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  • il y a 2 heures
Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020, dans un courrier adressé à son avocat, auquel la Dépêche du Midi a eu accès. Jusqu'ici, le peintre-plaquiste avait nié toute implication dans la disparition de l'infirmière de 33 ans dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, dont le corps n'a jamais été retrouvé.

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Transcription
00:00Maître, je reprends vos mots. Il y a quelques instants, vous avez dit que ce n'est pas un meurtre,
00:03mais un accès de fureur.
00:05Est-ce que ça veut dire que désormais, pour votre client, c'est un homicide involontaire ?
00:13Ah non, on n'en est pas encore là. On ne peut pas purger le problème strictement juridique au plan
00:18de la qualification.
00:19Mais pardon, quelle différence entre un meurtre et ce qui s'est passé ?
00:24Le meurtre, c'est la volonté de tuer. Il n'a jamais eu la volonté de tuer son épouse.
00:29Ça ressemble à d'autres dossiers que nous avons plaidés, où manifestement, dans le cadre d'une dispute conjugale plus
00:34ou moins vixe,
00:36on arrive à un excès de violence. Cet excès de violence s'est traduit ce soir-là par quelque chose
00:41de particulier.
00:42Il n'est pas question ce soir, d'ores et déjà, avant qu'il ne se soit expliqué, que nous
00:46choisissions, nous, avocats, la qualification qui sera retenue.
00:49Nous sommes là pour simplement traduire ce qu'il nous a dit. Et ce qu'il nous a dit, c
00:53'est que ce n'était pas du tout un meurtre.
00:54Il n'avait pas du tout, bien sûr, l'intention de tuer son épouse dans un appartement ou dans une
00:59maison où il y avait deux enfants en train de dormir,
01:01qui auraient pu découvrir le cadavre. Il faut employer cette expression de leur mère.
01:06Et sur ce terrain, donc, c'est quelque chose de parfaitement réflexe, de parfaitement spontané, qui n'a pas du
01:11tout été organisé.
01:12Et malheureusement, il a fallu ensuite donner une suite. Et la suite, c'était quoi ?
01:16C'était ou appeler immédiatement la gendarmerie ou la police en disant « Bon, j'ai fait une bêtise, voilà
01:21ce qui s'est passé, je crois que mon épouse est décédée, venez vite ».
01:24Ou au contraire, dans un moment de panique, ce qu'il a fait, tenter de se réorganiser différemment et de
01:29faire en sorte que, provisoirement ou définitivement,
01:32le corps de Delphine disparaisse pour ne pas que les enfants se réveillent en voyant le cadavre de leur mère.
01:39C'est l'explication qu'il fournit. Mais il avait besoin. J'insiste sur ce terme, ce n'est pas
01:42nous qui l'avons incité, c'est lui qui avait besoin.
01:44C'est l'explication.
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