- il y a 10 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Sébastien Chenu, vice-président du RN et député du Nord, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:04Sébastien Chenu, député Rassemblement National du Nord, vice-président du RN.
00:07Bonjour Monsieur le député.
00:09Bonjour.
00:09Une fois n'est pas coutume, vous avez dû nous parler de vous.
00:11Comment vous avez vécu hier, après-midi, quand Marine Le Pen vous a appelé pour vous dire que finalement elle
00:19sera candidate ?
00:21En réalité avec beaucoup d'émotion.
00:23On avait eu une réunion de groupe le matin, le matin même à l'Assemblée Nationale,
00:28qui était assez émouvante parce que nous étions un peu à la croisée des chemins
00:31et surtout qui est émouvante parce que quand on fait la route avec Marine Le Pen,
00:38on le fait au nom d'idées auxquelles on croit,
00:39mais c'est vrai qu'en tous les cas, au moment d'engagement,
00:42il est aussi intimement lié à sa personnalité, à ce qu'elle est, au rapport qu'elle a avec les
00:46Français.
00:48Imaginer qu'elle ne puisse pas faire vivre ce rapport avec les Français à l'occasion des présidentielles
00:53me semblait à la fois terrible, terriblement injuste et puis très dure à imaginer.
01:01Et c'est vrai que lorsqu'elle m'a appelé en fin d'après-midi pour me dire qu'elle
01:05irait à l'élection présidentielle,
01:07j'étais assez ému.
01:09J'étais content de la retrouver le soir.
01:10Vous avez versé une larme ?
01:12Je n'ai pas versé une larme.
01:13Non, mais j'étais ému parce que je sais derrière...
01:15Vous ne vous dites pas de parler là, donc il y avait du soulagement aussi.
01:17Je sais, non.
01:18Non, non, ce qu'on veut, c'est gagner.
01:19Ce qu'on veut, c'est gagner.
01:20Mais surtout, on s'est construit dans l'adversité.
01:22Au Rassemblement National, on peut évidemment beaucoup nous combattre ou nous critiquer.
01:26Je crois que personne ne s'empêche de le faire.
01:28Nous nous sommes construits dans l'adversité face à un système qui souvent nous a fait passer,
01:33probablement parce que nous ne sommes pas, quand on nous fait passer pour des nazis,
01:37pour des incapables, pour des blaireaux, etc.
01:39J'ai tout entendu.
01:40Quand on a enterré 100 fois Marine Le Pen, parce que j'en ai fait des plateaux télé,
01:44où on m'a dit, mais Marine Le Pen, c'est fini, c'est son nom, elle est nulle, elle
01:48est morte, Zemmour.
01:50J'ai tout entendu pendant des années.
01:52Mais Marine Le Pen, je le disais sur une autre chaîne, c'est un peu Edmond Dantès,
01:57dans le compte de Montecristo, elle se relève toujours, elle revient toujours.
02:02Je ne sais pas si tout ça perdurera, mais enfin, qu'elle souffle, qu'elle panache.
02:06Elle se pose des questions.
02:07Déjà, elle sera une candidate qui a été condamnée,
02:11même si le pourvent en cassation fait qu'elle est présumée innocente.
02:14Mais il y a quand même une condamnation en appel.
02:16Et puis, il y a cette histoire de cour de cassation, elle se prouvre en cassation.
02:20La cour de cassation avait fait savoir, à l'époque, qu'elle se prononcerait, si elle était saisie, avant la
02:25présidentielle.
02:26Donc, si le pourvoi est rejeté, Marine Le Pen pourrait finir sa campagne avec un bracelet.
02:31Or, elle nous a toujours dit qu'elle ne voulait pas de bracelet.
02:33Alors, il y a plusieurs choses.
02:34Bon, d'abord, vous dites, il y a cette...
02:36Elle est condamnée.
02:37Oui, elle est présumée innocente.
02:38D'abord, d'autres candidats, Édouard Philippe, il a une instruction pour détournement de fonds publics sur le dos en
02:43ce moment.
02:43Il est présumé innocent de la même façon.
02:45Donc, si vous voulez, le débat présidentiel...
02:47Mais le français, quand même.
02:47Non, mais d'accord, mais il y a une instruction qui a été ouverte.
02:50Le débat, il doit faire sur les programmes, sur les idées, sur les propositions.
02:54Moi, je ne vais pas crier tous les matins sur les plateaux télé
02:57qu'Édouard Philippe a une instruction pour détournement de fonds publics, il gère ça.
03:00Non, mais parce qu'on parle, parce qu'on parle, parce qu'on est...
03:03Mais j'en ai jamais parlé auparavant, j'ai jamais utilisé cet argument-là.
03:06Jamais.
03:06Parce qu'on est en train de parler du rapport des politiques avec la justice.
03:10Et je pense qu'il vaut mieux combattre Édouard Philippe sur ses propositions politiques
03:13et moi, je pense sur le danger qu'il représente la poursuite du macronisme pour la France que sur ça.
03:19La deuxième chose, la Cour de cassation.
03:21Normalement, dans des temps...
03:23Mais je parle sous le contrôle de Charles Consigny, qui connaît mieux ça que moi.
03:27La Cour de cassation rend ses décisions entre un et deux ans après.
03:31Il peut y avoir une procédure accélérée qui avait été décidée, pas par nous,
03:35compte tenu de l'inéligibilité possible de Marine Le Pen.
03:39Ce qui représentait quand même un élément dans la vie politique important.
03:43Donc, il y avait une accélération.
03:44Aujourd'hui, il n'y a plus d'inéligibilité.
03:45Marine Le Pen, elle est éligible.
03:46Quoi qu'il en soit.
03:48Vous demandez à la justice d'être lente comme des...
03:50Mais je vais vous dire, accélérer ou ralentir, ce n'est pas nous qui décidons à la fin.
03:55Ce n'est pas le Rassemblement national.
03:56Vous faites un peu pression quand même sur la Cour de cassation ?
03:58J'ai écouté son avocat ce matin de Marine Le Pen.
04:00Bah si, c'est quand même étonnant de faire ainsi pression sur la justice pour demander de prendre son temps.
04:06Non, je ne pense pas qu'on fasse pression sur le grand monde.
04:08Le temps que Marine Le Pen soit à l'Élysée et protégée par son immunité présidentielle.
04:11J'ai même plutôt le sentiment que la justice fait exactement ce qu'elle veut.
04:16En tous les cas, elle a démontré dans ce jugement d'appel qu'elle sortait l'aspect politique
04:23tout en tenant compte des conséquences que ça pouvait avoir dans la vie politique.
04:26Mais ce n'est pas un jugement politique au sens...
04:28Il n'est pas coloré politique.
04:30Non, mais c'est un arrêt équilibré qui prend en compte la différence des temporalités
04:34entre le temps judiciaire et le temps politique.
04:37C'est vrai que les agendas se télescopent entre les deux.
04:40et cet arrêt de ce point de vue-là, il est assez équilibré parce qu'il permet quand même...
04:45C'est un arrêt dans lequel il est écrit qu'il prend en compte la liberté des électeurs.
04:51Donc ça veut dire qu'il y a de la politique là-dedans.
04:56Pas dans le sens, je suis droite ou de gauche, mais dans le sens...
04:59Dans le sens, puisqu'on tient compte du scrutin, c'est une décision qui a un arrière-plan politique.
05:05On est d'accord.
05:05C'est juste le rappel que nous sommes en démocratie.
05:09Il dit surtout que l'exécution provisoire est une atteinte au processus démocratique.
05:14Non, il dit l'inverse de ce que disaient les juges en première instance,
05:17qu'il disait qu'il y avait un risque de trouble à l'ordre public si Marine Le Pen se
05:21présentait.
05:21Il donne le feu vert à Marine Le Pen pour se présenter devant les électeurs.
05:26Ensuite, il y a un dossier qui suit son cours.
05:29Comme des milliers de Français peuvent l'utiliser, comme des milliers de Français qui ont des procédures peuvent l'utiliser,
05:35on va en cassation parce que c'est le cours des choses et qu'on conteste les sanctions qui sont
05:40demandées.
05:40Mais au-delà du problème juridique, on a l'impression quand même que vous et d'autres au RN, vous
05:44êtes soulagés.
05:45Pourquoi ? Parce que Bardella, finalement, ce n'était pas une si bonne idée.
05:47Alors que jusqu'à présent, quand on vous recevait, vous nous disiez que Marine Le Pen ou Jordan Bardella, c
05:52'était la même chose, c'était les mêmes idées, etc.
05:55Et là, tout d'un coup, on a l'impression quand même que ça soulage beaucoup de monde que ce
05:58soit Marine Le Pen la candidate.
05:59Mais parce que c'est notre schéma initial avec des candidats, chacun préparé pour assumer des fonctions différentes,
06:05comme nous l'avons indiqué depuis toujours, finalement, aux Français.
06:09Marine Le Pen se prépare pour être présidente de la République, Jordan pour être Premier ministre, ce qui n'est
06:13pas une mince affaire non plus.
06:13Ce n'est pas rien d'être Premier ministre d'un pays, surtout vu l'état du pays, je peux
06:18vous dire.
06:18Donc, ils se préparent chacun différemment pour chacun occuper une fonction différente si les Français nous font confiance et s
06:25'ils le décident.
06:26Et ça, ça va être notre démonstration.
06:28Ça va être notre capacité à convaincre les Français que ce duo, que notre slogan pour la France, la Renaissance,
06:36porte un espoir de redressement du pays.
06:39Ça, c'est notre boulot maintenant, de convaincre les Français.
06:41Mais nous voilà dans le schéma initial que nous avons préparé.
06:44Bonneau-Poncet ?
06:45Moi, j'aime beaucoup vous entendre aujourd'hui nous dire que la justice a rendu son verdict en pensant à
06:52tout, alors qu'il n'y a pas si longtemps que ça.
06:54C'était le gilet juge rouge, c'était « il voulait vous baïonner ».
06:57En fait, quand même, M. Chenu, il faut quand même qu'on aille au bout de l'histoire.
07:00Il y a quand même des gens de votre parti qui ont touché de l'argent indûment et pour des
07:04fonctions qui n'avaient rien à voir avec le Parlement européen.
07:06Donc, vous avez fauté.
07:07Ces personnes-là n'ont même pas fait appel.
07:09Donc, ça prouve bien qu'elles ont accepté la sanction et vous avez rendu l'argent.
07:12Donc, ça veut dire qu'à un moment...
07:13On n'en sait rien, d'ailleurs.
07:14Enfin, c'est ce qu'il se dit partout.
07:15Non, mais là, vous mélangez un peu les choses.
07:17Non, mais en fait, ils ont été condamnés.
07:18Donc, ça veut dire qu'à un moment, vous pouvez nous dire...
07:20Mais vous savez, il y a des gens...
07:21Vous avez dû prendre des leçons chez Bérou.
07:22Lui, il a fait condamner Sarnès.
07:23Comme ça, ils étaient tranquilles.
07:24C'est pas lui qu'à prit.
07:25Vous savez, moi, je vois que pour le même type d'affaires, M. Bérou n'a pas été poursuivi.
07:32En tout cas, il n'a pas été condamné.
07:34En tout cas, son mouvement.
07:35M. Mélenchon n'a même pas été poursuivi.
07:39Alors qu'on est exactement dans le même type d'affaires.
07:41Bon, nous l'avons été et nous contestons aujourd'hui les décisions.
07:45Et Marine Le Pen est présumée innocente.
07:46Et c'est pas mon avis.
07:48C'est l'avis qui a été exprimé d'ailleurs ce matin même par, je crois, la procureure générale près
07:53de la Cour d'appel,
07:54qui a dit, aujourd'hui, Marine Le Pen, elle est présumée innocente.
07:58C'est pas mon avis.
07:59C'est la justice, ça.
08:00Alors, dans la première version, enfin, le procès initial, la première instance,
08:06oui, il y avait une couleur politique.
08:08Moi, j'étais aux audiences quand on entendait l'expression d'une magistrate disant
08:15qu'on crée un trouble à l'ordre démocratique qui n'existe dans aucun texte.
08:20Je parle encore une fois sous le contrôle de Consigny.
08:25Ben, oui, il y avait une coloration.
08:28Non, parce que t'es probablement le plus capé juridiquement sur le plateau peut-être.
08:33Enfin, je connais pas les parcours de chacun, mais moi je suis pas...
08:36Mais simplement, oui, il y avait une couleur politique.
08:38Est-ce qu'on peut s'inquiéter alors pour les juges ?
08:40Parce que vous avez dit que vous avez comparé Marine Le Pen à Edmond Dantes.
08:43Je vous rappelle qu'Edmond Dantes derrière se venge.
08:44Est-ce que les juges doivent s'inquiéter de l'avenir ?
08:47Parce qu'en fait, vous êtes en train de nous dire que si c'est Edmond Dantes, ça va pas
08:49rester là.
08:50Non, mais c'est pas un mystère que dans le programme, il y ait une refonte d'un certain nombre
08:54de dispositifs de justice,
08:55notamment la formation des magistrats, dont on pense qu'elle devrait être largement élargie, ouverte,
09:01pour éviter cet entre-soi que véhiculent parfois, parfois, des syndicats comme le syndicat de la magistrature.
09:08Je veux dire, mon sentiment, c'est que le syndicat de la magistrature fait énormément de mal à la justice
09:12et aux professionnels de justice dans notre pays. Moi, j'ai beaucoup de respect.
09:15Vous savez, moi, je l'ai déjà dit, peut-être, mais moi, je suis fils d'une greffière.
09:19Donc, j'allais dire, le petit peuple des palais de justice, je l'ai vu toute ma jeunesse,
09:25à travers ce que faisaient les horaires, etc., qu'assumait ma mère.
09:29Et j'ai beaucoup de respect pour cette institution.
09:31Mais je pense qu'il y a des gens dans l'institution qui l'abîment beaucoup.
09:34Et le syndicat de la magistrature abîme énormément la justice de notre pays,
09:37qui n'a pas besoin de ça, il faut bien le dire.
09:39– Et c'est 10 à 20% des juges, je crois, le syndicat de la magistrature.
09:41– Bah, c'est énorme, hein ?
09:42– 30%.
09:42– 30%, vous voulez, 1 sur 3.
09:44– Oui, Barbara Lefel.
09:45– Il y a un problème.
09:46– Juste une chose, parce que là, vous vous attaquez, enfin, vous critiquiez le syndicat de la magistrature.
09:50– Oui, peu, non.
09:50– Et je me suis dit, tiens, peut-être que le Rassemblement National, d'ici la Cour de Cassation,
09:53ils vont faire profil bas.
09:54– C'est-à-dire, ils vont épargner la justice, ils ne vont plus égratiner la justice.
09:57– Mais le syndicat de la magistrature n'est pas la justice.
09:59– Non, d'accord, mais vous ne savez pas sur qui vous allez tomber non plus.
10:02– Ça pose un certain nombre de problèmes, que des magistrats prennent des positions politiques,
10:06médiatiques, on a vu ça, et ensuite doivent juger les gens contre qui ils ont pris des positions,
10:11ça pose des problèmes.
10:12Donc on est pour qu'effectivement, ce soit un peu...
10:14– Mais de la même façon que les politiques prennent en cause l'État de droit.
10:17– Encore, mais en cause l'État de droit, nous, on est en train de vous dire
10:19qu'on respecte particulièrement l'État de droit, on en respecte les décisions
10:22et on utilise les moyens qui existent pour dépendre.
10:24– Donc vous interdirez les syndicats de magistrats si vous arrivez au pouvoir ?
10:26– Non, non, je ne sais pas pour interdire, d'abord par principe, je déteste les interdictions.
10:33– Les procureurs jugeront directement sans procès.
10:35– Non, non, non, mais je pense que c'est dans le mode de recrutement et de formation
10:38des magistrats qu'il faut oxygéner tout ça.
10:40– Barbara.
10:41– Oui, enfin, le pouvoir des juges, c'est un pouvoir...
10:44– On va pas faire un débat sur les juges.
10:44– Oui, non, mais c'est un pouvoir immense et très important,
10:47et c'est une institution qu'il faut préserver, justement, de toute coloration politique.
10:50– Là, en ce moment même, Marine Le Pen et Jean-Anne Bardella sont côte à côte
10:54pour ce premier déplacement de campagne de Marine Le Pen dans la SART.
10:56– Justement, alors, parce que maintenant, on va pas...
10:58Alors je sais que ce matin, vous êtes obligés de faire tous les plateaux pour réagir à cette...
11:03Maintenant, la campagne est lancée.
11:04Elle se lance aujourd'hui, là, à la flèche, avec ce binôme,
11:08un petit peu d'ailleurs à l'américaine, président, vice-président, c'est un petit peu ça.
11:12C'est original et ça montre à la fois la préparation du Rassemblement National
11:16et son engagement dans la campagne.
11:18Est-ce qu'on peut considérer aujourd'hui qu'il n'y a pour l'instant que deux forces politiques
11:23qui sont vraiment entrées en campagne ?
11:24C'est la LFI et le Rassemblement National.
11:27Le reste...
11:28– Il y a Édouard Philippe et son grand meeting ce week-end.
11:29– Oui, non, non, excuse-moi.
11:31– Il est sorti aujourd'hui.
11:31– Le reste, c'est de la tambouille, parce que M. Philippe, pour l'instant,
11:34il pédale dans la semoule, il est tout seul, et au rythme où ça va aller, ça va faire 10%.
11:38– Il n'est pas tout seul, il y a beaucoup de gens qui le rallient.
11:40– Oui, il a même pas réussi à remplir la salle, mais enfin, bon, bref, peu importe.
11:43– Bon, aujourd'hui, M. Bardella, est-ce qu'il commence déjà à préparer aussi
11:49son rôle de Premier ministre, c'est-à-dire à mettre en route aussi la campagne législative,
11:54parce que derrière, il va falloir enclencher avec les législatives.
11:57Donc, est-ce que justement, le choix de ce binôme, c'est-à-dire Marine Le Pen,
12:01présidente de la République, et Jordan Bardella, chef du gouvernement,
12:04donc celui qui va tracter ensuite toute la locomotive pour gagner les législatives,
12:09parce que ça va être indispensable pour gouverner,
12:11est-ce que c'est aussi comme ça que vous envisagez la campagne ?
12:13– C'est exactement ça.
12:14En fait, nous sommes en toute transparence devant les Français,
12:19en leur disant comment on va travailler, qui va faire quoi,
12:22et je crois que la démonstration à la flèche,
12:24mais le but, c'est que la flèche touche sa cible,
12:27en ce qui concerne l'élection présidentielle,
12:30et bien montre que nous, nous sommes prêts.
12:33Notre programme sera présenté dans son entièreté plus tard,
12:37parce qu'il y a encore des tas de chapitres sur lesquels nous avons des choses à dire,
12:40et je vous rappelle qu'autant on connaît bien nos grands piliers sur l'immigration,
12:44le pouvoir d'achat, etc.,
12:45autant il y a aussi des thématiques qui ont été émergentes ces dernières années,
12:48la santé, l'environnement, le logement,
12:50qui ont pris beaucoup plus de place dans le débat public.
12:52On a des propositions, il va falloir aussi qu'on les mette dans la lumière,
12:54qui sont différentes de ce qu'on a vécu jusqu'à présent,
12:57de ce qui a été géré, tant par Édouard Philippe que par Gabriel Attal.
13:00Donc nous, on est prêts, et on va éprouver ce programme devant les Français,
13:06on va leur proposer, et puis on va tâcher de les convaincre.
13:09J'ai entendu parler de forums, vous allez organiser des forums de discussion autour des questions...
13:13Ah, des conventions ?
13:14Non, plutôt des forums, des débats citoyens.
13:16Mais on ne s'interdit rien.
13:18L'idée, c'est en tous les cas, de se dire qu'on veut rassembler pour redresser.
13:23Le pays est dans un État quand même très abîmé,
13:27après dix ans de macronisme.
13:29Ils l'ont ruiné, ils l'ont uberisé, ils l'ont ouvert à tous les vents.
13:32Le pays est dans un État épouvantable,
13:34alors qu'on a toutes les capacités, toutes les forces, toute l'histoire,
13:38tout le génie français pour aller plus loin.
13:40Donc on va essayer de mettre ça en ligne.
13:42Regardez le tandem, une condamnée et un débutant, un inexpérimenté.
13:47Mais je vais vous dire...
13:48Voilà les attaques de l'Octobre.
13:49Eh bien je vais vous dire, s'ils jouent à ça,
13:51ils vont passer à côté de leur propre campagne.
13:53Nous, on va parler du fond, on va faire des propositions.
13:56Si nos adversaires passent leur temps à jouer à ça,
13:59eh bien je peux vous dire qu'ils seront à côté de ce qu'attendent les Français,
14:03que nous allons prendre très au sérieux
14:04en leur proposant un autre chemin, d'autres propositions politiques.
14:08Alors, M. Attal peut aujourd'hui parler de Trumpisation,
14:11alors qu'on utilise simplement la réalité des moyens qui sont à notre disposition.
14:15Il passe à côté des Français.
14:16Eh bien justement, sur le fond, on va y venir dans un instant
14:19avec Charles Consigny, Bruno Poncet,
14:22avec Barbara Lefebvre, c'est Sébastien Chenu
14:24qui est vice-président du Rassemblement National,
14:26qui est notre invité.
14:29RMC.
14:30Alain Marshall.
14:31Olivier Trussaud.
14:33Les Grandes Gueules.
14:341, 2, 3, 4.
14:43Vous êtes avec les GG, avec les Grandes Gueules,
14:45avec Bruno Poncet, avec Barbara Lefebvre,
14:48avec Charles Consigny, surtout avec notre invité pour le face au GG.
14:50C'est Sébastien Chenu, député Rassemblement National,
14:54vice-président de l'Assemblée Nationale.
14:56Marine Le Pen l'a encore dit aujourd'hui,
14:58il y a quelques minutes lors de son déplacement dans la Sarthe.
15:01Je suis éligible.
15:03Elle est avec Jordan Bardella,
15:04celui qui doit aller à Matignon si jamais Marine Le Pen
15:06gagne l'élection présidentielle.
15:08La campagne a commencé.
15:10On en parle avec Sébastien Chenu et Charles Consigny.
15:13Charles.
15:13Alors voilà, moi ce qui m'intéresse,
15:14c'est quand même d'aller sur le fond,
15:16parce que ça n'est pas la même ligne
15:17selon que le candidat du RN est Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
15:22Je pense qu'avec Bardella,
15:23le RN serait allé plus à droite
15:25avec un programme d'inspiration sarkozyenne, disons.
15:30et je vois avec Marine Le Pen quelque chose
15:33qui tient plus d'une forme de chiraco-socialisme.
15:40Et ça m'intéresse beaucoup quand j'entends les gens du RN,
15:42oui, nous sommes le changement dont la France a besoin.
15:46Alors là, c'est même maintenant carrément la Renaissance.
15:49Oui, la Renaissance, c'est le slogan choisi par Marine Le Pen.
15:53Bon, étrange.
15:53Petit clin d'œil quand même au parti macroniste
15:55dirigé par Gabriel Attal.
15:57Oui, mais tout ça, quel est le fond des choses ?
16:01Le fond des choses, c'est que Marine Le Pen
16:02ne propose aucun changement
16:04par rapport à la situation de la France.
16:06Elle ne veut pas réduire le nombre de fonctionnaires,
16:10elle ne veut pas vraiment baisser les dépenses publiques,
16:12puisqu'en fait, elle est très étatiste,
16:14elle est pour l'État-providence,
16:15elle est pour la redistribution.
16:17Sans doute, ça fait d'ailleurs une part de son succès
16:19dans certaines couches de la population,
16:22mais elle assume tout à fait tout ça.
16:26Elle ne se revendique ni droite ni gauche,
16:27on comprend qu'en fait, elle aussi,
16:29entre centre-droite et centre-gauche.
16:31Donc en fait, pour moi, c'est une espèce de continuité
16:34du système tel qu'il existe en France
16:37depuis maintenant environ 40 ans.
16:39Voilà.
16:40Donc je ne vois pas où est le changement.
16:41Marine Le Pen, c'est la candidate du système, quoi.
16:43Du système français.
16:45Peut-être pas du système establishment,
16:47il faut lui reconnaître ça,
16:48ce n'est pas la candidate du CAC 40,
16:49il ne faut pas mentir aux gens.
16:51En revanche, je pense que c'est la candidate
16:53d'un système à la française qui ne marche pas,
16:56qui ne marche pas, qui nous appauvrit,
16:58qui est très injuste pour la France qui travaille.
17:00Sébastien Chunut.
17:01Bon, j'entends toujours cette critique de Charles Consigny
17:04à laquelle je ne souscris pas,
17:05parce que je pense que d'abord,
17:07beaucoup disent exactement l'inverse,
17:08disent mais c'est une énorme rupture,
17:09si Marine Le Pen arrive,
17:10c'est un changement radical, etc.
17:12Donc il faudrait savoir,
17:12à un moment où c'est une rupture,
17:13où c'est une continuité.
17:15Moi, je pense que Marine Le Pen,
17:16c'est d'abord la candidate qui a une conscience sociale.
17:19Alors c'est toujours un peu ce qui,
17:20j'ai l'impression, vous gêne Charles,
17:22parce qu'on a le sentiment qu'il faut être un libéral
17:25qui dit mort aux pauvres matin, midi et soir.
17:28Vous appelez conscience sociale.
17:29Oui, le fait que, effectivement,
17:31dans notre...
17:32Non, pas du tout.
17:33Et en miroir de ça, justement,
17:35avec la nécessité de s'emparer du problème
17:37de la dette et de la dépense publique,
17:39contrairement à d'autres candidats,
17:40je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon
17:41lui dit que la dette,
17:42ce n'est pas un sujet.
17:43Et nous, la dépense publique,
17:44on a effectivement un grand plan d'économie
17:47dans l'État.
17:48D'abord, déjà, dans l'appareil d'État.
17:50C'est d'ailleurs sur votre antenne
17:51que Marc Toiti dit
17:53qu'il y a 150 milliards
17:55d'euros par an
17:56à aller chercher dans la tuyauterie,
17:59dans les agences d'État, etc.
18:01150 milliards d'économies
18:02à aller chercher.
18:03Je vais vous dire,
18:04même si on en trouve 50,
18:05même si on fait 50 milliards d'économies,
18:08rien que dans ce qu'on appelle
18:09effectivement la tuyauterie,
18:10on va pouvoir en faire
18:11des politiques différentes.
18:13Et des politiques différentes,
18:13c'est quoi ?
18:14C'est évidemment l'immigration,
18:15rupture totale avec les logiques
18:16qui nous habitent,
18:17puisque nous, je vous le rappelle,
18:18on va faire un référendum
18:19sur l'immigration,
18:20sur le régalien.
18:21C'est manifeste.
18:22Avec quelles questions ?
18:23Non, pas une question.
18:25Avec d'abord un texte,
18:26un projet de loi.
18:27Quand vous votez sur un référendum,
18:28vous ne votez pas sur oui ou non
18:29à une question.
18:30Vous avez une proposition.
18:31Nous, ce sera le projet de loi
18:32qui a déjà été présenté d'ailleurs
18:34aux Français
18:34lors de la dernière élection présidentielle
18:36sur combien de temps
18:37un étranger peut résider
18:39sur le territoire,
18:40sous quelles conditions,
18:41quelles ressources peut-il obtenir
18:43en termes d'allocations sociales,
18:44etc.
18:44Vous avez, comme pour Maastricht,
18:45en fait, une proposition,
18:47un texte.
18:47Est-ce que vous êtes d'accord
18:47avec ce texte ou pas ?
18:49Donc là, on a une rupture
18:50très forte sur les politiques
18:52du régalien.
18:52Une rupture forte sur la nécessité
18:54de maîtriser la dette,
18:56parce que moi,
18:57ce que je vois,
18:57c'est que la dette continue à filer
18:58et que le Premier ministre
19:00a fait voter dans son dernier budget
19:03bien difficilement,
19:04il faut dire,
19:04mais encore des milliards d'euros
19:06d'impôts supplémentaires
19:06sans aucune mesure d'économie.
19:09Or, nous, nous proposons
19:10des mesures d'économie.
19:11Et puis après,
19:11il y a des logiques différentes.
19:13Regardez sur notre pauvre pays,
19:14on a l'impression que dès qu'il y a
19:16un fait de société
19:18extrêmement touchant,
19:19comme celui, par exemple,
19:20du meurtre de cette petite Liana
19:22ou problématique comme la canicule,
19:26on ouvre un tiroir,
19:27tout est écroulé.
19:28On s'aperçoit que les hôpitaux
19:29ne sont pas climatisés,
19:30les EHPAD ne sont pas climatisés,
19:31les écoles ne sont pas climatisées,
19:32tout est effondré.
19:33Pour la gamine,
19:34on s'aperçoit qu'il y a
19:34des kilomètres de dossiers
19:36entassés dans les greffes
19:37qui ne sont pas traités
19:38par la magistrature,
19:39tout est écroulé.
19:39Nous, c'est ça aussi
19:40qu'on a envie de faire,
19:41c'est redresser le pays.
19:42Mais pour ça,
19:42on a besoin, oui,
19:43de fonctionnaires,
19:44de fonctionnaires de justice,
19:45de fonctionnaires dans les hôpitaux.
19:46On en a peut-être moins besoin.
19:47On ne peut pas du tout
19:47augmenter leur temps de travail.
19:49On veut mettre
19:50plus de monde au boulot,
19:52c'est-à-dire que je pense
19:52qu'il faut faire entrer
19:53plus vite les jeunes au boulot
19:55et maintenir les seigneurs
19:56plus longtemps aussi au boulot.
19:57Déjà, faisons ça.
19:58Les 35 heures,
19:59vous ne changez rien.
19:59Charles Consigny, déjà,
20:01faisons ça.
20:02Faisons ça
20:02et vous allez voir
20:03que le pays va changer de direction.
20:05Il faut une révolution.
20:06Les 35 heures, par exemple,
20:07vous ne les supprimez pas.
20:08Vous ne revenez pas dessus,
20:09vous les gardez.
20:10Ça ne fait pas partie.
20:11Nous, on a d'autres
20:11types de solutions.
20:12Et vous, vous avez des marottes.
20:14Vous avez des marottes.
20:14Moi, je n'ai pas des marottes.
20:15C'est comme la retraite.
20:16La retraite.
20:17C'est la joie de société.
20:18On ne sait toujours pas
20:18quel est votre programme
20:18sur la retraite.
20:18C'est toujours le même programme
20:20qui est, je le répète,
20:21sur toutes les antennes
20:22depuis toujours.
20:23Alors, c'est drôle
20:23parce que quand vous disiez
20:25que quand il y avait une nuance
20:25avec Jordan Bardella,
20:26vous avez très bien compris
20:27quelle était notre proposition
20:28de retraite.
20:28Puis maintenant,
20:29plus personne ne la comprend.
20:30C'est toujours pareil.
20:31Pourtant, ça n'a pas bougé.
20:32Si vous avez commencé
20:33à bosser avant 20 ans
20:34et que vous avez 40 annuités,
20:36vous pouvez partir en retraite
20:37à partir de 60 ans.
20:38Et puis après,
20:39de façon progressive,
20:4042 annuités,
20:41vous pouvez partir à 62 ans.
20:42Ça, c'est le projet
20:44du Rassure de l'Ontario.
20:45C'est un projet de société
20:48différent
20:48qui nécessite effectivement
20:49un financement.
20:50Ça veut dire des choix,
20:51des choix financiers.
20:53Donc, ça veut dire
20:53que l'argent qu'on va mettre ici,
20:55mais comme on en mettra aussi
20:55pour le redressement démographique
20:57du pays
20:57que personne n'a vu venir.
20:58Je vous rappelle
20:59que ça fait juste des années,
21:00c'est un peu comme l'UEGEC.
21:01Ils sont tous d'accord
21:02pour dire que
21:02tous se cassent la gueule
21:03et personne n'a rien à faire.
21:05Donc, c'est un choix de société.
21:06Oui, mais c'est déjà
21:07un choix de société
21:08puisque les retraites françaises,
21:09ça pèse beaucoup
21:10dans les penses sociales.
21:11Donc, vous voulez encore
21:12faire plus peser
21:13le poids des retraites
21:14dans nos dépenses sociales.
21:16C'est un choix de société
21:17au décrivain du jeune, par exemple.
21:17puisqu'on ne veut pas plus peser
21:19puisqu'on veut que ça consacre toujours,
21:20ils consacrent toujours
21:2114% du PIB.
21:23Toujours le même point du PIB.
21:25Mais nous allons faire rentrer,
21:26c'est pour ça que je vous dis,
21:27il faut faire rentrer
21:27plus de jeunes
21:28sur le marché du travail,
21:29garder plus longtemps les seniors.
21:30Alors, il faut des incitations
21:31à tout cela.
21:31Est-ce que vous allez encourager
21:31un peu plus
21:33et favoriser la démocratisation
21:34de la capitalisation, justement ?
21:36Mais la capitalisation,
21:37lorsqu'elle n'est pas obligatoire,
21:39pourquoi pas ?
21:39Je veux dire,
21:43elle peut ne pas être obligatoire,
21:44mais elle peut être largement
21:45appuyée, favorisée
21:46par l'exécutif
21:47et par le gouvernement.
21:48Pas de tabou
21:49pour arriver à cet objectif
21:50qui est le nôtre,
21:51c'est-à-dire de pouvoir partir
21:51à la retraite à 60 ans
21:52quand on a commencé
21:53à bosser avant 20 ans
21:54et à 62 ans
21:55quand on a ses 42 années.
21:57Je regardais les images
21:58des chaînes info
21:59de ce premier déplacement
22:00de campagne
22:01de Marine Le Pen
22:01avec à ses côtés
22:02Jordan-Anne Bardella.
22:03Je trouve que Jordan-Anne Bardella
22:04fait la gueule.
22:06Et surtout,
22:06on ne le voit pas
22:06sur les images.
22:07Peut-être que...
22:08Mais je trouve
22:09qu'il fait la gueule.
22:134 heures,
22:14il était pour tout le monde,
22:15dans la tête de tout le monde,
22:17le candidat
22:18à l'élection présidentielle
22:19et le favori,
22:20si l'on croit,
22:21tous les sondages.
22:21Et là,
22:22en quelques heures,
22:24eh bien,
22:25il est redevenu
22:26le dauphin,
22:27le second,
22:30celui qui sera
22:31à côté de Marine Le Pen
22:32mais qui ne sera pas
22:33au-devant.
22:34C'est quand même
22:35compliqué à gérer ça.
22:36Ceux qui font la gueule,
22:37c'est plutôt nos adversaires.
22:38Moi, j'étais hier
22:38soir dans l'hémicycle
22:39quand on a appris
22:42la décision
22:43officielle
22:43de Marine Le Pen
22:44d'être candidat.
22:45Je peux vous dire
22:45que que ce soit à gauche
22:46chez Edouard Philippe
22:47ou chez Gabriel Attal,
22:48ils avaient compris
22:49que ça allait être
22:49une sacrée partie
22:52à jouer
22:52parce qu'ils connaissent
22:53l'endurance,
22:54la solidité
22:54de Marine Le Pen.
22:55Jordan Bardella
22:56ne fait pas la gueule,
22:56il se prépare
22:56à devenir Premier ministre.
22:58Ça ne donne pas
22:58forcément le sourire.
22:59Il y a pire dans la vie.
23:00Je ne sais pas
23:01s'il y a pire dans la vie.
23:02Parce que vu l'état du pays,
23:03ça ne donne pas envie
23:04de se marrer.
23:04Ça ne donne pas beaucoup
23:05envie de rigoler.
23:06Et je pense que
23:07Jordan Bardella
23:07qui est un garçon sérieux
23:09s'attaque.
23:09Je pense que quelqu'un
23:10qui manipule,
23:10qui manie un marteau-piqueur
23:12toute la journée,
23:13c'est un peu pire
23:13que le Premier ministre.
23:14Surtout quand il fait
23:1545 devés,
23:15on est d'accord.
23:16Tu n'as pas le même
23:16genre de responsabilité.
23:18Non, ce n'est pas
23:18les mêmes choses.
23:20Moi, je suis et j'aime bien.
23:20Ce n'est pas les mêmes choses.
23:21Non, mais il y en a
23:22où c'est très pénible,
23:23physiquement, très dur.
23:24Et ça mérite de pouvoir
23:25partir en retraite
23:26à 60 ans, justement,
23:27quand on manipule
23:27un marteau-piqueur
23:28sous des conditions...
23:29Bien sûr.
23:30Mais de l'autre côté,
23:31quand on est Premier ministre
23:31de la France,
23:32ce n'est pas rien vu
23:33l'État du pays.
23:34Il n'est pas fatigué,
23:35il ne fait rien.
23:37Sébastien Chenu,
23:37là, il y a un élu
23:40Rassemblement National
23:40de Saint-Avold
23:41qui a démissionné
23:42parce qu'il a été filmé
23:43en train de chanter
23:43Maréchal, nous voilà.
23:44Il y a deux ans.
23:45Il y a aussi des jeunes
23:47peut-être proches
23:48du Rassemblement National
23:49qu'on a vu en train de chanter
23:50Marine au pouvoir,
23:50les bouignons et les labatoires.
23:52Est-ce que finalement,
23:52votre danger pendant la campagne,
23:54ce n'est pas votre base ?
23:55Non, parce que je pense que...
23:56Ce n'est pas elle
23:57qui risque de décrédibiliser
23:58votre campagne ?
23:59Nous, on sanctionne
24:00ce genre de propos tout de suite.
24:01J'allais dire,
24:01dans d'autres partis politiques,
24:02on ne sanctionne pas
24:03certains propos
24:04qui sont bien plus problématiques
24:07et effectivement,
24:07on les encourage.
24:08Nous, on sanctionne tout ça
24:09tout de suite,
24:09notamment ce garçon.
24:10Mais ça dit quelque chose
24:11de la campagne présidentielle.
24:12Aller chercher les propos
24:13d'un gamin de 20 ans
24:14qu'il a tenu il y a deux ans,
24:15il avait 18 ans,
24:16propos inqualifiables
24:17qu'il faut sanctionner,
24:19aller chercher pour en faire
24:20les gros titres de la presse,
24:21ça vous dit ce que ça va être
24:22que la campagne présidentielle ?
24:23D'accord,
24:24mais ça veut dire
24:24que peut-être certains
24:26n'ont pas un bon fond aussi
24:27au Rassemblement National
24:28et peuvent se lâcher
24:29pendant la campagne.
24:30Et ça peut vous porter préjudice.
24:32Vous croyez qu'il y a
24:32un bon fond chez tout le monde
24:33à RMC ?
24:34Oui.
24:36Non, on n'aspire pas
24:38à diriger le pays,
24:39ce qui est quand même plus gênant.
24:40Je ne pense pas
24:40qu'un conseil municipal
24:41de Saint-Avold aspire
24:42à diriger le pays.
24:43Dans le cas,
24:43nous, on sanctionne ça.
24:45Qui craignez-vous le plus
24:46dans un second tour ?
24:47Jean-Luc Mélenchon
24:48ou Édouard Philippe ?
24:49C'est deux dangers différents.
24:51Non, je pense qu'Édouard Philippe
24:52est une catastrophe
24:53pour le pays
24:53parce que ce serait
24:54la continuité,
24:55ce serait la désespérance
24:58des Français,
25:00le désespoir absolu
25:01des Français
25:01qui diront
25:02on n'en sortira jamais,
25:03les mêmes logiques
25:04qui amèneront
25:06les mêmes résultats.
25:07Et je pense qu'Édouard Philippe,
25:09c'est le fiasco
25:09avec l'air sérieux,
25:10Édouard Philippe.
25:11Et donc, en cela,
25:12il est un danger pour le pays.
25:13Quant à Jean-Luc Mélenchon,
25:14c'est la bascule du pays.
25:15C'est la bascule du pays
25:16dans une sorte de guerre civile
25:19qui, aujourd'hui,
25:20ne dit pas son nom.
25:21C'est l'isolement du pays
25:23à l'international.
25:24Mais, encore une fois,
25:25moi, je ne veux pas...
25:25On dit pareil de vous, en fait.
25:26On dit que si c'est vous
25:27qui passez,
25:28c'est l'isolement du pays.
25:29C'est une guerre civile.
25:30C'est une guerre civile.
25:31En plus, on basculerait
25:32avec Orban et compagnie
25:33que les gens ne veulent pas.
25:33Bon, il n'y est plus là, Orban.
25:34Il n'y est plus là, Orban.
25:35Un genre de disque.
25:36Oui, mais sauf qu'elle va
25:37quand même voir votre amie,
25:38votre candidat.
25:39Toujours elle est le bon temps.
25:39Mais je vais vous dire,
25:40en réalité,
25:41je ne suis même pas sûr
25:42qu'il faille aller
25:43sur tout ça.
25:44C'est-à-dire qu'il ne faut pas
25:45jouer sur les peurs des Français.
25:47Il faut simplement
25:48prendre les programmes
25:48des uns et des autres,
25:49les confronter
25:50et demander aux Français
25:51quel chemin ils veulent.
25:52Moi, je crois beaucoup à ça,
25:53à aller parler
25:54à l'intelligence des Français.
25:55Est-ce que vous voulez...
25:56Ce nouveau discours
25:57de notable, maintenant.
25:59Je ne suis pas très notable.
26:00Là, c'est vraiment
26:01dormez tranquille, brave Jean-Cy.
26:03Alors, si.
26:03Non.
26:05Une notabilisation.
26:06Vous voulez être en tout cas
26:08plus...
26:08Oui, c'est vrai,
26:08ça fait le cinquième média
26:09que je fais ce matin.
26:10Je ne suis peut-être pas assez
26:12rentre-dedans,
26:13mais moi, je crois beaucoup
26:15dans...
26:15Vous voulez quand même
26:16rassurer les électeurs,
26:17notamment du deuxième tour,
26:18s'il y a un deuxième tour
26:19pour Marine Le Pen,
26:20voilà, en disant
26:21« Marine Le Pen,
26:22ce n'est plus le diable,
26:23le diable,
26:24c'est Jean-Luc Mélenchon. »
26:25Elle est le diable
26:25pour ceux qui ont eu envie
26:26d'y croire.
26:26Moi, je n'ai jamais pensé
26:27que Marine Le Pen
26:27était le diable
26:28en quoi que ce soit.
26:29Je dis simplement aux gens,
26:30regardez les propositions politiques.
26:32Vous regardez celles de Mélenchon,
26:38votre idée.
26:39Voilà, c'est tout ce que je dis.
26:41Moi, je crois en ce qu'on propose.
26:43Je crois qu'on le fait
26:43avec beaucoup de sincérité.
26:45Confrontons-nous.
26:46Venons-nous chercher
26:47sur notre programme.
26:48Je pense qu'on viendra
26:49plutôt que sur des argustis juridiques.
26:52Et puis, demandons aux Français
26:53quel type d'avenir
26:54ils veulent pour leur pays.
26:55La France, elle n'est pas morte quand même.
26:56Merci Sébastien Chenu,
26:57vice-président du Rassemblement national
26:59passé par les JG.
27:00La campagne est donc lancée,
27:01la campagne électorale
27:02pour la présidentielle de 2027.
27:05Premier déplacement,
27:06la Marine Le Pen,
27:07Jordan Bardella,
27:07Edouard Philippe de son côté.
27:09C'est parti.
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