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Commission des finances : MM. Philippe Michaud, Pacôme Lesage et Rémi Thomas, représentants de E. Leclerc, sur les prix et la fiscalité des carburants

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00:13:54ces dernières semaines avec le gouvernement et je suis très heureux de pouvoir avoir les mêmes
00:13:59avec la représentation nationale. Le prix des carburants est au cœur des préoccupations de
00:14:04nos concitoyens, non pas parce qu'ils s'intéressent à ce marché spécifique et un peu technique,
00:14:08mais parce que derrière il y a un enjeu crucial de pouvoir d'achat. Et comme vous le savez,
00:14:13le pouvoir d'achat est l'une des premières préoccupations des Français. Nous le percevons
00:14:18tous les jours dans nos magasins. En effet, avec nos 18 millions de consommateurs, nous sommes un
00:14:23thermomètre social instantané. Avant d'entrer dans le vif du sujet, j'aimerais d'abord me présenter
00:14:28et présenter extrêmement rapidement le mouvement Leclerc et son activité de distribution de
00:14:32carburant. Je suis exploitant d'un magasin Leclerc au Nebourg, petite ville de Normandie,
00:14:37d'un peu plus de 4000 habitants dans lesquels je suis implanté depuis 23 ans. Je suis également
00:14:41président exécutif du mouvement Leclerc et c'est à ce titre que je suis devant vous. Je suis
00:14:45accompagné de Pacôme Le Sage, comme vous l'avez dit, directeur général de la CIPLEC, qui est notre
00:14:49entité énergie, et Rémi Thomas, notre directeur carburant et service. Je tiens à vous présenter
00:14:55en quelques mots la singularité de notre mouvement, car son modèle est unique, comme vous le savez
00:15:01certainement, et ce n'est pas neutre pour apporter les éléments de compréhension. Les centres Leclerc ont
00:15:05été créés il y a 70 ans dans une dynamique de défense du pouvoir d'achat. Nous ne sommes pas
00:15:10issus du
00:15:10grand capital. Nous ne sommes pas détenus par des actionnaires qui nous imposeraient une rentabilité
00:15:15financière et capteraient de la valeur. Nous sommes un vrai groupe de chefs d'entreprises
00:15:20indépendants implantés dans des territoires en zone rurale ou périurbaine. Et nous n'avons
00:15:27qu'un modèle d'organisation. Le mouvement Leclerc est composé de 630 adhérents, propriétaires
00:15:33de leurs outils, qui maîtrisent leurs risques, leurs investissements, leurs prix, leurs marges
00:15:39et leurs charges. Nous sommes aussi présents dans quelques pays européens avec une centaine
00:15:43de magasins. Les adhérents Leclerc sont regroupés dans une association loi 1901, propriétaire
00:15:49de l'enseigne depuis 2003. Ces mêmes adhérents sont à la manœuvre à tous les étages des
00:15:55décisions et à la tête de tous les outils de l'enseigne, qui participent à la vie et
00:15:58la réussite des magasins. En d'autres termes, tout ce qui est produit en tout lieu, par l'ensemble
00:16:04des outils, retour sans valeur ajoutée, en toute transparence, à un moment ou un autre
00:16:10dans les magasins en France. Et donc, tous nos impôts sont payés en France. Aucune
00:16:15rétention, aucune caisse commune. Les magasins se partagent ensuite, là aussi, en toute
00:16:20transparence, les coûts de ces outils. Ce modèle unique est notre identité.
00:16:25Avant de rentrer dans le détail de notre activité carburant, j'aimerais revenir sur
00:16:30un de nos combats historiques. Ce combat Leclerc, pour mettre fin au monopole sur la distribution
00:16:37de carburant, trouve ses racines dans les années 70, lors des premiers chocs pétroliers.
00:16:43A cette époque, le gouvernement accordait un quasi-monopole de distribution aux grandes
00:16:47compagnies pétrolières et encadrait strictement les prix, ce qui, en l'absence de réelle concurrence,
00:16:53maintenait les tarifs à un niveau élevé. Considérant ce système comme une entrave majeure
00:16:59au pouvoir d'achat des Français, Édouard Leclerc a décidé de s'y attaquer frontalement
00:17:03en important son propre carburant et en revendant à des prix inférieurs à ceux
00:17:09imposés. Cette stratégie, particulièrement combative, s'est heurtée à une résistance
00:17:14acharnée. Le mouvement Leclerc a dû affronter pas moins de 467 procès pendant près de 15
00:17:20ans. Le dénouement de cette longue bataille est finalement intervenu le 25 janvier 85, lorsque
00:17:27la Cour de justice européenne a statué en faveur de la libération des prix de l'essence
00:17:31en France. Cette victoire historique a définitivement cassé le monopole en place, permettant à
00:17:36des millions de Français de bénéficier d'un carburant au prix le plus juste. Aujourd'hui,
00:17:41ce sont 7,5 millions de mètres cubes écoulés, soit 7 pleins de carburant chaque seconde dans
00:17:46nos 735 stations, dont 23 sur autoroute. Nous détenons aujourd'hui à peu près 16% de
00:17:52parts de marché. Pionniers, les biocarburants, éthanol, HVO, colza, représentent déjà environ
00:17:5910% de nos volumes globaux. Cet engagement historique a débuté en 1994, faisant de notre
00:18:06enseigne la première à incorporer du colza dans le gasoil pour réduire son empreinte
00:18:11carbone. Dès 2004, bien avant l'apparition des premières réglementations, nous innovions
00:18:16en intégrant de l'éthanol à base de betterave dans nos essences. Une longueur d'avance confirmée
00:18:22en 2006 en partenariat avec le Conseil général de la Marne, lors du lancement historique de la
00:18:28toute première distribution 285 en France. Aujourd'hui, c'est tout naturellement vers
00:18:33l'électricité que nous tournons avec 460 magasins équipés de bornes de recharge, soit
00:18:38plus de 5 500 points de recharge. Mais parlons prix et marge, un peu ce qui nous intéresse
00:18:44aujourd'hui, je crois. Comme vous le savez, les prix dans les stations-services et distributeurs
00:18:48dépendent du coût du brut, du raffinage, du transport et de la fiscalité. Cette dernière
00:18:55représentant plus de la moitié du prix à la pompe. Pour les distributeurs, le carburant
00:19:02est avant tout un produit d'appel et le premier marqueur prix visible des clients et des non-clients
00:19:07des magasins. Les marchands faibles, entre 1 et 3 centimes le litre, et couvrent avant tout
00:19:12les coûts de fonctionnement de nos infrastructures.
00:19:18Aujourd'hui, 37% du prix à la pompe correspond au prix du produit raffiné. 49% du prix à
00:19:24la pompe correspond à la TI, CPE et TVA. 13% au coût des stocks de réserve, de l'acheminement
00:19:32et du stockage. 8% au C2E. Comme je le disais, 1 à 3% du prix correspond à la
00:19:39marge de la
00:19:39station nécessaire à son entretien. En fait, quand nous vendons du carburant, nous sommes
00:19:44d'abord des collecteurs de taxes. Ce n'est pas une activité dont nous vivons, ce qui
00:19:49peut être la différence avec d'autres distributeurs. Le carburant est un service que nous rendons
00:19:54à nos consommateurs. Le sujet de votre mission, la taxation et le rendement fiscal, est d'abord
00:19:59un sujet de prix du carburant. Et qui dit prix, dit pouvoir d'achat. Comme je vous le disais,
00:20:04en vendant du carburant, nous collectons des taxes. Le carburant est absolument nécessaire
00:20:08à la vie quotidienne. Pour l'Etat, il est une recette pour nos consommateurs. C'est une
00:20:13dépense souvent incompressible. Je vais vous parler en introduction des échanges que
00:20:19nous avons eus avec les membres du gouvernement. En effet, dès le début de la crise énergétique,
00:20:24nos ministres de tutelle ont mis en scène une série de contrôles dans nos stations à
00:20:27grand renfort de communication. Peut-être voulaient-ils faire croire une fois de plus que les distributeurs
00:20:31étaient profiteurs de crise ou les empêcheurs de tourner en rond. Et pourtant, beaucoup s'accordent
00:20:36à dire que 95% de cette hausse fulgurante du prix du carburant vient de la spéculation
00:20:41des marchés. Toutefois, cette mise en scène inutile a eu l'avantage de nous permettre
00:20:47de faire de la pédagogie, de mieux faire connaître le fonctionnement parfois complexe
00:20:51de celui de l'achat et de la revente de carburant. Aussi, je suis à votre disposition,
00:20:57avec Paco et Rémi de la CIPLEC, pour répondre à toutes vos questions. Et pour conclure,
00:21:05M. le Président, il me paraît essentiel d'élargir la focale. Notre enseigne est
00:21:10particulièrement active face aux défis du siècle. Nous sommes déjà engagés dans
00:21:14une transformation sans précédent pour décarboner les mobilités et gagner la bataille de notre
00:21:19indépendance énergétique. Mais cela ne se pourra se faire qu'en préservant le pouvoir
00:21:25d'achat des Français. Je vous remercie.
00:21:30Merci, M. le Président. Je vais donc commencer par des questions. J'ai deux questions.
00:21:36Je voudrais dire d'abord une chose, c'est que je tiens à souligner que tout au long de
00:21:40la crise, finalement, le gouvernement a refusé d'agir directement sur les prix, alors que
00:21:44la loi prévoit un instrument et que l'expérience a montré, notamment en 1990, qu'on pouvait s'en
00:21:49servir. Le gouvernement, finalement, s'est contenté, exigé que les distributeurs répercutent
00:21:54les baissent aussi rapidement qu'ils avaient répercuté les hausses. Ce que je constate,
00:22:00c'est que, vous l'avez dit, la hausse du carburant a impacté le pouvoir d'achat des
00:22:04Français. Deuxièmement, a impacté la croissance en France, en baissant, justement, pour le
00:22:13coup, le pouvoir d'achat des Français. Et a impacté aussi, d'une certaine manière,
00:22:23la collectivité, c'est-à-dire l'État, notamment, à travers les annulations de crédits
00:22:27qui ont été faites depuis quelques mois, en lien avec le coût de la guerre et le coût
00:22:33de l'augmentation du carburant. Finalement, les seuls qui n'ont pas été impactés, à
00:22:37l'inverse, c'est les producteurs raffineurs, je parle de Total, qui ont fait, au premier
00:22:43trimestre, des augmentations de 51% de bénéfices, y compris de dividendes. Et avec la phrase de
00:22:49M. Pouyannet, qu'il a répété ici, d'ailleurs, en commission, sur le fait que Total avait
00:22:53su capturer la hausse des prix et donc, quelque part, entre guillemets, profiter de la situation
00:23:03et de la guerre pour accroître des bénéfices dont, je répète, qu'ils ont été finalement
00:23:08sur le dos de tout le monde. Je voudrais, du coup, revenir à la situation actuelle.
00:23:13Leclerc a annoncé récemment pratiquer dans les stations un prix moyen de 1,82 euros
00:23:18par litre de gazole fin juin 2026, ce qui en ferait le distributeur le moins cher, alors
00:23:24que Total Energy pratiquerait un prix moyen de 1,95 le litre, ce qui ferait de Total le
00:23:29distributeur le plus cher. M. Pouyannet admettait d'ailleurs devant notre commission récemment
00:23:34que, je le cite, les stations Total Energy n'ont pas la réputation d'être peu chères.
00:23:38Dans un contexte où les prix baissent, comment expliquez-vous qu'il y ait un écart substantiel
00:23:42de 13 centimes par litre entre le bas et le haut ? La fourchette, c'est ma première question
00:23:47sur ce prix constaté fin juin 2026.
00:23:51Ma deuxième question porte sur l'effet de la crise sur les parts de marché des grandes
00:23:54surfaces et des autres distributeurs. La crise que nous avons traversée et dont nous
00:23:58semblons sortir par à-coups a été l'occasion d'une hausse significative du prix des carburants
00:24:03ainsi que d'opérations promotionnelles, comme des plafonnements de prix de vente pratiqués
00:24:07par certains de vos concurrents, ce qui a probablement induit une recomposition des parts
00:24:11de marché dans la distribution de carburants en France. C'est-à-dire Total Extreme avoir
00:24:15enregistré un excès d'activité de 15% sur la période, ce qui fait que, paradoxalement,
00:24:20on peut dire que le plafonnement qu'ils ont fait sur le prix et la distribution, finalement,
00:24:26va leur procurer des bénéfices dans les parts de marché qu'ils ont gagnées sur cette période.
00:24:32Qu'en est-il, sans parler du réseau Leclerc en particulier, mais qu'en est-il de la répartition
00:24:37entre, d'une part, ce qu'on appelle les GMS, les grandes et moyennes surfaces, et d'autre part,
00:24:40les réseaux dits traditionnels, c'est-à-dire les pétroliers qui distribuent eux-mêmes ?
00:24:44Pensez-vous que cette crise a affecté la répartition observée jusqu'à maintenant,
00:24:48c'est-à-dire deux tiers du marché pour les grandes surfaces et un tiers du marché pour les pétroliers
00:24:53?
00:24:53Et du coup, petite question annexe, vous l'avez dit vous-même, en réalité, notamment cette augmentation des profits chez
00:25:00Total,
00:25:00on remarque que, finalement, c'est moins venu d'un problème d'approvisionnement du pétrole.
00:25:05Le pétrole a continué à être approvisionné, éventuellement, par d'autres voies,
00:25:09mais plutôt à des problématiques de spéculation sur ces approvisionnements faits par les entreprises pétrolières,
00:25:15notamment Total en France.
00:25:16Je voudrais avoir votre regard sur cette situation et, finalement, demander si des mesures n'auraient pas dû être prises
00:25:25par le gouvernement de plafonnement,
00:25:27mais en jouant sur les marges, non pas des distributeurs, mais des marges des raffineurs.
00:25:32J'aimerais avoir votre retour là-dessus.
00:25:36Merci, M. le Président.
00:25:38Je vais prendre votre première question sur l'écart de prix qu'il peut y avoir entre nous, Leclerc.
00:25:43Alors, je vais parler de Leclerc, je ne vais pas parler des autres, mais il y a une telle concurrence
00:25:47importante entre tout distributeur
00:25:49qui a une station-service sur son parking.
00:25:52Comme je le disais tout à l'heure, c'est un produit d'appel pour nous, donc c'est quelque
00:25:55chose qu'on surveille, bien évidemment, comme le lait sur le feu.
00:25:59Les 13, 15 centimes, peut-être un peu plus de temps en temps, c'est un écart classique qu'on
00:26:04a avec Total.
00:26:04Ce n'est pas nouveau.
00:26:05On a toujours eu cet écart, quelles que soient les annonces de Total, quel que soit ce qu'il fait.
00:26:11Il y a, grosso modo, une quinzaine de jours, je parle sous couvert, une quinzaine de jours sur le mois
00:26:19d'avril,
00:26:19quand les prix sont montés très très haut, très vite, où le plafonnement que Carrefour annonce a vraiment, certainement, joué
00:26:26son rôle à ce moment-là.
00:26:27Et nous, on était incapables de suivre.
00:26:30Mais ça ne durait qu'un jour.
00:26:32C'est-à-dire que, et si je remonte dans le temps, ça fait deux ou trois ans qu'on
00:26:38a un écart de 10 ou entre 10 et 15 pour cent, à peu près, des stations Total et des
00:26:43nôtres.
00:26:44Donc moi, je suis admiratif des équipes marketing de Total, mais je n'ai pas de jugement à porter sur
00:26:50une entreprise comme celle-ci, qui est puissante, honorable et tout ce que l'on veut.
00:26:55Donc je ne dirais pas de mal de Total particulièrement. C'est une belle entreprise. Je ne sais pas si
00:26:59elle est française, mais c'est une belle entreprise quand même.
00:27:02Donc, mais en tout cas, c'est vrai que les équipes de marketing ont réussi à transformer le plomb en
00:27:07or et c'est plutôt mettre à leur crédit.
00:27:11Mais je le répète, au-delà de quinze jours, on vraiment n'a pas pu faire le prix.
00:27:14Et d'ailleurs, on n'a pas pu suivre. Et d'ailleurs, on est plus cher. C'est clair.
00:27:18Enfin, quand Total avait du carburant dans ses cuves, parce que ce n'est pas toujours le cas.
00:27:24Mais je n'ai pas l'impression, mais là, je parle sous couvert aussi, qu'on ait perdu des parts
00:27:28de marché.
00:27:29La part de marché, c'est dans le carburant. Ce n'est pas obligatoirement une fin en soi pour nous.
00:27:34Donc, on ne fait pas le même métier que Total. Total, il en vit. Total, il est en pleine transformation
00:27:40de son entreprise.
00:27:41Il va falloir qu'il passe à tous les électriques un de ses jours, dans 20 ans, dans 30 ans.
00:27:44Mais en tout cas, il s'y prépare aujourd'hui. Nous aussi, on s'y prépare.
00:27:47Mais on n'a pas le carburant dans nos exploitations.
00:27:50On n'est pas la majorité des résultats, bien loin de là, la majorité des résultats de nos entreprises.
00:27:59Donc, voilà. Alors, oui, c'est vrai que quand je dis que pendant quinze jours, on n'a pas pu
00:28:05faire le prix,
00:28:06c'est qu'on ne peut pas vendre à perte. Et on se refuse de toute façon de vendre à
00:28:09perte.
00:28:09J'avais eu l'occasion de le dire ici il y a quelques années ou quelques mois.
00:28:12Quelques années, je crois que ça passe vite.
00:28:15Mais on ne voit pas à perte. Et comme le minimum que l'on fasse, c'est zéro de marge,
00:28:19on n'a pas pu suivre.
00:28:23Sur la deuxième question, sur les parts de marché.
00:28:29Sur les parts de marché, les GMS, vous l'avez dit justement, monsieur le Président, on est à 65%.
00:28:34Grosso modo, les GMS, c'est 65%. C'est 50% des stations, à quelque chose près.
00:28:39Si je ne dis pas de bêtises, il y a 10 200 stations et on doit être à 6 000
00:28:43et quelques.
00:28:44À 100 près, on est moitié-moitié.
00:28:50Donc, voilà. Après, c'est le marché qui veut ça.
00:28:53Je ne sais pas dire. Nous, on est sur les territoires, on est implantés.
00:28:57Il y a beaucoup de stations-service aujourd'hui qui sont implantées dans les territoires.
00:29:02J'ai l'impression que le maillage pour les clients et pour nos consommateurs est bien fait.
00:29:07Sur des stations, en plus, qui sont agressives en prix.
00:29:12Je n'ai pas d'autre jugement de faire qu'à moins que vous vouliez que je...
00:29:17Donc, la répartition observée, elle n'a pas bougé, en fait ?
00:29:20Elle n'a pas bougé. Le plus gros choc qu'il y a eu, c'était en 70, quand il
00:29:25y a eu en 70-85, quand il y a eu à la fin.
00:29:27Mais depuis, ça n'a pas bougé. En plus, les stations, c'est vrai que Total rend ce service.
00:29:31Parce qu'il fournit du carburant. C'est souvent... Ça joue que c'est un garage, quel qu'il soit.
00:29:41On a souvent le garage et la station qui va avec. Le garage a quand même besoin aussi, lui, de
00:29:45faire plus de résultats sur sa station
00:29:47ou sur la vente de carburant que nous, on a besoin de le faire.
00:29:51Mais cet équilibre, je n'ai pas l'impression qu'il ait vraiment bougé, sauf à ce que vous ayez
00:29:55des chiffres que je n'ai pas.
00:29:56Mais je n'ai pas plus de chiffres à vous apporter que ça aujourd'hui, mais je n'ai pas
00:29:59cette impression-là.
00:30:00Et puis, sur la partie de la hausse des carburants et la hausse rapide des carburants, c'est clair, c
00:30:12'est des marchés plates,
00:30:14c'est des marchés de matières premières, c'est des marchés financiers.
00:30:20Et d'ailleurs, on le voit aujourd'hui, à partir du moment où le carburant...
00:30:24Alors le Brent, nous, on fait toujours la différence entre le Brent, ça, c'est bien pour parler dans les
00:30:30salons,
00:30:30mais on s'en fiche un peu. Le Brent, ce n'est pas tellement ça qui nous intéresse, c'est
00:30:34surtout de le transformer,
00:30:35parce que nous, on achète du gasoil et on achète du sans-plomb.
00:30:40Le gasoil est vraiment quelque chose sur la partie européenne, sur lequel on a ce qu'il faut,
00:30:47mais ça peut être touché par les États-Unis et par un tas de choses, etc.
00:30:54Mais tous ces produits, tous ces marchands, enfin tous ces financiers qui ont fait grimper esprit du...
00:31:01Pas du Brent, mais en tout cas du gasoil à l'époque, sont partis pour une grosse partie de ce
00:31:07marché-là.
00:31:08Ailleurs, là où, effectivement, c'est certainement plus rentable aujourd'hui.
00:31:12Et on a un prix aujourd'hui qui est relativement stable depuis quelques temps.
00:31:19Merci. On va passer au rapporteur de la mission au flash, Philippe Bras.
00:31:28Merci beaucoup, M. le Président Coquerel, M. le Président Michaud, M. le Directeur général, M. le Directeur.
00:31:36Merci. Vous êtes rendu disponible pour cette audition conjointe de la Commission des finances
00:31:40et de notre mission au flash qui m'a été confiée par le bureau de la Commission des finances.
00:31:45Nous avons créé cette position flash, je le rappelle, le 3 juin dernier sur la taxation des carburants
00:31:51et le rendement fiscal de la hausse des prix. Et j'en suis le rapporteur.
00:31:55Votre position est particulièrement intéressante pour nous dans la mesure où le mouvement Leclerc
00:32:00est l'un des tout premiers acteurs de la distribution de carburants en France.
00:32:03Vous en êtes d'ailleurs le premier acteur parmi les grandes surfaces
00:32:06et lesquels possèdent une part de marché de 62%.
00:32:10Et votre filiale Ciplec, vous l'avez rappelé, une part de marché de 16% à elle seule,
00:32:14se présente comme le deuxième opérateur de carburant du pays derrière Total Energy
00:32:18avec plus de 12 millions de mètres cubes approvisionnés en 2025.
00:32:23De plus, en tant qu'acteur de la grande distribution, vous bénéficiez d'un contact direct avec les consommateurs,
00:32:27ce qui nous intéresse aussi, qui permet d'observer très concrètement les évolutions
00:32:31de leur comportement d'achat sur un grand nombre de produits.
00:32:34Depuis plusieurs mois, les prix du carburant connaissent de fortes variations
00:32:37qui ont des conséquences importantes sur le budget des ménages et sur la consommation.
00:32:41Au-delà des débats sur la fiscalité, nous souhaitons comprendre les effets réels
00:32:45de ces hausses sur la consommation et sur le comportement des Français.
00:32:48Je permettrai de vous poser une série de questions.
00:32:51Et donc, ce sera, si le président en est d'accord,
00:32:54à la fin de chaque question, vous répondrez.
00:32:57On reprendra ensuite une nouvelle question pour la clarté de nos échanges
00:33:00et la bonne compréhension de chacun.
00:33:02La première question est la suivante.
00:33:04Pourriez-vous retracer l'évolution de la consommation de carburant dans votre réseau
00:33:08entre 2025 et 2026 sur les mois de mars, avril, mai et juin ?
00:33:14Voyez-vous une évolution homogène sur l'ensemble du territoire ?
00:33:18Ou est-ce que vous observez des différences selon les zones géographiques,
00:33:21les catégories de consommateurs ou les types de carburant ?
00:33:28Je vais demander à Rémi, parce qu'il connaît largement mieux le marché au quotidien.
00:33:37Bonjour, monsieur le reporter.
00:33:40Effectivement, les volumes ont régressé depuis le mois d'avril.
00:33:45Sur mars, on n'a pas ressenti ce phénomène, puisque début mars, tous les consommateurs,
00:33:51que ce soit consommateurs de gazole ou consommateurs de fioul domestique,
00:33:55se sont précipités sur les pompes ou alors en passant des commandes en fioul domestique.
00:34:02Cela n'empêche qu'après, il y a eu une baisse de la consommation,
00:34:06puisque le marché national a baissé de 6,5% en avril, en carburant, et 10,8% en mai.
00:34:15Sur le mois de juin, on n'a pas encore les chiffres définitifs,
00:34:18mais on n'est pas forcément en hausse, mais on a un marché qui semble être beaucoup plus stable.
00:34:24Pour juillet-août, je ne sais rien, mais si les Français restent en France,
00:34:28la consommation devrait légèrement augmenter.
00:34:38Merci beaucoup pour votre réponse.
00:34:39Les consommateurs ont modifié leur comportement de manière plus nette et rapide
00:34:43qu'au cours des épisodes haussiers précédents, notamment au mois de mai.
00:34:46Je pense que tout le monde a été surpris, y compris que les week-ends,
00:34:49on ne pensait pas qu'il y aurait aussi peu de consommation de carburant.
00:34:53Quand on auditionne vos collègues, puisqu'on auditionnait d'ailleurs votre représentation professionnelle,
00:34:57on a auditionné aussi les stations indépendantes, Avia,
00:35:01nous disent qu'en vérité, de leur point de vue, mais si on ne peut pas le vérifier,
00:35:06c'est surtout la clientèle professionnelle en vérité qui a réduit sa consommation,
00:35:11plus que les consommateurs de carburant qui prennent leur voiture tous les jours,
00:35:16et que cela se voit dans les livraisons, notamment de gaz,
00:35:22et vous êtes vous-même, avec votre filiale Ciplex, un acteur important de la livraison,
00:35:29est-ce que vous avez aussi cette même analyse,
00:35:31c'est-à-dire que la baisse de volume qu'on a vue serait davantage une baisse de volume
00:35:35sur une sorte d'optimisation du remplissage des cuves des professionnels,
00:35:39plutôt, et de rationalisation aussi de la chaîne logistique,
00:35:43plutôt qu'une baisse de la consommation chez l'ensemble des Français
00:35:46qui prennent leur voiture pour aller travailler.
00:35:48Alors je vous avoue qu'on n'a pas cette distinction en station,
00:35:51on n'a pas du tout la distinction entre des professionnels et des particuliers,
00:35:54donc je ne peux pas répondre à cette question.
00:35:57Le seul point peut-être qu'on peut préciser,
00:36:00mais ça ne répond pas exactement à votre question,
00:36:01c'est que via l'analyse de nos trafics sur nos stations d'autoroute,
00:36:06on a vu une chute en effet,
00:36:08de là à conclure que c'est une chute du trafic professionnel,
00:36:13c'est un peu court,
00:36:14mais c'est vrai qu'on a vu une chute de l'ordre de 10%,
00:36:16à peu près, 10-15% sur avril et mai,
00:36:19du trafic, enfin des ventes en tout cas de carburant,
00:36:22mais ça peut être lié aussi au plafonnement de certains de nos concurrents aussi,
00:36:24donc c'est un peu difficile de conclure.
00:36:29Sur les transports de professionnels,
00:36:31je vais prendre le domaine que l'on connaît le mieux,
00:36:35c'est les transports de marchandises ou des choses comme ça,
00:36:39les prix du carburant sont indexés en bas de facture
00:36:43dès qu'il y a des hausses aussi importantes que celles-ci,
00:36:46donc on n'a pas eu à connaître, nous,
00:36:49de rupture de charge ou quoi que ce soit,
00:36:52d'entreprise de transport qui nous aurait dit,
00:36:54moi à ce prix-là j'arrête, c'est sûr.
00:36:57On ne peut pas le chiffrer,
00:37:00mais il est évident qu'une hausse,
00:37:04une telle hausse, mais la hausse,
00:37:07elle est vraiment ciblée sur le mois d'avril,
00:37:10à quelque chose près, on va dire,
00:37:11c'est le mois d'avril qui a été le plus capé en termes de prix,
00:37:19ou bien attendu, quand on arrive à ces niveaux-là,
00:37:21ça a eu une incidence sur le consommateur,
00:37:23il roule moins, il roule moins vite,
00:37:24je ne sais pas comment il fait,
00:37:26d'ailleurs les pleins réduisaient en valeur,
00:37:30on avait des petits pleins, des gens faisaient,
00:37:33parce qu'on a quand même une grande majorité de nos clients
00:37:37qui sont à 1 euro près,
00:37:38donc sur un plein de voitures, ça joue énormément,
00:37:42donc je pense que ça a une incidence, bien évidemment,
00:37:46vous la chiffrez et vous la quantifiez,
00:37:48je suis incapable de le faire.
00:37:50Quand on regarde en réalité par type de carburant,
00:37:52on voit que ça baisse beaucoup plus pour le gasoil
00:37:55que pour les autres carburants,
00:37:56parce qu'ils ont augmenté aussi que le gasoil,
00:37:58mais ça tend quand même à prouver,
00:38:00caractéristique professionnel utilise essentiellement du gasoil,
00:38:03donc en vérité, que les Français moyens
00:38:06qui eux ont une voiture de plus en plus maintenant,
00:38:09on s'emploie en 95-98,
00:38:11eux ont beaucoup, en tout cas moins réduit,
00:38:13les volumes ont beaucoup moins réduit pour ces carburants-là,
00:38:15qu'ils ont été réduits pour le gasoil,
00:38:17et c'est un peu ce que nous disaient vos prédécesseurs
00:38:20dans les précédentes auditions.
00:38:21Alors si je peux me permettre,
00:38:23et toujours sous couvert des professionnels,
00:38:26c'est quelque chose qu'on a déjà vu avant,
00:38:28donc ça s'est peut-être accéléré pendant la crise,
00:38:31et ce basculement du gasoil vers le sans-plomb,
00:38:35enfin cette baisse plus importante du gasoil
00:38:38par rapport à la baisse du sans-plomb
00:38:39existait avant le blocage du Z3 d'Hormuz,
00:38:43ça s'est accéléré pendant cette chose-là,
00:38:46il y a une chose qui a été,
00:38:48déjà la fin de l'année dernière,
00:38:49le prix du gasoil était quasiment arrivé au prix du sans-plomb,
00:38:53donc la modification, elle a quand même eu lieu aussi à ce moment-là,
00:38:57après il faut que les voitures se changent,
00:38:58on ne change pas les voitures comme ça,
00:38:59mais aussi rapidement.
00:39:01Alors, autre question,
00:39:03comment interprétez-vous la reprise récente de la consommation,
00:39:06on a les chiffres,
00:39:07le mois de juin va être un mois avec une hausse,
00:39:10est-ce que vous interprétez ça
00:39:13comme le résultat des aides publiques,
00:39:15quelles ont été annoncées,
00:39:17ou celui de la baisse des prix,
00:39:19puisque la baisse des prix n'est pas au tout début du mois de juin,
00:39:22d'arriver un peu après,
00:39:24mais comment vous arrivez à quantifier la raison en vérité
00:39:27de cette hausse à nouveau de la consommation de carburant ?
00:39:34Les prix,
00:39:36alors je ne dis pas que les prix sont revenus,
00:39:38parce que vous parliez d'un 80 tout à l'heure,
00:39:42les prix sont revenus à un niveau qu'on a déjà connu,
00:39:46où les gens sont habitués,
00:39:47c'est ces passages bloquants pour les clients,
00:39:53où on arrive aux 2 euros, 2,10 euros, 2,15 euros,
00:39:56et là ça commence à faire beaucoup.
00:39:57Un 80, je ne dis pas qu'on est rentré dans une normalité,
00:40:00bien évidemment,
00:40:01qu'est-ce que sera une normalité dans le prix du carburant ?
00:40:03Bien malin qui pourrait le dire,
00:40:06mais je pense que le prix y a joué pour beaucoup,
00:40:11bien sûr.
00:40:12Parce que, quand on regarde,
00:40:14si je prends,
00:40:15alors je prends mon cas,
00:40:16vous connaissez aussi,
00:40:17mais à partir du moment où vous êtes positionné
00:40:20comme la station la moins chère,
00:40:24obligatoirement vous avez un effet
00:40:26de clientèle sur votre station.
00:40:28Je fais, à ce qui me concerne,
00:40:29un chiffre en probation important sur le mois de juin,
00:40:32mais qui est lié à l'agressivité et prix sur ce sujet.
00:40:35Donc il y a bien évidemment un lien de cause à effet.
00:40:40Une question sur la conséquence de cette hausse de prix
00:40:45sur la consommation dans vos supermarchés,
00:40:48vos hypermarchés.
00:40:49Est-ce que vous avez vu une baisse importante
00:40:53du panier moyen des consommateurs
00:40:55dans vos supermarchés
00:40:56sur la période où il y avait une augmentation importante
00:40:58du prix du carburant ?
00:41:01Non, je ne peux pas dire que c'est lié.
00:41:03On a un marché qui est un peu à tône quand même.
00:41:05C'est quand même quelque chose qui est la distribution.
00:41:09On dit toujours que c'est le Graal, etc.
00:41:12Quand vous voyez un peu le marché des distributions aujourd'hui,
00:41:14il y a quand même des enseignes qui disparaissent,
00:41:15il y a des enseignes qui ferment.
00:41:17Le commerce a quand même perdu 50 000 emplois
00:41:19à bas bruit en un an.
00:41:22Ça ne se voit pas, ça ne se sent pas.
00:41:24Ce n'est pas une usine qui ferme,
00:41:25c'est juste des métiers qui changent.
00:41:30Donc, le chiffre n'a pas fondamentalement
00:41:35et suffisamment été impacté
00:41:37pour qu'on puisse en tirer une conclusion comme celle-ci.
00:41:41Je voudrais aussi connaître votre opinion
00:41:43sur les opérations commerciales
00:41:45menées ces dernières mois par Total Energy.
00:41:48Le président m'a parlé tout à l'heure.
00:41:50L'opération prix unique, le plafonnement des prix.
00:41:54Quels ont été les effets sur votre propre chiffre d'affaires,
00:41:59sur les comportements de la clientèle,
00:42:01sur la concurrence entre distributeurs ?
00:42:03Est-ce que vous pensez que ce type d'intervention
00:42:05est une réponse pertinente aux tensions
00:42:07sur les prix du carburant ?
00:42:10Comme je l'ai dit dans mon propos éliminaire,
00:42:12je trouve que c'est une très belle opération marketing
00:42:16où ils ont, au Total, réussi à transformer du plomb en or.
00:42:21Depuis le temps que ce plafonnement existe,
00:42:26on a toujours eu, et vous parliez tout à l'heure,
00:42:28des 15 centimes d'écart.
00:42:29On a toujours eu 15 centimes d'écart,
00:42:31sauf sur 15 jours en avril.
00:42:33Là, effectivement, j'isole ces 15 jours en avril
00:42:35parce qu'ils ont été assez exceptionnels.
00:42:37Il y a eu une montée, mais stratosphérique,
00:42:39ce n'est pas celle de mars.
00:42:41C'est vraiment mi-avril, ou début avril, on va dire,
00:42:44à une dizaine de jours, quinzaine de jours.
00:42:45C'est monté très fort et ça a baissé assez vite derrière.
00:42:49Où là, effectivement, ça a pris toute sa valeur.
00:42:51Mais sur les années qui ont été faites,
00:42:55il n'y a que ces 15 jours-là.
00:42:56Tout le reste, si on avait dû mettre le même plafond,
00:42:59on augmentait nos prix de 15 centimes.
00:43:05Peut-être pour rajouter un point à M. Michaud,
00:43:08ce qui est intéressant dans cette analyse de plafonnement,
00:43:11pour remonter au début du conflit en Ukraine,
00:43:13avec le plafonnement qui avait été annoncé aussi
00:43:16par un de nos concurrents à 1,99,
00:43:19là où on avait un marché qui nous permettait
00:43:21de positionner un prix de vente public
00:43:23plus proche des 1,75 ou 1,80.
00:43:26Donc, c'est sûr que ce que veut dire M. Michaud,
00:43:29c'est que nous, on n'a pas joué dans cette cour-là
00:43:32parce que nous, on n'est pas dans cette logique de...
00:43:35Le carburant, pour nous, ce n'est pas un moteur de marge avant tout,
00:43:39c'est avant tout un service qu'on rend aux consommateurs
00:43:42et ce n'est pas ce qu'on a joué.
00:43:46Je ne veux pas jeter la pierre à M. Poyané,
00:43:48ses équipes ou totales,
00:43:49parce que, ce que je disais tout à l'heure,
00:43:51ils ont une stratégie d'entreprise
00:43:56qui est complètement différente de la nôtre.
00:43:59Donc, on ne joue pas, quelque part,
00:44:01le même tempo entre eux et nous
00:44:04sur le prix du carburant.
00:44:05Ce n'est pas du tout la même chose.
00:44:08Je répète, mais les stations
00:44:10qui sont adossées à un garage
00:44:11dans une petite ville
00:44:14du plateau du Neubourg
00:44:16ont besoin quand même d'avoir des résultats
00:44:18sur cette partie station-service,
00:44:20alors que nous,
00:44:22on ne sort pas de résultats, ce n'est pas très grave.
00:44:24C'est un peu noyé dans l'ensemble.
00:44:26Ça fait partie d'un des marqueurs
00:44:28de la distribution aujourd'hui.
00:44:32Alors, vous savez,
00:44:33cette émission, elle porte aussi
00:44:35sur la taxation des carburants.
00:44:36Vous l'avez rappelé,
00:44:37vous êtes un grand collecteur de taxes.
00:44:40Vous avez un certain nombre d'activités,
00:44:42vous l'avez rappelé en introduction,
00:44:43dans d'autres pays européens,
00:44:45dans d'autres pays européens
00:44:47où il y a eu des baisses de taxes
00:44:49à la pompe, notamment en Espagne,
00:44:50au Portugal, en Autriche, en Pologne.
00:44:53Leclerc n'est pas présent
00:44:54dans tous ces pays-là,
00:44:54mais il est présent dans certains d'entre eux.
00:44:56Quel est votre avis
00:44:57sur ces baisses de taxes
00:44:59qui ont été proposées
00:44:59dans de nombreux pays européens ?
00:45:05M. le rapporteur,
00:45:05c'est une question
00:45:06qui a quasiment difficile de répondre
00:45:08parce que, quelque part,
00:45:11je me dis que si notre gouvernement,
00:45:15quel qu'il soit,
00:45:16je ne sais pas,
00:45:17a pris cette décision
00:45:19de ne pas faire
00:45:19ou de faire de façon
00:45:20un peu plus saupoudrée,
00:45:23c'est peut-être qu'il avait fait des efforts,
00:45:24c'est peut-être qu'on n'a pas les moyens.
00:45:25Tant mieux pour ces pays
00:45:27s'ils l'ont.
00:45:30Grosso modo,
00:45:31je veux dire que le prix du...
00:45:31Si je prends le gasoil,
00:45:32le prix du gasoil
00:45:33au niveau européen d'achat,
00:45:35grosso modo,
00:45:36c'est le même.
00:45:36C'est le même.
00:45:38Donc, c'est le même
00:45:38au niveau européen.
00:45:39La différence, après,
00:45:41c'est les taxes
00:45:42qui sont imputées
00:45:44à ce gasoil.
00:45:45Donc, je n'ai pas la connaissance
00:45:47de la décomposition
00:45:48des taxes
00:45:49de chaque pays.
00:45:50Donc, je préfère
00:45:51ne pas m'aventurer
00:45:52sur ce terrain.
00:45:55Alors, la mission
00:45:55s'intéresse aussi
00:45:57aux différents éléments
00:45:58qui composent le prix final.
00:45:59On a parlé tout à l'heure
00:46:00des taxes,
00:46:01notamment de la TVA.
00:46:02Et il y a aussi
00:46:03le dispositif des C2E.
00:46:05Et d'ailleurs,
00:46:06vos représentants
00:46:07nous ont parlé
00:46:08dans une audition précédente.
00:46:10Donc,
00:46:12les certificats
00:46:12d'économie d'énergie,
00:46:13ils s'ajoutent
00:46:14à la fiscalité
00:46:14des carburants.
00:46:15On ne les voit pas
00:46:16sur le ticket
00:46:17quand on achète
00:46:18de l'essence.
00:46:19mais ils constituent
00:46:20une part non négligeable
00:46:21du coût final
00:46:22payé par le consommateur
00:46:23entre 13 et 15 centimes
00:46:25par litre.
00:46:26Dans quelle mesure
00:46:27le coût induit
00:46:28par le dispositif
00:46:28est-il répercuté
00:46:29sur le consommateur
00:46:30et est-il possible
00:46:31de réduire
00:46:32cette répercussion
00:46:32sur le prix final ?
00:46:34Que pensez-vous
00:46:35de la proposition
00:46:35qui a été faite
00:46:37par un certain nombre
00:46:38d'ailleurs de groupes politiques
00:46:39de suspendre le dispositif
00:46:41de manière ciblée
00:46:41pendant les périodes
00:46:43de hausse de carburant ?
00:46:48Les C2E,
00:46:49c'est 15 centimes.
00:46:50Aujourd'hui,
00:46:51c'est 15 centimes.
00:46:51C'était 8 centimes
00:46:52fin d'année dernière.
00:46:54On est passé à 15 centimes.
00:46:55C'est une obligation
00:46:56qui nous est faite
00:46:57de collecter
00:46:59ces 15 centimes
00:47:00par litre
00:47:01pour pouvoir faire face
00:47:03à une obligation.
00:47:05C'est pour ça
00:47:05que nous sommes des obligés.
00:47:07Une obligation
00:47:09de mise en chantier
00:47:11de travaux éligibles
00:47:15à ces C2E.
00:47:17Alors,
00:47:17ça se passe en terawatt-heure,
00:47:19etc.
00:47:23Oui,
00:47:24il y a 15%
00:47:25qui sont collectés.
00:47:27Grosso modo,
00:47:28par tout le monde.
00:47:28Quelque chose près.
00:47:29On doit être à peu près
00:47:29dans cette vérité.
00:47:32On a quand même
00:47:33un problème de gestion
00:47:36des dossiers
00:47:39aval
00:47:40pour mettre
00:47:41en face
00:47:42de ces taxes collectées
00:47:43les travaux
00:47:44que l'on nous demande
00:47:48de chiffrer.
00:47:51J'ai une bêtise.
00:47:52Vas-y.
00:47:54Comme le dit
00:47:54M. Michaud,
00:47:55on a
00:47:56ces 15-20 centimes
00:47:58qu'on met
00:47:58dans le prix du carburant
00:48:00sur lesquels
00:48:01on est des obligés
00:48:01puisqu'on est des metteurs
00:48:02en marché
00:48:02de carburant.
00:48:04Et ceci
00:48:05permet ensuite
00:48:06de financer
00:48:06un certain nombre
00:48:07de travaux
00:48:07d'économie d'énergie,
00:48:08etc.
00:48:08Vous connaissez,
00:48:09j'imagine,
00:48:10l'ensemble du sujet
00:48:10des C2E.
00:48:12C'est vrai
00:48:13qu'aujourd'hui,
00:48:14on a des obligations
00:48:15qui évoluent
00:48:16sur des périodes
00:48:17assez longues.
00:48:18On a fait
00:48:18ce qu'on a fait
00:48:19les périodes P4,
00:48:20P5,
00:48:21P6.
00:48:22Et là,
00:48:23à partir du 1er janvier,
00:48:24on a été dans l'obligation,
00:48:26nous,
00:48:26comme nos petits collègues
00:48:28metteurs en marché
00:48:29de carburant,
00:48:29d'augmenter ces forfaits-là
00:48:30parce que l'obligation
00:48:31a augmenté.
00:48:32Donc ça a eu
00:48:32un impact
00:48:33qui s'est télescopé
00:48:34avec le conflit
00:48:35dans le détroit d'Hormouz
00:48:37à un mois près.
00:48:38Et donc,
00:48:39on a eu ces 15 à 20 centimes
00:48:40de plus
00:48:40qu'on a mis
00:48:41dans le prix du carburant
00:48:41parce qu'on a l'obligation
00:48:43de le faire.
00:48:48Et quand on a dit
00:48:49effectivement
00:48:50qu'on a proposé
00:48:52à un moment donné
00:48:52d'arrêter
00:48:54ce principe de taxe,
00:48:55c'était un fusil à un coup.
00:48:57On ne pouvait le faire
00:48:58qu'à un moment donné
00:49:00où le carburant
00:49:00était vraiment très élevé
00:49:02pour essayer
00:49:03d'amortir le choc.
00:49:04Mais on décalait
00:49:05dans le temps.
00:49:06Ce n'était pas le fait
00:49:06d'arrêter
00:49:07les C2O.
00:49:08C'était d'arrêter
00:49:09à un moment donné
00:49:10les collectes
00:49:11et pouvoir avoir
00:49:12le temps nécessaire
00:49:13pour les réinjecter après.
00:49:15Mais ça n'aurait pas
00:49:15obligatoirement disparu.
00:49:17Aujourd'hui,
00:49:17le prix du carburant
00:49:18tel qu'on le vend
00:49:20reviendrait
00:49:21au prix du carburant
00:49:22d'il y a quelques années,
00:49:24dont les 1,75,
00:49:25on va dire,
00:49:25qu'on entend souvent parler.
00:49:28Mais si je rajoute
00:49:29les 8 centimes
00:49:30de C2O
00:49:31qu'on a pris
00:49:32au 1er janvier 2026,
00:49:34quoi qu'il arrive,
00:49:35on arriverait au prix
00:49:36que l'on vend aujourd'hui
00:49:36dans nos stations.
00:49:39Merci.
00:49:40C'est M. Tanguy
00:49:41qui devait prendre la parole.
00:49:43Non ?
00:49:46Allez-y, alors.
00:49:50Merci, M. le Président,
00:49:51chers collègues.
00:49:53Environ 2 tiers
00:49:54de l'essence
00:49:54est vendue
00:49:55en grande surface.
00:49:56Cependant,
00:49:57cette marge
00:49:57reste faible
00:49:58et le carburant
00:49:59reste un produit
00:50:00d'appel
00:50:00pour votre groupe
00:50:01puisque les stations
00:50:02de service
00:50:03sont essentiellement installées
00:50:04sur les parkings
00:50:05et centres commerciaux.
00:50:07Nous avons vu
00:50:08récemment
00:50:08le groupe Total Énergie
00:50:10qui a plafonné
00:50:10ses prix de vente
00:50:11à la pompe
00:50:11depuis la crise
00:50:12au Moyen-Orient,
00:50:13ce qui permet
00:50:14de compenser
00:50:15l'effet élasticité
00:50:16des prix
00:50:16et ce qui donne
00:50:17un attrait
00:50:18aux consommateurs
00:50:19pour cette enseigne
00:50:20Total Énergie.
00:50:21Cette situation
00:50:22ne pourrait-elle pas
00:50:23contribuer
00:50:24à désorganiser
00:50:25le marché concurrentiel
00:50:26des carburants,
00:50:27surtout pour les petits
00:50:28indépendants
00:50:29qui se voient obligés
00:50:30de diversifier
00:50:31leur chiffre d'affaires ?
00:50:33Baisser la TVA
00:50:34à 5,5%
00:50:35permettrait
00:50:35d'amortir la fiscalité
00:50:36des carburants
00:50:37et éviter
00:50:38que le gouvernement
00:50:39ne se retrouve
00:50:39au spectateur
00:50:40d'un arbitrage
00:50:41entre les effets volume
00:50:42et les effets prix.
00:50:43Je vous remercie
00:50:44de vos réponses.
00:50:53Le prix annoncé
00:50:54par Total,
00:50:55à mon avis,
00:50:56le prix prudent
00:50:57parce que justement
00:50:58il ne déstabilise pas
00:51:00les 5 000
00:51:01ou 6 000
00:51:03stations indépendantes
00:51:04parce que je pense
00:51:05qu'avec ce prix-là,
00:51:06si en plus
00:51:07elles achètent
00:51:07chez Total,
00:51:08elles doivent pouvoir
00:51:09vivre
00:51:10de leur travail.
00:51:12Je n'ai pas de souci
00:51:12sur le sujet.
00:51:14maintenant,
00:51:15baisser la TVA à 5,5%
00:51:17c'est un choix
00:51:19de gouvernement.
00:51:21C'est un choix
00:51:21de gouvernement
00:51:22et moi je suis...
00:51:23De toute façon,
00:51:23si demain
00:51:26la TVA
00:51:27passait
00:51:27à 5,5%,
00:51:29elle serait
00:51:29obligatoirement
00:51:30et tout de suite
00:51:31répercutée
00:51:32parce que
00:51:33vu le niveau
00:51:34de concurrence
00:51:35qu'on a entre nous,
00:51:36il n'est pas question
00:51:37d'avoir un magasin
00:51:38qui soit
00:51:40en façade
00:51:41de son magasin
00:51:42je veux dire
00:51:42n'importe quoi
00:51:43à 1,85%
00:51:44sur le gasoil
00:51:45et puis un autre
00:51:46qui serait
00:51:46à 1,95%.
00:51:47C'est quelque chose
00:51:48qui est inacceptable.
00:51:49De toute façon,
00:51:50le système
00:51:50ferait,
00:51:51de concurrence
00:51:52entre nous,
00:51:53ferait que
00:51:53ça serait bien évidemment
00:51:54répercuté.
00:51:55Si c'était une condition,
00:51:56on le répercuterait,
00:51:57il n'y a aucun souci.
00:51:59Mais là,
00:51:59c'est une décision
00:52:00qui ne nous appartient pas.
00:52:01Madame la députée.
00:52:04Monsieur Maudet.
00:52:06Merci Monsieur le Président.
00:52:08Monsieur le Président exécutif,
00:52:10Monsieur le Directeur général,
00:52:12Monsieur le Directeur carburant
00:52:13et services,
00:52:14dans mon département,
00:52:15en Haute-Vienne comme ailleurs,
00:52:16le travail paie moins
00:52:17parce que vous savez,
00:52:17un certain nombre de personnes
00:52:19sont dépendantes du carburant
00:52:21et ça signifie que
00:52:22même pour aller au travail
00:52:23aujourd'hui,
00:52:24évidemment,
00:52:24ça leur coûte
00:52:25de plus en plus cher
00:52:26comme vous le savez.
00:52:27Il peut y avoir un sentiment
00:52:28dans le pays
00:52:28qui se développe,
00:52:29notamment lorsqu'on voit
00:52:30les marges des raffineurs
00:52:31et peut-être aussi des distributeurs
00:52:32et ce sera ma question
00:52:33quand on voit les marges
00:52:34notamment des raffineurs
00:52:35exploser,
00:52:35de se dire qu'il y a une France
00:52:36qui aujourd'hui s'appauvrit
00:52:38du fait des coûts du carburant
00:52:39et une autre France
00:52:40qui est en train de s'enrichir
00:52:41comme elle ne s'est jamais
00:52:43enrichie avec ces prix-là.
00:52:44J'ai une question.
00:52:46Vous dites que sur les ventes
00:52:49de carburant,
00:52:50vous ne faites que très peu
00:52:51de marge.
00:52:52Pourtant,
00:52:53c'est vrai que sur le temps long,
00:52:54et je pose la question
00:52:54avec précaution
00:52:55en regardant des chiffres
00:52:56qui datent d'il y a 10 ans,
00:52:58sur le temps long,
00:52:58on voit que sur 10 ans,
00:53:00les prix du carburant
00:53:00ont augmenté de 50%.
00:53:02La marge brute
00:53:03des distributeurs
00:53:03a doublé,
00:53:04voire triplé.
00:53:05Pour autant,
00:53:06les recettes fiscales
00:53:06n'ont pas triplé.
00:53:08Ma première question,
00:53:08c'est de savoir
00:53:09où est passé tout cet argent
00:53:11puisque les marges brutes
00:53:13ont augmenté.
00:53:15Ensuite,
00:53:16vous dites que vous ne récupérez
00:53:18rien sur la vente
00:53:18des carburants,
00:53:19mais comme vous le dites,
00:53:20c'est un produit d'appel.
00:53:21In fine,
00:53:22indirectement,
00:53:23vous récupérez aussi
00:53:24de l'argent
00:53:24par le fait que
00:53:25les gens viennent consommer
00:53:26dans vos supermarchés.
00:53:28J'avais deux autres questions.
00:53:30c'est que pensez-vous
00:53:31du blocage des prix
00:53:32que nous défendons
00:53:34dans le groupe parlementaire
00:53:35de la France insoumise
00:53:36qui pourrait permettre,
00:53:38certes,
00:53:39ça mettrait fin
00:53:39à la liberté des prix,
00:53:40mais ça pourrait permettre
00:53:41d'assurer des prix corrects
00:53:43à toutes les travailleuses,
00:53:45tous les travailleurs
00:53:45qui ont besoin
00:53:45de leur voiture au quotidien.
00:53:47Et ensuite,
00:53:47vous défendez,
00:53:49en tout cas,
00:53:49on vous a plusieurs fois
00:53:50entendu sur une baisse
00:53:51des taxes,
00:53:52mais qu'est-ce qui nous garantit
00:53:53que s'il y avait
00:53:54une baisse des taxes,
00:53:55ce ne serait pas
00:53:55tout simplement
00:53:56une hausse des marges
00:53:57pour les distributeurs ?
00:54:00Monsieur le Président.
00:54:07Monsieur le député,
00:54:10je suis incapable
00:54:11de contredire
00:54:13les chiffres que vous donnez.
00:54:1450 %,
00:54:15je ne sais pas
00:54:15d'où ça sort,
00:54:16mais il n'y a eu
00:54:17jamais augmentation,
00:54:19alors il y a peut-être
00:54:19eu une augmentation
00:54:20en 50 %
00:54:21du prix du carburant,
00:54:22peut-être.
00:54:23Maintenant,
00:54:24augmentation
00:54:24de la marge,
00:54:26ce n'est juste
00:54:27pas possible.
00:54:28Nous,
00:54:28on achète
00:54:29du produit fini,
00:54:32donc on n'est pas
00:54:33metteur en marché,
00:54:34on achète du produit fini,
00:54:35donc on achète
00:54:36du gasoil,
00:54:36on achète du sans-plomb,
00:54:39et ce sans-plomb
00:54:40est livré en magasin.
00:54:41Alors,
00:54:42je ne peux pas vous donner
00:54:42les chiffres exacts,
00:54:43enfin,
00:54:43je ne peux pas vous donner
00:54:44les chiffres,
00:54:44parce qu'on est
00:54:45un groupe d'indépendants,
00:54:48on n'a donc pas
00:54:50de comptes agrégés,
00:54:50on ne peut pas vous donner
00:54:52un chiffre général
00:54:52et global,
00:54:53mais je vais vous quand même
00:54:54donner le mien,
00:54:55parce que celui-là,
00:54:55je le connais
00:54:56et puis j'ai la liberté
00:54:56de vous le donner.
00:54:58Une station comme la mienne,
00:54:59au Neubourg,
00:55:01c'est,
00:55:03on va dire,
00:55:0326 millions de chiffres d'affaires,
00:55:05grosso modo,
00:55:0618 millions de litres,
00:55:0626 millions de chiffres d'affaires.
00:55:08Quand j'ai tout mis dedans,
00:55:10c'est-à-dire que j'ai payé
00:55:11tout,
00:55:12transport,
00:55:13test de caisse,
00:55:14la TASCOM,
00:55:15etc.,
00:55:15etc.,
00:55:15j'ai tout payé,
00:55:16à la fin de l'année,
00:55:17il reste 40 000 euros.
00:55:20Alors,
00:55:21je ne sais pas,
00:55:22on peut toujours discuter
00:55:24de l'importance de ça,
00:55:26mais vous voyez bien
00:55:26la dégradation qu'il y a
00:55:29entre le chiffre d'affaires
00:55:30qu'une station peut faire,
00:55:31le volume qu'une station peut faire
00:55:32et ce qu'il en reste à la fin.
00:55:34Ça,
00:55:34c'est un magasin,
00:55:35c'est le mien,
00:55:35je ne peux pas vous...
00:55:36Mais grosso modo,
00:55:37il n'y a pas de raison
00:55:38que ce soit une exception
00:55:39dans un sens et dans l'autre.
00:55:40Alors,
00:55:40il y a des écartis différents
00:55:41et tout,
00:55:41je veux bien l'accorder.
00:55:42Mais il n'y a pas de...
00:55:44Quand vous parlez
00:55:45d'il y a 10 ans,
00:55:45il y a 10 ans,
00:55:46on n'avait pas autant
00:55:47de biocarburant,
00:55:48on n'avait pas autant
00:55:48de C2E,
00:55:49les taxes n'étaient peut-être
00:55:50pas les mêmes.
00:55:51Je ne peux pas réellement
00:55:53répondre à votre question
00:55:55dans cette chose-là.
00:55:57Il faut bien être conscient
00:55:58que quand on a une station
00:56:00au bout du parking,
00:56:03100% des clients
00:56:04de la station
00:56:05ne vont pas faire
00:56:05leur course au magasin.
00:56:08On se creuse la tête
00:56:10depuis des années.
00:56:11Je vais vous donner
00:56:11un petit scoop marketing.
00:56:12Mais on se creuse la tête
00:56:14depuis des années
00:56:15pour essayer justement
00:56:16de faire ce lien
00:56:17entre la station
00:56:18sur laquelle on ne gagne pas
00:56:18pour essayer un truc
00:56:19et on n'a pas réussi
00:56:21encore à trouver.
00:56:22J'ai l'impression
00:56:22que personne ne l'a fait.
00:56:24Donc,
00:56:24c'est un petit peu différent.
00:56:25Et puis,
00:56:25pour venir sur le blocage
00:56:27des prix,
00:56:30j'ai eu l'occasion
00:56:31de le dire
00:56:32devant la représentation nationale
00:56:35il y a quelques mois
00:56:36ou années,
00:56:37comme je le disais
00:56:37tout à l'heure.
00:56:39nous,
00:56:40on n'a pas de problème
00:56:40sur le blocage des prix
00:56:41dans l'absolu.
00:56:42Pourquoi pas ?
00:56:43À partir du moment
00:56:45où le gouvernement
00:56:46nous mettra en position
00:56:47de pouvoir faire le prix.
00:56:50On ne vendra jamais
00:56:52de carburant à perte.
00:56:54Vu les volumes
00:56:55que l'on fait,
00:56:57ça n'est pas possible.
00:56:58Donc,
00:56:58on ne vendra pas
00:56:59les carburants à perte
00:57:02où on fera
00:57:03comme dans certaines opérations
00:57:04de marketing
00:57:05de certains concurrents
00:57:06dont je dirais le nom,
00:57:07on n'en parle suffisamment,
00:57:09je mettrai
00:57:10les stations en rupture.
00:57:11Mais,
00:57:12économiquement,
00:57:13on ne peut pas faire ça.
00:57:14Donc,
00:57:14ça ne peut être
00:57:15que s'il y a
00:57:16effectivement
00:57:18un travail du gouvernement.
00:57:19On en parlait tout à l'heure.
00:57:20Après,
00:57:21je ne sais pas
00:57:21si la bonne solution
00:57:22est
00:57:24l'aide
00:57:25ciblée
00:57:26comme il y a eu là
00:57:26ou si c'est
00:57:27une aide générale.
00:57:28Alors,
00:57:28quand c'est une aide générale,
00:57:30c'est des gros rouleurs.
00:57:31Je ne rentre pas
00:57:32dans ce débat-là.
00:57:33C'est un débat
00:57:33qui vous appartient.
00:57:34Moi,
00:57:34je me permettrais
00:57:35de ne pas y répondre.
00:57:37Je précise quand même
00:57:38une chose,
00:57:38c'est que nous,
00:57:38on était pour le blocage
00:57:39des prix
00:57:40en jouant sur les marges
00:57:41des raffineurs
00:57:42et non pas la distribution.
00:57:44Donc,
00:57:45c'est pour ça
00:57:46que je ne peux pas répondre.
00:57:46Je vous précise.
00:57:49Félicie Gérard.
00:57:52Merci,
00:57:53Monsieur le Président.
00:57:54Monsieur Michaud,
00:57:55vous êtes
00:57:55président
00:57:56exécutif du mouvement
00:57:57Édouard Leclerc
00:57:58et l'audition de ce jour
00:57:59porte sur les prix
00:58:00et la fiscalité
00:58:01des carburants.
00:58:02Ce sujet touche
00:58:03évidemment le quotidien
00:58:04des Français.
00:58:05La guerre au Moyen-Orient
00:58:06a fait flamber
00:58:07les prix à la pompe.
00:58:08Le gasoil
00:58:09a dépassé
00:58:102 euros par litre
00:58:10début juin.
00:58:12Depuis,
00:58:12les cours sont retombés
00:58:13mais la baisse
00:58:14tarde à se répercuter.
00:58:16Au-delà
00:58:16de l'émotion légitime
00:58:17que suscitent
00:58:18ces hausses,
00:58:19une réalité reste
00:58:20dans l'angle mort
00:58:21du débat
00:58:21alors qu'elle intéresse
00:58:22directement
00:58:23notre commission.
00:58:24Qu'est-ce que
00:58:25cette fiscalité
00:58:26rapportera
00:58:27à l'avenir
00:58:27à l'État ?
00:58:28L'essentiel
00:58:29de la taxe
00:58:30sur les carburants
00:58:30n'est pas proportionnel
00:58:31au prix
00:58:32mais est un montant
00:58:33fixe par litre
00:58:34assis sur les volumes
00:58:35vendus.
00:58:36Or,
00:58:36l'électrification
00:58:37et la sobriété énergétique,
00:58:40avec l'électrification
00:58:41et la sobriété énergétique,
00:58:43ces volumes
00:58:43sont appelés
00:58:44à baisser
00:58:45durablement.
00:58:46Cette recette
00:58:47va donc s'éroder.
00:58:48Vous qui observez
00:58:49le marché
00:58:50au plus près,
00:58:51à quel rythme
00:58:52voyez-vous
00:58:53la consommation reculée ?
00:58:54Et l'État
00:58:55vous paraît-il
00:58:56préparé
00:58:56à la disparition
00:58:58progressive
00:58:59de cette ressource ?
00:59:00Enfin,
00:59:01mes dernières questions
00:59:01porteront sur
00:59:02vos opérations
00:59:03à prix coûtant.
00:59:04Ces opérations
00:59:05à prix coûtant
00:59:05sont des gestes
00:59:06concrets,
00:59:08immédiatement lisibles
00:59:08pour le pouvoir d'achat
00:59:09de ceux qui travaillent
00:59:10et je veux le saluer.
00:59:12Mais afin que
00:59:13ceux qui nous écoutent
00:59:13puissent comprendre,
00:59:14pourriez-vous nous dire
00:59:15à quelles conditions
00:59:16ce motel
00:59:17est-il tenable
00:59:18dans la durée ?
00:59:19Et voyez-vous
00:59:19un moyen
00:59:20d'en faire bénéficier
00:59:21plus largement
00:59:21les automobilistes
00:59:22au-delà
00:59:23de quelques week-ends
00:59:24dans l'année ?
00:59:24Je vous remercie.
00:59:26Merci.
00:59:34Vous l'avez éteint
00:59:34le bouton ?
00:59:35Ah, c'est monsieur...
00:59:38C'est bon, c'est bon.
00:59:39Excusez-moi,
00:59:40j'ai l'écoute.
00:59:41Madame la pièce,
00:59:42pour revenir
00:59:42sur votre première question,
00:59:44si j'en oublie pas
00:59:44et si j'en oublie,
00:59:45vous me le rappelez.
00:59:47Comme je l'ai dit
00:59:48tout à l'heure,
00:59:49on est sur un marché
00:59:50de spéculation.
00:59:51On est sur du plat,
00:59:52c'est vrai pour toutes
00:59:53les matières premières,
00:59:55que ce soit alimentaire,
00:59:56pas alimentaire,
00:59:57le gasoil,
00:59:57l'essence
00:59:58ne fait pas de différence.
01:00:01Il faut bien faire
01:00:01la différence
01:00:02entre le prix
01:00:03du produit fini
01:00:05et le Brent,
01:00:07comme on dit.
01:00:09Ça n'a rien à voir.
01:00:11Je vais demander
01:00:12à tout à l'heure
01:00:13que tu nous donnais
01:00:14des chiffres
01:00:15qui datent de ce midi.
01:00:16Donc, ce n'est pas vieux.
01:00:17Juste pour l'exemple,
01:00:18puis après,
01:00:18je reprends la parole.
01:00:20Oui, effectivement.
01:00:21Nous, quand on vend
01:00:22du carburant
01:00:22ou quand on l'achète,
01:00:24on achète des produits finis.
01:00:25On achète du gazole
01:00:26pour les essences.
01:00:27C'est ce qu'on appelle
01:00:27le Airbob.
01:00:28C'est une base essence
01:00:29qui nous permet
01:00:30de faire du samplon 95 E10
01:00:32ou du samplon 95 normal.
01:00:34On n'achète pas de brut.
01:00:36En fait,
01:00:37les médias se gargarisent
01:00:38avec le brut
01:00:39en parlant du brut.
01:00:40Mais encore ce midi,
01:00:41c'est exactement
01:00:42ce que j'exposais.
01:00:43Juste avant de venir ici,
01:00:44le brut baissait
01:00:45de quasiment 1 dollar
01:00:46alors que le gazole montait.
01:00:49Donc parler du brut,
01:00:52c'est bien dans les dîners montants.
01:00:53Mais à part ça,
01:00:54ça a peu d'intérêt.
01:00:58Donc il y avait une autre...
01:01:00Attends, j'ai du coup,
01:01:00j'ai...
01:01:01Ah oui.
01:01:02Oui, alors,
01:01:03la TICPE fixe
01:01:05et la TICPE mobile,
01:01:06il y a eu des essais,
01:01:07il y a eu des tests
01:01:08faits pour la rendre mobile.
01:01:12TICPE flottante,
01:01:13oui, pardon,
01:01:13oui, excuse-moi,
01:01:14le terme est important.
01:01:18Je suis là aussi...
01:01:20Cet exemple,
01:01:22enfin,
01:01:22cette expérience
01:01:23n'a pas duré dans le temps.
01:01:26j'ose imaginer,
01:01:27elle a duré 2 ans,
01:01:27je crois,
01:01:28si je ne dis pas de bêtises.
01:01:29Elle a quand même
01:01:31la mauvaise idée
01:01:33ou le mauvais résultat
01:01:34de brouiller un peu
01:01:35les pistes
01:01:36parce que
01:01:37quand j'achète du carburant,
01:01:39je ne connais pas
01:01:40le prix de la taxe.
01:01:43Si cette taxe va augmenter,
01:01:44si cette taxe va baisser,
01:01:46donc dans mes stocks,
01:01:47je gère ça comment ?
01:01:48Enfin,
01:01:48c'est quand même
01:01:49très compliqué
01:01:50à mettre en oeuvre
01:01:51et très compliqué
01:01:51à mettre en place.
01:01:52Donc,
01:01:54après,
01:01:54je laisserai bien évidemment,
01:01:58je vous laisserai le choix
01:01:59de remettre une TICPE
01:02:01flottante ou pas.
01:02:02Et puis,
01:02:03sur l'opération
01:02:04au prix-coûtant,
01:02:04c'est gentil
01:02:05de me le demander
01:02:05parce qu'on est en opération
01:02:06au prix-coûtant
01:02:07à partir de vendredi.
01:02:08Donc,
01:02:09ça tombe très bien
01:02:10parce qu'on n'a pas voulu
01:02:12en faire
01:02:12pendant les hausses
01:02:15et les expériences.
01:02:16quand le carburant
01:02:17était volatil
01:02:18parce que c'était
01:02:18très compliqué.
01:02:19Ça pouvait prendre
01:02:20des centimes
01:02:21pour rebaisser.
01:02:22C'était ingérable,
01:02:24enfin,
01:02:24insupportable et ingérable.
01:02:25Et pour le consommateur,
01:02:26bien évidemment,
01:02:27et pour nous aussi
01:02:28parce que c'était...
01:02:29On achetait du carburant,
01:02:31on ne savait pas
01:02:31le prix vraiment.
01:02:32On achetait dans la nuit,
01:02:33il suffisait que
01:02:33le président américain
01:02:35dise quelque chose.
01:02:36Et bon,
01:02:36ça partait dans tous les sens
01:02:38et on était facturé
01:02:39du mauvais prix.
01:02:39Enfin,
01:02:40c'était assez compliqué.
01:02:43Donc on n'a pas voulu
01:02:44en faire pendant
01:02:45cette période-là.
01:02:46Il faut savoir
01:02:47qu'une opération
01:02:48prix-coûtant,
01:02:48ça nous coûte
01:02:50excessivement
01:02:50beaucoup d'argent.
01:02:52Et que,
01:02:53même si ça ne se voit
01:02:54pas à la pompe,
01:02:55parce que c'est du
01:02:562, 3 centimes
01:02:57ou 1 centime,
01:02:57ce n'est pas énorme,
01:02:58mais multiplié par le nombre,
01:03:02ça fait,
01:03:03pour les gestionnaires
01:03:04de CIPLEC,
01:03:04quand on leur dit
01:03:05qu'on va faire
01:03:06une opération
01:03:06prix-coûtant,
01:03:07en général,
01:03:07ils se mordent
01:03:08les doigts.
01:03:09Donc là,
01:03:10c'est le cas,
01:03:10le 4 et le 5,
01:03:11mais je crois
01:03:11qu'on n'est pas
01:03:12les seuls.
01:03:14C'est pour ça
01:03:15que vous avez mal
01:03:16à la main ?
01:03:16C'est pour ça
01:03:17que j'ai mal
01:03:17à la main.
01:03:19Juste,
01:03:19peut-être pour ajouter
01:03:20un point
01:03:20à ce que dit
01:03:21M. Michaud,
01:03:22pour aller dans
01:03:22le sens
01:03:22de votre question
01:03:23sur la baisse
01:03:24des revenus fiscaux
01:03:26liés à la baisse
01:03:28de vente
01:03:29de carburant
01:03:29dans le futur.
01:03:30Bon,
01:03:31il y a un aspect
01:03:32un peu boule de cristal.
01:03:33Quand on observe
01:03:33les années passées
01:03:35en disant
01:03:35on va tout accélérer
01:03:36sur l'électrique
01:03:37au niveau
01:03:37et l'Europe
01:03:38à grand renfort
01:03:38et puis l'Allemagne
01:03:39qui est freine,
01:03:40etc.
01:03:40Enfin,
01:03:40vous connaissez mieux
01:03:41l'histoire encore
01:03:42que nous.
01:03:44Nous,
01:03:44on est juste pragmatiques.
01:03:46Donc,
01:03:46on sait qu'on est
01:03:47un très gros
01:03:48metteur en marché
01:03:48aujourd'hui
01:03:49de carburant.
01:03:51On est en train
01:03:52de devenir aussi
01:03:52un très gros,
01:03:53si on peut dire,
01:03:54metteur en marché
01:03:55de bornes
01:03:56de recharge électrique
01:03:56pour aussi recharger
01:03:57les voitures
01:03:58et on ne va pas attendre
01:03:59que le train passe.
01:04:00Pour nous,
01:04:00c'est clé
01:04:01d'avoir une solution
01:04:02pour être un acteur
01:04:04de la mobilité
01:04:04de nos consommateurs.
01:04:05Aujourd'hui,
01:04:06on a beaucoup de gens
01:04:06qui viennent faire
01:04:07leur course
01:04:07chez Leclerc
01:04:08et on veut faciliter ça.
01:04:10Donc,
01:04:10on met en place
01:04:11sur l'ensemble
01:04:12de nos magasins
01:04:12des bornes de recharge
01:04:13et pour nous,
01:04:14la clé,
01:04:15ce n'est pas juste
01:04:15avoir la technicité
01:04:17ou la capacité
01:04:17à recharger les voitures,
01:04:18mais c'est offrir
01:04:20un prix de recharge
01:04:21le plus agressif possible.
01:04:23Pour faire ça,
01:04:23on équipe aussi
01:04:24nos magasins
01:04:25avec énormément
01:04:26de panneaux solaires,
01:04:27avec des systèmes
01:04:28de batterie
01:04:28pour qu'on puisse
01:04:29avoir la capacité
01:04:31de mettre
01:04:33à la recharge
01:04:33un prix du kilowattheure
01:04:35le plus agressif possible.
01:04:37maintenant,
01:04:37on est aussi pragmatique
01:04:39dans le sens
01:04:39où on imagine bien
01:04:40que les taxations
01:04:43qui vont évoluer
01:04:44sur l'électricité
01:04:45vont aller dans le sens
01:04:46de la baisse
01:04:47du volume
01:04:48de carburant demain.
01:04:49Et pour rebondir encore
01:04:50sur votre question,
01:04:52le temps,
01:04:54il y aura un jour
01:04:55un point de rupture.
01:04:56Il y aura un point de rupture
01:04:57entre la baisse
01:04:58du carburant
01:05:00gazoil,
01:05:00essence,
01:05:01etc.
01:05:01et l'électricité.
01:05:03Arriver à avoir
01:05:04une date précise
01:05:06sur cette modification
01:05:09importante,
01:05:09je ne la connais pas.
01:05:11Je ne crois pas
01:05:12en 2030,
01:05:13je crois en 2035,
01:05:15ce serait peut-être
01:05:15du 2050,
01:05:162060,
01:05:17il y aura peut-être
01:05:17cette rupture
01:05:17à ce moment-là.
01:05:18Mais bon,
01:05:19on verra bien,
01:05:20ce n'est pas la possibilité.
01:05:22La question
01:05:23que vous nous posez
01:05:24mais à laquelle,
01:05:25bien évidemment,
01:05:26on n'est pas
01:05:27en mesure de répondre,
01:05:28c'est comment
01:05:29on va se transférer,
01:05:31si c'est bien le sens
01:05:32de votre question
01:05:32et si j'ai bien compris,
01:05:34transférer les taxes
01:05:36qui sont mises
01:05:37aujourd'hui
01:05:37sur le gasoil
01:05:38et par quoi
01:05:38vont-elles être
01:05:39remplacées
01:05:39le jour
01:05:40où elles disparaîtront
01:05:43du fait
01:05:44de la non-consommation.
01:05:46Est-ce qu'elles repartiront
01:05:47sur l'électricité
01:05:48et on repartira
01:05:49dans le même sujet ?
01:05:50Est-ce que le gouvernement
01:05:52du moment
01:05:53choisira une autre ?
01:05:55Je suis bien évidemment
01:05:55là aussi incapable
01:05:56de répondre.
01:05:59J'espère
01:06:01qu'avec
01:06:02tout ce que l'on a fait
01:06:03pour électrifier
01:06:05le pays
01:06:06où on a incité
01:06:08les gens
01:06:08à acheter des voitures électriques,
01:06:09on devait fermer
01:06:10les centrales nucléaires
01:06:11en 2017
01:06:12et maintenant
01:06:12il faut en ouvrir
01:06:13six quasiment par mois.
01:06:15J'exagère bien sûr,
01:06:16je caricature bien évidemment.
01:06:19J'espère qu'une fois
01:06:19que tout le monde
01:06:20aura de l'électricité
01:06:21dans la voiture
01:06:22ou ne saura roulera
01:06:23en électricité,
01:06:24on ne va pas rajouter
01:06:25des taxes
01:06:27sur l'électricité
01:06:28mais il faudra bien
01:06:28les trouver quelque part.
01:06:29Donc de toute façon...
01:06:31Merci.
01:06:32Charles de Courson.
01:06:35Monsieur le Président,
01:06:36j'ai quatre petites questions
01:06:37à vous poser.
01:06:41Vos collègues
01:06:42de Total Energy
01:06:43ont plafonné
01:06:45le prix des carburants.
01:06:49Est-ce que pour vous
01:06:50c'est conforme
01:06:52au droit de la concurrence,
01:06:53c'est-à-dire
01:06:53l'interdiction
01:06:54de vente à perte ?
01:06:56Question.
01:06:58Première question.
01:06:59Et est-ce qu'un tel comportement
01:07:03ne va pas se traduire
01:07:05par d'extrêmes difficultés,
01:07:07voire des fermetures massives
01:07:08des petites stations de service,
01:07:10notamment au milieu rural ?
01:07:13Deuxième question.
01:07:15Avez-vous dans le groupe Leclerc
01:07:18une politique tarifaire
01:07:20des carburants ?
01:07:21puisque vous êtes
01:07:22un système coopératif,
01:07:25vous achetez
01:07:26du carburant raffiné
01:07:28et je suppose
01:07:31que vous le facturez
01:07:33à tous vos adhérents
01:07:34à prix coûtant.
01:07:36Peut-être une petite marge
01:07:38le coût de s'occuper de tout ça.
01:07:42Et vos adhérents,
01:07:44est-ce qu'ils sont totalement libres
01:07:46de fixer
01:07:50le prix de leur carburant
01:07:52comme ils l'entendent ?
01:07:53Ou est-ce qu'il y a des recommandations
01:07:55du groupe en disant
01:07:56écoutez,
01:07:57essayons d'avoir une politique...
01:07:59Je vous dis ça
01:07:59parce que Total Energy
01:08:02nous a dit
01:08:02qu'ils réfléchissaient
01:08:06à la fixation,
01:08:08ce qui n'était pas le cas
01:08:09jusqu'à présent,
01:08:10d'un tarif unique
01:08:11dans toutes leurs stations de service.
01:08:15Troisième question.
01:08:17Où est-ce que vous vous approvisionnez ?
01:08:19C'est-à-dire auprès
01:08:20de quelle raffinerie ?
01:08:22Donc, est-ce que vous approvisionnez
01:08:24aux États-Unis ?
01:08:25Est-ce que vous vous approvisionnez
01:08:26aux Pays-Bas ?
01:08:27Est-ce que vous vous approvisionnez
01:08:28partout sauf en France ?
01:08:30C'est une question.
01:08:32Est-ce que vous approvisionnez
01:08:34chez vos concurrents ?
01:08:36Total Energy.
01:08:38Est-ce que vous pourriez nous expliquer
01:08:39où est-ce que vous approvisionnez ?
01:08:42Et puis, dernière question
01:08:43qui est une petite question économique.
01:08:45D'après ce que vous constatez
01:08:47sur le marché,
01:08:49quelle est l'élasticité
01:08:52prix du carburant ?
01:08:54Je vous pose cette question
01:08:55puisque les ministres
01:08:56nous avaient dit 0,2.
01:08:59Je lui dis,
01:09:00mais ce n'est pas possible, 0,2.
01:09:01C'est-à-dire 0,2.
01:09:030,2, ça veut dire
01:09:04que quand on augmente
01:09:05de 10% le prix du carburant,
01:09:06on ne baisse que 2% les volumes.
01:09:08Ce n'est pas possible.
01:09:10Voilà.
01:09:10Je vous pose cette question
01:09:11parce que le seuil critique
01:09:13est à 0,4.
01:09:15Puisque à 0,4,
01:09:17vous gagnez moins en TVA
01:09:20que vous ne perdez
01:09:22sur la TICPE.
01:09:26Et donc,
01:09:27le rendement est négatif
01:09:29pour l'État.
01:09:29C'est pour ça
01:09:30que je vous pose cette question.
01:09:31Vous, tel que vous observez le marché,
01:09:34vous êtes autour de combien ?
01:09:35Voilà mes 4 petites questions,
01:09:36M. le Président.
01:09:38À vous et à vos collègues.
01:09:41Merci, M. le député.
01:09:44Je ne vais pas revenir obligatoirement
01:09:46sur le plafonnement.
01:09:47Vous savez ce que j'en pense
01:09:47du plafonnement de Total.
01:09:51Ce n'est pas...
01:09:52Le seul moment,
01:09:54j'insiste là-dessus,
01:09:55mais le seul moment
01:09:56où il pouvait y avoir
01:09:57distorsion de concurrence
01:09:59par rapport à Total
01:10:01qui a en amont
01:10:04tout un travail
01:10:05sur les raffineries,
01:10:07etc.,
01:10:07c'est pendant les 15 premiers jours
01:10:08d'avril
01:10:09où là, effectivement,
01:10:10on ne pouvait pas faire le prix.
01:10:11Et comme on ne vend pas la perte,
01:10:12on a été décalé en prix.
01:10:13Mais c'est le seul.
01:10:14C'est le seul.
01:10:14À 1,99 ou même 2,03,
01:10:16comme il a annoncé,
01:10:18on était largement capable
01:10:19de faire le prix.
01:10:21Donc, on n'a pas...
01:10:23Je ne parlerai pas
01:10:23de distorsion de concurrence.
01:10:25Alors oui,
01:10:25on a fait un courrier
01:10:26en demandant à Total
01:10:28et à M. Pouillardé
01:10:29de nous faire le prix
01:10:30qu'il avait fait
01:10:31dans son réseau.
01:10:32Mais bon, je le répète,
01:10:33sur son réseau,
01:10:34c'est là où il y a quand même
01:10:40un besoin.
01:10:41Donc nous,
01:10:43notre maillage territorial
01:10:44avec nos stations-service,
01:10:46on a un maillage
01:10:47sur les territoires
01:10:47qui permet de donner accès
01:10:49quand même au plus grand nombre.
01:10:50Alors je parle de nous,
01:10:51Leclerc,
01:10:51mais si je rajoute là-dessus
01:10:52Inter, U et compagnie,
01:10:54on a un maillage complet.
01:10:55Donc il n'y a pas de risque
01:10:56sur le maillage.
01:10:57Je ne pense pas que quand
01:10:59qu'en Total,
01:11:02mais il faudrait que ce soit
01:11:02M. Pouillardé qui va répondre,
01:11:03je suis bien évidemment
01:11:04que je n'ai pas la compétence
01:11:06de répondre à sa place
01:11:07et je ne me permettrai
01:11:08surtout pas.
01:11:09Mais quand il fixe ce prix-là,
01:11:11il pense à ces stations-là.
01:11:13Il ne pense pas à autre chose.
01:11:14Je pense qu'il le fait
01:11:16parce que ce n'est pas tellement
01:11:18un prix à zéro
01:11:21comme on pourrait nous l'entendre,
01:11:23mais c'est un prix
01:11:24dont il pense
01:11:25que les stations
01:11:26qu'il a,
01:11:27et d'ailleurs,
01:11:27c'est pour ça que
01:11:28sur l'été,
01:11:29il a dit qu'il continuait
01:11:30le blocage
01:11:31sur les stations
01:11:32des territoires.
01:11:34Donc j'ai compris
01:11:35que sur les autres,
01:11:36il n'y avait plus
01:11:38et qu'on repartait
01:11:39sur une concurrence
01:11:40logique et normale.
01:11:41Donc je n'ai pas trop
01:11:42de crainte
01:11:44sur les petites stations.
01:11:45Ce n'est pas ça
01:11:46qui va faire la différence.
01:11:47Alors effectivement,
01:11:48celles qui ne sont pas
01:11:50totales
01:11:51peuvent poser un problème.
01:11:52Mais à 1,80,
01:11:54maintenant qu'on est sorti,
01:11:55alors,
01:11:55je vais dire une bêtise encore,
01:11:57je vais me faire prendre
01:11:57les pieds dans le tapis,
01:11:58je vais dire maintenant
01:11:58qu'on est sorti de la crise.
01:11:59Ce n'est pas sûr
01:12:00qu'on ne y retourne pas
01:12:00assez vite.
01:12:01Mais à aujourd'hui,
01:12:03tout ça s'est stabilisé
01:12:04et je pense que même
01:12:06un raffineur de la Creuse
01:12:08ou quoi que ce soit
01:12:09est capable de tenir
01:12:11le prix.
01:12:11En tout cas,
01:12:12j'espère que nous,
01:12:13ça ne nous a pas gênés
01:12:15particulièrement.
01:12:16J'espère qu'il n'en reste
01:12:17pas de même pour les autres.
01:12:21CIPLEC ne fait pas
01:12:21de bénéfice
01:12:22sur le carburant.
01:12:23C'est clair.
01:12:24Tous nos outils,
01:12:24aucun de nos outils
01:12:25ne fait du bénéfice
01:12:26sur quoi qu'il en soit.
01:12:28CIPLEC n'en fait pas non plus
01:12:30et cale en fonction de ça
01:12:31sur des ristournes
01:12:32de fin d'année.
01:12:32Mais ça joue à la marge.
01:12:35Et c'est vrai que
01:12:35quand on voit les volumes
01:12:36faits et les résultats
01:12:37de CIPLEC,
01:12:38c'est même compliqué pour nous
01:12:40d'aller acheter du carburant
01:12:41aux Etats-Unis.
01:12:42Ils ne comprennent pas
01:12:42comment ça fonctionne
01:12:43chez nous.
01:12:46Il n'y a pas de politique
01:12:47tarifaire chez nous.
01:12:50Il n'y a pas de politique.
01:12:53Le seul moment où
01:12:54et même pas d'ailleurs,
01:12:55le seul moment où tout le monde
01:12:56suit ou on essaie
01:12:57que tout le monde suit,
01:12:58c'est dans les opérations
01:13:01prix-coûtant.
01:13:02C'est une opération nationale.
01:13:05Mais il n'y a pas de politique
01:13:06de prix.
01:13:07Il n'y en a pas du tout
01:13:08nulle part.
01:13:09Enfin, ça n'existe pas
01:13:11chez nous.
01:13:11L'imposition des prix,
01:13:12il n'y a qu'une chose
01:13:13sur laquelle on est
01:13:15un petit peu attentif
01:13:16sur les prix
01:13:17et on a des prix marqueurs
01:13:19d'enseignes,
01:13:20c'est sur nos marques
01:13:20distributeurs
01:13:21dans le magasin.
01:13:22Mais c'est tout.
01:13:23Carburant, chacun fait
01:13:24ce qu'il veut
01:13:25en fonction de sa concurrence.
01:13:27Les magasins ne sont pas
01:13:28obligés d'acheter
01:13:28chez CIPLEC.
01:13:30Et on peut très bien
01:13:30avoir un magasin Leclerc
01:13:31qui achète ailleurs.
01:13:33Et ça arrive.
01:13:34Ça arrive.
01:13:36Il y en a de moins en moins.
01:13:38Mais ça arrive encore.
01:13:41Et je reviens
01:13:42à votre troisième question
01:13:43sur l'approvisionnement.
01:13:44Mais là, je vais laisser Rémi.
01:13:46C'est lui qui achète
01:13:46le carburant pour nous
01:13:47tout le temps.
01:13:48Il est mieux placé
01:13:49que tout le monde.
01:13:51Monsieur le député.
01:13:54Il faut savoir,
01:13:54déjà, il faut dessiner
01:13:55un petit peu
01:13:56le marché français.
01:13:57En France,
01:13:58on est exportateur,
01:13:59légèrement exportateur
01:14:00d'essence
01:14:01et importateur de gazole.
01:14:02On ne produit pas
01:14:03suffisamment
01:14:04dans nos cires
01:14:04et raffineries françaises
01:14:06de gazole.
01:14:07Donc ça, c'est un premier point.
01:14:09Bien sûr,
01:14:10on achète
01:14:10dans les cires raffineries.
01:14:12Donc trois
01:14:13appartiennent à Total.
01:14:14Donc je réponds
01:14:15à votre question.
01:14:15Oui, on achète à Total.
01:14:17Comme tous
01:14:18les distributeurs français.
01:14:21On importe,
01:14:21par contre,
01:14:22beaucoup de produits
01:14:23et notamment du gazole.
01:14:25Donc ça,
01:14:25ces importations,
01:14:26elles viennent de partout
01:14:27dans le monde,
01:14:28mais essentiellement
01:14:29de la zone ARA,
01:14:31Amsterdam,
01:14:32Rotterdam,
01:14:33inverse,
01:14:33ou des Etats-Unis.
01:14:35En ce moment,
01:14:37en tout cas depuis
01:14:38début mars,
01:14:39on a eu pas mal
01:14:39d'approvisionnements
01:14:40en provenance
01:14:41des Etats-Unis.
01:14:43Voilà pour l'approvisionnement.
01:14:44Je ne sais pas
01:14:44si vous voulez
01:14:45d'autres précisions.
01:14:46Et après,
01:14:47vous allez faire
01:14:48qu'il y a un euro
01:14:49ou l'euro.
01:14:49Ah oui.
01:14:53Alors,
01:14:54ce n'est pas des prix spot.
01:14:55On est sur des contrats.
01:14:56Je pense que 95%
01:14:57du marché français
01:14:58travaille comme ça.
01:15:00C'est-à-dire que
01:15:00fin novembre 2025,
01:15:04on a fait des campagnes
01:15:05d'approvisionnement
01:15:05pour cette année.
01:15:06Et donc,
01:15:07on a travaillé 95%
01:15:09de nos produits
01:15:09en contrat.
01:15:11Et donc,
01:15:11il nous reste une par spot,
01:15:13effectivement.
01:15:15quand Rémi parle
01:15:16de prix contrat,
01:15:18on n'a pas fixé le prix.
01:15:19Le prix,
01:15:20il n'est pas fixé.
01:15:22On sécurise
01:15:23les volumes.
01:15:24On sécurise
01:15:25en fonction,
01:15:26on regarde
01:15:26par où ça arrive,
01:15:27pipeline,
01:15:28bateau,
01:15:29Etats-Unis,
01:15:30ou ailleurs.
01:15:32Et le prix
01:15:34est connu
01:15:36quasiment
01:15:36le jour
01:15:37de la libération
01:15:38des stocks.
01:15:39C'est tout.
01:15:42Juste une remarque,
01:15:43c'est que votre réponse
01:15:44montre bien
01:15:44que si le système
01:15:46de blocage des prix
01:15:47par un plafonnement
01:15:48au niveau des raffineurs
01:15:49aurait fait en sorte
01:15:49que les prix
01:15:50à la distribution
01:15:51pouvaient baisser.
01:15:53Automatiquement.
01:15:54Marie-Céline Dallos.
01:15:56Il y a une question.
01:15:58Ah oui,
01:15:58pardon,
01:15:58excusez-moi.
01:16:02Difficile de répondre
01:16:03à ces questions.
01:16:04Je sais,
01:16:04je vais vous dire 0,2, 0,1,
01:16:06ça serait plus du doigt mouillé
01:16:07ou je sais,
01:16:10il y a oublié tellement
01:16:11un impact.
01:16:11Ça ne peut pas être autrement
01:16:13quand on a,
01:16:15le gasoil est passé
01:16:16à plus de 2,10 euros.
01:16:17Ce n'est pas 2 euros,
01:16:18donc c'est 2,10 euros
01:16:19et ça commence à faire
01:16:20du 30 euros le plein.
01:16:22Il y a obligatoirement
01:16:24un effet à la consommation,
01:16:25enfin un effet sur la consommation.
01:16:27Est-ce que c'est une baisse
01:16:28de consommation ?
01:16:29Le problème,
01:16:29c'est que ça devient
01:16:31un élément très contraint.
01:16:33C'est contraint le carburant.
01:16:35si c'est pour partir en vacances,
01:16:36je peux toujours me passer
01:16:37de partir en week-end.
01:16:37mais si c'est pour aller travailler
01:16:39ou quoi que ce soit,
01:16:40c'est une dépense
01:16:41de plus contrainte.
01:16:43Et donc celle-là,
01:16:45et je pense qu'aujourd'hui,
01:16:46nos consommateurs
01:16:47et nos concitoyens
01:16:48ont de plus en plus
01:16:49de dépenses contraintes.
01:16:50Donc un gasoil
01:16:51à 2,10 euros ou 2,20 euros,
01:16:52ça commence à rajouter
01:16:54à la contrainte
01:16:55des choix qu'ils font.
01:16:58Est-ce que ce choix,
01:16:59ils le font sur le carburant ?
01:17:01Est-ce qu'ils le font
01:17:02sur la restauration,
01:17:03sur les week-ends,
01:17:04chez nous et tout ?
01:17:05C'est compliqué.
01:17:08Je ne sais pas
01:17:08comment ils calculent
01:17:09les 0,2,
01:17:10mais je ne peux pas
01:17:11le challenger du coup.
01:17:12Juste un point
01:17:13à préciser
01:17:14sur la deuxième question
01:17:16sur l'histoire des bénéfices.
01:17:18Il n'y a pas de logique
01:17:20chez Leclerc
01:17:20de prix national.
01:17:23Il y a par contre
01:17:24une logique
01:17:25de prix de cession
01:17:26globalement
01:17:27qu'on fait
01:17:27à l'ensemble des magasins
01:17:28qui est à peu près
01:17:29la même nationalement
01:17:30à 1 ou 2 centimes près
01:17:32qui est liée
01:17:32à la partie logistique,
01:17:34la cheminement
01:17:34qui peut être différent
01:17:35entre les dépôts,
01:17:35la distance du magasin,
01:17:36etc.
01:17:37Mais globalement,
01:17:38c'est le même.
01:17:38Et après,
01:17:39le magasin fait son prix.
01:17:40Donc, il est libre
01:17:41de faire ce qu'il veut,
01:17:42soit de prendre par nous
01:17:43et d'appliquer le prix
01:17:44qu'il souhaite,
01:17:45une marge potentielle
01:17:46ou pas.
01:17:46Mais à la fin de la fin,
01:17:47de toute façon,
01:17:48son enjeu,
01:17:49c'est d'être positionné
01:17:50sur le marché.
01:17:51Et on se tient tous.
01:17:52Donc, s'il cherche
01:17:53à trop marger,
01:17:54il va être dépositionné
01:17:55et ne pas faire de volume.
01:17:56Donc, c'est assez mécanique
01:17:57en fin de compte.
01:17:59Marie-Christine Dalleuse.
01:18:00Merci, M. le Président.
01:18:02M. le Directeur,
01:18:04en compliment
01:18:05de la question
01:18:06de mon collègue
01:18:09Charles de Courson,
01:18:10je comprends bien
01:18:11que la notion
01:18:12d'élasticité
01:18:13est complexe
01:18:14à appréhender.
01:18:16Par contre,
01:18:17qu'est-ce que vous avez senti,
01:18:18vous,
01:18:19en baisse de volume,
01:18:21précisément,
01:18:22à partir du moment
01:18:23où le détroit dormant
01:18:25a été bloqué ?
01:18:25Parce qu'on nous a parlé
01:18:27d'une baisse importante
01:18:28de la consommation.
01:18:30Est-ce que ça s'est ressenti
01:18:32vraiment au niveau
01:18:33de votre groupe
01:18:34ou pas ?
01:18:35Ça, c'est la première question.
01:18:36Et puis,
01:18:38je n'arrive pas à comprendre
01:18:39jamais qu'on m'explique.
01:18:41Dès l'annonce
01:18:42du détroit dormus,
01:18:43le blocage,
01:18:44la montée des prix
01:18:45s'est faite spontanément.
01:18:47Mais en quelques jours,
01:18:48en quatre jours,
01:18:49on avait atteint
01:18:49des niveaux assez élevés.
01:18:52Par contre,
01:18:53la descente,
01:18:54la redescente des prix
01:18:55quand on a libéré
01:18:56le détroit dormus,
01:18:58elle est beaucoup plus longue.
01:18:59Alors, maintenant,
01:19:00elle commence à s'apprécier,
01:19:01mais on n'est pas revenu
01:19:02au niveau d'avant-crise.
01:19:04Et moi,
01:19:05j'aimerais qu'on m'explique
01:19:06ces variations.
01:19:07Il y a un moment donné,
01:19:08quelqu'un profite
01:19:09de ces variations.
01:19:10Je voudrais comprendre
01:19:11où ça se situe.
01:19:13Merci.
01:19:15Madame la députée,
01:19:16sur les volumes,
01:19:17je vais laisser Rémi en parler.
01:19:20Sur la volatilité,
01:19:22j'en parlais tout à l'heure,
01:19:23c'est de la spéculation.
01:19:25C'est de la pure spéculation.
01:19:26Il faut vraiment,
01:19:27vraiment faire,
01:19:27et j'insiste sur le sujet,
01:19:28vraiment faire la différence
01:19:30entre le prix du brut,
01:19:32du Bren,
01:19:32comme on dit,
01:19:34dans les milieux autorisés,
01:19:36et les prix des carburants.
01:19:38Nous, le prix,
01:19:39il a été,
01:19:40le marché s'est affolé
01:19:41tout de suite.
01:19:43C'est monté d'un coup.
01:19:44Et il s'est affolé
01:19:45à un moment donné
01:19:46où le détroit d'Ormouz
01:19:47n'était pas fermé.
01:19:49Au début,
01:19:50les premières frappes,
01:19:51là, c'est devenu...
01:19:53Alors, on parle du...
01:19:54Moi, je n'ai pas la référence
01:19:56de ce que je suis en train
01:19:57de vous dire.
01:19:57On parle de ça.
01:20:00Mais je ne sais pas
01:20:01s'il y a eu des impacts
01:20:02sur d'autres marchés.
01:20:05Parce qu'il y a peut-être
01:20:06d'autres marchés.
01:20:07Comme on est sur des marchés
01:20:08de matières premières,
01:20:09on peut tout imaginer.
01:20:12Donc, les engrais,
01:20:14par exemple.
01:20:14Mais les engrais,
01:20:15ils avaient été achetés avant.
01:20:15Donc, c'est pour ça
01:20:16que c'est amorti.
01:20:18J'espère qu'ils vont être...
01:20:19J'espère qu'ils vont avoir
01:20:20rebaissé au moment
01:20:21du réachat.
01:20:22Mais les engrais,
01:20:24c'est à peu près
01:20:24le même principe.
01:20:25Donc, on est vraiment
01:20:26sur une spéculation
01:20:28à outrance.
01:20:29Et quand ça baisse...
01:20:31Alors, les spéculateurs
01:20:33sont partis du marché.
01:20:34Les gros spéculateurs,
01:20:35on le voit,
01:20:37ont été dans le marché
01:20:38quand ils étaient
01:20:40volatils et puis rémunérateurs.
01:20:42Et puis, quand ils se sont vus
01:20:43que le Brent...
01:20:45Alors, pour le coup,
01:20:45le Brent descendait
01:20:46dans les 80 dollars,
01:20:47etc., etc.,
01:20:48ils ont dit,
01:20:48bon, c'est moins intéressant,
01:20:49ça redevient comme avant,
01:20:50donc on va les faire ailleurs.
01:20:52On va les passer sur l'IA
01:20:53ou je n'en sais rien,
01:20:53peu importe,
01:20:54mais ils vont aller
01:20:54mettre les fonds ailleurs.
01:20:55Ça fonctionne comme ça.
01:20:57et quand ça baisse un peu moins vite,
01:20:59parce que nous,
01:21:00on est engorgé de stocks
01:21:03à une consommation
01:21:04qui est quand même
01:21:04un petit peu en baisse.
01:21:07Donc, les stocks
01:21:07se baissent un peu moins
01:21:08et ceux qui ont
01:21:09beaucoup de stocks
01:21:10attendent une grosse partie
01:21:11de la vente.
01:21:12Beaucoup n'attendent pas
01:21:13la totalité de la vente,
01:21:14mais une grosse partie
01:21:15de la vente
01:21:15pour revendre.
01:21:17Mais c'est pour ça
01:21:18que ça a augmenté
01:21:19très, très vite
01:21:19et ça a baissé.
01:21:20Je vais laisser...
01:21:22Oui, rapidement,
01:21:22parce qu'on a un vote qui arrive.
01:21:24Excusez-nous.
01:21:24Je pense que les gens
01:21:25vous l'ont voté.
01:21:26On va vous laisser voter.
01:21:27Allez-y, allez-y
01:21:28pour conclure.
01:21:31Juste pour préciser,
01:21:33on a effectivement
01:21:35dans les 15 premiers jours
01:21:36de mars,
01:21:37le marché a doublé.
01:21:38C'est-à-dire que le prix
01:21:39du produit a doublé.
01:21:40D'accord ?
01:21:40Ça, c'est...
01:21:41Bon.
01:21:41On s'est aperçu
01:21:42qu'il y avait 95%
01:21:43sur les bourses
01:21:45d'échanges
01:21:45qui étaient faits
01:21:46de spéculation.
01:21:48Et là, depuis trois mois,
01:21:51pour reperdre...
01:21:51On a mis trois mois
01:21:52pour reperdre
01:21:53ce qu'on avait gagné
01:21:53en 15 jours.
01:21:55Donc, voilà.
01:21:56Donc, c'est pour ça
01:21:57que ça ne se répercute
01:21:57pas tout de suite
01:21:58à la pompe aussi.
01:21:59Pour répondre
01:22:00à votre question
01:22:00sur les volumes,
01:22:01c'est...
01:22:02Non, non, mais allez-y,
01:22:03allez-y, allez-y, allez-y.
01:22:04C'est ce que je disais
01:22:06tout à l'heure.
01:22:06Au mois d'avril,
01:22:07le marché national
01:22:08a perdu 6,5%
01:22:09et 10,8%
01:22:12au mois de mai.
01:22:13Et sur le mois de juin,
01:22:14on devrait être
01:22:15quasiment stable.
01:22:18Merci, monsieur.
01:22:20le Président,
01:22:21mes directeurs,
01:22:22merci de votre venue.
01:22:23J'ai noté plein de choses
01:22:24très intéressantes.
01:22:25Merci.
01:22:58Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:01Merci.
01:23:01Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:05Merci.
01:23:06Merci.
01:23:06Merci.
01:23:06Merci.
01:23:07Merci.
01:23:07Merci.
01:23:08Merci.
01:23:08Merci.
01:23:09Merci.
01:23:09Merci.
01:23:09Merci.
01:23:10Merci.
01:23:10Merci.
01:23:10Merci.
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01:23:12Merci.
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