- il y a 11 heures
Le débat avec Me Malika Chmani, avocate de Louis et Elyah, enfants de Delphine et Cédric Jubillar / Yann Grisval, représentant FO du Centre Hospitalier de Langres en Haute-Marne
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NewsTranscription
00:00Et le premier fait du jour, c'est évidemment ces fouilles macabres qui ont lieu du côté de Cagnac-les
00:06-Mines,
00:06dans le cadre de l'affaire Cédric Jubilard, qui ne cesse décidément ces dernières semaines de se retourner.
00:13On a en réalité en permanence des rebondissements dans cette affaire, avec cette fois-ci des ossements qui ont été
00:17retrouvés il y a quelques heures.
00:19Ils sont actuellement en direction de Paris pour être examinés,
00:22en espérant que les indices et les indications donnés par Cédric Jubilard lui-même puissent nous faire avoir fait découvrir,
00:31en tout cas, le corps de Cédric Jubilard, le corps de Delphine Jubilard.
00:35Bonjour Maître Malika Schmani.
00:37Bonjour.
00:38Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes avocate de Louis et Elia, qui sont les enfants de
00:42Delphine et Cédric Jubilard.
00:43Ce corps de Delphine Jubilard, ça fait des années et des années qu'on l'attend, des ossements ont donc
00:49été découverts.
00:49Cédric Jubilard a visiblement donné des indications, il était sur place au moment des fouilles.
00:55Quel est l'état d'esprit de l'avocate que vous êtes ce matin et surtout de votre réaction vis
01:00-à-vis des enfants qui, j'imagine,
01:02attendaient peut-être cela de manière très importante ?
01:06Ça a été un soulagement, une joie pour eux.
01:11Une joie, c'est toujours particulier d'utiliser ce terme-là, parce qu'on se dit que ça reste une
01:19mère qui est décédée,
01:20mais une joie parce qu'on se dit que ça va peut-être permettre un début de deuil, un début
01:25de reconstruction.
01:27J'ai envie de dire, une sépulture pour se recueillir, c'était important, en tout cas, c'était une demande
01:33pressante de l'aîné.
01:36Et quand vous exprimez la joie, ça veut dire que dans les conversations que vous avez pu avoir avec les
01:41enfants de Delphine et Cédric Jubilard,
01:43plusieurs fois, ils ont manifesté l'envie, même si ça amène la conclusion, bien sûr, que leur maman a disparu,
01:49de savoir où est-ce qu'elle était et d'assister à, en tout cas, de rentrer en deuil par
01:54quelque chose comme un enterrement, une sépulture.
01:57Oui, c'est vraiment quelque chose d'important, parce qu'il n'y avait pas de doute, il s'est
02:03passé du temps, pas de doute dans l'esprit des enfants,
02:07et c'était important déjà de savoir les causes du décès, aujourd'hui, on ne sait pas encore, on sait
02:13à peu près,
02:14on n'a pas les déclarations de Cédric Jubilard, et c'était important aussi de pouvoir se recueillir sur une
02:21tombe,
02:21et c'est quelque chose qui a été répété à plusieurs reprises par lui, qui a été demandé à son
02:28père.
02:29Et on imagine à quel point c'est important, en effet, d'avoir un lieu où on peut se recueillir
02:33quand on est enfant,
02:34et qu'on n'a pas perdu sa maman si jeune.
02:37J'aimerais aussi qu'on revienne sur ce qui s'est passé tout au long de ces dernières semaines,
02:42avec d'abord cette lettre adressée à ses avocats, puis Cédric Jubilard qui donne des indications,
02:47apparemment qui, devant la juge ou devant les enquêteurs, a exprimé des regrets très forts.
02:52Est-ce qu'il y a encore un risque, parce que vous connaissez le profil de Cédric Jubilard, maître,
02:57est-ce qu'il y a encore un risque, ou est-ce que vous le craignez,
02:59est-ce qu'il y a une petite part intime de vous qui le craint,
03:02qu'à nouveau, il vous mène en bourrique, qu'à nouveau, il raconte n'importe quoi ?
03:07Alors j'espère qu'il va être à la hauteur, parce qu'il dit qu'il fait tout ça pour
03:10la famille,
03:11et notamment pour ses enfants.
03:12Aujourd'hui, il y a une réalité, c'est qu'il nous a prouvé qu'il y avait une avancée,
03:17il a dit très clairement où était le corps de Delphine, donc je pense que c'est important.
03:23Maintenant, j'attends de lui, pour ses enfants, qu'ils soient à la hauteur de ses déclarations,
03:28c'est-à-dire qu'ils reconnaissent les faits comme ils sont,
03:31c'est-à-dire quand même assez sordides, qu'ils n'essaient pas de refaire l'histoire.
03:37Ce serait dérangeant.
03:39Oui, maître Manika, je rappelle que vous êtes l'avocate de Louis,
03:42et il y a, qui sont les enfants de Delphine et Cédric Jubilard,
03:45beaucoup, quand on lit notamment la presse ce matin, quand on écoute les radios, les télés,
03:49alors je sais qu'il faut toujours prendre tout cela avec des pincettes,
03:51mais beaucoup évoquent, dans la volonté en tout cas de Cédric Jubilard,
03:54de dire une partie de la vérité, et notamment l'emplacement du corps,
03:57beaucoup évoquent l'influence de Louis, son fils âgé de 11 ans.
04:01Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que Louis a joué un certain rôle auprès de son père,
04:05malgré les circonstances, pour le pousser à donner des indications ?
04:10Écoutez, si c'est le cas, j'en suis heureuse, parce que c'est une demande depuis quelques années maintenant.
04:16C'est une demande qu'on a reformulée lors du procès en première instance.
04:20C'est une demande que j'ai reformulée lors d'une audience devant le juge des enfants,
04:24c'était il y a un peu plus d'un mois.
04:27Donc si ça a pu influer, je pense que c'est important pour Louis,
04:30parce que Louis voulait venir au premier procès,
04:33parce qu'il se disait que peut-être en me voyant, mon père va reconnaître les faits,
04:37et il va dire les choses. Donc si ça a pu influer, écoutez, j'en serais heureuse.
04:42Ça veut dire que peut-être que ça chemine un petit peu dans le cerveau de Cédric Jubilar,
04:45mais je crois que le chemin est encore long.
04:47Vous parlez du chemin long, notamment sur la vérité.
04:51Tout à l'heure, vous lui demandiez, Maître Malika Chmani,
04:53d'une certaine manière, vous lui demandiez d'être à la hauteur de cette situation,
04:57puisqu'apparemment il fait ça pour la famille, de dire la vérité, rien que la vérité.
05:01Certains de vos confrères, dans cette sordide affaire, évoquent le fait que de toute façon,
05:05maintenant, il cherchera à brouiller les pistes, il nous expliquera qu'il n'aura pas fait exprès,
05:10que le corps, malheureusement, ou ce qu'il en reste avec les os,
05:13ne permettra jamais vraiment d'identifier les circonstances de la mort.
05:17Est-ce qu'il n'y a pas, malgré le soulagement de tout ça,
05:19malgré le fait d'avoir la sensation d'approcher la vérité,
05:22est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'en réalité, il continue de truquer
05:24sur ce qui s'est vraiment passé ce soir-là ?
05:27Alors moi, je vais faire le choix, dans l'intérêt des enfants, de lui laisser le bénéfice du doute.
05:31Moi, aujourd'hui, je n'ai pas eu accès à ses déclarations.
05:33Donc, je ne sais pas s'il a fait une déposition complète,
05:35s'il a essayé d'amoindrir, ou de se trouver des excuses, il n'y a aucune excuse.
05:40Donc, moi, je vais lui laisser le bénéfice du doute.
05:42Aujourd'hui, personne ne connaît le contenu de ses déclarations,
05:45sauf, bien sûr, les magistrats et son avocat.
05:48Donc, moi, je pense qu'il faut attendre un peu, s'il le faut.
05:50Peut-être qu'il est allé au-delà de ce qu'il a pu indiquer à ses avocats dans un
05:56premier temps.
05:56En tout cas, je l'espère.
05:57Ce qui est certain, c'est que certains avaient pu dire qu'il allait brouiller les pistes
06:00et qu'on n'allait jamais retrouver le corps de Delphine.
06:03Aujourd'hui, force est de constater qu'on y est allé directement.
06:07Beaucoup sont gênés aussi, et je vous pose la question en tant qu'avocate,
06:12certes, dans cette affaire, mais par la défense de Cédric Jubilard,
06:15qui parle tout d'un coup d'un homme qui a retrouvé une certaine éthique,
06:19pratiquement, qui se retrouve avec lui-même,
06:21qui aide et qui permet la manifestation de la vérité, qui aide la justice.
06:25Est-ce que vous n'êtes pas un tout petit peu gênée par presque ce renversement du personnage
06:30auquel on assiste méthodiquement par l'intermédiaire de ses avocats ?
06:34Je crois qu'il ne faut pas faire comme si les cinq ans n'avaient pas existé, en fait.
06:39On ne part pas de zéro.
06:41Il y a eu cinq ans où il a effectivement brouillé les pistes.
06:44Moi, j'ai du mal à croire maintenant que tout a changé.
06:48Moi, ce que je sais, c'est qu'il y a un mois, je l'ai interpellé.
06:51Et il ne m'a pas répondu lorsque je lui ai demandé où était le corps de Delphine pour lui.
06:56Moi, ce que je sais aussi, c'est que pendant un an, il a essayé d'écrire à ses enfants.
07:04Mais voilà, le chemin, il est assez long.
07:06Moi, je vais observer.
07:09Aujourd'hui, je pense qu'on n'a pas de recul, que c'est tout frais,
07:12et que je ne crois pas à un miracle comme cela, en fait.
07:16Maintenant, je peux me tromper.
07:17C'est assez déjubilard de faire ses preuves auprès de ses enfants.
07:20Et auprès de ses enfants, et puisqu'on parlait de l'influence des enfants
07:23dans cette aide à la manifestation de la vérité,
07:25on parle aussi d'une autre influence,
07:27qui serait celle, visiblement, de sa nouvelle compagne.
07:30Est-ce que vous, en tant qu'avocate dans cette affaire,
07:31vous avez des indices aussi qui iraient dans cette direction ?
07:35Une nouvelle compagne qui le pousserait à avouer,
07:37qui le pousserait à agir,
07:38toujours dans l'intérêt de la manifestation de la vérité ?
07:41Alors là, pour le coup, je n'en sais pas plus que vous.
07:43J'ai entendu les déclarations de maître de Bisson.
07:47Je ne sais rien d'autre.
07:49Je n'en sais rien.
07:50Dernière question, maître Malika Shmani,
07:52c'est forcément le procès, le 21 septembre,
07:55en appel qui devait avoir lieu,
07:56avec cette succession de révélations,
07:58cette succession de retournements,
08:00quand même, à chaque fois de situations.
08:02Est-ce que vous pensez que le procès
08:04pourra avoir lieu le 21 septembre,
08:05ou comme beaucoup actuellement d'avocats dans ce dossier,
08:08vous dites de toute façon, il sera forcément repoussé ?
08:10On ne peut pas tenir un procès
08:13avec tout ce que cela implique,
08:15dans de telles circonstances ?
08:17Moi, j'ai souhaité vraiment que ce procès se maintienne.
08:21je l'ai souhaité dans l'intérêt des enfants,
08:23parce qu'il faut du temps pour les préparer.
08:25Un procès, c'est aussi pouvoir passer à autre chose.
08:29En tout cas, essayer d'avancer.
08:31Bien évidemment, qu'on n'oublie pas,
08:34on n'arrête pas,
08:36on ne recommence pas à zéro à partir de là,
08:38mais bien sûr que ça permet d'avancer.
08:40Et aujourd'hui,
08:40enfin, force est de constater,
08:42c'est que je ne crois pas qu'ils puissent se tenir.
08:45Il y a trop de choses à faire,
08:46trop peu de temps,
08:47on est en période estivale,
08:48je n'y crois pas.
08:49Alors maintenant, je me dis,
08:50on a le corps,
08:51c'est déjà ça,
08:53tant pis,
08:54les enfants vont attendre un petit peu.
08:56L'idée, c'est qu'il y ait une justice de qualité,
08:58pas qu'elle soit expéditive,
09:00c'est dans l'intérêt des personnes.
09:01Même avec les derniers retournements,
09:02peut-être prenons notre mal en patience
09:03pour que justement,
09:04le procès,
09:05quand il se tiendra en appel,
09:06puisse bénéficier de tous les éléments
09:08et de toutes les conditions.
09:09Oui, bien sûr,
09:10parce que dans quelques années,
09:11les enfants,
09:12ils auront des questions,
09:13il faut qu'on puisse leur répondre
09:14et que pour cela,
09:15il faut que le travail soit bien fait.
09:17Donc non,
09:18je ne suis pas pour expédier les choses
09:20pour que le procès se tienne à tout prix,
09:22mais j'aurais aimé que ça se maintienne.
09:24Merci beaucoup,
09:25Maître Malika Jemani,
09:25d'avoir été avec nous,
09:26avocate de Louis et Elia,
09:28qui sont les enfants de Delphine et Cédric Jubilard
09:30après ces fouilles,
09:30il faut bien le dire,
09:31macabres du côté de Kania Clemine
09:33dans le cadre de cette affaire
09:35de Cédric et Delphine Jubilard
09:37après l'assassinat,
09:37notamment de ce qu'on pense être
09:39un assassinat bien sûr de Delphine Jubilard
09:41et des eaux qui ont été retrouvées
09:43à près de 10 km de leur domicile
09:45et des eaux qui sont actuellement
09:46en direction de Paris
09:47pour qu'ils puissent être examinés,
09:49pour qu'on puisse avoir la certitude
09:50que oui,
09:51ce sont bien les débuts d'ossements
09:53de Delphine Jubilard
09:54et espérer que dans les prochaines heures,
09:56dans les prochains jours,
09:57peut-être aller dans les prochaines semaines,
09:59on puisse avoir ce qu'on les avocats
10:00appelle la manifestation de la vérité,
10:02c'est-à-dire des indices
10:03sur ce qui s'est réellement passé
10:05ce soir du 15 et 16 décembre,
10:07il y a maintenant quelques années,
10:09dans l'intimité du couple,
10:10qu'est-ce qui s'est réellement passé ?
10:12Éléments de réponse
10:12que vous pourrez bientôt,
10:13bien sûr,
10:14suivre sur Sud Radio
10:15dans les prochaines semaines
10:16et dans les prochains jours.
10:17Pour le moment,
10:18il est 10h16,
10:19notre autre fait du jour
10:20s'intéresse à ce qui se passe
10:22dans nos hôpitaux,
10:22une fois n'est pas coutume,
10:23vous savez que par ces fortes chaleurs,
10:25nos soignants sont en première ligne
10:26et alors là,
10:27le gouvernement avait sorti le grand jeu,
10:29on débloque des crédits,
10:30près de 100 millions,
10:31on débloque des climatiseurs,
10:32on va tout faire livrer dans les temps.
10:34Bon,
10:34il suffit de s'intéresser
10:35un tout petit peu à la situation
10:37pour s'apercevoir que
10:38tout cela n'est pas vrai,
10:40en tout cas,
10:41c'est beaucoup plus complexe,
10:42les hôpitaux crèvent toujours de chaud,
10:44les soignants,
10:45c'est pareil,
10:45quant aux crédits,
10:46quant aux climatiseurs
10:48et quant aux équipants
10:50qui avaient promis d'être livrés,
10:51en réalité,
10:52c'est que dalle,
10:53c'est nada,
10:54c'est niet,
10:54on va donc s'intéresser
10:55à la réalité de la situation
10:57dans un instant,
10:57à tout de suite.
11:00Sud Radio,
11:01les débats de l'été,
11:0210h-13h,
11:03Maxime Liedot.
11:0510h19 sur Sud Radio,
11:07on poursuit notre balade
11:08dans les faits du jour,
11:09l'actualité encore brûlante
11:10en cette matinée
11:11et on va s'intéresser,
11:12alors que les fortes chaleurs
11:13sont encore largement présentes
11:14sur toute la France,
11:16on va se plonger
11:17dans la réalité des hôpitaux
11:18parce que rappelez-vous,
11:19ils avaient dénoncé
11:20leur situation
11:21avec un système D,
11:22des couvertures de survie
11:23uniquement pour éviter
11:24que le soleil passe par-dessus
11:25les fenêtres,
11:26des salles de maternité
11:27sous près de 40 degrés,
11:29des soignants
11:30qui étaient clairement
11:31en train d'étouffer
11:32et alors là,
11:33le gouvernement avait sorti
11:34le grand jeu d'échecs,
11:35de la mobilisation,
11:37des climatiseurs livrés,
11:38est-ce que tout cela,
11:39alors que maintenant,
11:40ça fait plus de trois semaines
11:41qu'on en parle,
11:42est-ce que tout cela
11:42a pu avancer ?
11:43On va en parler avec vous,
11:45Yann Gribal,
11:45bonjour.
11:47Oui, bonjour.
11:47Merci beaucoup d'être avec nous ce matin,
11:49vous êtes le représentant
11:50Force Ouvrière
11:51du Centre Hospitalier
11:52de Langres
11:52en Haute-Marne.
11:54C'est vrai que ça fait plusieurs semaines
11:57qu'on nous parle
11:57de climatiseurs
11:58qui seraient livrés,
11:59on a entendu mot de Bréjon,
12:00notamment évoquer
12:01cette livraison
12:01de 30 000 climatiseurs,
12:03on se rappelle également
12:03de cette enveloppe
12:04de 100 millions d'euros
12:05pour des équipements
12:06de rafraîchissement.
12:07Aujourd'hui,
12:08la situation en France
12:09et notamment près de chez vous
12:11du côté du Centre Hospitalier
12:12de Langres,
12:13elle en est où ?
12:15La situation n'est pas bonne,
12:18alors oui,
12:18il y a des effets d'annonce,
12:19alors nous,
12:19on a pu recevoir
12:2020 climatiseurs,
12:22ça va permettre
12:23de créer des petits îlots
12:25de chaleur,
12:25mais ça ne règle pas
12:26le problème de fond.
12:29Malheureusement,
12:29le problème de fond,
12:30c'est que nos bâtiments
12:32ne sont pas compatibles
12:36avec les fortes chaleurs.
12:38On a,
12:39dans le Centre Hospitalier
12:41de Langres,
12:41il y a un EHPAD
12:42qui n'est pas vieux,
12:43qui est de 2010,
12:44donc avec de l'isolation
12:46et des baies vitrées,
12:48mais des baies vitrées
12:49où il n'y a pas
12:49de volets,
12:51donc effectivement,
12:52le système D,
12:54les couvertures de survie,
12:56alors on a réussi,
12:57parce que,
12:57ce n'est pas parce que
12:58la canicule est aujourd'hui
13:00qu'on ne se serait pas
13:01préoccupé du souci avant,
13:02on a fait faire mettre
13:03des petites protections,
13:05mais ça reste quand même
13:06très aléatoire,
13:07il doit y avoir
13:08un vrai plan,
13:09c'est ce qu'on a demandé
13:12à notre direction
13:12depuis deux ans,
13:14ça n'avance que trop doucement,
13:16c'est d'avoir un vrai plan
13:18de maintien des températures
13:20dans les bâtiments,
13:23qui soient compatibles
13:25et avec les soins
13:26et avec le travail,
13:27c'est-à-dire aux alentours
13:29de 26 à 28 degrés
13:32maximum,
13:32puisqu'on sait que les risques
13:34de coûts de chaleur
13:35lorsqu'on a un travail physique
13:36sont augmentés
13:37à partir de 28 degrés,
13:39donc voilà,
13:40il faut,
13:42malheureusement,
13:43le manque de moyens
13:47matériels et humains
13:48dans les opétos,
13:49ce n'est pas
13:51ce qu'on énonce
13:52depuis des années,
13:52ce n'est malheureusement
13:54pas nouveau,
13:55dès qu'on est un petit plus,
13:56on est content,
13:56mais c'est vraiment
13:58loin de ce qu'il faudrait.
14:01Mais Yann Gribalski
14:02est épatant
14:03d'une certaine manière,
14:03pardon de le prendre comme ça,
14:05c'est que quand on s'intéresse
14:06à la situation,
14:07on avait quand même l'impression
14:08que là, ça y est,
14:08il y a un mois,
14:09avec les premiers gros
14:10épisodes caniculaires,
14:12le gouvernement avait pris
14:13conscience de certaines choses,
14:14il s'était renseigné
14:15pour ouvrir des enveloppes,
14:17pour faire livrer
14:17des climatiseurs,
14:18certains dénoncent pourtant
14:19une grande improvisation,
14:21c'est-à-dire que personne
14:22n'est en capacité
14:23de dire quoi que ce soit,
14:24ah oui, tout à fait,
14:25c'est vraiment ça,
14:25c'est la grande improvisation
14:26dans les hôpitaux ?
14:28Tout à fait,
14:28on est dans la gestion
14:30à la petite semaine
14:31dans le système de santé,
14:34et effectivement,
14:35c'est dès qu'on est
14:36au milieu d'une crise
14:37qu'on va se demander
14:38comment on va faire
14:39pour la surmonter,
14:42sauf que le réchauffement
14:44climatique, a priori,
14:46c'est quelque chose
14:47qui est connu
14:47depuis de nombreuses années,
14:53mais ce n'est pas
14:54que dans les hôpitaux,
14:55personne ne s'est finalement
14:57trop inquiété des effets,
14:59et c'est quand ils sont là
15:00qu'on s'en inquiète.
15:01Non, mais là,
15:02même sur l'organisation
15:03de l'urgence,
15:04si on peut en parler comme ça,
15:06quand apparemment,
15:07on vous appelait
15:08pour savoir,
15:08oui, mais les climatiseurs
15:10qu'on a commandés,
15:11oui, mais telle chose
15:11dont on nous avait parlé,
15:13apparemment,
15:14au bout de la ligne,
15:15il y a un manque
15:15de réponse totale,
15:16ça c'est vrai,
15:17ou il y a une grande improvisation
15:18parce que personne
15:19ne sait vraiment
15:19où ça en est,
15:20si c'est bien payé,
15:21si les crédits ont été débloqués,
15:23c'est à ce point-là ?
15:26Après, chaque établissement
15:28a peut-être une situation
15:30qui peut être
15:30un petit peu différente,
15:31je sais que nous,
15:32ça a pu être commandé
15:33avec du mal
15:34puisque le système
15:36de signature
15:38n'est pas très efficient
15:39et sur la première
15:41lot de commandes,
15:42on est passé à côté
15:44sur un manquement
15:45de signature,
15:46ça s'est régulé
15:47parce que les équipes
15:50administratives,
15:50l'hôpital a fait
15:51le nécessaire
15:52pour pouvoir avoir
15:54les climatiseurs,
15:55donc ils ont été livrés
15:57avant-hier
16:02et voilà,
16:02donc ça c'est
16:03une première bonne chose
16:04mais quoi qu'il arrive,
16:06oui,
16:06on est dans de l'improvisation.
16:08Mais il y a aussi
16:09dans cette improvisation,
16:10il y a des plans
16:10qui sont consacrés,
16:11oui.
16:11Non, non,
16:12allez-y,
16:12allez-y,
16:12c'est fini,
16:12c'est Yann Grival.
16:14Il y a des plans
16:14qui sont consacrés
16:15aux situations sanitaires
16:17exceptionnelles,
16:19la chaleur en été,
16:20même si là
16:21on est sur quelque chose
16:23de...
16:23C'est quelque chose
16:23qui aurait dû être
16:25de l'ordre de l'anticipable.
16:26Voilà,
16:27l'année dernière
16:28où on n'avait pas forcément
16:29de canicules,
16:30on avait déjà 35 degrés
16:31dans l'établissement.
16:34On pouvait déjà,
16:35on pouvait un peu plus
16:36aérer la nuit,
16:38sauf que dans un hôpital
16:40entre sécurité
16:41et aération,
16:43c'est compliqué.
16:45Donc il faut un vrai plan
16:48de prévention.
16:49Et ça c'est ce que vous demandez,
16:51Yann Gribble.
16:51Mais ce qui est intéressant aussi
16:52quand on s'intéresse à ça,
16:54c'est vrai qu'il y a ce qu'on appelle
16:55un élément de langage
16:56dans la bouche du gouvernement,
16:57on parle de livraison
16:57de climatiseurs.
16:59Moi naïvement,
16:59quand j'entendais notamment
17:00Maud Bréjon
17:00par livraison de climatiseurs,
17:02je me suis dit,
17:02bah tiens,
17:03d'une certaine manière,
17:04l'État a un stock
17:04puis est en train
17:05de le livrer aux hôpitaux.
17:07Alors pas du tout,
17:07c'est en réalité
17:08les hôpitaux qui sont obligés
17:10de passer des commandes,
17:11puis ensuite de régler
17:13les appareils,
17:14puis éventuellement après
17:15vous serez remboursé,
17:16c'est ça ?
17:18Oui, c'est ça,
17:20c'est un esprit de commande.
17:21On est loin de la livraison en réalité.
17:24Oui, oui, c'est ça.
17:26Alors ils ont parlé
17:27de 100 millions d'euros,
17:28mais 100 millions d'euros,
17:28c'est une goutte d'eau,
17:32vu l'encleur
17:32de ce qu'il y aurait à faire.
17:33Et ces 100 millions d'euros,
17:37en un one shot,
17:38dans un même temps,
17:39on retire 5 milliards,
17:41on retire beaucoup plus,
17:425 milliards d'euros
17:45pour l'ensemble
17:46du système de santé.
17:47Donc c'est avec un gouvernement
17:52qui gère la manière
17:53de cette façon-là,
17:55on va dans le mur,
17:56on y est déjà.
17:58Est-ce que,
17:59outre bien sûr
18:00la condition des soignants,
18:02la condition forcément aussi
18:03des patients,
18:04on a beaucoup parlé
18:05des maternités,
18:05avec des mamans
18:07qui étaient obligées
18:08d'accoucher par 40 degrés,
18:09ce qui est quand même
18:09toujours une situation
18:10quand on l'entend
18:11assez si réaliste,
18:12mais il y a aussi
18:12d'autres conséquences,
18:13par exemple les fortes chaleurs
18:14qui dans certains hôpitaux
18:16provoquent forcément
18:18un gaspillage de médicaments
18:19parce que ces derniers
18:20ne supportent rien,
18:21donc on est obligé
18:21d'en jeter
18:22une certaine quantité.
18:24Ça aussi,
18:24vous en avez entendu parler,
18:25je ne sais pas si c'est le cas
18:26du côté du centre hospitalier
18:27de l'Angue ou ailleurs,
18:28mais ça,
18:28c'est une réalité ?
18:30Tout à fait,
18:32on a des médicaments
18:33qui doivent rester
18:34à température ambiante,
18:36alors quand la température ambiante
18:38dépasse l'excessif,
18:40effectivement,
18:41ça ne va pas,
18:41et puis parfois,
18:42on a aussi des friots
18:47qui lâchent
18:48de cette température
18:49où là,
18:50effectivement,
18:51soit c'est des médicaments
18:52qui sont frais,
18:53soit c'est des repas
18:54qu'il faut jeter
18:55parce que quand il fait
18:5512 degrés dans un frigo,
18:57on ne peut pas,
18:58les denrées,
18:59elles ne sont plus bonnes
19:00à la consommation.
19:07heureusement que les agents
19:10hospitaliers sont de bonne composition
19:12et font le maximum
19:13pour pertenir à un système
19:15qui...
19:16Oui, c'est ça,
19:17heureusement qu'on a des soignants,
19:18du personnel hospitalier,
19:19un personnel médical
19:20courageux
19:21et qui est dévoué
19:22à sa tâche
19:23pour supporter
19:24de telles conditions de travail.
19:25Ça, il faut le préfiser
19:26et je vous remercie
19:26d'avoir été avec nous,
19:27Yann Grival,
19:28représentant force ouvrière
19:29du centre hospitalier
19:30de Langres
19:30en Haute-Marne
19:31pour cette situation
19:32où la climatisation
19:33des hôpitaux,
19:33malgré les propos
19:34du gouvernement
19:35de livraison de clim,
19:37de déverrouillage
19:38de certaines enveloppes
19:38budgétaires,
19:39regardez,
19:40on en est encore
19:40visiblement
19:41dans ce qu'on appelle
19:43toujours dans la bouche
19:44de certains le meilleur
19:44système de santé au monde
19:46mais dans une situation
19:47absolument hallucinante.
19:49Il est 10h28,
19:49dans un instant,
19:50les débatteurs
19:51entrent en studio.
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