- il y a 13 heures
5 équipes lauréates de FAIRE des années précédentes présentent leur projet et partagent avec le public un retour d’expérience sur l'aventure FAIRE.
PROGAMME
19h : Introduction
→ Pavillon de l'Arsenal : Marion Waller et Estelle Sabatier
19h15-20h15 : Présentation des projets
→ Chantier public : Anatomies d'Architecture
→ La ville à plusieurs : Agence Anyoji Beltrando, LAB Cheuvreux, ANGC
→ Habiter solidaire : Atelier +1
→ Histoires orales du travail à Paris : Océane Ragoucy
→ L’eau brute : Camille Lot, Julie Maillard, Pauline Soulenq
FAIRE LE GRAND PARIS
Depuis janvier et à l’occasion de travaux de rénovation, le Pavillon de l’Arsenal déploie ses activités hors les murs, à travers le Grand Paris. Dans ce nouveau contexte d’ancrage métropolitain du Pavillon de l’Arsenal, FAIRE s’affirme plus que jamais comme l’accélérateur d’une recherche urbaine engagée, pour :
→ FAIRE face aux enjeux climatiques d’aujourd’hui et de demain.
→ FAIRE émerger des démarches participatives, sociales et solidaires.
→ FAIRE résonner la recherche et l’innovation à l’échelle métropolitaine.
Avec FAIRE, le Pavillon de l’Arsenal souhaite encourager les jeunes créateurs, créatrices et structures récentes, en décernant une bourse à 8 lauréats.
L’accélérateur accompagnera les lauréat.es pour définir le processus de recherche, trouver les partenaires ou les territoires nécessaires au développement du projet et offrira un soutien financier, technique et logistique.
Depuis sa création, l’appel à projets FAIRE a permis d’accompagner plus de 90 projets. Retrouvez sur le site faireparis.com l’ensemble des projets lauréats des autres années.
L'APPEL À PROJET
Le Pavillon de l’Arsenal lance l’édition 2026 de son appel à projets dédié au design et à l’innovation urbaine, architecturale, paysagère, à destination de toutes celles et ceux qui souhaitent inventer de nouvelles manières de faire la ville dans le Grand Paris.
FAIRE donne l’opportunité aux acteurs et actrices de la fabrique urbaine et architecturale de porter des candidatures pour répondre aux grands défis urbains : biodiversité, îlot de chaleur, construction bas carbone, sobriété énergétique, mais aussi redéfinition des métiers urbains, mutualisation, coproduction...
FAIRE a pour ambition d’accélérer l’éclosion de pratiques architecturales et urbaines expérimentales, de faciliter la mise en oeuvre de prototypes dans Paris et le Grand Paris, d’accompagner et promouvoir la recherche appliquée et de favoriser la mise en oeuvre de nouveaux process, matériaux et programmes de construction.
Identité graphique : Atelier 25 & Loic Altaber
PROGAMME
19h : Introduction
→ Pavillon de l'Arsenal : Marion Waller et Estelle Sabatier
19h15-20h15 : Présentation des projets
→ Chantier public : Anatomies d'Architecture
→ La ville à plusieurs : Agence Anyoji Beltrando, LAB Cheuvreux, ANGC
→ Habiter solidaire : Atelier +1
→ Histoires orales du travail à Paris : Océane Ragoucy
→ L’eau brute : Camille Lot, Julie Maillard, Pauline Soulenq
FAIRE LE GRAND PARIS
Depuis janvier et à l’occasion de travaux de rénovation, le Pavillon de l’Arsenal déploie ses activités hors les murs, à travers le Grand Paris. Dans ce nouveau contexte d’ancrage métropolitain du Pavillon de l’Arsenal, FAIRE s’affirme plus que jamais comme l’accélérateur d’une recherche urbaine engagée, pour :
→ FAIRE face aux enjeux climatiques d’aujourd’hui et de demain.
→ FAIRE émerger des démarches participatives, sociales et solidaires.
→ FAIRE résonner la recherche et l’innovation à l’échelle métropolitaine.
Avec FAIRE, le Pavillon de l’Arsenal souhaite encourager les jeunes créateurs, créatrices et structures récentes, en décernant une bourse à 8 lauréats.
L’accélérateur accompagnera les lauréat.es pour définir le processus de recherche, trouver les partenaires ou les territoires nécessaires au développement du projet et offrira un soutien financier, technique et logistique.
Depuis sa création, l’appel à projets FAIRE a permis d’accompagner plus de 90 projets. Retrouvez sur le site faireparis.com l’ensemble des projets lauréats des autres années.
L'APPEL À PROJET
Le Pavillon de l’Arsenal lance l’édition 2026 de son appel à projets dédié au design et à l’innovation urbaine, architecturale, paysagère, à destination de toutes celles et ceux qui souhaitent inventer de nouvelles manières de faire la ville dans le Grand Paris.
FAIRE donne l’opportunité aux acteurs et actrices de la fabrique urbaine et architecturale de porter des candidatures pour répondre aux grands défis urbains : biodiversité, îlot de chaleur, construction bas carbone, sobriété énergétique, mais aussi redéfinition des métiers urbains, mutualisation, coproduction...
FAIRE a pour ambition d’accélérer l’éclosion de pratiques architecturales et urbaines expérimentales, de faciliter la mise en oeuvre de prototypes dans Paris et le Grand Paris, d’accompagner et promouvoir la recherche appliquée et de favoriser la mise en oeuvre de nouveaux process, matériaux et programmes de construction.
Identité graphique : Atelier 25 & Loic Altaber
Catégorie
📚
ÉducationTranscription
00:04Bienvenue et merci à Belleville de nous accueillir dans cette salle.
00:09Nous sommes Estelle Sabatier et Marion Valère du Pavillon de l'Arsenal.
00:13Et on est là ce soir pour le lancement de la neuvième édition de FAIR.
00:18On va d'abord vous présenter un peu l'état d'esprit de FAIR pour les personnes qui ne connaîtraient
00:24pas encore.
00:25Et ensuite on va donner la parole à cinq anciennes équipes lauréates qui vont vous raconter leurs projets
00:31pour que vous puissiez vous projeter si vous voulez vous aussi candidater, ce qu'on vous encourage évidemment à faire.
00:39Donc le programme FAIR a été lancé il y a neuf ans déjà avec une idée assez simple
00:46qui était qu'il y avait un besoin très fort de soutenir la recherche dans le monde de l'architecture,
00:53du design, de l'urbanisme, du paysage, etc.
00:57Puisqu'il est difficile de développer des projets de recherche.
01:01Il y a peu de financement pour ça quand on est une jeune agence, quand on est un jeune professionnel,
01:05quand on est un étudiant.
01:07Et nous en tant que Pavillon de l'Arsenal, centre d'architecture et d'urbanisme de Paris et du Grand
01:11Paris,
01:11c'est notre rôle de soutenir ça auprès des jeunes ou moins jeunes d'ailleurs professionnels
01:17qui veulent développer des projets parce qu'on est convaincus que la recherche doit être financée
01:23pas seulement du côté des promoteurs, des constructeurs, mais aussi vraiment du côté des concepteurs, des architectes.
01:31Et donc pour ça, on lance chaque année cet appel à projet qui est un appel très ouvert.
01:37On a parfois des questions là-dessus, mais c'est quelque chose qu'on revendique
01:40puisque l'idée n'est vraiment pas qu'on impose des sujets, mais que vous, vous veniez avec les sujets
01:45qui vous travaillent.
01:46Les sujets auxquels vous pensez ou vous dites j'ai envie d'apporter quelque chose là-dessus, j'ai envie
01:51de creuser ce sujet.
01:53Et nous, on va vous donner les moyens de les creuser puisqu'on va vous donner des moyens financiers.
01:59On va donner un accompagnement en fonction du projet, c'est-à-dire qu'on va vous mettre en relation
02:06avec les personnes
02:08qui sont importantes pour mener à bien votre projet, que ce soit la ville de Paris, des bailleurs sociaux,
02:14des promoteurs éventuellement ou tout autre acteur important.
02:19Donc on va vous donner les moyens de mener cette recherche, cette expérimentation, ce prototype.
02:23Et on va vous accompagner avec toute l'équipe du Pavillon de l'Arsenal au long de votre projet.
02:30Donc c'est un projet à dimension de recherche, mais c'est aussi un projet pour parler d'architecture, d
02:36'urbanisme au grand public.
02:38Nous, notre vocation, c'est toujours de démocratiser ces sujets.
02:41Et donc ce qu'on attend des sujets, c'est qu'ils soient à la fois singuliers, pointus parfois,
02:45mais qu'ils puissent être compris du grand public, qu'on montre l'utilité de ces projets pour la ville.
02:53Et en particulier pour les enjeux qui nous semblent importants, mais qui sont assez évidents,
02:58qui sont les enjeux écologiques, les enjeux du Grand Paris, les enjeux sociaux,
03:03qu'on retrouve dans le règlement, puisque pour nous, évidemment,
03:07les projets doivent correspondre à ces engagements qui sont ceux de notre institution.
03:13Je voudrais vous donner un exemple.
03:15Aussi, c'est le projet Point Noir, dont vous avez peut-être entendu parler,
03:21qui est un ancien lauréat de je ne sais même plus de quelle année,
03:24porté par un collectif de trois architectes.
03:28Le projet Point Noir, c'est une recherche sur des lieux dans Paris
03:32où il y a des dépôts sauvages, où il y a des encombrants,
03:36donc des délaissés d'espace public où les gens avaient tendance
03:39à ne pas respecter ces lieux et à jeter leurs encombrants.
03:43Et donc ce projet, il a donné lieu à un livre qu'on a édité,
03:46qui s'appelle Point Noir.
03:47On a fait des conférences, etc.
03:50Et puis le nouveau maire de Paris, lorsqu'il est arrivé il y a quelques mois,
03:53lors de ses premières annonces sur l'espace public,
03:56il a dit « je pars de ce projet et je vais m'attaquer à ces 1000 points noirs
04:00qui sont identifiés dans Paris ».
04:02Et il a repris la recherche, d'ailleurs en expliquant bien
04:06que c'était une recherche issue d'architectes, en citant le pavillon, etc.
04:10Et on était très fiers de voir que cette recherche,
04:13elle peut inspirer aussi directement l'action publique.
04:16Et nous, on croit beaucoup au fait qu'il faut mettre en avant
04:19les architectes, les urbanistes, rappeler leur travail,
04:22leur donner de la valeur aussi,
04:24et que leur nom puisse être associé ensuite
04:27quand ils ont inspiré des politiques publiques.
04:31Voilà.
04:32Après, c'est toujours difficile de donner des conseils précis,
04:35puisque c'est un appel très ouvert.
04:36mais je disais la singularité.
04:40Je pense qu'il faut suivre ce qui vous tient vraiment à cœur.
04:44C'est un projet auquel vous consacrerez un certain temps.
04:46Donc il faut assumer sa singularité, son originalité,
04:49tout en regardant bien aussi ce qui a déjà été fait.
04:54Il y a parfois des sujets qui ont déjà été traités plusieurs fois.
04:57Il ne faut pas les reproposer.
04:59Et puis, il faut que ce soit des sujets utiles aussi.
05:06Et voilà, Estelle, je te laisse la parole.
05:10Merci beaucoup Marion.
05:12Tous les éléments concernant FAIR sont d'ores et déjà en ligne.
05:17Donc pour tous les détails, ne vous inquiétez pas,
05:19vous pouvez tout retrouver sur le site internet du Pavillon de l'Arsenal
05:22ou sur le site internet FAIR.com.
05:25Juste là, j'en profite pour rappeler quelques grands jalons
05:28dans la suite de ce que Marion disait.
05:31On vous a mis un peu les trois piliers, les trois engagements
05:34de cet appel à projet pour que vos recherches puissent bien s'intégrer
05:39dans un de ces trois grands axes.
05:41Mais après, à l'intérieur de ça, il y a une multitude de sujets
05:46qui peuvent émerger.
05:47Donc on ne veut pas que vous vous censuriez.
05:49Justement, on est nous très attachés au fait de garder cette diversité.
05:53Il n'y a pas de petits sujets.
05:55Mais au contraire, en revanche, nous, c'est important de rappeler
05:58qu'on s'inscrit le Pavillon de l'Arsenal dans le territoire parisien
06:02et métropolitain parce que ça nous permet aussi de mieux vous accompagner
06:06dans le suivi des projets, que ce soit du prototypage,
06:09de la recherche, un travail photographique artistique,
06:12un travail d'atelier, de médiation en direct.
06:15Ça n'est pas possible pour nous de suivre des projets
06:18sur toute l'échelle du territoire national.
06:21Donc on préfère vous donner ce cadre spatial là.
06:23Ce sera plus simple pour nous et même pour vous.
06:27On le redit, mais l'impact, la notion d'impact et d'utilité pour le public
06:32est aussi très importante parce qu'en fait, nous, ce qu'on veut montrer
06:34avec cet appel vraiment, c'est que la recherche a un impact direct,
06:38l'architecture a un impact direct dans le quotidien des citoyennes
06:42et des citoyens.
06:43Donc ça, je le répète un peu, mais dans la manière dont vous construisez
06:46vos candidatures, ayez toujours en tête que nous,
06:50on essaiera d'aboutir avec vous à une forme de restitution au public.
06:53C'est hyper important.
06:54Ça ne veut pas dire qu'une fois le programme FAIR terminé,
06:57vos projets ne pourront pas continuer leur vie.
06:59Bien au contraire, nous, on est hyper contentes quand on voit des projets
07:03qui, à l'instar de Point Noir, mais comme plein d'autres,
07:07ont des restitutions ou des développements ou des nouvelles opportunités
07:11sur des années et des années plus tard.
07:13Mais dans le cadre de FAIR, on vous demande de bien penser
07:16à une restitution au public.
07:17Cette restitution, elle peut être extrêmement variée.
07:20Là aussi, franchement, vous voyez un peu le type d'événements
07:23ou de petites expos ou de publications que l'on fait.
07:26On a vraiment des formes très variées.
07:27Mais c'est quelque chose qu'il faut garder à l'esprit.
07:32Pour des questions de calendrier, parce que c'est quand même un peu
07:35ce qui va vous importer, la date limite pour nous envoyer
07:39les candidatures sur la plateforme FAIR, c'est le 6 septembre.
07:45Donc, voilà, on sait que généralement, vous les envoyez à 23h59.
07:49Si jamais vous pouvez le faire un peu avant, c'est peut-être pas plus mal,
07:51mais vous avez jusqu'au 6 septembre.
07:54Ensuite, on garde toujours le même principe de temps, d'analyse et de sélection.
08:00Il y a tout d'abord, évidemment, l'équipe du Payon de l'Arsenal
08:03qui regarde les projets, mais ensuite une commission technique
08:05qui est composée d'un très grand panel de professionnels,
08:09d'architectes, de chercheurs, de chercheuses, enfin vraiment,
08:13qui reflètent un petit peu tous les parties prenantes
08:16qui sont concernées par le Payon de l'Arsenal
08:18et nos partenaires au sens large.
08:20Vous aurez ensuite le jury.
08:22Faites bien attention, c'est un jury en présentiel.
08:24Donc prenez-le aussi en considération.
08:26On vous donne d'ores et déjà la date.
08:28Voilà, il faut que vous l'ayez en tête.
08:30On fait un jury en présentiel.
08:32Et ensuite, l'annonce des lauréats, ce sera pour le 20 octobre.
08:37Et ensuite, le travail commencera pour développer vos projets.
08:45Sur les critères de sélection, on en a déjà un peu parlé,
08:48mais on peut rappeler aussi que vis-à-vis de la restitution,
08:52pensez aussi à des restitutions qui ont un caractère tout de même
08:55assez réaliste.
08:57Je vous donne un exemple.
08:59Penser des projets à très grande échelle dans l'espace public,
09:01c'est beaucoup plus compliqué que de penser à un prototype
09:04qu'on peut développer avec vous en interne ou une publication.
09:07Donc ça aussi, ça n'enlève en rien au fait que votre projet de recherche
09:11pourrait servir un projet d'espace public.
09:14Exemple typique, Point Noir, pardon.
09:16Mais la restitution à faire avec nous doit être faisable
09:19sans qu'on ait besoin de solliciter le maire de Paris
09:22ou le maire de telle ou telle ville dans le Grand Paris.
09:24Ça ne veut pas dire que derrière, ça ne peut pas leur servir.
09:26Mais c'est comme une autre phase.
09:28Dans le cadre de faire, il faut penser à des choses
09:30relativement réalistes dans le cadre de la restitution au public
09:33et des objets ou des publications, des événements qu'on fait.
09:38On vous encourage aussi à faire des dossiers
09:40qui ont une présentation graphique assez claire, assez travaillée.
09:45On reçoit beaucoup de candidatures.
09:49On les traite toutes avec le même soin.
09:52Et on lit absolument tout et on regarde tout.
09:54Mais le plus votre dossier, on va dire, va être aussi assez impactant visuellement
09:58dans le graphisme, bien illustré.
10:00Ça ne veut pas forcément dire très long.
10:01Parce que vous verrez, on vous donne une limite de page.
10:03Mais en tout cas, assez clair.
10:04Le mieux, ça nous aidera pour faire les présélections
10:08et la commission technique.
10:11Et aussi, on vous encourage à avoir des équipes pluridisciplinaires.
10:14Ça, c'est quelque chose qui nous plaît beaucoup.
10:17Parce que c'est la réalité des projets d'architecture, d'urbanisme, de design.
10:21En fait, ça traverse plein de champs de recherche, d'action,
10:25d'autres champs professionnels ou même associatifs.
10:28Donc ne vous censurez pas, ne vous limitez pas dans la composition des équipes.
10:32Alors évidemment, il faut qu'il y ait un angle archi, urban design, paysage.
10:35Bon, ça, vous avez compris où vous étiez.
10:37Mais pas de problème pour avoir des équipes pluridisciplinaires.
10:41Et franchement, je crois que j'ai fait un peu le tour.
10:43Tu veux parler d'argent, peut-être ?
10:44J'allais parler d'argent, tout à fait.
10:45Parce que mettons les pieds dans le plat.
10:48Donc, le montant de la bourse est fixe à 20 000 euros pour les 8 lauréates, lauréats.
10:54Voilà.
10:54Donc ça, c'est la bourse de recherche.
10:57C'est pour vraiment développer avec nous le sujet
10:59pour aboutir à cette fameuse première institution publique.
11:02Donc il faudra que, quand aussi vous montez votre budget pour la candidature,
11:06vous inscriviez dans ces 20 000 euros.
11:08Maximum.
11:09Maximum.
11:09Ah oui, oui, c'est 20 000 euros maximum.
11:11Voilà.
11:12Si vous voulez moins, on vous donnera moins.
11:13Mais c'est 20 000 euros maximum.
11:14Tout à fait.
11:17Voilà pour ces éléments.
11:22Et franchement, pour le reste, tout est sur le site.
11:24On va peut-être laisser la parole aux anciens lauréates et lauréats.
11:28Et n'oubliez pas que derrière, une fois que les présentations sont terminées,
11:31on enchaîne avec un petit temps convivial, rafraîchissant.
11:34Vous pouvez venir nous poser toutes les questions que vous souhaitez.
11:37Donc voilà, moi, c'est Estelle, d'ailleurs, je salue.
11:40Et vous verrez, il y aura d'autres personnes du pavillon.
11:43Donc avec plaisir pour répondre à vos questions.
11:45Merci beaucoup.
11:46On sera dans le hall, oui, à l'entrée de l'école, avec une bonne partie de l'équipe du
11:51pavillon qui est là ce soir.
11:53Donc voilà, on pourra répondre à toutes vos questions à ce moment-là.
11:57Merci beaucoup.
11:58Et place au projet d'anatomie d'architecture.
12:03Merci.
12:08Bonsoir à tous.
12:09C'est un peu intimidant de commencer.
12:11Je vais essayer d'être rapide.
12:13OK, ça marche.
12:14Je viens vous parler de, effectivement, le projet qu'on a fait, nous, pour faire,
12:18qui remonte il y a quelques années.
12:20Et qui a, pour particularité, d'être un projet qui est associé à un vrai chantier,
12:27dans la vraie vie, dans lequel on a essayé d'intégrer différentes choses
12:31qui se rapprochent de la recherche.
12:34La première chose, ça a été de faire ce chantier de construction d'une maison,
12:41qui est une maison familiale, sur laquelle il va y avoir plusieurs foyers,
12:44enfin, c'est plutôt une sorte de petit habitat groupé, à 5 minutes de Paris.
12:48Intégrer dans ce chantier, autant que possible, des matériaux franciliens.
12:53C'est la première chose.
12:54Deuxième chose, ouvrir ce chantier.
12:56Donc ça s'est traduit par l'organisation de 5 chantiers participatifs,
12:59qui sont des chantiers école,
13:01où des participants sont venus apprendre des techniques de construction.
13:05Donc on a eu plus de 100 participants en total,
13:07et je pense autant de visiteurs, peut-être même un petit peu plus.
13:12Et troisième chose, la mise en oeuvre grâce à ces chantiers participatifs de techniques non courantes.
13:18Et ces trois points, la question, c'est qu'on les retrouve souvent dans des projets
13:22qui sont plutôt en milieu rural, périurbain éventuellement,
13:24mais en milieu aussi proche de Paris, un peu moins.
13:27Donc ça pose la question de l'adaptation et de comment on change un petit peu les choses.
13:33Donc voilà, c'est ce petit projet-là.
13:36L'emplacement du chantier, c'est ici.
13:39Nous, on est actuellement là, donc c'est vraiment pas loin.
13:41C'est tout près du bois de Vincennes.
13:42C'est une maison globalement en structure porteuse bois,
13:45et puis isolée en paille, avec de la terre un peu partout.
13:51Voilà, ça c'était le lieu, l'emplacement de l'implantation de la nouvelle maison ici au fond.
13:59Je montre cette petite carte.
14:00Est-ce que vous connaissez le réseau social qui s'appelle Twiza ?
14:05On ne dirait pas.
14:06C'est le premier réseau social en France qui permet d'organiser des chantiers participatifs.
14:12On les connaît depuis plusieurs années.
14:14À chaque fois qu'on fait des présentations, on parle d'eux,
14:16parce qu'ils sont totalement indispensables et incontournables sur ces questions-là.
14:20Et ce que vous pouvez voir quand même dans cette carte,
14:22c'est qu'il y a plein de chantiers participatifs un peu partout en France,
14:25mais à Paris, pas tant que ça.
14:29Donc ça montre qu'il y avait une expérimentation, une tentative à faire à ce niveau-là.
14:35J'en parle aussi parce que si vous, en tant qu'archi,
14:37avez besoin d'organiser des chantiers participatifs dans des chantiers vous-même,
14:43si les participants adhèrent à cette association, à Twiza,
14:47ils sont couverts par une assurance chantier en tant que participants.
14:51Donc nous, dès qu'on fait des chantiers participatifs,
14:53on demande à tout le monde de rejoindre ce réseau.
14:55Comme ça, ils sont couverts.
14:58Sur la question du sourcing des matériaux,
15:00j'ai passé le temps pour tout détailler,
15:02mais par exemple, la question de la terre qu'on a utilisée sur le chantier,
15:06elle est assez parlante.
15:08On a essayé de sourcer de la terre localement.
15:10On a eu trois types de terres qu'on a utilisées de différentes façons,
15:13vous allez voir après.
15:14De la terre de sites, qui est celle-ci là,
15:19qui a pourrogé le fait qu'on a creusé à côté de la maison
15:24un trou pour faire une citane de récupération de pluie.
15:26Du coup, on a conservé la terre qu'on a mise en œuvre dans le projet
15:28par la suite sous différentes formes.
15:30On a aussi de la terre qui vient de Montreuil.
15:32On a un autre projet où le voisin creusait une cave
15:34et du coup, on a négocié de lui gratter trois tonnes de terre gratuitement.
15:39Et puis, on a aussi de la terre qui vient un petit peu de chez De Vulves,
15:42qui est, je pense, un fournisseur que pas mal de gens connaissent aujourd'hui,
15:45qui est une briquetterie artisanale à 88 km de Paris
15:48et qui, du coup, a comme coproduit,
15:50enfin sous-produit de l'argile qu'ils vendent,
15:52dont on peut servir aussi.
15:55Petite parenthèse, quand on prend de la terre de Montreuil,
15:57il faut la faire tester par un labo
15:58parce que la pollution des sols dans ce genre de ville de Première Couronne,
16:04c'est partout.
16:05Et il se trouve que la terre n'était pas polluée.
16:09Voilà la même chose en carte.
16:12Le premier chantier qu'on a organisé,
16:13c'était pour faire un grand plancher en terre au premier étage
16:19pour apporter de la masse dans le plancher
16:21parce qu'en construction de bois,
16:24un des problèmes majeurs, c'est le phonique.
16:26Et donc, on a mis en œuvre cette technique
16:29qui s'appelle les quenouilles entre les solives.
16:32Là, vous voyez l'image avant l'organisation du chantier.
16:36Pour ce faire, il faut trois ingrédients.
16:38Premier ingrédient, des bâtons de bois vert
16:41qui viennent du bois de Vincennes, juste en face.
16:43Même si les habitants ne voulaient pas trop qu'on en parle,
16:47ils y sont allés avec leurs trois fils,
16:49leur vélo cargo,
16:50et ils ont récupéré du bois délagage dans le bois de Vincennes
16:541,5 km de long de bois vert comme ça.
16:57On le scie sous forme de petits bâtons.
16:59Il faut ensuite du foin.
17:00Ça, c'est un des charpentiers qui va tous les week-ends dans une ferme
17:02qui nous a ramené deux bottes de foin
17:05qui viennent de chez son voisin.
17:07Troisième ingrédient, la terre qui en partie venait soit du site,
17:11soit de Montreuil, soit de chez le briquetier.
17:13Et ensuite, après, on roule des quenus comme ça,
17:16qu'on envoie à l'étage en chaîne humaine.
17:18Et après, on remplit ce grand plancher.
17:21Mais voilà, il faut faire...
17:22On a compté entre 1 500 et 1 700 quenus,
17:25ce qui est énormément de travail d'huile de coude.
17:26Mais on a quand même formé plus de 35 personnes, je crois,
17:29sur ce chantier à cette technique-là,
17:30en espérant que ce sera répliqué ailleurs
17:33et à commencer dans la métropole autour de Paris.
17:41Voilà, le deuxième chantier qu'on a organisé,
17:43qui est un petit peu plus conventionnel,
17:44c'était l'isolation en paille de l'ensemble de la maison.
17:48Voilà, avec tous les protocoles de test sur les bottes de paille
17:52qui ont été faits, enfin, tous ces protocoles ont été transmis,
17:55appris aux participants, etc.
17:57Voilà, on voit juste un aperçu de comment ça peut fonctionner.
18:03Troisième chantier participatif qu'on a organisé,
18:07un peu plus inhabituel,
18:09enfin, c'est vraiment une technique non courante.
18:11C'est une technique de partition des espaces
18:15au premier attache et au rez-de-chaussée,
18:16qui sont des cloisons en terre-paille.
18:18Donc, on a récupéré toutes les chutes des bottes de paille.
18:21Voilà, et quand on fait un chantier paille,
18:23Dieu sait qu'il y en a, de la paille est partout,
18:24donc on la récupère, on la...
18:26Voilà.
18:29Qu'on a mélangé, voilà, en très grande partie
18:31avec de la terre de site.
18:34Voilà, donc on voit tout le processus à droite de mélange.
18:36Et puis ensuite, on met sur les cloisons en bois
18:39des canisses d'un côté.
18:42Et puis ensuite, une fois qu'on les met de toute hauteur,
18:44on monte des canisses en les déroulant au fur et à mesure.
18:47Et en faisant ça progressivement,
18:48on bourre l'interstice avec du terre-paille.
18:51Donc, une fois qu'on a nos magnifiques cloisons en terre comme ça,
18:54il faut ensuite les enduire en deux phases.
18:58Première phase, avec des enduitaires
18:59sous forme d'enduit de corps,
19:01qui est la première phase qu'on va laisser sécher
19:04et sur laquelle on ira faire une finition après.
19:06Et la particularité de ces cloisons,
19:08et c'est vraiment une technique en courant,
19:10c'est qu'on a expérimenté des cloisons terre
19:13chauffantes, avec du chauffage très basse température
19:16qui passe dans les tuyaux comme ça,
19:17donc c'est de l'eau à 20 degrés,
19:19quelque chose comme ça,
19:21qui est noyée dans l'enduitaire, en fait.
19:24Parce que l'ensemble de la maison est en chauffage basse température,
19:26donc il fallait trouver une façon d'avoir un catalyseur pour cette chaleur.
19:32Donc voilà, le protocole, c'est ça.
19:33Un peu comme ça, c'est ce qu'on ferait pour un plancher chauffant,
19:35mais on le met à la verticale,
19:36on le noie dans l'enduit.
19:39Voilà, et une fois qu'on a ce résultat,
19:41là, c'est le mur, une fois les tuyaux recouverts.
19:44Et après, on vient faire une couche de...
19:45Enfin, on laisse passer 3-4 semaines le temps que l'enduit de corps sèche.
19:48Puis ensuite, on vient faire l'enduit de finition par-dessus.
19:53Juste pour montrer les différents types de terres qu'on a mélangées.
19:57Le résultat, c'est qu'on a pris de la terre de montres,
20:00de la terre de deux, de la terre de deux sites,
20:01et on a fait différentes couleurs, différents mélanges
20:03pour les différentes pièces.
20:04Donc c'est une espèce de best-of de terre francilienne
20:08qu'on peut voir dans la maison.
20:12Voilà, c'était encore en cours de séchage.
20:15Ça, on aime ou on n'aime pas, mais bon, c'est dans un cours de la maison.
20:18Hop, et voilà, c'est une petite parenthèse, c'est juste là.
20:21Ça, c'était la maison encore en cours de chantier, là, au mois de février.
20:25Et puis ça, c'est la façade sud.
20:28C'était il y a peut-être un ou deux mois,
20:30c'est que les feuilles commencent à sortir sur les arbres et tout ça.
20:33Voilà, je m'arrête là.
20:34Je dis juste que ce qu'il y a à retenir,
20:36c'est qu'on a expérimenté sur chantier
20:40une miniaturisation de toutes ces techniques-là
20:41pour les adapter à un milieu assez parisien
20:44qui était contraint par l'espace, contraint par le temps,
20:46contraint par les voisins chiants,
20:48comme tous les chantiers à Paris.
20:50Et que, voilà, c'est ça que nous, on a expérimenté.
20:53On pourra peut-être en reparler plus tard.
20:55Voilà.
20:55Merci.
21:04Bonsoir à tous.
21:06Donc, Aude Robert et Pierre Mange-Matin,
21:09on est architectes urbanistes associés à l'agence Agnogis-Beltrando.
21:12Donc, on est une agence d'architecture et d'urbanisme
21:14avec quatre associés,
21:16Yannick Beltrando, Tomoko Agnogis et nous deux.
21:19Et on va vous présenter une recherche
21:20qu'on a lancée fin 2022
21:23qui s'appelle La Ville à Plusieurs
21:26avec une équipe composée de chevreux notaires
21:30et d'une association qui s'appelle l'ANGC,
21:33l'Association Nationale des Gestionnaires de Co-Pro.
21:36On a lancé cette recherche
21:39suite à nos différents projets.
21:41On travaille pas mal dans Paris.
21:43On est architectes urbanistes du quartier Saint-Vincent-de-Paul
21:46qui est en cours de développement depuis presque dix ans,
21:49bientôt fini.
21:50On a aussi participé à l'élaboration du PLU bioclimatique
21:53et on fait aussi des bâtiments.
21:55Là, vous voyez à l'image un petit bâtiment
21:57et une surélévation rue de Nancy,
21:59pas loin dans le dixième arrondissement.
22:01On a lancé cette recherche
22:02en se posant la question dans les différents projets
22:04des limites de propriété
22:05et de comment elle pouvait être un frein
22:08mais aussi peut-être un outil
22:09pour faire des projets qui avaient plus de sens
22:11ou qui permettaient des projets plus larges,
22:14plus cohérents.
22:18Cette recherche, elle s'est basée sur un double constat
22:21et aussi sur la base des expériences
22:23que Pierre a mentionné plus tôt.
22:25Le premier, c'est que Paris,
22:27c'est une ville qui est déjà largement constituée,
22:29qu'en 2050, 95% des bâtiments
22:32qui sont aujourd'hui là sont toujours présents
22:35et aussi que cette ville,
22:38il va quand même falloir réussir à la transformer
22:40pour l'adapter aux évolutions récentes.
22:43Par exemple, aujourd'hui, il y a la canicule
22:45hier au confinement
22:48et donc de comment est-ce qu'on pouvait réussir
22:50à transformer cet existant
22:52de manière la plus efficace possible.
22:56L'idée, c'était de travailler
22:58sur les questions de mutualisation.
23:00C'est pour ça qu'on était avec des notaires
23:01et des questions de limites de propriété
23:03avec l'idée de réussir à transformer le déjà-là,
23:05ce qu'on fait tous dans nos pratiques,
23:07mais de l'amplifier à l'échelle
23:09de bâtiments ou de terrains mitoyants
23:11et de penser collectif
23:13pour améliorer le cadre de vie
23:14par exemple dans des travaux de rénovation énergétique,
23:17sur les espaces extérieurs,
23:19dans des travaux de mise aux normes
23:21ou de changement des systèmes énergétiques.
23:23C'est tout ça qu'on a exploré
23:24dans le cadre de la recherche.
23:26Et donc, avec les notaires
23:29et aussi la NGC,
23:30on a étudié
23:31quels outils juridiques étaient mobilisables
23:34pour réussir à mutualiser ces éléments-là.
23:38C'est les trois outils qui sont affichés à l'écran.
23:41Et on les a testés sur six cas d'études différents
23:45au sein de Paris
23:47pour voir quels étaient les gains économiques
23:51en termes de temps ou autres
23:52qui pouvaient permettre cette mutualisation.
23:57Et ce qu'on s'est assez vite rendu compte,
23:59c'est que ces trois outils,
24:00finalement,
24:01ils étaient assez simples d'utilisation
24:03et que la mutualisation était finalement
24:05quelque chose qui pouvait être
24:07assez rapidement mis en œuvre
24:09avec des outils qui sont
24:12assez spécifiques selon les besoins.
24:15Si on a besoin d'une mutualisation
24:17avec une gestion sur un temps long
24:19ou d'une action ponctuelle de travaux,
24:22voilà.
24:24Un peu plus concrètement,
24:26on va vous présenter quelques cas d'études
24:27qu'on a étudiées.
24:28C'est des vraies adresses parisiennes.
24:29Donc on a bossé avec les syndics
24:31pour récupérer les documents des copros
24:32ou des bailleurs
24:33et étudié et chiffré aussi
24:36les avantages, les inconvénients,
24:38les freins à la mutualisation.
24:39Là, par exemple,
24:41l'exemple de petits immeubles
24:42de 15, 20, 25 logements en copro
24:46qui peuvent parfois, à Paris,
24:48des bâtiments mitoyens
24:49avoir les mêmes caractéristiques constructives.
24:50Là, c'est le cas de bâtiments de Faubourg,
24:52mais c'est aussi le cas des HBM.
24:54Parfois, dans les lotissements haussmanniens,
24:55on a exactement les mêmes typologies constructives.
24:58Donc l'intuition, c'était de se dire
24:59si on fait des travaux de rénovation énergétique,
25:01peut-être qu'on a un gain financier
25:03ou en termes de montage
25:04ou en termes de temps de travaux
25:05à mutualiser ces travaux-là.
25:10Un deuxième cas d'études,
25:11c'était la question des cours
25:13où, que ce soit dans le tissu haussmannien
25:15ou faubourgien, on se rend compte
25:17qu'on a souvent des toutes petites cours
25:18emmurées et on s'est dit
25:22comment est-ce qu'on pourrait abattre ces murs
25:24pour créer des cœurs d'îlots
25:26beaucoup plus grands
25:27et du coup des îlots de fraîcheur
25:29aussi à l'échelle d'un îlot.
25:34Un autre exemple sur les locaux-vélos.
25:37Sachant qu'il y a un bon nombre
25:39de bâtiments parisiens
25:39qui n'ont pas forcément la capacité
25:41d'accueillir des locaux-vélos,
25:42où on le voit, les vélos s'entassent
25:43dans les rues ou dans les caves
25:44ou dans les cours.
25:46Mais par ailleurs,
25:47il y a des bâtiments d'après-guerre
25:49qui sont très capacitaires,
25:50notamment avec leur parc de stationnement.
25:52On sait qu'il y a en gros
25:53un tiers de vacances
25:54dans les parcs de stationnement parisiens.
25:55On s'est posé la question
25:57de comment mettre à profit
25:58ces espaces de parking
26:00pour faire des locaux-vélos
26:01mutualisés à l'échelle de 2, 3, 4,
26:04voire à l'échelle d'un quartier,
26:054 immeubles pardon,
26:06ou à l'échelle d'un quartier.
26:07C'est notamment pertinent,
26:09ce cas-là,
26:09dans le cas des parcs de parking,
26:11des bailleurs sociaux
26:12où on peut mobiliser
26:13un certain nombre de places
26:14assez rapidement
26:15ou des propriétaires uniques privés aussi.
26:18On peut mobiliser les places facilement
26:20alors qu'en copropriété,
26:21c'est plus compliqué.
26:23Autre cas,
26:24les questions des toitures mitoyennes.
26:25Là, c'est un exemple
26:26de deux copros
26:28qui partagent une toiture terrasse
26:30qui est mitoyenne.
26:32Là, il se trouve
26:32qu'il y avait une des copros
26:33qui avait la volonté de végétaliser.
26:35Donc ça n'a pas beaucoup de sens
26:36si on végétalise la moitié de cette toiture.
26:37Là, l'idée, c'était de voir
26:39comment on pourrait végétaliser
26:40la totalité de la toiture,
26:42donc faire un projet
26:42porté par les deux immeubles
26:44et les deux copropriétés.
26:47Et donc,
26:48au bout de l'étude
26:49de ces six cas,
26:51on en a conclu
26:52cinq avantages
26:53à la mutualisation.
26:55Le premier,
26:56c'est plus pour la collectivité.
26:57Donc ici,
26:58la ville de Paris,
27:00c'est comment est-ce que,
27:01grâce à cette mutualisation,
27:03on va pouvoir accélérer
27:04l'adaptation
27:04au changement climatique.
27:06notamment,
27:07par exemple,
27:07Pierre en parlait
27:08sur le stationnement vélo.
27:10Là,
27:10on voit un plan
27:11où en orange,
27:13c'est les secteurs
27:15avec un excédent de place
27:16et les ronds,
27:17c'est tous les parkings
27:18concédés de la ville de Paris
27:20où potentiellement,
27:21il y a de la vacance
27:22et où on pourrait réussir
27:23à mutualiser
27:24des places de stationnement.
27:28Deuxième exemple
27:28et deuxième série d'avantages,
27:31donc la question
27:31des coûts et de la durée.
27:32Par exemple,
27:33l'exemple qu'on vous montrait
27:34sur les travaux
27:35de rénovation énergétique,
27:36on l'a fait chiffrer,
27:37ça permettait d'économiser
27:38entre 15 et 20%
27:39des coûts des travaux
27:40avec un avantage
27:41pour les copropriétaires
27:42ou même pour les bailleurs sociaux
27:43qui est assez intéressant
27:45et aussi de rendre attractifs
27:46les travaux,
27:48notamment pour des tout petits immeubles
27:49qui ont du mal parfois
27:50à attirer les entreprises
27:51sur les chantiers
27:51de rénovation énergétique.
27:52Donc le volume
27:53de la mutualisation
27:54rend le projet intéressant.
27:58Je continue.
27:59Ça, c'est un exemple
28:00à Copenhague
28:00où la municipalité
28:02porte et appuie
28:04les copros
28:05dans la rénovation
28:06et la mutualisation
28:07de leurs cours.
28:08C'est un peu
28:08une des images qu'on avait,
28:09une des intuitions qu'on avait.
28:11Il y a des choses
28:12qui existent à Paris maintenant,
28:13notamment avec Coproasis,
28:14mais il y a un vrai avantage,
28:16notamment c'était
28:17de mutualisation,
28:18de végétalisation des cours
28:18en termes d'usage,
28:19de qualité d'usage
28:20pour tout le monde,
28:21qualité des logements,
28:22îlot de fraîcheur,
28:23évidemment.
28:25Et également,
28:26en termes d'entretien,
28:27ça c'est un autre point
28:28qu'on ne vous a pas expliqué
28:29mais qu'on a exploré,
28:29sur mutualiser un gardien.
28:31C'est un service
28:32qui est très attractif
28:33pour les Parisiens
28:33mais qui a tendance
28:35à disparaître,
28:35qui est difficile
28:36en dessous d'une jauge
28:37de 40, 50 logements.
28:39Si on met
28:40deux immeubles mitoyens,
28:42de 25 logements,
28:43là on a la masse critique
28:44pour un gardien.
28:45Donc ça devient aussi intéressant.
28:47Et merci à tous.
28:51Et du coup,
28:52là on a juste représenté
28:54la petite cour réunie
28:57qui pourrait permettre
28:58de créer du confort
29:00des locaux vélos.
29:01Et il y a une publication
29:03qui doit sortir
29:03très prochainement.
29:13Bonsoir à tous.
29:14Merci d'être là.
29:14Je suis content
29:15de vous présenter
29:15notre étude.
29:18Donc nous,
29:18on est une agence d'architecture
29:19qui fait un peu écho
29:21à ce qui a été dit avant
29:21puisqu'on s'est fondé
29:22aux grands voisins
29:24en 2015
29:25dans cette occupation
29:26temporaire
29:26d'un site
29:27qui mélangeait
29:28à la fois
29:30un hébergement d'urgence
29:31pour des personnes
29:32en difficulté,
29:33des migrants,
29:33des personnes dans la rue
29:34et des associations,
29:36des jeunes agences
29:37qui déployaient
29:39leur activité
29:39et qui étaient en lien
29:40avec ce réseau social.
29:44Donc nous,
29:44on a construit
29:45notre agence
29:46sur ce terreau-là
29:48en ayant
29:49sorti d'école.
29:50Moi,
29:50j'étais à Belleville
29:51en 2016 diplômé.
29:54En ayant la volonté
29:55de poursuivre
29:56ce qu'on fait
29:56dans les études,
29:57c'est-à-dire
29:57d'être dans la recherche
29:58et de pouvoir expérimenter
30:00sur des formats
30:02plutôt liés
30:03à l'événementiel
30:03des micro-architectes
30:04en testant
30:07des matériaux biosourcés
30:08dans des climats
30:09assez extrêmes,
30:10des hamams en chanvre,
30:11des choses comme ça.
30:13Du réemploi
30:13en charpente
30:15pour essayer
30:16de pousser
30:16la notion de réemploi
30:17jusqu'en structure
30:18de charpente
30:19dans des cadres
30:19assez particuliers
30:20qui sont là aussi
30:21un projet.
30:22La bricole
30:23qui a été fait
30:23dans le centre
30:24d'hébergement d'urgence
30:26temporaire
30:26qu'il y a eu
30:27à la caserne
30:28Excellmans
30:29portée par Aurore.
30:31et un autre projet
30:32qui est
30:34Lauréat du Fer
30:352018
30:35si je ne me trompe pas
30:36ce n'est pas celui-là
30:38dont je vais parler
30:38parce qu'il y en a eu
30:39un deuxième
30:39mais la réalisation
30:42d'un prototype
30:42pour une association
30:44qui fait de la maraude
30:46de la récupération
30:47de carton
30:47et de la revente
30:48de carton
30:48carton plein
30:49à Paris
30:50si vous avez
30:50un déménagement
30:51à faire
30:51allez acheter
30:52vos cartons
30:53et vos scotch
30:54biosourcés
30:54chez carton plein
30:56et du coup
30:57leur prototype
30:58de petits ateliers
30:59montables
31:00démontables
31:00qui pouvaient
31:01s'implanter
31:01dans différentes zones
31:02pour faire ces maraudes
31:03les transformer
31:04et les vendre localement.
31:09Donc là on va vous parler
31:11du Fer 2020
31:13qu'on a remporté
31:13sur autre chose
31:14qui est la continuité
31:15de ce dont je vous ai parlé
31:17donc 2020 c'était
31:18il y a 6 ans
31:19et donc on a proposé
31:20au pavillon de l'Arsenal
31:21de faire une étude
31:22sur les centres
31:23d'hébergement d'urgence
31:24en fait on s'est rendu compte
31:25qu'il n'y avait pas vraiment
31:26d'études
31:27de corpus architectural
31:29sur le sujet spécifique
31:31des centres d'hébergement
31:32d'urgence
31:32donc qu'ils soient pérennes
31:34ou temporaires
31:35sur la morphologie
31:36architecturale
31:37leur implantation urbaine
31:38les impacts
31:39qu'ils ont dans la ville
31:41et aussi
31:42comment ils sont déployés
31:44architecturalement
31:45à l'intérieur
31:46et c'est un projet
31:47qui a été de long cours
31:48puisque là
31:48il n'est pas encore publié
31:49mais on est sur
31:51la finalisation
31:52parce que ça devrait arriver
31:54cet automne
31:56où on s'est associé
31:57avec des graphistes
31:58pour pouvoir finaliser l'étude
32:00donc là on est plutôt
32:01sur un projet de recherche
32:03plus conventionnel
32:05c'est une étude
32:06qu'on a structurée
32:08c'est classiquement
32:09sur la définition
32:11du contexte
32:13historique
32:15le contexte spécifique
32:16donc nous on l'a cadré
32:18sur l'île de France
32:19donc c'est vraiment
32:20les centres d'hébergement
32:21d'urgence francilien
32:22il y en a beaucoup
32:23d'autres ailleurs
32:23mais on s'est focalisé
32:25là dessus
32:25et il y en a beaucoup
32:26à Paris
32:27et on a sélectionné
32:28un panel de 13 centres
32:30d'hébergement d'urgence
32:31dont deux accueils de jour
32:33donc les centres d'hébergement
32:35d'urgence
32:35où il y a du logement
32:36de l'hébergement
32:38de nuit
32:38pour ces publics
32:40et les accueils de jour
32:42qui sont plutôt
32:43des accueils administratifs
32:46des foyers de vie
32:47des foyers d'accompagnement
32:48qui ne comprennent pas
32:50d'hébergement
32:51mais qui ont un rôle
32:51vraiment central
32:52important
32:53dans cet éventail là
32:57et on a choisi
33:00de regrouper
33:01dans cette thématique
33:02qu'on a appelé
33:03des impacts
33:03voilà les sujets fondamentaux
33:05qui sont le lien
33:05de tout ça
33:06qu'on ne retrouve pas
33:07forcément dans chacun
33:08des centres
33:08mais en fait
33:09ces sept impacts
33:10c'est un peu
33:11les fiches
33:12de conception
33:14de futur
33:15en tout cas
33:16des points
33:17très importants
33:18de chacun des centres
33:18qui peuvent permettre
33:20de multiplier
33:22ces centres là
33:22parce qu'il y a
33:23un vrai besoin
33:23d'accueil
33:25et une problématique
33:26de lieu d'accueil
33:29donc on a construit
33:30l'étude
33:30sur deux principes
33:33fondamentaux
33:34donc plutôt le travail
33:34de recherche
33:35et de documentation
33:36en allant voir
33:37des écrits de la pure
33:40en allant chercher
33:41tout ce qui a été fait
33:43mais encore une fois
33:44il n'y avait pas
33:44vraiment de travail
33:45sur la typologie
33:47architecturale
33:48des centres
33:48d'hébergement
33:49d'urgence
33:49et en parallèle
33:51on a fait
33:53donc sur les 15 centres
33:55on a fait à chaque fois
33:56trois interviews
33:57vidéo
33:58filmées
33:59enregistrées
33:59des trois acteurs
34:01principaux
34:01de chacun des centres
34:02donc les gestionnaires
34:05ça peut être
34:06l'association
34:06Aurore
34:07qui fait de l'hébergement
34:08d'urgence
34:08les maîtrises d'oeuvres
34:10donc c'est les maîtrises
34:11d'ouvrages
34:12parfois
34:12ou les
34:13pardon
34:13les premiers
34:14c'est soit les maîtrises
34:15d'ouvrages
34:16soit les gestionnaires
34:18les deuxièmes
34:19c'est les maîtrises
34:19d'oeuvres
34:20qui ont conçu
34:20ces centres là
34:21et les troisièmes
34:23c'est
34:24les habitants
34:25de ces centres
34:26donc parfois
34:26des hébergers
34:27ou parfois
34:29des équipes
34:30techniques
34:31ou des accompagnants
34:32de ces centres là
34:33chacun de ces
34:34de ces interviews
34:36ça nous a donné
34:37énormément de travail
34:38c'est pour ça que c'est un travail
34:39qui a été assez long
34:40mais qui a permis
34:41de faire ressortir
34:42vraiment
34:43le
34:43l'âme
34:44le coeur
34:45de ces bâtiments là
34:46donc pas simplement
34:47en allant étudier les plans
34:48en faisant des relevés
34:49sur les bâtiments
34:50mais en allant aussi
34:51écouter
34:52tous les acteurs
34:53qui ont participé
34:54à ces projets
34:57donc ces corpus là
34:59on les a retranscrits
35:01dans différents documents
35:02avec des entretiens
35:03qui vont
35:04parler vraiment
35:05de l'histoire
35:05de la solidarité
35:06on a réuni
35:07dans une grande frise
35:09qu'est-ce que la chronologie
35:10de la
35:11de la
35:12de la solidarité
35:14sur trois
35:15grands axes
35:16les différents lieux
35:17importants
35:18les acteurs
35:18qui se créent
35:19au fur et à mesure
35:20qui viennent
35:21accompagner
35:22les plans
35:25les lieux
35:26et les personnes
35:27qui vont devoir
35:27être hébergées
35:28et puis aussi
35:28les actes politiques
35:29qui sont des accélérateurs
35:31aussi de ces facteurs là
35:32en fait on se rend compte
35:34que tout se joue
35:35assez fortement
35:36dans les deux
35:38dernières décennies
35:39il s'est passé
35:39énormément de choses
35:40et beaucoup de centres
35:41se sont aussi développés
35:43et déployés
35:44dans ces dates là
35:44la carte est pas complète
35:46c'est encore en études
35:47mais pour donner
35:48le centre
35:49vraiment le périmètre restreint
35:52des douze centres
35:52plus les deux accueils
35:54de jour
35:54qu'on a étudiés
35:57donc on est vraiment
35:59intramuros Paris
36:00et quelques centres
36:01dans la périphérie
36:03dans la première couronne
36:07chacun de ces centres
36:08donc ont été
36:09ça va vite en fait
36:10chacun de ces centres
36:12ont été retranscrits
36:13dans l'étude
36:14par fiches
36:15assez strictes
36:17assez rigoureuses
36:17là vous avez
36:19l'accueil de jour
36:20du secours catholique
36:22à Porte de la Villette
36:26un centre
36:28donc c'est un accueil
36:28de jour pérenne
36:29qui fait
36:31depuis 30 ans
36:32de l'accompagnement
36:34de ce public là
36:35le centre
36:36La Chapelle
36:37que vous connaissez
36:38qui a permis
36:39d'accueillir
36:39environ 4000
36:414000 hébergés
36:42qui a été temporaire
36:44lui pour le coup
36:44il y a eu un gros projet
36:45qui avait rien à voir
36:46qui a été fait par dessus
36:48un autre exemple
36:49d'une rénovation
36:51d'un bâtiment
36:52pour devenir
36:53donc c'était
36:53une ancienne usine
36:54qui a été transformée
36:55en centre
36:56d'hébergement
36:57du Gens
36:57pérenne
37:00et chacune
37:01de ces études là
37:01donc là je ne vous l'ai pas montré
37:02mais après
37:03on rentre dans le détail
37:06des éléments
37:09généraux
37:09des plans
37:10où on va aller chercher
37:11les zones individuelles
37:12les zones collectives
37:13pour essayer de comprendre
37:15les espaces
37:16les espaces propres
37:18à chaque hébergé
37:19mais aussi
37:19les espaces collectifs
37:20qui font le lien
37:21et parfois
37:22l'ouverture
37:23au quartier
37:25de ces
37:27projets là
37:28et du coup
37:28des fiches
37:30finales
37:31qui viennent
37:31un petit peu
37:32structurer
37:33la fin de l'étude
37:34pour avoir
37:34les thématiques
37:35qui sont recentrées
37:36qui sont transversales
37:37dans chacune
37:38de ces études
37:40voilà donc c'est
37:41bientôt
37:42bientôt publié
37:45par le pavillon
37:46de l'arsenal
37:46voilà
37:46merci
37:47à vous
37:52bonsoir
37:53à toutes
37:54et à tous
37:54merci beaucoup
37:56et je vois tout
37:57hop
37:57et merci
37:59pour l'invitation
37:59merci de
38:00votre présence
38:02nombreuse
38:02impressionnante
38:04je vais
38:05d'abord
38:06commencer
38:07par vous raconter
38:08alors je ne sais pas
38:09par où
38:09il faut que j'appuie
38:12comment
38:12j'ai commencé
38:14à travailler
38:14sur cette question
38:15des métiers
38:16ça a commencé
38:17il y a quelques années
38:18quand je menais
38:19un projet
38:20dans lequel
38:21il était question
38:21de creuser
38:22un trou
38:22de 30 mètres
38:23de profondeur
38:24et je me suis intéressée
38:26aux personnes
38:26qui creusent
38:27on est alors
38:28parti à la rencontre
38:29d'un ouvrier
38:31de la voirie
38:31d'une archéologue
38:33d'un psychiatre
38:34spécialiste
38:34des trous de mémoire
38:35et c'est dans ce cadre là
38:36que j'ai eu l'idée
38:37d'aller rencontrer
38:38le Fossoyeur du Père Lachaise
38:40et en documentant
38:41cette rencontre
38:42j'ai ouvert les portes
38:43de ce qu'on pourrait appeler
38:44les coulisses de la ville
38:46et c'est un sujet
38:46qui depuis
38:47m'a littéralement passionnée
38:49et presque engloutie
38:50et donc comme je suis toujours
38:52très curieuse
38:53et que j'ai été intéressée
38:55toujours par les sujets
38:55un peu hors normes
38:57et hors du commun
38:58et aussi par les questions matérielles
39:00c'est quelque chose
39:01qui m'a tout de suite intéressée
39:03mais c'est aussi
39:04quand le Fossoyeur
39:04nous a parlé
39:05de la densité
39:06des cimetières
39:07du fait que les cimetières
39:08sont complètement remplies
39:08ou quand il nous a dit
39:10qu'il avait déjà trouvé
39:11des traces de griffes
39:12à l'intérieur
39:13d'un cercueil fermé
39:14depuis des décennies
39:14donc imaginez
39:15des griffes
39:16je me suis dit
39:17qu'on ne pouvait pas garder
39:18ça pour nous
39:18et qu'il fallait le partager
39:19plus largement
39:21et donc j'ai proposé
39:22à la revue Strabic
39:23de publier
39:24ce premier entretien
39:24et les éditeurs et éditrices
39:26ont été tellement enthousiastes
39:27qu'ils m'ont encouragée
39:29à continuer
39:30et je suis allée donc
39:31rencontrer un nettoyeur
39:32de l'extrême
39:32c'est quelqu'un
39:34qui nettoie
39:34les scènes post-traumatiques
39:36il m'a raconté
39:37de manière vraiment
39:37très concrète
39:38comment il fait
39:39disparaître des lieux
39:40les traces laissées
39:41par un corps
39:42après la mort
39:42que ce soit un corps
39:43en putréfaction
39:44dans un appartement
39:45après la canicule
39:46ou bien un suicide
39:47sur les rails d'un train
39:48et donc j'ai continué
39:50au fil des rencontres
39:51en étant plutôt guidée
39:53par ma curiosité
39:54et c'est comme ça
39:55que je suis allée
39:56à la rencontre
39:57d'une ancienne
39:58archiviste reconvertie
40:00en croque-mort
40:00de pompes funèbres
40:01alternatives
40:02qui m'a raconté
40:03comment elle avait
40:04accompagné une personne
40:05qui souhaitait
40:05que son corps
40:06soit mangé
40:07par des animaux
40:07en forêt
40:08après sa mort
40:09alors même
40:10que c'est interdit
40:10par la loi
40:11et donc comment
40:12elles avaient ensemble
40:13construit un rituel
40:14qui permette
40:15le respect
40:15de ses dernières volontés
40:16et donc voilà
40:18je me suis rendu compte
40:19qu'il existait
40:21des pigeonniers
40:21contraceptifs
40:22rue de la Roquette
40:23je ne sais pas si vous savez
40:24qu'il y a 7 pigeonniers
40:25contraceptifs
40:26à Paris
40:26le principe
40:27c'est que
40:28c'est un pigeonnier
40:29dans lequel une personne
40:30va et vient
40:31secouer à la main
40:32un tiers des oeufs
40:33pour avorter
40:35l'embryon
40:35de Poussin
40:36et limiter
40:37la population
40:38des pigeons parisiens
40:39c'est une technique
40:41écologique
40:42j'ai rencontré
40:43aussi un pilote
40:44de drone
40:45qui surveille
40:46des sites
40:47industriels
40:47et des centrales
40:49nucléaires
40:49donc des sites
40:50hyper stratégiques
40:51mais ce qui m'intéressait
40:52particulièrement
40:52c'est qu'il était missionné
40:53par des villes
40:54pour stériliser
40:56les oeufs de goéland
40:56directement dans les nids
40:58sur les toitures terrasse
40:59en drone
40:59en pulvérisant un liquide
41:01qui imperméabilise
41:02la coquille
41:04plus récemment
41:05c'est plutôt
41:05le responsable
41:06de la sécurité
41:07du périph
41:08qui m'a parlé
41:08et qui m'a accordé
41:10un entretien
41:10où on apprend
41:11ce qui est mis en place
41:12lors du blocage
41:14du périph
41:15où des manifestants
41:16s'assoient sur la voirie
41:17ou bien encore
41:18l'impact matériel
41:20de la vitesse
41:22de 10 km heure
41:23donc c'est le changement
41:24de 160 panneaux
41:26de voirie
41:27en 48 heures
41:28voilà
41:29je vous ai choisi
41:30quelques petites anecdotes
41:31pour vous amuser
41:31vous l'aurez compris
41:32certains métiers
41:33peuvent vous sembler
41:34amusants
41:35voire folkloriques
41:36peut-être même pittoresques
41:37mais tous ces métiers
41:39et toutes ces activités
41:40font appel
41:41à des savoir-faire
41:42à des gestes
41:43qui sont précis
41:43ils engagent des usages
41:45des modes de vie
41:46et surtout
41:47ils parlent très bien
41:48de notre époque
41:49on connait
41:50les petits métiers
41:51de la fin du XIXe siècle
41:52qui font vraiment partie
41:53de l'imaginaire parisien
41:55notamment grâce aux photographies
41:56de Jeanne Nadjet
41:57on connait bien
41:58la figure du chiffonnier
41:59peut-être un peu moins
42:00celle du raccomodeur
42:02de faïence
42:02ou de la tondeuse d'animaux
42:04mais c'est des métiers
42:05qui ont disparu
42:06pour la plupart
42:07au début du XXe siècle
42:08et qui représentent
42:10pourtant un témoignage
42:11et un document important
42:12des pratiques de la ville
42:14dans l'histoire
42:15le métier de commissionnaire
42:18par exemple
42:18avait disparu
42:20mais on pourrait considérer
42:22qu'il est revenu
42:23sous une forme
42:24qui s'apparente
42:24peut-être plus
42:25à l'activité
42:26qu'exercent les livreurs
42:26à vélo
42:27qui se sont multipliées
42:29ces derniers temps
42:30alors je suis bien sûr
42:31pas la seule
42:32à m'intéresser
42:32à la question du travail
42:33en ville
42:34ni au travail à Paris
42:35mais je mène
42:37cette recherche
42:38accompagnée
42:39de nombreuses références
42:41je vous parlais
42:42à l'instant
42:42de gestionnaires
42:43de pigeonner
42:44contraceptifs
42:44mais peut-être
42:45que vous ne connaissez
42:47pas le quotidien
42:48d'un technicien
42:48de mesure atmosphérique
42:50de l'air
42:50ou encore
42:51de l'ascensoriste
42:52de la tour Eiffel
42:53est-ce que vous saviez
42:54qu'il y a des personnes
42:56qui cartographient
42:57les places de parking
42:58dans Paris
42:58avec un équipement
42:59de captation
43:00à 360 degrés
43:01comme cet homme
43:04ici j'étais avec
43:05Abdoulaye Diata
43:07qui est traqueur
43:07de punaises de lit
43:08et qui s'est entraîné
43:09pendant des semaines
43:10à les reconnaître
43:11à leur odeur
43:12et un extrait
43:13de cet entretien
43:13a été présenté
43:14il y a quelques semaines
43:15au festival
43:17de la ville sensible
43:18au théâtre de la Concorde
43:18donc pour ce projet
43:20faire
43:20je cherche à faire
43:22un portrait
43:22de Paris
43:23aujourd'hui
43:24qui est composé
43:25d'entretiens
43:26avec des personnes
43:27qui travaillent à Paris
43:27et ces situations
43:29je les aborde
43:29en architecte
43:30parce que cette recherche
43:32elle vise à vraiment
43:33renseigner
43:34informer
43:34des pratiques
43:35des gestes
43:36des gestes
43:36et du quotidien
43:37de ces personnes
43:38qui travaillent
43:38dans les coulisses
43:39de la ville
43:39c'est un projet
43:40qui s'inscrit
43:41à la fois
43:42dans l'histoire
43:42de la transformation
43:43de la ville
43:43mais aussi
43:44dans l'évolution
43:47du métier
43:48d'architecte
43:49aujourd'hui
43:50les architectes
43:50deviennent
43:50de plus en plus
43:51des médiateurs
43:52des médiatrices
43:53des déconstructrices
43:54des mésologues
43:56et je pense
43:57que participer
43:58à la documentation
43:59à la description
44:00de ces activités
44:01par les mots
44:02de celles et ceux
44:02qui les exercent
44:04est très important
44:06parce que ça documente
44:08donc les ambiances
44:09des situations
44:09mais aussi
44:10l'histoire architecturale
44:11matérielle
44:12et bien sûr sociale
44:13de la ville
44:14ce qui pour moi
44:15est une pratique
44:16de l'architecture
44:18alors quand certains
44:19et certaines d'entre vous
44:20iront se baigner
44:22dans le canal
44:22en sortant d'ici
44:23peut-être que vous
44:24repenserez à ces histoires
44:26si vous pouvez vous baigner
44:28cet été
44:28c'est notamment grâce
44:29au travail
44:30des éclusiers
44:31éclusières
44:32qui pilotent
44:33le barbeau
44:33le bateau nettoyeur
44:35du canal de l'ourque
44:36quand les algues
44:37vous chatouilleront
44:38les pieds
44:39vous penserez peut-être
44:40au faux cardage
44:41qui est une technique
44:43qui consiste
44:44à couper
44:44les plantes aquatiques
44:45à l'aide d'une sorte
44:46de tondeuse sous-marine
44:48qu'on utilise encore aujourd'hui
44:49et qui existe
44:50depuis au moins 100 ans
44:51c'est une image
44:52de 1925
44:53et j'imagine
44:55que la plupart d'entre vous
44:56n'en a jamais
44:57entendu parler
44:58bref tout ça
44:59pour vous dire
44:59que ces histoires
45:00ces techniques
45:01et ces gestes
45:02qui occupent le quotidien
45:03de nombreuses personnes
45:04qui travaillent à Paris
45:06sortent parfois
45:06des radars
45:07mais qui nous concernent
45:08toutes et tous
45:09et ce sont aussi
45:10ces histoires
45:11qui font Paris
45:12et donc voilà
45:13en quelques mots
45:13le sujet
45:14de mon projet
45:15et n'hésitez pas
45:16à venir m'en parler
45:17après si vous avez
45:18des idées d'activités
45:19hors du commun
45:20que je n'aurais pas identifiées
45:22j'en ai pas mal
45:23mais venez m'en parler
45:24merci beaucoup
45:31bonsoir
45:32on va vous présenter
45:34notre travail
45:35de recherche
45:35sur l'eau brute
45:37donc nous sommes trois
45:38Camille Lowe
45:39qui est architecte
45:40et artiste plasticien
45:41Pauline Soulan
45:42qui est architecte urbaniste
45:43et moi
45:44Julie Maillard
45:45qui est architecte
45:46et paysagiste
45:48donc on est
45:49tous les trois
45:49enseignants
45:50et chercheureuse
45:51au sein de l'OCS
45:52de Paris
45:53qui fait partie également
45:54qui est partenaire
45:55de cette recherche
45:56et on est lauréate
45:57de FAIR 2023
45:58donc l'eau brute
45:59qu'est-ce que c'est
46:00l'eau brute
46:00c'est un peu
46:01à la rencontre
46:02de nos pratiques
46:03respectives
46:03tous les trois
46:04de notre discipline
46:06et en fait
46:07l'eau brute
46:08c'est un sujet
46:09à la fois transversal
46:11transdisciplinaire
46:11et transcalaire
46:13parce que en fait
46:13la notion d'eau brute
46:14c'est celle donc
46:15désignée impropre
46:16à la consommation humaine
46:18qui interroge évidemment
46:19sur les questions
46:20de milieu
46:21et de forme
46:22et qu'est-ce qui est
46:23finalement
46:24la brutalité
46:25de l'eau
46:26pour l'être humain
46:27et notre démarche
46:29elle est donc
46:29une recherche fondamentale
46:31qui articule
46:32la théorie
46:33la prospection
46:34et la pratique
46:37donc déjà
46:37on s'est intéressé
46:38quand on travaille
46:39sur la question de l'eau
46:40on s'est intéressé
46:40à la question du bassin versant
46:41donc là évidemment
46:42c'est la question
46:43du bassin versant
46:44de la Seine
46:44qui prend sa source
46:46dans les Côtes d'Or
46:47en Bourgogne
46:48et qui se jette
46:48dans l'estuaire
46:49au Havre
46:50en Normandie
46:52et donc
46:53assez vite
46:54on s'est concentré
46:54aussi sur un des aspects
46:55de ce bassin versant
46:56qui est donc sa source
46:57donc la source
46:58de la Seine
46:59qui se situe
47:00à plus de 200 km
47:01de Paris
47:03ce qui nous a
47:04tout de suite fasciné
47:05c'est cette composition
47:07de différents imaginaires
47:08donc c'est une image
47:09qui télescope
47:10en fait
47:10plusieurs milieux
47:11plusieurs échelles
47:12donc tout d'abord
47:13le premier plan
47:13qui va plutôt nous parler
47:14d'une
47:15l'évanissance
47:16en fait
47:16d'une zone humide
47:17avec des plantes
47:18caractéristiques
47:19de ce milieu
47:19la présence du banc
47:21qu'on retrouve
47:21notamment
47:22dans le parc
47:23des Buttes Chaumont
47:24donc qui est un
47:25plutôt qui revêt
47:25un caractère urbain
47:26et qui nous intéresse
47:28aussi pour son aspect
47:29voilà plus parisien
47:30et enfin
47:31c'est ce nymphé
47:32qui repose
47:33dans un écran
47:34plutôt pittoresque
47:35qui va évoquer
47:36une dimension culturelle
47:38aussi
47:38et architecturale
47:39du lieu
47:40sur laquelle
47:40donc voilà
47:41on construit
47:41sur la source
47:44donc ce télescopage
47:46des échelles
47:47et des milieux
47:48donne à lire
47:49le territoire
47:50dans son épaisseur
47:51donc on a choisi
47:52d'orienter notre recherche
47:53à travers un atlas
47:54qui va être stratigraphique
47:56c'est à dire
47:57qui va être orienté
47:58sur quatre niveaux
47:59de référence
48:00le sous-sol
48:01l'anthroposol
48:02qui correspond au sol
48:03largement modifié
48:05l'eau de surface
48:06et les eaux atmosphériques
48:10donc ce voyage
48:11stratigraphique
48:12commence par une échelle
48:13bassin versant
48:14donc pour revenir
48:15justement sur cette
48:15grande échelle
48:17pour comprendre
48:18et appréhender
48:19en fait les systèmes
48:20et les enjeux
48:20qui se jouent
48:21à cette échelle-là
48:21bien évidemment
48:22donc on a par exemple
48:23pour l'anthroposol
48:24tout un travail
48:25sur les espaces
48:26imperméabilisés
48:27donc qui représente
48:29cette strade
48:30par cette thématique-là
48:31à cette échelle-là
48:31les zones humides
48:33et voilà
48:34l'épaisseur d'humidité
48:35ou encore
48:36l'eau climatique
48:37avec les intempéries
48:38et le vent
48:40ensuite
48:40en fait c'est un travail
48:41d'entrelacement d'échelle
48:43donc ensuite
48:43on zoom sur l'échelle
48:44de Paris
48:45enfin un peu du Grand Paris
48:46donc en gardant
48:47cette idée de stratification
48:48donc pour le sous-sol
48:50on s'intéresse
48:51aux questions de forage
48:52de puits
48:53de sol
48:53de nappes
48:54enfin les différentes nappes
48:55qui constituent le sol
48:56l'entrepôt sol
48:57évidemment
48:58par rapport au réseau
48:59donc là c'est le sol
49:00qui est anthropisé
49:01donc notamment
49:03le réseau d'eau non potable
49:04et toute l'armature
49:05technique
49:06qui irrigue en fait
49:07la ville de Paris
49:08la surface
49:09à travers donc
49:10l'eau visible
49:11et aussi celle invisible
49:12ou celle qui a disparu
49:13celle qui a été drainée
49:15notamment
49:15et les phénomènes
49:16d'intermittence
49:17qui sont à la fois
49:18la sécheresse
49:19comme on peut le voir
49:20aujourd'hui
49:20ou bien les inondations
49:21et ensuite l'atmosphère
49:23qui est évidemment
49:23à travers le climat
49:24et les zones de fraîcheur
49:26qui sont si nécessaires
49:28surtout en cas de canicule
49:30ensuite on a fait
49:31donc voilà
49:32on a travaillé
49:33un atlas
49:33avec différents éléments
49:35qui nous fascinent
49:37pour la plupart
49:38et il est imagé
49:41notamment
49:42par un travail photographique
49:43qui est fait
49:43par notre photographe
49:44Alexandre Ferreira
49:46donc là ici
49:47vous pouvez déjà
49:48apercevoir
49:49le nymphé de la Seine
49:50ainsi que des bassins
49:51de réservoirs
49:53de Paris
49:53et ensuite
49:54voilà
49:54on a continué
49:56un corpus
49:57en fait
49:57fait d'archives
49:59de recherches
50:00de traités
50:02de photographies
50:04qui traversent
50:05les strates
50:06qui traversent
50:07aussi
50:07la question
50:08de la culture
50:09la question
50:09de la géographie
50:10la question même
50:11de l'architecture
50:12du paysage
50:12et ici
50:13vous pouvez déjà
50:14apercevoir
50:15le nymphé
50:16de soufflots
50:17ainsi que la cascade
50:18d'eau
50:18du bois de Boulogne
50:22donc
50:22ce travail de recherche
50:24il a également
50:25tissé des liens
50:26au-delà
50:27des frontières
50:29de cette recherche
50:30justement
50:30en ayant
50:32des résolutions
50:33plutôt académiques
50:35avec un cadre
50:35du contexte
50:37de l'école
50:37par exemple
50:38dans lesquels
50:38nous enseignons
50:40tous les trois
50:40donc ça c'est un travail
50:42sur la question
50:42de la modé nature
50:43donc c'est un travail
50:44de reconnaissance
50:46d'un langage
50:47spécifique
50:48au territoire parisien
50:49la modé nature
50:50qui est à la fois
50:51un élément ornemental
50:52mais aussi
50:53qui a une vocation
50:54à protéger la façade
50:56à différents niveaux
50:59donc on continue
51:00sur
51:01donc ces maquettes
51:02c'est un peu
51:03les prémices aussi
51:03de notre intérêt
51:04pour la question
51:05du prototype
51:06et de la forme
51:07donc on a
51:08un travail
51:09pour cette exposition
51:10qui va être autour
51:11d'un prototype
51:12justement
51:12qui reconnaît
51:13un peu
51:13un ensemble
51:14de références
51:15à la fois
51:16proche du contexte
51:17parisien
51:18comme par exemple
51:18encore une fois
51:19un infet
51:19de soufflots
51:21dans les Yvelines
51:21ou encore
51:22à Lanzarote
51:23donc plutôt un travail
51:24sur le sol
51:24et donc ces deux formes
51:25ont pour point commun
51:26d'être circulaires
51:27et de retenir l'eau
51:29et enfin
51:30donc ces manipulations
51:32ce prototype
51:33nous amène
51:33à une échelle
51:34plus précise
51:35celle de l'expérimentation
51:37par la maquette
51:37à différents niveaux
51:39notamment
51:40la maquette
51:41échelle 1
51:42qui a été expérimentée
51:43dans un cadre professionnel
51:45mais aussi
51:45toujours dans le cadre
51:47de l'école
51:47à travers
51:48nos différents studios
51:50donc voilà
51:51on souhaite
51:53faire ce lien
51:54justement
51:54entre le grand territoire
51:55et l'échelle
51:56plus détaillée
51:57on va dire
51:58de l'édifice
52:02applaudissements
52:03Merci.
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