00:00En direct avec vous sur BFM TV, nous sommes en train de vivre une troisième soirée de frappes au Moyen
00:05-Orient,
00:07frappes américaines, frappes iraniennes également, mais tout ça dans une certaine confusion.
00:12On va essayer de remettre les choses dans l'ordre. On a ces images, dit Zahadev. Que se passe-t
00:15-il ce soir ?
00:17La confusion ce soir, tout en provenance de différents médias iraniens, l'agence de presse Irna d'abord dit qu
00:23'un site militaire près de Boucher
00:24a été touché par un projectile qualifié par cette agence de presse de projectile américano-israélien.
00:30Mais sachez que le gouverneur sur place ne confirme pas, voire dément, cette information.
00:35Autre information, autre média, maire cette fois-ci, selon qui plusieurs explosions ont été entendues dans les villes de Konarak
00:41et de Bandarabas notamment.
00:43Mais dans le même temps, une autre agence de presse, Tasnim, plutôt reliée au Gardien de la Révolution, assure que
00:48contrairement à certaines informations diffusées,
00:50comprenez celles que je viens de vous donner, aucune explosion n'a été signalée pour le moment sur ces localités.
00:55Aucun de tous les médias iraniens n'est encore en mesure de donner la cause des explosions.
01:00Et là aussi, il y a confusion. On sait que selon un responsable américain à CNN, l'armée américaine ne
01:05mène actuellement aucune frappe.
01:06On sait aussi qu'Israël a demandé à Trump l'autorisation de reprendre les attaques sur l'Iran.
01:11Et il y a des médias iraniens qui assurent que les derniers missiles sur l'Iran ont été lancés depuis
01:16le Koweït.
01:17C'est l'information d'il y a quelques secondes. On sait que Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien et
01:22le président américain Donald Trump
01:23se sont téléphonés pour discuter des dernières évolutions concernant les mouvements américains dans le Golfe.
01:29Elsa Vidal, on sent ce soir effectivement que du entre américain et israélien...
01:34Il se passe quelque chose. Il y a au moins des consultations, ce qui explique pourquoi on a autant de
01:40tensions et de messages contradictoires,
01:41puisque ces consultations, les Iraniens, à n'en pas douter en non-connaissances, et cette connaissance influe sur leur stratégie
01:49de communication.
01:50On a vu une très grande contradiction, une très grande confusion.
01:53Bravo à Lisa d'avoir rendu compte de ce déroulé chronologique particulièrement confondant, qui m'a presque arraché un rire
01:59nerveux.
02:00Tellement quand même, on parle de données extrêmement graves, avec un niveau de va-et-vient que je n'ai
02:06personnellement jamais connu.
02:08– Et comment est-ce qu'on explique ce niveau de va-et-vient justement, ces contradictions entre les différentes
02:13agences de presse,
02:14parce qu'en réalité, elles sont aux mains de différents groupes, de différents camps au sein du pouvoir iranien ?
02:20– Oui, l'Iran ne fait pas exception à la règle. En fait, au sein de ses dirigeants, il coexiste
02:24des groupes qui ont tissé des alliances,
02:26mais aussi parfois des inimitiés et qui ne poursuivent pas les mêmes intérêts.
02:29On parlait parfois du camp des pragmatiques, avec le négociateur, pas en chef, le négociateur le plus expérimenté,
02:35Abbas Arachie, qui a négocié avec les Européens, notamment le précédent accord sur le nucléaire.
02:41Et puis, le négociateur en chef, Khali Baf, qui est à la tête du Parlement iranien,
02:46et derrière, dans l'ombre, le dirigeant suprême des gardiens de la révolution, Vaidi,
02:51qui est, lui, beaucoup plus dur. Et en ce moment, en Iran, avec les obsèques de l'ancien Ayatollah Khamenei,
02:59tourne un vent d'exaltation nationale. Il y a le sentiment d'avoir remporté une très importante, historique victoire contre
03:07les États-Unis.
03:08C'est peut-être ce qui lui pousse un peu à la faute, les Iraniens.
03:11Et puis, des incohérences ou un peu de caractère imprécis dans l'accord cadre conclu entre les États-Unis concernant
03:18Hormuz.
03:18On a bien compris la confusion, ce soir, autour des dernières explosions entendues.
03:23Ont-elles eu lieu ? Par quoi ont-elles été déclenchées ?
03:26On essaie de démêler tout ça, évidemment, ce soir.
03:27Ce qui est sûr, Général Sido, c'est que ces dernières heures, encore, il y a eu des frappes.
03:32Alors, les Iraniens parlent de frappes américano-israéliennes,
03:34notamment dans le périmètre de la centrale de Boucher, centrale nucléaire au sud de l'Iran.
03:39Mais le long aussi du golfe d'Hormuz, le long du golfe Persique et du détroit d'Hormuz,
03:45il y a eu ces frappes aussi.
03:47Quelle est la logique des deux côtés ? Logique américaine, logique iranienne ?
03:50La logique américaine, c'est notamment d'essayer d'éliminer tout ce qui peut ressembler à un appui pour les
03:54Iraniens autour du détroit d'Hormuz ?
03:56Oui, en fait, c'est très bien défini dans le communiqué du CENCOM, dès le début.
04:00En fait, il a sa mission, c'est empêcher les Iraniens de gêner la circulation maritime dans le détroit d
04:07'Hormuz et dans le golfe d'Hormuz, effectivement.
04:09Et donc, ce qui explique un peu l'étendue des frappes américaines, parce qu'elles vont quand même assez loin
04:13géographiquement, c'est assez intéressant.
04:15Elles vont de Boucher à Chabahar, à la différence de celle d'il y a trois semaines, qui était vraiment
04:20concentrée dans le détroit d'Hormuz.
04:22Là, c'est aussi un signal, c'est aussi un avertissement.
04:25C'est en étant la zone géographique pour dire, vous n'êtes pas que sur le détroit d'Hormuz, on
04:29sait que vous allez un petit peu plus loin.
04:30Mais nous, on est capables de, bien sûr, on le sait, de frapper plus loin.
04:33On a la volonté de frapper plus loin.
04:35Ils savent que les Américains frappent, mais on a la volonté.
04:38Ils ont ressorti des B-52.
04:39Si on le dit, c'est aussi un signe.
04:41Le B-52, c'est un symbole.
04:42Il vient de Diego Garcia, c'est ce que l'on sait.
04:45Et puis, il y a eu ces frappes supplémentaires sur les voies ferrées dans l'arrière-pays.
04:49Pas très loin de Téhéran, en fait, mais pas loin de la Caspiègne.
04:52Et ces fameuses voies ferrées qui approvisionnent, qui tournent les sanctions,
04:56qui détournent les sanctions et les embargos divers sur l'Iran.
05:01Et ça, c'est un premier signal.
05:02Il n'y a eu que deux frappes, peut-être que deux ponts qui ont été frappés.
05:05Mais c'est un signal fort.
05:07Et j'ajoute de l'attention avec cette question.
05:09Que se passe-t-il avec le nouvel Air Force One flambant neuve de Donald Trump ?
05:12Le secret de service a refusé hier que le président américain quitte la Turquie à son bord.
05:17Il a dû monter dans une ancienne version, dans un appareil plus vieux.
05:21L'avion qui lui a été offert par le Qatar présentait-il des failles de sécurité ?
05:25La question se pose, car l'appareil est une espèce d'extension de la Maison-Blanche,
05:29ultra sécurisée normalement.
05:31On voit ça avec Régis Desconclois, Clément Granon, Alexandre Funel, Emmanuel Abron.
05:40Ce 8 juillet au soir, le président américain quitte le sommet de l'OTAN, organisé en Turquie,
05:47à bord du mythique Air Force One.
05:49En apparence, rien d'inhabituel.
05:53Pourtant, l'appareil utilisé ce jour-là n'est pas le même que celui avec lequel il est arrivé la
05:59veille.
06:0224 heures plus tôt, il a atterri sur l'aéroport d'Ankara,
06:06à bord d'un Boeing 747 flambant neuf, arborant les couleurs du drapeau américain,
06:12et censé assurer désormais tous les déplacements à l'étranger du président des Etats-Unis.
06:17Comment expliquer ce changement d'appareil imprévu ?
06:21Selon le New York Times, cette décision aurait été prise à la demande du Secret Service,
06:27l'agence en charge de la sécurité du président américain.
06:32En cause, ce nouvel appareil, offert par l'émir du Qatar à Donald Trump,
06:37ne disposerait pas encore de toutes les technologies nécessaires pour garantir sa sécurité.
06:43Sur son réseau Trust Social, Donald Trump donne une toute autre explication.
06:51Notre nouvel Air Force One a été envoyé plus tôt à la base de Mildenhall,
06:55afin que nous puissions le présenter à nos formidables militaires.
07:01Quelques heures plus tard, sur la même base britannique de Mildenhall,
07:06nouveau changement d'appareil.
07:08Donald Trump passe cette fois-ci de l'ancien au nouvel Air Force One
07:12pour regagner les Etats-Unis.
07:19Fraîchement livré à la Maison-Blanche,
07:22cet appareil a été dévoilé en grande pompe à la presse le 1er juillet dernier
07:28par un Donald Trump particulièrement enthousiaste.
07:32Donc, c'est ce qui sera le premier avril,
07:36ce qui est peut-être le plus grand avril d'aise qu'il a construit.
07:41Je lui ai dit, c'est le meilleur avril d'aise qu'il a construit.
07:43Ils ont dit, c'est le meilleur avril d'aise qu'il a construit.
07:46Et vous allez avoir le privilège de l'aise qu'il a construit.
07:48Ils ont fait ce qui est approprié pour un président.
07:52C'est la sécurité et toutes les différentes belles et brouilles.
07:55Ils ont fait un peu complexe.
08:04Air Force One, un avion emblématique.
08:07Ou plutôt, des avions.
08:11Air Force One, ce n'est pas seulement un avion,
08:13c'est avant tout ce qu'on appelle une mission.
08:15Tanguy Kemener a été correspondant de l'AFP à la Maison-Blanche
08:18et a accompagné le président Barack Obama
08:21dans de nombreux déplacements.
08:23L'avion s'appelle Air Force One
08:24à partir du moment où le président est à l'intérieur.
08:27et voyage avec l'avion.
08:29Donc ça peut être un avion qui est le plus connu,
08:33c'est le Boeing 747,
08:34mais il y a aussi d'autres avions qui sont plus petits
08:36et qui sont davantage adaptés
08:39à des pistes d'atterrissage plus courtes.
08:46Le modèle le plus célèbre est donc le DC-25,
08:49la version militaire du Boeing 747.
08:53Le président en a deux à sa disposition.
08:58Il voyage toujours avec deux avions.
09:00Il y a toujours le premier 747 ou le premier DC-25
09:03et un deuxième de rechange
09:04parce qu'il est impensable que le président
09:07ne voyage pas dans un avion sécurisé.
09:10Air Force One est une forteresse volante
09:12bardée de technologies.
09:14L'appareil est protégé sur tout son fuselage
09:17par un blindage électromagnétique
09:20et est équipé de nombreux systèmes de protection.
09:24Comme ces petits miroirs irisés situés à l'arrière des réacteurs,
09:29ce sont des capteurs infrarouges qui permettent de dévier les missiles
09:33en perturbant leur système de guidage.
09:37C'est un avion militaire qui n'est pas soumis aux couloirs aériens normaux
09:43et qui vole d'ailleurs beaucoup plus vite,
09:45qui décolle de façon extrêmement brutale et verticale.
09:51En fait, le principe, c'est qu'il faut qu'il soit en air le plus vite possible
09:53pour éviter les moments où il est vulnérable,
09:56c'est-à-dire les phases de décollage et d'atterrissage.
10:01L'avion a la capacité d'être alimenté en plein vol.
10:06Air Force One peut ne pas se poser pendant plusieurs jours, si nécessaire.
10:10C'est un avion effectivement qui a vocation à devenir une maison blanche désert
10:14et à permettre au président de continuer à diriger le pays,
10:17y compris d'ailleurs en s'adressant à la nation.
10:21Le président américain peut rester en contact avec le sol
10:25grâce à 85 téléphones
10:27et un système de communication par satellite
10:30situé dans cette salle, à l'étage de l'appareil, derrière le cockpit.
10:36Juste en dessous se trouve son bureau,
10:39pièce centrale de la suite présidentielle,
10:42composée d'une chambre et d'un cabinet médical
10:45capable de se transformer en salle d'opération si nécessaire.
10:50Les proches conseillers ont un salon à leur disposition,
10:53collé à la salle de réunion.
10:56Une seconde série de salons est réservée aux équipes de la Maison Blanche
11:00et aux invités qui accompagnent le président dans ses déplacements.
11:04Enfin, son service de sécurité et les journalistes qui le suivent
11:08sont installés à l'arrière de l'appareil.
11:17Lorsqu'ils ne sont pas en vol, les avions du président sont stationnés
11:22sur une base militaire ultra sécurisée.
11:25Les avions qui servent à transporter le président
11:28sont parqués dans la base militaire d'Andrews, dans le Maryland,
11:32qui est à peu près à une dizaine de kilomètres au nord-est de Washington.
11:37Et en ce qui concerne les deux gros avions 747,
11:43ils sont parqués, eux, dans un hangar spécial octogonal.
11:46Sur cette base, un autre avion est aussi gardé précieusement
11:51et lui aussi en capacité de protéger le président.
11:55Un autre modèle bien moins connu et encore plus sécurisé,
12:00le 4B, aussi appelé le Doomsday Plane,
12:05que l'on peut traduire par avion de l'apocalypse
12:08ou avion du jugement dernier.
12:11Un avion qui n'a pas de hublot, qui est censé servir
12:14de pentagone désert, en fait, de poste de commandement,
12:17au cas où les installations au sol auraient été annihilées
12:20par une guerre nucléaire, on peut continuer à mener un conflit
12:24depuis les aires à bord de cet avion-là.
12:27Depuis sa mise en service, en 1973,
12:31aucun président n'a eu à l'utiliser.
12:36Pas même Donald Trump,
12:38pourtant le président américain le plus menacé
12:40de l'histoire des Etats-Unis.
12:43Depuis 2024, il a été la cible
12:45de trois tentatives d'assassinat.
12:51Elsa Vidal, on voit toute la tension qui règne autour de Trump,
12:54ce changement d'avion hier.
12:55Est-ce que c'est crédible que les Iraniens
12:58pourraient vouloir s'attaquer à lui ?
13:00Alors, on en débattait tout à l'heure en plateau
13:02avec Romuald Siora, parce que lui considérait que non,
13:05que les Iraniens n'ont pas à regretter la présidence de Donald Trump,
13:10puisque, comme on le disait en janvier dernier,
13:13il y avait des manifestations monstres
13:14dans tout le pays contre le régime.
13:15Aujourd'hui, il y a des manifestations
13:17pour les obsèques de l'Aliatollah Khamenei, père,
13:21et qui plus est, peut-être, la possibilité
13:24de contrôler les entrées et les sorties
13:26des Trois d'Hormuz et de gagner de l'argent.
13:28Personnellement, je pense qu'effectivement,
13:30on peut réfléchir de ce point de vue-là,
13:32mais la partie la plus radicale du régime
13:34vous devez véritablement amener dans la corbeille de mariés
13:38la possibilité d'avoir abattu l'avion du président,
13:42de la première puissance mondiale.
13:44Qui plus est, les services secrets américains,
13:46eux, n'ont aucun intérêt à faire preuve de laxisme,
13:49alors qu'il y a encore quelques mois,
13:51il y avait eu, on l'avait vu,
13:52une volonté d'attenter à la vie de Donald Trump,
13:55et Donald Trump lui-même,
13:56a presque plaisir à se revendiquer
13:58premier ennemi de l'État iranien.
14:00Alors tout ça concourt à une grande communication
14:04comme il sait les organiser,
14:05mais moi je suis plutôt de l'avis effectivement
14:07que le régime iranien, s'il en avait la capacité,
14:10aimerait abattre évidemment cet avion.
14:11– Miko, je vous ai vu faire non de la tête,
14:13mais je ne sais pas non à quoi.
14:14– Alors allons-y.
14:15– Alors je ne sais pas si les Iraniens
14:17auraient un intérêt réellement
14:18à abattre Donald Trump au-delà de la symbolique,
14:20mais c'est clair que la symbolique
14:22ressort énormément depuis plusieurs jours
14:26autour effectivement des obsèques de l'Ayatollah,
14:29parce que de fait l'enjeu ici,
14:31c'est pour œil dent pour dent,
14:32qu'est-ce qui pourrait être du même niveau,
14:34il n'y a rien d'autre effectivement
14:35que l'assassinat de Donald Trump,
14:37et symboliquement ou spectaculairement si possible.
14:39Mais ce qu'il faut bien avoir en tête encore une fois ici,
14:42c'est que ce n'est pas du tout dans l'intérêt de l'Iran
14:44de scier la branche sur laquelle ils ont été assis
14:47par Donald Trump lui-même.
14:48Donald Trump a donné le détroit d'Hormuz à l'Iran,
14:51Donald Trump effectivement aujourd'hui
14:53sert quelque part des intérêts iraniens.
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