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  • il y a 6 semaines
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Nous parlions également, et au départ nous avions échangé avec Prisca Thévenot sur cette plainte du parti Renaissance
00:07qui ne supporte pas donc que le Rassemblement National pour cette campagne de Marine Le Pen ait comme slogan pour
00:15la France la Renaissance
00:17et donc le parti attaque en justice, le parti Renaissance attaque en justice le RN, contrefaçon de marque, parasitisme,
00:27voilà les termes qui sont employés pour l'appropriation de son nom sur une affiche de campagne présidentielle.
00:33Il n'y a pas eu trop de sujets dans les tribunaux aujourd'hui d'ailleurs.
00:35Non mais c'est vrai quand même, on a aujourd'hui les débouchés sur l'enquête Liana qui amène à
00:42ce que 88 000 je crois plaintes soient examinées
00:46et les juges et les magistrats n'ont que ça à faire aujourd'hui de traiter des sujets de petites
00:51poloches, de petits partis politiciens, c'est vraiment ridicule.
00:54On est en direct avec Laurent, un auditeur d'Europe 1, et ça m'intéresse d'avoir l'avis aussi
00:59des auditeurs
00:59et c'est pour ça qu'à chaque fois on essaye de prendre le pouls des auditeurs d'Europe 1,
01:04quelle que soit notre thématique.
01:06Cher Laurent, vous en pensez quoi de cette guéguerre judiciaire et de ce slogan visiblement ?
01:11On ne peut pas utiliser le mot Renaissance quand on n'est pas dans le parti Renaissance.
01:17Oui, écoutez déjà bonjour Elliot et bonjour à toute l'équipe.
01:21Bonjour.
01:21Écoutez, ça me fait penser un peu aussi à cette mise à l'index que le PAP faisait il y
01:28a encore quelques milliers d'une centaine d'années
01:30où il y avait des mots, des thématiques ou des choses où on va nous dire
01:34vous ne devez pas utiliser tel ou tel mot, telle ou telle expression, vous ne devez pas lire tel ou
01:40tel livre.
01:41En fait je pense que là on est effectivement dans le degré zéro du débat de politique politicienne,
01:46d'ailleurs ce n'est même pas un débat, mais ça existe quand même quelque chose de beaucoup plus important
01:51et de beaucoup plus inquiétant.
01:53Je trouve, en tout cas, c'est le vide sidéral dans le monde politique français en termes d'idées aujourd
01:59'hui.
02:00On vient d'entrer à peine dans la campagne présidentielle pour 2027
02:05et les seuls sujets pour l'instant sur lesquels on essaie de s'écharper, c'est
02:11« il m'a piqué mon nom, il a dit ceci, il a dit cela ».
02:15Ça paraît un peu léger.
02:16Je dirais que ça fait léger contenu du contexte.
02:18Pour ne pas dire pas d'étudiant.
02:19Extrêmement léger.
02:21Les partis politiques français, je les mets de la droite à la gauche,
02:25ils ont un totem depuis des dizaines d'années.
02:28Aujourd'hui c'est « il ne faut pas qu'anciennement le Front National et aujourd'hui le Rassemblement National
02:33accèdent au pouvoir ».
02:35Ça c'est un totem.
02:37Et pour ça, on peut utiliser tous les coups possibles et imaginables.
02:42Et donc ceux-là, voilà.
02:43Après, c'est vrai qu'on peut en penser ce qu'on veut,
02:45mais là on considère, on confond un petit peu le nom d'un parti avec un slogan ou une idée.
02:50Alors maintenant, ça va être un débat juridique.
02:52C'est chouette.
02:53Mais est-ce que Mme Tévenot pense que ce qui importe aujourd'hui les Français,
02:59c'est de savoir si le Rassemblement National a le droit de décrire le nom « Renaissance »
03:05sur ses affiches de campagne comme un slogan ?
03:08Je pense qu'on est totalement à côté de nous montrer depuis longtemps.
03:12Moi, c'est la question que je lui ai posée.
03:14Mais d'ailleurs, c'était un échange très agréable et courtois, toujours avec Prisca Tévenot.
03:21Effectivement.
03:21Oh non, Laurent.
03:23De son côté.
03:24Oh non, au contraire.
03:26Non, je suis méchant.
03:27Parce que je vais vous dire, Laurent, elle pourrait très bien refuser de réagir et se cacher derrière un communiqué
03:34de presse.
03:34C'est pas ce qu'elle fait.
03:36Prisca Tévenot, elle a le mérite dans les personnalités politiques d'aller au contact.
03:44Et elle ne refuse pas le débat.
03:47Donc c'est plutôt, j'allais dire, ça devrait être la norme, quel que soit l'homme ou la femme
03:53politique.
03:54Mais force est de constater qu'aujourd'hui, c'est devenu l'exception.
03:57Pourquoi ? La seule chose qui m'interpelle, déjà, un, c'est de faire une formidable promotion pour cette affiche
04:03de campagne de Marine Le Pen.
04:05Puisque ce soir, quelles que soient les chaînes d'info ou les radios, évidemment, pour lancer le sujet, vous allez
04:13voir l'affiche de campagne de Marine Le Pen.
04:14Ça, c'est le premier point.
04:15Et deuxième point, j'ai du mal à comprendre la stratégie de Gabriel Attal.
04:19Et je pense que c'est une erreur de communication de ses lieutenants, parce que je ne suis pas sûr
04:25que ce soit Gabriel Attal qui se dise
04:27« Allez, on va se lancer dans une action en justice contre Marine Le Pen ».
04:31Je pense qu'il doit être très très mal orienté par ses porte-parole ou ses représentants du parti.
04:39Pourquoi ? Parce que la semaine dernière, il disait « Marine Le Pen prend en otage la campagne présidentielle,
04:46en se pourvoyant en cassation, et en étant candidate ».
04:50Elle mène une guérilla judiciaire.
04:52Et une semaine plus tard, plutôt que d'aller sur le fond des sujets,
04:56et de savoir qu'est-ce que va faire Gabriel Attal contre Marine Le Pen, sur les questions de fond,
05:02lui-même et son parti attaquent en justice, alors que les tribunaux sont déjà bien remplis,
05:10attaquent en justice Marine Le Pen.
05:12Comment il va justifier ça ?
05:15– Mais je pense que, enfin je reviens à ce que je disais au début,
05:18c'est que mon analyse évidemment, elle n'engage que moi,
05:20mais je pense que c'est surtout le vif infini en termes d'idées.
05:24Quand vous interrogez, malheureusement aujourd'hui, dans la politique française,
05:29on a beaucoup d'hommes et de femmes politiques, mais on a très très peu d'hommes et de femmes
05:32d'État.
05:33Et Gabriel Attal, moi je l'oclase dans la première catégorie, c'est un homme politique.
05:38Donc un homme politique, il fait son job, il est là pour être élu, son job c'est d'être
05:42élu.
05:42Donc on n'a pas beaucoup d'idées, et donc quand on n'a pas beaucoup d'idées,
05:46ce que l'on fait c'est qu'on attaque les idées des autres,
05:48plutôt que de trouver des idées.
05:49C'est bien très...
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