Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 minutes
François-Xavier Bellamy, vice-président Les Républicains et député européen, était invité sur le plateau de BFMTV, ce jeudi 9 juillet. Il s'est notamment exprimé sur la candidature de Bruno Retailleau à l'élection présidentielle.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00L'invité du jour, c'est François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, député européen.
00:04Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:07On voyait ces images extrêmement impressionnantes dans des départements qui ne sont pas habitués à affronter de tels incendies.
00:14Par exemple, le département de la Drôme, on le disait, à partir de demain, il y a neuf départements de
00:18l'Ouest de la France qui seront en vigilance, alerte, canicule.
00:21Est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a tiré des leçons des deux premiers épisodes caniculaires
00:26et que nous sommes prêts désormais à affronter un nouvel épisode caniculaire ?
00:29Et peut-être d'autres dans l'été.
00:31On vit surtout un dérèglement du climat sur lequel on alerte depuis longtemps,
00:36que les Français constatent, en particulier dans ces lieux qui sont frappés aujourd'hui.
00:39Et ce dérèglement prend des proportions qui deviennent vitales pour beaucoup de Français existentiels.
00:45Je pense aujourd'hui en particulier aux agriculteurs qui vivent une inquiétude immense devant la réalité de la sécheresse.
00:50Et ce qui me rend tellement amer aujourd'hui, c'est tout le temps perdu.
00:57dans la préparation à l'adaptation à ce changement climatique qui était parfaitement prévu,
01:03et tout le temps perdu surtout pour tenter d'éviter que ce changement climatique ne se produise.
01:07Mais vous avez aussi, alors pas vous, mais votre camp politique, vous avez votre responsabilité.
01:10Maintenant, dans les 30 dernières années, vous avez la droite à gouverner aussi.
01:14Elle n'a rien fait pour préparer la France à ce changement climatique ?
01:16D'abord, la droite, elle a défendu ce qui permet que la France aujourd'hui soit en première ligne pour
01:20faire face à ce dérèglement climatique.
01:22On se rappellera en regardant ces incendies qu'on a eu un président de gauche, François Hollande.
01:26On a eu celui qui l'a suivi, Emmanuel Macron, dont le but était de fermer les réacteurs nucléaires français.
01:32Les réacteurs nucléaires qui sont la source d'énergie décarbonée, qui protègent le plus le climat.
01:37Emmanuel Macron a décidé de créer de nouveaux réacteurs depuis...
01:41Mieux vaut tard que jamais, mais c'était quand même très tard.
01:44Emmanuel Macron, c'est le président de la République qui a fermé la centrale de Fessenheim,
01:47qui a, jusqu'à il y a quelques mois, fait adopter cette programmation énergétique
01:52qui devait fermer 12 réacteurs supplémentaires,
01:55et qui aujourd'hui encore est en train de pousser pour qu'on mette des dizaines de milliards d'euros
01:59dans le raccordement de parcs éoliens en mer, dont nous n'avons pas besoin,
02:02qui sont dangereux pour l'environnement.
02:03La vérité, c'est qu'il faut que chacun, maintenant, assume en fait la réalité de son bilan.
02:08Et je ne pense pas seulement d'ailleurs à ceux qui ont gouverné,
02:10mais à tous ceux qui ont entouré le débat public des pressions qu'ils ont exercées.
02:13Je pense à ces écologistes qui, depuis des années, empêchent notre agriculture de gérer l'eau.
02:19Tous les Français qui nous écoutent se souviennent qu'il y a quelques mois,
02:21le problème en France, c'est qu'il y avait trop de pluie, qu'il y avait trop d'intempéries.
02:25Aujourd'hui, les agriculteurs n'ont plus l'eau qu'ils auraient pu stocker
02:28pour pouvoir irriguer leur culture et nourrir les Français.
02:31De lutte contre le réchauffement climatique demain, si votre candidat,
02:35on va en parler dans un instant, Bruno Rotaillot arrive à l'Elysée,
02:37quelle sera sa première mesure pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre,
02:41pour lutter contre le changement climatique ?
02:43Mais l'urgence, c'est de faire en sorte que le monde sorte du charbon.
02:46On le répète depuis très longtemps, c'est ça le vrai sujet.
02:48Ce n'est pas de pourrir la vie des Français tous les jours dans leurs déplacements,
02:51leurs activités, leurs actions du quotidien.
02:53C'est de faire en sorte que les grands producteurs mondiaux sortent du charbon
02:57qu'ils utilisent aujourd'hui toujours d'une manière absolument massive,
03:00y compris d'ailleurs en Europe.
03:02En Allemagne, par exemple, ce sont des écologistes,
03:04et c'est la gauche qui a étendu encore récemment les grandes centrales à charbon allemandes,
03:09parce que la sortie du nucléaire a conduit à ce dont rêvait l'écologie politique,
03:13c'est-à-dire un monde qui est bien plus carboné, beaucoup plus dangereux.
03:16Et puis la deuxième chose à faire, c'est d'adapter notre pays.
03:19Et donc, je le redis, de préparer le stockage de l'eau pour l'agriculture,
03:22pour qu'on puisse continuer de se nourrir demain,
03:24de faire en sorte qu'on climatise nos EHPAD, nos hôpitaux, nos écoles,
03:29qu'on fasse que tous les Français aient accès,
03:30et notamment les plus vulnérables, mais tous les Français en général,
03:33accès à la fraîcheur qui est évidemment nécessaire pour traverser ces périodes canicolaires.
03:37On évoquait la prochaine élection présidentielle,
03:40que ces sujets seront bien sûr sur la table,
03:42ça a vraiment marqué cette semaine le coup d'envoi avec cette décision judiciaire
03:46qui permet donc à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle.
03:50Elle est éligible, elle a néanmoins décidé de se pourvoir en cassation.
03:54Écoutez ce que disait ce matin le procureur général près de la Cour de cassation.
03:56Est-ce que ce recours dans la Cour de cassation aura lieu avant l'élection présidentielle ?
04:00Écoutez.
04:02Nous, nous sommes en ordre de marche pour rendre cette décision avant le scrutin présidentiel.
04:08Et nous ferons tout, nous, en ce qui nous concerne, pour tenir cet objectif,
04:13parce que nous nous y sommes engagés.
04:15Nos décisions et nos choix peuvent avoir des conséquences politiques.
04:19Mais nous, nous ne prenons pas les décisions en fonction de critères politiques.
04:24Nous sommes dans un objectif et dans une attitude de neutralité, d'impartialité.
04:30Alors Marine Le Pen, fixée par la Cour de cassation au plus tard en avril 2027,
04:35est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la campagne qui s'ouvre en France ?
04:39En tous les cas, la chose la plus importante maintenant, c'est qu'on parle de la France.
04:43Parce que, évidemment, que cette actualité judiciaire est importante
04:46et qu'elle a des conséquences sur la vie politique du pays, il est impossible de le nier.
04:49Mais enfin, on ne peut quand même pas réduire la campagne présidentielle qui s'ouvre
04:52à la question du sort judiciaire de Marine Le Pen.
04:54Le seul sujet qui compte, c'est de parler de la France et des Français.
04:58Mais est-ce que c'est bien que la Cour de cassation se prononce avant l'élection présidentielle ?
05:01Oui, certainement, il faut de la clarté.
05:02Mais j'espère que cette campagne ne sera pas confisquée par un feuilleton judiciaire.
05:06Vous vous rendez compte de la situation du pays aujourd'hui ?
05:08On est dans une crise majeure qui traverse toute la société.
05:11On vient de vivre le drame terrible de l'IANA.
05:14Si on doit parler de la justice, c'est d'abord de ça qu'il faut parler,
05:16de cette justice qui n'est pas rendue aux Français.
05:18Mais de ce risque pour la sécurité qui pèse aujourd'hui sur la vie quotidienne de nos concitoyens,
05:23c'est la question de la défaillance de nos services publics essentiels,
05:26l'école, l'hôpital.
05:27C'est la question de la crise budgétaire immense qui est en face de nous,
05:30de ce précipice de la dette dans lequel on pourrait tomber.
05:32Si vous voulez, c'était normal de parler de la condamnation de Marine Le Pen.
05:35Mais maintenant, il faut peut-être parler au vrai sujet qui intéresse les Français.
05:37Mais sur le principe, on va y venir à ce sujet, est-ce que vous, vous trouvez ça normal
05:42qu'une candidate qui a fait un recours devant la Cour de cassation,
05:45mais qui a été condamnée dans les deux premières instances,
05:49condamnée pour détournement de fonds publics, puisse se présenter à l'élection présidentielle ?
05:53Elle en a le droit, elle n'est pas inéligible.
05:55Si on a décidé la Cour d'appel, c'est la justice qui rend cette décision.
05:59Si elle est éligible, elle peut se présenter au suffrage des Français.
06:01Et ce sera à elle d'expliquer devant les Français sa position
06:04et la manière dont elle justifie cette condamnation.
06:08Mais le plus important, encore une fois, je le redis, c'est qu'on parle.
06:12Vous voyez, c'est ça qui est intéressant.
06:14On peut lire quelqu'un de condamné ?
06:15Mais encore une fois, c'est assez basique.
06:17Vous savez, la justice dans notre pays, soit vous êtes inéligible
06:19et vous ne pouvez pas vous présenter, soit vous êtes éligible et vous pouvez vous présenter.
06:22Vous, vous pourriez voter pour quelqu'un qui a été condamné pour détournement de fonds publics ?
06:26Non mais le sujet n'est pas là.
06:28Marine Le Pen n'est pas ma candidate.
06:29Moi, je suis le soutien de Bruno Retailleau
06:32et avec beaucoup de Français, je soutiens Bruno Retailleau
06:35justement parce qu'il représente une image de droiture, de constance, de clarté
06:40parce qu'il veut mettre la justice et la reconstruction de la justice au cœur de son projet.
06:44Donc moi, la question ne se pose pas me concernant.
06:47Mais encore une fois, les juges ont décidé qu'elle était éligible
06:49donc oui, elle a le droit de se présenter, c'est un fait.
06:51Est-ce que justement, pour la droite, Marine Le Pen est plus ou moins difficile à affronter
06:55que Jordan Bardella à vos yeux ?
06:56Et nous, on ne se pose pas la question, vous savez. Ce qui compte pour nous, c'est d'affronter...
06:59Ce n'est pas tout à fait la même ligne, quand même.
07:00Nous, ce qui compte, c'est d'affronter les problèmes du pays.
07:02Et dans tous les cas, le Rassemblement National, il lui appartient de choisir sa ligne
07:05et il lui appartenait de choisir son candidat.
07:07C'est chose faite.
07:08Ce que je constate, c'est que nous avons une divergence de fond avec Marine Le Pen
07:11qui a toujours refusé d'accepter qu'il y ait une opposition dans ce pays entre la gauche et la
07:17droite,
07:17qui a toujours refusé de se présenter à partir de ce clivage-là.
07:20Emmanuel Macron disait, vous vous en souvenez, je suis en même temps de droite et de gauche.
07:23Marine Le Pen, elle dit, je ne suis ni de droite ni de gauche.
07:25Moi, je ne crois pas à cette ambiguïté. Je pense qu'on a besoin de clarté.
07:28Et sur les questions, par exemple, de programmes économiques,
07:31qui sont déterminantes dans la crise économique que notre pays traverse aujourd'hui,
07:34pour sortir de l'appauvrissement, pour sortir du décrochage,
07:37pour éviter l'impasse de la dette que nous sommes en train de construire sur les épaules de nos enfants,
07:42cette urgence-là, elle impose de la clarté.
07:44Et Bruno Retailleau défendra une ligne claire pour rendre la liberté aux Français qui travaillent,
07:48pour leur rendre le salaire de leur travail
07:51et pour reconstruire un État qui maîtrise sa dépense.
07:54Je ne suis pas sûr que ce soit la ligne que défendra Marine Le Pen
07:56si on écoute les propositions qu'elle a faites jusqu'à présent.
07:58Vous êtes député européen, comme l'a également Jordan Bardella.
08:00C'est-à-dire que vous vous sentiez plus proche de Jordan Bardella que de Marine Le Pen, idéologiquement ?
08:04Non, mais encore une fois, je ne crois pas.
08:06Jordan Bardella et Marine Le Pen passent leur temps à répéter qu'ils sont d'accord sur tout.
08:09Je ne pense pas qu'ils aient une ligne différente à eux de choisir leur projet.
08:12Nous, nous défendons de l'autre. Et c'est ça qui compte pour moi.
08:14– Alors, on voit justement que d'après les études d'opinion qui ont été publiées,
08:17il faut être prudent, mais c'est une photographie qui est toujours intéressante à analyser,
08:20qui ont été publiées juste après le rendu de cette décision judiciaire.
08:23Votre candidat, Bruno Rotaillot, pour l'instant, il faut effectivement rester prudent,
08:27plafonne entre 8 et 10% au premier tour.
08:30Bien loin d'une qualification pour le second tour.
08:33– Les deux mots importants dans votre phrase, c'est « pour l'instant ».
08:35– Pour l'instant, quand est-ce qu'il compte se retirer ?
08:38– Vous plaisantez ?
08:40On est à un an, un peu moins d'un an de l'élection présidentielle.
08:45Et tout le monde le constate, le débat n'a pas encore commencé.
08:48Parce que pour des raisons très légitimes,
08:49les Français ne sont pas encore totalement engagés dans cette campagne présidentielle.
08:53Les choses ont vraiment commencé à partir de la rentrée prochaine.
08:56Et donc, on ne va quand même pas sommer des candidats de se retirer
08:59avant même que le débat n'ait commencé.
09:00Si les sondages un an avant suffisaient à faire l'élection,
09:03on pourrait tout de suite abolir les présidentielles.
09:05Et puis on s'arrêterait là, et puis on annulerait le vote.
09:08Non, ce qui compte, c'est le scrutin.
09:09Et à la fin, si les sondages un an avant faisaient l'élection,
09:12la vie politique du pays n'aurait pas ressemblé à ce qu'elle est aujourd'hui.
09:15– Mais ça veut dire Bruno Retailleau ?
09:16– À ce stade-là de l'élection présidentielle,
09:18en 2016, Emmanuel Macron n'était même pas testé dans les sondages.
09:20– Ça veut dire que Bruno Retailleau sera candidat,
09:22quoi qu'il arrive, jusqu'au bout ?
09:23Il y aura un bulletin Bruno Retailleau au premier tour ?
09:25– Moi, ma conviction profonde et qui se renforce tous les jours,
09:27c'est que Bruno Retailleau peut gagner cette élection présidentielle.
09:30Et ma conviction aussi, c'est qu'il faut qu'il la gagne,
09:33parce qu'il est le seul aujourd'hui à présenter un projet
09:35qui puisse permettre de relever vraiment le pays.
09:37– Donc ce soir, vous nous dites, c'est parfois ce dont il est soupçonné,
09:39jamais il ne se retirera, par exemple pour Édouard Philippe ?
09:41– Non mais nous, on s'engage dans cette élection présidentielle pour la gagner.
09:44C'est très clair, Bruno l'a dit, répété,
09:45on n'est pas là pour faire de la figuration,
09:47on n'est pas là pour compter les points,
09:49et on n'est surtout pas là pour essayer de ranger notre drapeau.
09:54On assume de défendre une ligne
09:55qui n'est représentée par personne d'autre.
09:57D'un côté, les anciens ministres d'Emmanuel Macron,
10:00Édouard Philippe, Gabriel Attal,
10:01ils assument le bilan du macronisme,
10:03je ne suis pas sûr qu'en 2027,
10:04les Français voudront continuer le macronisme,
10:06je pense qu'ils voudront en sortir.
10:08Et de l'autre côté, vous avez Marine Le Pen
10:10qui va effectivement défendre un projet
10:11qui sera probablement très à gauche en réalité
10:14sur les questions économiques, sur les questions de société.
10:16Et donc nous, ce que nous défendons,
10:17c'est la clarté et la cohérence d'un projet
10:19qui puisse relever la France et sortir le pays
10:21de l'appauvrissement et de la crise qu'il traverse aujourd'hui.
10:23– Édouard Philippe, je ne sais pas si vous avez écouté son discours,
10:24il a tenu son premier grand meeting le week-end dernier.
10:27Donnez-moi franchement une proposition
10:29ou une idée qu'il a mise sur la table
10:32que vous jugez inacceptable.
10:34– Ah oui, c'est vrai, je ne peux pas vous dire ça.
10:36– Ce que vous allez me dire, il n'en a pas mis, c'est ça ?
10:37– Parce qu'en fait, il n'a pas mis de proposition sur la table.
10:40– Il a mis un certain nombre de propositions
10:41en disant qu'il fallait travailler plus longtemps,
10:43qu'il souhaitait refonder l'école, ça vous pouvez signer.
10:45– Mais on est tous d'accord avec le fait
10:47qu'il faut refonder l'école et travailler plus longtemps.
10:48La France, c'est le pays d'Europe
10:50où on travaille le moins par habitant sur une vie.
10:51Donc, celui qui dira qu'il faut travailler moins longtemps,
10:54c'est le cas de Sandrine Rousseau.
10:54– Donc, quels sont vos points d'urgence avec Édouard Philippe ?
10:56– Mais il y a deux problèmes.
10:58D'abord, le premier, c'est qu'on ne sait pas encore
10:59quelles sont les propositions concrètes qu'il va faire pour ça.
11:01La vérité, c'est que quand on parle, par exemple,
11:03de lutte contre l'immigration illégale,
11:05Édouard Philippe dit, vous l'avez rappelé,
11:06qu'il faut rétablir l'ordre, mais à la fin,
11:08en fait, il ne propose rien qui permette de changer vraiment
11:11le système d'impuissance dans lequel on est enlisé.
11:13Et pire, d'ailleurs, ces députés ont montré leur abstention
11:18sur les étapes cruciales des évolutions européennes fondamentales
11:21qui sont nécessaires pour pouvoir, justement,
11:23sortir de la fragilité actuelle face à l'immigration irrégulière.
11:27Donc, vous voyez, le problème, c'est qu'on ne peut plus
11:30se permettre cinq ans de plus en même temps.
11:32Et avec Édouard Philippe, je ne sais pas quel sera son projet encore,
11:35mais tout ce que je constate, c'est que nous n'avons pas le même bilan.
11:38Vous parliez de l'école.
11:39La vérité, c'est que j'ai été, comme Bruno Retailleau,
11:42un opposant pendant dix ans au macronisme
11:45quand Édouard Philippe était Premier ministre.
11:47Eh bien, il a eu trois ans à Matignon.
11:50Ça disqualifie pour autant Édouard Philippe ?
11:52C'est compliqué de venir expliquer aujourd'hui que vous allez tout changer
11:54quand vous avez eu le pouvoir, tout le pouvoir,
11:56quand vous avez été au cœur du macronisme triomphant.
11:59Nos alertions sur le danger au moment où Édouard Philippe
12:02était en train, d'une certaine manière, de l'organiser,
12:05de l'entretenir, de le nier.
12:07Édouard Philippe, on parlait tout à l'heure de nucléaire,
12:09on voit la crise climatique aujourd'hui.
12:11Édouard Philippe, c'est le Premier ministre qui s'est félicité
12:12à l'Assemblée nationale d'avoir fermé Fessenheim.
12:15C'est son bilan.
12:16Il faudra bien qu'il en réponde.
12:17Vous diriez que c'est désormais deux droites irréconciliables ?
12:21Bruno Retailleau et Édouard Philippe ?
12:23Édouard Philippe, je ne crois pas qu'il puisse représenter la droite aujourd'hui.
12:26Pour vous, Édouard Philippe, ce n'est pas la droite ?
12:27Je ne crois pas qu'il puisse représenter la droite.
12:30À la fin, la réalité, c'est encore une fois,
12:32c'est la réalité d'une trajectoire et d'un bilan.
12:35Et Édouard Philippe, vous savez,
12:36quand au Havre, il appelle à voter communiste,
12:38ça fait une différence majeure entre nous.
12:40Moi, je n'ai jamais cru qu'on pouvait sauver la République
12:42comme le prétendait Gabriel Attal avec un bulletin LFI.
12:44Mais dans un second tour, par exemple, face au Rassemblement national,
12:47vous ne voterez pas pour Édouard Philippe ?
12:48Non, mais on n'est pas, encore une fois, dans un second tour,
12:51on aura Bruno Retailleau pour défendre nos couleurs.
12:53Et c'est ça qu'on est en train de construire aujourd'hui.
12:55Et moi, je suis convaincu, encore une fois,
12:56que les Français, en 2027, ils vont se poser une question simple.
12:59Vous savez, les gens qui nous écoutent,
13:01ils ne se posent pas des questions très compliquées.
13:03Ils ne se demandent pas, la situation est tellement parfaite,
13:05comment on fait pour continuer ?
13:06Ils se demandent, mais comment ça se fait qu'on en soit arrivé là ?
13:09Comment ça se fait que ce pays décroche ?
13:11On est la France, quand même.
13:12On doit pouvoir se reconstruire.
13:14Mais pour ça, il faut un changement.
13:15Pour ça, il faut une alternance.
13:17Et l'alternance, elle ne peut être fondée
13:18que sur ceux qui se sont opposés avec détermination
13:21pendant des années aux mauvaises politiques
13:23qui ont été menées à Paris
13:25et qui ont tellement fragilisé le pays.
13:27Eh bien, cette alternance, c'est nous qui la portons.
13:29Question, justement, sur les propositions
13:30qui concernent la proposition de société
13:32de votre candidat Bruno Retailleau.
13:33Mercredi prochain, le texte sur la fin de vie,
13:35donc créer un droit à l'aide à mourir,
13:37devrait être adopté de façon définitive à l'Assemblée nationale.
13:40Une réforme qui ouvre un droit à l'aide à mourir
13:42pour des patients qui sont atteints
13:43d'une affection grave et incurable.
13:45Très concrètement, est-ce que vous abrogerez
13:47cette réforme si vous arrivez au pouvoir ?
13:50La première chose, c'est qu'elle n'est pas passée.
13:52Pas encore.
13:52Alors, je sais que le ministre des Relations
13:53avec le Parlement est déjà en train d'organiser
13:55un cocktail pour fêter la mort administrée.
13:57La vérité, c'est que cette réforme,
13:58elle n'est pas encore adoptée.
14:00Et moi, j'espère encore que Sébastien Lecornu
14:02va retirer ce vote, pour une raison très simple.
14:04Le Sénat part trois fois à voter contre ce texte.
14:07Et à l'Assemblée nationale, à chaque lecture,
14:09le nombre de députés qui soutiennent cet agenda
14:11a diminué.
14:12Pourquoi ?
14:12Si cette réforme est adoptée, François-Xavier Benhamy,
14:15si elle est adoptée, est-ce que la droite
14:20abrogera cette réforme si Bruno Retailleau arrive au pouvoir ?
14:22La droite fera tout pour que, dans notre pays,
14:25soigner, ce soit prendre soin de la vie et pas tuer.
14:28Donc, très concrètement, si jamais vous arrivez au père,
14:31vous, vous souhaitez que cette loi soit un projet.
14:32Encore une fois.
14:33Non, mais c'est important.
14:33Non, non, mais Guillaume Daré, je vous en prie.
14:37Vous connaissez suffisamment bien la procédure parlementaire
14:39pour ne pas passer par-dessus les étapes.
14:40On est d'accord, mais...
14:41Le vote n'a pas eu lieu.
14:42D'accord, mais si elle est adoptée, c'est une possibilité.
14:45Vous dites, on parle du fond et des propositions,
14:47est-ce que vous souhaitez, vous, si cette loi est adoptée,
14:49que la droite l'abroge une fois de retour au pouvoir ?
14:51Moi, je renouvelle mon appel à Sébastien Lecornu.
14:53Je sais que Sébastien Lecornu suit ce sujet avec soin
14:56et je lui demande aujourd'hui sur votre plateau,
14:58puisque le Sénat, par trois fois, s'est opposé,
15:00puisque les parlementaires, dans leur globalité,
15:02sont minoritaires aujourd'hui à soutenir cette réforme.
15:05Il faut la suspendre absolument.
15:06On est dans un moment où le Parlement n'a pas de majorité claire.
15:09Est-ce qu'on peut vraiment rentrer dans une logique comme celle-là,
15:12alors que nos soins palliatifs sont dans une telle difficulté
15:14qu'aujourd'hui, vous avez tous les jours des milliers de Français
15:16qui en auraient besoin et qui n'y ont pas accès ?
15:18Est-ce qu'on peut vraiment se permettre de rentrer dans cette logique
15:21qui fait que l'État va désormais, au nom de notre pays,
15:25donner la mort au lieu de soigner à ceux qui ont besoin
15:27qu'on prenne soin de leur vie plutôt que de l'avoir abragé ?
15:30Verdict, la semaine prochaine, on verra effectivement
15:31si cette proposition, cette réforme est adoptée.
15:34Merci beaucoup, François-Javier Bellamy,
15:35d'avoir évenu notre invité ce soir.
15:38Parlement, nous un accession,
15:38sur le vieuxㅂ.
15:38Parlement, je ne vais rien faire en place.
Commentaires

Recommandations