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  • il y a 8 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:01Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes BFM, votre grand rendez-vous d'informations.
00:00:06C'est l'événement du jour de nouveaux incendies qui ravagent toute une partie du sud de la France
00:00:11et notamment la Drôme, 3000 hectares parcourus.
00:00:15Toutes nos équipes sont sur le terrain, on s'y rend dans un instant,
00:00:18alors que s'installe une nouvelle canicule.
00:00:20Neuf départements placés en alerte rouge demain.
00:00:24L'invité du soir s'appelle François-Xavier Bellamy, le vice-président des Républicains.
00:00:29On lui demandera quel est l'impact de la candidature de Marine Le Pen sur la droite
00:00:33et on verra avec lui si son candidat, Bruno Rotaillot, ira vraiment jusqu'au bout de cette candidature.
00:00:39Enfin, le débat du soir avec ces nouvelles frappes entre les Etats-Unis et l'Iran
00:00:44et une question, Donald Trump est-il ciblé personnellement par Téhéran ?
00:00:5060 minutes BFM, c'est parti !
00:01:04Merci d'être avec nous de nouveaux incendies.
00:01:07Ravage donc toute une partie du pays et notamment le sud de la France
00:01:11et notamment le département de la Drôme qui ce soir est particulièrement touché.
00:01:17Vous allez découvrir tous nos reporters qui sont sur le terrain,
00:01:20vous allez découvrir aussi ces images extrêmement impressionnantes
00:01:24de ces incendies dans ces différents départements.
00:01:27On prend tout de suite d'ailleurs la direction de la Drôme
00:01:30où on retrouve à Barsac Romain Ettoin.
00:01:32Bonsoir Romain.
00:01:34Quelle est la situation là où vous vous trouvez dans la Drôme ?
00:01:39Écoutez, la situation vient de la consolider avec madame la préfète du département.
00:01:43Eh bien c'est plus de 3500 hectares qui ont ravagé ce massif montagneux.
00:01:49C'est vraiment l'incendie du siècle ici dans la Drôme.
00:01:52C'est un incendie qui est particulièrement difficile,
00:01:54qui doit mobiliser énormément de sapeurs-pompiers.
00:01:56Il y a près de 600 sapeurs-pompiers qui sont sur le terrain.
00:02:00Des moyens aériens puisque évidemment l'accès au massif est très compliqué.
00:02:04Il y a un hélicoptère bombardier d'eau.
00:02:05Il y a quatre canadaires, deux dashes qui ont été envoyés.
00:02:09Et malgré ça, eh bien on a beaucoup de mal à maîtriser ce feu.
00:02:12La préfète a d'ailleurs annoncé de nouvelles évacuations.
00:02:15Je vous propose de l'écouter.
00:02:17L'évacuation d'une partie de la commune de Solor-Andiwa,
00:02:21à l'ouest de la commune de Solor-Andiwa,
00:02:24où nous avions une zone au sein de laquelle le feu continuait de progresser.
00:02:32C'est une évacuation préventive qui concerne une cinquantaine de personnes.
00:02:37À cette évacuation s'ajoute ce soir l'évacuation d'un camping
00:02:41qui compte 350 personnes.
00:02:42Au total, ce sont plus d'un millier de personnes
00:02:44qui ont dû être déplacées préventivement
00:02:47pour éviter que les flammes ne fassent plus de blessés, plus de dégâts.
00:02:52Heureusement, à ce stade, il n'y a pas encore de blessés.
00:02:55Il n'y a pas d'habitations qui ont été détruites par les flammes
00:02:58grâce au courage des sapeurs-pompiers.
00:03:00– Merci beaucoup Romain Etouin à Barsac dans la Drôme avec Timothée Pierron de la Drôme.
00:03:04On prend la direction tout de suite des Pyrénées-Orientales,
00:03:07particulièrement touchées par les flammes au cours de ces derniers jours.
00:03:11Bonjour Mathéo Rivière.
00:03:13Quelle est la situation, vous, dans le département dans lequel vous êtes ?
00:03:16On a vu des images très impressionnantes, notamment au début de semaine.
00:03:20– Dans les Pyrénées-Orientales, c'est un ouf de soulagement.
00:03:27Enfin, une avancée positive pour les habitants
00:03:30puisque 9 des 15 communes qui étaient concernées par des ordres d'évacuation
00:03:34ont pu regagner, 9 communes où les habitants ont pu regagner leur habitation.
00:03:39Vous le voyez sur ces images de William Gay,
00:03:42ces personnes qui regagnent leur logement pour la première fois.
00:03:46Certains attristés de voir les dégâts,
00:03:49constatent des dégâts dans leur jardin,
00:03:51comme vous le voyez ici avec cette famille
00:03:53qui aperçoit un jardin complètement carbonisé par les feux
00:03:58qui a donc ravagé ici cette commune de Rhodes.
00:04:02Mais il y a forcément, vous le voyez,
00:04:04des personnes qui sont ici avec pas mal d'hésitation
00:04:08parce qu'il y en a qui n'ont pas encore regagné leur logement.
00:04:11D'autres parce qu'ils attendent que la situation soit totalement maîtrisée.
00:04:15Ici, le feu n'est pas fixé.
00:04:16Et c'est justement avec des conditions météorologiques difficiles
00:04:20que les pompiers continuent d'œuvrer.
00:04:22Et c'est pour cela que 6 communes, elles, ont toujours pour ordre d'évacuer.
00:04:26Merci beaucoup Mathéo Rivière avec William Gay.
00:04:29Vigilance donc.
00:04:29Mais ça fait du bien aussi d'entendre quelques bonnes nouvelles comme celle-ci
00:04:33avec ces habitants de ces communes qui peuvent regagner leur domicile.
00:04:36Avec moi pour analyser la situation.
00:04:39Et Léonore Boccarab, bonjour journaliste, météo-commandant,
00:04:42sceptique Adiemala, porte-parole de la sécurité civile.
00:04:45On va voir avec vous la prudence qu'il faut avoir,
00:04:47les consignes effectivement que vous passez notamment dans ces départements.
00:04:51Christian Pinaudot, merci d'être avec nous ce soir,
00:04:53expert des incendies et des feux de forêt.
00:04:56On voit que les incendies se succèdent depuis plusieurs jours.
00:04:59On a vu les Pyrénées-Orientales, on voit la Drôme désormais.
00:05:02Qu'est-ce qui vous marque ?
00:05:03Plus de 350 départs rien que sur la journée d'hier,
00:05:05disait le ministre de l'Intérieur.
00:05:07Le problème, quand on a un peu d'expérience,
00:05:09c'est qu'on est un peu moins impressionné par certains chiffres.
00:05:13Mais c'est important aussi de remettre dans le contexte.
00:05:15Voilà.
00:05:15Qu'est-ce qui vous marque ?
00:05:17Ce qui est remarquable, c'est la montée des risques, si vous voulez.
00:05:21Ce qu'on vient de voir dans la Drôme, c'est exceptionnel.
00:05:25C'est-à-dire ?
00:05:27Un incendie.
00:05:28Alors là, en l'occurrence d'ailleurs,
00:05:31si ma source est bonne, c'est la foudre qui a mis le feu.
00:05:35Mais il y a des départs de feu dans la Drôme, comme dans l'Ardèche,
00:05:39mais c'était de manière classique.
00:05:41Mais un incendie de cette ampleur-là, c'est du jamais vu dans la Drôme.
00:05:46Donc ça veut dire que les risques qui sont annoncés
00:05:49comme remontants au fil du changement climatique,
00:05:52mais on sait ça depuis les années 2000 quand même.
00:05:54J'ai moi-même participé à un rapport en 2010
00:05:56qui annonçait la montée des risques jusqu'à Angers, à peu près.
00:06:00Donc, vous voyez, ça, ça se concrétise.
00:06:05Ce que je veux dire, ce que je regrette,
00:06:07c'est qu'on ne prenne pas les dispositifs ad hoc
00:06:10qui vont en face de cette montée des risques,
00:06:12qui est prévisible, qui est prévue et prévisible.
00:06:15Et qui s'est déjà produite, pardon, je me permets de dire.
00:06:17Déjà l'été dernier, on observait une remontée,
00:06:20déjà au niveau géographique.
00:06:21Oui, mais ça fait plusieurs années.
00:06:23Des incendies d'une grande ampleur qui remontaient jusqu'en Bretagne.
00:06:26Et on voit effectivement ces images impressionnantes
00:06:28que les habitants de la Drôme, effectivement,
00:06:31ne sont pas habitués à voir.
00:06:33Commandant, quand vous voyez ce type d'incendie,
00:06:36qu'est-ce qui vous marque ?
00:06:38On a entendu pas mal d'habitants de dire
00:06:40« on ne voit pas de Canadair ».
00:06:43Ce qui est marquant, c'est déjà la complexité de ce type d'incendie.
00:06:46C'est l'accessibilité au feu qui nécessite
00:06:48une technicité un peu plus particulière
00:06:50que ce qu'on peut connaître au niveau de l'arc méditerranéen.
00:06:52Le premier, c'est qu'il y a eu des Canadair
00:06:54à des moments et des phases de cette opération-là.
00:06:56La difficulté, vous pouvez le voir sur ces images,
00:06:59c'est cette espèce de fumée grisade
00:07:01qui peut, à certains moments d'intensité de l'incendie,
00:07:03masquer les reliefs.
00:07:04L'utilisation d'un Canadair, c'est une phase de largage
00:07:07avec une distance quasiment de 30 mètres
00:07:08pour pouvoir larguer l'eau.
00:07:09Si le pilote n'est pas en mesure de voir les reliefs
00:07:12à travers les fumées, c'est une prise de risque
00:07:14qui nécessite qu'on adapte les moyens aériens.
00:07:16On favorise potentiellement les hélicoptères,
00:07:18l'aidage pour des retardants.
00:07:19Mais surtout, on identifie aussi
00:07:21sur ce type de couverture végétale,
00:07:23de végétation plutôt,
00:07:24que malheureusement, même le largage d'eau
00:07:27n'est peut-être pas forcément si optimal
00:07:29et c'est plutôt les troupes à pied,
00:07:30les troupes terrestres qui vont pouvoir travailler en chirurgie.
00:07:32Et alors justement, on va revenir dans la Drôme
00:07:33dans un instant.
00:07:34En direct avec nous, nous avons la chance
00:07:36d'avoir le préfet des Pyrénées-Orientales.
00:07:39Bonsoir, monsieur le préfet.
00:07:40Votre département qui a été particulièrement touché,
00:07:42on le disait ces derniers jours,
00:07:43par des incendies, Pierre Reynaud de Lamotte.
00:07:45Quelle est la situation dans votre département aujourd'hui ?
00:07:49Alors c'est une situation qui s'améliore
00:07:51puisque le feu de Trévillac
00:07:55est en évolution plutôt favorable.
00:07:58J'ai pu aujourd'hui permettre
00:07:59aux habitants de neuf communes
00:08:02de rejoindre leur domicile
00:08:04et donc de lever l'ordre d'évacuation
00:08:06dans ces neuf communes.
00:08:07C'est le cas ici à Y-sur-Tête où je me trouve.
00:08:09Je suis à côté du maire d'Y-sur-Tête.
00:08:11Monsieur le maire est en train d'organiser
00:08:12le retour de sa population dans la commune.
00:08:15C'est plutôt un moment encourageant,
00:08:19même si bien sûr le retour dans la commune,
00:08:21c'est aussi le moment où certains habitants
00:08:23vont pouvoir mesurer les dégâts.
00:08:25Et ça peut être difficile.
00:08:27Pourquoi on met en place un certain nombre de soutiens
00:08:30comme une équipe de psychologues
00:08:33qui est là pour écouter tous ceux
00:08:35qui auraient besoin de se confier.
00:08:38Et puis en parallèle, nous sommes quand même très vigilants
00:08:40puisque j'ai noté dans les minutes qui viennent de s'écouler
00:08:45trois départs de feu nouveaux à Perpignan et à Rives-Alpes
00:08:49qui sont en train d'être traités par les sableurs-pompiers
00:08:51et j'ai bon espoir qu'ils soient rapidement circonstruits.
00:08:54Mais c'est une situation qui reste sous surveillance
00:08:58parce que nous avons une météo qui reste très exigeante
00:09:00et très chaud.
00:09:02Le taux d'hygrométrie, c'est-à-dire l'humidité dans l'air
00:09:04est très bas.
00:09:06Et puis le vent est aussi un facteur de complexité.
00:09:09Combien d'hectares sont déjà partis en fumée
00:09:11dans les Pyrénées-Orientales ces derniers jours, monsieur le préfet ?
00:09:14On reste à 4900 hectares
00:09:16qui ont été parcourus par le feu.
00:09:18Et ça n'a pas beaucoup progressé depuis 24 heures
00:09:22ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
00:09:23Selon quels critères vous donnez l'autorisation
00:09:25ou non à des habitants de regagner leur commune ?
00:09:28En fonction de ce que nous estimons être
00:09:31la dynamique du feu et sa trajectoire
00:09:34et surtout la manière dont sa lisière est maîtrisée.
00:09:40Et donc là, nous avons jugé qu'à un certain nombre d'endroits,
00:09:42la situation était sécurisée.
00:09:44C'est le cas ici à I-sur-Tête.
00:09:45En revanche, il y a d'autres endroits
00:09:47comme dans le Piémont-des-Aspres
00:09:49ou encore à Rigarda
00:09:50où la situation est encore sous surveillance.
00:09:53C'est pourquoi il y a six communes,
00:09:55six autres communes
00:09:56pour lesquelles je n'ai pas encore donné
00:09:58l'autorisation de lever l'ordre de l'évacuation.
00:10:02Et je rencontrerai demain matin
00:10:04les maires concernés pour envisager la suite.
00:10:07Trois nouveaux départs de feu
00:10:08dont vous espérez qu'ils soient maîtrisés,
00:10:09vous le disiez il y a quelques minutes.
00:10:11Est-ce que vous êtes inquiet pour les prochains jours ?
00:10:14Non, je suis concentré.
00:10:16Nous avons d'excellents sapeurs-pompiers
00:10:19qui font un travail remarquable.
00:10:21Donc nous suivons la situation
00:10:23avec beaucoup de vigilance
00:10:24et beaucoup d'engagement.
00:10:25Pour aider les pompiers,
00:10:27il faut que tous les citoyens s'y mettent aussi,
00:10:29c'est-à-dire adoptent les comportements responsables,
00:10:31les comportements civiques.
00:10:33Bien sûr, ne pas jeter de mégots,
00:10:34bien sûr, de ne pas utiliser le feu de manière imprudente,
00:10:37bien sûr, de ne pas faire de travaux
00:10:38ou utiliser d'outils qui soient de nature
00:10:40à créer des étincelles.
00:10:41Ne pas faire de feu d'artifice,
00:10:42ça, je l'ai interdit.
00:10:44Et puis, voilà, faire attention en toutes circonstances
00:10:47et éviter tout comportement
00:10:48qui pourrait causer un nouveau départ de feu.
00:10:50Merci beaucoup, monsieur le préfet.
00:10:52Alors, de votre département,
00:10:53on prend la direction d'un département
00:10:55qui n'est pas très éloigné,
00:10:56c'est celui de l'Hérault, Thomas Hermand.
00:10:57Vous êtes à Murvielle-les-Montpelliers
00:10:59avec Vincent Serron.
00:11:01Quelle est la situation dans l'Hérault ce soir ?
00:11:06Toujours sous surveillance,
00:11:08puisque je vous le rappelle,
00:11:08quatre massifs forestiers sur neuf
00:11:10sont interdits au public
00:11:11à cause du risque d'incendie.
00:11:12Incendie, d'ailleurs, un exemple concret ici
00:11:14de la lutte des sapeurs-pompiers
00:11:15hier après-midi et toute la soirée.
00:11:17Regardez ce cabanon
00:11:18qui a été noirci par les flammes.
00:11:20L'enjeu ici, c'était de protéger
00:11:22des habitations.
00:11:23Regardez la différence
00:11:25entre le brûlé et le non-brûlé.
00:11:26C'est pour vous dire
00:11:27que le feu s'est arrêté
00:11:28à quelques mètres des maisons.
00:11:30Exemple encore plus parlant,
00:11:31regardez ici,
00:11:33les flammes sont arrivées
00:11:34au niveau du mur en béton.
00:11:36Elles se sont arrêtées, regardez,
00:11:38à quelques mètres de cette maison.
00:11:40Vous voyez d'ailleurs au fond
00:11:41que la façade a été légèrement noircie
00:11:44par les flammes.
00:11:44Au plus fort,
00:11:45200 sapeurs-pompiers mobilisés
00:11:46encore hier.
00:11:48Une soixantaine aujourd'hui
00:11:49pour traiter les points chauds,
00:11:51aidés par un drone
00:11:52avec des caméras thermiques
00:11:54pour pouvoir traiter justement
00:11:55ces foyers encore actifs
00:11:56assez efficacement.
00:11:58150 à 200 personnes
00:11:59évacuées tout de même hier
00:12:00par la mairie
00:12:01à titre préventif
00:12:02puisque hier,
00:12:03le panache de fumée
00:12:04était bien présent
00:12:05et les flammes étaient
00:12:06juste devant nous
00:12:07pour vous recontextualiser
00:12:09la situation.
00:12:11Deux canadaires
00:12:11étaient présents sur place,
00:12:1232 largages effectués.
00:12:14Le feu a été fixé
00:12:16donc dans la nuit.
00:12:17Les habitants ont pu
00:12:18regagner leur logement.
00:12:19On reste vigilants
00:12:20encore aujourd'hui
00:12:21puisque je vous le rappelle
00:12:22cette règle bien connue
00:12:23des sapeurs-pompiers,
00:12:24la règle des 3,30,
00:12:25température supérieure
00:12:26à 30 degrés,
00:12:27taux d'humidité dans l'air
00:12:28inférieur à 30%
00:12:30et des rafales de vent
00:12:31supérieures à 30%.
00:12:32On est malheureusement
00:12:33encore dans ce scénario
00:12:34aujourd'hui
00:12:35et il fait encore très chaud
00:12:36ici dans le département
00:12:37de l'Héron.
00:12:38Merci beaucoup Thomas Hermand.
00:12:39Commandant, on voit donc
00:12:40l'Héron, on a vu
00:12:41les Pyrénées-Orientales,
00:12:42la Drôme.
00:12:43Est-ce qu'on a la capacité
00:12:45d'affronter et de résoudre
00:12:47autant d'incendies
00:12:48en même temps ?
00:12:49Au sein de la sécurité civile,
00:12:50on a malgré tout
00:12:51une très belle ressource,
00:12:52c'est la ressource
00:12:53des sapeurs-pompiers volontaires
00:12:54et finalement,
00:12:55on est plus de quasiment
00:12:56250 000 sapeurs-pompiers
00:12:58militaires, professionnels
00:12:58et volontaires
00:12:59qui arment
00:12:59et qui arment
00:13:02les différentes casernes
00:13:03qui maillent le territoire national.
00:13:04Et d'ailleurs,
00:13:04je me permets de vous interrompre
00:13:05pour dire que le ministre
00:13:05de l'Intérieur a appelé
00:13:06les entreprises
00:13:07à libérer justement
00:13:08les sapeurs-pompiers volontaires
00:13:09de leur travail
00:13:10parce qu'il y a une partie
00:13:11du temps où ils travaillent,
00:13:12une autre partie du temps
00:13:12où ils sont sapeurs-pompiers,
00:13:13il les appelle à les libérer
00:13:15pour aller sur le front
00:13:15des incendies.
00:13:16Puisque à situation exceptionnelle,
00:13:17réponse exceptionnelle,
00:13:18l'idée de manœuvre,
00:13:19c'est bien de puiser
00:13:20dans toutes les ressources
00:13:21disponibles
00:13:21et ne pas oublier
00:13:22que dans la lutte
00:13:23contre les feux de forêt,
00:13:24on a aussi les associations
00:13:24agrées de sécurité civile
00:13:25qui viennent aussi aider
00:13:26les citoyens à protéger
00:13:27les populations.
00:13:27Et l'armée en renfort également,
00:13:28notamment dans l'anrome.
00:13:29De quoi il s'agit ?
00:13:30Alors déjà,
00:13:31nous avons au sein
00:13:32de la sécurité civile
00:13:32certains partenariats
00:13:33avec le ministère des Armées.
00:13:34On a le protocole IFEISTOS.
00:13:35Ce sont des moyens
00:13:36notamment de l'armée de l'air
00:13:38ou d'armée de terre légère
00:13:39via des hélicoptères
00:13:40de pouvoir justement
00:13:41engager des sapeurs-sauveteurs
00:13:43en rappel
00:13:43pour pouvoir travailler
00:13:44sur des zones inaccessibles
00:13:46au public.
00:13:46C'est aussi des moyens lourds
00:13:47d'ouverture de chemin
00:13:48et c'est finalement
00:13:50collaborer avec
00:13:51les différentes forces
00:13:51que nous avons à disposition
00:13:52et militaires et civiles
00:13:54pour pouvoir contribuer
00:13:55à la préservation
00:13:55des populations.
00:13:57Quand on voit
00:13:57ce type d'incendie,
00:13:59est-ce qu'il faut désormais
00:13:59s'attendre,
00:14:00on parlait de l'évolution
00:14:01et de la remontée
00:14:02vers le nord des incendies,
00:14:03à avoir ce type d'été
00:14:05désormais tous les ans ?
00:14:06Absolument.
00:14:07Si on ne traite pas les causes,
00:14:10tous les ans,
00:14:10ce sera exactement
00:14:11le même scénario
00:14:12et ça fait déjà
00:14:13un moment que ça dure
00:14:14si j'ose dire.
00:14:15Moi j'ai les cheveux blancs
00:14:17donc ça fait longtemps
00:14:18que je vois ça
00:14:19parce que les mesures
00:14:20de prévention
00:14:21qui devraient s'appliquer
00:14:22ne s'appliquent pas
00:14:23ou très mal
00:14:24ou pas assez.
00:14:27Et encore une fois,
00:14:28je rappelle que
00:14:30si personne ne met le feu,
00:14:31il n'y a pas de feu.
00:14:33Quelle que soit
00:14:34la température extérieure
00:14:35parce que sinon
00:14:36il n'y aurait plus un arbre
00:14:37ni aucune forêt
00:14:38dans les pays tropicaux
00:14:39où il fait beaucoup plus chaud
00:14:41que chez nous encore.
00:14:41Et surtout,
00:14:42on voit que même
00:14:42s'il y a évidemment
00:14:43une végétation qui est différente
00:14:44d'un département à l'autre,
00:14:46désormais il n'y a plus
00:14:46un département
00:14:47qui est à l'abri
00:14:48de ce qu'il y a.
00:14:48Absolument.
00:14:49C'est une vague
00:14:52qui accompagne
00:14:52ce qu'on appelle
00:14:53le changement climatique
00:14:54qui est une réalité incontournable
00:14:56et encore une fois,
00:14:57je le répète,
00:14:58c'était prévu
00:14:59et c'est prévisible.
00:15:00Et ce sur quoi je m'étonne,
00:15:03c'est que les procédures
00:15:05d'application
00:15:06des dispositifs
00:15:08de prévention
00:15:08ou autres
00:15:09continuent à être faites
00:15:11dans le cadre
00:15:12de procédures
00:15:12qui ne correspondent
00:15:13absolument pas
00:15:14à l'urgence
00:15:14de la situation.
00:15:15C'est comme si on était
00:15:16en 1970,
00:15:17si vous voulez.
00:15:18Mais c'est exactement
00:15:20la même procédure.
00:15:21C'est-à-dire,
00:15:23on décide,
00:15:24je prends les obligations
00:15:25légales de débroussaillement,
00:15:26il faut attendre
00:15:27que les services centraux
00:15:28des ministères
00:15:29se mettent d'accord
00:15:30sur les conditions
00:15:32de mise en œuvre.
00:15:33Donc là,
00:15:33ça prend plusieurs mois.
00:15:35Ensuite,
00:15:35ça descend chez le préfet
00:15:37où on recommence
00:15:38les consultations
00:15:39avant que ça arrive
00:15:40dans les communes.
00:15:41Non mais,
00:15:42il faut...
00:15:42Quand on est
00:15:45confronté
00:15:46à des problèmes
00:15:46de responsabilité
00:15:48des biens,
00:15:48de protection
00:15:49des biens et des personnes
00:15:50et qu'on constate tous
00:15:52depuis des années
00:15:53qu'il y a
00:15:53des chaleurs
00:15:55absolument exceptionnelles,
00:15:57eh bien,
00:15:58comme le disait
00:15:59tout à l'heure
00:15:59le commandant,
00:16:01à situation exceptionnelle,
00:16:03solution exceptionnelle,
00:16:04il faut que les gens
00:16:05puissent localement décider,
00:16:07il faut donner
00:16:07carte blanche au maire
00:16:09qui est la personne
00:16:11clé
00:16:12de ce dispositif,
00:16:14c'est lui
00:16:14qui va savoir
00:16:15sur sa commune
00:16:16quel est le terrain
00:16:17à débroussailler
00:16:17en première urgence,
00:16:19quel est le terrain
00:16:19à débroussailler
00:16:20en deuxième urgence,
00:16:21j'ai vu tout à l'heure
00:16:22que la maison
00:16:24qui a été sauvée,
00:16:26autour s'était débroussaillée,
00:16:27peut-être pas parfaitement,
00:16:28mais en tous les cas,
00:16:29ça l'était.
00:16:29Comme quoi,
00:16:29effectivement,
00:16:30ça sert,
00:16:30et malheureusement,
00:16:31par exemple,
00:16:31on voit ces images,
00:16:32regardez,
00:16:32dans les Pyrénées-Orientales
00:16:33avec cette habitation
00:16:35qui a été dévastée.
00:16:36On parlait à un instant
00:16:37des Canadairs,
00:16:38on a un invité exceptionnel
00:16:39ce soir,
00:16:40c'est un pilote,
00:16:41justement,
00:16:41de Canadair,
00:16:42Eric Durand,
00:16:43bonsoir,
00:16:43merci beaucoup
00:16:44d'être avec nous,
00:16:45vous êtes commandant de bord
00:16:46sur Canadair,
00:16:47dans un instant,
00:16:48on va bien sûr
00:16:48vous demander
00:16:48comment vous travaillez,
00:16:50mais concrètement déjà,
00:16:51quel est votre sentiment
00:16:52quand vous voyez
00:16:52depuis plusieurs jours
00:16:53des centaines de départs
00:16:55de feu en France ?
00:16:57Bonsoir,
00:16:58mon sentiment,
00:17:00c'est qu'on est là
00:17:02pour aider les pompiers,
00:17:03bien sûr,
00:17:05à éteindre,
00:17:06ou du moins,
00:17:06à diminuer l'intensité
00:17:07de tous ces incendies,
00:17:09on fait ce qu'on peut,
00:17:10on a nos avions
00:17:12qui sont presque tous disponibles,
00:17:14donc avec ça,
00:17:15on essaye de lutter au mieux
00:17:16pour que les pompiers
00:17:17puissent arriver
00:17:18à circonscrire
00:17:18tous ces incendies.
00:17:19En fonction de quoi
00:17:20on peut utiliser un Canadair ?
00:17:22On le disait,
00:17:22c'est en fonction peut-être
00:17:24du terrain,
00:17:25de savoir si
00:17:26c'est montagneux par montagneux,
00:17:27en fonction de quoi
00:17:28vous êtes déclenché ?
00:17:31Le déclenchement
00:17:32de nos missions,
00:17:33en général,
00:17:34c'est quand les pompiers
00:17:35ont vraiment besoin d'aide
00:17:36parce qu'ils ne seront pas
00:17:37suffisamment nombreux
00:17:38pour arrêter la progression
00:17:39d'un incendie.
00:17:41Il faut bien comprendre
00:17:42que pour pouvoir
00:17:43vraiment éteindre un feu,
00:17:44il faut aller sur place
00:17:45comme le montre aux images
00:17:46pour pouvoir noyer les souches,
00:17:48mais maintenant,
00:17:49quand c'est montagneux,
00:17:51ça va être très difficile
00:17:51pour les sapeurs-pompiers
00:17:52de pouvoir se déplacer,
00:17:53donc l'avantage
00:17:55des moyens aériens,
00:17:56c'est de pouvoir justement
00:17:57faire des largages
00:17:57dans des zones
00:17:58qui sont inaccessibles
00:18:00au départ pour eux,
00:18:02puisqu'on peut y arriver
00:18:03par les aires,
00:18:03quitte à prendre
00:18:04des fois des pentes
00:18:06un peu fortes
00:18:06ou faire des largages
00:18:09dans des conditions
00:18:10un petit peu compliquées,
00:18:11mais bon,
00:18:11c'est notre métier,
00:18:12on s'entraîne pour ça.
00:18:12Quel est le plus périlleux,
00:18:14et j'allais dire justement
00:18:15le plus difficile
00:18:16dans votre mission
00:18:17quand vous êtes chargé
00:18:18d'aller larguer cette eau
00:18:20sur les incendies ?
00:18:22Le plus périlleux,
00:18:25c'est justement
00:18:25de faire des largages
00:18:26dans une montagneuse
00:18:27où de toute façon,
00:18:28vous allez rencontrer
00:18:29du vent,
00:18:29des turbulences,
00:18:31donc c'est en général
00:18:32les endroits
00:18:32qui sont les plus inaccessibles,
00:18:36et donc c'est là
00:18:37où effectivement
00:18:38on peut rencontrer
00:18:40le plus de dangers.
00:18:41C'est souvent les turbulences
00:18:41même qui sont
00:18:42les plus dangers pour nous.
00:18:43Et quand vous pilotez
00:18:45votre Canadair,
00:18:46qu'effectivement
00:18:46vous approchez des zones
00:18:48où il y a les incendies,
00:18:50comment ça se passe ?
00:18:51Vous êtes d'ailleurs
00:18:51combien dans un Canadair ?
00:18:52Vous êtes en lien
00:18:53avec les équipes sur le terrain
00:18:55qui vous guident,
00:18:56qui vous pilotent ?
00:18:56Comment ça se déroule ?
00:18:57Dites-moi de nous
00:18:58très concrètement.
00:18:59Oui, très concrètement,
00:19:00c'est ça.
00:19:00C'est-à-dire que
00:19:00quand on arrive sur le feu,
00:19:02on est en contact
00:19:03avec le chef
00:19:03des opérations de secours au sol
00:19:05avec lequel on va se mettre
00:19:06d'accord sur la stratégie
00:19:07et la tactique plutôt à adopter
00:19:09pour pouvoir aider au mieux
00:19:11les pompiers au sol.
00:19:12Un Canadair,
00:19:13d'ailleurs en bombardier d'eau,
00:19:14parce qu'il y a aussi les dash,
00:19:15c'est un avion qui se pilote à deux,
00:19:16donc il y a un commandant
00:19:18et un copilote.
00:19:19Et ensuite,
00:19:19on se met d'accord sur,
00:19:21une fois qu'on s'est mis d'accord
00:19:22avec le pompier au sol,
00:19:23on va se mettre d'accord
00:19:23dans l'équipage
00:19:24sur le type de passe
00:19:24qu'on va réaliser
00:19:25et puis on va repérer
00:19:27tous les obstacles
00:19:27et une fois que les obstacles
00:19:28sont repérés,
00:19:29on va pouvoir se diriger
00:19:30vers la passe de largage
00:19:32qu'on va vouloir réaliser.
00:19:33Vous êtes combien
00:19:33à bord du Canadair ?
00:19:35On est deux personnes,
00:19:36un pilote qu'on va en bord
00:19:37en copilote.
00:19:38Ça dure combien de temps
00:19:39une journée d'un pilote,
00:19:41les missions les plus longues ?
00:19:43S'il y a une limite
00:19:44ou c'est jusqu'à ce que
00:19:44l'incendie soit éteint ?
00:19:47Non, alors en fait,
00:19:48justement pour préserver
00:19:49les équipages
00:19:50et éviter justement
00:19:52de courir trop de risques
00:19:54qui pourraient être liés
00:19:55à la fatigue,
00:19:55on est limité
00:19:56à 8 heures de vol par jour
00:19:58et 60 largages.
00:19:59Et une fois qu'on a effectué ça,
00:20:01on s'arrête
00:20:02et c'est d'autres équipages
00:20:03qui prendront le relais.
00:20:05Question plus personnelle,
00:20:07comment est-ce qu'on a envie
00:20:08de devenir,
00:20:08comment on devient
00:20:09pilote de Canadair ?
00:20:11Alors en général,
00:20:12on devient pilote de Canadair
00:20:14par passion
00:20:15parce qu'en fait,
00:20:16c'est l'envie
00:20:20de rendre service
00:20:21et de secourir les personnes
00:20:23et aussi les forêts
00:20:25qui fait qu'on a envie
00:20:27de faire ce métier.
00:20:28c'est avant tout
00:20:29une passion
00:20:30mais c'est aussi
00:20:32un métier
00:20:32de pilote professionnel.
00:20:34On s'entraîne
00:20:35l'hiver
00:20:36pour être prêt
00:20:37à des saisons de feu
00:20:39qui commencent
00:20:41très prématurément
00:20:41comme celle de cette année.
00:20:44Et voilà,
00:20:44le but du jeu
00:20:45c'est de s'entraîner l'hiver,
00:20:46c'est d'avoir les avions
00:20:47pour s'entraîner l'hiver,
00:20:48ce qui n'a pas été le cas
00:20:49d'ailleurs cet hiver.
00:20:50On n'a pas eu
00:20:51tous les avions
00:20:51qu'on voulait
00:20:51pour s'entraîner.
00:20:52Et aujourd'hui,
00:20:54le but du jeu
00:20:54c'est d'intervenir
00:20:58sur le maximum
00:20:59de chantiers
00:21:00où on aura besoin de nous.
00:21:02Et pour ça,
00:21:02il faudrait qu'on ait
00:21:03la totalité
00:21:04de nos moyens aériens
00:21:04et malheureusement,
00:21:05aujourd'hui,
00:21:05on n'a pas encore
00:21:06la totalité des Canadiens.
00:21:06Vous avez manqué
00:21:07de moyens,
00:21:08mon commandant ?
00:21:11Ce n'est pas
00:21:12qu'on manque de moyens.
00:21:13Déjà,
00:21:13moi ce que j'aimerais,
00:21:14c'est qu'on puisse avoir
00:21:15la totalité des moyens
00:21:16qu'on possède.
00:21:16Aujourd'hui,
00:21:17la France possède
00:21:1812 Canadaires
00:21:19et 8 Dachs bombardiers d'eau
00:21:20et à l'heure actuelle,
00:21:22il y a 9 Canadaires
00:21:23de disponibles
00:21:23et 7 Dachs.
00:21:24Donc, voilà,
00:21:26il y a des problèmes
00:21:27de maintenance,
00:21:28des problèmes
00:21:28de pièces détachées
00:21:29qu'il faut absolument résoudre
00:21:30pour avoir la totalité
00:21:31de nos appareils
00:21:31afin que tous les pilotes
00:21:32puissent monter dans les avions
00:21:34pour aider les pompiers
00:21:36à diminuer l'intensité
00:21:37de tous ces incendies.
00:21:39On voit que c'est
00:21:39un véritable combat physique.
00:21:41Est-ce que vous,
00:21:41vous avez déjà eu peur
00:21:43pour votre vie
00:21:43au cours d'une de vos missions ?
00:21:45Peur, non,
00:21:46parce que comme je vous disais,
00:21:47c'est un entraînement
00:21:48qui s'effectue
00:21:49tout au long de l'année.
00:21:51La prise de risque,
00:21:53enfin,
00:21:54oui,
00:21:55la prise de risque,
00:21:55elle est calculée.
00:21:58On sait exactement
00:21:59ce qu'on fait,
00:21:59on sait exactement
00:22:00où on va
00:22:00et on a toujours
00:22:01la possibilité
00:22:02de dire non
00:22:02et de remettre les gaz
00:22:03s'il n'y a pas,
00:22:03c'est trop dangereuse.
00:22:05Donc,
00:22:06quand on y va,
00:22:07c'est qu'on est sûr
00:22:08de nous.
00:22:08On en a discuté
00:22:09dans l'équipage
00:22:11et voilà,
00:22:12la prise de risque,
00:22:12elle est complètement
00:22:14calculée et assumée.
00:22:15Donc, non,
00:22:16il n'y a pas de peur.
00:22:17Merci beaucoup,
00:22:18Éric Durand.
00:22:18Vous êtes commandant
00:22:19de bord sur Canadair.
00:22:21Merci pour ces informations
00:22:23et merci pour ce témoignage,
00:22:24pour nous avoir raconté
00:22:25comment,
00:22:26effectivement,
00:22:26se mène depuis les airs,
00:22:28ce combat contre les incendies.
00:22:29On le disait,
00:22:30des incendies,
00:22:30notamment dans la Drôme.
00:22:32Alors,
00:22:32Léonore,
00:22:33que se dessine
00:22:34donc une nouvelle canicule,
00:22:36neuf départements placés
00:22:38en alerte rouge
00:22:38à partir de demain.
00:22:39À quoi est-ce qu'il faut
00:22:40s'attendre ?
00:22:41Alors,
00:22:41il faut s'attendre,
00:22:42effectivement,
00:22:42pour ces neuf départements
00:22:44qui concernent essentiellement,
00:22:45on les voit sur la carte,
00:22:46le centre-ouest du pays.
00:22:47Ça va un peu du Poitou-Charente
00:22:48au pays de la Loire,
00:22:49centre-Val-de-Loire,
00:22:50le sud de la Bretagne.
00:22:51Là,
00:22:52à nouveau,
00:22:52à de très fortes chaleurs.
00:22:54On peut rappeler
00:22:55qu'on prend bien en compte
00:22:56aussi les conditions sanitaires.
00:22:57Une vigilance rouge,
00:22:58ça n'est pas rien.
00:22:59Orange,
00:22:59non plus.
00:23:00Je rappelle qu'on a 76 départements
00:23:02aussi en vigilance orange
00:23:05forcément à de très fortes chaleurs.
00:23:07Ça va augmenter d'un cran.
00:23:09Les conditions caniculaires
00:23:11vont se poursuivre demain.
00:23:12Sur une large partie du pays,
00:23:14ça va encore bien augmenter.
00:23:16Sur les zones que vous voyez en rouge,
00:23:17là, très clairement,
00:23:18on sera sur du 39-40 degrés.
00:23:20Il y a une petite nuance à apporter
00:23:22pour vraiment l'extrême sud du pays
00:23:24qui est aussi concerné
00:23:26par ces incendies,
00:23:27comme on vient de le voir,
00:23:27des régions comme
00:23:28les Pyrénées-Orientales,
00:23:29par exemple.
00:23:30Là,
00:23:31on va avoir une brise marine
00:23:32à partir de demain
00:23:33qui va avoir un effet
00:23:35assez marqué
00:23:36qui va faire nettement
00:23:37chuter les températures.
00:23:38Par exemple,
00:23:38à Perpignan,
00:23:39on va passer de 40 à 30.
00:23:40Donc,
00:23:41ça reste 30.
00:23:42Les conditions,
00:23:42je le précise,
00:23:43vont rester extrêmement dangereuses
00:23:45du point de vue des incendies
00:23:46avec 63 départements
00:23:48en risque élevé,
00:23:49un département en risque
00:23:50très élevé,
00:23:51ce sera la Haute-Garonne.
00:23:52Pour reprendre sur les températures
00:23:53à proprement parler,
00:23:55malheureusement,
00:23:55je n'ai pas vraiment
00:23:56de bonnes nouvelles
00:23:56à vous annoncer.
00:23:57Parce que jusqu'à quand,
00:23:58c'est ça que j'allais dire ?
00:23:59Alors,
00:23:59déjà,
00:24:00je vais vous dire que dimanche,
00:24:01ça va augmenter encore d'un cran.
00:24:02Et là,
00:24:03c'est vraiment le nord du pays
00:24:04qui va probablement supporter
00:24:06le plus difficilement
00:24:07ces fortes chaleurs
00:24:07qui seront présentes
00:24:08de jour comme de nuit.
00:24:10Météo France dit
00:24:11que ça va durer au moins
00:24:12jusqu'au 14 juillet,
00:24:14donc jusqu'à mardi.
00:24:15Ça pourrait s'étendre
00:24:16un petit peu au 15,
00:24:1716 juillet.
00:24:18Probablement,
00:24:19on n'aime pas trop
00:24:19aller au-delà d'une semaine
00:24:21dans les prévisions
00:24:22ce qui concerne les températures.
00:24:24Soyons tout de même optimistes.
00:24:26On pourrait envisager
00:24:27une baisse progressive
00:24:29des températures,
00:24:29mais probablement à partir
00:24:31du milieu de semaine prochaine,
00:24:32pas avant.
00:24:32Alors, en tout cas,
00:24:33on va voir avec Valentin Demec
00:24:35que tout ça a des conséquences.
00:24:36Bonsoir, Valentin.
00:24:38La canicule gagne en intensité.
00:24:40Et ce qu'on voit,
00:24:41c'est que la France
00:24:42fonctionne au ralenti.
00:24:44Effectivement, Guillaume,
00:24:45avec notamment des annulations
00:24:46de trains en pagaille
00:24:47à la veille
00:24:47de l'un des plus importants
00:24:48week-ends de départ en vacances.
00:24:50Au moins,
00:24:50une dizaine de trains
00:24:51ont été supprimés ce matin
00:24:53au départ de la gare Montparnasse.
00:24:54Et en moyenne,
00:24:55vous le voyez,
00:24:55c'est un train sur trois
00:24:57des intercités
00:24:57qui sont supprimés
00:24:58environ 30%
00:24:59sur ces trois axes.
00:25:01Celui qui est le plus concerné,
00:25:02c'est, comme souvent malheureusement,
00:25:03l'axe Paris-Clairmont-Ferrand.
00:25:05Vous voyez également
00:25:05l'axe Paris-Limoche-Louse
00:25:06qui est concerné.
00:25:07Et puis,
00:25:08celui qui traverse
00:25:09la France d'est en ouest
00:25:10entre Bordeaux
00:25:11et Marseille.
00:25:12En fait,
00:25:13toutes ces lignes
00:25:14sont desservies
00:25:15par des vieux intercités corail
00:25:16qui datent
00:25:17des années 80,
00:25:18des vieilles rames
00:25:19qui ne sont pas équipées
00:25:20de climatisation performante.
00:25:21la SNCF
00:25:22veut donc éviter
00:25:23de voir des centaines
00:25:24de passagers
00:25:25coincés sur les rails
00:25:26dans des wagons
00:25:27transformés en fournaises.
00:25:28Et on voit que la chaleur
00:25:29met aussi à mal
00:25:30notre parc nucléaire.
00:25:32Effectivement,
00:25:32Guillaume,
00:25:33l'un des réacteurs
00:25:33de la centrale de Golfec
00:25:35près de Toulouse
00:25:35est à l'arrêt
00:25:36depuis quelques heures.
00:25:37Il s'agit du réacteur
00:25:38numéro 2.
00:25:39Et en fait,
00:25:40c'est la Garonne
00:25:41qui est censée le refroidir
00:25:42qui est maintenant
00:25:43trop chaude.
00:25:43Elle atteint
00:25:44dès demain
00:25:45les 28 degrés.
00:25:46Et pour éviter
00:25:47que les eaux
00:25:47qui refroidissent la centrale
00:25:49ne réchauffent davantage
00:25:50la Garonne,
00:25:51on coupe le réacteur.
00:25:53Et puis à la canicule
00:25:54s'ajoute la sécheresse.
00:25:55Les arrêtés préfectoraux
00:25:57limitant l'usage
00:25:58de l'eau se multiplient.
00:25:59Vous le voyez
00:25:59sur cette carte.
00:26:00C'est quasiment
00:26:00tout le territoire
00:26:02qui est concerné
00:26:02par des restrictions,
00:26:04soit d'arrosage,
00:26:04soit d'utilisation
00:26:05de l'eau du robinet.
00:26:07Autre conséquence
00:26:08de la sécheresse,
00:26:09de plus en plus
00:26:10de départements
00:26:11prévoient d'annuler
00:26:12les feux d'artifice
00:26:13du 14 juillet.
00:26:14Ils sont pour le moment
00:26:15au nombre de 5.
00:26:16L'Hérault,
00:26:17la Gironde,
00:26:17l'Ain,
00:26:17le Loir-et-Cher et l'Essonne.
00:26:18En fait,
00:26:19qui dit sécheresse
00:26:20dit évidemment
00:26:20risque d'incendie
00:26:22avec ses moyens
00:26:23pyrotechniques
00:26:24et d'autres départements
00:26:25pourraient suivre
00:26:25et interdire
00:26:26d'autres feux d'artifice
00:26:27du 14 juillet.
00:26:28Merci beaucoup Valentin
00:26:29pour ces précisions.
00:26:30Chaleur,
00:26:31risque d'incendie
00:26:32et des départements
00:26:33qui en vivent
00:26:34justement déjà
00:26:35des incendies
00:26:35et notamment
00:26:36la Drôme.
00:26:37Romain Etuin,
00:26:38vous êtes sur place
00:26:39dans ce département
00:26:40à Barsac,
00:26:41un département
00:26:42qui n'est pas habitué
00:26:44à vivre
00:26:44de tels incendies.
00:26:48Eh bien oui,
00:26:49vous avez tout à fait raison
00:26:50pour vous dire
00:26:50c'est même
00:26:51l'incendie du siècle.
00:26:53Regardez sur ces images
00:26:54de Timothée Piron,
00:26:56on voit au loin
00:26:56ces sapeurs-pompiers
00:26:58qui sont en train
00:26:59d'essayer d'éteindre
00:27:00ces feux.
00:27:01Alors pourquoi
00:27:01c'est compliqué ?
00:27:02Eh bien parce que
00:27:02vous le voyez
00:27:03au niveau de la topologie
00:27:04on est vraiment
00:27:04sur un massif montagneux.
00:27:06il y a beaucoup
00:27:07de résineux
00:27:08qui prennent feu
00:27:09rapidement
00:27:09et justement
00:27:10à droite
00:27:11eh bien vous le voyez
00:27:12il y a un important
00:27:13incendie
00:27:13qui est en cours
00:27:14qui est en train
00:27:15de grappiller
00:27:16du terrain
00:27:16juste à droite
00:27:17c'est la petite commune
00:27:19de Barsac
00:27:19150 personnes
00:27:20qui ont été évacuées
00:27:22préventivement
00:27:23pour éviter
00:27:23justement que cet incendie
00:27:25ne les touche
00:27:26et bien malheureusement
00:27:26malgré l'action
00:27:27des sapeurs-pompiers
00:27:29on le voit
00:27:29ce feu est en train
00:27:30de gagner du terrain
00:27:31il est maintenant
00:27:31à moins d'un kilomètre
00:27:33des habitations
00:27:34il y a quand même
00:27:35570 sapeurs-pompiers
00:27:36qui sont mobilisés
00:27:38des moyens aériens
00:27:39on a vu un hélicoptère
00:27:40bombardier d'eau
00:27:41tout à l'heure
00:27:41il y a eu deux dash
00:27:42quatre canadaires
00:27:43aujourd'hui
00:27:44mais ce feu continue
00:27:45de grappiller du terrain
00:27:46plus de 3500 hectares
00:27:48qui ont été parcourus
00:27:49et ce soir encore
00:27:51eh bien il y a
00:27:51de nouvelles évacuations
00:27:53un camping
00:27:53qui a été évacué
00:27:54un hameau
00:27:55au niveau de Solor
00:27:56en Dioie
00:27:57qui a été évacué
00:27:58au total
00:27:58ce sont à peu près
00:28:00un millier de personnes
00:28:01qui ont dû
00:28:02être évacuées
00:28:03pour éviter ces flammes
00:28:04Romain Etouin
00:28:05avec Timothée Pierron
00:28:07dans la Drôme
00:28:08à Barça
00:28:09commandant
00:28:09quand vous voyez
00:28:10ces images
00:28:11qu'est-ce qui est compliqué
00:28:12dans la lutte
00:28:12contre cet incendie ?
00:28:13Très concrètement
00:28:14le terrain joue contre nous
00:28:15l'accès des secours
00:28:17l'accès
00:28:18déjà ça fatigue des pompiers
00:28:19on est quand même
00:28:19sur un vrai défi physique
00:28:21de porter du matériel
00:28:22pour pouvoir accéder
00:28:23à ces flancs
00:28:23qui sont assez inaccessibles
00:28:24c'est aussi un travail
00:28:25qui doit se faire
00:28:26avec une coordination aéroterrestre
00:28:27mais est-ce que
00:28:28les moyens aériens
00:28:29vont pouvoir travailler
00:28:29dans les meilleures conditions
00:28:30puisqu'on est quand même
00:28:31sur des reliefs
00:28:32qui ne sont pas forcément
00:28:32tout le temps visibles
00:28:33de par les fumées
00:28:34donc très concrètement
00:28:35il y a un défi
00:28:36c'est le défi de la lutte
00:28:37contre l'incendie
00:28:37c'est le défi de la collaboration
00:28:38qu'on pourra mettre en oeuvre
00:28:39pour tenter d'éteindre le feu
00:28:41et surtout
00:28:41c'est un feu qui va continuer
00:28:43à prendre un petit peu
00:28:43petit à petit de l'espace
00:28:44qui sera
00:28:46dans la suite logique des choses
00:28:47contenu à terme
00:28:48mais qui va
00:28:49encore une fois
00:28:50mobiliser beaucoup de moyens
00:28:51et à la fois civils
00:28:52et maintenant même militaires
00:28:53pour pouvoir justement
00:28:54en travailler
00:28:55Une fumée blanche
00:28:55est-ce que ça veut dire
00:28:56quelque chose
00:28:57du type d'incendie
00:28:58que la Drôme
00:28:58est en train d'affronter ?
00:29:00Alors
00:29:00comme on dit
00:29:01fumée noire
00:29:01dévidoire
00:29:02fumée blanche
00:29:02moins sur les hanches
00:29:03c'est une petite expression
00:29:03chez les pompiers
00:29:04pour dire que
00:29:04la fumée blanche
00:29:05Fumée noire
00:29:06c'est quoi
00:29:06fumée noire ?
00:29:07Fumée noire dévidoire
00:29:08c'est le fait de tirer
00:29:08un dévidoire
00:29:09avec un tuyau
00:29:09et fumée blanche
00:29:10moins sur les hanches
00:29:10on est un petit peu moins
00:29:13vigilant quand on voit
00:29:13une fumée blanche
00:29:14parce que finalement
00:29:15c'est la combustion
00:29:15qui est un peu moins sévère
00:29:17on va dire
00:29:17qu'on contène sur la fumée noire
00:29:18c'est moins intense
00:29:19exactement
00:29:20pour autant
00:29:20tout feu
00:29:21est à prendre en compte
00:29:22et là très concrètement
00:29:23l'idée c'est de montrer
00:29:24que là
00:29:24c'est un feu
00:29:25avec des petits foyers
00:29:25résiduels
00:29:26qui travaillent encore
00:29:26sur la végétation
00:29:27et qui vont nécessiter
00:29:28un réel travail
00:29:29et surtout
00:29:30et je finirai là-dessus
00:29:31ce n'est pas parce qu'il n'y a plus
00:29:32de flammes
00:29:33que le feu est éteint
00:29:34il y a toujours
00:29:35des points chauds
00:29:36sous les végétaux
00:29:37qui ont été déjà brûlés
00:29:38ils subissent toujours
00:29:39un risque de reprise
00:29:39et c'est tout l'enjeu
00:29:40du commandement
00:29:41des opérations de secours
00:29:42qui est sur les lieux
00:29:43c'est d'identifier
00:29:44les risques potentiels
00:29:44de reprise
00:29:45avec les moyens drones
00:29:45qui identifieront
00:29:47les points chauds
00:29:47Christian Pinodot
00:29:48question peut-être naïve
00:29:50mais la végétation
00:29:52est verte
00:29:52est-ce que pour autant
00:29:55elle peut s'enflammer
00:29:56aussi facilement ?
00:29:59Ben oui
00:29:59parce qu'en fait
00:30:01les déterminants
00:30:02on n'a pas l'impression
00:30:04c'est peut-être
00:30:04une question bête
00:30:06mais on n'a pas l'impression
00:30:06que c'est sec
00:30:08par exemple
00:30:08absolument
00:30:09j'ai vu tout à l'heure
00:30:10l'étape du Tour de France
00:30:13tout était vert autour
00:30:14mais le problème
00:30:15c'est la température
00:30:17c'est l'humidité
00:30:18de l'atmosphère
00:30:19voilà
00:30:19alors même si vous avez
00:30:21une végétation
00:30:22qui est en bonne santé
00:30:23verte
00:30:23comme vous l'avez signalé
00:30:26sous des chaleurs
00:30:27comme ça
00:30:28avec très peu d'humidité
00:30:29ça peut s'enflammer
00:30:30assez rapidement
00:30:31on a dépassé
00:30:32les 40 degrés
00:30:32aujourd'hui
00:30:33dans l'eau
00:30:33de l'Empirenaise-Orientale
00:30:34et le déterminant
00:30:36c'est le vent
00:30:37le vent
00:30:38c'est le pire ennemi
00:30:39des pompiers
00:30:40il y a un relief
00:30:41qui n'est pas facile
00:30:43donc c'est un petit
00:30:45enfin je veux dire
00:30:45les conditions sont réunies
00:30:47pour que ça brûle
00:30:48en plus
00:30:49quand vous avez
00:30:50des zones montagneuses
00:30:51comme ça
00:30:52vous avez des courants
00:30:53qui se mettent
00:30:53qui aspirent le feu
00:30:55le long
00:30:57suivant l'orientation
00:30:58de la montagne
00:30:59le feu grimpe
00:31:00plus facilement
00:31:03une forêt
00:31:04ou pas
00:31:04alors certains
00:31:05affrontent actuellement
00:31:07les incendies
00:31:07comme ici
00:31:07dans la Drôme
00:31:09d'autres
00:31:09les ont affrontées
00:31:10ces derniers jours
00:31:11et ont la chance
00:31:11de pouvoir
00:31:12regagner leur domicile
00:31:13c'est le cas
00:31:14dans les Pyrénées-Orientales
00:31:15Mathéo
00:31:16vous êtes justement
00:31:17avec certains
00:31:18de ces habitants
00:31:19qui ont la chance
00:31:20de pouvoir retrouver
00:31:21leur domicile
00:31:24Oui cinq jours
00:31:25après l'avoir quitté
00:31:27ils sont de retour
00:31:28dans leur domicile
00:31:29et vous le voyez
00:31:30certains constatent
00:31:31des dégâts
00:31:32c'est le cas justement
00:31:33de Nicole
00:31:34que nous allons retrouver
00:31:35elle habite
00:31:35la commune de Rodes
00:31:37qui a été frappée
00:31:38par cet incendie
00:31:40bonjour
00:31:40bonjour Nicole
00:31:41vous êtes de retour
00:31:42dans cette maison
00:31:43vous y habitez
00:31:44depuis 17 ans
00:31:46dites-nous
00:31:47qu'est-ce que ça vous fait
00:31:48de voir votre jardin
00:31:49plus précisément
00:31:50dans cet état
00:31:50je suis un peu désolé
00:31:52parce que j'essaye
00:31:53que ça soit à peu près
00:31:54comme il faut
00:31:55et tout ça
00:31:56et puis voir les dégâts
00:31:57et je m'estime
00:31:58pas trop
00:32:00vu que la maison
00:32:01elle est encore debout
00:32:02c'est déjà une bonne chose
00:32:04mais là
00:32:05donc le chalet
00:32:06et tout ça
00:32:07c'est un chalet en bois
00:32:08c'est complètement détruit
00:32:10tout ça
00:32:10alors c'est une désolation
00:32:12quand même
00:32:12on voit que votre jardin
00:32:14a été impacté
00:32:15parce que plus précisément
00:32:16il y a des habitations
00:32:17à quelques centimètres
00:32:18qui elles ont brûlé
00:32:19c'est ça ?
00:32:19Voilà c'est ça
00:32:20comme le feu était prêt
00:32:22il y a une habitation
00:32:24derrière chez moi
00:32:24un pavillon
00:32:25qui est complètement
00:32:26enfin qui est brûlé
00:32:27tout ça
00:32:28et donc c'est venu
00:32:29par ici aussi
00:32:31enfin le vent
00:32:31ça s'est produit
00:32:33ça s'est propagé
00:32:34voilà
00:32:34où avez-vous passé
00:32:36les 96 dernières heures ?
00:32:38ah bah là
00:32:38c'est-à-dire
00:32:39qu'on était chez des amis
00:32:40c'est des amis
00:32:41qui nous ont reçus
00:32:43gracieusement
00:32:43et tout ça
00:32:45voilà
00:32:45et heureusement
00:32:46parce qu'autrement
00:32:48autrement
00:32:48il fallait aller
00:32:49dans les gymnases
00:32:50et tout ça
00:32:50alors les gymnases
00:32:52ils étaient
00:32:52c'est pareil
00:32:54ils étaient tellement nombreux
00:32:56et tout ça
00:32:56et là
00:32:57vu qu'on avait des amis
00:32:58qu'ils ont pu
00:32:59nous héberger
00:33:00voilà
00:33:02gracieusement
00:33:02gentiment
00:33:03et voilà
00:33:04merci
00:33:05merci beaucoup
00:33:05Nicole
00:33:06d'avoir accepté
00:33:06de témoigner
00:33:07on vous laisse
00:33:07regagner votre maison
00:33:09on comprend beaucoup
00:33:10d'excitation
00:33:11de regagner justement
00:33:12ces maisons
00:33:13puisque ça faisait
00:33:145 jours donc
00:33:15que les habitants
00:33:16ici des Périnées-Orientales
00:33:17n'avaient pas pu
00:33:17regagner leur logement
00:33:19ici
00:33:19il s'agit tout simplement
00:33:20du feu le plus important
00:33:21pour le département
00:33:22depuis plus de 50 ans
00:33:23merci beaucoup
00:33:24Mathéo Rivière
00:33:25avec Willem Gueye
00:33:26on va bien sûr
00:33:27continuer de suivre
00:33:28l'actualité de ces incendies
00:33:29et ces derniers
00:33:30développements
00:33:31merci d'avoir été
00:33:32à mes côtés
00:33:33pour les analyser
00:33:34et voir ce qui pourra
00:33:35se dérouler
00:33:36dans les prochains jours
00:33:37c'est désormais l'heure
00:33:38de l'invité du jour
00:33:40l'invité du jour
00:33:41c'est François-Xavier Bellamy
00:33:42vice-président des Républicains
00:33:44député européen
00:33:44bonsoir
00:33:45merci d'avoir accepté
00:33:47notre invitation
00:33:48on voyait ces images
00:33:49extrêmement impressionnantes
00:33:50dans des départements
00:33:52qui ne sont pas habitués
00:33:53à affronter
00:33:54de tels incendies
00:33:55par exemple
00:33:55le département de la Drôme
00:33:57on le disait
00:33:57à partir de demain
00:33:58il y a 9 départements
00:33:59de l'ouest de la France
00:34:00qui seront en vigilance
00:34:01alerte canicule
00:34:02est-ce que vous avez
00:34:03le sentiment
00:34:04que le gouvernement
00:34:04a tiré des leçons
00:34:05des deux premiers épisodes
00:34:06caniculaires
00:34:07et que nous sommes prêts
00:34:08désormais à affronter
00:34:09un nouvel épisode caniculaire
00:34:10et peut-être d'autres
00:34:11dans l'été
00:34:11on vit surtout
00:34:13on vit surtout
00:34:13un dérèglement du climat
00:34:14sur lequel
00:34:15on alerte depuis longtemps
00:34:16que les français constatent
00:34:17en particulier dans ces lieux
00:34:18qui sont frappés aujourd'hui
00:34:19et ce dérèglement
00:34:20prend des proportions
00:34:21qui deviennent vitales
00:34:23pour beaucoup de français
00:34:25existentiels
00:34:26je pense aujourd'hui
00:34:27en particulier aux agriculteurs
00:34:28qui vivent une inquiétude immense
00:34:29devant la réalité
00:34:30de la sécheresse
00:34:31et ce qui me rend
00:34:35tellement amer
00:34:36aujourd'hui
00:34:36c'est tout le temps perdu
00:34:38dans la préparation
00:34:40à l'adaptation
00:34:41à ce changement climatique
00:34:42qui était parfaitement prévu
00:34:43et tout le temps perdu
00:34:45surtout pour tenter
00:34:46d'éviter que ce changement climatique
00:34:47ne se produise
00:34:47mais vous avez aussi
00:34:48alors pas vous
00:34:49mais votre camp politique
00:34:50vous avez votre responsabilité
00:34:51maintenant dans les 30 dernières années
00:34:52vous avez
00:34:53la droite a gouverné aussi
00:34:54elle n'a rien fait
00:34:55pour préparer la France
00:34:56à ce changement climatique
00:34:57d'abord la droite
00:34:58elle a défendu
00:34:58ce qui permet que la France
00:34:59aujourd'hui soit en première ligne
00:35:01pour faire face
00:35:01à ce dérèglement climatique
00:35:03on se rappellera
00:35:04en regardant ces incendies
00:35:05qu'on a eu un président de gauche
00:35:07François Hollande
00:35:07on a eu celui
00:35:08qui l'a suivi
00:35:09Emmanuel Macron
00:35:10dont le but était
00:35:10de fermer
00:35:11les réacteurs nucléaires français
00:35:13les réacteurs nucléaires
00:35:14qui sont la source
00:35:15d'énergie décarbonée
00:35:16qui protège le plus
00:35:17le climat
00:35:18Emmanuel Macron a décidé
00:35:19de créer de nouveaux réacteurs
00:35:21depuis
00:35:22mieux vaut tard que jamais
00:35:23mais c'était quand même très tard
00:35:24Emmanuel Macron
00:35:25c'est le président de la République
00:35:26qui a fermé
00:35:27la centrale de Fessenheim
00:35:28qui a jusqu'à il y a quelques mois
00:35:30fait adopter cette
00:35:32programmation énergétique
00:35:33qui devait
00:35:33fermer 12 réacteurs supplémentaires
00:35:36et qui aujourd'hui encore
00:35:37est en train de pousser
00:35:37pour qu'on mette
00:35:38des dizaines de milliards d'euros
00:35:40dans le raccordement
00:35:40de parcs éoliens en mer
00:35:41dont nous n'avons pas besoin
00:35:43qui sont dangereux
00:35:44pour l'environnement
00:35:44la vérité c'est qu'il faut
00:35:46que chacun maintenant
00:35:47assume en fait
00:35:47la réalité de son bilan
00:35:49et je ne pense pas seulement
00:35:50d'ailleurs à ceux
00:35:50qui ont gouverné
00:35:51mais à tous ceux
00:35:51qui ont entouré
00:35:52le débat public
00:35:53des pressions qu'ils ont exercées
00:35:54je pense à ces écologistes
00:35:55qui depuis des années
00:35:57empêchent notre agriculture
00:35:59de gérer l'eau
00:36:00tous les français
00:36:01qui nous écoutent
00:36:01se souviennent
00:36:02qu'il y a quelques mois
00:36:02le problème en France
00:36:03c'est qu'il y avait
00:36:03trop de pluie
00:36:04qu'il y avait
00:36:04trop d'intempéries
00:36:05aujourd'hui les agriculteurs
00:36:07n'ont plus l'eau
00:36:08qu'ils auraient pu stocker
00:36:09pour pouvoir irriguer
00:36:11leur culture
00:36:11et nourrir les français
00:36:12demain
00:36:14si votre candidat
00:36:15on va en parler
00:36:16dans un instant
00:36:16Bruno Rotaio
00:36:17arrive à l'Elysée
00:36:18quelle sera sa première mesure
00:36:19pour lutter
00:36:20contre les émissions de gaz
00:36:22à effet de serre
00:36:22pour lutter contre
00:36:23le changement climatique
00:36:23mais l'urgence
00:36:24c'est de faire en sorte
00:36:26que le monde sorte du charbon
00:36:27on le répète depuis très longtemps
00:36:28c'est ça le vrai sujet
00:36:29c'est pas de pourrir
00:36:30la vie des français
00:36:30tous les jours
00:36:31dans leurs déplacements
00:36:32leurs activités
00:36:33leurs actions du quotidien
00:36:34c'est de faire en sorte
00:36:35que les grands producteurs mondiaux
00:36:36sortent du charbon
00:36:38qu'ils utilisent aujourd'hui
00:36:39toujours d'une manière
00:36:40absolument massive
00:36:41y compris d'ailleurs
00:36:42en Europe
00:36:43en Allemagne par exemple
00:36:44ce sont des écologistes
00:36:45et c'est la gauche
00:36:45qui a étendu encore récemment
00:36:47les grandes centrales
00:36:48à charbon allemande
00:36:50parce que la sortie du nucléaire
00:36:51a conduit à ce dont rêvait
00:36:53l'écologie politique
00:36:54c'est-à-dire un monde
00:36:55qui est bien plus carboné
00:36:56beaucoup plus dangereux
00:36:57et puis la deuxième chose à faire
00:36:58c'est d'adapter notre pays
00:37:00et donc je le redis
00:37:01de préparer le stockage de l'eau
00:37:02pour l'agriculture
00:37:03pour qu'on puisse continuer
00:37:04de se nourrir demain
00:37:05de faire en sorte
00:37:06qu'on climatise
00:37:07nos EHPAD
00:37:08nos hôpitaux
00:37:08nos écoles
00:37:09qu'on fasse que tous les français
00:37:11aient accès
00:37:11et notamment les plus vulnérables
00:37:13mais tous les français en général
00:37:14accès à la fraîcheur
00:37:15qui est évidemment nécessaire
00:37:16pour traverser
00:37:17ces périodes canicolaires
00:37:19On évoquait la prochaine
00:37:21élection présidentielle
00:37:21que ces sujets seront bien sûr
00:37:22sur la table
00:37:23ça a vraiment marqué
00:37:24cette semaine
00:37:24le coup d'envoi
00:37:25avec cette décision judiciaire
00:37:27qui permet donc
00:37:28à Marine Le Pen
00:37:29de se présenter
00:37:29à l'élection présidentielle
00:37:31Elle est éligible
00:37:32Elle a néanmoins décidé
00:37:32de se pourvoir en cassation
00:37:34Écoutez ce que disait
00:37:35ce matin le procureur général
00:37:36près de la Cour de cassation
00:37:37Est-ce que ce recours
00:37:38dans la Cour de cassation
00:37:39aura lieu avant l'élection présidentielle ?
00:37:41Écoutez
00:37:43Nous, nous sommes en ordre de marche
00:37:45pour rendre cette décision
00:37:47avant le scrutin présidentiel
00:37:49et nous ferons tout
00:37:50nous, ce qui nous concerne
00:37:52pour tenir cet objectif
00:37:54parce que nous, nous y sommes engagés
00:37:56nos décisions et nos choix
00:37:58peuvent avoir des conséquences politiques
00:38:00mais nous, nous ne prenons pas
00:38:02les décisions en fonction
00:38:04de critères politiques
00:38:05nous sommes dans un objectif
00:38:06et dans une attitude
00:38:08de neutralité
00:38:09d'impartialité
00:38:10Alors Marine Le Pen
00:38:12fixée par la Cour de cassation
00:38:14au plus tard en avril 2027
00:38:16est-ce que c'est une bonne
00:38:17ou une mauvaise nouvelle
00:38:18pour la campagne
00:38:18qui s'ouvre en France ?
00:38:20En tous les cas
00:38:21la chose la plus importante
00:38:22maintenant
00:38:22c'est qu'on parle de la France
00:38:24parce que, évidemment
00:38:25que cette actualité judiciaire
00:38:26est importante
00:38:27et qu'elle a des conséquences
00:38:28sur la vie politique du pays
00:38:29il est impossible de le nier
00:38:29mais enfin
00:38:30on ne peut quand même pas
00:38:31réduire la campagne présidentielle
00:38:32qui s'ouvre
00:38:33à la question du sort judiciaire
00:38:35de Marine Le Pen
00:38:35le seul sujet qui compte
00:38:36c'est de parler
00:38:37de la France
00:38:38et des Français
00:38:39que la Cour de cassation
00:38:39se prononce
00:38:40avant l'élection présidentielle
00:38:41Oui, certainement
00:38:42il faut de la clarté
00:38:43mais j'espère que cette campagne
00:38:45ne sera pas confisquée
00:38:46par un feuilleton judiciaire
00:38:47Vous vous rendez compte
00:38:47de la situation du pays aujourd'hui ?
00:38:49On est dans une crise majeure
00:38:50qui traverse toute la société
00:38:52on vient de vivre
00:38:52le drame terrible de Liana
00:38:55si on doit parler de la justice
00:38:56c'est d'abord de ça
00:38:57qu'il faut parler
00:38:57de cette justice
00:38:58qui n'est pas rendue aux Français
00:38:59de ce risque pour la sécurité
00:39:01qui pèse aujourd'hui
00:39:02sur la vie quotidienne
00:39:03de nos concitoyens
00:39:04c'est la question
00:39:05de la défaillance
00:39:05de nos services publics essentiels
00:39:07l'école, l'hôpital
00:39:07c'est la question
00:39:08de la crise budgétaire immense
00:39:10qui est en face de nous
00:39:10de ce précipice de la dette
00:39:12dans lequel on pourrait tomber
00:39:13c'est, si vous voulez
00:39:14c'était normal
00:39:14de parler de la condamnation
00:39:15de Marine Le Pen
00:39:16mais maintenant
00:39:16il faut peut-être parler
00:39:17au vrai sujet
00:39:17qui intéresse les Français
00:39:18Mais sur le principe
00:39:19on va y venir à ces sujets
00:39:20est-ce que vous
00:39:21vous trouvez ça normal
00:39:23qu'une candidate
00:39:24qui a fait un recours
00:39:25devant la Cour de cassation
00:39:26mais qui a été condamnée
00:39:27dans les deux premières instances
00:39:30condamnée pour détournement
00:39:31de fonds publics
00:39:32puisse se présenter
00:39:33à l'élection présidentielle ?
00:39:34Elle en a le droit
00:39:35elle n'est pas inéligible
00:39:36si on a décidé
00:39:37la Cour d'appel
00:39:38c'est la justice
00:39:39qui rend cette décision
00:39:40si elle est éligible
00:39:41elle peut se présenter
00:39:42au suffrage des Français
00:39:42et ce sera à elle
00:39:43d'expliquer devant les Français
00:39:44sa position
00:39:45et la manière
00:39:46dont elle justifie
00:39:48cette condamnation
00:39:49mais le plus important
00:39:51encore une fois
00:39:51je le redis
00:39:52c'est qu'on parle
00:39:53c'est ça qui est intéressant
00:39:55On peut lire
00:39:55quelqu'un de condamné ?
00:39:56Mais encore une fois
00:39:57c'est assez basique
00:39:58vous savez la justice
00:39:59dans notre pays
00:39:59soit vous êtes inéligible
00:40:00et vous ne pouvez pas vous présenter
00:40:01soit vous êtes éligible
00:40:02et vous pouvez vous présenter
00:40:03Vous pourriez voter pour quelqu'un
00:40:05qui a été condamné
00:40:05pour détournement de Front Public ?
00:40:07Le sujet n'est pas là
00:40:08Marine Le Pen
00:40:09n'est pas ma candidate
00:40:10moi je suis le soutien
00:40:12de Bruno Retailleau
00:40:13et avec beaucoup de Français
00:40:15je soutiens Bruno Retailleau
00:40:16justement parce qu'il représente
00:40:18une image de droiture
00:40:19de constance
00:40:20de clarté
00:40:21parce qu'il veut mettre
00:40:21la justice
00:40:22et la reconstruction de la justice
00:40:23au cœur de son projet
00:40:24donc moi
00:40:25la question ne se pose pas
00:40:27me concernant
00:40:27mais encore une fois
00:40:28les juges ont décidé
00:40:29qu'elle était éligible
00:40:30donc oui
00:40:30elle a le droit de se présenter
00:40:31c'est un fait
00:40:32Est-ce que justement
00:40:33pour la droite
00:40:33Marine Le Pen
00:40:34est plus ou moins difficile
00:40:35à affronter
00:40:36que Jordan Bardella
00:40:36à vos yeux ?
00:40:37Et nous on ne se pose pas
00:40:38la question vous savez
00:40:38ce qui compte pour nous
00:40:39c'est d'affronter
00:40:39C'est pas tout à fait
00:40:40la même ligne quand même
00:40:40Nous ce qui compte
00:40:41c'est d'affronter
00:40:42les problèmes du pays
00:40:42et dans tous les cas
00:40:43le Rassemblement National
00:40:44il lui appartient
00:40:45de choisir sa ligne
00:40:46et il lui appartenait
00:40:47de choisir son candidat
00:40:48c'est chose faite
00:40:49ce que je constate
00:40:50ce que je constate
00:40:50c'est que nous avons
00:40:50une divergence de fond
00:40:51avec Marine Le Pen
00:40:52qui a toujours refusé
00:40:53d'accepter
00:40:55qu'il y ait une opposition
00:40:56dans ce pays
00:40:57entre la gauche et la droite
00:40:58qui a toujours refusé
00:40:59de se présenter
00:40:59à partir de ce clivage là
00:41:00Emmanuel Macron disait
00:41:02vous vous en souvenez
00:41:02je suis en même temps
00:41:03de droite et de gauche
00:41:04Marine Le Pen
00:41:05elle dit
00:41:05je ne suis ni de droite
00:41:05ni de gauche
00:41:06moi je ne crois pas
00:41:07à cette ambiguïté
00:41:07je pense qu'on a besoin
00:41:08de clarté
00:41:09et sur les questions
00:41:10par exemple
00:41:11de programmes économiques
00:41:12qui sont déterminantes
00:41:13dans la crise économique
00:41:14que notre pays traverse
00:41:15aujourd'hui
00:41:15pour sortir de l'appauvrissement
00:41:17pour sortir du décrochage
00:41:18pour éviter
00:41:19l'impasse de la dette
00:41:20que nous sommes en train
00:41:21de construire
00:41:22sur les épaules
00:41:22de nos enfants
00:41:23cette urgence là
00:41:24elle impose de la clarté
00:41:25et Bruno Retailleau
00:41:26défendra une ligne claire
00:41:27pour rendre la liberté
00:41:28aux français qui travaillent
00:41:29pour leur rendre
00:41:30le salaire de leur travail
00:41:32et pour reconstruire
00:41:33un état
00:41:33qui maîtrise sa dépense
00:41:34je ne suis pas sûr
00:41:35que ce soit la ligne
00:41:36que défendra Marine Le Pen
00:41:37si on écoute
00:41:37les propositions
00:41:38qu'elle a fait jusqu'à présent
00:41:39Vous êtes député européen
00:41:40comme l'a également
00:41:41Jordan Bardella
00:41:41c'est à dire que vous vous sentiez
00:41:42plus proche de Jordan Bardella
00:41:43que de Marine Le Pen
00:41:44idéologiquement
00:41:45Non mais encore une fois
00:41:46je ne crois pas
00:41:47Jordan Bardella
00:41:48et Marine Le Pen
00:41:48passent leur temps
00:41:49à répéter qu'ils sont d'accord
00:41:50sur tout
00:41:50je ne pense pas
00:41:50qu'ils aient une ligne différente
00:41:52à eux de choisir leur projet
00:41:53nous nous défendons de l'autre
00:41:54et c'est ça qui compte pour moi
00:41:55Alors on voit justement
00:41:56que d'après les études d'opinion
00:41:57qui ont été publiées
00:41:58pour être prudents
00:41:58mais c'est une photographie
00:41:59qui est toujours intéressante
00:42:00à analyser
00:42:01qui ont été publiées
00:42:02juste après le rendu
00:42:03de cette décision judiciaire
00:42:04votre candidat
00:42:05Bruno Retailleau
00:42:06pour l'instant
00:42:07il faut effectivement
00:42:07rester prudent
00:42:12une qualification
00:42:13pour le second tour
00:42:14Les deux mots importants
00:42:15dans votre phrase
00:42:15c'est pour l'instant
00:42:16Pour l'instant
00:42:17Quand est-ce qu'il compte se retirer ?
00:42:19Vous plaisantez ?
00:42:21On est à un an
00:42:23un peu moins d'un an
00:42:24de l'élection présidentielle
00:42:25et tout le monde le constate
00:42:27le débat n'a pas encore commencé
00:42:28parce que pour des raisons
00:42:29très légitimes
00:42:30les français ne sont pas encore
00:42:31totalement engagés
00:42:32dans cette campagne présidentielle
00:42:34les choses ont vraiment commencé
00:42:35à partir de la rentrée prochaine
00:42:37et donc on ne va quand même pas
00:42:38sommer des candidats
00:42:39de se retirer
00:42:40avant même que le débat
00:42:41n'ait commencé
00:42:41si les sondages
00:42:42un an avant suffisaient
00:42:43à faire l'élection
00:42:44on pourrait tout de suite
00:42:45abolir les présidentielles
00:42:46et puis on s'arrêterait là
00:42:47et puis on annulerait le vote
00:42:48non ce qui compte
00:42:49c'est le scrutin
00:42:50et à la fin
00:42:51si les sondages
00:42:52un an avant faisaient l'élection
00:42:53la vie politique du pays
00:42:54n'aurait pas ressemblé
00:42:55à ce qu'elle est aujourd'hui
00:42:56à ce stade-là
00:42:58de l'élection présidentielle
00:42:59en 2016
00:42:59Emmanuel Macron
00:43:00n'était même pas testé
00:43:01dans les sondages
00:43:01ça veut dire que Bruno Retailleau
00:43:02sera candidat
00:43:03quoi qu'il arrive
00:43:03jusqu'au bout
00:43:04il y aura un bulletin
00:43:05Bruno Retailleau au premier tour ?
00:43:06Ma conviction profonde
00:43:07et qui se renforce tous les jours
00:43:08c'est que Bruno Retailleau
00:43:09peut gagner cette élection présidentielle
00:43:11et ma conviction aussi
00:43:12c'est qu'il faut qu'il la gagne
00:43:14parce qu'il est le seul
00:43:15aujourd'hui
00:43:15à présenter un projet
00:43:16qui puisse permettre
00:43:17de relever vraiment le pays
00:43:18Donc ce soir vous nous dites
00:43:19c'est parfois ce dont il est soupçonné
00:43:20jamais il ne se retirera
00:43:21par exemple pour Edouard Philippe
00:43:22Non mais nous on s'engage
00:43:23dans cette élection présidentielle
00:43:24pour la gagner
00:43:25c'est très clair
00:43:25Bruno l'a dit, répété
00:43:26on n'est pas là
00:43:27pour faire de la figuration
00:43:28on n'est pas là
00:43:29pour compter les points
00:43:30et on n'est surtout pas là
00:43:31pour essayer
00:43:32de ranger notre drapeau
00:43:35on assume de défendre
00:43:36une ligne qui n'est représentée
00:43:37par personne d'autre
00:43:38Vous avez d'un côté
00:43:39les anciens ministres
00:43:40d'Emmanuel Macron
00:43:40Edouard Philippe
00:43:41Gabriel Attal
00:43:42ils assument le bilan
00:43:43du macronisme
00:43:44je ne suis pas sûr
00:43:44qu'en 2027
00:43:45les français voudront
00:43:46continuer le macronisme
00:43:47je pense qu'ils voudront
00:43:48en sortir
00:43:48et de l'autre côté
00:43:49vous avez Marine Le Pen
00:43:51qui va effectivement défendre
00:43:52un projet qui sera
00:43:53probablement très à gauche
00:43:54en réalité
00:43:55sur les questions économiques
00:43:56sur les questions de société
00:43:57et donc nous
00:43:58ce que nous défendons
00:43:58c'est la clarté
00:43:59et la cohérence
00:44:00d'un projet
00:44:00qui puisse relever la France
00:44:01et sortir le pays
00:44:02de l'appauvrissement
00:44:03et de la crise
00:44:03qu'il traverse aujourd'hui
00:44:04Je ne sais pas si vous avez
00:44:04écouté son discours
00:44:05il a tenu son premier
00:44:06grand meeting
00:44:06le week-end dernier
00:44:08Donnez-moi franchement
00:44:09une proposition
00:44:10ou une idée
00:44:11qu'il a mise sur la table
00:44:13que vous jugez inacceptable
00:44:15Ah oui c'est vrai
00:44:16je ne peux pas vous dire ça
00:44:17Est-ce que vous allez me dire
00:44:18il n'en a pas mis c'est ça ?
00:44:18Parce qu'en fait
00:44:19il n'a pas mis de propositions
00:44:20sur la table
00:44:20Il a mis un certain nombre
00:44:21de propositions
00:44:22en disant qu'il fallait
00:44:23travailler plus longtemps
00:44:24qu'il souhaitait refonder l'école
00:44:25ça vous pouvez signer
00:44:26Mais on est tous d'accord
00:44:27avec le fait qu'il faut
00:44:28refonder l'école
00:44:28et travailler plus longtemps
00:44:29La France c'est le pays d'Europe
00:44:31où on travaille le moins
00:44:31par habitant sur une vie
00:44:32Donc celui qui dira
00:44:33qu'il faut travailler
00:44:34moins longtemps
00:44:34c'est le cas de Sandrine Rousseau
00:44:36Je pense qu'il a peu de chance
00:44:36d'être crédible
00:44:37Mais il y a deux problèmes
00:44:39D'abord le premier
00:44:39c'est qu'on ne sait pas encore
00:44:40quelles sont les propositions concrètes
00:44:41qu'il va faire pour ça
00:44:42La vérité c'est que
00:44:43quand on parle par exemple
00:44:44de lutte contre l'immigration illégale
00:44:46Edouard Philippe dit
00:44:47vous l'avez rappelé
00:44:47qu'il faut rétablir l'ordre
00:44:48mais à la fin
00:44:49en fait il ne propose rien
00:44:51qui permettent de changer
00:44:52vraiment le système d'impuissance
00:44:53dans lequel on est enlisé
00:44:54Et pire d'ailleurs
00:44:55ces députés ont
00:44:57montré leur abstention
00:44:59sur les étapes cruciales
00:45:00des évolutions européennes
00:45:01fondamentales
00:45:01qui sont nécessaires
00:45:03pour pouvoir justement
00:45:04sortir de la fragilité actuelle
00:45:06face à l'immigration irrégulière
00:45:08Donc vous voyez
00:45:09le problème c'est que
00:45:10on ne peut plus se permettre
00:45:11cinq ans de plus
00:45:12en même temps
00:45:13Et avec Edouard Philippe
00:45:14je ne sais pas
00:45:15quel sera son projet encore
00:45:16mais tout ce que je constate
00:45:17c'est que nous n'avons pas
00:45:18le même bilan
00:45:19Vous parliez de l'école
00:45:20La vérité c'est que
00:45:21j'ai été
00:45:22comme Bruno Retailleau
00:45:23un opposant
00:45:24pendant dix ans au macronisme
00:45:26quand Edouard Philippe
00:45:26était Premier ministre
00:45:28et bien
00:45:29il a eu
00:45:30trois ans
00:45:31Ça disqualifie pour autant
00:45:32Edouard Philippe ?
00:45:33C'est compliqué de venir
00:45:34expliquer aujourd'hui
00:45:35que vous allez tout changer
00:45:35quand vous avez eu le pouvoir
00:45:36tout le pouvoir
00:45:37quand vous avez été
00:45:38au cœur du macronisme triomphant
00:45:40Nos alertions sur le danger
00:45:41au moment où
00:45:42Edouard Philippe
00:45:43était en train
00:45:44d'une certaine manière
00:45:45de l'organiser
00:45:46de l'entretenir
00:45:47de le nier
00:45:47Edouard Philippe
00:45:48on parlait tout à l'heure
00:45:49de nucléaire
00:45:50on voit la crise climatique
00:45:51aujourd'hui
00:45:51Edouard Philippe
00:45:52c'est le Premier ministre
00:45:53qui s'est félicité
00:45:53à l'Assemblée nationale
00:45:54d'avoir fermé Fessenheim
00:45:56c'est son bilan
00:45:57il faudra bien
00:45:58qu'il en réponde
00:45:58Vous diriez que c'est désormais
00:45:59deux droites irréconciliables
00:46:02Bruno Retailleau
00:46:03et Edouard Philippe ?
00:46:04Mais Edouard Philippe
00:46:05je ne crois pas
00:46:05qu'il puisse représenter
00:46:06la droite aujourd'hui
00:46:07Pour vous Edouard Philippe
00:46:07ce n'est pas la droite ?
00:46:08Je ne crois pas
00:46:09qu'il puisse représenter
00:46:10la droite
00:46:10à la fin
00:46:11la réalité
00:46:12c'est encore une fois
00:46:13c'est la réalité
00:46:13d'une trajectoire
00:46:15et d'un bilan
00:46:15et Edouard Philippe
00:46:16vous savez quand
00:46:17au Havre
00:46:17il appelle à voter communiste
00:46:19ça fait une différence
00:46:20majeure entre nous
00:46:21moi je n'ai jamais cru
00:46:21qu'on pouvait sauver
00:46:23la République
00:46:23comme le prétendait
00:46:24Gabriel Attal
00:46:24avec un bulletin LFI
00:46:25Mais dans un second tour
00:46:26par exemple
00:46:27face au Rassemblement National
00:46:28vous ne voterez pas
00:46:29pour Edouard Philippe ?
00:46:30Non mais on n'est pas
00:46:30encore une fois
00:46:31dans un second tour
00:46:31on aura Bruno Retailleau
00:46:33pour défendre nos couleurs
00:46:34et c'est ça qu'on est en train
00:46:35de construire aujourd'hui
00:46:36et moi je suis convaincu
00:46:37encore une fois
00:46:37que les Français
00:46:38en 2027
00:46:39ils vont se poser
00:46:39une question simple
00:46:40vous savez les gens
00:46:41qui nous écoutent
00:46:41ils ne se posent pas
00:46:43des questions très compliquées
00:46:44ils ne se demandent pas
00:46:45la situation est tellement parfaite
00:46:46comment on fait pour continuer
00:46:47ils se demandent
00:46:48mais comment ça se fait
00:46:49qu'on en soit arrivé là
00:46:50comment ça se fait
00:46:51que ce pays décroche
00:46:52on est la France quand même
00:46:53on doit pouvoir se reconstruire
00:46:55mais pour ça
00:46:55il faut un changement
00:46:56pour ça il faut une alternance
00:46:58et l'alternance
00:46:58elle ne peut être fondée
00:46:59que sur ceux
00:47:00qui se sont opposés
00:47:01avec détermination
00:47:02pendant des années
00:47:03aux mauvaises politiques
00:47:04qui ont été menées
00:47:05à Paris
00:47:06et qui ont tellement
00:47:06fragilisé le pays
00:47:07et bien cette alternance
00:47:09c'est nous qui la porterons
00:47:09question justement
00:47:10sur les propositions
00:47:11qui concernent
00:47:12propositions de société
00:47:13de votre candidat
00:47:14Bruno Retailleau
00:47:14mercredi prochain
00:47:15le texte sur la fin de vie
00:47:16donc créer un droit
00:47:17à l'aide à mourir
00:47:18devrait être adopté
00:47:19de façon définitive
00:47:20à l'Assemblée nationale
00:47:21une réforme qui ouvre
00:47:22un droit à l'aide à mourir
00:47:23pour des patients
00:47:23qui sont atteints
00:47:24d'une affection grave
00:47:25et incurable
00:47:26très concrètement
00:47:27est-ce que vous abrogerez
00:47:28cette réforme
00:47:29si vous arrivez au pouvoir ?
00:47:31La première chose
00:47:32c'est qu'elle n'est pas passée
00:47:32pas encore
00:47:33alors je sais que le ministre
00:47:34des relations avec le Parlement
00:47:35est déjà en train d'organiser
00:47:36un cocktail pour fêter
00:47:37la mort administrée
00:47:38la vérité c'est que cette réforme
00:47:39elle n'est pas encore adoptée
00:47:40et moi j'espère encore
00:47:41que Sébastien Lecornu
00:47:42va retirer ce vote
00:47:44pour une raison très simple
00:47:45le Sénat part trois fois
00:47:46à voter contre ce texte
00:47:48et à l'Assemblée nationale
00:47:49à chaque lecture
00:47:50le nombre de députés
00:47:51qui soutiennent cet agenda
00:47:52a diminué
00:47:53si cette réforme
00:47:54est adoptée
00:47:55François-Xavier Benhamy
00:47:56mais je crois encore
00:47:57qu'elle peut ne pas l'être
00:47:59mais si elle est adoptée
00:48:00est-ce que la droite
00:48:01abrogera cette réforme
00:48:02si Bruno Retailleau
00:48:03arrive au pouvoir ?
00:48:03La droite fera tout
00:48:04pour que dans notre pays
00:48:05soigner
00:48:06ce soit
00:48:07prendre soin
00:48:08de la vie
00:48:08et pas tuer
00:48:09Donc très concrètement
00:48:10si jamais vous arrivez au père
00:48:11vous souhaitez que cette loi
00:48:13soit abroger
00:48:13Encore une fois
00:48:14Non mais c'est important
00:48:14Non mais Guillaume Daré
00:48:16je vous en prie
00:48:18vous connaissez suffisamment bien
00:48:19la procédure parlementaire
00:48:20pour ne pas passer
00:48:21par-dessus les étapes
00:48:21On est d'accord
00:48:22Le vote n'a pas eu lieu
00:48:23D'accord mais si elle est adoptée
00:48:24c'est une possibilité
00:48:25Le vote n'a pas eu lieu
00:48:25Vous dites
00:48:26on parle du fond
00:48:27et des propositions
00:48:28Est-ce que vous souhaitez
00:48:29vous si cette loi est adoptée
00:48:30que la droite
00:48:31l'abroge une fois
00:48:32de retour au pouvoir ?
00:48:32Moi je renouvelle mon appel
00:48:33à Sébastien Lecornu
00:48:34Je sais que Sébastien Lecornu
00:48:36suit ce sujet avec soin
00:48:37et je lui demande
00:48:38aujourd'hui sur votre plateau
00:48:39puisque le Sénat
00:48:40par trois fois s'est opposé
00:48:41puisque les parlementaires
00:48:43dans leur globalité
00:48:43sont minoritaires
00:48:44aujourd'hui
00:48:45à soutenir cette réforme
00:48:45il faut la suspendre absolument
00:48:47On est dans un moment
00:48:48où le Parlement
00:48:49n'a pas de majorité claire
00:48:50Est-ce qu'on peut vraiment
00:48:51rentrer dans une logique
00:48:52comme celle-là
00:48:52alors que nos soins palliatifs
00:48:54sont dans une telle difficulté
00:48:55qu'aujourd'hui vous avez
00:48:56tous les jours
00:48:57des milliers de Français
00:48:57qui en auraient besoin
00:48:58et qui n'y ont pas accès
00:48:59Est-ce qu'on peut vraiment
00:49:00se permettre
00:49:00de rentrer dans cette logique
00:49:02qui fait que l'État
00:49:03va désormais
00:49:04au nom de notre pays
00:49:05donner la mort
00:49:06au lieu de soigner
00:49:07à ceux qui ont besoin
00:49:08qu'on prenne soin de leur vie
00:49:09plutôt que de l'avoir abragée
00:49:11On verra effectivement
00:49:12si cette proposition
00:49:14cette réforme est adoptée
00:49:15Merci beaucoup François-Xavier Bellamy
00:49:16d'avoir évoqué notre invité ce soir
00:49:19On s'intéresse tout de suite
00:49:20aux frappes
00:49:21qui ont repris
00:49:21extrêmement fortement
00:49:23entre l'Iran
00:49:24et les États-Unis
00:49:26ces dernières heures
00:49:27À mes côtés
00:49:28Elsa Vidal
00:49:29étatéraliste
00:49:30politique internationale
00:49:31BFM TV
00:49:31Bonsoir Elsa
00:49:32Vice-amiral
00:49:33Michel Olagareil
00:49:34Bonsoir
00:49:35Ancien directeur
00:49:36du Centre des Hautes Études Militaires
00:49:38David Kalfa
00:49:39Merci d'être à mes côtés
00:49:41Co-directeur
00:49:42de l'Observatoire
00:49:44Afrique du Nord
00:49:44Moyen-Orient
00:49:45de la Fondation Jean Jaurès
00:49:46et Jérôme Clech
00:49:46Bonjour
00:49:47Bonsoir
00:49:48Consultant Défense
00:49:49BFM TV
00:49:50Ces dernières heures
00:49:51qui ont donc été marquées
00:49:52par des frappes
00:49:53particulièrement importantes
00:49:54L'armée américaine
00:49:55regardez ces images
00:49:56qui affirme avoir frappé
00:49:5880 dix cibles
00:50:00en Iran
00:50:01une nuit de frappes
00:50:02particulièrement
00:50:03intense
00:50:04Très concrètement
00:50:06Vice-amiral
00:50:07qu'est-ce que les Américains
00:50:09ont décidé
00:50:09de cibler
00:50:10ces dernières heures
00:50:11Écoutez
00:50:12je n'en sais rien
00:50:13mais a priori
00:50:14ils devraient avoir
00:50:15décidé de cibler
00:50:16tout ce qui peut
00:50:17attaquer la circulation
00:50:18et la navigation
00:50:19dans les toits d'Hormuz
00:50:21espérons que ce n'est pas
00:50:22que ça
00:50:22parce que s'ils veulent
00:50:23affaiblir et dissuader
00:50:24l'Iran
00:50:25suivant les points
00:50:26de difficulté
00:50:27qu'ils rencontrent
00:50:27dans leurs négociations
00:50:28souterraines
00:50:29dont nous ne connaissons pas
00:50:30l'état d'avancement
00:50:31enfin on imagine
00:50:32que ça marque le pas
00:50:33on peut penser
00:50:34qu'ils ont aussi visé
00:50:35des sites
00:50:36de lancement de missiles
00:50:37parce qu'il faut
00:50:38qu'ils pensent
00:50:39à protéger leurs alliés
00:50:41Marco Rubio
00:50:41a fait un petit passage
00:50:43dans ces monarchies
00:50:46du Golfe
00:50:46je ne suis pas sûr
00:50:47qu'il ait réussi
00:50:48à les convaincre
00:50:49qu'ils ne seront plus frappés
00:50:50ce qui fait que là
00:50:51il y a une grosse pression
00:50:52sur le départ
00:50:54la capacité de nuisance
00:50:55par missile
00:50:56de l'Iran
00:50:56contre les pays du Golfe
00:50:58donc il y a plusieurs
00:51:00il y a beaucoup
00:51:00d'objectifs
00:51:02ils peuvent aussi
00:51:02ils ont semblent-ils
00:51:03frappés pas loin de Bouchère
00:51:04absolument
00:51:05alors quand on entend
00:51:05pas loin de Bouchère
00:51:07on voit surgir
00:51:09le mot nucléaire
00:51:09oui parce que effectivement
00:51:10c'est près d'une centrale nucléaire
00:51:12c'est une espèce de message
00:51:13si vous voulez
00:51:14ça veut dire que
00:51:15les négociations
00:51:16sur le nucléaire
00:51:17sont importantes aussi
00:51:18et qu'ils ne vont pas lâcher
00:51:19donc dans ces frappes là
00:51:20il y a à la fois
00:51:21de l'efficacité militaire
00:51:22recherchée
00:51:24essayer de diminuer
00:51:25la pression
00:51:26sur la navigation
00:51:27en Hormuz
00:51:27et il y a
00:51:28de l'efficacité politique
00:51:30en protégeant
00:51:31les royaumes du Golfe
00:51:35et aussi en disant
00:51:36attention sur le nucléaire
00:51:38on ne lâchera pas
00:51:38voilà ce qu'on peut
00:51:39éventuellement avancer
00:51:40comme objectif
00:51:42David Kalfa
00:51:42quand on regarde
00:51:44les frappes américaines
00:51:45elles sont assez ciblées
00:51:47parce que ce que
00:51:47les américains
00:51:49ciblent en particulier
00:51:50sont les points
00:51:50d'appui logistique
00:51:51du régime iranien
00:51:53le long du littoral
00:51:54donc du détroit
00:51:55d'Hormuz
00:51:56notamment les îles
00:51:57de Kech
00:51:58mais on a vu aussi
00:51:58le port de Bandar Abbas
00:52:00qui a été massivement
00:52:01ciblé par
00:52:02par l'aviation américaine
00:52:04l'objectif
00:52:05il est limpide
00:52:06les américains
00:52:08ce qu'ils veulent
00:52:08c'est affaiblir durablement
00:52:10la capacité
00:52:11de nuisance
00:52:12iranienne
00:52:13et notamment
00:52:14l'ambition du régime
00:52:15d'imposer
00:52:15un nouvel ordre
00:52:16régional
00:52:18notamment
00:52:18en imposant
00:52:20à ses voisins
00:52:20du Golfe
00:52:21mais aussi aux américains
00:52:22la reconnaissance
00:52:23de sa souveraineté
00:52:24ou co-souveraineté
00:52:25avec Oman
00:52:25sur le détroit
00:52:27d'Hormuz
00:52:28mais plus fondamentalement
00:52:29ce qui se passe
00:52:30est la traduction
00:52:31pour moi d'un délitement
00:52:32du mémorandum d'entente
00:52:34ou plutôt le mémorandum
00:52:35de mésentente
00:52:35entre américains
00:52:36et iraniens
00:52:36c'est un catalogue
00:52:38de principes
00:52:39très vague
00:52:40très général
00:52:42dont on voit bien
00:52:43qu'il ne résiste pas
00:52:44à l'épreuve de la réalité
00:52:45parce que les intérêts
00:52:46stratégiques
00:52:47des belligérants
00:52:48sont fondamentalement
00:52:49antithétiques
00:52:49Jérôme Clech
00:52:50on voit que cibler
00:52:52frapper à proximité
00:52:53de cette centrale
00:52:55vice-amiral le disait
00:52:56c'est envoyer un message
00:52:57oui mais en fait
00:52:58le message
00:52:58pour le coup
00:52:59il n'est pas
00:52:59vraiment là
00:53:01il est où
00:53:02en fait
00:53:02quel est le problème
00:53:03la faute originelle
00:53:04c'est que dans ce protocole
00:53:05d'accord
00:53:05signé à Versailles
00:53:07en réalité
00:53:08il y a
00:53:09un accord
00:53:09qui est
00:53:10on laisse le contrôle
00:53:11du détroit d'Ormuz
00:53:12à l'Iran
00:53:12et qui dit contrôle
00:53:14dit pouvoir de coercition
00:53:15si toutefois
00:53:16et c'est ce qui s'est passé
00:53:16c'est comme ça
00:53:17qu'a été écorné
00:53:18finalement
00:53:19ce protocole d'accord
00:53:20et cesser le feu
00:53:21s'il y a trois navires commerciaux
00:53:22qui ne souhaitent pas
00:53:24payer la redevance
00:53:25pour avoir le passage sécurisé
00:53:26et bien de fait
00:53:27il y a un pouvoir
00:53:28de coercition possible
00:53:29et ça les américains
00:53:29ne peuvent pas l'accepter non plus
00:53:30donc d'un côté
00:53:31ils veulent bien mollement
00:53:32accepter un contrôle
00:53:33du détroit d'Ormuz
00:53:34parce qu'il est hors de question
00:53:35pour les Irans
00:53:36de venir à la situation
00:53:38hantée 28 février
00:53:39où le passage était totalement libre
00:53:41et en même temps
00:53:42les américains
00:53:42ne peuvent pas se satisfaire
00:53:44d'un pouvoir de coercition
00:53:45qui va jusqu'à
00:53:46bombarder de drones
00:53:47éventuellement de missiles
00:53:48des navires
00:53:49et donc que font-ils ?
00:53:50en fait ce qu'ils ciblent
00:53:51c'est extrêmement précis
00:53:52c'est toute la chaîne
00:53:53de déni d'accès
00:53:54c'est ce qu'on appelle
00:53:54du déni d'accès
00:53:55le déni d'accès
00:53:56à 2AD
00:53:57anti-accès
00:53:58c'est comme ça qu'on dit
00:54:02nomenclature autant
00:54:02ça signifie en fait
00:54:04mettre tout un système
00:54:05en place
00:54:06pour éviter
00:54:07que ceux qui veulent passer
00:54:08forcer le détroit d'Ormuz
00:54:10puissent le faire
00:54:10concrètement c'est quoi ?
00:54:12c'est des radars
00:54:13de surveillance côtier
00:54:13ça a été frappé
00:54:14dans les 80 cibles
00:54:15ce sont des radars
00:54:17plus larges
00:54:18qui permettent
00:54:19l'acquisition de cibles
00:54:20ça a été frappé
00:54:20ce sont des dispositifs
00:54:22de défense antiaérienne
00:54:23les américains frappent
00:54:24en stand-off
00:54:25c'est-à-dire à distance
00:54:26pour éviter de se rapprocher
00:54:27et de perdre des avions
00:54:28ce sont des centres
00:54:29de commandement
00:54:30et de contrôle
00:54:30ce sont des missiles
00:54:32anti-navires
00:54:33ce sont des batteries
00:54:34de drones
00:54:34c'est ça qui a été frappé
00:54:36je vous propose
00:54:36de découvrir des images
00:54:37de CNN
00:54:38regardez
00:54:38le navire américain
00:54:40Lincoln
00:54:40qui était en route
00:54:41pour une mission
00:54:42justement à bord de l'USS
00:54:43Abraham Lincoln
00:54:44une mission
00:54:44dans la mer d'Arabie
00:54:46elle a toujours volonté
00:54:47d'afficher
00:54:48de dire
00:54:48nous sommes là
00:54:49attention
00:54:50nous avons repris des frappes
00:54:52et comme l'avait dit
00:54:52Donald Trump
00:54:53nous pouvons frapper
00:54:53encore plus fort
00:54:54c'est toujours
00:54:55cette guerre des images
00:54:56d'autant plus
00:54:56qu'il y a plus
00:54:57de bâtiments américains
00:54:58présents en ce moment
00:54:59dans la zone
00:55:00qu'il n'y en avait
00:55:01avant
00:55:02le cessez-le-feu
00:55:03un contraste
00:55:04quand même
00:55:04un peu paradoxal
00:55:05il y avait à peu près
00:55:0611 navires
00:55:07de guerre
00:55:09appartenant
00:55:09aux dispositifs
00:55:10militaires américains
00:55:11avant le cessez-le-feu
00:55:12ils sont maintenant
00:55:12plus de 20
00:55:13ce qui veut dire
00:55:14cessez-le-feu armé
00:55:15une trêve armée
00:55:16qu'est-ce que ça différencie
00:55:19d'une situation
00:55:19de guerre ouverte ?
00:55:20pour le moment
00:55:21ce qui différencie
00:55:22d'une situation
00:55:23de guerre ouverte
00:55:23c'est qu'il y a
00:55:23des négociations
00:55:24qui sont encore en cours
00:55:25à Genève
00:55:25pendant qu'il y a ces frappes
00:55:27donc on peut imaginer
00:55:28que pour le moment
00:55:28les Etats-Unis
00:55:29et Israël
00:55:30conçoivent ces frappes
00:55:31comme une tentative
00:55:33de mettre un coup d'arrêt
00:55:34ou d'envoyer un signal fort
00:55:35à l'Iran
00:55:36mais ça frappe presque
00:55:37plus fortement
00:55:38qu'à certains moments
00:55:38où on était en période de guerre
00:55:40et oui
00:55:40c'est la situation paradoxale
00:55:42dans laquelle nous sommes
00:55:42et c'est bien pour ça
00:55:43qu'on ne sait pas
00:55:43vers quoi elle va évoluer
00:55:45puisque comme le disait
00:55:46David Kalfa
00:55:46l'interprétation
00:55:47du cinquième point
00:55:48de l'accord cadre
00:55:50signé entre les Etats-Unis
00:55:51et l'Iran
00:55:52et bien maintenant
00:55:53est sujet
00:55:53à de très fortes tensions
00:55:55un accord écrit
00:55:57trop vaguement
00:55:57on a déjà vu des cas
00:55:58de ce type
00:55:59en Géorgie
00:56:00en 2008
00:56:00la France s'était précipitée
00:56:02pour signer un accord cadre
00:56:03qui avait été utilisé
00:56:04par les Russes
00:56:05pour le pousser
00:56:06à son avantage
00:56:07et on voit que c'est
00:56:07ce que font les Iraniens
00:56:08dit Samuel
00:56:08je vous ai vu réagir
00:56:09oui c'est un dosage
00:56:10c'est à dire que
00:56:11personne n'imaginait
00:56:13que ces négociations
00:56:15allaient se passer
00:56:15comme un chemin tranquille
00:56:17non
00:56:18mais personne ne l'imaginait
00:56:19et tout le monde l'imaginait
00:56:21on le disait souvent
00:56:21sur ce plateau
00:56:22qu'il y aurait des hauts
00:56:23et des bas
00:56:23quelquefois des hauts et des bas
00:56:25terribles
00:56:25nous y sommes
00:56:25mais ce qu'a dit
00:56:27ne pas oublier
00:56:28que ce qu'a dit
00:56:29Donald Trump
00:56:30c'est les négociations
00:56:32continuent
00:56:33il l'a dit
00:56:33les négociations continuent
00:56:34juste après avoir dit
00:56:35on fait des frappes
00:56:36etc
00:56:37vous comprenez
00:56:38là où ce serait tragique
00:56:40pour les négociations
00:56:41c'est s'il avait dit
00:56:41c'est fini
00:56:42il a dit
00:56:42la trêve est terminée
00:56:44je frappe etc
00:56:44et puis en codicile
00:56:46les négociations continuent
00:56:48donc
00:56:48pour moi
00:56:49du recul
00:56:50ne pas réagir
00:56:51sur l'événement
00:56:53frapper
00:56:53trois bâtiments
00:56:54mais enfin
00:56:54il y en a quand même
00:56:55la moitié qui sont sortis
00:56:56on dit qu'il y a 6 000 marins bloqués
00:56:57il y en avait 11 000
00:56:58il y a pas mal de temps
00:56:59tout cela va continuer
00:57:01avec des hauts et des bas
00:57:01très difficiles
00:57:02mais ce ne sont que
00:57:03comme vous l'avez dit
00:57:04à un moment
00:57:05où il y a des affrontements
00:57:07très forts
00:57:07sur un ou deux points
00:57:08on réagit
00:57:09fort là aussi
00:57:10dans ce qui est visible
00:57:12l'invisible
00:57:13on ne le voit pas
00:57:13le visible
00:57:14on le commente
00:57:14il y a une question
00:57:15presque personnelle
00:57:16qui se pose aussi
00:57:16que Donald Trump
00:57:17a mis sur la table
00:57:18c'est est-ce que
00:57:18Donald Trump
00:57:19est une cible
00:57:20personnellement
00:57:21lui
00:57:22des Iraniens
00:57:23pourquoi cette question ?
00:57:24parce que
00:57:25la nuit dernière
00:57:26alors que Donald Trump
00:57:26devait repartir
00:57:27du sommet de l'OTAN
00:57:29à Ankara
00:57:30et bien
00:57:31Elsa
00:57:31il n'a pas emprunté
00:57:32le nouvel Air Force One
00:57:35pour des raisons de sécurité
00:57:36c'est ce qui a été précisé
00:57:37par les services de renseignement
00:57:38de quoi il s'agit
00:57:39dites nous
00:57:40alors on va y venir
00:57:41très très vite
00:57:41mais je voulais quand même
00:57:43préciser pour nos téléspectateurs
00:57:44qui ne le savent peut-être pas
00:57:45mais Donald Trump
00:57:46ou plutôt les Etats-Unis
00:57:48et le président des Etats-Unis
00:57:49en l'occurrence
00:57:49Donald Trump
00:57:50possède non pas un
00:57:51mais deux avions de transport
00:57:53qui s'appellent
00:57:54tous deux Air Force One
00:57:56le dernier étant un cadeau
00:57:58du Qatar
00:57:59d'une valeur de 400 millions
00:58:00voilà
00:58:01que vous voyez à droite
00:58:02qui est tout neuf
00:58:02qui est tout neuf
00:58:04accepté par la Maison-Blanche
00:58:05et entré en service
00:58:06après certaines transformations
00:58:09insuffisantes
00:58:09en juin dernier
00:58:11et hier au départ
00:58:12du sommet de l'OTAN
00:58:13effectivement
00:58:13Donald Trump
00:58:15a changé d'avion
00:58:17il est reparti
00:58:18avec le plus ancien
00:58:19des Air Force One
00:58:21et il s'est rendu
00:58:22au Royaume-Uni
00:58:23où là
00:58:23il a rechangé
00:58:25d'avion
00:58:26donc deux changements
00:58:27d'avion
00:58:27dans une seule séquence
00:58:28c'est déjoupilant
00:58:29au début
00:58:29il était assez réticent
00:58:31à expliquer
00:58:32pourquoi
00:58:33mais ce sont des raisons
00:58:33de sécurité
00:58:34qui l'ont contraint
00:58:35à ces changements
00:58:36il explique
00:58:37qu'il était menacé
00:58:39mais tout d'abord
00:58:39il faut savoir
00:58:40mais publiquement surtout
00:58:40absolument
00:58:41il faut savoir
00:58:42que Air Force One
00:58:43cadeau du Qatar
00:58:45a été transformé
00:58:46à une vitesse
00:58:46ahurissante
00:58:47qui n'a pas permis
00:58:48de l'adapter
00:58:49aux demandes
00:58:50de sécurité
00:58:51d'ordinaire
00:58:52il y a quand même
00:58:52des dispositifs
00:58:53antimissiles
00:58:53dès l'heure
00:58:54une capacité
00:58:55à faire quand même
00:58:57naviguer
00:58:58l'appareil
00:58:59même en cas
00:59:00de frappe nucléaire
00:59:01mais surtout
00:59:02Donald Trump
00:59:03affirme publiquement
00:59:05être sur la liste
00:59:06de l'homme à abattre
00:59:07des Iraniens
00:59:08en tête de cette liste
00:59:09il le dit
00:59:10dans ses propres mots
00:59:11il ne faut pas oublier
00:59:12qu'il avait été ciblé
00:59:13pendant la campagne
00:59:15menace crédible de l'Iran
00:59:16contraire Forsoine
00:59:17j'ai une menace tout le temps
00:59:19je suis numéro 1
00:59:20sur la liste
00:59:20avant vous
00:59:21mais si je pars
00:59:22vous partez aussi
00:59:24donc peut-être
00:59:25que certains d'entre vous
00:59:26veulent changer de profession
00:59:28posons franchement
00:59:29la question
00:59:29David Kalfa
00:59:30est-ce que Donald Trump
00:59:31peut être ciblé
00:59:32personnellement
00:59:32abattu par les Iraniens ?
00:59:34il a été ciblé
00:59:35pendant la campagne électorale
00:59:37le régime iranien
00:59:38n'a jamais caché
00:59:39son intention
00:59:40de tuer Donald Trump
00:59:42d'abord parce qu'il y a eu
00:59:43une jurisprudence
00:59:44c'est pas de la science-fiction
00:59:45non pas du tout
00:59:46il y a une jurisprudence
00:59:46sous les manifs
00:59:47il faut se souvenir
00:59:47qu'en 2020
00:59:49les américains
00:59:51assassinent
00:59:51Qasem Souleymane
00:59:53qui est vraiment
00:59:53une espèce d'icône
00:59:55au sein de la base
00:59:56la plus idéologisée
00:59:57du régime iranien
00:59:59parce qu'il était
00:59:59à la tête de la force Al-Quds
01:00:00qui est vraiment
01:00:01le corps expéditionnaire
01:00:02des gardiens
01:00:03de la révolution
01:00:04c'est lui qui était
01:00:04à la tête
01:00:05de la stratégie régionale
01:00:06de l'Iran
01:00:07au proche Moyen-Orient
01:00:08et déjà à l'époque
01:00:09il avait été
01:00:12au sommet
01:00:12de cette targeting list
01:00:14
01:00:15du régime
01:00:16et on l'a vu
01:00:16dans les manifestations
01:00:18ces derniers jours
01:00:19et aujourd'hui encore
01:00:19d'ailleurs
01:00:20notamment à Machad
01:00:21où on a vu
01:00:21regarder
01:00:22on va voir ces images
01:00:22effectivement
01:00:23où on va marquer
01:00:24Kill Trump
01:00:24c'est ça
01:00:25donc de très très
01:00:26grandes bannières
01:00:26c'est explicite
01:00:27la traduction
01:00:28elle est assez facile
01:00:30donc tuer Trump
01:00:31et donc il y a
01:00:32une volonté de vengeance
01:00:34ils ont les moyens
01:00:35de tuer le président américain
01:00:36ils ont la capacité
01:00:37de projection
01:00:38à l'international
01:00:39avec un réseau
01:00:41transnational
01:00:42des gens qui ont
01:00:42commis des attentats
01:00:43y compris sur le sol
01:00:45européen
01:00:45ils ont aussi
01:00:46des réseaux
01:00:47aux Etats-Unis
01:00:48sur le continent américain
01:00:49donc ils sont capables
01:00:50de le faire
01:00:51et les services
01:00:52de renseignement américain
01:00:52prennent la menace
01:00:53très au sérieux
01:00:54alors évidemment
01:00:55que Trump aussi en joue
01:00:56parce qu'il ne faut pas
01:00:57oublier qu'il y a
01:00:57un calendrier électoral
01:00:58avec les élections
01:01:00des demi-termes
01:01:01au mois de novembre prochain
01:01:02mais les précautions
01:01:04qui ont été prises
01:01:06aujourd'hui même
01:01:07montrent que
01:01:08cette menace
01:01:09est bien réelle
01:01:11Jérôme Clé
01:01:11ça veut dire que
01:01:12le secret de service
01:01:13a de quoi s'inquiéter
01:01:14puisqu'il y a une volonté
01:01:15directe d'aller toucher
01:01:16le président américain
01:01:17qu'il y ait
01:01:17des mesures de sécurité
01:01:19à renforcer
01:01:20à mettre en place
01:01:20que ce soit observé
01:01:21bien sûr
01:01:22parce que ça ne peut pas
01:01:23être balayé d'un revers de manche
01:01:24mais si vous regardez
01:01:25sur le plan stratégique
01:01:26l'intérêt que l'Iran
01:01:27et le régime iranien
01:01:28ainsi renforcé
01:01:29par l'action de Donald Trump
01:01:30peut avoir comme intérêt
01:01:31à éliminer
01:01:32le président Trump
01:01:33c'est non seulement nul
01:01:35mais négatif
01:01:35en fait
01:01:36ils ont bien
01:01:37je veux dire
01:01:38ils ne peuvent pas rêver
01:01:38d'un meilleur président
01:01:39que le président Trump
01:01:41en phase 2
01:01:41ils sont dans une situation
01:01:43rendez-vous compte
01:01:43où en fait
01:01:44ils ont gagné
01:01:45une dominance stratégique
01:01:46dans la région
01:01:47à laquelle ils ne pouvaient
01:01:47même pas espérer
01:01:48dans les années à venir
01:01:49donc effectivement
01:01:50ils ont perdu
01:01:51quelques avions obsolètes
01:01:52effectivement
01:01:53il y a quand même
01:01:54quelques milliards
01:01:55et en nombre
01:01:56à reconstruire
01:01:57donc il y a eu un coup
01:01:58on ne va pas dire
01:01:59que l'opération américaine
01:02:00a été sans coup
01:02:01mais si vous regardez
01:02:02la somme des coûts
01:02:03et des bénéfices
01:02:04l'Iran est largement bénéficiaire
01:02:07de cette situation
01:02:07il serait vraiment
01:02:08pardon de le dire comme ça
01:02:10mais vraiment bien bête
01:02:11d'assassiner le président américain
01:02:12il ferait mieux
01:02:13de lui souhaiter une longue vie
01:02:13ce qui n'empêche pas
01:02:14d'avoir un double langage
01:02:15et encore une fois
01:02:16ça ne serait que dans
01:02:17le jeu classique
01:02:18de la subtilité iranienne
01:02:20merci beaucoup à tous les quatre
01:02:21d'avoir été à mes côtés
01:02:22on a vu ces images
01:02:23ces images impressionnantes
01:02:24et ces secrets de service
01:02:25donc qui s'inquiètent
01:02:26pour le président américain
01:02:28cible numéro 1
01:02:29de Téhéran
01:02:30dans un instant
01:02:31sur BFM
01:02:32vous retrouvez bien sûr
01:02:33Julie Ahmed
01:02:34pour le 20h BFM
01:02:35vous restez sur BFM
01:02:37merci à tous
01:02:39merci à tous
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