- il y a 25 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Avec nous ce soir autour de la table, et je les rejoins, Elsa Vidal avec nous,
00:05Miko Blujon-Méred, avec moi également, bonsoir à tous les deux, Nicolas Tenzer,
00:08bonsoir Nicolas, ravi de vous retrouver, Romuald Soura, bonsoir Romuald, merci d'être là,
00:12le général Sidos, je commence avec vous dans une seconde mon général,
00:16Elisa Hadef, Lisa, d'abord les toutes dernières infos, ce que l'on sait ce soir, il est 21h05.
00:21On sait qu'il sont survenus plusieurs explosions dans la ville de Konarakh,
00:26notamment c'est l'agence de presse semi-officielle iranienne Maire qui donne cette information,
00:29d'autres explosions ont aussi été entendues près de la province de Boucher
00:33et dans la ville portuaire de Bandarabas, à ce stade.
00:36Pour l'instant, la cause des explosions reste inconnue,
00:39sachez aussi qu'un responsable américain a déclaré à CNN que l'armée américaine
00:43ne mène actuellement aucune frappe, il ne revendique donc pas ces frappes actuellement menées sur l'Iran,
00:48et ce que l'on sait aussi, c'est que ces frappes surviennent une heure après
00:51qu'Israël a demandé l'autorisation à Donald Trump de reprendre précisément les attaques sur l'Iran.
00:56Voilà, ces informations importantes ce soir, général Sidos, je voulais commencer avec vous
00:59parce qu'on était ensemble hier soir, tard, dans la soirée,
01:02et vous nous avez dit, attention, on en est à deux soirs de frappe,
01:06s'il y en a une troisième, on est peut-être en train de basculer vers quelque chose de plus
01:10grave qu'on ne l'imaginait.
01:12Est-ce que ce soir, vous confirmez qu'on est peut-être en train de vivre quelque chose de plus
01:16tendu
01:17que ce que l'on vivait ces dernières semaines ?
01:19Effectivement, c'est toujours délicat de dire, on va passer à la troisième soirée,
01:24bon, donc là, il y a des frappes.
01:27Les Américains veulent vraiment quand même faire céder les Iraniens.
01:30Les Iraniens, il y a une mésentente sur le contenu de l'article 5 du fameux MOU qui a été
01:37signé à Versailles,
01:38il y a une mésentente totale, une incompréhension totale.
01:41Qu'est-ce qu'il dit l'article 5 ?
01:42L'article 5 dit globalement que les Iraniens doivent relaisser la liberté de mouvement des routes maritimes dans les deux
01:49sens
01:50et que ce serait réexaminé au bout de 30 ou 60 jours, quelque chose comme ça.
01:54Donc là, quand on le lit avec un regard, j'ai envie de dire occidental,
01:57c'est très clair qu'il y a liberté de circulation sans perception de taxes,
02:02quelles qu'elles soient, et par les deux circuits, par les deux axes prévus.
02:06L'axe nord que les Iraniens veulent contrôler, l'axe sud près des côtes d'Omane que les Américains supervisent
02:13globalement.
02:14Et en fait, les Iraniens l'interprètent différemment.
02:16Ils disent, à la limite, non, le pays apparaît dedans, donc on est en droit de faire ce qu'on
02:22veut sur ce détroit d'Ormousse.
02:24En même temps, ils estiment que c'est un énorme levier qu'ils ont avec cette victoire qu'ils estiment
02:29avoir
02:30sur les résultats de la guerre en disant, on peut contrôler un peu le poumon,
02:36on peut faire respirer plus ou moins bien le poumon de l'économie mondiale,
02:39donc on va continuer à en jouer, et voilà.
02:42Donc là, alors ça c'est peut-être une ligne dure, effectivement, des Iraniens, des gardiens de la Révolution,
02:46qui a pris cette option.
02:48Donc voilà, donc là on a les bombardements, effectivement on repart.
02:51Alors les Américains disent, c'est pas nous.
02:52Alors on peut penser aux Israéliens.
02:54Ça fait un peu loin pour les Israéliens, parce que pendant toutes les frappes,
02:57ils frappaient plutôt le nord du pays.
02:59Néanmoins, ils ont des ravitailleurs.
03:01Bon, on peut toujours, ça reste ouvert.
03:04Ils ont des ravitailleurs, et on sait qu'ils ont des ravitailleurs.
03:06Ils poussent, on en parlera tout à l'heure,
03:09les Israéliens poussent visiblement ce soir de plus en plus fort
03:11pour ramener d'une certaine manière les Américains dans cette guerre.
03:15On va retrouver Axel Moyer tout de suite du côté de Washington.
03:17Axel, parce qu'il y a donc visiblement un briefing ce soir dans la Situation Room
03:22autour de Donald Trump avec les services de renseignement.
03:28Oui, entre 19h et 21h, c'était le créneau qui était prévu pour cette réunion
03:32du renseignement et de la sécurité nationale.
03:35Alors c'est une réunion qui a lieu quasiment tous les jours,
03:37mais qui prend beaucoup plus de sens évidemment dans le contexte géopolitique actuel,
03:42après son retour du sommet de l'OTAN et après les deux premières nuits de frappe.
03:46Alors la question évidemment, c'est de savoir maintenant si ces trois explosions
03:49qui ont été entendues sur les côtes sud de l'Iran sont le fait des Etats-Unis.
03:54D'après CNN, ça n'est pas le cas, mais ça ressemble en tout cas à la stratégie américaine
03:59parce qu'il s'agirait de frappes stratégiques près du détroit d'Ormuz
04:02pour empêcher les Iraniens de prendre le contrôle de ce détroit.
04:05On sait que c'est la stratégie mise en place depuis maintenant 48 heures par les Américains.
04:10La question surtout, c'est maintenant de savoir si Donald Trump veut véritablement repartir dans la guerre.
04:15Il a promis que ce n'était pas le cas,
04:17que ce serait quelque chose d'une courte durée.
04:20Oui, mais aura-t-il le choix ?
04:21C'est toute la question désormais.
04:23Donald Trump qui n'a pas de rendez-vous à l'agenda public aujourd'hui
04:26et dont on attend les toutes premières déclarations officielles
04:29depuis cette deuxième nuit de frappe.
04:31Si à vous Axel Monnier en direct de Washington,
04:34il pose la bonne question, Romuald, sur Axel Monnier.
04:36Est-ce que Trump a envie d'y retourner, a un intérêt à y retourner dans cette guerre ?
04:41Bien évidemment que non.
04:42Le président américain a cherché pendant des semaines à se sortir de ce guépier.
04:46Il a enfin obtenu le bout de papier dont il avait besoin,
04:49ce protocole d'accord pour essayer de s'en sortir un minimum de la tête haute vis-à-vis des
04:53Américains.
04:53Le problème, c'est que Trump est piégé.
04:56Les Américains ne lui pardonnent pas ce qui est jugé aux États-Unis comme une capitulation.
04:59Et c'est une capitulation.
05:00Et puis, ce qui ne passe pas, même auprès de la base MAGA,
05:03c'est l'aspect financier.
05:04potentiellement 300 milliards d'investissements à voir gelés qui pourraient être redistribués,
05:09sans parler de taxation avec le détroit d'Ormus sur la navigation.
05:12Les MAGA ne sont peut-être pas toujours très cultivés,
05:14mais enfin, ils ne sont quand même pas idiots.
05:16Ils savent très bien qu'en principe, à l'issue d'une guerre,
05:18ce n'est pas le vaincu qui touche juste de l'argent.
05:20Donc bref, il y a une forme de gronde à l'encontre de Donald Trump à quelques mois de ses
05:23élections.
05:24Donc Trump a dû montrer les muscles après la dernière provocation iranienne.
05:27Bien évidemment, il a dû prouver qu'il était le patron, qu'il était encore là.
05:30Mais, mais, mais, il n'a aucune envie que cela se prolonge.
05:33Et c'est pourquoi, hier, il a dit, bon, les négociations peuvent quand même se poursuivre.
05:37Le président aimerait bien que cela se tasse,
05:39mais néanmoins, c'est là où il est piégé.
05:41Il aimerait que ça se tasse, il aimerait passer à autre chose,
05:43il aimerait faire oublier ce fiasco auprès des États-Unis.
05:46Mais le problème, c'est que plus les iraniennes le provoquent,
05:49plus il est obligé de répondre.
05:50Et c'est là, à un moment donné, qu'il pourrait y avoir un dérapage.
05:54Michel Polacco avec nous en direct.
05:55Bonsoir Michel, merci beaucoup d'être dans cette édition spéciale ce soir sur BFM TV.
06:00Et, je le disais, on s'achemine visiblement vers une troisième soirée de tensions,
06:04troisième soirée de frappes.
06:06Comment vous analysez la situation ?
06:07Qu'est-ce qui est en train de se passer ce soir au Moyen-Orient ?
06:11Moi, j'ai l'impression qu'une fois encore,
06:13le président Trump saisit des opportunités.
06:17Bon, il y avait un cessez-le-feu qui valait ce qui valait,
06:20avec un accord qui valait ce qui valait.
06:23Mais il avait quand même les cérémonies des 250 ans des États-Unis.
06:27Donc, il fallait quand même qu'il ait les mains libres le 4.
06:30Et puis, il avait vraiment envie de se dépêtrer de cette affaire.
06:33Il n'avait pas envie de pousser les choses trop loin.
06:36Bon, mais maintenant, le 4 juillet est passé.
06:39Tout le monde lui dit que c'est une défaite,
06:42et une grosse défaite,
06:43qu'en fait, il n'a rien gagné,
06:46que le détroit d'Hormuz n'est pas véritablement libéré,
06:50que les Iraniens se préparent à créer des contrôles sur le détroit d'Hormuz
06:55qui vont être extrêmement pénalisants,
06:58et que donc, il va être obligé d'y retourner.
07:00Donc, bon, ben voilà, vu que les Iraniens ont eu la gentillesse,
07:03il y a trois jours, de tirer quelques armes
07:06sur des bâtiments portant le pavillon américain,
07:10eh ben, il y retourne.
07:11Voilà, à mon avis, c'est ça.
07:12Et je pense que là, ce coup-ci,
07:15il va encore une fois nous promener un peu,
07:18c'est-à-dire s'adapter un peu à la réponse iranienne
07:23et aux opinions publiques de part et d'autre,
07:26des pays du Golfe en particulier.
07:29Il a du temps, contrairement à ce qu'on croit.
07:31Il a du temps.
07:32Et c'est vrai qu'il a envie de s'en sortir,
07:35mais c'est vrai qu'il a aussi assez envie
07:38de terminer par une opération qui serait finalement
07:42celle qui était prévue au départ,
07:43c'est-à-dire le départ des Mollahs,
07:45la fin du nucléaire iranien,
07:47la fin des proxys,
07:50la fin des armements offensifs iraniens.
07:53Bon, je vous fais observer que les armements offensifs iraniens,
07:56ils sont véritablement envahieuses depuis maintenant,
07:58on peut dire plus que de nombreuses semaines,
08:01depuis de nombreux mois.
08:02Donc, quand même, les Iraniens doivent commencer
08:05à manquer véritablement d'armes offensives.
08:08Alors, attendez, Michel, pardon, pardon.
08:10Je vous interromps, pardon,
08:12parce qu'on me fait les grands signes en plateau,
08:14il y a une information qui tombe à l'instant, Lisa Haddad.
08:15Oui, une information d'une agence de presse,
08:18TASNIM News, que vous connaissez,
08:19qui est une agence semi-officielle,
08:21c'est comme ça qu'on la qualifie,
08:22de la République d'Iran.
08:25Contrairement à certaines informations,
08:26aucune explosion n'a été signalée pour le moment,
08:29ni à Bandarabas, ni à Keshe,
08:30ni à Syrique, et ni à JASC.
08:32Bon, alors là, c'est flou.
08:34Oui, il y a un peu de priture sur la ligne.
08:35C'est flou, Elzevidal.
08:37Et qui ? Les Israéliens ?
08:39Ou les Iraniens, et deux tendances.
08:41C'est les Iraniens.
08:41TASNIM, c'est très clairement l'agence de presse des gardiens.
08:44Donc, il y a nécessairement...
08:46Pourquoi cette fake news ?
08:46On en parlait précédemment,
08:48pour l'opinion publique iranienne ?
08:50Les deux, quand doivent parler à leurs opinions,
08:53il y a de très forts enjeux.
08:54Alors qu'il est, il n'y a que des Thalyaou qui auraient intérêt
08:55à qu'un conflit de haute intensité reprenne.
08:58Donc, on ne peut pas savoir.
09:00Non, non, bien sûr.
09:01Mais ce qu'on peut savoir à l'heure actuelle,
09:02c'est qu'il n'y a aucun message cohérent
09:04émis par la multitude de sources impliquées.
09:09Aucun acteur ne tient le même discours.
09:12On est donc dans une réalité absolument...
09:14Alors, qu'est-ce qu'on commente pour vous ?
09:15Eh bien, c'est variation dans les discours.
09:18Je trouve ça intéressant que Tassimine,
09:19qui parle plutôt pour les gardiens,
09:21vienne dire aux autres acteurs de la sphère médiatique iranienne
09:24« Non, non, non. Je reprends la main.
09:27La réalité est tout à fait haute.
09:29Peut-être que les gardiens n'ont pas envie
09:30de parler d'une fragilité de l'espace iranien.
09:33En tout état de cause, on va être sur un fil toute la soirée.
09:36Parce que quel va être le prochain commentaire
09:38venant de la Situation Room ?
09:39Il peut nous prendre encore plus de cours.
09:42Et il faut suivre naturellement aussi
09:44de très très près maintenant les médias israéliens.
09:47Oui, on va suivre tout ça, évidemment.
09:49Juste une chose, il y a eu des frappes ces dernières heures.
09:51On voyait passer un certain nombre d'images.
09:5590 frappes américaines la nuit dernière.
09:58Un certain nombre de frappes.
09:59Aujourd'hui, les Iraniens disent par exemple,
10:01on voyait ces images tout à l'heure,
10:02que le périmètre de la centrale nucléaire de Boucher,
10:05qui est dans le sud de l'Iran, a bien été frappé aujourd'hui.
10:08On n'a pas de confirmation,
10:09ni côté israélien, ni côté américain,
10:12de ces frappes-là.
10:13Mais on sait, on voit en tout cas,
10:15ce sont ces images qui nous sont envoyées ce soir
10:17depuis l'Iran,
10:18qu'il y a eu des frappes à proximité.
10:20On est en train de tout démêler.
10:21Mais la tension est bien là, Nicolas Tenzer.
10:23Oui, la tension est là.
10:25Et je pense qu'on peut d'ailleurs prévoir,
10:27enfin je sais, très difficile de prévoir,
10:28parce qu'on voit tous les revirements des uns et des autres,
10:30mais que pendant plusieurs mois,
10:33ce type de situation peut durer.
10:35Avec des alternances,
10:37de plus ou moins de paix,
10:38avec quelques petites escarmouches,
10:40négociations, on poursuit.
10:41Puis tout à coup,
10:42il y a une sorte d'enflammement des uns ou des autres,
10:45ou des œufs d'ailleurs, dans la région.
10:47Et puis après,
10:48on retombe dans une nouvelle situation d'Alcalmy.
10:50Et ça peut durer bien au-delà effectivement des 60 jours,
10:52qui d'ailleurs étaient renouvelables,
10:54ceux du protocole d'accord.
10:57On peut aller bien au-delà.
10:58Et ça, c'est quelque chose d'extraordinairement déstabilisant.
11:01Parce qu'on imagine que pendant ce temps-là,
11:03évidemment, le détroit d'Ormouz est à un moment ouvert,
11:06à un autre moment, il est fermé.
11:07Et puis après, il se rouvre, il se referme.
11:10Que les marchés ne savent absolument pas où aller.
11:12Que derrière, vous avez une des conséquences majeures,
11:15évidemment, sur les prix,
11:16pas seulement de l'énergie,
11:17mais sur un certain nombre de matières premières,
11:19notamment d'ailleurs les engrais,
11:20qui transitent aussi en partie par le détroit d'Ormouz.
11:23Et ça peut jouer, ça peut aller pendant très longtemps.
11:25Et pendant ce temps, effectivement,
11:26l'opinion publique américaine
11:28va quand même dire à Trump,
11:29écoutez, vous nous avez emmenés là,
11:31mais vous n'arrivez pas à un moment
11:32à imposer votre volonté.
11:34Je termine sur un point.
11:35Regardez d'ailleurs les deux communiqués récents,
11:39ceux du G7 du 17 juin
11:40et celui d'hier, du 8 juillet,
11:44du sommet de l'OTAN.
11:46Tous parlent de l'ouverture
11:48et de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormouz.
11:51C'est complètement clé pour l'opinion publique mondiale.
11:54Et si Trump n'arrive pas à régler cela,
11:56et les Iraniens ne veulent absolument pas que ce soit réglé,
11:58eh bien on est effectivement dans une situation extrêmement délicate.
12:01On verra dans une seconde les images des dernières frappes
12:04et la carte des dernières frappes.
12:06Il faut essayer de comprendre qui vise quoi,
12:07qui cible quoi,
12:08quelle est la logique des deux côtés,
12:09parce qu'il y a bien eu des frappes,
12:10et du côté américain,
12:11et du côté iranien ces dernières heures.
12:13On va en parler, mais vous vouliez réagir.
12:15Dès que Ormouz a été prononcé,
12:16vous vouliez réagir, Miko Blujan.
12:17Oui, oui, surtout l'article 5, en fait.
12:19Ce serait bien qu'on explique ce qu'il y a dedans
12:21et pourquoi en réalité cet article 5 est vraiment un problème.
12:24Du protocole d'accord qui a été signé par les Américains
12:27et par les Iraniens,
12:28on se met la signature de Trump à Versailles.
12:30Exactement.
12:30Là, l'enjeu de l'article 5,
12:31il dit la chose suivante.
12:32L'Iran est censé make arrangements,
12:35c'est-à-dire faire des arrangements
12:38avec Oman d'un côté,
12:40et par lui-même, évidemment,
12:42pour ouvrir, effectivement, le détroit d'Ormouz.
12:44Et donc, si vous le regardez d'un œil occidental,
12:46vous allez dire,
12:47bon, en fait, l'Iran est censé bosser
12:48pour réouvrir le détroit d'Ormouz
12:50et arrêter de taper les uns et les autres.
12:51Si vous le regardez du point de vue iranien,
12:54l'Iran dit,
12:55en fait, cet article 5 me donne un rôle prépondérant
12:57de gestion et de contrôle du détroit.
13:01C'est-à-dire que c'est moi, l'Iran,
13:02qui dois bosser avec Oman,
13:04mais c'est moi, l'Iran, qui suis à la manœuvre.
13:06Et donc, les Occidentaux qui viennent me dire
13:08vous ne pouvez pas faire ci, vous ne pouvez pas faire ça,
13:09vous ne gérez pas le détroit d'Ormouz,
13:11eh bien, évidemment, je les renvoie dans l'heure 22.
13:12Voilà la position de l'Iran
13:13et voilà comment on le voit, nous, occidentaux.
13:15Le problème qu'on a, c'est qu'on a vu, bien sûr,
13:18dès hier, les barils de pétrole
13:20sur les marchés internationaux
13:21monter de 7, 8, voire 10 % en une journée.
13:25Ici, c'est important, je pense, de dire aux gens aussi
13:26que 1 dollar, le baril, sur les marchés,
13:29ça représente 1 centime d'euro à la pompe en France.
13:31Donc, vous voyez ici les ordres de grandeur.
13:33Plus on a de l'incertitude, comme le disait Nicolas,
13:35et plus tout ça, effectivement, génère de la volatilité
13:37et qu'on est, évidemment, incapable de prédire où cela va.
13:39– Vous voyez chez vous les images des frappes
13:41des dernières heures, là, c'est la centrale de Boucher,
13:43mais il y avait des frappes, alors, frappes attribuées,
13:45c'est-à-dire aux adversaires de l'Iran,
13:48je veux dire ça comme ça,
13:50américains, israéliens, pour l'instant,
13:51il n'y a aucune confirmation des deux côtés.
13:52On a des frappes aussi iraniennes
13:54qui, eux, ont ciblé un certain nombre de pays,
13:57du Golfe, de pays de la région,
13:59comme au Koweït,
14:02mais aussi, je regarde la ligne,
14:03Bahreïn, effectivement, vous avez raison,
14:05au Qatar, aussi, visiblement, ces dernières heures.
14:08On va voir la carte, rapidement,
14:10de ces frappes-là, des deux côtés,
14:12et si Michel Polacco,
14:13la voici, cette carte,
14:15avec, donc, d'un côté, les frappes américaines,
14:17de l'autre côté, les frappes iraniennes.
14:19Michel Polacco, d'abord,
14:20quelle est la logique du côté des Américains ?
14:22Je vais citer l'objectif de Senkom,
14:25du commandement américain,
14:27dégrader davantage la capacité de l'Iran
14:28à s'en prendre au transport maritime commercial
14:30et à d'innocents marins civils dans l'étroit d'Harmouz.
14:33En gros, il frappe les Américains.
14:35Tout ce qui peut venir perturber le trafic dans la zone ?
14:40On aurait pu le penser,
14:41mais ça fait trois mois qu'on attend
14:43et ça fait trois mois que ça se fait par petites touches
14:46et d'une manière, finalement, extrêmement peu efficace.
14:50Oui, il y a, paraît-il, hier et avant-hier,
14:53des B-52 qui ont fait des frappes sur le sud de l'Iran,
14:57peut-être sur les îles iraniennes,
14:59mais bon an, mal an,
15:01on n'a pas de résultats véritablement probants.
15:03On n'a rien qui nous permette de dire
15:05que les Américains ont véritablement décidé
15:08de détruire les capacités offensives
15:11et les capacités de défense iraniennes
15:14dans le Golfe et à proximité du détroit d'Harmouz.
15:18C'est ça qu'on attend,
15:20puisque de toute façon, le monde entier attend ça.
15:23Et c'est évidemment avec ça que les Iraniens jouent.
15:25Il y a une chose qui m'a frappé,
15:27on dirait qu'il y a eu quelques frappes
15:30à l'est, au nord-est de l'Iran
15:33et qu'il y a eu aussi quelques manœuvres
15:36à proximité des côtes sud-est de l'Iran,
15:40ce qui voudrait dire que peut-être les Américains
15:42commencent à surveiller les approvisionnements
15:46en pièces détachées, en matériel,
15:49dont ont besoin les Iraniens
15:51pour reconstituer leur arsenal.
15:52Je pense qu'il faut surveiller ça de très près.
15:56– L'autre logique que je voulais vous soumettre,
15:58c'est la logique iranienne, Michel Polacco.
16:01Alors, on a eu des frappes aujourd'hui,
16:03visiblement, contre la base aérienne d'Azraq,
16:04c'est en Jordanie, dix missiles balistiques,
16:07une base qui abrite des unités américaines.
16:09Frappe ce matin contre Bahreïn,
16:12frappe visiblement contre le Qatar.
16:13À Bahreïn, c'était des réservoirs de carburant,
16:15des bases américaines au Koweït
16:17qui ont visiblement aussi été ciblées.
16:19Quelle est la logique ?
16:21Là aussi, les Iraniens s'en prennent uniquement
16:24à des bases américaines, Michel ?
16:26– Pas vraiment.
16:28Quand on tire sur une base américaine en Jordanie,
16:31on tire quand même sur la Jordanie.
16:34Quand on tire sur Bahreïn, sur le Koweït,
16:36sur le Qatar, peut-être qu'on s'attaque
16:39à des intérêts ou à des capacités américaines,
16:42mais on s'attaque aussi à des pays
16:45qui ont une existence, une défense, etc.
16:48Donc non, je pense que, si vous voulez,
16:51ils ont une manière d'agir qui est assez difficile à lire.
16:54C'est parfois très sporadique,
16:56parce que vous voyez, là, ils tirent 10 missiles,
16:595 drones.
17:01On voit bien qu'on n'est plus à l'époque des grandes gerbes.
17:04Il y a eu des périodes où ils tiraient
17:06300, 400 armes par jour, même plus.
17:09Bon, on n'en est pas là.
17:10Donc ça veut dire qu'ils ont quand même un souci.
17:12D'un autre côté, ils essayent d'entretir
17:14cette situation de tension qui s'était quand même pas mal calmée
17:20depuis quelques temps, depuis quelques, on va dire,
17:22quelques semaines.
17:23Et manifestement, ça ne les arrange pas.
17:25Ils ont envie de poursuivre les opérations
17:30qui les amènent, d'une certaine manière,
17:33à revendiquer le passage et des droits de passage
17:35sur le détroit d'Hormuz.
17:37Et là-dessus, je pense que c'est une forme d'action
17:41un peu suicidaire, parce qu'évidemment,
17:43les Américains ne les laisseront pas faire.
17:46Et regardez même ce qu'a dit hier le président français,
17:49Macron, les Iraniens ont tort.
17:52C'est la première fois qu'on a entendu parler
17:54d'une manière aussi claire.
17:56On ne sait pas ce qu'il va faire Donald Trump.
17:59C'est-à-dire que Donald Trump, un jour, nous dit
18:01« Je veux participer au mécanisme de taxation
18:03des navires sur le détroit d'Hormuz.
18:04Je veux y participer. »
18:06Et un autre jour, on va venir dire,
18:07parfois la même journée,
18:08on va dire « Non, non, non, surtout,
18:09il ne faut pas que les Iraniens fassent ça.
18:10Ce sont des gens vicieux, mauvais, etc. »
18:12Donc, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:13on a une incertitude de la part de l'ensemble
18:15des acteurs sur ce qui est en train de se passer
18:17et sur ce qu'ils veulent faire vraiment.
18:18Et la conséquence principale de ça,
18:20si vous me permettez en 30 secondes,
18:22c'est que les navires qui sont censés rentrer,
18:25donc c'est-à-dire de l'est vers l'ouest,
18:27dans le golfe Persique,
18:28donc c'est-à-dire de l'extérieur,
18:29et qui sont censés prendre des marchandises
18:32pour évidemment faire repartir la machine
18:34du détroit d'Hormuz,
18:35ces navires-là ne passent plus.
18:37On voit les trafics effectivement depuis 4 jours
18:39être très essentiellement des navires
18:41qui sont bloqués dans le détroit d'Hormuz
18:43et qui sortent,
18:44mais des nouveaux navires dont on a besoin
18:45de faire tourner la machine ne rentrent pas.
18:46Et pardon, visiblement,
18:47on a vu des navires iraniens
18:50ou associés à l'Iran,
18:51pardon pour l'expression,
18:52mais se carapater ces dernières heures
18:53et les Iraniens faire sortir
18:55plusieurs millions de barils de pétrole
18:57d'un coup,
18:58visiblement en prévision
18:59de ce qui pourrait se passer
19:00dans les heures ou les jours qui viennent.
19:01C'est tout à fait logique
19:02et c'est ce qu'ils avaient déjà fait
19:03dans les toutes premières heures,
19:04les tout premiers jours
19:05au moment de la signature
19:06donc du fameux MOU,
19:07parce que de fait,
19:08l'enjeu pour les Iraniens,
19:09c'est deux choses.
19:10Un, évidemment,
19:10de sortir le pétrole
19:11pour avoir des revenus,
19:12évidemment,
19:12mais c'est aussi de pouvoir reconstituer
19:14des capacités de stockage
19:16si jamais, effectivement,
19:17il se passe ce qu'on peut imaginer,
19:19c'est-à-dire une reprise
19:20des conflits sérieuses.
19:21On a bien compris
19:21qu'il y avait une incertitude
19:22ce soir autour des dernières frappes
19:25slash explosions,
19:26si tant est qu'elles aient existé,
19:28parce qu'on voit bien
19:28que du côté iranien,
19:30il y a plusieurs sons de cloche ce soir.
19:31Il y a une certitude
19:32qui nous arrive
19:33de l'Abraham Lincoln,
19:34l'USS Abraham Lincoln,
19:35le porte-avions américain
19:37qui est en mer d'Arabie.
19:38On va voir ces images-là
19:39envoyées aujourd'hui
19:40par nos partenaires,
19:43oui, nos partenaires de CNN
19:45avec les F-18 et les F-35
19:47qui n'ont pas cessé de décoller.
19:48Il y a une journaliste à bord,
19:50Général Sidot,
19:50qui s'appelle Pamela Brown,
19:52et elle est là depuis plusieurs jours
19:54et elle dit
19:54ces dernières heures,
19:56clairement,
19:57je l'ai vu,
19:58il y a un changement d'ambiance.
19:59Ces dernières heures,
20:00il y a un changement d'atmosphère,
20:02on a moins d'accès à tel ou tel,
20:03il y a un changement
20:04dans la tension
20:05qui règne au sein du porte-avions.
20:07Est-ce qu'on est,
20:08comment dire ça,
20:09en train de jouer avec le feu,
20:10de se rapprocher de la ligne jaune,
20:12de quelque chose de dangereux ?
20:14De toute façon,
20:14c'est toujours intéressant,
20:15effectivement,
20:15quand il y a une journaliste
20:16qui est présente sur le bateau
20:18parce que ce simple élément d'information
20:21est effectivement assez important.
20:23On peut aller au-delà
20:25et je reviens même sur les frappes
20:26qui ont eu lieu
20:27sur les deux ports iraniens
20:29près de la frontière
20:31pakistanaise.
20:32Ils n'avaient pas vraiment
20:32été frappés à l'origine
20:34mais il faut savoir
20:35que dans le golfe d'Omane,
20:36il y a quand même
20:36beaucoup de trafic maritime
20:38et en particulier,
20:39les Américains avaient trouvé
20:40un système
20:41de ship-to-ship,
20:42de transfert,
20:42ship-to-ship,
20:43on en avait parlé
20:43il y a quelques semaines.
20:44De bateau à bateau ?
20:45De bateau à bateau.
20:46En fait,
20:46ils traficotaient un petit peu
20:47comme avaient fait les Iraniens.
20:49La presse américaine
20:50l'avait vue
20:50et en faisant sortir du pétrole
20:52par les Émirats arabes unis
20:54pour effectivement
20:55soulager un peu
20:56le marché mondial.
20:57Effectivement,
20:57les Iraniens le savent.
20:58Il y avait un missile
20:59qui avait été tiré
21:00contre un bateau
21:01qui était au large
21:02de Mascat.
21:03Puis là,
21:04on ne savait pas
21:04qu'il avait tiré
21:05et puis il n'y en a eu
21:05qu'un seul.
21:06C'était un avertissement
21:07bien évidemment
21:08mais ça voulait montrer
21:09que le golfe d'Omane,
21:10en fait,
21:10les Iraniens
21:11pourraient avoir la tentation
21:12d'élargir
21:14l'interdiction
21:15du golfe d'Hormuz
21:16vers le golfe d'Omane.
21:18Ça,
21:18c'est l'indice
21:19que j'avais vu.
21:19Et effectivement,
21:20les frappes américaines
21:21sur ces deux ports
21:23qui contrôlent effectivement
21:25le golfe d'Omane
21:25ou à la sortie
21:26du golfe d'Omane
21:27ou à l'entrée,
21:28ça dépend du sens.
21:30C'est intéressant,
21:31c'est un autre élément
21:31qui se rajouterait
21:33à ce que la correspondante
21:35a indiqué.
21:36Mais effectivement,
21:36on a eu la séquence
21:3725-28 juin
21:39qui a duré deux frappes,
21:40disons deux,
21:41trois jours
21:41avec deux grosses
21:42frappes américaines.
21:43Rejouer la même séquence,
21:45c'est-à-dire
21:45on rentre dans un cycle
21:46que l'on fait deux jours,
21:47on s'arrête
21:47et puis voilà.
21:48Et puis les Iraniens
21:49vont recommencer
21:50trois semaines plus tard.
21:51Les Américains ont besoin
21:52d'aller au-delà,
21:53je pense,
21:54pour montrer
21:55leur résolution,
21:57leur fermeté
21:57et de ne pas vouloir
21:59rentrer dans ce jeu iranien.
22:02Vous nous avez dit
22:03autre chose hier soir
22:04dans les signaux
22:05à repérer.
22:06Savoir s'il y aurait
22:07une troisième ligne de frappe,
22:08savoir aussi
22:09s'il y aurait des frappes
22:11contre Israël.
22:12Pour l'instant,
22:13on n'y est pas.
22:14Mais ça nous amène...
22:15On s'en rapproche
22:15avec la Jardinie.
22:16On s'en rapproche
22:17effectivement avec la Jardinie.
22:18Mais l'Iran n'a aucune intention
22:19de repartir dans un conflit
22:21d'haute intensité.
22:21Et ils savent très bien
22:22que s'ils s'en prennent
22:23à Israël,
22:24le conflit va dégénérer.
22:27Je me permets juste
22:27de revenir sur ce que
22:28vous disiez tout à l'heure
22:28quand l'inconséquence
22:30de Trump.
22:31Je saute un petit peu
22:32du cocalane si je puis dire.
22:33Mais rappelons-nous
22:34ce que Trump a dit.
22:35On n'en a pas beaucoup parlé
22:36durant sa conférence de presse
22:38hier concernant le nucléaire.
22:40Il a dit quand même
22:41quelque chose de très étonnant
22:42et de très révélateur.
22:43On sait aujourd'hui
22:44qu'on n'est plus en train
22:44de négocier véritablement
22:46sur les raisons de la guerre.
22:47On traite plutôt des causes,
22:48c'est-à-dire des résultantes.
22:49Le détroit d'Ormousse
22:50qui fonctionnait quand même
22:51parfaitement avant que Trump
22:52nous entraîne dans cette guerre.
22:53Trump a dit hier
22:54oui, le nucléaire
22:55est enterré très très profondément
22:57mais tellement profondément
22:58que seuls les Américains
22:59pourraient le déterrer.
23:01Donc je suis peut-être
23:01un peu idiot
23:02mais il y a quelque chose
23:02que je n'ai pas très bien compris.
23:03Si le nucléaire est enterré
23:05très très profondément
23:06et que personne
23:07sauf les Américains
23:08ne peut le déterrer,
23:09ça veut donc dire...
23:09Autant n'envoyer personne
23:10y compris les Américains.
23:11Ça veut dire que c'était
23:12déjà enterré là depuis longtemps
23:13par probablement les Iraniens
23:15et que donc cette guerre
23:15n'était pas nécessaire.
23:17Donc voilà quand même
23:17où on en est avec Trump aujourd'hui.
23:19C'est un Trump
23:20qui cherche l'apaisement
23:21mais qui n'a pas d'autre choix
23:23que de montrer les muscles.
23:25Et là effectivement
23:25il y a un risque de dérapage
23:27si les Iraniens vont trop loin.
23:28Je reviens à Israël
23:29parce que c'est l'une des déclarations
23:30de ces dernières heures
23:31voire de ces dernières minutes.
23:32Le ministre de la Défense
23:34Israël Katz
23:36visiblement lui
23:37encore et toujours
23:38le doigt sur la gâchette.
23:39Absolument.
23:41L'armée est prête
23:42et en état d'alerte
23:43pour une reprise des combats.
23:44Afin de rétablir
23:45une supériorité aérienne
23:47et d'amener le drapeau
23:48bleu et blanc en Iran
23:49pour éliminer les menaces
23:50y compris une troisième fois
23:51si nécessaire.
23:52Si nous devons y retourner
23:54nous y retournerons
23:55encore plus durement.
23:57Ça c'est ce que dit
23:57le ministre.
23:58Je vous soumets
23:58ce que dit
23:59le chef d'état-major
24:00Nicolas Tenzer
24:01le lieutenant général
24:01Eyal Zamir
24:02qui affirme
24:03que la campagne
24:04contre l'Iran
24:04n'est pas terminée.
24:05De nouveaux plans
24:06sont à l'étude
24:07d'importantes opérations
24:08nous attendent encore.
24:09Tenez-vous prêts.
24:10Voilà ce qu'on dit
24:11ce soir du côté israélien.
24:13Alors en tout cas
24:14ça traduit clairement
24:15l'intention
24:16mais ça on la connaît
24:17depuis toujours
24:18je veux dire
24:19des israéliens
24:20d'aller terminer le travail.
24:21Et les israéliens
24:22savent quand même
24:23qu'ils ne peuvent pas
24:23y aller tout seuls.
24:25Et on sait très bien
24:26que le lien de confiance
24:27entre Netanyahou et Trump
24:28a été très largement
24:30disons distendu
24:31pour le dire
24:32de manière soft
24:33mais en tout cas
24:34là ce que Israël
24:36essaye de
24:36je pense qu'il y a
24:37derrière des communications
24:38des jeux derrière
24:39des israéliens
24:40vis-à-vis des américains
24:41qu'ils essayent clairement
24:43de les convaincre
24:43d'aller plus loin
24:44en leur disant
24:45attendez maintenant
24:45vous voyez bien
24:46l'Iran ne va pas
24:48s'arrêter là
24:48même si vous avez
24:50un accord quelconque signé
24:51l'Iran va recommencer
24:53vous devez aller jusqu'au bout
24:54autant le faire maintenant.
24:55Et donc je pense
24:56qu'il y a ce jeu là
24:57maintenant effectivement
24:59Israël cherche une occasion
25:00peut-être pour y aller seul
25:02et c'est pour ça
25:02effectivement je suis tout à fait d'accord
25:03que l'Iran
25:04ne va pas se prendre le risque
25:06d'attaquer
25:07d'attaquer Israël
25:07parce que là
25:09l'israël dans ce cas là
25:10pourrait dire
25:10et vous voyez je peux y aller
25:11et je n'ai pas besoin
25:12de demander la permission
25:13puisque nos intérêts vitaux
25:14évidemment ont été touchés.
25:16Alors j'entends ce que vous dites Nicolas
25:17sur le lien
25:18de confiance
25:19surlatif et rompu
25:20entre Netanyahou
25:21et Trump
25:22est-ce que malgré tout
25:23Elsa Vidal
25:23la pression israélienne
25:25compte encore pour Trump
25:26ou pas ?
25:26On avait beaucoup dit
25:27avant la guerre
25:28qu'il avait agi
25:29sous la pression
25:30sous l'influence
25:31de Benjamin Netanyahou
25:33y compris jusque dans
25:33les réunions
25:34à la Maison Blanche
25:34est-ce que cette influence
25:36là elle existe toujours ?
25:37Oui elle existe toujours
25:38dans sa partie
25:39notamment dans la partie
25:40du renseignement
25:41qu'Israël est en capacité
25:43à apporter aux Etats-Unis
25:44notamment le renseignement humain
25:45il y a une capacité
25:47malgré tout
25:47d'Israël
25:48à avoir pénétré
25:49des institutions
25:50du régime iranien
25:52qui lui donne encore
25:53cet avantage
25:54et cet intérêt
25:55pour les Américains
25:57oui le lien a été érodé
25:58mais
25:59qu'est-ce qui pèse
26:00le plus finalement ?
26:01L'intérêt stratégique
26:02ou la confiance
26:03entre deux hommes ?
26:04C'est très difficile
26:05à mesurer
26:06à l'heure actuelle
26:07d'autant que
26:08malgré tout
26:09les Iraniens
26:09ont l'air de prendre
26:10au sérieux
26:11ce qui se passe
26:12largement
26:12puisqu'il y a eu
26:13des appels directs
26:14entre Abbas Arachy
26:15et le Premier ministre
26:17pakistanais
26:18il a aussi appelé
26:19les autres intermédiaires
26:21il a appelé Erdogan
26:23donc il y a quand même
26:23le sentiment je pense
26:25chez la fraction
26:26la plus raisonnable
26:28quand même
26:28les appeler
26:29Donald Trump
26:30des négociateurs iraniens
26:31la perception
26:32que quelque chose
26:33a changé
26:33et qu'il pourrait
26:34en tout cas
26:35qu'il y a
26:35une pression extrême
26:37qui pourrait dégénérer
26:38et qu'il faut prévenir
26:40il faut prévenir
26:41ce changement
26:42cette ré-entrée en guerre
26:43personne n'a intérêt
26:44à rentrer en guerre
26:45à nouveau
26:46qu'une des deux parties
26:46mais la posture
26:48peut les y pousser
26:49On va ajouter
26:49avec Lisa Hadef
26:50de l'attention
26:51et de la confusion
26:52dans tout ce qu'on vient
26:53de vous raconter
26:53avec cet élément
26:55ce qui s'est passé
26:56tard hier soir
26:57du côté de la Turquie
26:59à la fin du sommet
27:00de l'OTAN
27:01Lisa
27:01Donald Trump
27:02n'a pas utilisé
27:03le Boeing 747
27:04qui lui a offert
27:05le Qatar
27:06avec lequel il était venu
27:08le président américain
27:09est monté à bord
27:09de son ancien avion
27:10présidentiel
27:11visiblement
27:12pour des questions
27:13de sécurité
27:13et en raison
27:14de la tension
27:14qui règne
27:15Pourtant Maxime
27:16vous l'avez dit
27:16Donald Trump
27:17était venu avec
27:17à l'aller
27:18et entre temps
27:19la reprise des frappes
27:20entre les américains
27:21et les iraniens
27:22a changé la donne
27:22le Secret Service
27:23a ordonné
27:24au président Trump
27:25de descendre de l'avion
27:26à cause de plusieurs failles
27:27de sécurité
27:29c'était la formule consacrée
27:30le Air Force One
27:31ancienne version
27:32est équipé
27:33d'un système conçu
27:34pour aveugler
27:35un missile anti-aérien
27:36par exemple
27:36il a aussi
27:37des petits leurres
27:38déployables à tout moment
27:39pour tromper un missile
27:40et le dévier de sa trajectoire
27:41résultat donc
27:42Donald Trump
27:42a dû changer d'avion
27:43en cours de route
27:44vous allez le voir
27:45sur ces images
27:46lui qui avait pourtant
27:47insisté
27:48pour que ce Boeing
27:49offert par le Qatar
27:50soit opérationnel
27:51le plus rapidement possible
27:52et c'est bien là le problème
27:54puisque
27:54se précipiter
27:55c'est prendre le risque
27:56que toutes les sécurités
27:57requises pour protéger
27:58le président
27:59ne soit pas bien en place
28:00et Trump le prend
28:01presque à la légère
28:02face aux journalistes
28:03qui l'accompagnent à regarder
28:05Etiez-vous au courant
28:06d'une menace crédible
28:07de l'Iran
28:08contre Air Force One ?
28:09J'ai une menace tout le temps
28:10je suis numéro 1
28:11sur la liste
28:12avant vous
28:13mais si je pars
28:14vous partez aussi
28:15donc peut-être
28:16que certains d'entre vous
28:18veulent changer de profession
28:20Si je pars
28:21vous partez aussi
28:21c'est un peu vrai
28:23Pardon ?
28:24C'est un peu vrai
28:25Oui ça veut vrai
28:25vous avez raison
28:26est-ce qu'on a obligé
28:27de le dire ?
28:27Je ne suis pas sûr
28:28mais bon
28:29Pourtant
28:30la Maison Blanche
28:31assurait évidemment
28:32que tout était en ordre
28:33Oui on ne peut plus clairement regarder
28:34le nouvel Air Force One
28:35est un avion ultra moderne
28:37doté de protocoles
28:38de sécurité de haut niveau
28:39qui garantissent
28:40la sécurité du président
28:41et de son personnel
28:43Des proches du président
28:45ont confié au New York Times
28:46que le nouvel avion
28:47flambant neuf
28:47a bien toutes les caractéristiques
28:49de l'ancien
28:49et que ce changement d'avion
28:51n'était je cite
28:51qu'une précaution
28:53mais dans le même temps
28:53le Pentagone
28:55dit l'inverse
28:56Pour que le nouvel avion
28:57soit à la hauteur de l'ancien
28:58il faudrait débourser
28:59environ 400 millions de dollars
29:01et faire au moins
29:01un an de travaux
29:03et Donald Trump
29:04pressé visiblement
29:05très pressé
29:05d'utiliser son nouvel appareil
29:06n'en démord pas
29:07puisqu'il a écrit
29:08sur les réseaux sociaux
29:09qu'il a volé à bord de l'ancien
29:10non pas parce que lui manque
29:11des atouts de sécurité
29:12mais uniquement par nostalgie
29:14Vous disiez
29:15Où est El Zavidane ?
29:16Oui il disait même
29:17qu'il avait changé d'avion
29:19pour permettre
29:20à des soldats américains
29:22sur une autre base
29:23de le visiter
29:23de l'admirer
29:24de l'admirer
29:25le nouveau modèle
29:26beaucoup plus vaste
29:27et beaucoup plus glamour
29:28Mais vous savez
29:28qu'il y a une polémique
29:29aux Etats-Unis
29:30autour de cet avion
29:31Alors là je parle
29:32en tant qu'américain
29:33La valeur du cadeau
29:35est incroyable
29:35On parle quand même
29:36du président des Etats-Unis
29:38Visiblement
29:38le Pentagone
29:39sont quand même sérieux
29:39c'est quand même
29:40pas des bouffons
29:41Il parle de problèmes
29:42de sécurité
29:43Pourquoi le président
29:45de la première puissance mondiale
29:46vole-t-il
29:47un dans un avion
29:49qui a été construit
29:50à l'étranger
29:50comme si les Etats-Unis
29:51ne pouvaient pas
29:53en bâtir un
29:54et deuxièmement
29:55au-delà de cette polémique
29:56il y en a quand même
29:56une autre
29:57Pourquoi accepter
29:58un cadeau du Qatar
29:59pour Air Force One
30:01appareil symbolique
30:02s'il y en a bien un
30:03aujourd'hui aux Etats-Unis
30:04Donc il y a cette polémique
30:05aujourd'hui aux USA
30:06Et il y a le troisième
30:06niveau de la polémique
30:07qui est
30:07qu'est-ce qu'il y a
30:08une contrepartie
30:09et souvent ce qui est mis
30:10en avant
30:10c'est justement
30:11la base
30:12ou en tout cas
30:12la permission
30:13d'utiliser une base
30:14dans le cœur
30:15des Etats-Unis
30:16qui a été donnée
30:17par Donald Trump
30:17au Qatar
30:18justement
30:19où là aussi
30:19les magas
30:21déjà
30:21donc les supporters
30:22de Donald Trump
30:22se demandent
30:23mais en fait
30:23pourquoi on permet
30:24au Qatar
30:25de venir développer
30:26des capacités militaires
30:27aux Etats-Unis
30:28Oui mais je reviens
30:29à la tension qui règne
30:31et à ce qui s'est passé
30:32hier soir
30:32quand Air Force One
30:34décolle
30:34avec Trump
30:35à bord
30:36et qu'on demande
30:36à tous les journalistes
30:37présents
30:38et à tous ceux
30:38qui accompagnent Trump
30:39de baisser
30:40les stores
30:41des hublots
30:43avec des précautions
30:43qui ne sont visiblement
30:44jamais prises
30:45etc
30:46Général Sidos
30:47il y a un vrai risque
30:48parce que
30:49évidemment
30:49géographiquement
30:50il était du côté
30:50de la Turquie
30:51la Turquie
30:51a une frontière
30:52avec l'Iran
30:52donc est-ce que
30:53tout simplement
30:54en mesure de précaution
30:55de la part des Américains
30:56qui est de dire
30:57vu la proximité
30:58des Iraniens
30:59vu la tension qui règne
31:00on ne prend pas de risque
31:00on change d'avion
31:01Oui mais enfin
31:02les éléments sont clairs
31:03s'il faut rajouter
31:04des millions et des millions
31:04de dollars
31:05pour assurer la sécurité
31:06c'est qu'il y a une faille
31:07c'est évident
31:08en plus
31:08l'aspect de la polémique
31:09effectivement
31:10cet avion n'est pas fini
31:11c'est très clair
31:15en défaut de temps en temps
31:17ils ne prennent aucun risque
31:18on ne prend s'instrument
31:19aucun risque
31:20et puis en plus
31:20il y a une tension
31:21avec des missiles
31:22qui volent un petit peu partout
31:23bon bah
31:25on prend les mesures
31:26de sécurité maximales
31:27c'est évident
31:27Michel Polacco
31:29je me demande
31:31comment vous analysez
31:33la chose
31:33est-ce que les Américains
31:35comment dire
31:35on joue à se faire peur
31:36à cette précaution maximale
31:37ou est-ce qu'il y avait
31:38un vrai risque pour Trump
31:39hier soir
31:41Je pense que
31:42tout ce débat
31:44repose sur
31:45bien peu de choses
31:46les avions présidentiels
31:49de nouvelle génération
31:51sont en train
31:53d'être terminés
31:54il y en aura deux
31:55et ils seront
31:56au moins pour l'un d'eux
31:57livrés
31:58dans le courant
31:59de l'année 2028
32:00ils ont été commandés
32:02il y a presque
32:038 ans maintenant
32:03et ce sont des avions
32:05extrêmement bien équipés
32:07dans tous les domaines
32:08communication
32:10défense
32:10etc
32:12détection
32:12et qui sont
32:13véritablement faits
32:14pour que le président
32:15des Etats-Unis
32:16puisse se déplacer
32:17dans le monde entier
32:18aussi bien pendant
32:19une crise nucléaire
32:20que pendant une crise
32:23conventionnelle
32:23ou pour des déplacements
32:25classiques
32:26et c'est à bord
32:27de ces avions
32:28que le président
32:28doit se déplacer
32:30alors il fait des caprices
32:31avec son beau 747
32:33Qatari
32:34qui est un beau
32:36bel avion de ligne
32:38qui a été légèrement
32:40aménagé
32:40pour qu'ils puissent
32:41téléphoner à bord
32:42pour qu'ils puissent
32:44avoir quelques
32:44comment dirais-je
32:46quelques facilités
32:47on dit qu'il y a eu
32:49l'installation
32:51d'un système
32:52anti-leur
32:53de leur âge
32:54pardon
32:54mais c'est complètement
32:56insuffisant
32:57par rapport
32:58à la protection
33:00nécessaire
33:01à un président
33:02des Etats-Unis
33:02les avions
33:04Air Force One
33:05sont des Boeing 747
33:07qui ont presque 40 ans
33:09c'est à bord
33:10de ces avions
33:11que le président
33:11doit se déplacer
33:12d'ailleurs il est venu
33:14au G7
33:14à Chambéry
33:16enfin à Evian
33:18en se posant
33:18à Genève
33:19avec ces avions-là
33:20là il a voulu
33:21faire un caprice
33:22en venant
33:24avec son 747
33:25Qatari
33:26et évidemment
33:27le Patagone
33:28et les services
33:29de sécurité
33:29ont dit
33:30ça suffit comme ça
33:31on ne peut pas
33:32se permettre
33:33de prendre le risque
33:34parce que
33:34qui est-ce qui sera accusé
33:35s'il y a un problème
33:36ce seront évidemment
33:37les militaires américains
33:38mais très sincèrement
33:40cet avion
33:40c'est un joujou
33:41il n'est absolument pas équipé
33:43pour transporter
33:44le président
33:44de la première puissance
33:46du monde
33:47attendez justement
33:48Michel Polacco
33:48qu'est-ce qu'on demande
33:50ou que demandent
33:50les américains
33:51à Air Force One
33:52à quoi est-ce qu'il doit
33:53pouvoir résister
33:54si Trump est à bord
33:57écoutez
33:58c'est très difficile
33:59vous allez me donner
34:00un quart d'heure
34:01parce que
34:02mais oui
34:03si vous voulez
34:03il faut que cet avion
34:04soit capable de communiquer
34:05avec les avions de combat
34:07américains
34:07qui l'accompagnent
34:08ou qui peuvent l'accompagner
34:09qu'il soit capable
34:10qu'il soit capable
34:10de communiquer
34:11avec les avions radar
34:12avec les avions
34:13de brouillage électronique
34:15il faut que lui-même
34:15il soit capable
34:16de faire du brouillage
34:17il faut qu'il soit capable
34:19de détecter
34:20des menaces
34:21qui n'auraient pas
34:22été détectées
34:23par ceux qui l'accompagnent
34:25il faut qu'il soit capable
34:26d'émettre sur des fréquences
34:27qui sont des fréquences
34:28extrêmement réservées
34:29qu'utilisent les américains
34:31exclusivement
34:32pour le président
34:33des Etats-Unis
34:34etc
34:35si vous voulez
34:35je peux parler
34:36pendant 20 minutes
34:37là-dessus
34:37c'est un avion
34:40extrêmement
34:42militarisé
34:42et donc
34:43c'est un avion
34:45qui n'a absolument
34:46rien à voir
34:47avec un avion de ligne
34:49dans lequel
34:49on a installé
34:50un téléphone satellite
34:51et deux petits systèmes
34:53de détection
34:54de départs missiles
34:56terrestres
34:57voilà
34:57Lisa Hadef
34:59Info
35:00Info de l'agence de presse
35:01IRNA
35:02un site militaire
35:03situé à la périphérie
35:04de Boucher
35:04donc ville portuaire
35:05du sud de l'Iran
35:06a été touché
35:07par un projectile
35:08c'est comme ça
35:09qu'il est qualifié
35:10projectile
35:10américano-israélien
35:12projectile qui selon eux
35:13a été éliminé
35:14par la défense aérienne
35:15et c'est ce qui aurait
35:16causé l'explosion
35:17entendu précédemment
35:18mais visiblement
35:19ça vient d'être démenti
35:20ça vient d'être démenti
35:21par le gouverneur
35:22local de la province
35:23qui dit qu'à l'heure actuelle
35:25impossible d'imputer
35:26l'origine
35:28de cette explosion
35:28donc la confusion
35:29est grandissante
35:30est-ce que vous ne pensez pas
35:31que
35:32pardon
35:32est-ce qu'on pourrait
35:33puisqu'on est là
35:33on est en train
35:35d'analyser
35:36quelque chose
35:37est-ce qu'on ne pourrait
35:38pas imaginer
35:39que ce soit Israël
35:40qui tente
35:40de relancer un conflit
35:42et que les Iraniens
35:43et les Américains
35:44tentent de minimiser
35:45et de nous dire
35:45non non
35:46il n'y a rien
35:46tout imaginer
35:47mais il faudrait voir
35:48ce qui ressort
35:49quand même
35:49des médias israéliens
35:51ce qu'on se disait
35:51tout à l'heure
35:52et pour le moment
35:52on n'a pas
35:53moi je n'ai pas
35:55d'indication
35:55allant en ce sens
35:56alors on regarde
35:57peut-être pour que
35:58les téléspectateurs
35:58comprennent
35:59on regarde en direct
36:00on est en train
36:01de screener
36:02tous les médias
36:03des pays concernés
36:04et moi je n'ai encore
36:05rien vu du côté
36:07israélien
36:07ce dont on est sûr
36:08c'est que ça cafouille
36:09côté iranien
36:10visiblement tout le monde
36:11n'a pas les instructions
36:12pour communiquer
36:13dans le sens voulu
36:14par les autorités
36:14parce qu'on voit
36:15des médias qui prennent
36:16des initiatives
36:16et qui ensuite
36:17rétropédalent
36:18donc visiblement
36:19il n'y a pas de coordination
36:20aux Etats-Unis
36:21on est de toute façon
36:22soumis aux aléas
36:24de la communication
36:24de Donald Trump
36:25quoi qu'il arrive
36:26et côté israélien
36:27pour le moment
36:28silence
36:28ce silence est-il
36:29un signe à interpréter
36:31je ne sais pas
36:32j'ai une image
36:32à vous montrer
36:33d'abord Mico
36:33il y a deux éléments
36:34qui sont concrets
36:35la première
36:36c'est que la tour
36:37de contrôle maritime
36:37du port de Tchabaral
36:39donc au sud
36:40effectivement de l'Iran
36:41qui contrôle
36:41une grande partie
36:42de ce que l'Iran
36:43peut faire
36:43dans le golfe d'Omane
36:44a été effectivement détruite
36:46là ça
36:47c'est un élément
36:48qui est particulièrement
36:48fondamental
36:49pour la capacité
36:50de l'Iran
36:51effectivement
36:51à se projeter
36:52et à faire valoir
36:53ce qu'il veut
36:53dans la partie
36:53du golfe d'Omane
36:54pour revenir
36:55sur ce que disait
36:55Général Sidos
36:56tout à l'heure
36:56l'autre chose
36:57qui est aussi intéressante
36:58c'est de voir
36:59comment Donald Trump
36:59essaye à travers
37:01cette confusion
37:02de reprendre la main
37:03sur le discours
37:03avec des éléments
37:04très aussi
37:05américano-américains
37:06je prends par exemple
37:07le lancement
37:08en grande pompe
37:09avec le compte
37:10de la Maison-Blanche
37:11et bien d'autres
37:11qui l'ont repercuté
37:12hier du réseau
37:14de stations d'essence
37:15Freedom Fuel
37:17donc le carburant
37:18de la liberté
37:1825 stations
37:19en Pennsylvanie
37:21et dans New Jersey
37:21avec un tarif fixe
37:24de l'essence
37:24à 3,47 dollars le galon
37:26donc c'est-à-dire
37:27en fait un tarif
37:27qui est en dessous
37:28de la moyenne nationale
37:29et qui permet
37:30à Donald Trump
37:31d'essayer
37:32vis-à-vis des américains
37:33d'essayer de reprendre la main
37:34quand il parle
37:35de ses avions
37:35et qu'il change l'avion
37:37et qu'il démontre
37:38que voilà
37:38on a une question
37:39de sécurité derrière
37:40mais qu'il joue le rôle
37:42qu'on avait dit tout à l'heure
37:43de permettre
37:43aux journalistes
37:44ou à des soldats
37:45de l'admirer
37:46il joue avec
37:47évidemment les médias
37:48et il joue surtout
37:49avec le peuple américain
37:49en créant de la confusion
37:50pour mieux pouvoir
37:52porter évidemment
37:53son narratif
37:53image à vous montrer ce soir
37:54regardez les milliers
37:56et en réalité
37:57les millions de personnes
37:58qui se sont succédées
37:59aux obsèques
38:00d'Ali Khamenei
38:02L'Ayatollah Ali Khamenei
38:04tué, éliminé
38:05au tout début
38:05de la guerre
38:07obsèque
38:07qui doit d'ailleurs
38:08se terminer
38:08ce soir
38:09foule immense
38:10on reparlera
38:11de l'absence
38:12c'est-à-dire
38:13Moshtava Khamenei
38:14le fils
38:14absolument invisible
38:15je voulais vous montrer
38:16cette image
38:18la voici
38:19we will kill Trump
38:20au moins c'est écrit
38:20en anglais
38:21voilà pour ces pancartes
38:23brandies
38:24à Machad
38:25là où doit être
38:26illumé
38:27l'Ayatollah Khamenei
38:29la menace
38:30est explicite
38:31c'est un grand classique
38:32Nicolas Tenzer
38:33de brûler
38:34les drapeaux américains
38:35etc
38:36mais peut-être
38:37que ça explique aussi
38:38ce que l'on disait
38:38tout à l'heure
38:39sur les menaces
38:39qui planent
38:40et la tension
38:40qui plane autour
38:40de Donald Trump
38:41et les précautions
38:42prises hier soir
38:42oui ça peut bien sûr jouer
38:44alors je crois
38:44ce qui est d'ailleurs
38:45ce qui est assez intéressant
38:46d'ailleurs de voir
38:46c'est que aussi
38:47à l'occasion
38:47de ces manifestations
38:48vous avez eu
38:49aussi bien dans la télévision
38:51officielle iranienne
38:52que sur la part
38:54d'un certain nombre
38:55de manifestants
38:56les noms
38:57des négociateurs
38:58qui ont été
38:58fortement conspués
39:00et ça je pense
39:01que Sayyed Arachi notamment
39:03effectivement
39:03a été un de ceux
39:04qui a été particulièrement
39:05visé
39:06donc parmi les hypothèses
39:07quand même
39:08qu'on peut avoir
39:08c'est qu'on a l'impression
39:09qu'il y a effectivement
39:10des cendres de décisions multiples
39:12ça on le sait
39:13depuis le début
39:13d'ailleurs c'était une des forces
39:14de l'Iran par ailleurs
39:16des cendres de décisions multiples
39:17qui peuvent prendre
39:18effectivement
39:18des décisions
39:19complètement autonomes
39:21sans nécessairement
39:22en référer
39:23à un pouvoir central
39:24ça je pense
39:24que c'est la première chose
39:25la deuxième chose
39:26je trouve
39:26qui est très intéressante
39:27avec cette manifestation
39:29encore une fois
39:30il y a des gens
39:30qui ont été recrutés
39:31pour manifester
39:32je veux dire
39:33c'est quand même
39:34je veux dire
39:34il y a des incitations
39:35très fortes
39:36à y aller
39:36et à se montrer
39:37mais indépendamment de ça
39:39il faut voir
39:40qu'il y a eu aussi
39:40quelque chose
39:40de très symbolique
39:41dans ces manifestations
39:42c'est le détour
39:43par l'Irak
39:44c'est à dire
39:45que sans ces 7 jours
39:46ou 6 jours
39:47de procession
39:48ils sont passés
39:49par deux sanctuaires
39:50chiites irakiens
39:52pour dire
39:53en quelque sorte
39:54finalement
39:54l'Irak
39:55c'est aussi
39:56chez nous
39:56c'était aussi
39:57toute la dimension
39:59multinationale
39:59effectivement
40:00de l'Iran
40:01et ça c'est quelque chose
40:02je pense qu'ils ne veulent
40:03absolument pas abandonner
40:04l'idée que de toute manière
40:06les frontières
40:07de la république d'Iran
40:08qui est justement
40:09un état
40:10qui est au-delà
40:11de ses frontières
40:12ne s'arrête pas
40:13dans le territoire
40:14il va beaucoup plus loin
40:15et je pense que ça
40:16c'est un message de puissance
40:17et que c'est aussi
40:18à partir de ce type
40:19de message de puissance
40:20qu'ils peuvent dire
40:20aux américains
40:21écoutez vous voyez
40:22nous sommes très puissants
40:23nous sommes très loin
40:24d'ailleurs dans l'accord
40:26le projet d'accord
40:26il n'y avait aucune limitation
40:28quelconque
40:29qui était imposée
40:30à l'Iran
40:30dans le financement
40:31notamment des milices
40:33en Irak
40:33ou du Esmola
40:34ou des autres
40:35et ça je crois
40:35que c'est aussi
40:36un élément de force
40:37qu'il a voulu
40:38effectivement démontrer
40:38Elza
40:39élément pour expliquer
40:40aussi la confusion
40:41on l'a évoqué
40:43brièvement
40:44à l'instant
40:45ce sont ces
40:45on va dire
40:46ces camps
40:46ces clans
40:47au sein du pouvoir
40:48iranien
40:49on lisait
40:49Araqchi
40:50le ministre des affaires étrangères
40:51qui a des exfiltrés
40:52parce qu'il est d'une rue de Théan
40:53parce qu'il était conspué
40:54sous les insultes
40:55Khalibab
40:56dont on vous a beaucoup parlé
40:57Khalibab
40:57le président du parlement iranien
40:58c'est lui qui négocie
41:00avec les américains
41:02interview interrompue
41:03à la télévision iranienne
41:05terminée
41:05et visiblement
41:07certains craignent
41:08parmi les plus durs
41:10qu'il y ait quoi
41:11un coup d'état
41:13fomenté
41:13d'une certaine manière
41:14par les plus pragmatiques
41:15ceux qui sont en train
41:15de négocier
41:16avec les américains
41:18les plus durs
41:18auraient peur
41:19de perdre la main
41:19en réalité
41:20oui de perdre la main
41:21parce que
41:21cet état de négociation
41:23leur a bénéficié
41:23mais encore une fois
41:24ils vivent en ce moment
41:25un moment
41:27particulièrement exaltant
41:28avec ces funérailles
41:30de l'ancien
41:32Ayatollah suprême
41:34Khamenei
41:35a battu
41:35dans une frappe
41:36le premier jour
41:37de la guerre
41:38et ce qu'ils viennent
41:41célébrer
41:41au moment
41:42de ces funérailles
41:43c'est aussi
41:43malgré cette mort
41:44la capacité
41:45de l'état iranien
41:46et du régime iranien
41:47mais de l'état
41:48et du régime
41:49ils jouent sur cette confusion
41:50le nationalisme iranien
41:51exalté
41:53permettant au régime
41:54peut-être de survivre
41:55et de se renforcer
41:56et là
41:56il faut quand même
41:58avoir à l'esprit
41:59que les gardiens
41:59de la révolution
42:00n'entendent pas
42:01laisser
42:03la partie la plus raisonnable
42:04ou pragmatique
42:05reprendre la main
42:06c'est eux qui tiennent
42:07la boutique
42:08c'est eux qui tiennent
42:08l'argent
42:09ils veulent le récupérer
42:10et ce sont eux
42:11qui sont persuadés
42:12d'avoir le levier
42:13le plus puissant
42:14face aux Etats-Unis
42:15c'est-à-dire
42:15la capacité
42:16à bloquer ou perturber
42:17la navigation
42:19dans le détroit d'Hormuz
42:20avec ses flottes moustiques
42:22ses navires moustiques
42:23avec cette capacité
42:25à faire pression
42:26sur les alliés
42:26des Etats-Unis
42:27donc oui
42:28il y a
42:29certainement
42:30au sein du régime
42:31iranien
42:31la continuation
42:33de la lutte politique
42:34qui était à l'oeuvre
42:35avant la guerre
42:35mais qui en sort
42:36renforcée
42:37aiguisée
42:38plus brutale
42:39et assez spectaculaire
42:40la question 1 million de dollars
42:41Nicolas Tenzer
42:41où est Mosh Taba Khamenei ?
42:43Personne ne le sait
42:44loin de tout ça
42:44personne ne le sait
42:45je dis ça parce que
42:46on a pu imaginer
42:47avant les obsèques
42:48qu'il finirait par apparaître
42:50encore
42:50elle va se terminer ce soir
42:51à la série
42:52on a imaginé
42:54qu'il viendrait voir son père
42:54une dernière fois son père
42:56personne ne le sait
42:56est-ce qu'il est mort
42:57est-ce qu'il est en incapacité totale
42:58tellement il est estropié
43:00détruit
43:00etc
43:01est-ce qu'il est vivant
43:02et qu'il est caché
43:03je ne sais
43:04personne ne le sait
43:05je veux dire
43:05là-dessus
43:06vous avez les informations
43:06les plus contradictoires
43:08dont aucune n'est absolument certaine
43:10et vérifiable
43:10Elsa ?
43:11Alors le média
43:13qui existe uniquement en ligne
43:15la lettre d'Hormuz
43:16Hormuz Letter
43:18dit qu'il y a une source
43:19très très proche
43:20de Mohamed Khalibaf
43:22qui affirme que
43:23l'Iran aurait lancé
43:24une nouvelle vague
43:26de frappes
43:27sur les états environnants
43:28en réponse aux frappes
43:29américaines de ce soir
43:30les frappes qui
43:31selon les américains
43:32n'ont pas lieu
43:32n'ont pas lieu
43:33attention
43:33effectivement
43:34là ça devient
43:34il y en a eu dans l'après-midi
43:36quand même
43:36oui il y en a eu dans l'après-midi
43:37on escalade dans la confusion
43:39mais donc
43:40il y aurait
43:41de nouvelles frappes
43:42iraniennes
43:43ce soir
43:44en cours
43:44on va évidemment vérifier tout ça
43:47et voir les derniers témoignages
43:48qui nous arrivent
43:48parce que quand les frappes
43:49partent d'Iran
43:50très vite
43:51elles arrivent sur le Koweït
43:52la Jordanie
43:52sur le Qatar
43:53on l'a vu encore
43:53ces dernières heures
43:55mais quand même
43:56on sent que
43:57d'une certaine manière
43:58le cycle est engagé
43:59le cycle est engagé
44:00de façon plus longue
44:02parce que
44:02effectivement
44:03je pense que c'est dans
44:04l'état d'esprit
44:05des manifestations
44:05enfin de manifestations
44:07liées à l'enterrement
44:07je pense que c'est
44:08il y a de l'exaltation
44:09chez les dirigeants
44:11effectivement de citer
44:12qu'il y a
44:12les deux négociateurs
44:13qui sont un peu expiltrés
44:14mais même
44:14Ralibaf a lui-même déclaré
44:16que le détroit
44:17appartenait aux Iraniens
44:18donc il donne des gages
44:19bon
44:19il y a une ligne dure
44:20c'est évident
44:21qui se monte la tête
44:22c'est la première manifestation
44:23la grosse manifestation
44:24me semble-t-il
44:25depuis
44:27depuis
44:27les grands événements
44:28donc
44:29il y a
44:29de cette ampleur-là
44:31oui
44:31il y a quand même
44:32des foules en Irak
44:33en Iran
44:33dans plusieurs villes
44:34donc effectivement
44:35le régime
44:36c'est logique
44:36ça s'est toujours passé
44:37comme ça
44:38il a besoin de montrer
44:39ses muscles
44:39de montrer sa force
44:40de se réaffirmer
44:41de dire
44:42j'ai la capacité
44:43de frapper
44:43et puis qu'est-ce qu'il va
44:44y avoir en retour
44:45certes des frappes
44:46mais on va y répondre
44:47et puis de toute façon
44:48ces frappes
44:48ne nous mettront pas à genoux
44:50imaginez le renversement
44:52pour le régime iranien
44:54les dernières présences
44:56populaires dans les rues
44:57de cette ampleur
44:58peut-être un peu moins
44:59c'était en janvier
45:01et en décembre dernier
45:01et c'était des contestataires
45:03c'était contre le régime
45:04au sortir de cette guerre
45:05bien sûr
45:06pour les obsèques
45:07de l'ayatollah suprême
45:08on est quand même
45:09en capacité
45:10d'avoir cette foule
45:11rassemblée
45:12et au bout
45:13de 6 jours d'obsèques
45:14alors bien sûr
45:15il y a eu des plans
45:16complètement fictifs
45:17montrés de toutes parts
45:17pour montrer une liesse populaire
45:19mais à Machrad
45:20ce soir
45:20on voit quand même
45:21une population
45:22dans la rue
45:23de manière très conséquente
45:25renversement
45:25total
45:26c'est un défilé
45:27de la victoire
45:28qui énerve
45:29beaucoup Trump
45:29et qui l'humilie
45:30à la maison
45:31n'oublions pas
45:31que toutes les chaînes
45:32d'information américaines
45:33font comme nous
45:33et diffusent ces images
45:35et Trump voit
45:36ce défilé de la victoire
45:37alors qu'on l'accuse
45:38déjà d'avoir capitulé
45:39de la victoire
45:39de la victoire
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