- il y a 2 jours
"Audiovisuel public, les secrets d'une commission" nous emmène dans les coulisses de la très médiatique commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.
Présidée par le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus et dont Charles Alloncle, député et porte-parole de l'Union des Droites pour la République, a assuré la fonction de rapporteur, cette commission a mis en lumière de manière inédite le travail des parlementaires, parfois de manière controversée.
Ce documentaire inédit détaille le processus législatif, peu connu du grand public. Au fil du film, les députés membres de la commission livrent leurs témoignages inédits sur la genèse d'une commission d'enquête, le rôle concret des parlementaires qui la composent, la fabrique des auditions et, en filigrane, une interrogation de fond sur l'utilité réelle de ces commissions.
Un regard de l'intérieur et sans filtre, avec les témoignages de Jérémie Patrier-Leitus, Charles Alloncle, Sophie Taillé-Polian, Aurélien Saintoul et Céline Calvez.
Réalisé par Maël Morin et Charlotte Epale / Durée 60 minutes / Année : 2026 / Production : LCP-Assemblée nationale
Présidée par le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus et dont Charles Alloncle, député et porte-parole de l'Union des Droites pour la République, a assuré la fonction de rapporteur, cette commission a mis en lumière de manière inédite le travail des parlementaires, parfois de manière controversée.
Ce documentaire inédit détaille le processus législatif, peu connu du grand public. Au fil du film, les députés membres de la commission livrent leurs témoignages inédits sur la genèse d'une commission d'enquête, le rôle concret des parlementaires qui la composent, la fabrique des auditions et, en filigrane, une interrogation de fond sur l'utilité réelle de ces commissions.
Un regard de l'intérieur et sans filtre, avec les témoignages de Jérémie Patrier-Leitus, Charles Alloncle, Sophie Taillé-Polian, Aurélien Saintoul et Céline Calvez.
Réalisé par Maël Morin et Charlotte Epale / Durée 60 minutes / Année : 2026 / Production : LCP-Assemblée nationale
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00:00Cette commission ne sera pas le lieu de la politique spectacle.
00:03C'est devenu votre commission.
00:04C'est votre commission d'enquête, c'est un one-man show.
00:06Très très cher pour les Français, je vous l'ai déjà dit.
00:08Cette commission ne sera pas non plus le procès à charge de l'audiol public.
00:12Beaucoup de choses ont été faites pour m'empêcher, d'une certaine façon,
00:17de parfaitement réaliser mon travail.
00:19Je ne lui ai mis aucun bâton dans les roues.
00:21J'ai dit que Charles Lalonde avait introduit les méthodes que s'émouvent dans la vie parlementaire.
00:27Mais Jérémy, franchement, mais qu'est-ce que tu fais là ?
00:30Vous vous présentez toujours comme « Ah là là, tout le monde m'attaque et m'agresse »,
00:33alors qu'en fait, vous agressez en permanence tout le monde.
00:35Mais fais un tweet si tu veux, si ça t'amuse.
00:37Je le jure.
00:38Je le jure.
00:39Je le jure.
00:39Merci.
00:40C'est comme ça qu'on parle de citoyen français ?
00:42On a une Sophia Aram ?
00:43Qu'est-ce que ça signifie ?
00:44C'est une sous-citoyenne ?
00:45Si nous ne sommes pas capables de ne pas tomber dans une sorte de voyeurisme,
00:49de tribunaux politiques, d'inquisition,
00:52que les Français puissent en être le témoin.
00:54Pour moi, personnellement, c'est vraiment des souvenirs glaçants, à certains moments.
00:59Monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel.
01:10Bien, monsieur le rapporteur, mes chers collègues,
01:13je vous souhaite la bienvenue pour cette audition de tradition.
01:17L'Assemblée nationale autorise chaque groupe d'opposition
01:20a lancé une commission d'enquête sur le thème de son choix.
01:23Il a été décidé courant septembre,
01:26notamment, mais ce n'est pas la seule raison,
01:28notamment suite à ce qu'on peut appeler l'affaire Patrick Cohen et Thomas Legrand,
01:32par le groupe UDR, par l'ensemble des députés de ce groupe,
01:35et à l'initiative d'Eric Sotty,
01:37de commettre cette commission d'enquête.
01:39Et on a décidé de le faire parce que, aussi, c'était la première fois, à nouveau,
01:43dans l'histoire de l'Assemblée nationale,
01:45qu'une commission d'enquête a été réalisée, a été créée,
01:48pour vérifier la bonne affectation des 4 milliards d'euros des Français pour l'audiovisuel public.
01:53Ce que nous faisons au sein de cette commission est sérieux et important.
01:57Alors, je vous le redis, mes chers collègues,
01:59notre travail exige de la dignité dans nos échanges
02:01et le respect absolu des personnes que nous auditionnons,
02:04et à travers elles, de l'ensemble des salariés de France Télévisions et de l'audiovisuel public.
02:09Je pressens que la commission d'enquête va être très médiatisée.
02:13Je comprends que l'UDR a un objectif politique,
02:16que le rapporteur a un objectif politique,
02:18et c'est le cas, d'ailleurs, dans la majorité des commissions d'enquête.
02:22Et, compte tenu de la polarisation de l'Assemblée nationale,
02:25de la radicalisation, parfois, des positions, des oppositions franches,
02:30et, parfois, du triste spectacle que renvoie l'Assemblée nationale,
02:33je me dis que tous les éléments sont réunis
02:34pour que cette commission d'enquête puisse être dévoyée.
02:38Il y a un front inédit,
02:40alors même que les premières auditions n'ont pas encore été réalisées,
02:43de la part des parlementaires de gauche et des parlementaires macronistes,
02:46qui, pour une grande partie d'entre eux,
02:48s'opposent même à la création de cette commission d'enquête,
02:51alors qu'il est de coutume et qu'il est de droit,
02:53que chaque groupe d'opposition à l'Assemblée
02:54détermine lui-même et souverainement le thème de sa commission d'enquête.
02:58La question de participer à ça et de cautionner le déclenchement s'est posé,
03:04mais pour autant, je savais que de ne pas y être,
03:07c'était peut-être encore plus signifier qu'on allait leur laisser le champ libre.
03:13En fait, l'idée n'était pas de laisser non plus le champ complètement libre.
03:21Je vous le dis avec la plus grande clarté et la plus grande fermeté,
03:25cette commission ne sera pas le lieu de la politique spectacle,
03:29où l'on vient chercher un quart d'heure de loire médiatique.
03:32Je l'ai dit au rapporteur, je refuserai de convoquer devant cette commission
03:34des personnalités dont l'audition ne rentre pas dans le périmètre de nos travaux,
03:38des personnalités dont la présence n'a qu'un objectif, faire le buzz.
03:46Je regrette, comment dire, chaque mot qui a été prononcé dans cette introduction,
03:54ce propos liminaire indique exactement le rôle que j'ai tenté de mener tout au long des travaux,
04:03c'est-à-dire d'empêcher que la commission d'enquête ne se transforme en lieu de la politique spectacle,
04:08empêcher qu'elle ne soit dévoyée en tribunal politique, en procès individuel.
04:13Ces éléments de langage que vous voyez il y a six mois pour expliquer qu'en fait,
04:17il faut enquêter mais pas trop, il faut découvrir des choses mais pas trop,
04:21et que demander des comptes à des journalistes, à des dirigeants de l'audituel public,
04:24ce serait déjà d'une certaine façon attaquer l'État de droit.
04:27C'est ce qui nous a un peu suivi pendant l'ensemble des auditions.
04:31Cette commission ne sera pas non plus le procès à charge de l'audituel public,
04:35nous ne sommes pas ici dans un tribunal politique et les députés ne sont pas des juges,
04:39ce n'est pas ce que les Français attendent de nous, attendent du Parlement.
04:43Je me doutais qu'au regard des auditions que nous avions menées,
04:45les Français allaient regarder cette commission d'enquête
04:48et que nous avions une responsabilité particulière,
04:51celle de donner une image digne de l'Assemblée nationale,
04:54une image digne des députés et une image digne de nos échanges et de nos débats.
04:59Clairement, cette commission a manqué d'impartialité.
05:04Le rapporteur, de par le temps de parole qu'il lui est
05:09et par rapport aux postures qu'il adoptait, a manqué d'impartialité.
05:14Cette commission d'enquête ne se transformera pas en plus grand cabaret du monde
05:17où chacun vient faire son numéro.
05:19Tout ce que le président souhaitait qu'il n'arrive pas est arrivé.
05:22On a eu les stars, le buzz, les questions à charge.
05:30Tout ce qui était prévisible est arrivé.
05:33Madame Ernotte voulait me dégager, clairement.
05:36Il y a eu cette fameuse phrase des hommes blancs depuis de 50 ans.
05:40Je suis donc heureux de venir me défendre, puisque j'ai le sentiment d'être attaqué,
05:45et de me défendre encore plus parce que vous mettez ma famille en danger.
05:49On a eu de la politique spectacle, non seulement parce que des personnalités
05:54ont été invitées, sans doute plus pour faire le buzz
05:59que d'en tirer vraiment des enseignements.
06:02Décidément, vous avez décidé de me marier avec Jean-Anne Barrella.
06:05Je ne sais pas si ça va lui faire plaisir,
06:06mais je pense que vous faites un procès d'intention à service public.
06:11Comme j'ai été grandement malade et j'ai failli laisser ma peau,
06:14le service public était là pour me tendre la main, je ne l'oublierai jamais.
06:17Je suis l'ennemi commun type, je suis le bouc émissaire parfait,
06:20je suis le paratonnerre idéal, parce que je représente toutes les cases que la caste n'aime pas.
06:28Émotion amplifiée par une opération de propagande sans limite,
06:32visant à dénigrer, à détruire le service public que je représente.
06:36Par rapport à d'autres confrères ou consœurs, j'ai un ton différent,
06:40j'ai une manière d'aborder les choses différemment.
06:42Je le fais avec rigueur, jamais de complaisance, jamais de concession.
06:47Concrètement, ce qui se passe généralement, c'est le rapporteur qui doit proposer des personnes à auditionner,
06:54et c'est le président in fine qui convoque.
06:56Donc moi j'ai proposé un certain nombre de noms sur ces trois thèmes que je vous ai expliqués,
07:01la neutralité, les conflits d'intérêt et la gestion budgétaire des fonds.
07:05Il y a très peu de règles qui viennent préciser les pouvoirs du président d'une commission d'enquête,
07:12les pouvoirs du rapporteur, les pouvoirs du bureau,
07:14et en fait c'est une forme de tâtonnement.
07:19On évolue au fil du temps, mais il n'y a pas de règles très précises.
07:23Ce que je veux vous dire par là, c'est que finalement, le président d'une commission d'enquête,
07:27il a une forme de souplesse dans la gestion de ces commissions.
07:31Moi j'ai fait le choix dès le début, parce que je pressentais que ça allait être une commission complexe,
07:36difficile à mener, de réunir régulièrement le bureau,
07:39les députés, membres du bureau de la commission d'enquête,
07:42pour valider ensemble les auditions.
07:44J'avais même demandé à ce que les auditions puissent avoir lieu à huis clos,
07:49pour qu'on soit dans un cadre, je dirais, un peu plus serein,
07:53parce que je savais ce qui allait se passer.
07:55Donc, bon, voilà ce que je veux dire de plus.
08:00J'avais demandé à ce que les choses soient beaucoup plus cadrées,
08:03et qu'elles ne l'ont été, à tel point qu'à un moment,
08:06j'ai même demandé à ce que ça s'arrête,
08:08après l'audition particulièrement choquante,
08:10enfin les deux auditions successives de Thomas Legrand et de M. Cohen.
08:15M. Cohen, il y a une inversion accusatoire que je trouve parfaitement scandaleuse.
08:19Votre rôle ici n'est pas de me poser des questions,
08:21votre rôle ici est de répondre aux questions du rapporteur,
08:24comme à ceux de l'intégralité de mes collègues.
08:26Nous représentons les Français, nous avons été élus,
08:30nous disposons de ce pouvoir de contrôle sur pièce, sur place.
08:33Nous ne sommes pas sur un plateau de France 5 ou sur un plateau de Radio France.
08:37On est arrivé à un niveau d'interrogatoire de type macartiste absolument incroyable,
08:44assez glaçant.
08:45Je respecte énormément votre commission, je vous regarde,
08:49je sais que vous faites au mieux,
08:51mais je ne pense pas que ça change grand chose,
08:53parce que de mon point de vue à moi,
08:56des gens comme Mme Ernotte et ceux qui sont autour sont intouchables,
08:59et je pense que la politique à avoir là-dedans,
09:02en tout cas jusqu'aux prochaines élections, on a besoin d'elle.
09:04Sur Patrick Sébastien, il y a eu un refus clair et net du président de la commission d'enquête,
09:11qui, dès le premier jour de la commission, a fait la tournée des plateaux pour expliquer
09:16que cette commission ne sera pas le plus grand cabaret du monde.
09:18On a fait plus de 70 auditions, on a entendu plus de 230 personnes
09:21qui étaient toutes légitimes pour s'exprimer sur le visuel public.
09:24Je pense que les Français n'ont pas compris pourquoi une personne en particulier était ciblée,
09:28et une personne en particulier n'avait pas le droit de citer,
09:32et le droit d'expliquer ce qu'il avait vu dans le cadre de ses fonctions dans l'audiovisuel public.
09:38Je m'étais sans doute mal exprimé.
09:40Je ne voulais pas commencer par des personnalités médiatiques
09:44qui allaient justement, dès le début, et ce n'est pas un reproche que je leur formule,
09:50transformer la commission d'enquête en lieu de la politique spectacle,
09:52mais pas à cause de Patrick Sébastien, pas à cause des personnes auditionnées,
09:55parce qu'alors, les députés aussi contribueraient nécessairement
10:00à une forme d'hypermédiatisation de cette commission d'enquête
10:03et peut-être à un peu de politique spectacle.
10:06Et dans la phrase que j'avais prononcée, d'ailleurs sur LCP,
10:08et qui a été tronquée quand elle a été reprise sur les réseaux sociaux,
10:11je disais, je ne souhaite pas que la commission d'enquête
10:13se transforme en plus grand cabaret du monde
10:16où chaque député vient faire son numéro.
10:19Et cette phrase, elle s'adressait aux députés, pas à Patrick Sébastien.
10:22Pendant des années, Mme Nernot m'a pris pour un personnage vulgaire
10:26et que je n'étais pas pendant le cabaret, franchement, et grossier.
10:29Et franchement, pendant le cabaret, je n'étais pas vulgaire ni grossier,
10:32donc je voudrais lui donner raison dans ma prochaine chanson.
10:35Moi, je doutais d'ores et déjà de l'intérêt,
10:38et l'audition a bien révélé qu'en réalité,
10:41il y a eu un problème personnel,
10:44et je dirais, un différent au sein de la direction de France 2,
10:48entre la direction de France 2 et Patrick Sébastien,
10:51la poursuite de son émission ou pas, la manière dont ça s'est passé.
10:55Mais en fait, c'était plutôt un problème spécifique
10:58qu'un problème systémique.
11:00Quand on fait une commission d'enquête sur un sujet aussi large
11:02que le fonctionnement de l'audiovisuel public,
11:06on ne peut pas s'arrêter à un exemple.
11:09Et ça a été d'ailleurs souvent un écueil du rapporteur
11:11qu'il a utilisé à dessein,
11:13c'est-à-dire de prendre un micro-exemple
11:15pour faire une leçon générale.
11:22Vous commencez à vous rendre compte
11:24de toutes les entraves
11:26que France Télévisions m'oppose
11:28dans ce travail de clarification,
11:30notamment sur l'utilisation
11:31des 4 milliards d'euros d'argent public
11:34dans le coût de l'audiovisuel public.
11:37Depuis le premier jour de la création de cette commission d'enquête,
11:39beaucoup de choses ont été faites
11:41pour m'empêcher, d'une certaine façon,
11:44de parfaitement réaliser mon travail.
11:46Et je vois que personne,
11:47ni le président de la commission d'enquête,
11:49ni la présidente de l'Assemblée nationale
11:50n'a tapé du poing sur la table
11:52au bout d'un certain temps
11:53pour réclamer et exiger
11:54les documents qui manquaient à France Télévisions.
11:57Les services de l'Assemblée m'indiquent
11:58qu'on a les coûts pour cash investigation
12:01mais pas pour envoyer spécial.
12:02C'est pas pour vous remettre en cause.
12:04Je demanderai si on ne les a pas.
12:06Pardonnez-moi,
12:06mais pour le coup,
12:08je m'en suis véritablement assurée.
12:11Et je vais vous dire,
12:12pas plus tard que la semaine dernière,
12:14parce que je savais qu'il y avait cette audition aujourd'hui.
12:17Et je vous dis franchement
12:19que ça vous a été communiqué.
12:20Toute entreprise publique
12:21qui est soumise à une commission d'enquête
12:23à l'Assemblée sous dix jours
12:23doit s'exécuter et envoyer,
12:25transmettre les demandes,
12:27en tout cas les documents réclamés
12:29par le rapporteur.
12:30Moi, ça a pris plusieurs mois
12:31pour les avoir.
12:33Ce qu'il faut se mettre dans le rôle
12:34d'un rapporteur,
12:35un rapporteur,
12:35quand il a dix auditions
12:37à préparer chaque semaine,
12:38en fait,
12:39on ne fait que la préparation des auditions
12:41à la réalisation des auditions.
12:42Aller auditer soi-même des documents
12:44mis à disposition par France Télévisions
12:46sur un site très sécurisé,
12:48ça prend beaucoup plus de temps.
12:49Le rapporteur a un pouvoir de contrôle
12:50sur place et sur pièce.
12:52Je note qu'il ne l'a jamais utilisé.
12:54C'est-à-dire qu'il a la capacité,
12:55pour les téléspectateurs qui nous écoutent,
12:57d'aller sur place,
13:00directement,
13:00à France Télévisions,
13:01à Radio France,
13:02au siège de l'Arcom,
13:03pour demander les pièces
13:04et qu'elles lui soient transmises immédiatement.
13:06Il n'a pas utilisé ce droit
13:09et cette prérogative.
13:09Ce qui signifie donc
13:11qu'il a obtenu les documents qu'il souhaitait.
13:13Je voudrais revenir sur le festival de Cannes,
13:15puisque vous le savez,
13:16France Télévisions vous en a confié
13:17à la production en 2022.
13:19Ce contrat s'élève à 2,6 millions.
13:23Il est séparé en deux tranches.
13:25Il y a d'abord la production
13:25de contenu télévisé sur place à Cannes.
13:28Ça a coûté 1,3 millions d'euros en moyenne.
13:31Deuxième tranche,
13:31la production de la cérémonie d'ouverture
13:33et la conférence de presse,
13:34qui a coûté la somme d'un million 300 millions d'euros.
13:37Révéler comme ça un contrat
13:40qui s'inscrit dans le cadre du secret des affaires
13:42ne m'apparaît contraire au respect du...
13:47Il est payé par l'argent public.
13:48Monsieur le Président,
13:49c'est tout l'objet de notre commission d'enquête.
13:51C'est le financement,
13:51le fonctionnement de l'audiovisuel public.
13:54Ça ne trahit en rien
13:55ni le secret des affaires,
13:56ni il y a une rupture,
13:57une violation du droit à la vie privée.
13:59Je considère que même si personne
14:02ne peut porter plainte contre le rapporteur,
14:03puisqu'il a l'immunité,
14:05et que les propos qu'il a tenus
14:06dans cette commission d'enquête le protègent,
14:09il lui faut respecter, comme nous tous,
14:11le respect de la vie privée des personnes,
14:13que nous n'avons pas à jeter en pâture
14:15dans une commission d'enquête,
14:16et le secret des affaires.
14:18Car l'audiovisuel public évolue
14:20dans un secteur concurrentiel.
14:22Et que si vous révélez
14:23les montants très précis des contrats,
14:26vous pouvez fragiliser ces entreprises-là.
14:28Je trouvais parfois
14:29que le secret des affaires
14:30était un peu trop vite convoqué.
14:32Autant je ne vois pas l'intérêt
14:34de pouvoir étaler les détails des contrats.
14:40En même temps, je trouvais que parfois
14:42ça a été très vite, très souvent convoqué,
14:45un peu trop à mon goût.
14:47Quand on est sur des dépenses publiques,
14:49je pense que c'est plutôt assez sain
14:51d'avoir une information
14:54sur ce que sont le coût des programmes.
14:57Ça permet aussi de valoriser
14:59qu'il faut investir,
15:01que ces programmes,
15:01ce n'est pas juste comme ça,
15:03que ça demande du travail humain,
15:05du matériel,
15:06et donc que ça représente des coûts.
15:08Quand on regarde les détails
15:09de ces montants,
15:11j'ai pu voir notamment
15:12que concernant la maîtresse de cérémonie,
15:14à l'époque,
15:15l'actrice Virginie Effira,
15:17sa prestation a coûté 60 000 euros.
15:19Je n'ai pas bien compris
15:20à ce moment de l'audition
15:22quel était l'intérêt
15:23de révéler aux Français
15:24les frais de maquillage
15:25de Virginie Effira,
15:27comme je ne suis pas certain
15:28que le moment venu,
15:30je serais très favorable
15:30à révéler les frais de coiffeur
15:32d'un député.
15:33On a le droit de poser
15:33toutes les questions.
15:35On n'est pas obligé
15:36de donner les noms.
15:39Parce qu'à ce moment-là,
15:40on jette des gens en pâture
15:41à deux mules.
15:42On le sait, aujourd'hui,
15:43on le sait très bien.
15:44Et quand le rapporteur fait ça,
15:45il sait très bien
15:46ce qu'il déchaîne derrière
15:48contre telle ou telle personne.
15:49parce que Madame Effira
15:50n'est pas la seule
15:51à avoir été nommée comme ça.
15:53Et donc, on peut parler.
15:56Et c'est sain de parler
16:00des salaires,
16:01des rémunérations
16:02dans le monde
16:03du spectacle du cinéma
16:04où l'échelle des salaires
16:07est gigantesque
16:08entre les personnes
16:09qui s'occupent des tournages
16:11et qui font toute la technique
16:13et les grandes stars.
16:19Je le disais de façon
16:21très ironique
16:21qu'en effet,
16:22dans cette maison,
16:23il vaut mieux parfois
16:24partir avec un beau chèque
16:25après avoir eu une affaire
16:27qui a fait les gros titres
16:29y compris des affaires
16:31de déviance sexuelle
16:32parce qu'on essaie
16:33d'acheter votre silence
16:34et puis ensuite,
16:35vous êtes...
16:36Quelle affaire, alors ?
16:36Quelle affaire, monsieur ?
16:37Non, je ne vais pas donner
16:37de détails.
16:38Mais je veux dire...
16:39Attendez, non, non.
16:39Attendez, non, non.
16:40Attendez, attendez, attendez.
16:41Enfin, mais attendez.
16:42Attendez, mais vous découvrez
16:44le monde de l'industrie ?
16:45Dans ce cas très précis,
16:47d'ailleurs, on voit sur la vidéo
16:48que dans les premiers mots
16:50de M. Cardoz,
16:50je trépigne.
16:53Voilà, ce sont des insinuations.
16:55Si vous n'avez pas
16:57un fait précis,
16:58une qualification,
17:00par la suite,
17:00je lui ai demandé.
17:02Qualifiez précisément les faits.
17:03De quoi vous parlez ?
17:06Il a même été jusqu'à parler
17:07de déviance sexuelle.
17:08Que je sache,
17:09la déviance,
17:10c'est un jugement moral.
17:11Ce n'est pas une incrimination pénale
17:13ou quoi que ce soit.
17:15Donc, à tel point que
17:16dans ce passage-là,
17:17on ne sait même pas
17:18de quoi il est question.
17:20Est-ce que c'est une personne
17:21qui aurait quitté
17:23l'audiovisuel public
17:25après avoir été victime
17:27ou pour avoir été témoin ?
17:30Ou alors pour avoir été
17:32elle-même responsable
17:33et donc évincée,
17:35mais on aurait mis ça
17:36sous le tapis
17:37avec un gros chèque ?
17:38On ne comprend rien.
17:39C'est grave
17:40ce que vous êtes en train
17:41de nous dire.
17:41Oui, on n'est pas au courant.
17:42Pardon.
17:42Ni le rapporteur,
17:43ni moi-même,
17:44ni les membres
17:44de la commission d'enquête
17:45ne sont au courant.
17:45Je préside une commission d'enquête.
17:47C'est un exercice tout à fait important
17:48à une commission d'enquête.
17:49On peut saisir
17:51le procureur de la République
17:53au titre de l'article 40.
17:55Ce n'est pas rien.
17:55C'est-à-dire que si on a connaissance,
17:56la différence entre vous et nous,
17:58c'est que nous,
17:58les parlementaires,
17:59si nous avons connaissance
18:00de délit,
18:02nous sommes tenus
18:03de saisir le procureur de la République.
18:04Je lui demande des preuves
18:06parce que je considère
18:07qu'une commission d'enquête
18:09ne peut pas reposer
18:11sur du soupçon,
18:13des insinuations,
18:14des accusations sans preuve.
18:16Et je considère
18:17que c'est mon rôle
18:17d'entendre cette parole.
18:19Je n'ai pas refusé
18:20d'auditionner M. Cardoz,
18:21je n'ai pas refusé
18:22d'auditionner Patrick Sébastien
18:24en les convoquant.
18:25Je savais qu'ils avaient
18:26des choses à dire
18:27et des accusations
18:28apportées contre l'audiovisuel public.
18:30Mais mon rôle,
18:31si ce n'est pas
18:32de les censurer,
18:32c'est au moment
18:33où ces accusations
18:34sont prononcées,
18:35de leur demander des preuves.
18:37Il ne faut pas confondre
18:38le format d'une mission
18:39d'information
18:40qui est objet d'information.
18:43On vient prendre
18:44de l'information,
18:46recueillir,
18:48faire un bilan
18:49de l'état de l'art
18:50sur un sujet
18:50qui intéresse
18:51la représentation nationale
18:52et une enquête.
18:54Qu'est-ce qu'est
18:55la grande différence
18:56de la commission d'enquête ?
18:58C'est le serment.
19:00Vous avez convoqué
19:01des personnes
19:02qui n'ont pas pu
19:04se défiler
19:05et qui vont prêter serment.
19:06Et qui ont prêté serment.
19:08Elles s'engagent donc,
19:10elles sont donc
19:10très engagées
19:11dans ce qu'elles vont dire.
19:12Donc,
19:13ce n'est pas quelque chose
19:14qu'on peut prendre
19:14à la légère
19:15et il faut
19:17en l'utiliser
19:18au maximum.
19:20C'est-à-dire,
19:20par construction,
19:22il s'agit d'amener
19:23des personnes
19:23à dire des choses
19:24qu'elles n'auraient pas eu
19:25envie de dire autrement.
19:27Je vous rappelle
19:28que l'article 6
19:29de l'ordonnance
19:30du 17 novembre 1958
19:31relative au fonctionnement
19:32des assemblées parlementaires
19:34impose aux personnes
19:35auditionnées
19:36par une commission d'enquête
19:37de prêter serment
19:38de dire la vérité,
19:39toute la vérité
19:40et rien que la vérité.
19:41Je vais donc vous inviter
19:41à lever la main droite
19:42et à dire je le jure.
19:44Je le jure.
19:45Je le jure.
19:46Je le jure.
19:47Je le jure.
19:48Je le jure.
19:48Chaque personne
19:49qui témoigne
19:49aux commissions d'enquête
19:51au début de l'audition
19:53lève la main droite
19:54et jure de dire
19:55la vérité,
19:57toute la vérité,
19:58rien que la vérité.
19:59C'est un serment
19:59qui est très fort,
20:01qui est solennal,
20:02qui fait l'objet
20:02vraiment d'une interruption
20:03quasiment de la séance
20:05au tout début
20:06pour que les personnes
20:07prêtent serment.
20:08Donc la commission d'enquête,
20:10ce n'est pas un lieu
20:10où on peut dire
20:10tout et n'importe quoi.
20:11Et c'est encore moins
20:12le lieu où on peut
20:14proférer des mensonges
20:15puisque le délit
20:16de parjure
20:17est puni
20:18de 5 ans d'emprisonnement
20:19et de 70 000 euros
20:21d'amende.
20:22Comment est-ce que
20:23vous expliquez
20:23effectivement
20:24cette concentration
20:25de contrats
20:26auprès de quelques
20:26sociétés de production,
20:28MediaOne notamment,
20:30Tougeaser,
20:31Benigel,
20:31est-ce que selon vous
20:32il y a des liens
20:35entre Delphine Arnotte
20:36ou M. Sidbon Gomes
20:37et ses dirigeants
20:38de sociétés de production
20:39ou d'autres
20:40d'ailleurs dirigeants
20:41de France Télévisions
20:42qui pourraient expliquer
20:43ce phénomène
20:44de concentration
20:45des contrats ?
20:46Quand vous dites
20:47qu'il y a des relations,
20:48il y a forcément des relations.
20:49Quand MediaOne
20:50invite Mme Arnotte
20:51chez Maxims
20:52avec la privatisation
20:54du restaurant Maxime
20:55tout entier
20:55pour fêter
20:56un peu en avance
20:57sa victoire,
20:58c'est quand même
20:59assez choquant.
20:59On m'a reproché
21:00par exemple
21:01d'avoir retransmis,
21:03retranscrit
21:04des passages
21:05de personnes auditionnées
21:06après avoir prêté serment
21:08qui portaient
21:08des accusations graves
21:09contre des pratiques
21:11du dirigeant
21:12de l'audituel public.
21:13et on m'a dit
21:14mais vous avez retranscrit
21:16ça,
21:18on prouvera
21:18in fine
21:19que la personne
21:20qui a dit ça
21:20pourtant sous serment
21:21a menti.
21:22Mais est-ce que c'est
21:23ma faute ?
21:24Est-ce que c'est mon rôle
21:26alors que la personne
21:27a prêté serment
21:28de me dire
21:29attention,
21:29cette personne
21:30vient de prêter serment
21:31risque 50 prisons
21:32et 70 000 euros
21:33d'amende.
21:34En fait,
21:35est-ce qu'elle dit la vérité ?
21:36Est-ce qu'elle ment ?
21:37Dans ce cas,
21:38c'est quoi le sujet ?
21:39Il y a des propos
21:40tenus sous serment
21:40qui sont entendables
21:42et d'autres propos
21:43tenus sous serment
21:44qui ne seraient pas entendables.
21:45Là,
21:45j'ai une différence
21:46de méthode fondamentale
21:47avec le rapporteur.
21:48Je considère que
21:50durant tous les travaux
21:51de la commission d'enquête,
21:53les propos qui sont tenus
21:54devant la commission d'enquête
21:57ne doivent pas être relayés
21:59ni par le rapporteur
22:00ni par le président.
22:02Je considère que
22:03tant que la commission d'enquête
22:04n'est pas terminée,
22:05tant que les personnes
22:06qui sont mises en cause
22:07n'ont pas pu répondre,
22:09il n'est pas
22:09de notre responsabilité
22:11à nous,
22:12les dirigeants
22:13de cette commission d'enquête,
22:14pardon pour cette expression,
22:15en tout cas le rapporteur
22:16et le président,
22:17que de relayer,
22:18alors certes,
22:19parfois au conditionnel,
22:20comme l'a fait le rapporteur,
22:22certes,
22:22en mettant quelques précautions,
22:24mais enfin,
22:25très souvent,
22:26en les relayant
22:27de manière brute,
22:28sans beaucoup de précautions.
22:35« Le rapporteur,
22:36vous avez d'autres questions ? »
22:38« Si vous faites des tweets
22:38en même temps,
22:39ce n'est pas gagné. »
22:41« C'est très humain,
22:42allez-y, monsieur. »
22:45« Absolument pas,
22:47absolument pas. »
22:48Et je précise aussi
22:49un autre point,
22:50parce que je vois
22:50que monsieur Balanant
22:52s'agace.
22:53Vous savez,
22:53monsieur Balanant,
22:53on est des représentants
22:55de la nation
22:56et du peuple.
22:57Des gens qui se posent
22:58des questions
22:59méritent aussi,
22:59par notre voix,
23:01de les poser
23:01et d'avoir des réponses.
23:03« Je faisais
23:04un petit trait d'humour
23:05parce qu'effectivement,
23:06le rapporteur
23:07tweet en temps réel
23:07nos commissions d'enquête.
23:09Ce n'est pas moi.
23:10Ce n'est évidemment pas moi.
23:11Vous avez l'impression
23:12que je suis sur mon téléphone
23:13quand je pose les questions. »
23:14« Ce qui est son droit
23:15et ce qui correspond
23:16au monde dans lequel
23:17nous vivons,
23:18monsieur le rapporteur. »
23:19C'était un trait d'humour.
23:20Ça ne justifiait pas
23:22cette prise à partie.
23:25Imaginez-vous un juge
23:27en pleine procédure judiciaire,
23:29en plein procès,
23:30tweeté en temps réel
23:31les propos
23:32des personnes à la barre.
23:35Il paraîtrait à tout le monde
23:36insensé et inacceptable.
23:37Pourquoi dans une commission d'enquête
23:39qui s'apparente
23:40d'une certaine manière
23:41au cadre judiciaire ?
23:42Nous pourrions-nous
23:44tweeter en temps réel
23:45les propos
23:46qui sont tenus
23:47devant nous ?
23:48Et donc,
23:49j'avais interdit
23:51ces live tweets.
23:51J'ai considéré en décembre
23:52que ces règles
23:53n'avaient pas été respectées
23:54et pour la première fois
23:55de la Ve République,
23:56le président de la commission
23:57d'enquête que j'étais
23:58a suspendu
23:59pendant quelques semaines
24:00les convocations
24:02et donc les travaux.
24:03J'ai assumé cette décision
24:04parce que je considérais
24:06que nous nous éloignions
24:08dangereusement
24:08du cadre digne
24:10et respectueux
24:11qui devait présider
24:12à nos travaux.
24:13Ce n'était pas,
24:15je le dis clairement,
24:16une volonté
24:16de censurer le rapporteur.
24:18On va arrêter
24:18de faire de la politique.
24:19Je pense que la communication
24:21de l'ensemble
24:21de ces auditions
24:22est un exercice
24:23de salubrité publique.
24:25Ces auditions sont diffusées
24:26par LCP,
24:27à la télévision,
24:28par d'autres chaînes
24:29et sur les réseaux sociaux
24:30et sur YouTube.
24:31Je ne fais que relayer
24:33les questions
24:34et les réponses
24:34que je vous pose.
24:35Quand je vois
24:36que le président
24:38a déterminé
24:38que pour reprendre
24:39les auditions
24:40en janvier,
24:41il fallait arrêter
24:42de publier des extraits
24:44en cours des auditions
24:45de live-tweeter
24:45en quelque sorte
24:46et qu'il fallait opérer
24:47une certaine diète médiatique
24:48alors que les règlements
24:50et la loi
24:51autorisent
24:52tout député
24:53qu'il soit président,
24:54rapporteur
24:54ou membre
24:55d'une commission d'enquête
24:56de s'exprimer
24:57dans les médias
24:57et de relayer publiquement
24:58les travaux.
24:59Ça aussi,
25:00on peut parler d'entrave.
25:01On voit,
25:01vous tweetez en direct.
25:02Ce n'est pas vous,
25:03on a bien compris,
25:03vous avez des collaborateurs
25:04pour ça.
25:05Mais moi,
25:07je considère
25:07et je saisirai la présidente,
25:09je considère que
25:09la présidente de l'Assemblée,
25:11je considère que
25:11vous sortez du cadre
25:12déontologique.
25:13Je savais très bien
25:14comment ça allait se passer.
25:15C'est-à-dire
25:16les extraits
25:19et le découpage,
25:21redécoupage,
25:22montage
25:23et après,
25:24utilisation sur les réseaux sociaux
25:25en faisant parfois dire
25:26aux gens l'inverse
25:27de ce qu'ils ont voulu dire.
25:28Quand vous êtes rapporteur,
25:29vous devez quand même
25:31être assez discret
25:34et c'est plutôt au moment
25:36de rendre votre rapport
25:36que vous pouvez communiquer
25:40ce que vous pensez
25:41de telle ou telle chose.
25:44Là,
25:44le fait
25:45qu'il y ait une communication
25:47en direct
25:49et qui déforme
25:50les propos
25:51sans que les personnes
25:52puissent s'en défendre
25:54puisqu'elles,
25:54elles sont devant la commission
25:55et elles ne sont pas
25:56en train de refaire
25:57des tweets
25:58pour réagir,
25:59ça pose quand même
26:00un vrai souci.
26:02Vous pouvez parler
26:03de la méthode
26:05de travail,
26:06vous pouvez parler
26:08et commenter éventuellement
26:09quelques auditions,
26:10vous n'avez pas
26:11à rendre
26:12une sentence
26:13comme c'était
26:14fait par tweets,
26:15souvent par Charles Aloncle.
26:16De faux différentes interviews,
26:18toutes ayant un passage
26:20accusateur
26:20à mon encontre,
26:21relayées sur les réseaux
26:22mais surtout hors du cadre
26:24et du travail
26:24de cette commission,
26:25votre intuition,
26:27comme vous dites,
26:28a déclenché
26:28à mon encontre
26:29des injures,
26:31des menaces,
26:32des incitations
26:33à porter atteinte
26:34à mon intégrité physique,
26:35le tout avec de nombreux
26:36messages racistes.
26:37Alors vous vouliez
26:37sans doute
26:38écorner mon image
26:40auprès du public
26:41mais vos actes
26:42et vos déclarations
26:43sont allés
26:43bien plus loin
26:45jusqu'à des menaces
26:45de mort.
26:46C'est la raison
26:47pour laquelle
26:47en effet
26:49j'ai déposé
26:50une plainte
26:50il y a
26:52il y a pardon
26:53j'ai déposé
26:53une plainte
26:53il y a
26:55un mois
26:55c'est la vérité
26:56monsieur.
26:56Non non non
26:57attendez on va être précis
26:59je ne parle pas de vous
27:00je ne parle pas de vous
27:01ah non je ne parle pas de vous
27:03laissez moi
27:05laissez moi poursuivre
27:06j'ai déposé une plainte
27:08il y a un mois et demi
27:08et pas la semaine dernière
27:09allez au bout de votre intervention
27:10mais s'il vous plaît
27:11je vous l'aurai dit ici
27:12et je suis moi le garant
27:13quand même
27:14de la à la fois
27:15de la dignité
27:15et de la sécurité
27:15de notre débat
27:16mais je suis très serein
27:17je le dis très calmement
27:18la plainte a été déposée
27:19il y a un mois et demi
27:20et pas donc la semaine dernière
27:22c'est une plainte complexe
27:24s'il vous plaît
27:24monsieur le rapporteur
27:26cette scène
27:26elle montre bien
27:28que quand un rapporteur
27:29s'exprime
27:30pendant toute la durée
27:31des commissions d'enquête
27:31dans les médias
27:32sur les réseaux sociaux
27:33ça vient perturber
27:35le fonctionnement
27:35de la commission d'enquête
27:36je ne peux pas vous le dire
27:37plus clairement
27:37cet échange entre Nagui
27:39et le rapporteur
27:40est l'exemple flagrant
27:43parfait
27:43que nous devons
27:46nous astreindre
27:48nous les présidents
27:49les rapporteurs
27:50les membres
27:50d'une commission d'enquête
27:51à un silence
27:53dans les médias
27:54et sur les réseaux sociaux
27:55pendant la durée
27:56de la commission d'enquête
27:57ce règlement de compte
27:58par médias interposés
28:00ou par réseaux sociaux interposés
28:02en pleine commission d'enquête
28:05empêche
28:06à cette commission
28:07de fonctionner
28:08de manière
28:10digne
28:11sérieuse
28:12respectueuse
28:12c'est ça
28:13l'entrave
28:14à la commission d'enquête
28:15je trouve ça assez fort
28:16d'ailleurs
28:16déjà de m'accuser
28:17de cyberharcèlement
28:18pourquoi ?
28:19parce que
28:19vous m'avez jeté en pâture
28:21sur un poste aussi
28:23mensonger qu'indigne
28:24devant un demi-million
28:25de vos abonnés
28:27expliquant que vous étiez
28:28convoqué dans cette commission d'enquête
28:29parce que vous seriez
28:30végane et d'origine égyptienne
28:31m'accusant ouvertement de racisme
28:33vous l'avez fait
28:34alors que vous êtes suivi
28:36par une telle communauté
28:36qui n'a pas tardé
28:38à m'envoyer des milliers
28:40de messages
28:41dont certaines
28:42menaces de mort
28:43que vous avez
28:44proprement orchestrées
28:45par ces accusations
28:47mensongères
28:47je pense que
28:48votre règlement de compte
28:50n'intéresse pas les français
28:51et je le dis
28:52à tous les deux
28:53le rapporteur a parlé des français
28:54non mais je pense
28:55que de savoir
28:55qui a commencé
28:56qui a fait le tweet
28:57le premier tweet
28:58la réponse du tweet
28:59la première émission
28:59ça n'intéresse personne
29:00maintenant ce qui compte
29:01c'est des questions du rapporteur
29:03précises
29:03et je sais qu'elles le sont
29:04comme à chaque fois
29:04et vos réponses
29:05je le sais également
29:06seront précises
29:07et qui permettront
29:08de quitter la suspicion
29:09et les attaques à dominem
29:11pour aller au coeur du sujet
29:12c'est à dire
29:13vos activités
29:14d'animateur et de producteur
29:15quand on est rapporteur
29:16on est rapporteur
29:16de la commission
29:17dans son ensemble
29:20on l'est au titre
29:21de son groupe
29:21puisque c'est le droit
29:22de tirage du groupe
29:23d'opposition
29:23mais on est quand même là
29:24pour le
29:25on rapporte
29:26au nom de la commission
29:27dans son ensemble
29:29et pour le coup
29:30tweeter
29:31des choses
29:32qui par ailleurs
29:32après se sont révélées
29:33manipulatoires
29:34puisqu'on a demandé
29:36aux rapporteurs
29:37d'arrêter
29:37de faire des tweets
29:38qui étaient malhonnêtes
29:39intellectuellement
29:40et où après
29:41les personnes auditionnées
29:41se plaignaient
29:42en disant
29:43attendez
29:43j'ai pas dit ça
29:44j'ai écouté la phrase
29:45en entier
29:46etc
29:46parce que
29:47c'est pas seulement tweeté
29:48c'est aussi de voir
29:50les extraits
29:50qui sont mis
29:51sur les réseaux sociaux
29:52les commentaires ajoutés
29:54dans le dit tweet
29:55etc
29:55et à plusieurs reprises
29:57il y a eu des choses
29:57qui étaient tellement réductrices
29:59qu'elles en venaient
30:00à déformer les propos
30:02qui étaient tenus
30:03que les français
30:04puissent être témoins
30:05de l'ensemble de ces questions
30:07et de l'ensemble
30:07de ces réponses
30:08de façon publique
30:09et transparente
30:10que je m'en fasse
30:11comme tous les autres députés
30:12de la commission d'enquête
30:12le relais
30:13ça me paraît totalement normal
30:14et je pense au contraire
30:15même que c'est un travail
30:17de salubrité publique
30:17donc je ne comprendrai
30:19jamais les reproches
30:20du président
30:21de la commission d'enquête
30:22de certains députés de gauche
30:23de certains députés
30:24Macronics
30:25qui depuis le premier jour
30:25nous expliquait
30:26il faut enquêter
30:27mais pas trop
30:27il faut poser des questions
30:28mais ne surtout pas
30:29les révéler aux français
30:30il faut faire ça
30:31quasiment en petit cercle
30:33et de façon un peu fermée
30:34c'est pas un huis clos
30:35mais c'est quasiment
30:36un huis clos
30:36je ne le comprendrai pas
30:43Monsieur le président
30:44j'ai l'impression
30:45que vous voulez défendre
30:46à corps et à cri
30:47MediaOne
30:47et j'ai l'impression
30:48que vous vous faites
30:49le porte-parole de MediaOne
30:50je dis depuis le début
30:52que MediaOne
30:53est une société
30:53qui est détenue
30:55en majorité
30:57capitalistiquement
30:57par un fonds d'investissement
30:58américain
30:59KKR
30:59c'était d'ailleurs
31:00l'une des révélations
31:01de cette commission d'enquête
31:02que vous ayez des liens
31:03on le verra peut-être
31:04avec des actionnaires
31:05de MediaOne
31:06vous pourrez en répondre
31:08mais MediaOne
31:09est détenu en majorité
31:10par un fonds d'investissement
31:11américain
31:12c'est tout ce que je dis
31:13et je ne comprends pas
31:14pourquoi vous expliquez
31:15que ce que j'explique
31:17est factuellement faux
31:18Merci Monsieur le rapporteur
31:19vous venez de porter
31:20des accusations
31:20très graves contre moi
31:21en disant que j'avais des liens
31:22avec MediaOne
31:23ce qui est absolument faux
31:24donc je suspend cette audition
31:39Monsieur le rapporteur
31:40vient de me mettre en cause
31:42en indiquant que j'avais des liens
31:44avec MediaOne
31:44ce qui est absolument faux
31:45et donc je mets fin
31:46à cette audition
31:46et je remercie les ministres
31:48de leur présence
31:48Monsieur le Président
31:49j'avais des questions
31:51importantes
31:51C'était une audition
31:52qui était majeure
31:54où il y avait beaucoup
31:55de questions à poser
31:56notamment sur d'éventuelles
31:57collusions entre
31:58le pouvoir politique
32:00et les dirigeants
32:01de l'audituel public
32:02alors que pourtant
32:03une loi avait été passée
32:04pour que l'ARCOM
32:05soit parfaitement imperméable
32:07à cette pression
32:07donc on avait énormément
32:08de questions à poser
32:10et je remarquais
32:11je faisais remarquer
32:12au Président
32:13qui d'ailleurs
32:14l'a admis
32:15dans différentes interviews
32:16qu'à chaque fois
32:17que je posais une question
32:18sur MediaOne
32:19qui est un sujet important
32:21parce que c'est la première
32:22société de production
32:23à bénéficier
32:24de contrats
32:24avec France Télévisions
32:26systématiquement
32:27le Président
32:27sans aucune preuve
32:29m'interrompt
32:30en disant
32:30non non
32:31Monsieur le rapporteur
32:32on ne peut pas dire
32:32que MediaOne
32:33est une société américaine
32:34c'est une société française
32:35Nous étions à 2h30 d'audition
32:37nous avions dépassé
32:38le temps qui était prévu
32:39pour cette audition
32:40qui était prévu pour 2h
32:41et donc alors que
32:43les personnes
32:44qui attendaient
32:45pour l'audition suivante
32:46étaient déjà arrivées
32:48le rapporteur
32:49porte des accusations graves
32:50contre moi
32:53laissant entendre
32:54que j'aurais des liens
32:55avec les dirigeants
32:56de la société
32:57MediaOne
32:58ce qui est absolument faux
32:59et à ce moment-là
33:00je perds mon sang-froid
33:01j'ai réagi vivement
33:03car je savais
33:03à ce moment-là
33:05nous étions déjà avancés
33:07dans la commission d'enquête
33:08que cette accusation
33:09calomnieuse portée
33:10à mon endroit
33:11par le rapporteur
33:12susciterait
33:13une vague de haine
33:15et un déchaînement
33:17de fausses informations
33:18sur les réseaux sociaux
33:19pour le dire
33:20très directement
33:21un complotisme
33:22et ça n'a pas manqué
33:24dans les jours
33:25qui ont suivi
33:27on a expliqué
33:28que ma circonscription
33:29étant en Normandie
33:31et que le dirigeant
33:33de MediaOne
33:33ayant une maison
33:34à l'autre bout
33:35du département
33:36j'avais forcément des liens
33:37on a expliqué
33:38que puisque ma femme
33:40et moi
33:40vions vécu à New York
33:41et que le dirigeant
33:42aurait eu un appartement
33:44il y a quelques années
33:45à New York
33:45nous nous connaissions
33:46forcément
33:47j'ai vu
33:48de mes yeux vus
33:49ce qu'était
33:49le complotisme
33:51quelques jours après
33:53je lui ai indiqué
33:55que s'il ne rétablissait pas
33:56mon indépendance
33:57et ma probité
33:59je démissionnerais
34:00de cette commission d'enquête
34:01comme président
34:02il a fait un tweet
34:04indiquant qu'il
34:07savait
34:07qu'il reconnaissait
34:09qu'il n'avait jamais douté
34:10de mon indépendance
34:11et de ma probité
34:13dont acte
34:14Monsieur le Président
34:15je vais simplement
34:16vous demander
34:16vous m'avez accordé
34:1745 minutes
34:18je vous demande
34:19très simplement
34:20de me laisser poser
34:21mes questions
34:21et de ne pas m'interrompre
34:22ou commenter
34:22chacune de mes questions
34:23parce que sinon
34:24on risque
34:25de ne pas avoir
34:27les réponses
34:27aux questions
34:28que les français
34:28se posent légitimement
34:29j'ai dit
34:30que Charles Laloncle
34:31avait introduit
34:32les méthodes
34:33de CNews
34:34dans la vie parlementaire
34:35et je crois
34:36que c'est la meilleure définition
34:38de ce qu'il a fait
34:39c'est à dire que
34:39comme sur CNews
34:40il a pu partir
34:41d'un fait vrai
34:42pour en tirer
34:43des conséquences générales
34:44délirantes
34:44je pense que
34:46le rapporteur
34:47a été dans un rôle
34:48de procureur
34:49et non pas de rapporteur
34:50je pense que
34:51que le président
34:53a fait son job
34:54de président
34:54même s'il y a eu
34:56quand même
34:57parfois beaucoup
34:58d'interruptions
34:59de sa part
35:01soi-disant
35:02pour éclairer
35:03les débats
35:04mais en fait
35:05il faut que les débats
35:05se fassent
35:06avant de les éclairer
35:08et puis parfois
35:09des réactions
35:11aux questions
35:12posées par certains
35:13ou certaines députées
35:14qui n'avaient pas lieu d'être
35:17soit pour souligner
35:19la pertinence
35:20de la question
35:21j'ai eu le droit
35:21à ce type de remarques
35:23mais j'ai eu des collègues
35:24dont on a plutôt
35:25moqué
35:25la question
35:27en fait
35:27un président
35:28il doit être neutre
35:29il doit être impartiel
35:32là parfois
35:33ça en a manqué
35:34en réalité
35:35en tant que président
35:36vous modérez
35:38les débats
35:38vous donnez pas
35:39les bons points
35:40vous ne dites pas
35:41ça c'est une bonne question
35:43ça c'est une mauvaise question
35:44la seule chose
35:45que vous avez à faire
35:46c'est difficile
35:47c'est surtout
35:48avec un rapporteur
35:49qui a mordu la ligne
35:50bien plus d'une fois
35:51mais c'est de
35:53se tenir
35:54au sujet
35:55de la commission d'enquête
35:56le sujet est vaste
35:58donc
35:58bah écoutez
35:59si les questions
36:00vous plaisent
36:00vous plaisent pas
36:01c'est un autre problème
36:02mais les personnes
36:03qui sont auditionnées
36:04en réalité
36:04elles étaient
36:05toutes capables
36:07éventuellement
36:08de renvoyer le rapporteur
36:09dans ses cordes
36:10quand le sujet
36:11de la commission
36:11n'était pas
36:12n'était pas respecté
36:13monsieur le rapporteur
36:14il n'y a que vous
36:15qui allez avoir la parole
36:16dans une seconde
36:17alors monsieur le rapporteur
36:18je ne vous ai pas interrompu
36:18j'ai essayé de remettre
36:19de l'ordre
36:19est-ce que vous voulez parler
36:20que les gens ne vous écoutent pas
36:21je pense qu'on vous doit le respect
36:23pendant l'ensemble
36:24pendant l'ensemble de la commission
36:24je n'ai pas voulu
36:26émettre de critique
36:28je pense que
36:28le duo
36:29le tandem
36:30président rapporteur
36:31est un tandem
36:32qui est assez sensible
36:34assez subtil
36:35qui parfois
36:36marche sur une ligne de crête
36:37et c'est parfaitement normal
36:38parce qu'on n'appartient pas
36:39au même groupe politique
36:40lui est un député
36:41d'Edouard Philippe
36:42moi je suis un député
36:43du groupe UDR
36:45donc on n'a pas forcément
36:45la même vision
36:46on n'a pas forcément
36:47les mêmes intentions
36:48sur la réduction
36:49de la dépense publique
36:50moi j'ai toujours respecté
36:51tout au long de la commission d'enquête
36:52le rapporteur
36:53j'ai toujours garanti
36:55malgré nos différences de méthode
36:57et elles sont fondamentales
36:59malgré nos différences politiques
37:00et elles sont majeures
37:02je lui ai toujours garanti
37:04qu'il puisse mener son travail au bout
37:06je n'ai fixé aucune limite
37:08à la durée des auditions
37:09certaines auditions ont duré 5 heures
37:11je n'ai refusé aucune personne
37:13qu'il souhaitait auditionner
37:14à partir du moment
37:15où elles étaient dans l'objet
37:16de la commission d'enquête
37:19j'ai refusé des auditions
37:20à huis clos
37:21ce qui lui ont permis
37:22de se faire connaître
37:24puisque cette commission d'enquête
37:26par conséquent
37:27a pu être suivi
37:28par les français
37:29et par les journalistes
37:30et j'ai adapté
37:32mon agenda
37:33au sien
37:34il y avait un autre candidat
37:36pour être président
37:39qui était Erwan Baladan
37:41donc
37:44Jérémy Patrier-Lettius
37:45est devenu président
37:46je suspecte quand même
37:48un petit peu
37:48que son appartenance partisane
37:54le laissait percevoir
37:56comme moins dur
37:59à l'égard de l'UDR et du ARN
38:01que ne l'aurait été Erwan Baladan
38:10Exiger la transparence
38:11sur l'usage
38:12de l'argent des français
38:13est nécessaire
38:13et je pense que vous avez
38:14entièrement raison de le faire
38:16mais je pense qu'il était possible
38:18de le faire
38:18monsieur le rapporteur
38:21Charles-Henri
38:21à l'oncle
38:22sans transformer
38:23votre commission
38:23en cirque
38:27Merci pour l'invitation
38:27et je ne suis pas un clown
38:29puis vous vous présentez
38:29toujours comme
38:30ah là là
38:30tout le monde m'attaque
38:31et m'agresse
38:32alors qu'en fait
38:32vous agressez
38:33en permanence tout le monde
38:34C'est devenu votre commission
38:35c'est votre commission d'enquête
38:36c'est un one man show
38:37très très cher pour les français
38:38je vous l'ai déjà dit
38:39Vous faites beaucoup d'ennemis
38:40Vous faites des ennemis
38:41sur les animateurs
38:43et producteurs stars
38:44de ces chaînes publiques
38:46Vous faites des ennemis
38:46sur les journalistes
38:47du service public
38:49à qui vous posez des questions
38:51sur leurs obligations
38:52parfois pas toujours
38:53respectées de neutralité
38:55Vous faites des ennemis aussi
38:56sur les dirigeants
38:57de ces entreprises publiques
38:59qui ont un certain pouvoir
39:00Merci monsieur le président
39:01et je demanderai
39:01à l'ensemble des députés
39:03qui n'ont que pour seul rôle
39:04alors qu'ils ne viennent pas
39:05à l'ensemble des auditions
39:06d'interrompre et de perturber
39:08les travaux de cette commission
39:09Je pense notamment
39:10à monsieur Balanant
39:11qui se fait pour profession
39:12de discréditer en on et en off
39:15les travaux de cette commission
39:17Monsieur Alonq s'il vous plaît
39:17Je vais demander
39:18à l'ensemble des députés
39:20Monsieur le rapporteur
39:21Monsieur le rapporteur
39:22J'ai demandé
39:23Monsieur
39:23J'essaye
39:25Monsieur Balanant
39:26J'essaye ici d'être
39:27Monsieur Balanant
39:29Monsieur
39:30Monsieur Balanant
39:32Monsieur Balanant
39:33Je vais suspendre
39:33Monsieur
39:33C'est scandaleux ce que vous faites
39:35Monsieur Alon
39:35Soit je suspends
39:36Je suspends pour 5 minutes
39:37Je suspends pour 5 minutes
39:43Il était nécessaire
39:44de passer à des suspensions
39:46tant les tensions étaient fortes
39:48et ce qui se passait
39:50dans le cadre de la suspension
39:52parfois c'était bien
39:54que ça n'ait pas été à l'écran
39:55et les manquements
39:57Merci
39:59Bon
39:59On sort pas
40:03Merci beaucoup
40:05On va laisser
40:06Monsieur le rapporteur
40:08Monsieur le député
40:09T'inquiète on va te régler
40:10On va te régler
40:10dit Erwan Balanant
40:11à mon propos
40:11T'inquiète on va te régler
40:13C'est quoi c'est une menace
40:14Monsieur Balanant
40:15Monsieur
40:16Monsieur
40:17T'inquiète on va te régler
40:18en partant
40:19en quittant la salle
40:21T'inquiète
40:22T'inquiète
40:23Monsieur le président
40:23simplement
40:24si vous pouvez me laisser
40:31Je me souviens
40:32il y a eu un incident
40:34entre Erwan Balanant
40:35et le rapporteur
40:36Erwan Balanant
40:38voilà
40:39étant assez
40:41sur un ton menaçant
40:42interpellant le rapporteur
40:44le rapporteur se victimisant
40:46en disant qu'il a été menacé
40:48etc etc
40:49on a
40:50on a interrompu
40:52on a suspendu
40:53mais la discussion
40:55entre deux
40:56s'est poursuivie
40:57pendant la suspension
41:00et là
41:00on était en proximité physique
41:02inquiétante
41:03J'ai reçu des menaces
41:04dans le cadre d'ailleurs
41:06de cette audition
41:07micro et caméra ouverte
41:08on a pu en parler
41:09d'un député même
41:10membre de cette commission
41:12d'enquête
41:12qui lors de l'audition
41:14des dirigeants
41:15de MediaOne
41:15venu probablement
41:17pour en être
41:17le porte-parole
41:18s'est levé
41:19m'a pointé du doigt
41:20a parfaitement assumé
41:21ses propos
41:21et m'a dit
41:22voilà
41:22t'inquiète
41:23toi on va te régler
41:25si c'est pas des menaces
41:27je sais pas comment
41:27les interpréter
41:28mais quand on dit
41:29à quelqu'un
41:29de façon aussi
41:31péremptoire
41:31t'inquiète
41:32toi on va te régler
41:32je pense que ça peut
41:33s'apparenter à des menaces
41:34au début
41:35on s'est intéressé
41:36à la neutralité
41:36dans le cadre
41:37de la commission d'enquête
41:38où là
41:38pour le coup
41:40il y a eu une audition
41:41peut-être un peu houlouse
41:41avec Patrick Cohen
41:42et Thomas Legrand
41:43mais tout s'est parfaitement passé
41:44chaque personne répondait
41:46naturellement
41:46admettait la légitimité
41:48de sa commission d'enquête
41:49est-ce que
41:49l'audituel public
41:51respecte ses obligations
41:52d'impartialité
41:53d'honnêteté
41:53de pluralisme
41:54ensuite
41:55a été question
41:56de l'utilisation
41:57des fonds publics
41:58et surtout
41:59de la gestion financière
42:00de ces entreprises
42:00on a reçu la cour des comptes
42:01l'inspection des finances
42:02les dirigeants
42:03notamment directeurs financiers
42:05de France et de Radio France
42:06de la même façon
42:07ça a été cordial
42:08personne ne s'est emporté
42:09personne n'est sorti de signe
42:11ou personne ne l'a menacé
42:11c'est lors de la troisième
42:13et dernière partie
42:14de cette commission d'enquête
42:15au moment où j'ai commencé
42:16à m'intéresser
42:17au contrat passé
42:19entre l'audiovisuel public
42:20et les sociétés de production
42:22France Television
42:23attribue près d'un milliard
42:24d'euros par an
42:25de contrat
42:26à ces sociétés
42:27de production privées
42:28c'est à partir
42:29de ce moment là
42:29où j'ai commencé
42:30à lever ces lièvres
42:32et à dénoncer
42:33ces pratiques
42:33que les menaces
42:34ont été les plus fortes
42:35on est tous menacés
42:36dans cette commission d'enquête
42:37l'ensemble des parlementaires
42:38sont menacés
42:39vous avez été menacés
42:39on ne va pas jouer
42:40à qui est le plus menacé
42:41malheureusement
42:42on vit à l'ère du soupçon
42:43à l'ère du soupçon généralisé
42:44à l'ère de la suspicion
42:45à l'ère des attaques calomnieuses
42:46monsieur le rapporteur le sait
42:48quand il avait indiqué
42:49de manière calomnieuse
42:49que j'aurais pu éventuellement
42:50avoir des liens avec MediaOne
42:51j'ai été moi-même victime
42:53de dizaines
42:54et de dizaines
42:55de milliers
42:55de commentaires et d'attaques
42:56le rapporteur lui-même
42:57a été victime
42:58de menaces
42:59des députés présents
42:59vous aussi
43:00ça prenait la forme
43:01parfois
43:02de personnes
43:03qui la veille
43:04d'une audition importante
43:05alors que vous êtes en train
43:06de préparer
43:07et de rédiger vos questions
43:08vous appelle
43:09et vous explique
43:10tu sais
43:10demain
43:11telle personne
43:12dirigeant ou actionnaire
43:14de cette société de production
43:15est importante
43:16elle connaît
43:17beaucoup de personnes
43:18elle peut t'aider
43:19comme si tes questions
43:20si elles sont problématiques
43:22cette personne-là
43:23peut aussi miner
43:24et te détruire
43:25toi et ta carrière
43:27il y a quand même
43:28750 000 euros
43:29de programmes
43:30qui ont été
43:31financés à Bernard-Henri Lévy
43:32entre 2011 et 2022
43:34par Arte
43:35alors qu'il est lui-même
43:36président
43:36du conseil de surveillance
43:38d'Arte
43:39et quels sont
43:40les processus
43:41de prévention
43:42de conflit d'intérêts
43:43est-ce que vous avez pas
43:43l'impression
43:44que ça peut choquer
43:44le contribuable français
43:45est-ce qu'il n'y a pas
43:46un mélange des genres éventuels
43:47le rôle de notre commission
43:48d'enquête
43:49c'est de percevoir
43:49d'éventuels conflits d'intérêts
43:50j'ai l'impression
43:51que là il y en a un énorme
43:52qui est devant nos yeux
43:54quand j'ai expliqué
43:55que Bernard-Henri Lévy
43:56avait pris
43:57plus de 750 000 euros
43:59de contrat
44:00avec Arte
44:01pour des documentaires
44:02qu'il a fait
44:02qui ont été diffusés
44:04sur Arte
44:04en l'espace de 10 ans
44:06entre 2011 et 2022
44:08bon
44:08j'ai quelques personnes
44:10qui ont décroché
44:11leur téléphone
44:11et qui m'ont dit
44:12Bernard-Henri Lévy
44:13est quelqu'un de sympathique
44:15il faudrait pas
44:16il faudrait pas témoigner
44:17il faudrait pas le dire
44:19voilà
44:19c'est plein
44:20vous voyez
44:20c'est plein de sujets comme ça
44:21et ça a été la même chose
44:22pour Javier Niel
44:23c'était la même chose
44:23pour Mathieu Pigasse
44:24c'était la même chose
44:25pour Nagui
44:26c'était la même chose
44:26pour toutes ces personnes
44:28qui ont bénéficié
44:29de contrats
44:30à hauteur de plusieurs
44:31centaines de milliers d'euros
44:32voire plusieurs dizaines
44:33ou centaines
44:33de millions d'euros
44:34qui ont beaucoup d'amis
44:35qui ont beaucoup de soutien
44:37j'indique enfin
44:38aux membres de cette commission
44:40et aux français
44:41qui nous écoutent
44:41que s'est produit hier
44:43un fait inédit
44:44et grave
44:45dans l'histoire
44:46de la 5ème république
44:47qui s'apparente
44:48à des pressions
44:49et à des tentatives
44:50d'intimidation
44:51jamais vues
44:52Maître Goldanel
44:54a indiqué sur X
44:55et à l'antenne
44:57de CNews
44:57porter plainte
44:59contre le président
45:00de la commission d'enquête
45:01c'est à dire contre moi
45:02m'accusant
45:04de ne pas avoir convoqué
45:05un syndicat
45:06de France Télévisions
45:07à une audition
45:08j'ai bien entendu
45:09convoqué ce syndicat
45:11et je tiens
45:12à la disposition
45:12de la justice
45:13la preuve
45:14de cette convocation
45:15dont monsieur le rapporteur
45:17a copié
45:18il est temps je crois
45:19que la calomnie
45:21les pressions
45:22et les ingérences
45:24extérieures
45:25cessent
45:25afin que cette commission
45:26d'enquête
45:27puisse travailler sérieusement
45:28et sereinement
45:29sur le plan personnel
45:30ça n'a pas été évident
45:33j'ai été l'objet
45:34d'une fausse information
45:35qui a circulé
45:37sur moi
45:39sur
45:42une accusation
45:43de détournement
45:43d'argent public
45:45totalement infondé
45:46vécu des attaques
45:47antisémites
45:48ça a exposé
45:49ma famille
45:51d'une certaine manière
45:52nous sommes de nues
45:53avec le rapporteur
45:55personnalité médiatique
45:56je le dis
45:56avec une grande modestie
45:57une grande humilité
45:58mais effectivement
45:59on nous reconnait
46:00dans la rue
46:00on nous interpelle
46:01on nous écrit
46:03on nous interroge
46:08et peut-être que
46:10je n'avais pas
46:12assez mesuré
46:13cette exposition
46:15médiatique
46:15et donc personnelle
46:19qui serait la mienne
46:21tout au long de cette commission
46:21d'enquête
46:23je suis assez heureux
46:24pour tout vous dire
46:24que mes enfants
46:25ayant un an et demi
46:26et deux ans et demi
46:27n'aient pas eu à comprendre
46:29et à subir
46:30toutes ces attaques
46:31mais en même temps
46:32je ne regrette pas
46:33d'avoir été présent
46:34de cette commission
46:34d'enquête
46:36ça a renforcé
46:36mon engagement politique
46:37ma compréhension aussi
46:39de ce qui était en train
46:40de se passer
46:40dans notre démocratie
46:41et dans notre vie
46:43parlementaire
46:43je ne l'ai pas fait
46:44pour attirer la lumière
46:45je ne l'ai pas fait
46:46pour me faire des amis
46:47si je l'avais fait
46:48pour me faire des amis
46:49je pense que j'aurais
46:50choisi un thème différent
46:51parce que quand je vois
46:52aujourd'hui
46:52une bonne partie
46:53des médias publics
46:54une bonne partie
46:55des médias subventionnés
46:55une bonne partie
46:56des médias
46:56de M. Niel
46:57et de M. Pigasse
46:58qui se déchaîne
46:59à force d'articles
47:00parfois diffamatoires
47:01contre moi
47:01je pense qu'avec un pas de recul
47:03on peut se dire
47:03que si on est précautionneux
47:05on s'intéresse
47:05à d'autres sujets
47:06d'intérêt public
47:07donc au bout
47:07de cette commission
47:08si vous prenez
47:09les salaires
47:09des emplois publics
47:10auditionnés
47:10les gens de l'ARCOM
47:11les dirigeants
47:12les syndicalistes
47:12les salariés
47:13les journalistes de France TV
47:13les dirigeants
47:14les syndicalistes
47:14les salariés
47:15les journalistes de Radio France
47:16les dirigeants
47:16de l'Institut National
47:17d'Audiovisuel
47:18les représentants
47:18de la 3ème Chambre
47:19de la Cour des Comptes
47:19des inspecteurs
47:20des finances
47:21des députés
47:21des sénateurs
47:22des ministres
47:22on vous serait laissé aller
47:23on aurait même vu
47:24deux présidents de la République
47:25pour tous ces gens
47:26préparer des auditions
47:27venir dans vous
47:27passer du temps
47:28ça a coûté des fortunes
47:30aux Français
47:30et ça c'est pas l'argent
47:31de l'Assemblée Nationale
47:32c'est l'argent
47:33de toutes ces sociétés publiques
47:34et ce coût
47:35c'est des dizaines
47:36de millions d'euros
47:36que l'ensemble des Français
47:38vont avoir à débourser
47:39lié à cette commission d'enquête
47:40et préparer
47:41Mais M. Niel
47:41pardon
47:42excusez-moi
47:42j'essaye de
47:43vous pouvez
47:44non mais pardon
47:45excusez-moi
47:46je le laisse terminer
47:47on va pas contester
47:49le principe d'une commission d'enquête
47:49on est tous parlementaires
47:50je ne conteste pas
47:51le principe d'une commission d'enquête
47:53je parle de son coût
47:54mais je parle de son coût
47:55puisqu'on parle d'argent
47:56parlons d'argent
47:57ma thèse c'est
47:58c'est pas en détournant le regard
47:59c'est pas en mettant le couvercle
48:00sur ses dérives
48:01c'est pas en expliquant
48:03circuler
48:03il n'y a rien à voir
48:04qu'il ne faut pas enquêter
48:05sur les 4 milliards
48:06qu'on sauvera
48:07l'audituel public
48:08au contraire
48:09c'est en mettant au jour
48:10ces dysfonctionnements
48:11pour mieux les résoudre
48:12et ça a été
48:12toute la légitimité
48:14de cette commission d'enquête
48:15je pense qu'au contraire
48:16le fait
48:17d'avoir révélé
48:18ces dysfonctionnements
48:19ça permettra
48:20demain
48:20de mieux les résoudre
48:21et d'assurer
48:22une péremnité
48:23durable
48:24pour ces chaînes
48:25de l'audiovisuel public
48:25parce que j'y crois
48:26parce qu'il y a des missions précieuses
48:28que l'audiovisuel privé
48:29n'est pas à même d'assurer
48:30mais c'est pas en mettant
48:31la poussière sous le tapis
48:32qu'on arrivera à les résoudre
48:33je crois qu'il n'y a pas
48:34de révélation réellement
48:35je crois que les personnes
48:36qui avaient
48:37passé moi l'expression
48:38une dent
48:39contre l'audiovisuel public
48:40vont en sortir
48:41confortés
48:42parce que
48:43le rapporteur
48:44aura mis toute son énergie
48:45à ça
48:46et puis
48:47le public
48:48qui lui était
48:48un petit peu averti
48:50qui connaissait
48:51le domaine
48:52le sujet
48:52ou qui était attaché
48:53par conviction
48:55à l'audiovisuel public
48:56en ressortira
48:57avec la conviction
48:58qu'il y a désormais
48:59en France
49:01des forces politiques
49:03qui veulent en finir
49:04le camp politique
49:05de monsieur
49:06à l'oncle
49:07pas lui tout seul
49:08dans une bataille
49:09d'ailleurs internationale
49:10contre les services publics
49:12de l'audiovisuel
49:12c'est pas qu'en France
49:13a voulu déplacer le terrain
49:15on parlait beaucoup trop
49:16de la concentration des médias
49:17on parlait beaucoup trop
49:18de monsieur Bolloré
49:19finalement
49:19on va parler d'autre chose
49:21déplacer le terrain
49:22et parler de visuel public
49:25elle dit quelque chose
49:26cette commission d'enquête
49:29d'une forme de trumpisation
49:31de la vie politique
49:32elle dit quelque chose
49:33cette commission d'enquête
49:34de cette démocratie du spectacle
49:36dans laquelle nous sommes
49:38en train de basculer
49:39elle dit quelque chose
49:41cette commission d'enquête
49:42d'une fracture profonde
49:44de la vie politique française
49:46maintenant et heureusement
49:48elle apportera quand même
49:50des réponses sur le fond
49:51j'ai présidé 200 heures d'audition
49:53234 personnes auditionnées
49:5567 auditions
49:56nous avons travaillé
49:58beaucoup
49:58et il y a eu
50:00des dysfonctionnements
50:01et des manquements
50:02qui ont été mis en lumière
50:03elle a servi à quelque chose
50:04je vois d'ailleurs que des décisions
50:06ont été prises
50:07par les dirigeants
50:08de France Télévisions
50:08et de Radio France
50:09pendant la commission d'enquête
50:10ce qui montrait bien
50:11que cette commission d'enquête
50:13produisait déjà ses effets
50:14donc il y a eu sur le fond
50:15des avancées
50:16et il y aura des mesures
50:18qui seront prises
50:18et donc je pense que
50:20on retiendra effectivement
50:22beaucoup de choses
50:23de cette commission d'enquête
50:25de la commission d'enquête
50:48de la commission d'enquête
50:48de la commission d'enquête
50:48pour la commission d'enquête
50:48pour la commission d'enquête
50:48qui concerne
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