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  • il y a 3 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Europe 1.
00:0216h-18h, Elliot Deval et vous.
00:0517h sur Europe 1 et on poursuit Elliot Deval et vous jusqu'à 18h, édition spéciale consacrée à cette candidature
00:13de Marine Le Pen
00:14et les réactions politiques qu'il se multiplie depuis son annonce hier aux 20h de TF1.
00:21Sébastien Ligné est toujours avec nous, tout comme Hélène Rouet nous a rejoint dans le studio.
00:26Jean-Christophe Gallien, politologue, expert en communication publique et spécialiste des campagnes électorales.
00:33Ça tombe bien de vous avoir, cher Jean-Christophe.
00:36Merci d'être avec nous.
00:38Premier déplacement dans la Sarthe pour Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:42Déplacement perturbé par des militants de l'extrême gauche.
00:46Militants d'ailleurs assumant les pancartes CGT, LFI, Europe, Écologie, Les Verts.
00:52C'est intéressant de voir d'ailleurs comment ces militants imaginent l'état de droit, puisque Marine Le Pen se
01:00pourvoit en cassation.
01:01Le pourvoit est donc suspensif, elle est présumée innocente.
01:06Mais peut-être que ces personnes qui souvent hurlent à l'état de droit sur les questions de sécurité, sur
01:12les questions de pouvoir d'achat, d'immigration, sur les questions de justice bien sûr,
01:17oublient cette notion-là quand il est question de Marine Le Pen.
01:20Je voudrais non pas écouter Marine Le Pen, mais Jordan Bardella, parce que l'idée c'est d'un ticket
01:25gagnant, un duo, Marine Le Pen à l'Elysée, Jordan Bardella à Matignon.
01:29Je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine, parce que des millions de Français attendent aujourd
01:36'hui le changement.
01:37Ils attendent un sursaut après dix années d'Emmanuel Macron qui ont fait un mal considérable à notre pays.
01:43Et donc je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne pour offrir aux Français et offrir aux pays
01:48l'alternance que le pays mérite et que les Français attendent.
01:52Et je vous propose d'écouter attentivement ces militants d'extrême-gauche qui hurlaient à plein poumon contre la présence
02:01de Marine Le Pen dans cette ville.
02:03C'était la ville de La Flèche, ville qui a été remportée par le Rassemblement National aux élections municipales.
02:27Et je vous propose d'écouter Marine Le Pen qui a réagi à ces tensions, le déplacement qui a dû
02:37être écourté.
02:38Ça devait être un déplacement d'une heure trente. Elle n'est restée avec Jordan Bardella qu'une quarantaine de
02:44minutes.
02:45Vous avez pu entendre cet échange entre un militant sympathisant du Rassemblement National qui lui dit à cette militante aux
02:52urnes en 2027.
02:54Et sa réponse, c'est de dire voleuse.
02:57Écoutez la réponse de Marine Le Pen qui revient sur un autre événement.
03:00Cette fois-ci, ce n'était pas sur le terrain.
03:02C'était à l'Assemblée Nationale, cette extrême-gauche qui bordélise jusque dans les couloirs de nos institutions, à l
03:10'Assemblée.
03:10C'était au moment du vote pour la loi sur la présomption de légitime défense pour les policiers.
03:17Et il s'avère que plusieurs militants, dont Assa Traoré, étaient présents dans les couloirs.
03:21Et ont tenté du moins d'interpeller les députés qui étaient en train de voter.
03:28Je pense que vous avez vu, comme moi, les images absolument déplorables de l'Assemblée Nationale hier.
03:35La France Insoumise se comporte aujourd'hui comme un véritable pourrisseur de notre démocratie.
03:43Ça n'est pas admissible.
03:45Je veux dire, on peut combattre sur le fond des adversaires politiques.
03:48On ne peut pas tenter de les empêcher physiquement d'aller à la rencontre des électeurs, comme ils cherchent à
03:53le faire aujourd'hui.
03:55On ne peut pas brutaliser l'Assemblée Nationale, hurler au risque d'ailleurs de blesser un huissier,
04:01car il y a un huissier qui a même failli chuter avec le comportement absolument inadmissible et condamnable du clan
04:08Traoré soutenu par la France Insoumise.
04:11Donc la France Insoumise doit aujourd'hui retrouver la raison et le sens du fonctionnement démocratique de notre pays.
04:19C'est extrêmement important.
04:20Maintenant, je vais vous dire une chose extrêmement claire.
04:23Jordan Bardella et moi-même, on est ici parce qu'on démarre la campagne présidentielle.
04:28Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques.
04:33La cour m'a rendu mon éligibilité.
04:37La suite suivra en quelque sorte son cours.
04:39Moi, ce que je souhaite, c'est que l'on parle maintenant de politique parce qu'il en va de
04:43l'avenir des Français,
04:44qu'ils attendent des réponses à leurs problèmes quotidiens, le pouvoir d'achat, l'insécurité, la désindustrialisation,
04:51le niveau très bas des salaires.
04:53C'est cela qu'ils attendent.
04:55Ce n'est pas des analyses juridiques permanentes.
04:58Marine Le Pen qui lance sa campagne, campagne à peine lancée et déjà perturbée.
05:03Jean-Christophe Gallien, comment vous décodez, décryptez la séquence qu'on vient de vivre
05:07de la condamnation en appel, de son annonce de candidature au 20h et de ce premier déplacement ?
05:15Je crois qu'on a eu...
05:16Vous avez trois heures.
05:17Exactement.
05:19On a le lancement de la campagne, premier niveau, c'est hier.
05:22Cette décision nous ouvre enfin ce que sera cette campagne.
05:26Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est la bande-annonce, pour le coup, de ce qu'elle va être
05:30dans
05:30sa forme, très violente, très agressive.
05:34On ne découvre pas grand-chose.
05:35Ça, c'est la ligne éditoriale, si je peux dire comme ça, de la France insoumise.
05:38Mais d'autres aussi, parce qu'ils ne sont pas les seuls à jouer et à venir sur le terrain
05:42des valeurs, à Gabriel Attal hier aussi.
05:44Sur la première de Marine Le Pen hier soir, je l'ai trouvée très émue.
05:50Et je pense que c'est la clé de ces deux premiers jours.
05:53Il y a eu beaucoup d'émotions.
05:54D'abord, chez elle, j'ai trouvé quelqu'un qui aurait pu avoir un grand sourire, qui
05:59aurait pu être quelqu'un qui sortait de la gravité du moment pour dire, ça y est,
06:02c'est lancé, j'ai gagné.
06:04J'ai gagné, parce qu'en fait, finalement, les juges m'ont rendu mon éligibilité, ce
06:07qu'elle dit aujourd'hui, avec beaucoup plus de force.
06:09Et ça, c'est le premier point.
06:10Donc, il y avait beaucoup d'émotions, on le sentait.
06:12D'ailleurs, pas tellement aidé par M.
06:13Boulot hier sur TF1, qui n'est pas, on le sent bien, son meilleur ami, en tout
06:18cas, on peut l'imaginer.
06:19Et puis, de l'autre côté, aujourd'hui, j'ai trouvé un Jordan Bardella, et c'est
06:24compliqué.
06:25Là aussi, on est dans l'humain.
06:25La politique, c'est aussi de l'humain.
06:27Et hier, il y avait de l'humain chez Marine Le Pen.
06:29Et ça, ça m'a plutôt, quelque part, aussi fait plaisir dans l'idée qu'on a de l'humain
06:32dans la politique.
06:33Et aujourd'hui, je l'ai trouvé, lui, pas dans ses verbatis, mais dans son attitude
06:37physique, dans sa capacité.
06:39Bah oui, il est maintenant revenu au pas de tir.
06:41C'est compliqué.
06:42C'est quelqu'un qui était lancé vers une campagne présidentielle, très concrètement.
06:45Et donc, voilà, ce binôme qui crée une novation, parce qu'une novation, pour
06:48le coup, politique en Ve République, un ticket, un ticket qui est sort de président, vice-président,
06:55président, premier ministre.
06:56C'est pas à l'usage en France.
06:58Et donc, il va falloir trouver ses marques.
06:59Et hier, c'était le temps de l'émotion.
07:00Encore aujourd'hui.
07:01Et on a l'avant-goût.
07:02Jean-Christophe Gallien, politologue, expert en communication politique, spécialiste
07:07des campagnes électorales.
07:09Rien que ça, il est avec nous.
07:1217h09 sur Europe 1, et on va prendre le pouls des auditeurs.
07:1601-80-20-39-21, si vous souhaitez réagir.
07:19Anaïs est en direct avec nous.
07:21Elle nous appelle du Rhône.
07:22Bonjour Anaïs.
07:24Bonjour.
07:25Merci de réagir en direct.
07:28Vous avez entendu ces premières tensions, Anaïs, sur le terrain, lors du déplacement
07:34dans la Sarthe de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
07:37La campagne est lancée.
07:38La campagne est déjà mouvementée, Anaïs.
07:41Tout à fait.
07:43Alors moi, je voulais juste revenir sur un point.
07:46Déjà, c'est pas mon vrai nom, parce que j'ai pas le droit de dire mon vrai prénom.
07:50Pourquoi ?
07:50Parce qu'on est dans une France où on n'a plus de liberté.
07:54Je suis désolée, on n'a plus de liberté.
07:56Je travaille pour un service public.
07:59Donc, je suis amenée à avoir les usagers tout le temps.
08:04Et moi, j'estime que ce que fait Marine Le Pen, c'est très bien.
08:09Et moi, je vais même l'encourager, même si elle a un bracelet, qu'elle aille jusqu'au bout.
08:13Parce que vous avez beaucoup de gens qui râlent, mais qui vont jamais devant les journées.
08:17Et par contre, pour gueuler, ils savent gueuler.
08:19Il n'y a pas de souci.
08:20Nous, nous sommes le dernier phara, on va dire, tout ce qui est services publics.
08:25Je ne vais pas énoncer tous les services publics.
08:28Où vous avez les gens, ils peuvent s'exprimer.
08:30Donc, bien sûr, ils exposent devant nous.
08:33On est tous dans un moment où on se rend compte qu'on doit faire du psycho, du social.
08:38En fait, qu'on n'était pas amené de là à dessus.
08:40J'ai quand même un certain âge.
08:42Je ne me sens pas vieille.
08:43J'ai 55 ans.
08:46Moi, tout ce que je dis, c'est que là, bien sûr, c'est elle qui visait.
08:50Pour moi, ce sera une très belle présidente.
08:52Parce qu'elle connaît le monde politique.
08:54Elle a quand même vécu avec son père.
08:56Parce que moi, je n'en ai pas du tout le père, voyez-vous, par rapport à la fille.
09:00Et elle s'en est séparée au moment où elle considérait que les positions du père étaient plus tenables à
09:09l'échelle nationale.
09:11Nationale, on est bien d'accord.
09:12Mais est-ce que vous vous rendez compte, je ne sais pas si les gens se rendent compte,
09:16de bannir son père qui a créé un parti politique qui était...
09:21Il y avait des choses bien, mais vraiment des choses pas bien.
09:24De reprendre, de retoucher ondait et mettre son père à la porte et pas lui parler pendant quelques temps.
09:30Vous touchez à une personne.
09:31Ce n'est pas qu'une partie politique.
09:33Ce qui m'intéresse, au-delà de refaire l'histoire de Marine Le Pen, c'est que votre histoire, c
09:38'est-à-dire...
09:39Vous êtes, Anaïs, vous travaillez dans le service public.
09:43Vous voyez ce service public qui est en train de s'effondrer.
09:47Complètement.
09:48Vous avez aujourd'hui...
09:49Alors, je vais vous dire...
09:51Je me suis, je vais vous couper la parole.
09:53Je vais vous dire une chose.
09:54Quand en haut, tout en haut, ça ne marche pas.
09:57Ça ne peut pas marcher en bas.
09:59Ce n'est pas possible.
10:00Ce n'est pas possible.
10:02Mais au moins, parce qu'on ne connaît pas votre prénom et que, bon, le Rhône est quand même un
10:07territoire assez grand.
10:09On peut quand même savoir dans quel service public vous travaillez ?
10:14Eh bien, vous savez, moi, je travaille en mairie.
10:18C'est-à-dire liberté, égalité, fraternité.
10:20Travailler en mairie.
10:22Voilà.
10:23Liberté, il n'y en a plus parce qu'on est toujours...
10:26Est-ce que c'est une mairie qui épouse les idées politiques de votre candidate, visiblement, Marine Le Pen ?
10:36Alors, non.
10:37Mais par contre, c'est une mairie qui a été pendant des années et des années et des années en
10:42gauche et qui est assez de droite.
10:44Alors, n'en dites pas trop, mais Anaïs.
10:47C'est une pièce, là.
10:48On commence à...
10:50Voilà.
10:50Est-ce qu'il n'arrive pas plus loin ?
10:52Sinon, le moment-là, je vais arriver au travail, je ne m'en prends pas à la gueule et je
10:56vais tout se prendre.
10:57Mais j'entends.
10:58Mais ce qui m'intéresse, c'est que même si demain, Marine Le Pen a un bracelet électronique,
11:03eh bien, vous, donc, condamnez, c'est-à-dire que le pourvoir en cassation vient débouter...
11:08Mais condamnez quoi ?
11:10Condamnez quoi ?
11:11Parce que du moment qu'elle est en pouvoir de cassation, si vous, tout le monde...
11:14Parce que j'aime bien, tout le monde explose dessus.
11:16Anaïs, s'il vous plaît.
11:17Si on doit connaître un petit peu la loi, vous savez très bien que toutes les peines,
11:21tout ce qu'on lui a reproché avant, c'est fini.
11:23Elle part en cassation.
11:24Il n'y a plus de peine.
11:25Il n'y a que la cassation qui est pu lui enlever le bras de clé.
11:28J'entends.
11:28On est d'accord.
11:29Mais alors, Anaïs, juste, je donne peut-être que vous n'aviez pas cette dernière information.
11:33La cour de cassation pourrait se prononcer au plus tard, au plus tard, en avril 2027.
11:38Donc, on comprend aujourd'hui que l'arrêt de la cour de cassation sera finalement très certainement rendu,
11:48sauf s'il y a des facteurs procéduraux, c'est-à-dire on fait retarder la procédure,
11:55ça devrait être rendu avant avril 2027.
11:57Oui, pour que ça soit embrassé, machin, j'ai bien compris.
12:00Mais ne vous inquiétez pas, j'ai bien compris tout ça.
12:02Mais il faut vous dire une chose.
12:04Si je peux finir, vraiment si je peux finir.
12:06Non, mais c'est parce que, cher Anaïs, ce n'est pas ça, c'est qu'il y a beaucoup
12:09de monde au standard.
12:10Je sais, mais je voudrais juste finir avec cette phrase, si vous me permettez.
12:14Mais bien sûr.
12:15En fait, c'est sur... Allez, je vais vous prendre trois minutes.
12:18On va revenir à Mitterrand.
12:19Ah non, non, attendez, Anaïs, s'il vous plaît.
12:20Deux minutes. Alors, attendez, je finis, je finis.
12:22On va revenir à Mitterrand.
12:24Mitterrand n'a jamais été en prison.
12:26Et ceux qui ont notre génération, ça, c'est ce qui se passe avec Greenpeace.
12:29Lui, il n'a jamais été inquiété.
12:30Elle, on l'incrimine.
12:33Alors, le journaliste hier de Téphane, complètement nulle.
12:37Parce qu'elle a été prise pour avoir donné de l'argent, parce que c'était européen, pour le national
12:42ou l'inversaire.
12:43D'accord.
12:44Moi, j'étais contractuelle pendant cinq ans.
12:46La mairie m'a mis sur plusieurs missions pendant cinq ans.
12:50Au bout de trois missions, maintenant, vous êtes titulaire.
12:52Moi, on m'a fait ça pendant cinq ans.
12:54Donc, en fait, l'État fait à nous ce qu'il ne devrait pas faire,
12:58mais reproche à des gens politiques de le faire.
13:02Il y a un truc qui ne va pas.
13:03Et pour moi, il y a un truc qui ne va pas.
13:05Je n'ai pas tout saisi, mais ce que je comprends, chère Anaïs,
13:09c'est que vous avez vu, faute de personnes et de personnel,
13:13dû étendre vos champs de compétences,
13:16alors que finalement, vous n'en aviez pas peut-être les possibilités.
13:21Il est 17h15 sur Europe 1.
13:23On revient dans un instant pour poursuivre avec les réactions.
13:26On va écouter Emmanuel Macron,
13:28qui, vous savez, là, c'était l'OTAN.
13:32Ça ne rigole pas.
13:33On parle de la guerre.
13:34C'est gênant avec les lunettes.
13:35Bien sûr.
13:36Oui, mais ce n'est pas la première.
13:37D'ailleurs, il y a peut-être un sujet avec ces lunettes.
13:38Pourquoi il les a remises ?
13:40Il y a de nouveaux pour la maladie.
13:42Une petite poussière.
13:43Non, mais attendez, c'est sérieux.
13:44C'est un vrai problème de santé.
13:46C'est récurrent.
13:46Oui, mais j'espère qu'on lui souhaite quand même un prompt rétablissement
13:50à notre président de la République.
13:51J'espère qu'il va bien.
13:52Il y a aussi un peu de communication derrière.
13:54Il est ravi de ressortir ces lunettes de chômage.
13:5817h16 sur Europe 1.
13:59On revient dans un instant.
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