- il y a 2 jours
Commission des affaires économiques : M. Philippe Missoffe, délégué général du GICAN
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00:05:29Merci.
00:05:30Mes chers collègues, nous allons reprendre nos travaux.
00:05:36Monsieur le délégué général, merci de votre présence à nos côtés ce matin. Nous avons le plaisir de recevoir ce
00:05:44matin M. Philippe Missoff, délégué général du Groupement des industries de construction et activité navale, JICOM, qui est accompagné de
00:05:51M. Hervé Cross, responsable des affaires publiques du groupement.
00:05:54Merci de votre présence à nos côtés et bienvenue au sein de cette commission. Je rappelle que la filière de
00:06:00l'industrie navale est une activité économique essentielle pour notre pays puisqu'elle représente un chiffre d'affaires de près
00:06:06de 16 milliards d'euros et regroupe plus de 95 000 emplois directs et indirects.
00:06:1068% du chiffre d'affaires est réalisé dans le secteur de la défense et plus de la moitié à
00:06:16l'exportation. Cette filière est aujourd'hui confrontée à de nombreux défis, bien sûr pour assurer sa compétitivité face à
00:06:24la concurrence internationale,
00:06:25mais aussi dans les domaines du numérique et de la décarbonation ou encore en matière de compétences techniques et de
00:06:31recrutement puisqu'une trentaine de métiers sont en tension.
00:06:34La pérennité et le développement de notre industrie navale sont des enjeux absolument importants pour assurer notre autonomie stratégique alors
00:06:43que le contexte international est marqué par l'augmentation des conflits et des menaces.
00:06:46Je précise que le JICOM regroupe des entreprises réalisant au total plus de 80% du chiffre d'affaires de
00:06:53la filière navale.
00:06:54Et avant de vous céder la parole pour une quinzaine de minutes, je souhaiterais vous poser quelques premières questions.
00:07:00Pour la première, en 2024, le chiffre d'affaires cumulé de la filière navale s'est élevé à 15,9
00:07:06milliards d'euros pour la deuxième année consécutive.
00:07:08C'était 13,5 milliards en 2022 et 11,3 milliards en 2020.
00:07:13Le secteur a donc fait preuve d'une certaine vitalité.
00:07:16Comment voyez-vous ces perspectives à venir pour le marché civil, pour le secteur de la défense, dans le contexte
00:07:23mondial que nous connaissons
00:07:24et à quels enjeux majeurs est confrontée la filière notamment pour assurer sa compétitivité ?
00:07:30Le 21 janvier dernier, lors des rencontres de l'industrie navale 2026, votre président a rappelé à mettre en place
00:07:36une stratégie industrielle française dédiée aux maritimes.
00:07:40Quels besoins ces rencontres ont-elles fait remonter ? Quel accompagnement attendez-vous de l'État ?
00:07:45Le JICOM souligne également dans son bilan 2024-2025 la nécessité urgente d'une réponse politique et industrielle claire à
00:07:53l'échelle européenne
00:07:54pour éviter une fuite des investissements et du savoir-faire vers les États-Unis.
00:07:58Pouvez-vous préciser ces menaces et à quel point elles concernent aussi la filière française ?
00:08:03Et comment la filière navale française se prépare-t-elle au défi de la décarbonation ?
00:08:07Constatez-vous des progrès depuis l'entrée en janvier 2025 du transport maritime dans le système européen d'échange de
00:08:13quotas d'émissions carbone ?
00:08:15Pourriez-vous préciser quels sont les métiers pour lesquels les entreprises peuvent être confrontées à des difficultés de recrutement
00:08:21et si cela provient principalement d'un manque de formation et de profil adapté
00:08:26ou d'une moindre activité des rémunérations proposées par rapport à celles d'autres pays ?
00:08:31Enfin, dans quelle mesure votre industrie est devenue dépendante de technologies numériques étrangères,
00:08:37notamment extra-européennes, et quels sont les efforts menés pour renforcer l'autonomie de vos entreprises dans ce domaine ?
00:08:43Monsieur le délégué général, en vous remerciant une nouvelle fois pour votre analyse et les réponses que vous nous apporterez,
00:08:49je vous souhaite la parole pour une quinzaine de minutes, puis nous entendrons les orateurs des groupes pour chacun trois
00:08:54minutes,
00:08:55afin de vous laisser une bonne minute pour pouvoir leur répondre, puis une minute ensuite sur les questions individuelles, si
00:09:02nous en avons.
00:09:03Monsieur le délégué général, vous avez la parole et vous seul.
00:09:07Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, merci pour me recevoir aujourd'hui.
00:09:13Donc oui, le GICAN, c'est la Fédération Professionnelle de l'Industrie Navale Française et Maritime.
00:09:20C'est une industrie qui rassemble les grands chantiers, comme les plus petits, mais aussi les équipementiers, les systémiers, les
00:09:25bureaux d'études, les intégrateurs,
00:09:27et toute la sous-traitance. C'est une chaîne de valeur complète, ancrée dans les territoires, et critique pour la
00:09:31France.
00:09:32Comme vous l'avez souligné, c'est une industrie qui est fortement duale, civile et militaire, qui représente 16 milliards
00:09:38de chiffre d'affaires,
00:09:38et plus de 58 000 emplois directs, et donc plus de 95 000 avec les indirects.
00:09:44Aujourd'hui, nous sommes à un moment critique, c'est celui de la prise en compte par les pouvoirs publics
00:09:48de l'importance de cette filière.
00:09:50D'abord parce qu'une stratégie maritime européenne est sur le point d'être publiée début mars,
00:09:55et qu'elle va fixer un cap qui pèsera sur nos investissements, nos règles et notre compétitivité.
00:10:00Ensuite, parce que les enjeux de concurrence international sur notre filière, comme pour les autres, se durcissent fortement.
00:10:07Donc la Chine accélère et subventionne massivement. Les États-Unis, que vous avez évoqués,
00:10:11assument une politique industrielle offensive, et beaucoup d'autres puissances structurent leur montée en capacité.
00:10:17Donc dans ce contexte, la question n'est plus seulement de bien faire, c'est de rester dans la course
00:10:21et de garantir que la France et l'Europe conservent des capacités industrielles, maritimes et souveraines.
00:10:27Je vais le faire d'un point de vue simple, et je vais le répéter.
00:10:32La souveraineté maritime, ce n'est pas une idée, c'est une capacité industrielle,
00:10:35et cette capacité, soit on la maintient, soit on la perd, et quand on la perd, on ne la rachète
00:10:38pas sur étagère.
00:10:39C'est une filière qui est au cœur de notre souveraineté et de l'économie réelle.
00:10:43Quand on parle de souveraineté, on pense immédiatement à la défense, et c'est normal.
00:10:47Sans industrie navale, pas de marine crédible, pas de dissuasion océanique, pas de liberté d'action en mer,
00:10:52pas de capacité à protéger nos approches maritimes.
00:10:54Mais la souveraineté, c'est aussi l'énergie, les échanges, les données, les infrastructures.
00:10:58La mer, c'est les routes commerciales, les câbles sous-marins, les réserves de pêche et minéraux,
00:11:02les ports, les infrastructures énergétiques, demain, davantage d'activités offshore,
00:11:06et une compétition mondiale qui s'accélère.
00:11:08Et dans cette compétition, il y a une réalité.
00:11:10Les grandes puissances subventionnent, planifient, protègent.
00:11:14Elles considèrent la construction navale comme un instrument d'influence et de puissance.
00:11:19Donc la question que je vous pose de manière directe est la suivante.
00:11:21« Voulons-nous rester une nation maritime ou simplement habiter un littoral ? »
00:11:26Parce que si nous voulons rester une nation maritime, alors il nous faut un socle,
00:11:29et c'est l'outil industriel, les compétences, la capacité d'ingénierie et la capacité à produire sur notre sol.
00:11:36Je veux insister sur un point essentiel.
00:11:38Il n'y a pas d'un côté les grands chantiers navals qui compteraient et les petits qui seraient secondaires.
00:11:43En réalité, la souveraineté maritime française repose sur un écosystème complet de chantiers qui se complètent.
00:11:49D'abord, les grands maîtres d'œuvre.
00:11:51Je pense à Naval Group, à Chantiers de l'Atlantique, qui portent des programmes et des produits spécifiques,
00:11:56des bâtiments à très haute complexité, des systèmes intégrés,
00:11:58des navires qui structurent notre autonomie stratégique,
00:12:01notre rang international, notre capacité d'innovation.
00:12:04Et ils tirent l'ensemble de la filière vers le haut et irriguent le tissu des fournisseurs
00:12:08et font vivre une ingénierie de pointe.
00:12:09Ensuite, vous avez les chantiers orientés sécurité et action de l'État en mer.
00:12:13Ce sont les capacités indispensables pour la sûreté, le sauvetage, la surveillance,
00:12:17la lutte contre les pollutions, la protection de nos côtes, de nos ports, de nos approches.
00:12:21Là encore, sans ces unités, on ne tient pas compte de notre posture maritime au quotidien.
00:12:28Vous avez aussi les chantiers qui travaillent sur le transport de passagers,
00:12:31les ferries, les navettes, les navires adaptés aux contraintes de nos littoraux et de l'outre-mer.
00:12:35Ce n'est pas du confort, c'est de la continuité territoriale,
00:12:39l'accès aux services, l'économie locale et souvent des enjeux de sécurité, de fiabilité et de résilience.
00:12:46Il faut dire qu'aujourd'hui, en France, nous ne construisons plus nous-mêmes de ferries
00:12:49et presque plus en Europe.
00:12:51Le marché s'étant déplacé vers la Chine
00:12:53et ce trou capacitaire français sur les navires de 120 à 200 mètres
00:12:56se ressent très clairement sur les marchés des ferries,
00:12:59mais aussi sur celui du renouveau des cargos à voile, des paquebots d'expédition
00:13:03ainsi que des navires habitailleurs.
00:13:05Il faut d'ailleurs changer tout cela.
00:13:07Et puis, il y a les petits et moyens chantiers
00:13:09qui fabriquent et entretiennent tout ce qui fait tourner l'économie maritime.
00:13:12Les remorqueurs, les navires de travail, les unités portuaires,
00:13:15les navires de servitude, de maintenance,
00:13:17les navires pour l'éolien en mer, les bateaux de pêche,
00:13:19les barges, les unités spécialisées et bien d'autres.
00:13:22Ces navires-là, on les voit moins dans les grands débats,
00:13:25mais ils sont indispensables.
00:13:26Sans remorqueurs et pilotines, pas de manœuvre sûre dans les ports.
00:13:30Sans navire de travail, pas de chantier portuaire,
00:13:32pas de dragage, pas d'entretien des infrastructures.
00:13:34Sans unité de servitude, pas de continuité des opérations maritimes,
00:13:38pas de logistique, pas d'intervention rapide.
00:13:40Et tous ces chantiers entretiennent, réparent,
00:13:42transforment et maintiennent en conditions opérationnelles
00:13:44les navires qu'ils construisent ou ceux qui passent dans leur cale
00:13:47pour entretien, mais aussi pour des avaries inattendues.
00:13:50Ce segment est essentiel pour la souveraineté d'un pays,
00:13:52notamment en cas de crise majeure.
00:13:54Il y a un sujet que je veux mettre sur la table, celui de l'emploi.
00:13:57Chaque chantier, grand ou petite construction de réparation,
00:14:00c'est de l'emploi direct sur site.
00:14:02Ingénierie de conception, production, chaudonnerie,
00:14:04soudage, électricité, intégration, essai,
00:14:07mais surtout énormément d'emplois indirects
00:14:09chez les équipementiers, les systémiers,
00:14:11les bureaux d'études et les sous-traitants.
00:14:12Si un segment se fragilise,
00:14:14c'est toute la chaîne qui paie.
00:14:15Les compétences partent, les fournisseurs décrochent,
00:14:17la capacité collective baisse et on devient dépendant.
00:14:21Donc notre message est simple,
00:14:22la France a besoin de tous ces chantiers
00:14:24parce qu'ils ne font pas les mêmes navires,
00:14:26pas les mêmes services, pas les mêmes volumes,
00:14:27mais ils assurent ensemble la souveraineté,
00:14:30la sécurité maritime, la continuité économique
00:14:32et l'emploi des territoires.
00:14:35Et au-delà des chantiers,
00:14:36la force de la France,
00:14:38c'est d'avoir une chaîne de valeur complète.
00:14:39Je veux insister, l'industrie navale,
00:14:40ce n'est pas un chantier et une coque,
00:14:43c'est un système industriel
00:14:44où la valeur est souvent dans les architectures du système,
00:14:47le combat naval, la cybersécurité,
00:14:49les censeurs et l'intégration,
00:14:50notamment pour la partie défense,
00:14:52la propulsion, l'énergie embarquée,
00:14:53l'électronique de puissance,
00:14:54les auxiliaires et appareux de pont,
00:14:57la gestion des fluides et de réseaux à bord,
00:14:58les automatismes, les logiciels et l'ingénierie.
00:15:01Et cette chaîne de valeur,
00:15:02elle vit partout, dans les régions,
00:15:04dans les bassins d'emploi,
00:15:05dans des PME et ETI,
00:15:07souvent très spécialisées,
00:15:09très discrètes pour la plupart,
00:15:10mais décisives.
00:15:11Dans certains bassins d'emploi,
00:15:13l'industrie maritime est souvent
00:15:14le premier employeur privé derrière l'hôpital.
00:15:16En cas de crise,
00:15:17c'est tout le bassin d'emploi qui sera touché,
00:15:19avec peu de possibilités de restructuration
00:15:21vers d'autres secteurs.
00:15:22Quand un maillon disparaît,
00:15:24c'est l'ensemble qui s'affaiblit.
00:15:25Et quand l'ensemble s'affaiblit,
00:15:27ce sont des retards, des surcoûts
00:15:28et une dépendance accrue vers l'extérieur.
00:15:31Notre message est positif.
00:15:32Néanmoins,
00:15:33la filière investie innove,
00:15:35recrute et exporte.
00:15:36Et je veux être très clair,
00:15:38cette filière ne vient pas demander une rente.
00:15:40Elle vient dire,
00:15:41nous faisons notre part
00:15:42et nous voulons aller plus loin.
00:15:43Nos entreprises ont engagé
00:15:44des efforts importants
00:15:45pour développer leur marché,
00:15:47y compris à l'international,
00:15:48vous l'avez souligné,
00:15:49avec plus de 50% du chiffre d'affaires
00:15:51qui se fait à l'export
00:15:52et dans le domaine civil,
00:15:53c'est plus de 80%.
00:15:55Pour innover,
00:15:56pour recruter,
00:15:57pour former,
00:15:57pour transformer l'outil industriel
00:15:59et pour répondre à la double exigence
00:16:00de notre époque,
00:16:01la performance et la décarbonation.
00:16:04Logicon a par ailleurs pris l'initiative
00:16:05de financer un programme
00:16:06d'excellence opérationnelle
00:16:07qui s'appelle Naval Excellence
00:16:09et son déploiement au sein des PME
00:16:11devra quant à lui compter sur un soutien
00:16:13de l'Etat et des régions.
00:16:16Et il permettra de partager
00:16:17un référentiel commun,
00:16:18de simplifier les relations
00:16:19entre donneurs d'ordre et sous-traitants
00:16:21et de surtout de renforcer
00:16:22et d'élargir durablement
00:16:24notre tissu industriel.
00:16:26Sur l'emploi,
00:16:27nous avons un enjeu majeur,
00:16:28donc attirer, former, fidéliser.
00:16:31C'est le sens des actions collectives
00:16:33avec les écoles,
00:16:34l'apprentissage,
00:16:34la valorisation des métiers.
00:16:36Nous avons besoin de visibilité,
00:16:37de stabilité pour embarquer la jeunesse
00:16:39et sécuriser les parcours.
00:16:41La construction d'Aval
00:16:42est le troisième créateur net d'emplois
00:16:44entre 2008 et 2024
00:16:45après l'industrie agroalimentaire,
00:16:47l'aéronautique et le cuir.
00:16:50Si on fait le quatrième,
00:16:51vous me direz.
00:16:53Sur l'innovation,
00:16:54qui est un des moteurs
00:16:55de la décarbonation,
00:16:56la filière avance,
00:16:57donc efficacité énergétique,
00:16:58hybridation, électrification,
00:17:00nouveaux carburants,
00:17:01optimisation des formes,
00:17:02digitalisation de la production,
00:17:04maintenance prédictive.
00:17:05Et bien que France 2030
00:17:06ne comprenait pas
00:17:07pas de volets maritimes
00:17:08hormis sur les grands fonds,
00:17:09nous nous sommes mobilisés
00:17:10au sein du Corimaire
00:17:12pour permettre le soutien
00:17:13à l'innovation.
00:17:14L'enjeu
00:17:16est l'industrialisation
00:17:17des technologies,
00:17:18le soutien à l'investissement
00:17:19aux technologies de production
00:17:20de nos chantiers et usines
00:17:22et la montée en compétence
00:17:23des marchés français
00:17:24et à l'export
00:17:25sur ces technologies innovantes.
00:17:27Ce mouvement est réel,
00:17:28il est déjà là,
00:17:29il demande du temps long,
00:17:31des essais,
00:17:32des démonstrateurs à la mer
00:17:33et des serrés.
00:17:33Pour répondre à votre question,
00:17:35oui, on voit un mouvement,
00:17:36mais c'est un mouvement
00:17:37qui sera long
00:17:37car nous sommes sur une industrie
00:17:39de temps long,
00:17:40donc ça prend du temps,
00:17:41surtout avec ce qui s'est passé
00:17:41à l'OMI
00:17:44en fin d'année dernière.
00:17:45Sur l'international,
00:17:47la France a une réputation,
00:17:48la qualité,
00:17:49la fiabilité,
00:17:50l'ingénierie,
00:17:50le système,
00:17:51complexe,
00:17:51mais l'export devient
00:17:52de plus en plus dur.
00:17:54La concurrence est très subventionnée,
00:17:56les exigences de financement
00:17:57sont de plus en plus dures,
00:17:58les délais,
00:17:59les offsets
00:18:00et les exigences de localisation
00:18:01aussi sont de plus en plus importantes.
00:18:03Donc nous avons des atouts
00:18:05et ces atouts,
00:18:06si on les consolide,
00:18:07peuvent devenir
00:18:07un moteur industriel économique puissant.
00:18:12Voici le cœur de mon propos
00:18:13et je vais essayer d'être concret.
00:18:14La souveraineté,
00:18:15c'est aussi cette capacité
00:18:16à produire vite,
00:18:18bien et à coût maîtrisé.
00:18:20Or pour cela,
00:18:20il faut un outil industriel moderne.
00:18:23Certaines capacités
00:18:24doivent être renouvelées,
00:18:25modernisées,
00:18:25parfois agrandies.
00:18:26Ce n'est pas un confort,
00:18:27c'est une condition de survie.
00:18:28Les installations en France
00:18:30ont une moyenne d'âge de 60 ans.
00:18:31En Chine,
00:18:32elles sont entre 5 à 10 ans.
00:18:37Je prends un exemple très parlant.
00:18:39On a le chantier naval gléen
00:18:41qui attend depuis plusieurs années,
00:18:437 pour être précis,
00:18:44un nouvel élévateur à navire.
00:18:46Ce n'est pas un gadget,
00:18:47c'est un investissement structurant
00:18:48qui conduit à sa productivité,
00:18:52la sécurité,
00:18:53la capacité à prendre des marchés
00:18:55et donc l'emploi
00:18:56et l'activité locale.
00:18:57Quand un investissement de ce type
00:18:58est bloqué trop longtemps,
00:19:00on connaît le résultat,
00:19:00on perd des contrats,
00:19:02on perd des marges,
00:19:03on perd des compétences
00:19:04et à la fin,
00:19:05on perd l'outil.
00:19:06Et c'est ce qui se passe
00:19:07dans ce chantier
00:19:08qui est obligé aujourd'hui
00:19:09de refuser des contrats
00:19:10alors qu'il représente aujourd'hui
00:19:11plus de 300 emplois
00:19:13directs à Douarnenez.
00:19:15Et ce cas n'est pas isolé.
00:19:17Partout sur le littoral,
00:19:18dans les bassins industriels,
00:19:19nos entreprises font face
00:19:20à une réalité.
00:19:21L'industrie a besoin
00:19:22d'autorisation,
00:19:23de foncier,
00:19:23d'infrastructure,
00:19:24d'énergie,
00:19:25de délais compatibles
00:19:26avec la vie économique.
00:19:28Et je veux vous le dire,
00:19:28sans détour,
00:19:29notre principal risque,
00:19:30ce n'est pas le manque d'idées,
00:19:31c'est la lenteur,
00:19:32la complexité,
00:19:33l'incertitude
00:19:33et le manque de visibilité.
00:19:35De temps en temps,
00:19:36on a des chantiers
00:19:37qui demandent
00:19:38des autorisations
00:19:38d'agrandissement.
00:19:39Six mois après,
00:19:40ils ont une réponse
00:19:41de la préfecture,
00:19:41donc des chantiers navals.
00:19:42Six mois après,
00:19:43on a la préfecture
00:19:44qui leur demande
00:19:45de justifier
00:19:46leur activité maritime.
00:19:50Nous rencontrons aujourd'hui
00:19:51plusieurs obstacles majeurs.
00:19:52Le premier,
00:19:53c'est celui
00:19:53de la concurrence asymétrique.
00:19:55Quand des états
00:19:56subventionnent massivement,
00:19:57financent à des taux
00:19:57quasi nuls,
00:19:58garantissent, planifient
00:19:59et imposent parfois
00:20:00des préférences nationales,
00:20:01la compétition n'est plus pure,
00:20:03elle est stratégique.
00:20:04On le voit avec la Chine,
00:20:05qui à travers ses plans
00:20:06quinquennaux
00:20:06et autres stratégies
00:20:07est passée de 10%
00:20:08à plus de 70%
00:20:10des prises de commandes
00:20:10des navires civils
00:20:11de grand tonnage
00:20:12en l'espace de 12 ans.
00:20:14Le deuxième obstacle,
00:20:15c'est celui des compétences.
00:20:16C'est une filière qui recrute,
00:20:18mais les tensions sont fortes.
00:20:19Les soudeurs,
00:20:20chaudronniers, électriciens,
00:20:21automaticiens,
00:20:22intégrateurs, ingénieurs
00:20:23et les cycles industriels longs
00:20:25demandent de la continuité.
00:20:26Pour répondre à votre question
00:20:27sur le coût de l'emploi,
00:20:30l'industrie en général
00:20:32a quand même des salaires
00:20:35qui sont au-dessus
00:20:35des services.
00:20:37Ce n'est pas un sujet aujourd'hui.
00:20:39Par contre,
00:20:40il y a des risques
00:20:41en effet d'augmentation
00:20:42du coût de l'emploi
00:20:44si certains secteurs
00:20:46dont le nucléaire
00:20:48duquel nous sommes proches
00:20:49et qui utilisent
00:20:50à peu près
00:20:50les mêmes compétences
00:20:53explosent
00:20:53en montant en compétences
00:20:55et donc a besoin
00:20:56de beaucoup plus
00:20:56d'ingénieurs.
00:21:01Troisième obstacle,
00:21:02c'est le coût
00:21:02et la visibilité.
00:21:03L'investissement industriel
00:21:04se décide sur 10,
00:21:0515 ou 20 ans
00:21:06et si les règles
00:21:07changent en permanence,
00:21:08si les carnets de commandes
00:21:08sont trop ératiques,
00:21:09si les délais administratifs
00:21:10s'allongent,
00:21:11l'investissement recule.
00:21:12Les marges
00:21:13de l'entrepreneur.
00:21:14Le quatrième obstacle,
00:21:15c'est l'accès
00:21:16à des infrastructures
00:21:17adaptées
00:21:18et le développement
00:21:18de capacités industrielles.
00:21:20Les formes,
00:21:21quais,
00:21:22outillages,
00:21:22lourds,
00:21:23capacités de levage,
00:21:24accès portuaire
00:21:24et énergie,
00:21:25ce sont les fondations
00:21:26industrielles,
00:21:27sans elles,
00:21:27pas de montée en cadence.
00:21:28L'innovation
00:21:29ne crée des emplois,
00:21:30une puissance industrielle
00:21:31et économique
00:21:32que lorsqu'elle développe
00:21:34une industrie de production
00:21:34sur notre territoire.
00:21:36Nous avons besoin
00:21:36de pouvoir ouvrir
00:21:37des usines
00:21:38sur les technologies
00:21:38de demain,
00:21:39être tenus
00:21:40sur les technologies
00:21:40de l'usine du futur,
00:21:42de compétiteurs
00:21:45investissent massivement
00:21:46dans les robots
00:21:46et la digitalisation.
00:21:48Nous ne pouvons pas
00:21:49nous permettre
00:21:49de décrocher
00:21:50sur l'outil productif.
00:21:52Et enfin,
00:21:52le cinquième obstacle,
00:21:53c'est la trajectoire
00:21:54de décarbonation.
00:21:55On la partage,
00:21:56la filière est très mobilisée.
00:21:58Mais il faut que les règles
00:21:59soient réalistes,
00:22:00qu'elles soutiennent
00:22:00les investissements
00:22:01et l'innovation
00:22:02et qu'elles évitent
00:22:03de créer une situation
00:22:04où l'Europe
00:22:05s'impose des contraintes
00:22:06que d'autres ne respectent pas
00:22:07avec à la clé
00:22:08la désindustrialisation.
00:22:10Et sur ce point,
00:22:10nous avons une demande
00:22:11très claire,
00:22:11c'est la neutralité technologique
00:22:13et l'approche
00:22:13de cycle de vie.
00:22:15La décarbonation
00:22:15du maritime
00:22:16ne peut pas être réduite
00:22:17à un changement
00:22:17de carburant.
00:22:18C'est l'ensemble
00:22:19des leviers accessibles
00:22:20par l'industrie navale
00:22:21qui doivent être développés
00:22:21et intégrés
00:22:22par les chantiers.
00:22:23L'efficacité énergétique
00:22:24du propulseur,
00:22:25de l'hydrodynamique,
00:22:26en passant par la gestion
00:22:27d'énergie à bord,
00:22:28l'électrification,
00:22:29gestion à froid,
00:22:29etc.
00:22:30La puissance publique
00:22:31doit fixer une trajectoire,
00:22:33oui,
00:22:34mais sans enfermer la filière
00:22:35dans une solution unique,
00:22:36alors même que
00:22:37plusieurs voies crédibles
00:22:38existent
00:22:38et doivent être industrialisées.
00:22:40Et la décarbonation,
00:22:41surtout,
00:22:42ça se finance.
00:22:43C'est 1,2 milliard par an
00:22:45qui doivent être mobilisés
00:22:46par les acteurs privés
00:22:47pour atteindre
00:22:47les objectifs
00:22:48que l'on sait fixés.
00:22:49Et nous demandons
00:22:50que les recettes
00:22:51de l'ETS maritime
00:22:52soient fléchées
00:22:53vers la filière
00:22:53dans leur intégralité
00:22:54pour financer
00:22:55le renouvellement
00:22:56de la flotte,
00:22:57le rétrofit,
00:22:58l'industrialisation
00:22:59des équipements
00:22:59et l'électrification
00:23:00des ports.
00:23:01Ce fléchage
00:23:02doit aller vers
00:23:02des outils intelligents
00:23:03et réactifs,
00:23:04pas une succession
00:23:05d'appels à projets
00:23:06trop restrictifs
00:23:07qui, en pratique,
00:23:08laissent des pans entiers
00:23:09du secteur sur le côté
00:23:10et ralentissent
00:23:11la décarbonation.
00:23:12Il faut au contraire
00:23:13s'appuyer sur des feuilles
00:23:13de route
00:23:14et des outils proposés
00:23:15par les trois grandes
00:23:15fédérations
00:23:16de l'écosystème,
00:23:17les armateurs,
00:23:18les ports
00:23:19et l'industrie
00:23:20pour embarquer tout le monde
00:23:21et passer vite
00:23:22du démonstrateur
00:23:23à la série.
00:23:25Alors,
00:23:25quel est notre message
00:23:26aujourd'hui
00:23:26à la représentation nationale ?
00:23:28Nous ne demandons pas
00:23:30un traitement de faveur,
00:23:31nous demandons les conditions
00:23:32d'une compétition loyale
00:23:33et d'une trajectoire
00:23:34d'investissement possible.
00:23:35Et avant d'entrer
00:23:36dans ces mesures,
00:23:37il y a deux demandes
00:23:37de cap.
00:23:38D'abord,
00:23:39une stratégie industrielle
00:23:40maritime nationale,
00:23:41pas une addition
00:23:42de dispositifs,
00:23:43mais une stratégie
00:23:43interministérielle,
00:23:44stable,
00:23:45pilotée,
00:23:45avec des objectifs
00:23:46et un calendrier.
00:23:47Bref,
00:23:47un cap
00:23:48qui donne confiance
00:23:49pour investir,
00:23:50recruter et moderniser.
00:23:52Ensuite,
00:23:52faire de la stratégie
00:23:53européenne maritime
00:23:54la meilleure possible.
00:23:56La France doit peser
00:23:57pour que l'Europe
00:23:58sorte d'une logique
00:23:59uniquement réglementaire
00:24:00et assume
00:24:01une politique industrielle
00:24:02maritime,
00:24:03protectrice
00:24:04et compétitive.
00:24:05Si l'Europe
00:24:05ne se dote pas
00:24:06d'une stratégie robuste,
00:24:07nous subirons
00:24:08la concurrence mondiale
00:24:09au lieu d'y répondre.
00:24:11Et cette stratégie,
00:24:12elle sort bientôt
00:24:13puisqu'elle est prévue
00:24:14à ce jour
00:24:14pour le 4 mars.
00:24:16Elle est en discussion
00:24:17inter-commission
00:24:20pour l'instant.
00:24:22Concrètement,
00:24:23donc,
00:24:23cela passe par 5 leviers.
00:24:24La visibilité
00:24:25et la planification
00:24:26pour investir
00:24:27et recruter,
00:24:27il nous faut
00:24:28de la visibilité
00:24:28pluriannuelle
00:24:29sur les besoins
00:24:30et les programmes,
00:24:31sur les infrastructures,
00:24:32sur les priorités.
00:24:33On a recensé
00:24:33plus de 600 navires
00:24:35de services publics
00:24:35ou d'intérêts publics.
00:24:37Sachons garder
00:24:37une visibilité
00:24:38sur le renouvellement
00:24:39de ces moyens
00:24:39et ne laissons pas
00:24:40glisser les échéances
00:24:41et achetons français.
00:24:43Il nous faut
00:24:43un choc de simplification
00:24:44et de délai.
00:24:45Sur les projets industriels,
00:24:47il faut des procédures
00:24:47plus rapides,
00:24:48plus prévisibles
00:24:49avec un pilotage clair.
00:24:50L'industrie
00:24:51ne peut pas vivre
00:24:51dans l'incertitude permanente.
00:24:55comme je vous le disais
00:24:56tout à l'heure,
00:24:56au bout de 6 mois,
00:24:57à des chantiers navals
00:24:58de justifier
00:24:58leur activité maritime.
00:25:00Un soutien
00:25:01à l'investissement productif
00:25:02quand il s'agit
00:25:03d'équipements lourds,
00:25:04d'outils structurants,
00:25:05d'infrastructures,
00:25:06l'enjeu est national.
00:25:07Un euro public
00:25:08bien ciblé
00:25:09peut déclencher
00:25:10plusieurs euros privés,
00:25:11préserver des compétences,
00:25:12sécuriser des bassins d'emploi
00:25:14et renforcer notre autonomie.
00:25:15L'État,
00:25:16les régions
00:25:16et les départements
00:25:17ont la responsabilité
00:25:18de l'infrastructure,
00:25:19souvent en AOT.
00:25:20Il est de leur responsabilité
00:25:21de s'assurer
00:25:22que les industriels
00:25:23puissent avoir des outils performants
00:25:24qui permettent
00:25:25la dynamisation
00:25:25de leur territoire,
00:25:27le soutien au financement
00:25:28des nouvelles usines
00:25:28sur les marchés
00:25:29de la décarbonation
00:25:30ou des drones navals
00:25:31qui eux permettent
00:25:33de créer
00:25:33des champions mondiaux
00:25:35en transformant
00:25:36les innovations
00:25:36de l'écosystème
00:25:37de recherche français
00:25:38en puissance industrielle.
00:25:41Un effort massif
00:25:42sur les compétences,
00:25:43enfin,
00:25:43la formation initiale,
00:25:45l'apprentissage,
00:25:45la reconversion,
00:25:46l'attractivité,
00:25:47le logement parfois
00:25:48dans les zones tendues,
00:25:49c'est une politique industrielle
00:25:50au sens plein.
00:25:51L'industrie navale
00:25:52est la quatrième industrie
00:25:54créatrice net d'emploi
00:25:55sur les 20 dernières années
00:25:56comme je vous l'ai dit
00:25:57et nous avons créé
00:25:58un outil formidable
00:26:00qui s'appelle le CNAV
00:26:01et qui réalise
00:26:02un excellent travail
00:26:03en faveur de l'attractivité
00:26:04de la filière
00:26:05et de l'adéquation
00:26:05des formations
00:26:06aux besoins des industriels.
00:26:08Sachons garder
00:26:08la dynamique de cet outil
00:26:10qui nécessite
00:26:10un cofinancement
00:26:11aujourd'hui
00:26:12entre l'État,
00:26:12les régions
00:26:13et la filière.
00:26:14Enfin,
00:26:15un appui fort
00:26:16à l'export
00:26:17et au financement.
00:26:18Dans beaucoup d'appels
00:26:19d'offres internationaux,
00:26:20la décision se fait autant
00:26:21sur la performance
00:26:22que sur les solutions
00:26:22de financement.
00:26:23Sans des outils puissants,
00:26:25nous partons avec un handicap.
00:26:26Par ailleurs,
00:26:27les industriels étrangers
00:26:28sont fortement soutenus
00:26:29par leurs États respectifs
00:26:31sur les salons
00:26:31où ils affichent leur puissance.
00:26:33La France le fait très bien
00:26:34dans le militaire
00:26:35mais pas dans le civil.
00:26:36Il est temps
00:26:37d'avoir des outils
00:26:38efficients
00:26:38permettant de soutenir
00:26:39les entreprises
00:26:40et la création
00:26:40de pavillons France
00:26:41digne de ce nom
00:26:42sur ce secteur
00:26:43extrêmement porteur.
00:26:44Je termine
00:26:45avec une conviction.
00:26:47Notre industrie navale
00:26:48est une solution
00:26:49à plusieurs enjeux nationaux.
00:26:50La souveraineté,
00:26:51la réindustrialisation,
00:26:52l'emploi qualifié,
00:26:54l'innovation,
00:26:54la transition énergétique
00:26:55et la puissance maritime.
00:26:57Mais elle ne tiendra pas seulement
00:26:58avec de la bonne volonté,
00:26:59elle tiendra si nous faisons
00:27:00un choix collectif,
00:27:01celui de protéger
00:27:02et renforcer
00:27:03nos capacités productives.
00:27:05Et je l'aurais dit
00:27:05une dernière fois,
00:27:06la souveraineté maritime
00:27:07ce n'est pas un discours,
00:27:08c'est une capacité industrielle.
00:27:10Et cette capacité,
00:27:11elle se construit
00:27:12par l'investissement,
00:27:13la compétence
00:27:14et la décision.
00:27:16Monsieur le Président,
00:27:17Mesdames et Messieurs les députés,
00:27:18je vous remercie
00:27:18pour votre attention
00:27:19et je suis à vos dispositions
00:27:20pour répondre
00:27:21à vos questions.
00:27:22Merci,
00:27:23Monsieur le délégué général
00:27:24pour l'ensemble
00:27:25de ces éléments
00:27:26et puis la feuille de route
00:27:28qui est la vôtre
00:27:29et les points particuliers
00:27:32sur lesquels
00:27:32vous avez souhaité
00:27:33attirer notre attention.
00:27:35Pour passer aux orateurs
00:27:37des groupes
00:27:37et pour le groupe
00:27:37du Rassemblement national,
00:27:39Monsieur Hervé Delépineau,
00:27:40vous avez la parole,
00:27:41Monsieur le député.
00:27:45Merci Monsieur le Président,
00:27:47Monsieur le délégué général,
00:27:48chers collègues.
00:27:49La construction navale
00:27:50est l'un des secteurs
00:27:51industriels
00:27:51où la France arrive
00:27:52encore à tirer
00:27:53son épingle du jeu
00:27:54et vous avez compris
00:27:55que le groupe
00:27:55Rassemblement national
00:27:56a une attention
00:27:57tout particulière
00:27:58pour le GICAM.
00:27:59C'est une filière
00:28:00d'excellence
00:28:01qui irrigue nos territoires
00:28:02et entretient
00:28:03des compétences techniques.
00:28:04Elle structure
00:28:05une BITD
00:28:06sans laquelle
00:28:06il n'y a
00:28:07ni autonomie stratégique
00:28:08ni capacité de projection
00:28:09sur notre ZE.
00:28:10Aujourd'hui,
00:28:12plusieurs de vos adhérents
00:28:13se mobilisent
00:28:13pour notre futur champion
00:28:15de la marine française,
00:28:16le SNLE 3G,
00:28:18commandé par la ministre
00:28:19Parly
00:28:19il y a maintenant
00:28:20cinq ans.
00:28:21Dans la lignée
00:28:22des sous-marins
00:28:22de classe
00:28:23le redoutable
00:28:23et le triomphant,
00:28:24cette troisième génération
00:28:25vise à maintenir
00:28:26à niveau
00:28:27notre dissuasion nucléaire.
00:28:29Notre ZE
00:28:30est par ailleurs
00:28:31visée
00:28:32par des compétiteurs
00:28:33chinois,
00:28:34russes
00:28:34ou américains
00:28:35convoitant
00:28:36les ressources
00:28:36pétrolières
00:28:37et minérales
00:28:37des grands fonds.
00:28:38Et je ne parle pas
00:28:39de la pêche.
00:28:39La puissance publique
00:28:41doit donc tout faire
00:28:42pour préserver
00:28:42les différents acteurs
00:28:43de la construction navale.
00:28:45Si Naval Group
00:28:46et Techniatome
00:28:47sont les portes-étendards
00:28:48du SNLE 3G,
00:28:50ce projet repose
00:28:51sur une diversité
00:28:52de fournisseurs
00:28:53et de pépites industrielles
00:28:55indispensables
00:28:55pour notre souveraineté.
00:28:57Cet écosystème
00:28:58permet de garantir
00:28:59l'exigence absolue
00:29:00de la DGA
00:29:01en matière de sûreté,
00:29:02de confidentialité,
00:29:04de tenue des délais
00:29:05et de maîtrise technologique.
00:29:07Il est aujourd'hui
00:29:08doublement menacé.
00:29:08Premièrement,
00:29:09nos dépendances industrielles
00:29:11se sont accrues
00:29:11sur les 20 dernières années
00:29:12et de futures plateformes
00:29:14centrales pour notre défense
00:29:15reposent sur des technologies
00:29:17étrangères.
00:29:18Cela s'illustre
00:29:18avec le dossier
00:29:19du PANG,
00:29:20le successeur
00:29:20du Charles de Gaulle,
00:29:21et ces catapultes
00:29:23électromagnétiques
00:29:24EMELS
00:29:25chargés
00:29:26de faire décoller
00:29:27nos rafales.
00:29:27Ces catapultes
00:29:28seront développées
00:29:29et fournies
00:29:30par l'américain
00:29:31General Atomics
00:29:32pour un peu plus
00:29:33d'une dizaine
00:29:33de milliards d'euros.
00:29:35Notre nouveau porte-avions
00:29:36dépendra ainsi
00:29:37d'une technologie
00:29:38soumise
00:29:38à la réglementation
00:29:39ITAR,
00:29:40c'est-à-dire aux autorisations
00:29:41de vente
00:29:41et d'utilisation américaine.
00:29:43En résumé,
00:29:44la France ne sera pas
00:29:45souveraine
00:29:45sur le joyau
00:29:46de sa souveraineté maritime.
00:29:48Deuxièmement,
00:29:48la prédation étrangère
00:29:49cherche à capter
00:29:50nos entreprises stratégiques
00:29:51en jouant principalement
00:29:53sur une absence
00:29:54de financement français.
00:29:55La récente session
00:29:57de l'MB Aerospace
00:29:58à l'américain
00:29:59Law Group
00:30:00illustre le manque
00:30:01de protection
00:30:02par l'État français
00:30:03de notre BITD.
00:30:05Personne n'imaginerait
00:30:07les États-Unis
00:30:08laisser filer
00:30:08un de ses fournisseurs,
00:30:10plus particulièrement
00:30:11sur un fournisseur
00:30:13qui travaille
00:30:14sur le Columbia
00:30:14sous-marin nucléaire
00:30:16de nouvelle génération.
00:30:17La répétition
00:30:18des sessions stratégiques
00:30:20pose un problème.
00:30:20Personne n'a oublié
00:30:22le cas de la TECOER
00:30:23passé sous pavillon américain
00:30:24depuis l'OPA 2019.
00:30:26Pourtant,
00:30:27notre groupe
00:30:27Rassemblement national
00:30:28avait demandé
00:30:29un renforcement
00:30:30du mécanisme
00:30:31du contrôle
00:30:31des investissements
00:30:32étrangers en France
00:30:33sans jamais être
00:30:34entendu par le gouvernement.
00:30:35Monsieur le Directeur général,
00:30:37les actions de préférence
00:30:38Golden Share
00:30:38imposées par l'État français
00:30:39sont-elles à votre sens
00:30:41des garanties suffisantes
00:30:42pour protéger
00:30:43nos intérêts stratégiques
00:30:44au risque d'hétarisation
00:30:46des technologies cédées ?
00:30:48Je vous remercie.
00:30:49Merci, monsieur le député.
00:30:50Monsieur le délégué général,
00:30:52vous avez une bonne minute
00:30:53pour répondre.
00:30:54Très bien.
00:30:55Je vais en profiter aussi
00:30:56pour répondre à votre question
00:30:57sur les menaces américaines.
00:31:01Aujourd'hui,
00:31:01dans le domaine civil,
00:31:04Donald Trump a essayé
00:31:08d'imposer des droits de douane
00:31:09vers les navires
00:31:10qui venaient d'être construits
00:31:11en Chine,
00:31:12a transformé le système.
00:31:13Aujourd'hui,
00:31:14il a donc décidé
00:31:15d'augmenter sa capacité
00:31:16de production de navires.
00:31:18Et c'est plus de 150 milliards
00:31:19qui ont été promis
00:31:21par le Japon et la Corée
00:31:26pour soutenir
00:31:27l'industrie navale américaine.
00:31:29Est-ce que ça aura un effet ?
00:31:30Je ne sais pas.
00:31:31Mais par contre,
00:31:31en effet,
00:31:32ces montants sont extrêmement importants
00:31:34et peuvent créer,
00:31:35encore une fois,
00:31:36une distorsion de concurrence.
00:31:38Donc ça,
00:31:38c'est sur la menace américaine
00:31:40sur le sujet civil.
00:31:41Sur la question du financement
00:31:43que vous avez évoqué aujourd'hui,
00:31:44en disant qu'il n'y avait pas
00:31:45assez de financement,
00:31:47en effet,
00:31:47et que les Américains
00:31:48venaient sur certains
00:31:50de nos entreprises,
00:31:54la DGA a effectué
00:31:56un très bon travail
00:31:58pour sensibiliser
00:31:59les investisseurs,
00:32:00notamment à travers
00:32:01le club des investisseurs.
00:32:02Et ce travail porte ses fruits
00:32:05puisqu'aujourd'hui,
00:32:06on voit des investisseurs
00:32:07qui souhaitent investir
00:32:08dans la BITD
00:32:09toutes les semaines.
00:32:10Donc ça va être plutôt
00:32:11extrêmement positif
00:32:13comme phénomène.
00:32:17Ça doit encore s'amplifier
00:32:19et c'est important.
00:32:22Sur la question des IMALS
00:32:24et des Golden Shares de l'État,
00:32:27je laisse le soin à l'État
00:32:28de répondre à cette question
00:32:29parce que c'est avant tout
00:32:30une question de souveraineté nationale.
00:32:33Mais aujourd'hui,
00:32:35ce qu'on voit,
00:32:35c'est que la DGA
00:32:37pour la partie navale,
00:32:39la DGE pour la partie civile
00:32:41avec qui on échange
00:32:42très régulièrement,
00:32:44savent porter ces sujets.
00:32:47Et donc,
00:32:48je n'ai pas d'inquiétude
00:32:49sur la suite.
00:32:50Très bien.
00:32:50Merci, monsieur le délégué général.
00:32:52Pour le groupe Ensemble
00:32:52pour la République,
00:32:53madame Marie Lebec.
00:32:54Vous avez la parole,
00:32:55madame la ministre.
00:33:01Merci, monsieur le délégué général.
00:33:03Monsieur le délégué général,
00:33:05chers collègues,
00:33:05la France est la deuxième puissance maritime mondiale
00:33:08par l'étendue de sa zone économique exclusive.
00:33:09Cette réalité géographique
00:33:11nous impose une responsabilité.
00:33:12Nous devons maîtriser pleinement
00:33:14notre capacité à construire,
00:33:16équiper et entretenir
00:33:17les navires civils et militaires
00:33:18qui garantissent notre sécurité,
00:33:20notre commerce et notre influence.
00:33:21C'est pourquoi,
00:33:23et vous l'avez très bien dit,
00:33:24monsieur le délégué général,
00:33:25l'industrie navale,
00:33:26ce n'est pas un secteur parmi d'autres.
00:33:27Elle est un pilier stratégique
00:33:28de notre souveraineté.
00:33:30Depuis 2017,
00:33:31nous avons engagé un effort déterminé
00:33:32pour réindustrialiser le pays.
00:33:35La France a inversé la tendance
00:33:36du déclin industriel
00:33:37avec plus de 300 ouvertures nettes
00:33:38de sites industriels,
00:33:39une attractivité retrouvée
00:33:40et des investissements massifs
00:33:42à travers France 2030
00:33:43qui est un programme doté
00:33:44de 54 milliards d'euros.
00:33:46Cette dynamique concerne directement
00:33:48la filière navale
00:33:49qui représente près de 16 milliards d'euros
00:33:50de chiffre d'affaires,
00:33:5157 000 emplois directs
00:33:52profondément ancrés
00:33:53dans nos territoires
00:33:54littéraux et industriels.
00:33:56Dans le contexte géopolitique actuel,
00:33:58avec la guerre en Ukraine,
00:33:59les incertitudes stratégiques
00:34:00liées aux évolutions
00:34:01des positions du président Trump,
00:34:03les tensions en mer de Chine,
00:34:05la militarisation croissante
00:34:06des espaces maritimes,
00:34:08la maîtrise de notre outil
00:34:09industriel naval
00:34:10est plus que jamais
00:34:11un enjeu majeur.
00:34:12La loi de programmation militaire
00:34:142024-2030
00:34:15consacre 413 milliards d'euros
00:34:17à nos armées
00:34:18avec un budget qui aura doublé
00:34:20entre 2017 et 2026.
00:34:21Et derrière cet effort inédit,
00:34:23il y a une conviction claire,
00:34:24il n'y a pas de souveraineté militaire
00:34:26sans souveraineté industrielle.
00:34:28La filière navale,
00:34:29elle est au cœur de cette équation.
00:34:31La capacité à produire en cadence,
00:34:32la maîtrise des technologies
00:34:33critiques et la sécurisation
00:34:35des chaînes d'approvisionnement
00:34:36sont cruciaux.
00:34:38Mais nous le savons,
00:34:40et vous l'avez à ce titre évoqué,
00:34:42que la compétition internationale
00:34:43est intense,
00:34:44notamment face aux chantiers asiatiques
00:34:46qui sont très soutenus
00:34:47par leurs États.
00:34:49Dans le même temps,
00:34:50il y a aussi,
00:34:50et vous les avez très bien rappelés,
00:34:52les enjeux de transition écologique
00:34:53qui constituent
00:34:54de nouveaux défis industriels.
00:34:57Avec France Mer 2030,
00:34:58nous investissons
00:34:59pour faire émerger
00:35:00le navire décarboné.
00:35:01Mais je suis d'accord avec vous,
00:35:02il n'y a pas que cet enjeu
00:35:03de la décarbonation du navire,
00:35:05mais toutes les alternatives
00:35:06que vous avez citées
00:35:07dans votre propos liminaire.
00:35:08Et aussi dans ce contexte,
00:35:09j'aurais souhaité
00:35:10vous interroger sur deux points.
00:35:12Peut-être dans le cadre
00:35:13des évolutions géopolitiques,
00:35:16quelles sont les perspectives
00:35:18nouvelles à l'export
00:35:19que l'on peut envisager,
00:35:20tant d'un point de vue civil
00:35:21que militaire ?
00:35:23Et enfin,
00:35:24et je pense que c'est ce que vous avez
00:35:25un peu commencé à balayer
00:35:26à travers votre propos introductif,
00:35:28quel est votre point de vue
00:35:29sur les dispositifs
00:35:30comme France 2030
00:35:31ou France Mer 2030,
00:35:34qui doit aider la France
00:35:35à être un leader technologique
00:35:37dans les solutions navales,
00:35:39décarbonées et souveraines.
00:35:40Merci beaucoup,
00:35:41monsieur le délégué général.
00:35:42Merci, madame la députée.
00:35:44Monsieur le délégué général.
00:35:46Merci, madame la députée.
00:35:48sur l'évolution géopolitique,
00:35:51sur le civil et le militaire,
00:35:54sur cette évolution.
00:35:56Aujourd'hui,
00:35:57les marchés principaux
00:35:58se trouvent de plus en plus
00:36:00en ASEAN,
00:36:02donc en Asie du Sud-Est,
00:36:04que ce soit pour des sujets
00:36:07aussi bien militaires,
00:36:10avec des contrats qui ont été pris,
00:36:11notamment en Danes d'Odnésie
00:36:13récemment par Naval Group,
00:36:15ou aux Philippines
00:36:16par OCA,
00:36:19pour les guerres de côtes,
00:36:20mais aussi sur des sujets civils,
00:36:22puisque aujourd'hui,
00:36:23vous avez des experts
00:36:24de Expertise France
00:36:25qui sont dans ces pays,
00:36:30et qui sont notamment
00:36:32au sein de l'équivalent
00:36:33de la dégérante pas locale,
00:36:34donc Marina,
00:36:35par exemple,
00:36:37pour les Philippines.
00:36:39Donc,
00:36:39cette zone est une zone
00:36:40extrêmement importante
00:36:41pour l'export aujourd'hui.
00:36:44Le militaire est civil.
00:36:46L'Europe reste aussi
00:36:48un marché extrêmement important,
00:36:50notamment sur tout ce qui est civil,
00:36:51mais aussi sur le militaire.
00:36:53Et ensuite,
00:36:54on a le proche et moyenne-orient,
00:36:55dont on revient aujourd'hui
00:36:57du quoi de la semaine dernière,
00:36:59nous étions en Arabie Saoudite
00:37:00pour un des plus grands salons
00:37:01en effet de la défense
00:37:03de la région,
00:37:05le plus grand salon
00:37:05de la défense de la région,
00:37:07et où il y a en effet
00:37:09énormément de prospects
00:37:10sur l'ensemble
00:37:11de ces pays-là.
00:37:14Ensuite,
00:37:15voilà,
00:37:15et ensuite,
00:37:16il y a les grands croisiéristes,
00:37:17eux,
00:37:17ils sont américains
00:37:19pour la plupart
00:37:19ou sous d'autres pavillons,
00:37:22et ça reste,
00:37:23pour le coup,
00:37:25il n'y a pas de nouveaux,
00:37:26beaucoup de nouveaux croisiéristes
00:37:28qui arrivent
00:37:29du moins pour les chantiers
00:37:30de l'Atlantique,
00:37:30ce sont les classiques,
00:37:32les MSC,
00:37:32les Carnival,
00:37:33les RCCL.
00:37:36Donc voilà pour cette question.
00:37:37Donc c'est pour ça que nous,
00:37:38d'ailleurs,
00:37:38on a des gens qui sont déployés.
00:37:40Alors on en a un en Belgique,
00:37:41à Bruxelles,
00:37:42pour tous les projets
00:37:44en coopération européenne.
00:37:45Un,
00:37:48en Malaisie,
00:37:49qui soutient nos adhérents
00:37:50sur tous ces sujets-là
00:37:51et notre représentant
00:37:52dans la région.
00:37:53Et un,
00:37:54en Arabie Saoudite,
00:37:54à Riyad.
00:37:55Voilà,
00:37:56que l'on prolonge.
00:37:57Merci monsieur le délégué général.
00:37:59Pour le groupe de la France Insoumise,
00:38:01monsieur Mathias Tavelle,
00:38:02vous avez la parole,
00:38:03monsieur le député.
00:38:07Merci monsieur le président,
00:38:09monsieur le délégué général
00:38:10du groupement des industries
00:38:11de la construction navale.
00:38:12La France est le deuxième
00:38:13territoire maritime mondial.
00:38:14Elle compte
00:38:16de nombreux armateurs,
00:38:17constructeurs navals
00:38:18de tous niveaux,
00:38:19de la plus petite proximité
00:38:21à l'enjeu mondial,
00:38:23bien évidemment.
00:38:24C'est une industrie
00:38:25de souveraineté,
00:38:26pourvoyeuse d'emplois,
00:38:27pourvoyeuse d'innovation
00:38:28et que nous soutenons
00:38:29activement.
00:38:30Pas seulement en matière militaire,
00:38:32mais aussi en matière civile.
00:38:33Je veux insister
00:38:34sur cet aspect-là
00:38:35qui, je crois,
00:38:36est important
00:38:37pour l'avenir
00:38:38de la construction navale
00:38:39dans notre pays.
00:38:40Je veux insister
00:38:42sur l'enjeu
00:38:43de la décarbonation
00:38:44des flottes françaises,
00:38:45évidemment,
00:38:46mais mondiales,
00:38:47que ce soit à travers
00:38:48l'accord en cours
00:38:50de négociation
00:38:50à l'Organisation maritime
00:38:51internationale,
00:38:52que ce soit dans les projets
00:38:53de renouvellement de flottes
00:38:54ou que ce soit
00:38:55dans le rétrofit
00:38:56de navires existants
00:38:57et sur la nécessité
00:38:59de développer
00:39:01différentes solutions
00:39:02parmi lesquelles
00:39:03des enjeux
00:39:04touchent directement
00:39:04à la construction
00:39:05des navires
00:39:06ou des équipements
00:39:06et en particulier
00:39:08soutenir la propulsion
00:39:09par le vent,
00:39:10la propulsion vélique,
00:39:11comme nous avons tenté
00:39:13de le faire
00:39:13dans le projet de loi
00:39:14de finances
00:39:14et qui n'a pas survécu
00:39:16au 49.3 en la matière.
00:39:18C'est aussi un enjeu
00:39:20qui concerne
00:39:20le développement
00:39:21des énergies marines
00:39:21renouvelables
00:39:22et la publication,
00:39:23enfin,
00:39:24de la nouvelle programmation
00:39:25pluriannuelle
00:39:26de l'énergie
00:39:27doit donner
00:39:28de la visibilité industrielle
00:39:30sur l'ensemble
00:39:31des questions
00:39:32qui touchent
00:39:32à la construction navale
00:39:33sous station électrique,
00:39:35comme c'est le cas,
00:39:35par exemple,
00:39:36au chantier de l'Atlantique,
00:39:37mais aussi navires
00:39:37d'installation,
00:39:38de servitude
00:39:39qui sont là
00:39:40un vivier important
00:39:41de navires
00:39:42dont nous aurons besoin
00:39:43et il serait
00:39:44de notre point de vue
00:39:45assez incongru
00:39:46que des appels
00:39:47d'offres publiques
00:39:48avec des tarifs
00:39:49de rachat publics
00:39:50donnent lieu
00:39:51à des commandes
00:39:51passées hors de France.
00:39:53L'argent public
00:39:54des Français
00:39:54doit d'abord irriguer
00:39:56l'industrie nationale.
00:39:59Ça nous paraît
00:39:59être la moindre des choses.
00:40:00Le deuxième enjeu,
00:40:02vous l'avez évoqué,
00:40:02c'est naturellement
00:40:03la question
00:40:04de la concurrence internationale
00:40:06américaine,
00:40:08chinoise,
00:40:08pas seulement,
00:40:09mais ces deux pays
00:40:10en particulier,
00:40:11et d'une concurrence
00:40:13qui est très largement
00:40:14déloyale
00:40:15et dans laquelle
00:40:16l'Europe
00:40:17apparaît bien souvent
00:40:19comme la bonne élève
00:40:21ou l'idiote utile
00:40:22selon les mots
00:40:23qu'on veut utiliser
00:40:24et il nous semble
00:40:25là aussi absolument
00:40:26indispensable
00:40:27que l'État
00:40:28joue son rôle
00:40:28et l'Union européenne
00:40:30s'il tentait
00:40:30qu'elle puisse en jouer
00:40:31un jour
00:40:32dans la protection,
00:40:33dans le protectionnisme
00:40:35des filières industrielles
00:40:37européennes.
00:40:38Par tous les moyens,
00:40:40ça peut être des prises
00:40:41de participation en capital.
00:40:42Nous étions bien seuls
00:40:43en 2014
00:40:43à soutenir
00:40:44qu'il fallait nationaliser
00:40:45les chantiers de l'Atlantique.
00:40:47Je pense que dix ans après,
00:40:48personne ne regrette
00:40:49cette décision
00:40:50et en matière
00:40:52de décarbonation,
00:40:53nous regrettons
00:40:54que les engagements
00:40:55pris par le Premier ministre
00:40:56de 90 millions d'euros
00:40:57dans le budget 2026
00:40:58soient revenus
00:40:59à seulement 30 millions d'euros
00:41:00dans le budget
00:41:01qui a finalement été imposé.
00:41:03Alors j'ai deux questions.
00:41:04La première sur la décarbonation,
00:41:06quel regard portez-vous
00:41:07sur ce recul,
00:41:08sur cette non-traduction budgétaire
00:41:10de la promesse de l'État
00:41:11qui avait faite
00:41:11et sur les projets
00:41:12que vous portez ?
00:41:13Et la deuxième
00:41:14sur l'avis
00:41:15que vous pouvez avoir
00:41:16sur la conditionnalité
00:41:17des aides publiques
00:41:18vers un fléchage
00:41:19de la construction navale française.
00:41:21Merci, monsieur le député.
00:41:23Monsieur le député général.
00:41:27Bon, alors,
00:41:28vous êtes dur, monsieur le député,
00:41:30avec votre gouvernement,
00:41:32mais...
00:41:32Donc, sur les 30 millions
00:41:34dont vous avez parlé...
00:41:37En effet,
00:41:38il y a 30 millions de CP,
00:41:3970 millions d'AE
00:41:41et 20 millions de garanties.
00:41:43Donc, à la fin,
00:41:43on vous dira que ça fait 90.
00:41:45Bon, on peut dire
00:41:45que ça fait 70 au moins.
00:41:48Donc, les 20 derniers,
00:41:49c'est la garantie stratégique
00:41:52via la BPI.
00:41:55Donc, aujourd'hui,
00:41:57c'est une première
00:41:57de réussir à flécher l'ETS.
00:42:01C'est quand même
00:42:01le premier pays à le faire.
00:42:03Il faut bien avoir conscience.
00:42:04Donc, c'est bien d'y être arrivé.
00:42:06Maintenant,
00:42:07charge à nous
00:42:08d'avoir les outils
00:42:09qui vont être utiles
00:42:12pour, déjà,
00:42:14utiliser ces recettes.
00:42:16C'est le cas.
00:42:17Donc, déjà,
00:42:17c'est 30 millions
00:42:18parce qu'en effet,
00:42:18il faut ensuite
00:42:19que la DG En Passe
00:42:20soit capable de mettre en place
00:42:21un AAP qui tienne la route,
00:42:23qui soit le plus inclusif possible,
00:42:26qui prenne en compte
00:42:27les demandes
00:42:28que nous avons faites
00:42:30avec les armateurs
00:42:30et avec les ports
00:42:31pour, justement,
00:42:33qu'ils soient le plus inclusifs
00:42:34et qu'ils puissent traiter
00:42:35le plus de sujets possibles,
00:42:36que ce soit
00:42:37pour l'industrialisation
00:42:38des chantiers
00:42:42pour les nouveaux navires verts,
00:42:43pour la création
00:42:44de nouveaux équipements verts
00:42:45ou pour l'électrification
00:42:47des ports.
00:42:48Donc, il faut être en mesure
00:42:49de traiter tous ces sujets-là.
00:42:51Et donc, il y aura une relève
00:42:52au mois d'octobre, normalement,
00:42:53et on verra comment ça se passe.
00:42:54Mais l'idée,
00:42:54c'est qu'à terme,
00:42:55100 % soient fléchés vers nous.
00:42:57Et donc, on passerait
00:42:58de 90 % à terme
00:42:59à 320 millions par an.
00:43:01Donc, on espère que ce sera le cas.
00:43:07Merci, M. le délégué général.
00:43:09Pour le groupe socialiste,
00:43:11M. Fabrice Roussel,
00:43:12bienvenue dans la commission.
00:43:13Et vous avez la parole, M. le...
00:43:14Merci, M. le Président,
00:43:16M. le délégué général,
00:43:18mes chers collègues.
00:43:18L'accord mondial sur la décarbonation
00:43:21du transport maritime,
00:43:22qui aurait pu imposer
00:43:24des règles communes,
00:43:25a été reporté
00:43:26sous la pression des Etats-Unis.
00:43:28Cet échec révèle l'incapacité
00:43:30de l'Organisation maritime internationale
00:43:32à agir avec l'ambition nécessaire
00:43:34face à l'urgence climatique,
00:43:37puisque le transport maritime
00:43:38doit prendre toute sa part
00:43:40pour répondre à cette urgence climatique.
00:43:43La semaine dernière,
00:43:45j'ai pu auditionner
00:43:46Mme la ministre de la Mer,
00:43:47Mme Chabot.
00:43:49Et effectivement,
00:43:50les annonces budgétaires
00:43:52nous ont paru décevantes.
00:43:53Je rejoins mon collègue Tavel,
00:43:55puisque seuls 70 millions d'euros
00:43:58en autorisation d'engagement
00:43:59et 30 millions d'euros
00:44:01en crédit de paiement
00:44:02seront consacrés
00:44:04au fonds de décarbonation
00:44:05cette année.
00:44:08C'est un recul important,
00:44:09puisque nous passons
00:44:10de promesses de 90 millions
00:44:12à 70 millions,
00:44:13promesses qui avaient été formulées
00:44:14au comité interministériel
00:44:16de la mer.
00:44:18Et vous estimez même,
00:44:19dès le mois de mai dernier,
00:44:21que effectivement,
00:44:21vous l'avez répété,
00:44:23que les besoins
00:44:23étaient plutôt
00:44:24à hauteur
00:44:25de 350 millions d'euros
00:44:27pour répondre
00:44:29sérieusement
00:44:30à cet engagement.
00:44:31Et vous n'êtes pas le seul,
00:44:32puisque Jean-Marc Crouet,
00:44:34le président de Britannia Fairies,
00:44:35a souligné que
00:44:35le dispositif ETS
00:44:37ne couvrait pas
00:44:38les lourdes pertes financières.
00:44:39dès 2026,
00:44:41l'ETS représentera
00:44:42pour son entreprise
00:44:4327 millions d'euros
00:44:44directement prélevés
00:44:46sur les marges.
00:44:47Donc, effectivement,
00:44:49nous, comme vous,
00:44:49nous souhaitons
00:44:50que les critères
00:44:51du fonds de décarbonation
00:44:52soient clairs
00:44:52et que nous puissions
00:44:53aller vers des montants
00:44:54supérieurs
00:44:55dans les années prochaines.
00:44:58Par ailleurs,
00:44:58vous avez récemment
00:44:59cartographié
00:45:00les besoins
00:45:00de renouvellement
00:45:01des navires d'intérêt public
00:45:02avec 60 à 100 unités
00:45:04à renouveler
00:45:05tous les 5 ans
00:45:05jusqu'en 2050.
00:45:07Pensez-vous que l'État
00:45:08puisse concrètement
00:45:09y parvenir
00:45:10et ce,
00:45:11alors que la décarbonation maritime
00:45:12répond à un double enjeu
00:45:14pour l'emploi,
00:45:15à la fois assurer
00:45:15la pérennité
00:45:16des postes existants
00:45:18pour conforter la filière,
00:45:19mais aussi favoriser
00:45:21l'innovation
00:45:22et le développement
00:45:22de nouvelles activités.
00:45:24Ces dynamiques
00:45:25pourraient même créer
00:45:25jusqu'à 10 000 emplois
00:45:27supplémentaires
00:45:27au cours
00:45:28des 4 prochaines années.
00:45:29Nous portons
00:45:30avec mon groupe
00:45:31le développement
00:45:32des carburants alternatifs,
00:45:34l'électrification à quai
00:45:35ou encore le déploiement
00:45:36de propulsions auxiliaires,
00:45:37notamment sur la propulsions
00:45:38villiques,
00:45:39pour réduire immédiatement
00:45:40la consommation
00:45:41et les émissions,
00:45:42y compris sur les navires existants.
00:45:44Et donc,
00:45:44comme vous,
00:45:45nous sommes convaincus
00:45:46que la France peut devenir
00:45:47un champion européen
00:45:48et mondial
00:45:49de la décarbonation maritime.
00:45:51Si nous en donnons
00:45:52les moyens,
00:45:53nous avons les atouts,
00:45:54la surface de notre ZEE,
00:45:55les compétences
00:45:56sur notre territoire,
00:45:57l'ambition politique nationale
00:46:00et des leaders français,
00:46:01déjà présents
00:46:02dans la construction navale
00:46:03et la plaisance,
00:46:04Chantier de l'Atlantique,
00:46:05Beneteau,
00:46:05Naval Group,
00:46:06mais vous avez aussi évoqué
00:46:07un écosystème complet.
00:46:09Vous avez également évoqué
00:46:10la stratégie interministérielle
00:46:13et la stratégie maritime européenne.
00:46:15Je souhaiterais savoir
00:46:16vos attentes
00:46:16sur la stratégie maritime européenne.
00:46:19Je vous remercie.
00:46:19Merci, monsieur le député.
00:46:20Monsieur le délégué général.
00:46:23Très bien.
00:46:24Je vais aller sur la stratégie maritime européenne.
00:46:27C'est quand même un sujet
00:46:28sur lequel on travaille
00:46:29depuis fort longtemps
00:46:30et qui commence à aboutir.
00:46:33On a des fuites,
00:46:35comme c'est courant à Bruxelles,
00:46:38où on a eu un premier projet,
00:46:41donc quand même un deuxième projet
00:46:42de stratégie,
00:46:43qui est en six piliers aujourd'hui.
00:46:45Un pilier industrie,
00:46:46un pilier armateur,
00:46:47un pilier sécurité,
00:46:48un sur l'accès à l'innovation,
00:46:50un sur l'accès au financement,
00:46:51et un sur l'emploi,
00:46:52formation, compétences.
00:46:54Dedans, on trouve quoi ?
00:46:55On trouve notamment
00:46:57le Made in EU,
00:46:59la préférence européenne
00:47:00pour les marchés publics
00:47:01et pour le financement public.
00:47:03C'est très important
00:47:04et on souhaite vraiment
00:47:05que ce soit un point
00:47:06qui reste dans la stratégie
00:47:08qui sortira à la fin.
00:47:10De même,
00:47:11le fléchage des fonds ETS
00:47:12et des fonds européens
00:47:13dédiés aux maritimes
00:47:13est inclus dedans.
00:47:15Comme quoi,
00:47:15on a montré le bon exemple.
00:47:18C'est aussi pareil,
00:47:19très important que ça reste.
00:47:21On a des mesures
00:47:22de défense commerciale,
00:47:24notamment qui permettent
00:47:25d'intensifier
00:47:26les capacités de surveillance
00:47:27des concurrents,
00:47:29des pays concurrents,
00:47:30notamment de la Chine,
00:47:32et des pratiques de marché.
00:47:33On a la révision
00:47:34d'un règlement
00:47:352016-1035
00:47:36sur les prix injurieux
00:47:38des navires
00:47:38qui permettent
00:47:39de faire des pénalités
00:47:39aux armateurs
00:47:41qui utilisent des navires
00:47:41qui sont trop subventionnés
00:47:43par un État
00:47:44qui serait en révision.
00:47:47On souhaite aussi
00:47:47que ça reste.
00:47:48On a un sujet
00:47:49sur la révision
00:47:49des taxes douanières aussi.
00:47:51Ensuite,
00:47:52on a le fait
00:47:53que la décarbonation
00:47:54du secteur
00:47:54est abordée
00:47:55de manière technologiquement neutre
00:47:56et fait référence
00:47:57aussi bien aux technologies
00:47:58védiques que nucléaires.
00:47:59Donc,
00:48:00c'est pareil,
00:48:00on espère que ça va rester.
00:48:02On a le financement
00:48:03pour la modernisation
00:48:04des infrastructures
00:48:05qui est dedans.
00:48:05Et donc,
00:48:06c'est extrêmement important
00:48:07pour notre compétitivité.
00:48:08Et enfin,
00:48:09il parle de la dualité
00:48:10du secteur.
00:48:11Alors là,
00:48:12il mentionne beaucoup
00:48:12les grands projets européens,
00:48:14mais au-delà de ça,
00:48:15il faut aussi travailler
00:48:17sur la reconnaissance
00:48:18et ce qu'on essaie
00:48:19de pousser aujourd'hui,
00:48:19c'est la reconnaissance
00:48:20de la dualité
00:48:21des infrastructures
00:48:21qui sont des éléments
00:48:23stratégiques
00:48:23pour la souveraineté européenne.
00:48:26Merci,
00:48:26M. le délégué général.
00:48:27Pour le groupe Horizon,
00:48:28M. Thomas Lam,
00:48:29vous avez la parole,
00:48:30M. le député.
00:48:34Merci,
00:48:34M. le président,
00:48:35M. le délégué général,
00:48:37mes chers collègues.
00:48:37Dans un contexte
00:48:38de concurrence exacerbée,
00:48:40notamment face à la Chine
00:48:41et aux Etats-Unis,
00:48:42il est indispensable
00:48:43de repenser
00:48:43notre stratégie
00:48:44industrielle maritime
00:48:45tant à l'échelle européenne
00:48:48que nationale.
00:48:49Nous avons récemment
00:48:50mené ce travail
00:48:51pour l'industrie automobile,
00:48:52ici même en commission.
00:48:54Nous savons
00:48:55qu'il est tout aussi crucial
00:48:56pour le secteur naval.
00:48:58Je souhaite aujourd'hui
00:48:59vous interroger
00:49:00sur un axe majeur
00:49:00de cette stratégie,
00:49:01la décarbonation
00:49:03de l'industrie maritime
00:49:04et plus particulièrement
00:49:06sur les freins
00:49:06qui ralentissent
00:49:07son développement.
00:49:08Plusieurs technologies
00:49:09pourraient permettre
00:49:10de réduire la consommation
00:49:11de carburant
00:49:12et les émissions
00:49:13associées
00:49:14des transports maritimes.
00:49:16Je pense notamment
00:49:17à l'utilisation
00:49:18de l'hydrogène
00:49:19qui semble être
00:49:20une solution prometteuse
00:49:21offrant la possibilité
00:49:23de réduire
00:49:23les émissions
00:49:24de gaz à effet de serre
00:49:25lorsqu'il est produit
00:49:26à partir de sources
00:49:27d'énergie renouvelables.
00:49:29Cependant,
00:49:30des défis subsistent
00:49:31quant à son coût
00:49:32élevé de production,
00:49:34sa faible densité énergétique,
00:49:36ses infrastructures
00:49:37de ravitaillement limité
00:49:38et à la nécessité
00:49:39de développer
00:49:40des technologies
00:49:41de propulsion adaptées.
00:49:43Parallèlement,
00:49:44une certaine conversion
00:49:45vers la filière GNL,
00:49:47gaz naturel liquéfié,
00:49:49est à noter
00:49:49ces dernières années,
00:49:50ce dont témoigne
00:49:51la stratégie récente
00:49:52de CMH-CGM.
00:49:53En 2023,
00:49:54on décomptait
00:49:55466 navires marchands
00:49:57à propulsion GNL
00:49:59en service
00:50:00contre 73 en 2015
00:50:02et 3 seulement en 2005.
00:50:04Mais l'essor
00:50:05de cette flotte,
00:50:06dont plus du double
00:50:07est actuellement
00:50:07en construction,
00:50:09est toutefois
00:50:09encore pénalisé
00:50:10par la densité énergétique
00:50:12du GNL,
00:50:13plus faible
00:50:14que celle
00:50:14des fuels de soute,
00:50:15par une manipulation
00:50:17plus complexe
00:50:18et surtout
00:50:18par le manque
00:50:19actuel
00:50:19d'infrastructures
00:50:20dédiées
00:50:21dans les ports.
00:50:23Enfin,
00:50:23la propulsion vélique
00:50:24pourrait être également
00:50:25un axe de décarbonation.
00:50:27Le potentiel
00:50:27de réduction
00:50:27des émissions
00:50:28est estimé
00:50:29entre 5 et 20 %
00:50:30pour la flotte existante
00:50:31et peut atteindre
00:50:31jusqu'à 50 %
00:50:32pour les navires neufs
00:50:33avec des économies
00:50:35substantielles
00:50:35à la clé.
00:50:37Or,
00:50:37plusieurs freins
00:50:38ralentissent
00:50:39l'industrialisation
00:50:40comme le nombre
00:50:42d'usines
00:50:42encore trop faible,
00:50:43seulement 3 en France
00:50:44actuellement.
00:50:45Monsieur le délégué général,
00:50:47le constat est clair,
00:50:47la décarbonation maritime
00:50:48souffre de nombreux freins
00:50:49qu'il faut impérativement
00:50:50lever.
00:50:51Quel est le diagnostic
00:50:53du GICAN
00:50:53sur cette question ?
00:50:54Quels freins
00:50:55identifiez-vous
00:50:56que nous devrions
00:50:58prioritairement traiter ?
00:50:59Est-ce la recherche,
00:51:01les coûts,
00:51:02la formation
00:51:02ou encore
00:51:03la requalification
00:51:05de la main-d'oeuvre ?
00:51:06Je vous remercie.
00:51:10Merci,
00:51:11Monsieur le député.
00:51:13Déjà,
00:51:14sur le point,
00:51:15en effet,
00:51:16comme on dit,
00:51:17on vise la neutralité
00:51:18technologique
00:51:18parce qu'il n'y a pas
00:51:19une solution
00:51:20pour un type
00:51:21de navire.
00:51:22Chaque navire
00:51:23a son propre
00:51:26profil énergétique
00:51:27et donc à ce titre,
00:51:28ce ne sont pas
00:51:28les mêmes solutions
00:51:29qui sont possibles.
00:51:30L'hydrogène
00:51:30est une solution
00:51:31pour un certain
00:51:31nombre de navires.
00:51:32On a plusieurs adhérents
00:51:33qui travaillent
00:51:34sur ce sujet-là.
00:51:35Le GNL
00:51:36est une technologie
00:51:38qui permet
00:51:39de décarboner.
00:51:40On a en France
00:51:41GTT
00:51:41qui est quand même
00:51:42le champion mondial
00:51:43qui a plus de 80%
00:51:46du marché mondial
00:51:47des systèmes
00:51:50de stockage
00:51:52de GNL.
00:51:54Voilà.
00:51:55On a
00:51:55GTT
00:51:56c'était
00:51:56gaz technique
00:51:57transport.
00:51:59On a
00:52:00ensuite
00:52:01évidemment
00:52:02d'autres techniques
00:52:03comme le VELIC
00:52:04on en a parlé.
00:52:06Les freins
00:52:07aujourd'hui
00:52:07ils sont
00:52:08de plusieurs ordres.
00:52:09Ils sont
00:52:10d'abord
00:52:10réglementaires.
00:52:12Gérer
00:52:13l'hydrogène
00:52:13dans un port
00:52:14c'est compliqué.
00:52:15Gérer
00:52:15l'hydrogène
00:52:16sur un navire
00:52:16c'est compliqué.
00:52:17Il y a
00:52:18beaucoup de discussions
00:52:18sur ces thématiques
00:52:19que ce soit
00:52:20avec la DG
00:52:21en pas
00:52:21ou la DG
00:52:21ITM
00:52:22par exemple.
00:52:23Il y a
00:52:24des freins
00:52:24évidemment
00:52:25de mise
00:52:28à l'échelle
00:52:28et d'industrialisation
00:52:29parce que
00:52:29autant sur la R&D
00:52:30on a
00:52:31des fonds
00:52:32qui existent
00:52:32notamment
00:52:33à travers
00:52:33France 2030
00:52:34par contre
00:52:34pour tout ce qui
00:52:35concerne
00:52:35l'industrialisation
00:52:36c'est compliqué
00:52:37et aujourd'hui
00:52:38justement
00:52:38ce qu'on demande
00:52:39au titre
00:52:40de l'ETS
00:52:41ce n'est pas
00:52:42de développer
00:52:42la R&D
00:52:43qui est déjà
00:52:43développée
00:52:44à travers
00:52:44le Corimère
00:52:45et à travers
00:52:45certains
00:52:45PIA
00:52:46c'est
00:52:47vraiment
00:52:48de passer
00:52:48à la phase
00:52:49d'industrialisation
00:52:50pour pouvoir
00:52:51implémenter
00:52:51ces solutions
00:52:52au sein
00:52:53des différents
00:52:53navires
00:52:54pour les armateurs
00:52:55dans les chantiers
00:52:56français
00:52:59Monsieur le délégué général
00:53:01j'ai quatre inscrits
00:53:02pour les questions
00:53:03individuelles
00:53:03Madame Brulbois
00:53:04Monsieur Tavel
00:53:04Monsieur Bouchoux
00:53:05Madame Bronseret
00:53:06Madame Brulbois
00:53:06vous avez la parole
00:53:07Merci Monsieur le Président
00:53:09Monsieur le Directeur Général
00:53:10du Groupement
00:53:11des Industries
00:53:12de Construction
00:53:12et Activité Navale
00:53:13le fléchage
00:53:15d'une part
00:53:15des recettes
00:53:16issues du système
00:53:16européen
00:53:17d'échange
00:53:17de quotas
00:53:18d'émissions
00:53:18ETS
00:53:19vers la décarbonation
00:53:20du transport
00:53:21maritime
00:53:21est une étape
00:53:22importante
00:53:23pour la souveraineté
00:53:24industrielle
00:53:25et écologique
00:53:26de notre pays
00:53:26nous devons
00:53:28cependant désormais
00:53:28être vigilants
00:53:29sur un point
00:53:30essentiel
00:53:31la traduction
00:53:32opérationnelle
00:53:33de cette ambition
00:53:34un dispositif
00:53:35peut être exemplaire
00:53:36dans son principe
00:53:37mais perdra en efficacité
00:53:38si les critères
00:53:39d'éligibilité
00:53:40des appels à projets
00:53:41sont trop restrictifs
00:53:42ou inadaptés
00:53:43à la diversité
00:53:44de l'écosystème
00:53:45industriel
00:53:46de ce réseau
00:53:48de TPE
00:53:49PME
00:53:49qui font
00:53:50la performance
00:53:51et la réussite
00:53:52d'une filière
00:53:52ma question
00:53:53porte sur le fléchage
00:53:54des crédits
00:53:55ETS
00:53:55et donc
00:53:57sur l'association
00:53:58de toute la filière
00:53:59PME
00:54:01TPE
00:54:01ETI
00:54:02et des sous-traitants
00:54:03dans les dispositifs
00:54:04les critères
00:54:06d'éligibilité
00:54:06ne doivent pas freiner
00:54:07les projets concrets
00:54:08avez-vous un regard
00:54:09sur le cahier des charges
00:54:10élaboré par l'agence
00:54:11de la transition écologique
00:54:13l'ADEME
00:54:13pour qu'il assure
00:54:15une réelle accessibilité
00:54:16et l'intégration
00:54:17des PME
00:54:18et TPE
00:54:18et pour qu'il ait
00:54:20en fait
00:54:20un impact industriel
00:54:22concret
00:54:24Merci Mme Aulbois
00:54:25M. le délégué général
00:54:29Merci Mme la députée
00:54:30pour votre question
00:54:32donc
00:54:32aujourd'hui
00:54:33en effet
00:54:34on a ce dispositif
00:54:35ETS
00:54:35où c'est l'argent privé
00:54:37qui est réinjecté
00:54:38directement
00:54:38donc ça ne coûte pas
00:54:39de l'argent public
00:54:39et donc la solution
00:54:40en effet
00:54:41c'est de passer
00:54:41aujourd'hui
00:54:42qui a été sélectionné
00:54:44c'est de passer
00:54:44par le programme 205
00:54:45et un AAP
00:54:46avec l'ADEME
00:54:48donc sur votre question
00:54:50pour garantir
00:54:51en effet un réel impact
00:54:52il faut d'abord
00:54:53que l'ADEME veille
00:54:54à ce que chaque type
00:54:55d'acteur de la filière maritime
00:54:56donc des PME
00:54:57aux ETI
00:54:57puisse accéder
00:54:59équitablement
00:54:59au dispositif
00:55:00sans vouloir rentrer
00:55:02dans les détails
00:55:02techniques
00:55:04il me semble important
00:55:05quand même
00:55:05d'insister sur trois points
00:55:06qui selon moi
00:55:07conditionnent
00:55:08la bonne accessibilité
00:55:10de cet appel à projet
00:55:11d'abord la question
00:55:12des porteurs
00:55:13multipartenaires
00:55:14il est important
00:55:14que l'appel
00:55:16reste ouvert
00:55:17aussi bien
00:55:17aux projets
00:55:18monopartenaires
00:55:18que multipartenaires
00:55:19afin de ne pas exclure
00:55:20des initiatives
00:55:21intéressantes
00:55:22notamment
00:55:22dans les ports
00:55:23entre les ports
00:55:24et l'exploitant
00:55:26ensuite
00:55:27le seuil de valeur
00:55:28des projets
00:55:28pour éligibilité
00:55:30il est souhaitable
00:55:31qu'il soit le plus bas
00:55:31possible
00:55:32ou inexistant
00:55:33car la taille
00:55:33d'une entreprise
00:55:34ne préjuge pas
00:55:35de sa capacité
00:55:35à porter un projet
00:55:36et enfin
00:55:37sur le siège social
00:55:38du porteur
00:55:38il paraît indispensable
00:55:39de renforcer les exigences
00:55:40d'implantation réelles
00:55:41en France
00:55:42pour éviter tout effet d'aubaine
00:55:43et exiger une présence
00:55:45avec des moyens humains
00:55:46et matériels concrets
00:55:46l'objectif pour nous
00:55:48il est clair
00:55:48c'est que le soutien public
00:55:49bénéficie bien
00:55:50à l'écosystème maritime national
00:55:51et les retombées économiques
00:55:53industrielles
00:55:53doivent avoir lieu
00:55:54en France
00:55:55mais peuvent aussi
00:55:56être en soutien
00:55:56à l'export
00:55:57les ETS doivent
00:55:59positionner l'outil industriel
00:56:00pour être compétitif
00:56:01sur les marchés
00:56:02de la décarbonation
00:56:03et on a pleinement confiance
00:56:04dans les services
00:56:05de l'ADEME
00:56:05pour assurer ce déploiement
00:56:08opérationnel
00:56:08à la hauteur
00:56:08de l'engagement pris
00:56:09suite au compromis
00:56:11qui a été trouvé
00:56:11avec tous les partis politiques
00:56:12lors de ce PLF
00:56:14et on espère
00:56:15que le ministère
00:56:16va faire un suivi rigoureux
00:56:19pour que le vote
00:56:20des parlementaires
00:56:21soit pleinement respecté
00:56:22dans ce dispositif
00:56:24merci monsieur le délégué général
00:56:26monsieur Tavelle
00:56:27merci monsieur le président
00:56:29monsieur le délégué général
00:56:30je relance
00:56:33parce que le temps
00:56:34vous a manqué
00:56:34la question sur France 2030
00:56:36et le bilan que vous faites
00:56:37mais je l'élargis
00:56:38à la question
00:56:39des investissements
00:56:40qui vous paraissent
00:56:41nécessaires selon vous
00:56:43dans les infrastructures
00:56:44de construction navale
00:56:46dans notre pays
00:56:46si nous voulons être
00:56:47en capacité
00:56:49d'accompagner
00:56:50cette réindustrialisation
00:56:51que nous espérons tous
00:56:53et que ce soit
00:56:54pour la décarbonation
00:56:55ou pour d'autres sujets
00:56:57nous assurer
00:56:58que nous avons bien derrière
00:56:59les infrastructures
00:57:01les cales
00:57:03notamment
00:57:03les portiques etc
00:57:04qui sont nécessaires
00:57:06à l'ambition
00:57:06qui est la nôtre
00:57:07et je crois
00:57:08qui est assez consensuelle
00:57:09et partagée aujourd'hui
00:57:15oui alors
00:57:16sur France 2030
00:57:16en effet
00:57:17j'avais pas eu le temps
00:57:17mais donc
00:57:18il y a juste
00:57:18sur le maritime
00:57:19il y avait seul l'axe 10
00:57:21qui était sur les grands fonds marins
00:57:22qui comprend une partie
00:57:24donc qui était dédiée
00:57:25au maritime
00:57:25c'est 273 millions d'euros
00:57:27qui ont déjà été fléchés
00:57:29et attribués
00:57:30à des missions
00:57:31même si tout n'a pas encore été contractualisé
00:57:35l'enjeu pour le maritime
00:57:36c'est d'être une cible potentielle
00:57:37de financement transverse
00:57:39aujourd'hui
00:57:39on a besoin de financement maritime
00:57:41au sein des thématiques transverses
00:57:42donc comme l'intelligence artificielle
00:57:44la robotique
00:57:45ou l'innovation
00:57:46donc on espère
00:57:47qu'on va avoir
00:57:47un nouvel AMI Corimère
00:57:49bientôt
00:57:49qui va porter sur ces sujets
00:57:51ainsi que sur les sujets
00:57:52des feuilles de route
00:57:53de la filière
00:57:54qui se réunit
00:57:55au sein du comité stratégique
00:57:56de filière
00:57:57des industriels de la mer
00:57:58autour du navire intelligent
00:57:59du navire vert
00:58:00bien évidemment
00:58:01du port
00:58:02du chantier intelligent
00:58:03des nouvelles
00:58:04de la sécurité
00:58:05de la sécurité
00:58:06de l'environnement maritime
00:58:06et
00:58:07le dernier
00:58:09next offshore
00:58:10pour parler en bon français
00:58:12les nouvelles énergies
00:58:14et nouvelles activités offshore
00:58:18merci monsieur le délégué général
00:58:19merci monsieur le président
00:58:24monsieur le délégué général
00:58:25vous avez cité tout à l'heure
00:58:27le chantier naval OCA
00:58:28qui est implanté
00:58:29dans ma circonscription
00:58:31qui symbolise
00:58:32l'excellence française
00:58:33dans la construction
00:58:33maritime et navale
00:58:35et à cet instant
00:58:37je tiens à saluer
00:58:38l'ensemble des acteurs
00:58:39de la filière
00:58:40la France
00:58:41possède des atouts
00:58:42considérables
00:58:43un domaine maritime
00:58:43immense
00:58:44une base industrielle
00:58:45d'excellence
00:58:45et des savoir-faire
00:58:46techniques
00:58:46reconnus mondialement
00:58:48mais ces atouts
00:58:49restent parfois fragilisés
00:58:50qu'il s'agisse
00:58:51de visibilité stratégique
00:58:52de ressources humaines
00:58:53ou de capacité d'investissement
00:58:54par ailleurs
00:58:55le concept
00:58:56d'économie de guerre
00:58:57porté au plus haut niveau
00:58:58de l'état
00:58:58dans le contexte
00:58:59de tensions géopolitiques
00:59:00croissantes
00:59:01que nous connaissons
00:59:01actuellement
00:59:02met en lumière
00:59:02la nécessité
00:59:03de simplifier
00:59:04et d'accélérer
00:59:05les procédures
00:59:05d'assurer une meilleure
00:59:07coordination entre l'état
00:59:08et les industriels
00:59:09et de donner
00:59:09une visibilité
00:59:11durable
00:59:12à ces acteurs
00:59:14dans ce contexte
00:59:15monsieur le délégué général
00:59:16j'aimerais savoir
00:59:17quelles seraient
00:59:18à vos yeux
00:59:19les trois mesures
00:59:20les plus urgentes
00:59:21que l'état
00:59:21et les industriels
00:59:22doivent prendre ensemble
00:59:23pour transformer
00:59:24cette ambition
00:59:25d'économie de guerre
00:59:26en une réalité opérationnelle
00:59:28tout en garantissant
00:59:29la compétitivité internationale
00:59:31de nos industries navales
00:59:32et la sécurité
00:59:33de l'emploi
00:59:34dans nos bassins
00:59:35industriels
00:59:36merci beaucoup
00:59:36merci monsieur le député
00:59:38monsieur le délégué général
00:59:43vous me dites
00:59:44si je me trompe
00:59:45je ne suis pas sûr
00:59:46d'avoir compris
00:59:46toute la question
00:59:47mais donc
00:59:48s'il faut trois mesures
00:59:49concernant l'économie de guerre
00:59:50je dirais la première
00:59:51c'est la simplification
00:59:51il faut qu'on travaille
00:59:52en effet avec l'état
00:59:54à la simplification
00:59:56des process
00:59:57pour pouvoir
00:59:58contractualiser plus vite
00:59:59pour pouvoir produire
01:00:01plus vite
01:00:01pour pouvoir modifier
01:00:02les produits plus vite
01:00:04parce qu'aujourd'hui
01:00:05on voit
01:00:05beaucoup de sujets
01:00:07autour de la
01:00:10de la
01:00:12comment dire
01:00:12de l'accès
01:00:14aux matériaux
01:00:15qui peut être
01:00:15comme on a pu voir
01:00:16en Chine notamment
01:00:17qui peut être
01:00:18limité
01:00:19donc ça c'est un premier point
01:00:20le deuxième point
01:00:21c'est la visibilité
01:00:21donc aujourd'hui
01:00:22on a de la visibilité
01:00:24à travers la loi
01:00:24de programmation militaire
01:00:25qui nous permet
01:00:26en effet
01:00:27d'investir
01:00:29pour pouvoir
01:00:29réaliser des navires
01:00:32grâce à la LPM
01:00:33que vous avez voté
01:00:34et qui doit être
01:00:36remise à jour
01:00:36prochainement
01:00:37sur lequel vous allez
01:00:38être interrogé
01:00:39quoi concerté
01:00:41et ensuite
01:00:42donc évidemment
01:00:43ce sont les commandes
01:00:44qui doivent
01:00:45donc le respect
01:00:46de cette LPM
01:00:48donc au-delà
01:00:48de la visibilité
01:00:49c'est le respect
01:00:50des commandes
01:00:50qui doivent être faites
01:00:51sur les grands projets
01:00:53mais aussi
01:00:53auprès des PME
01:00:55avec les budgets
01:00:56qui sont dédiés
01:00:59et qui respectent
01:01:00en effet
01:01:00les engagements
01:01:01qui ont été pris
01:01:01dans ce cadre là
01:01:03Merci monsieur
01:01:04le délégué général
01:01:04Terminons avec
01:01:05madame Anne-Sophie
01:01:06Ronseret
01:01:06la parole
01:01:08Merci monsieur
01:01:09le président
01:01:10monsieur le délégué général
01:01:11la filière navale
01:01:13est un pilier
01:01:13de notre souveraineté
01:01:14et de notre compétitivité
01:01:16elle repose
01:01:17sur des savoir-faire
01:01:17rares
01:01:18une excellence industrielle
01:01:19reconnue
01:01:20et un tissu d'entreprise
01:01:21présent sur l'ensemble
01:01:22de nos territoires
01:01:23dans le même temps
01:01:24la filière doit répondre
01:01:26à des enjeux
01:01:26très concrets
01:01:27compétences
01:01:28investissement productif
01:01:29organisation de la sous-traitance
01:01:31maîtrise des coûts
01:01:32et des délais
01:01:33avec en plus
01:01:34des exigences nouvelles
01:01:35de décarbonation
01:01:36Ma question est donc
01:01:37la suivante
01:01:38Quels sont selon vous
01:01:39les leviers économiques
01:01:40prioritaires
01:01:41que l'Etat
01:01:41et le Parlement
01:01:42devraient activer
01:01:43pour consolider durablement
01:01:45la filière navale française
01:01:46et préserver sa compétitivité
01:01:48dans les prochaines années
01:01:49Je vous remercie
01:01:52Monsieur le délégué général
01:01:53puis je vous invite
01:01:55à répondre à la question
01:01:56et à faire quelques mots
01:01:57de conclusion
01:01:58ensuite
01:01:59sur les sujets
01:02:00que vous n'auriez pas eu
01:02:01le temps d'aborder
01:02:04sur le
01:02:06donc
01:02:07sur les leviers économiques
01:02:08c'est un peu
01:02:09ce qu'on souhaite voir
01:02:11dans la
01:02:11dans une stratégie
01:02:14européenne
01:02:14une stratégie nationale
01:02:16c'est d'abord
01:02:17on l'a parlé
01:02:18c'est la préférence
01:02:19France
01:02:19donc la part France
01:02:22la localisation
01:02:23qui sont pour nous
01:02:24des sujets importants
01:02:25Monsieur le député
01:02:25tout à l'heure disait
01:02:27notamment sur
01:02:28les 600 navires
01:02:29qui dépendent
01:02:30du service public
01:02:31quoi qu'ils soient
01:02:32d'intérêt public
01:02:33ou de service public
01:02:34il faut
01:02:35aujourd'hui
01:02:36que ça revienne
01:02:37dans notre écosystème
01:02:39et que ça va vivre
01:02:39notre
01:02:41nos littoraux
01:02:42mais aussi les régions
01:02:43intérieures
01:02:43donc il y a un vrai sujet
01:02:44là-dessus
01:02:45avec lequel on travaille
01:02:46avec la direction
01:02:47générale des entreprises
01:02:47donc ça
01:02:48c'est un premier point
01:02:49et ensuite
01:02:50il va y avoir
01:02:51l'accès en effet
01:02:52au foncier
01:02:52sur lequel on a évoqué
01:02:53l'accélération
01:02:55des procédures
01:02:57pour l'accès au foncier
01:02:58notamment sur les zones
01:02:59qui sont celles
01:03:00de nos chantiers
01:03:01de nos équipementiers
01:03:02qui sont en général
01:03:03proches de l'eau
01:03:06sur lesquelles
01:03:06on va avoir des sujets
01:03:08on aura un sujet
01:03:09de compétitivité
01:03:10des ports aussi
01:03:10voilà
01:03:11qui est un sujet
01:03:13avec lequel
01:03:14on discute
01:03:14bien évidemment
01:03:15avec nos partenaires
01:03:16mais sur lequel
01:03:17d'ailleurs
01:03:17il y a une commission
01:03:19d'enquête
01:03:20c'est une commission
01:03:20d'enquête
01:03:20une mission en ce moment
01:03:22voilà
01:03:23ça c'est les principaux leviers
01:03:25et puis donc
01:03:26l'accès
01:03:28ensuite
01:03:28en effet
01:03:30le financement
01:03:31des infrastructures
01:03:31parce que quand on parle
01:03:32des infrastructures
01:03:33qu'elles soient
01:03:34de l'état
01:03:35des ports
01:03:35des régions
01:03:37on est en train
01:03:38de
01:03:38c'est ce qu'on dit
01:03:39si on souhaite avoir
01:03:40des infrastructures modernes
01:03:41ce n'est pas qu'un investissement
01:03:42des industriels
01:03:43c'est un co-investissement
01:03:44et là
01:03:45on est en train
01:03:46de parler
01:03:46en milliards d'euros
01:03:47donc c'est là-dessus
01:03:48qu'on attend aussi
01:03:49un soutien
01:03:50pour être plus productif
01:03:52en mot de conclusion
01:03:53je pense
01:03:54que j'avais répondu
01:03:55monsieur le président
01:03:56à toutes vos questions
01:04:00sur la dépendance
01:04:01au numérique
01:04:03donc oui
01:04:04on a
01:04:04quel
01:04:07alors
01:04:07je ne suis pas
01:04:08un spécialiste
01:04:08de ce sujet
01:04:09mais en général
01:04:10oui
01:04:10on dépend
01:04:10aujourd'hui
01:04:11avec
01:04:13indivia
01:04:13pour tout ce qui est
01:04:14intelligence artificielle
01:04:16avec les plus
01:04:16haute performance
01:04:17et l'électronique
01:04:18donc il y a aujourd'hui
01:04:19des sociétés européennes
01:04:23qui sont en train
01:04:23de se lancer
01:04:24là-dessus
01:04:24mais ce n'est pas encore
01:04:25elles n'ont pas la taille
01:04:27qu'à indivia
01:04:29on a aussi
01:04:31les enjeux
01:04:32autour du cloud
01:04:32souverain
01:04:33aussi
01:04:34et on a encore
01:04:35une certaine dépendance
01:04:37au GAFAM
01:04:40sur les autres sujets
01:04:42que vous aviez évoqués
01:04:43il me semble
01:04:44que j'ai évoqué
01:04:46oui tous les sujets
01:04:49donc voilà
01:04:50non je pense
01:04:50voilà
01:04:51nous sommes une industrie
01:04:52en effet qui est dual
01:04:53et donc c'est pour ça
01:04:54que c'est intéressant
01:04:54d'être aujourd'hui
01:04:55ici avec vous
01:04:57et pour dire aussi
01:04:58une industrie
01:04:59des territoires
01:05:00une industrie
01:05:01réellement ancrée
01:05:02dans toutes les régions
01:05:04dans les régions littorales
01:05:05évidemment
01:05:05aussi en Ile-de-France
01:05:06nous avons beaucoup
01:05:07d'entreprises
01:05:10mais aussi dans
01:05:10toutes les régions
01:05:11même dans le Grand Est
01:05:12vous trouvez
01:05:12des sociétés
01:05:13qui travaillent
01:05:14parce que c'est
01:05:15une multiplicité
01:05:16d'acteurs
01:05:17d'industriels
01:05:19qui sont présents
01:05:20et qui ont besoin
01:05:22constamment
01:05:23de cette visibilité
01:05:24cette visibilité
01:05:25que peuvent leur offrir
01:05:26qu'on essaie
01:05:27de leur offrir
01:05:27au niveau civil
01:05:28cette visibilité
01:05:30qui est offerte
01:05:32au niveau militaire
01:05:32à travers la LPM
01:05:34et avec aujourd'hui
01:05:35donc de véritables enjeux
01:05:37et là vraiment
01:05:38où on espère
01:05:39que vous pourrez nous appuyer
01:05:41c'est aussi
01:05:42c'est sur
01:05:42la création réellement
01:05:44d'une stratégie
01:05:45maritime française
01:05:46et sur
01:05:47le soutien
01:05:48à ce que la stratégie
01:05:50maritime européenne
01:05:51telle qu'elle est présentée
01:05:52aujourd'hui
01:05:54soit
01:05:54quoi
01:05:56ait lieu
01:05:58et qu'on ne se retrouve pas
01:06:00avec un texte
01:06:01qui soit
01:06:01on va dire
01:06:02de moindre qualité
01:06:04suite aux nombreuses
01:06:05négociations
01:06:06qu'il y aura
01:06:06évidemment
01:06:07entre toutes les directions
01:06:08générales
01:06:09de la commission
01:06:10et puis les autres pays
01:06:12européens
01:06:13voilà
01:06:14merci monsieur le président
01:06:15merci beaucoup
01:06:16monsieur Missoff
01:06:17monsieur le délégué
01:06:17général
01:06:18pour l'ensemble
01:06:19des propos
01:06:20que vous avez tenus
01:06:21ce matin
01:06:21effectivement
01:06:22j'ai quand même plus
01:06:23l'habitude de fréquenter
01:06:24la commission
01:06:24de la défense
01:06:26je me souviens
01:06:26d'audition
01:06:29lorsque j'ai participé
01:06:31il y a quelques années
01:06:31à cette commission
01:06:32pendant quelques mois
01:06:33mais il n'en demeure pas moins
01:06:35que ces sujets
01:06:37révèlent aussi
01:06:39l'attractivité économique
01:06:41du territoire
01:06:42des entreprises
01:06:43de l'emploi
01:06:43de la formation
01:06:45et qu'ils sont aussi essentiels
01:06:47et c'est cette transversalité
01:06:49que nous essayons
01:06:49de porter
01:06:51bien évidemment
01:06:51pour accompagner
01:06:53les enjeux
01:06:53de la filière
01:06:54de la filière navale
01:06:56à laquelle nous sommes
01:06:56tous
01:06:57et je parle pour
01:06:58les députés de l'eau salée
01:07:00comme on l'a dit
01:07:00mais on y est
01:07:02tous attachés
01:07:03et bien évidemment
01:07:03et puis
01:07:04aux enjeux de décarbonation
01:07:05mais aussi
01:07:06de souveraineté
01:07:07sur lesquels
01:07:07bien évidemment
01:07:08nous souhaitons continuer
01:07:10à pouvoir travailler
01:07:11en lien avec
01:07:12nos autres collègues
01:07:13merci de votre participation
01:07:15à cette commission
01:07:15et merci aux collègues
01:07:16qui ont posé
01:07:19leurs questions
01:07:19et procédé
01:07:20à leurs interventions
01:07:21merci à vous
01:07:22la séance
01:07:24est suspendue
01:07:34merci à vous
01:07:43merci à vous
01:07:44merci à vous
01:07:57Merci.
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