29:57raisonnée
29:59devant
29:59une forme
30:00de
30:01devant ses alliés
30:03devant une ombre
30:04qui limite
30:05en fait
30:05d'abord
30:06qui limite
30:06son choix
30:08qui limite
30:09son choix
30:10puisque
30:12admettant
30:13que bien entendu
30:14le PJD
30:15est hors
30:15cette alliance
30:18elle a
30:19de facto
30:20deux
30:20je dirais
30:21deux scénarios
30:22soit
30:22elle partirait
30:24avec le RNI
30:24et dans ce cas-là
30:25on considérerait
30:27que tous les discours
30:27que nous avons eu
30:28les accusations
30:30qui ont été
30:31très défavorables
30:32pour la même scène
30:33et puis une campagne électorale
30:34où le bilan
30:35était défendu
30:36mais pas de la même manière
30:37tout à fait
30:38dans le paysage politique
30:39on a même adopté
30:40un slogan
30:40qui tire davantage
30:42vers un mot
30:44qui a été emprunté
30:47dans son contexte
30:48pour favoriser
30:50en fait
30:51la mobilisation électorale
30:53du PAM
30:53le mot Massar
30:54donc tout ceci
30:56montre
30:56que nous avons besoin
30:57aujourd'hui
30:57davantage d'intelligence
30:59politique et institutionnelle
31:00et c'est cette intelligence
31:02institutionnelle et politique
31:03qui nous permettra
31:04aujourd'hui
31:04d'asseoir
31:06une alliance
31:07capable
31:08en fait
31:08d'abord
31:11non pas seulement
31:12pour les institutions politiques
31:13mais également
31:14pour le citoyen
31:15celui qui a voté
31:16et celui qui n'a pas voté
31:18même si c'est
31:1912 millions
31:20qui n'ont pas voté
31:21de non inscrits
31:21sur les listes électorales
31:23il faut le rappeler
31:23quand même aussi
31:24c'est important
31:25et les non inscrits
31:25effectivement
31:26donc en fait
31:27il faut rester prudent
31:29il faut garder
31:30en fait
31:30le sens
31:31de la maturation politique
31:33ce qui a été
31:34en tout cas
31:34en écoutant
31:35ces réactions à chaud
31:37en écoutant
31:38les propos
31:38de Mme Mansoury
31:39maintenant
31:39effectivement
31:40les autres
31:41alors
31:42il ne faut pas l'oublier
31:43Stéhle également
31:44il y avait un communiqué
31:46du parti de Stéhle
31:49qui est également
31:50resté
31:52prudent
31:53dans le communiqué
31:54il a appelé
31:55en fait
31:55à garder le sens
31:57du consentement
31:58et de l'ouverture
32:03pour l'intérêt
32:04de la nation
32:05et donc
32:06et être au service
32:07des citoyens
32:07et des citoyennes
32:08effectivement
32:08en quelque sorte
32:12en fait
32:12le choix
32:13aujourd'hui
32:13du PAM
32:14il est plus ou moins
32:16limité
32:16limité par l'effet
32:17de taille
32:18puisque
32:19si la population
32:20des électeurs
32:21était beaucoup plus importante
32:23on aurait pu avoir
32:24le PJD
32:24arrivé en troisième
32:25mais puisque
32:26la population
32:27des élections
32:28est restée
32:29très limitée
32:31notamment
32:31dans les grandes villes
32:32rappelons-nous
32:33le cas de Casablanca
32:34le taux de participation
32:36était faible
32:36très faible
32:37donc heureusement
32:39que nous avons
32:39les régions du Sud
32:40qui ont dépassé
32:42largement la moyenne
32:43des records
32:43des records importants
32:44d'arriver
32:45au-delà
32:46au-dessus
32:47de 50%
32:47donc en fait
32:48aujourd'hui
32:49nous sommes dans un contexte
32:51qui nous
32:53permet
32:53en fait
32:54davantage
32:54de réfléchir
32:56avec beaucoup
32:56d'attention
32:58c'est-à-dire
32:59rendre
33:00intelligible
33:00l'action politique
33:02par à la fois
33:03par les discours
33:04et par
33:08la tonalité
33:09de l'action
33:09aujourd'hui
33:09qui va être
33:10mise en place
33:10parce que les discours
33:11sont importants
33:12on en prend
33:13on en fait
33:14aujourd'hui
33:14toute une économie
33:16de l'information
33:16une économie
33:17de l'attention
33:17tout en gardant
33:19à l'esprit
33:20qu'aujourd'hui
33:21c'est dans les pratiques
33:22de l'action politique
33:23nous sommes effectivement
33:24devant un registre
33:27politique
33:28mais également
33:29en termes
33:30de temporalité
33:31politique
33:32reste très limitée
33:33le 9 octobre
33:35l'ouverture
33:35de la session parlementaire
33:36par sa majesté
33:37le compte à rebours
33:38est là
33:39et après
33:39bien entendu
33:40il faut s'y attaquer
33:41il faut s'y mettre
33:42pour la loi de finances
33:43également
33:43donc en fait
33:44on est devant
33:46certes
33:47je dirais
33:49un contexte
33:50différencié
33:51par rapport
33:51à celui de 2021
33:52mais qui nous exige
33:54davantage
33:55d'attention
33:56envers
33:56toutes les parties
33:57et les forces
33:58vives de la société
33:58et dans ce contexte
34:01plutôt nouveau
34:03il y a cette tonalité
34:04aussi
34:05du PJD
34:06qui n'a pas attendu
34:07voilà
34:08que se prononce
34:10Fatima Zahra
34:12à Mansouri
34:12voilà
34:14couper l'herbe
34:15sous le pied
34:15quelque part
34:16pour dire
34:17non
34:18nous ne participerons pas
34:19à ce gouvernement
34:22et puis
34:23il y a un impact
34:24quand même
34:24avec cette
34:27une avancée
34:28quand même
34:29considérable
34:30de passer de 13 sièges
34:31à 54 sièges
34:32par rapport
34:32à 21
34:33quelle portée
34:34politique
34:35a aujourd'hui
34:37et cette victoire
34:40et cette déclaration
34:41et la manière
34:42et le timing
34:43dont elle
34:45dont elle s'est
34:47formulée
34:48bien entendu
34:49je ferai
34:50une lecture
34:51une lecture
34:53neutralisée
34:53neutre
34:54de la figure
34:55emblématique
34:57autour du PJD
34:58c'est-à-dire
34:58la figure
34:58charismatique
34:59qui est celle
35:00du secrétaire général
35:02du parti
35:03du PJD
35:03c'est-à-dire
35:04le président
35:04comment il a parlé
35:06d'une manière
35:06très franche
35:07et il a gardé
35:08ce discours
35:09de vérité
35:10durant les élections
35:11certes il y avait
35:12beaucoup d'accusations
35:13beaucoup de choses
35:15qu'on aurait pu éviter
35:17d'ailleurs c'est là
35:18où le PAM
35:18à travers
35:20Mme Mansouré
35:21s'est mis quand même
35:23en garde
35:23et il a montré
35:24qu'on ne pourrait pas
35:25être
35:25on ne pourrait pas
35:29continuer
35:29à accuser
35:30également
35:30les autres partis
35:32et notamment
35:32la figure
35:32de Abdel Kira
35:34mais lui
35:35il a tenu
35:37sa promesse
35:38en tant que
35:39chef de parti
35:39puisque
35:41ce qu'il disait
35:42durant la campagne
35:43ce qu'il traitait
35:45le parti
35:46qui arrive en premier
35:46durant la campagne
35:47il l'a respecté
35:48il est sorti
35:49pour dire
35:50aux membres du conseil
35:52aux membres du bureau politique
35:53qu'on ne peut pas
35:54se joindre
35:55à cette alliance
35:56du PAM
35:56puisque nous ne sommes pas
35:58dans la même idéologie
35:59nous ne pouvons pas
36:00travailler
36:01avec le parti
36:02dans ses élections
36:04donc il était très clair
36:05et là
36:06au contraire
36:07c'est un point de gagné
36:09pour le parti du PAM
36:10puisque là
36:10le choix est déjà fait
36:12ou bien entendu
36:13en attendant
36:14le communiqué officiel
36:16du conseil national
36:17du PJD
36:20maintenant effectivement
36:21je pense
36:22en tout cas
36:25ça commence
36:26à s'éclaircir
36:26et d'ici le week-end
36:28on aurait peut-être
36:29une vision
36:32pratiquement claire
36:33de la prochaine coalition
36:35qui encore une fois
36:37serait une majorité
36:38qui n'est pas forcément
36:40confortable
36:41est-ce qu'on aurait
36:44à discuter
36:45à chercher
36:46des consensus
36:47autour
36:48au moins de 4
36:49sinon
36:50au moins de 4 parties
36:524 ou 5 parties
36:54en fonction
36:54de la situation
36:56des autres parties
36:57qui arrivent
36:57après le PJD
36:58dans la partie du pôle
36:59je dirais du pôle 2
37:01c'est-à-dire
37:01ceux qui ont eu
37:02moins de 40 sièges
37:04en l'occurrence
37:05l'union constitutionnelle
37:06l'USFP
37:07le mouvement populaire
37:08et le PPS
37:09le PPS
37:10qui a quand même aussi
37:11perdu beaucoup de voix
37:12reculé effectivement
37:13qui a perdu beaucoup de voix
37:15durant ces élections législatives
37:16et l'alliance
37:19de la gauche
37:19qui était à 1
37:21aujourd'hui
37:21il est de 8
37:22il a gagné 7 sièges
37:24notamment dans les
37:27circonscriptions
37:28les plus difficiles
37:30au Maroc
37:31Cette coalition
37:32gouvernementale
37:33qui est en train
37:34de se faire
37:35elle va devoir
37:37être encore plus cohérente
37:39peut-être
37:40encore plus
37:42intelligente
37:43politiquement
37:43comme vous venez
37:44de le dire
37:45avec cette opposition
37:46du PJD
37:47qui s'est clairement
37:49très rapidement
37:50positionnée
37:51donc
37:52dans les rangs
37:53de l'opposition
37:54avec 54 sièges
37:55vous parliez
37:56tout à l'heure
37:57d'intelligence politique
37:58de valeur
37:59de cohérence
38:00de programme
38:00et
38:02dans ce contexte
38:05aujourd'hui
38:05et ce retour
38:06du PJD
38:08retour relatif
38:09on ne va pas non plus
38:10voilà
38:14tirer le trait
38:1654 sièges
38:18voilà
38:18c'est un retour
38:19ce n'est pas non plus
38:20la panacée
38:22ça va amener
38:23justement
38:24peut-être
38:25cette coalition
38:26à être encore plus
38:27cohérente
38:28à tenir ses promesses
38:29aller jusqu'au bout
38:30de développement
38:32des projets
38:33dont vous parliez
38:34sur l'emploi
38:36la dette
38:37la loi de finances
38:38parce qu'en face
38:39il y aura quand même
38:40une opposition
38:41assez cohérente
38:43et consistante
38:44tout à fait
38:44je pense que l'exercice politique
38:46exige ceci
38:47je trouve que c'est
38:48beaucoup plus intéressant
38:49du point de vue
38:50d'analyse politique
38:51de se retrouver
38:52une opposition
38:52qui a la capacité
38:54aussi de défendre
38:56l'intérêt collectif
38:57sur les dossiers
38:58qui font mal
38:59à la population
39:00notamment la classe moyenne
39:02auquel justement
39:04les partis
39:05durant les programmes
39:06n'ont pas insisté sur ça
39:07la classe moyenne
39:08qu'on fera
39:08de la classe moyenne rurale
39:09qu'on fera
39:10justement
39:11la question du pouvoir d'achat
39:12qu'on fera
39:13du dossier
39:13de la réforme
39:14de l'administration
39:14la question
39:15de la déconstruction
39:16administrative
39:16qui est restée
39:17en suspens
39:17durant le dernier
39:21exécutif
39:23je pense qu'il y a
39:24encore des dossiers
39:24qui restent en suspens
39:25auxquels on devrait
39:26travailler davantage
39:28avec une plus grande
39:29logique institutionnelle
39:30et politique
39:31mais vous avez raison
39:33de dire
39:34effectivement
39:35le point
39:36qui va déterminer
39:37cette coalition
39:38c'est le RNI
39:40puisqu'il arrive
39:41juste après
39:42et les Siklal
39:43puisqu'ils sont
39:43très proches
39:45les Siklal
39:45naturellement
39:46il sera
39:46dans cette alliance
39:50maintenant
39:51le RNI
39:52ce sont des projections
39:53bien entendu
39:54ce sont des projections
39:54et c'est très intéressant
39:55alors qu'ils ne sont pas
39:56forcément
39:59majoritaires
39:59avec un nombre
40:00de sièges
40:01qui est très très
40:02moyen
40:03on est aux alentours
40:04de je crois
40:05Siklal
40:06oui
40:0756
40:0856
40:08voilà
40:09oui oui
40:10qui vont quand même
40:11vous dites que c'est
40:12soit les Siklal
40:13pardon
40:1465
40:1565
40:1565
40:18donc ce parti
40:19va faire la différence
40:22en tout cas
40:23le PAM
40:23il est obligé
40:25de s'allier à les Siklal
40:26si on s'intéresse
40:28à tout ce qui s'est passé
40:29entre les deux parties
40:31qui ont été
40:34où nous avons eu
40:35un clivage
40:36en termes d'accusation
40:37en termes de
40:38conduite de changement
40:39en termes de
40:40de positionnement
40:41sur plusieurs dossiers
40:41le PAM
40:42en face du RNI
40:43ou bien du RNI
40:44en face du PAM
40:45on va se retrouver
40:46avec une coalition
40:47qui va
40:49qui va allier
40:50PAM
40:51et Siklal
40:52et Mouvement Populaire
40:54et USFP
40:54alors sauf
40:56si bien entendu
40:57le RNI
40:59qui n'a pas
41:00dit un mot
41:01justement sur ça
41:02qui n'a pas pris position
41:04si le RNI
41:05continue
41:07décidera
41:09de revenir
41:10avec le PAM
41:11et dans ce cas-là
41:12ça serait
41:13endommageable
41:14pour l'opposition
41:15peut-être
41:16certains analystes
41:17parlent
41:18d'un appel
41:20à ce que
41:20le RNI
41:21rejoint l'opposition
41:22avec le PJD
41:22et dans ce cas-là
41:23on pourrait avoir
41:24une opposition forte
41:25d'abord par le nombre
41:26et par la taille
41:29le nombre
41:30des parlementaires
41:32de sièges
41:33et par la nature
41:34des dossiers
41:34vu que le RNI
41:36pratiquement
41:36durant toute
41:37les législatives
41:38il était toujours
41:39membre
41:41qui fait partie
41:42de toutes les alliances
41:44on va dire
41:44depuis pratiquement
41:46depuis le gouvernement
41:47de l'alternance
41:48et donc c'est intéressant
41:49de voir cette lecture
41:50et c'est inédit donc
41:50ça aussi
41:51effectivement
41:51c'est inédit
41:52c'est intéressant
41:53le challenge
41:54est inédit pour le PAM
41:55mais c'est inédit
41:56aussi pour le RNI
41:57qui va finalement
41:58devoir se repositionner
42:00en termes de parti
42:02qu'il soit
42:03ou pas
42:04dans la coalition
42:05exactement
42:06c'est ça
42:07ce sont ces deux challenges
42:09qu'on va avoir
42:11pratiquement
42:11et je pense
42:13qu'aujourd'hui
42:14nous avons
42:15en fait
42:17grâce
42:18bien entendu
42:18à un électorat
42:19qui reste vigilant
42:20prudent
42:21et qui
42:22malgré bien sûr
42:24le taux de participation
42:25faible
42:25on va dire
42:26que cet électorat
42:27et la population
42:28même
42:29qui n'a pas voté
42:29les marocains
42:31qui n'ont pas voté
42:32ou qui ont été
42:33radis également
42:33des listes
42:34ça aussi
42:34c'est un sujet
42:35à discuter
42:36c'est un autre sujet
42:38les marocains
42:39qui ne sont pas inscrits
42:40etc
42:40et qui s'intéressent
42:42justement
42:42à la chose
42:43politique
42:44qu'aujourd'hui
42:45nous avons besoin
42:47de
42:48non plus seulement
42:49de maturation
42:50la maturation
42:51bien entendu
42:52exige
42:52il est exigé
42:53dans ce temps
42:54politique
42:55inédit
42:57du Maroc
42:57dans l'histoire
42:59politique du Maroc
43:01à davantage
43:02travailler
43:04sur l'intelligibilité
43:06des acteurs
43:07et des citoyens
43:08marocains
43:09merci infiniment
43:11d'avoir été
43:12notre invité
43:13ce soir
43:14je rappelle que
43:14vous êtes
43:15un analyste politique
43:16et expert
43:17en politique
43:17territoriale
43:19merci à vous
43:19merci à vous
43:20et merci
43:22à vous
43:22on poursuit
43:23tout de suite
43:24avec l'invité
43:25culture
43:25Myriam Hamlich
43:26qui reçoit
43:27aujourd'hui
43:28Chloé Goupille
43:29directrice
43:30de l'Institut français
43:31du Maroc
43:31c'est tout de suite
43:42mesdames et messieurs
43:43bonsoir
43:43et bienvenue
43:44dans l'invité culture
43:45une langue
43:46c'est une porte ouverte
43:48sur le monde
43:48un vecteur de création
43:50et un pont
43:51entre les cultures
43:52entre tradition littéraire
43:54concours de lecture
43:55et grands rassemblements
43:56scientifiques mondiaux
43:58la francophonie
43:59au Maroc
43:59s'inscrit pleinement
44:00dans le dialogue
44:01des cultures
44:02et le partage
44:03du savoir
44:04alors que le Maroc
44:05s'apprête à accueillir
44:07dans quelques semaines
44:07la semaine mondiale
44:09de la francophonie scientifique
44:10et que le réseau
44:12des établissements scolaires
44:13français continue
44:14de s'étendre
44:14à travers le royaume
44:15quelles sont les priorités
44:17et la vision
44:17de la coopération culturelle
44:19aujourd'hui
44:19on va en parler ce soir
44:21avec Chloé Goupille
44:22vous êtes directrice
44:23de l'Institut français
44:24du Maroc
44:25c'est un plaisir
44:25de vous avoir ce soir
44:26avec nous
44:27bonsoir
44:27merci beaucoup
44:28c'est un plaisir d'être là
44:29merci d'avoir accepté
44:30en tout cas cette invitation
44:31on va parler de la francophonie
44:33de la langue française
44:35et puis
44:36du plurilinguisme
44:38que l'Institut français
44:39encourage aujourd'hui
44:40au Maroc
44:40tout à fait
44:42c'est vrai que
44:42l'Institut français
44:43du Maroc
44:44a de plus en plus
44:45cette vocation
44:46à créer des passerelles
44:48entre le français
44:49mais aussi
44:50d'autres langues
44:50l'arabe classique
44:51la darija
44:52l'anglais
44:53et cela se traduit
44:55très concrètement
44:56dans notre programmation
44:57je pense à la programmation
44:59que nous avons proposée
45:00l'année passée
45:00en matière de spectacle vivant
45:02et de théâtre
45:03avec par exemple
45:04la pièce
45:05Ici
45:05de Pascal Rimbert
45:06qui était
45:07jouée en français
45:09mais surtitrée en darija
45:10ça se voit aussi
45:11dans nos concerts
45:13dans les musiques urbaines
45:14puisque les rappeurs
45:15souvent
45:16chantent avec des paroles
45:17en français
45:18anglais
45:18arabe
45:19et mélangent
45:20ces différentes
45:21consonances linguistiques
45:23mais aussi
45:24dans nos médiathèques
45:25puisqu'il est possible
45:26de découvrir
45:27des ouvrages
45:28de grands écrivains
45:30francophones
45:30traduits vers l'arabe
45:32pour avoir une première
45:33porte vers cette culture
45:34donc vraiment
45:35le plurilinguisme
45:35est au cœur
45:36de ce projet
45:37de l'Institut français
45:38Oui
45:38c'est un vecteur
45:39d'échange culturel
45:40aujourd'hui
45:41c'est important
45:42C'est important
45:42pour pouvoir
45:43créer des expériences
45:44communes
45:45et une compréhension
45:45partagée
45:46Et cet engagement
45:48pour la langue
45:48et la culture
45:49se traduit aussi
45:50par des initiatives
45:51concrètes
45:52pouvez-vous nous parler
45:54du concours
45:54de lecture
45:56français
45:56en français
45:58qui se prépare
45:59également
46:00cette année
46:00Oui
46:01le concours
46:01Cap Lecture
46:02qui est une aventure
46:03assez inédite
46:04puisqu'elle réunit
46:05plus de 800 000 jeunes
46:06dans le royaume
46:07pour la première fois
46:08c'est une initiative
46:10pilotée par le ministère
46:11de l'éducation nationale
46:12avec l'appui
46:13de l'Institut français
46:15et qui vise
46:16à permettre
46:16à ces jeunes
46:17de se saisir
46:17vraiment des ouvrages
46:18qu'ils choisissent
46:19qu'ils lisent
46:21et qu'ils présentent
46:22ensuite
46:22et j'ai eu la chance
46:24d'en croiser
46:24quelques-uns
46:24lors du salon
46:26international
46:26de l'édition
46:27et du livre
46:28de Rabat
46:28ils sont venus
46:29nous présenter
46:30leur lecture
46:30et j'étais fascinée
46:32à la fois
46:32par leur amour
46:35pour les textes
46:35qu'ils ont lus
46:36mais aussi
46:36pour leur aplomb
46:37et en fait
46:38ce programme
46:39il crée aussi
46:39ses compétences
46:40d'expression orale
46:42et de confiance en soi
46:42et il permet
46:43de créer
46:44vraiment une nouvelle
46:45communauté
46:45de jeunes lecteurs
46:46en français
46:47donc c'est un très beau programme
46:48et quel impact
46:49sur les participants
46:50justement ?
46:51ce qu'on voit
46:52c'est que
46:52tout au long de l'année
46:53en choisissant les ouvrages
46:55en échangeant
46:55avec les uns
46:56et les autres
46:57ils ont pu vraiment
46:58partager cette expérience
47:00on s'approche maintenant
47:01de la finale
47:01qui sera dans
47:02quelques semaines
47:03donc qui sera aussi
47:04un beau moment
47:05de reconnaissance
47:06mais je pense que ça
47:07laisse aussi
47:07quelque chose de durable
47:08on le voit sur d'autres
47:09concours de lecture
47:10les groupes
47:11qui se sont créés
47:12continuent à échanger
47:12ensuite sur WhatsApp
47:14et continuent à échanger
47:16de recommandations littéraires
47:17donc j'espère que
47:18tous ces jeunes
47:19resteront aussi
47:19en contact
47:20après le concours
47:20en tout cas
47:21l'objectif
47:21c'est de créer
47:22une réelle dynamique
47:23tout à fait
47:24qui puisse durer
47:24un petit peu
47:25dans le temps
47:26le Maroc s'apprête
47:27je le disais tout à l'heure
47:28en introduction
47:29à accueillir en octobre
47:30la semaine mondiale
47:31de la francophonie scientifique
47:33quels enjeux
47:34pour la communauté
47:35universitaire
47:36aujourd'hui
47:36pour les échanges
47:37aussi entre nos deux pays
47:39pour moi
47:40la force de cette francophonie
47:41scientifique
47:42c'est vraiment
47:43son réseau immense
47:44dans le monde
47:45cette semaine mondiale
47:46de la francophonie scientifique
47:48elle est accueillie
47:49par l'agence universitaire
47:50de la francophonie
47:51qui elle-même
47:52recouvre 1000 universités
47:54partout dans le monde
47:55dans près de 120 pays
47:57ce qui vous donne
47:58une idée
47:58de la force de frappe
47:59et du réseau
48:00entre tous ces chercheurs
48:01et ces chercheuses
48:02de manière très concrète
48:03entre la France
48:04et le Maroc
48:05par exemple
48:05chaque année
48:06ce sont des centaines
48:07de copublications
48:08qui sont proposées
48:10et qui sont diffusées
48:11parce qu'avoir
48:12une langue en partage
48:13c'est aussi
48:14une certaine grammaire
48:15une certaine manière
48:16de poser les problèmes
48:17de trouver des solutions
48:18en commun
48:19et d'élargir ensemble
48:20ce champ de la connaissance
48:21et puis cette ouverture
48:23aussi vers le monde
48:23comme on le disait
48:24tout à l'heure
48:25exactement
48:25est-ce que la langue française
48:27est aujourd'hui
48:28une langue d'avenir
48:29justement pour la recherche
48:30quand on parle de recherche
48:32d'innovation
48:32et quand on parle aussi
48:34de coopération scientifique
48:36est-ce qu'on sent
48:37qu'elle pèse
48:38aujourd'hui ?
48:39Je suis convaincue
48:41que le plurilinguisme
48:42en général
48:42est très important
48:43justement
48:44dans l'avenir
48:44de la communauté
48:46scientifique
48:46parce qu'au regard
48:48de la complexité
48:49des problèmes
48:49qui sont posés
48:50pouvoir aborder
48:51ces différentes questions
48:53avec différents points de vue
48:54et donc différents langages
48:55c'est extrêmement important
48:57et pour citer
48:58une grande révolution technologique
49:00qui est l'émergence
49:00de l'intelligence artificielle
49:02on voit bien
49:02que quand on nourrit
49:04les algorithmes
49:05uniquement avec des données
49:06en anglais par exemple
49:07en tout cas
49:07en une seule langue
49:08cela ne traduit pas
49:10l'hétérogénéité
49:11du monde
49:11la complexité
49:12des questions
49:13et donc c'est important
49:14je pense que
49:15dans les prochaines années
49:16la communauté scientifique
49:18continue à capitaliser
49:19sur ces différentes langues
49:20et notamment le français
49:22Et puis la question
49:23de l'éducation
49:24dès la toute petite enfance
49:25est importante
49:27également
49:28je le disais tout à l'heure
49:29en introduction
49:29on observe
49:31aujourd'hui au Maroc
49:31que le réseau
49:32en tout cas
49:32des écoles françaises
49:33au Maroc
49:34s'élargit
49:36et donc cet échange
49:38qui se poursuit
49:40on va dire
49:40durablement
49:41dans le temps
49:42et pourquoi est-ce
49:43qu'il est essentiel
49:44aujourd'hui
49:45dans cette optique
49:46de plurilinguisme
49:47justement
49:48d'exposer
49:49les enfants
49:49à d'autres langues
49:51très jeunes
49:52permettre à un enfant
49:53dès l'âge de 3 ans
49:55de jouer
49:55d'échanger avec ses camarades
49:57d'apprendre avec ses enseignants
49:59dans différentes langues
50:00je pense que c'est vraiment
50:01une richesse
50:02pour la suite
50:02de ses apprentissages
50:03et bien sûr
50:04pour la suite
50:05de sa vie
50:05puisque c'est le moment
50:06où on pose vraiment
50:07les enseignements fondamentaux
50:09donc l'idée
50:09de cet enseignement
50:11des langues
50:12à la maternelle
50:13ce n'est pas forcément
50:14d'ajouter des heures
50:15de langue arabe
50:16ou de langue anglaise
50:17c'est plutôt
50:18de s'assurer
50:18que les enfants
50:19puissent évoluer
50:20dans différents
50:21univers linguistiques
50:22et vraiment
50:22se saisir
50:23de ces différentes langues
50:25et je pense que
50:26ensuite
50:26en poursuivant
50:27au collège
50:28notamment
50:28où on a un choix
50:29de 9 langues
50:30ça leur permet
50:30progressivement
50:31de consolider
50:32ces acquis
50:32mais c'est important
50:33de le faire
50:34dès le plus jeune âge
50:35dès la maternelle
50:36par exemple
50:37en tout cas
50:37plus on est exposé
50:38tôt
50:39quel que soit
50:39le nombre de langues
50:40mieux c'est
50:41pour un enfant
50:41mieux l'ouverture
50:43est grande
50:43vers comme on le disait
50:44tout à l'heure
50:45les autres mondes
50:45les échanges
50:47la richesse
50:47aussi d'un individu
50:48et puis une personnalité
50:49qui se construit
50:52également
50:52donc pour rester
50:54sur le réseau
50:55des écoles françaises
50:56aujourd'hui
50:56au Maroc
50:58avec cette expansion
50:59justement
50:59quels sont les défis
51:00ou comment
51:02maintenir cet équilibre
51:03justement
51:05entre les langues
51:06on va dire
51:07oui
51:08vous l'avez cité
51:09cette expansion
51:09c'est aussi
51:10une présence historique
51:12de maintenant
51:1245 établissements
51:13dans le pays
51:14je pense que c'est d'abord
51:15le signe
51:16d'une confiance renouvelée
51:18souvent génération
51:19après génération
51:19des parents
51:20et des familles
51:22j'ai pu assister
51:23à la rentrée scolaire
51:23dans différents établissements
51:24très récemment d'ailleurs
51:26oui la semaine dernière
51:27la semaine précédente
51:28et j'ai croisé
51:29des élèves
51:30à Tanger
51:31par exemple
51:31non seulement les parents
51:32et les grands-parents
51:33avaient été dans l'école
51:34mais aussi les arrière-grands-parents
51:36ce qui montre
51:37qu'il y a un projet
51:39pédagogique commun
51:40qui évolue
51:40et ça répond
51:41à votre question
51:41de comment adapter
51:43le système
51:43je pense que c'est à la fois
51:45une grande part
51:46de tradition
51:46et ça c'est
51:47le terrain commun
51:49de l'ensemble
51:49de ces écoles
51:50le programme pédagogique
51:51en français
51:52mais aussi
51:53de la modernité
51:54en modernisant
51:55les espaces
51:55les façons
51:56d'aborder la pédagogie
51:58et ça c'est un élément
51:58très important
51:59dans ce système
52:00et en parlant
52:01de pédagogie
52:02comment ces établissements
52:03peuvent aujourd'hui
52:04s'adapter
52:05aussi au contexte
52:06on va dire marocain
52:07de la société marocaine
52:08et les exigences aussi
52:09de la société marocaine
52:11je pense que ça doit être
52:12une évolution partagée
52:14et la possibilité
52:16de fournir
52:17notamment
52:17au corps enseignant
52:18les dernières connaissances
52:21de pointe
52:21vraiment sur la question
52:22de pédagogie
52:23le réseau des enseignants
52:25ici dans le réseau scolaire français
52:27bénéficie de beaucoup
52:28de formation
52:29on parlait d'intelligence artificielle
52:31c'est le cas
52:32mais aussi en neurosciences
52:33parce que les choses
52:35comme vous le dites
52:35évoluent vite
52:36les attentes des familles
52:37évoluent rapidement
52:38et il faut qu'on puisse
52:38adapter la manière
52:40dont on enseigne
52:41à ces nouvelles attentes
52:43et à la manière aussi
52:43dont les enfants
52:44interagissent avec leurs enseignants
52:45quand on parle justement
52:47de francophonie
52:48le terme
52:49qu'est-ce qu'il représente
52:50pour vous
52:52pour moi
52:52il représente
52:53surtout des rencontres
52:55des dialogues
52:57des expériences
52:58pour moi le français
52:58mais comme d'autres langues
52:59c'est plutôt
53:00quelque chose de vivant
53:02et un échange
53:03donc c'est vraiment
53:04cette interaction
53:05ces portes qu'on ouvre
53:06et la construction
53:07d'imaginaire en commun
53:08et justement
53:09si on devait se projeter
53:10vers l'avenir
53:11de la francophonie
53:12quelles ambitions
53:13aujourd'hui
53:13quelles attentes aussi
53:16moi je souhaiterais
53:18aux futures générations
53:20de pouvoir
53:20se saisir du français
53:22comme d'un maximum
53:22d'autres langues
53:24parce qu'on l'a vu
53:24à la fois
53:25dans les sciences
53:26dans la culture
53:26dans l'éducation
53:28ce sont autant
53:29de moyens
53:30de découvrir
53:31des nouveaux contenus
53:32mais aussi
53:32de confronter
53:33nos visions
53:34donc pour moi
53:35c'est vraiment
53:35la trajectoire d'avenir
53:37sur les questions
53:37de plurilinguisme en général
53:39et de francophonie en particulier
53:41pour rester justement
53:42sur le plurilinguisme
53:44qui est un petit peu
53:45le sujet du jour
53:46vous parliez tout à l'heure
53:47en début d'émission
53:47la programmation
53:48de l'année dernière
53:49il y a la programmation
53:50à venir
53:51qu'on devrait certainement
53:52annoncer ensemble
53:53en octobre
53:53une fois qu'on aura
53:56plus de détails
53:57on va dire
53:57et des précisions
53:58par rapport à ce qui se prépare
54:00pour l'année prochaine
54:01les grands rendez-vous
54:02à ne pas manquer
54:03et justement
54:04il y a cette aussi
54:06démarche
54:07ou cette volonté
54:09d'être accessible
54:12et cela passe par
54:13des productions
54:14qui sont également
54:15vous le disiez tout à l'heure
54:16traduites
54:17en dalija
54:18et en arabe
54:19pour vraiment
54:19pouvoir toucher
54:20un public
54:21aussi large que possible
54:22oui c'est vraiment
54:23de plus en plus
54:23d'ailleurs on l'a fait
54:24l'année dernière
54:25pour la première fois
54:26en appelant notre saison
54:27GILIUM
54:28donc à la fois
54:30AJLUUM
54:30et puis les générations
54:31d'aujourd'hui
54:32GILIUM
54:32et de plus en plus
54:34nous avons cette démarche
54:35à la fois
54:36au niveau du réseau
54:37mais dans chacune des antennes
54:38d'essayer
54:39d'adapter les productions
54:40culturelles
54:41pour qu'elles soient
54:41accessibles
54:42au plus grand nombre
54:43et j'ai cru comprendre
54:44que vous êtes en capacité
54:46aussi de parler
54:47en dalija
54:48en tout cas vous avez fait
54:49l'effort d'apprendre
54:50également toujours
54:50au psy
54:52que dans cet élan
54:53de pouvoir échanger
54:55de manière optimale
54:56on va dire
54:58justement
54:59avec le peuple marocain
55:01C'est en tout cas
55:04l'une des choses
55:05qui m'tenait à cœur
55:06avant d'arriver au Maroc
55:07et dans le Maghreb
55:10et dans le cadre
55:11de la boule d'an
55:14la traduja
55:15allurawie
55:16est la vraie
55:17d'un jour
55:19et pour cela
55:20c'est un peu
55:21que je suis
55:22d'un jour
55:22avec le marahad
55:23al-Faransi
55:24dans le Maghreb
55:25je suis d'un jour
55:26et je suis d'un jour
55:27avec le marahad
55:29et je suis d'un jour
55:31je pense que
55:32je suis d'un jour
55:33la langue
55:33et la langue
55:36dans le même temps
55:38et je suis d'un jour
55:41pour apprendre
55:41la langue
55:42en l'arabe
55:43depuis 5 semaines
55:45et je suis d'un jour
55:48pour apprendre
55:49le darija
55:50c'est très bien
55:52donc c'était
55:52l'arabe classique
55:53finalement
55:54mélangée un petit peu
55:55à la darija
55:56mais c'est un plaisir
55:57de vous entendre
55:57parler en arabe
55:58c'était un plaisir
55:59d'échanger avec vous
56:00merci beaucoup
56:01merci à vous
56:01Chloé Goupi
56:02merci d'avoir été
56:03mon invitée ce soir
56:04et au plaisir
56:04de vous revoir
56:05très vite
56:06pour parler
56:06de la programmation
56:07culturelle
56:07avec grand plaisir
56:08à bientôt
56:10c'est la fin
56:10d'Invité Culture
56:11pour ce soir
56:12vous souhaitez
56:12une très bonne soirée
56:16voilà
56:16c'était l'essentiel
56:17de l'actualité
56:18vous restez avec nous
56:20la formation
56:20se poursuit
56:21à tout à l'heure
56:25Sous-titrage Société Radio-Canada