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  • il y a 7 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il faut qu'on parle d'Israël ce soir, les dernières infos en provenance d'Israël et des liens entre
00:04Israéliens et Américains.
00:05Oui, on vous annonçait tout à l'heure que le président américain Donald Trump et le premier ministre israélien Benyamin
00:09Netanyahou
00:10s'étaient entretenus par téléphone pour notamment discuter des derniers mouvements américains dans le Golfe.
00:15On sait désormais, via le cabinet de Benjamin Netanyahou, que cette conversation a eu lieu dans le cadre des contacts
00:20réguliers entre les deux hommes
00:22et ils en profitent ce soir pour réaffirmer la poursuite de la coordination entre leurs pays.
00:27Israël qui a toujours autant envie d'y retourner d'une certaine manière.
00:31En tout cas, c'est comme ça que c'est affiché ce soir par le ministre israélien de la Défense.
00:34Israël, je le disais, le doigt sur la gâchette.
00:38L'armée est prête et en état d'alerte pour une reprise des combats afin de rétablir une supériorité aérienne
00:44et d'amener le drapeau bleu et blanc en Iran pour éliminer les menaces, y compris une troisième fois si
00:48nécessaire.
00:49Si nous devons y retourner, nous y retournerons encore plus durement.
00:53Et je vais citer le chef d'état-major de l'armée israélienne qui affirme que la campagne contre l
00:58'Iran n'est pas terminée,
01:00que de nouveaux plans sont à l'étude, que d'importantes opérations nous attendent encore.
01:03Tenez-vous prêts, c'est ce qu'il dit ce soir, le chef d'état-major de l'armée israélienne.
01:09Et de la même manière, le chef d'état-major de l'armée iranienne dit de son côté,
01:13nous avons frappé la base américaine en Jordanie avec dix missiles de croisière
01:18pour pouvoir justement oblitérer les désencapacités sur l'ensemble de la surveillance et de la sécurité
01:26qu'il donne à l'ensemble de l'Asie occidentale et donc de fait à Israël.
01:30– L'allié israélien, on en est où du couple Elsa Vidal ?
01:37On se souvient de ce qu'on a raconté au départ de cette guerre,
01:42c'est-à-dire de la pression mise par Netanyahou par les Israéliens
01:45pour emmener les Américains vers cette guerre aussi.
01:49Est-ce qu'aujourd'hui cette pression-là, elle marche encore ?
01:51On voit que les Israéliens sont toujours prêts.
01:52– Pas vraiment parce que pour la pression, pas vraiment parce que pour Benyamin Netanyahou,
01:56ce moment-là, c'est l'occasion de revenir vers Donald Trump en lui disant
02:00j'avais raison, il fallait aller plus loin, il fallait contraindre plus les dirigeants iraniens
02:07par des pertes plus importantes, il fallait continuer la campagne militaire,
02:12on est allé trop tôt à la table des négociations.
02:14Et donc Benyamin Netanyahou, il a été contraint de renoncer à cette option-là
02:17parce que malgré tout, Donald Trump ne lui a pas laissé le choix.
02:21Et là, il a son opportunité de revenir avec ce qu'il préfère,
02:25la politique de la guerre pour des raisons idéologiques,
02:27mais aussi pour des raisons toutes simples de survie politique.
02:30Pour Benyamin Netanyahou, il y a des élections qui se tiendront pas plus tard
02:34que le 27 octobre en Israël.
02:36Et il a aussi des concessions à faire à sa coalition.
02:41Jérôme, vous reviendrez si vous avez besoin sur ce point très prochainement.
02:45J'ai cru vous entendre.
02:46– Pas du tout.
02:46– D'accord.
02:47– Et il y a nécessairement un moment à saisir du côté du gouvernement.
02:52Israélien sur cette question de peut-on aller plus loin pour doncer le régime iranien ?
02:55– Là, Israël, c'est dit qu'il y a une brèche.
02:56– Il y a une brèche qui est favorable à mon interprétation de la situation
03:00et à l'effet que moi je recherche au niveau local.
03:03Est-ce que les États-Unis l'écouteront, les dirigeants américains l'écouteront-ils
03:07avec la même oreille ?
03:08Non, ils ont appris certainement à leur dépens de cette erreur.
03:12Mais il n'en reste pas moins qu'on voit quand même un moment d'excessive confiance côté iranien
03:17qui repose sur la volonté de garder le détroit d'Hormuz.
03:21Et c'est une épreuve de force.
03:22– Jean-François Colossimo.
03:23– Oui, alors, dans un monde idéal, israéliens et iraniens
03:27qui sont des peuples qui ont beaucoup à voir ensemble,
03:29qui ont une histoire ancienne très très longue,
03:32qui sont des peuples très technophiles,
03:34des peuples même dans l'Iran actuel,
03:37on a des millions de blogueurs, enfin etc.
03:40Donc c'est des peuples qui auraient plutôt, je dirais, dans un monde idéal,
03:44marcheraient ensemble pour sortir la région, je dirais,
03:47et la projeter dans la post-modernité.
03:48Mais ce n'est pas le cas.
03:50– On va sortir du monde idéal.
03:51– Évidemment, à tort ou à raison,
03:54Netanyahou a certainement son rendez-vous politique judiciaire,
03:59mais la vérité, ça fait 40 ans qu'il est convaincu
04:01qu'il faut éliminer la menace iranienne.
04:04Ce n'est pas nouveau et ce n'est pas simplement son calendrier judiciaire.
04:08Par son père, qui était le secrétaire de Jabotensky,
04:12qui était vraiment la droite israélienne d'Israël en armes,
04:15Israël qui a besoin d'un rideau de fer pour résister, etc.
04:18Ça part de très loin.
04:20En fait, très simplement, cette représentation-là,
04:22c'est comme ça qu'il a grandi.
04:23L'Iran démola, bien sûr, mais l'Iran démola,
04:27c'est l'Allemagne de Hitler.
04:28Il faut quand même s'en rendre compte.
04:30Le deuxième point, c'est que sur le fait que les Américains ont failli,
04:34c'est toute la classe israélienne qui pense ça.
04:36Ce n'est pas que les pro-Netanyahou ou que l'extrême droite ou que la droite, n'est-ce
04:41pas ?
04:42Même la gauche israélienne se sent en insécurité totale pour Israël
04:46par rapport à, je dirais, ce qui apparaît à leurs yeux
04:50comme une espèce d'errement incompréhensible de l'Amérique
04:53qui s'est arrêtée en plein milieu.
04:56Moi, il faut préciser tout ça quand même pour voir bien que la politique de Netanyahou,
05:00même si l'homme peut être détesté par certaines autres politiques ou par la population,
05:05que la politique de Netanyahou, elle tient parce qu'il y a quand même une forme de consensus en Israël
05:09qu'on ne peut pas en rester là avec l'Iran.
05:11Mais alors justement, Michel Polacco,
05:13je veux dire, militairement parlant,
05:15est-ce que ça a un sens quand vous entendez les Israéliens dire,
05:18en gros, le travail n'a pas été terminé,
05:20le travail n'est pas fini, il faut qu'on y retourne ?
05:22Alors, militairement parlant, qu'est-ce que ça pourrait donner pour les Israéliens ?
05:26Ça pourrait donner pour les Israéliens que si l'opportunité se présente,
05:32eh bien, ils essaieront de faire une partie du travail que n'ont pas fait les Américains,
05:37c'est-à-dire de s'attaquer à ce qui représente d'une manière ou d'une autre
05:41la force des molles-là, parce que c'est ça qu'ils craignent le plus.
05:44Cela dit, ils ont quand même remporté quelques victoires qu'il ne faut pas négliger.
05:49Aujourd'hui, le Hamas ne leur tire plus dessus.
05:52Depuis plusieurs semaines, le Hezbollah ne leur tire plus dessus.
05:56Donc, si vous voulez, le territoire israélien est aujourd'hui plus sûr qu'il était il y a six semaines
06:02ou il y a trois mois.
06:03Ça, c'est quelque chose qui est incontestable.
06:06Alors maintenant, est-ce que c'est durable ?
06:07Ça, ce n'est pas sûr.
06:08Ce que je sais, ce dont je suis sûr,
06:11c'est que les Israéliens ont profité de ces quelques mois de répit,
06:15quelques semaines, mais on peut dire maintenant quelques mois,
06:17pour reconstituer leur stock de moyens défensifs,
06:21c'est-à-dire notamment les missiles Tad et les missiles Patriot et les missiles Aro,
06:25qui leur permettent quand même d'éliminer une grosse, grosse partie des vecteurs iraniens.
06:32Du reste, il n'y a pas eu de tir sur Israël très récemment.
06:36Et les Israéliens, pendant cette période, avec l'aide des Américains,
06:40évidemment, ont reconstitué leur stock.
06:42Et je pense qu'il faut bien se dire que, même si c'est un couple qui rencontre des difficultés,
06:47c'est un couple qui est lié, complètement lié, par des intérêts communs.
06:52Les Israéliens ne peuvent pas subsister et exister sans l'aide des Américains.
06:58Et les Américains, si d'aventure, ils lâchaient les Israéliens,
07:01et que les Israéliens étaient, je dirais, véritablement acculés,
07:06ça créerait une situation que les Américains ne pourraient politiquement pas gérer.
07:09– Michel, Jean-François Colosimo est moyennement d'accord avec ce que vous dites.
07:14– Sur un point, c'est qu'effectivement, la dépendance des Israéliens
07:18par rapport, entre autres, au budget militaire et aux armements américains a été totale.
07:24C'est une grande ambition de Netanyahou, mais les autres suivront,
07:28de se désenclaver de cette dépendance,
07:30qui d'ailleurs est pour eux, finalement à la fin, un peu coûteuse,
07:34parce qu'ils sont obligés, avec l'argent qu'on leur donne, d'acheter du matériel américain.
07:37– Et c'est en train d'être négocié précisément en ce moment,
07:40pour un nouveau cycle de 10 ans, la dépendance israélienne aux armements.
07:44– C'est sûr, parce qu'on est en pleine guerre.
07:45Mais il y a quand même aussi l'ambition de développer des technologies,
07:49d'essayer de se sortir de là, ça c'est le premier point.
07:52Et le deuxième point, c'est que ce n'est pas la première crise
07:55qu'il y a entre Israël et les États-Unis.
07:57Des crises entre Israël et les États-Unis, il y en a eu sur tous les mandats,
08:00sauf peut-être sous le premier mandat de Bush Junior,
08:04c'est-à-dire au moment, en fait, de la fameuse guerre mondiale contre le terrorisme.
08:09Mais à part ça, sinon, c'est une affaire régulière que les États-Unis
08:14s'offusquent de l'assistance d'Israël à placer ses intérêts en premier,
08:20et par rapport aussi avant les intérêts américains, c'est un classique.
08:24– Avec peut-être cette petite nuance qui fait qu'aux États-Unis,
08:27l'évolution de la population fait qu'il y a moins de soutien dans la jeunesse,
08:32désormais il y a moins de consensus dans la jeunesse
08:34pour le soutien à Israël qu'auparavant.
08:36– Ah d'accord, Elsa, totalement, en raison de l'affaire de Gaza,
08:39et c'est dans les universités américaines,
08:41mais en sachant aussi que les États-Unis étaient un pays champion de l'antisémitisme
08:46jusqu'en 1930.
08:47– Absolument.
08:48– Il n'y a jamais eu de symbiose comme ça, américaine en juif,
08:52qu'il ne faut pas se raconter d'histoire.
08:53Ceux qui voient les États-Unis comme une espèce, je dirais,
08:57d'escroissance de la politique israélienne se trompent complètement,
09:01ça a toujours été conflictuel, et encore une fois,
09:04il y a un véritable soubassement antisémite aux États-Unis,
09:08avec en plus une compétition pour savoir au fond
09:10qui est le peuple élu d'un point de vue biblique,
09:12enfin ça bouge des choses imaginaires énormes.
09:15– Sous-titrage Société Radio-Canada
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