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  • il y a 5 minutes
Au menu du Swing spécial hors série de l'été du 30/06 : on revient sur la carrière de Nicolas Colsaerts qui a raccroché les clubs cette année.

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Sport
Transcription
00:00Salut à tous, bienvenue dans Swing, l'émission de Journal du Golfe disponible en podcast sur l'équipe.fr
00:06et sur toutes les plateformes d'écoute et également disponible en replay vidéo sur journaldugolfe.fr
00:13et sur YouTube. On est ravis de vous retrouver pour ce premier numéro des hors-série de l'été.
00:19Pour commencer, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir cet entretien exclusif de Nicolas Colsars.
00:25Nicolas Colsars, on le sait, qui a arrêté sa carrière à l'occasion du Soudal Open avec plus de 500
00:31tournois à son actif.
00:32Nicolas Colsars qui a fait à plusieurs reprises la couve de Journal du Golfe, dont la dernière, celle-ci, c
00:39'était Trocols.
00:40Et on vous propose de redécouvrir ou de redécouvrir cet entretien exclusif.
01:14Bon alors Nico, comme je te disais, on va retracer un peu, on va dire, ta carrière, mais
01:18via le Journal du Golfe, tu as fait la couve quelques fois, tu étais dans le Journal du Golfe quelques
01:22fois
01:22et je vais commencer par une première date.
01:25Bon c'était le Journal du Golfe numéro 16, là on a fêté le 200, donc ça a fait un
01:29bail, c'était en 2006.
01:31Et tu évoquais une date de 14 novembre 2000, ça doit forcément t'évoquer quelque chose.
01:36Évidemment, oui, 14 novembre 2000, jour de mes 18 ans, et en fait le jour où je décide de passer
01:42professionnel,
01:44qui était deux jours avant le début des cartes européennes, qui était à San Roque, à Soto Grande à l
01:50'époque.
01:52Et oui, ça avait une signification pour moi, je me suis dit, tiens, c'est cool de passer le jour
01:58de mes 18 ans,
01:59sans savoir que quatre jours après ou six jours après, j'allais être en tête des cartes européennes
02:06et au bout de la semaine avoir ma carte sur le circuit européen.
02:09Et en fait, ne pas savoir à quel point ma vie allait changer du jour au lendemain,
02:14même si c'est quelque chose que j'avais toujours voulu faire.
02:18Mais en fait, je ne me rendais pas du tout compte des répercussions aussi brusques d'éventuellement gagner sa carte
02:27et un mois et demi après, d'être sur le Tiduin à Johannesbourg, à l'Alfred Dunhill, comme un peu
02:34un touriste.
02:35Et tout vient apparemment d'un article de Bernard Langeur que tu lis quand tu as 14 ans apparemment.
02:40Tu lis cet article de Bernard Langeur et ça te donne le déclic d'arrêter tes études et de passer
02:46pro.
02:46Il y avait quoi dans cet article de Bernard Langeur ?
02:48Bon, en fait, c'est un secret pour personne ou en tout cas pour les gens qui me connaissent.
02:54L'école n'a jamais vraiment trop été mon fort.
02:57Ce n'était pas un endroit où j'aimais particulièrement passer l'entièreté de mes journées.
03:04Et oui, j'étais tombé sur un article où Bernard Langeur avait arrêté l'école à 14 ans pour se
03:08consacrer au golf.
03:11Donc, évidemment, j'ai montré cet article à mes parents qui ont trouvé ça un peu moins drôle que moi.
03:18Donc, je n'ai pas arrêté mes études tout de suite parce que j'ai suivi une espèce de cursus
03:23scolaire un petit peu différent
03:24avec une école privée un petit peu spéciale qui aménageait déjà un peu mes horaires de voyage quand j'avais
03:3215-16 ans
03:35où je partais déjà quand même pas mal.
03:38Mais oui, c'est parti de...
03:41À l'époque, les informations sur le golf, on les trouvait dans les magazines, surtout les pays dans lesquels on
03:46venait.
03:46Tu en as parlé à Bernard Langeur, justement, de ça ?
03:50Non, jamais. On s'est croisés quelques fois.
03:52D'ailleurs, la dernière fois qu'on s'est croisés, c'est quand il a joué son dernier tournoi l
03:55'année passée à Munich
03:56où il a fait ses au revoirs, ses adieux au public allemand.
04:02Mais non, non, c'est des mecs qui font partie du panthéon, non seulement du golf européen, mais du golf
04:08mondial.
04:08Il a toujours eu des mots sympathiques à mon égard.
04:12Et même si on a des personnalités qui risquent d'être un petit peu à l'opposé l'un de
04:16l'autre,
04:17mais oui, ça fait toujours quelque chose de sympa de pouvoir partager avec des gens comme ça
04:22qui ont marqué l'histoire de ton sport.
04:24Le fait de démarrer comme ça tout de suite, tu as ta carte tout de suite.
04:27C'était une chance de pouvoir tout de suite toucher le tour européen directement avec du recul.
04:34Le fait de ne pas avoir galéré pour avoir cette carte-là ?
04:37Je pense qu'il y a plusieurs façons de le voir.
04:38Un, ça prouvait que j'avais le niveau et que j'étais capable d'avoir le niveau nécessaire
04:43pour jouer sur le circuit, pour me qualifier sur le circuit
04:46quand on pense qu'il y a énormément de gens qui essayent 5, 10, 15 fois et qui n'y
04:49arrivent jamais.
04:51Et puis, l'urvers de la médaille, c'était que je n'étais pas du tout préparé.
04:56Il faut savoir qu'en Belgique, à l'époque, on est quand même fin des années 90.
05:00Il n'y a pas de structure en place.
05:02J'ai toujours tout dû faire tout seul, moi et mon coach, ou ma famille.
05:09D'un autre côté, ce qui m'a assez servi, c'était que je devais toujours aller chercher les informations
05:12ailleurs
05:12parce qu'elles n'étaient pas présentes dans mon pays.
05:15Donc, voyager le circuit amateur seul à 15, 16 ans, aller jouer les tournois amateurs en Angleterre
05:20avec l'argent de la Fédération, dormir dans des hôtels, dans des Ben & Breakfast dégueulasses,
05:25faire du taxi à gauche et à droite.
05:27Quand je repense à cette période-là de ma carrière, c'était vraiment de l'artisanat.
05:31Mais formateur un peu aussi quand même, la débrouille.
05:34Oui, parce que ça m'a appris à voyager, ça m'a appris à me débrouiller tout seul.
05:38Ça m'a appris à devenir ce qu'on appelle street smart, de savoir quoi faire, comment me débrouiller,
05:48comment voyager, comment voyager seul.
05:53Maintenant, quand je vois les jeunes de 20, 21, 22 ans qui commencent,
05:57ils ont déjà une équipe autour d'eux.
05:59Moi, j'ai tout fait tout seul.
06:00Donc, c'est ce qui, à mon avis, a un petit peu forgé la façon dont j'ai réussi à
06:08voyager le monde
06:09juste avec ma valise, mon sac de golf, sans trop d'embûches.
06:14Ça aurait été plus facile de commencer maintenant, si tu reprends ta carrière en 2000
06:18et tu la mets maintenant en 2025 ? Ça aurait été plus simple ?
06:22Je pense qu'en fait, c'est plus facile maintenant d'être mieux organisé,
06:27d'avoir les bonnes informations, de savoir la façon dont il faut se gérer,
06:31de savoir les choses qu'il faut mettre en place pour être performant plus jeune.
06:37Ce n'est pas juste une question d'époque, c'est surtout d'où je venais.
06:40En Belgique, il y avait juste eu quelques joueurs avant moi qui jouaient le circuit,
06:44mais vraiment sans trop faire d'énormes carrières.
06:46Donc, il n'y a jamais eu aucune personne qui m'ait vraiment pris sous son aile.
06:52C'est pour ça, d'ailleurs, que je me suis fort rapproché du clan français depuis le départ,
06:55que ce soit avec des Marc-Antoine Fary, des Thomas Levé et toute cette ancienne génération de profs français
07:02qui ont toujours été super sympas avec moi et qui m'ont considéré comme un des leurs.
07:07Mais venant de Belgique, il a fallu que je fasse ça tout seul.
07:11C'est peut-être pour ça que j'ai mis un petit peu de temps à comprendre des choses
07:15qui sont primordiales à la vie d'athlète de haut niveau.
07:18C'est pour ça qu'aujourd'hui, tu t'as repris un peu le flambeau en prenant d'autres athlètes
07:21et tu es un peu, toi, sous ton aile belge, comme les Thomas Deutry, Thomas Peters,
07:26tu les as un peu aidés, toi, au début, quand ils ont commencé ?
07:27Au début, un petit peu, oui, parce que ça faisait 10-15 ans que j'étais sur le circuit.
07:32Donc, oui, je leur ai peut-être un petit peu facilité leur assimilation
07:37ou dans le passage du monde professionnel.
07:42Mais à la base, c'est plus une question de fibres, de partage.
07:45Et voilà, moi, j'ai toujours été branché sport d'équipe, faire les choses en groupe.
07:51Donc, pour moi, c'était assez naturel de le faire.
07:53Ce n'est jamais quelque chose...
07:54Ça n'a jamais été une mission pour moi.
07:55Je l'ai toujours fait naturellement et même encore maintenant.
07:59Je vois cette dernière année ou ces quelques dernières années, tu vois,
08:03tu as des mecs comme Martin Couvra ou Tom Vaillant qui viennent me demander des trucs.
08:06Et je le fais, évidemment, avec le plus grand plaisir parce qu'en plus, ils sont cools.
08:09Donc, à partir de ce moment-là, il n'y a aucun souci.
08:11Alors, autre date, 14 septembre 2003.
08:14Est-ce que tu te souviens de cette date ?
08:1514 septembre 2003, ça pue le Lancôme, ça a plein nez.
08:20Septembre 2003, deux dernières parties, le samedi et le dimanche.
08:26Le Lancôme, à l'époque, le Lancôme, c'était vraiment un tournoi
08:31avec une image et un statut différent des autres.
08:36Ils ont fait toujours venir beaucoup d'Américains.
08:38C'était un tournoi de McCormack, d'IMG.
08:41Ça avait un côté glamour incroyable.
08:43Je me souviens d'y avoir été la première fois en 2001, d'ailleurs,
08:45pour rencontrer McCormack quand j'ai signé chez IMG.
08:49Et non, en 2000, d'ailleurs.
08:51En 2000.
08:51Et puis, en 2001, je jouais mon premier Lancôme.
08:54Et puis, ça ressemblait fort aux endroits qu'on connaissait en Belgique.
08:58Tu vois, Saint-Nom, c'est quand même un endroit particulier.
09:01D'abord, c'est super beau.
09:05Et puis, il y a toujours eu ce rapprochement un peu avec Saint-Nom.
09:09Sans savoir qu'en 2003, j'allais faire une semaine de la mort,
09:11qui était le dernier Lancôme.
09:12C'est moi qui ai tapé le dernier tee-shot au 18 de l'ère Lancôme.
09:17Et d'ailleurs, elle était tellement dans l'axe du drapeau
09:18que je ne l'ai pas vu tomber.
09:19Je pensais que j'avais fait trop en un.
09:20Donc, je me suis dit, c'est incroyable que le dernier joueur
09:23qui tape le tee-shot du 18 dans l'histoire du Lancôme,
09:27il est belge et il fait 1 au 18.
09:28Donc, je trouvais ça assez rigolant.
09:29Tu te souviens de cette dernière partie ?
09:31Avec qui ?
09:31Ouais, en fait, je jouais.
09:32Alors, le dimanche, j'ai joué avec Paul McGinley et Rétif Guzen.
09:36Qui a gagné, d'ailleurs.
09:37Qui a gagné.
09:38Et je fais Eagle au 6, le par 5.
09:42Et à ce moment-là, je reviens à un point de Guzen.
09:44Moi, j'étais assez bien parti.
09:45Et lui fait 6, je pense, au par 5.
09:47Et moi, je fais 3, donc il y a un 3-shot swing.
09:53Et lui, il fait directement 2 au par 3 derrière.
09:55Et à ce moment-là, je ne l'ai plus vu.
09:56Moi, j'ai fait buggé, je pense, au 10.
09:59Ou je n'ai pas fait birdie au 10.
10:00Et puis, je fais double 11 en mettant dans l'eau derrière le green.
10:03Et à ce moment-là, c'était plié.
10:04Mais oui, j'ai encore énormément de souvenirs assez frais
10:06de ce week-end au Lancôme.
10:15Autre phrase que tu dis, tu dis,
10:17depuis que je suis passé pro, il y a des endroits
10:19que je n'ai jamais sans doute vus
10:20s'ils n'avaient pas joué sur le Tour.
10:22Alors justement, si tu devais garder un endroit,
10:24là, avec tous les endroits que tu avais.
10:26C'est difficile.
10:27Un endroit, c'est difficile.
10:29Voilà, si tu parles golf, tournois pur et dur,
10:32c'est évidemment Augusta.
10:34Tu vois, je pense que c'est le rêve de tout gamin.
10:36Voilà, tu as le British chez Augusta.
10:37Mais Augusta, ça a quand même un peu ce côté mystique,
10:40secret, où il est quasi impossible d'aller.
10:43comparé à St Andrews, Birkdale ou Trounes
10:46et des endroits comme ça où tu peux aller jouer
10:47quand tu veux, tu vois.
10:50Mais à part ça, c'est énormément de rencontres.
10:53C'est me retrouver dans des cercles de gens
10:55auxquels, en fait, je n'aurais jamais accédé
10:57si je n'avais pas été bon à ce que je faisais.
11:01Il y a un truc qui est toujours assez particulier.
11:03C'est tous ces espèces de magnères du business
11:07ou de la politique ou machin
11:08ou qui nous voient, nous, comme des demi-dieux
11:10alors que nous, on les considère
11:11comme des gens incroyables aussi.
11:13Donc, il y a cette espèce de proximité
11:14qui se fait assez rapidement
11:16avec, je ne vais pas dire trier sur le volet,
11:20mais avec le haut du panier.
11:21Par exemple, la première fois
11:22où tu rencontres un joueur comme Tiger Woods,
11:24tu te souviens des moments comme ça,
11:27quand tu dois jouer avec lui,
11:29faire des choses comme ça ?
11:31Alors, moi, j'ai joué qu'une seule fois avec lui,
11:32c'est à la Ryder,
11:33mais je me souviens, la première fois que je l'ai vu
11:36et c'était au Deutsche Bank en Allemagne.
11:40Je pense que c'était 2001
11:41et c'était Gare du corps,
11:43Gare du corps avec gilet pare-balles, machin, les trucs.
11:46Oui, il y avait un côté assez impressionnant
11:49quand on le voyait débarquer en Europe
11:50pour jouer quelques tournois.
11:52C'était une idole pour toi, Tiger Woods ?
11:53Non, pas tant que ça.
11:55Pas tant que ça.
11:56Moi, je n'ai pas grandi
11:58avec cette idolâtrie de Tiger Woods.
12:00Moi, j'étais plus branché les anciens mecs.
12:04Tu vois, les Balesteros, Faldo, Wuznam
12:07et les Américains, pas trop,
12:08parce qu'on n'avait aucune accessibilité
12:10au PGA Tour à l'époque.
12:11Ça passait pas à la télé en Europe à l'époque.
12:14Donc, moi, je n'ai jamais grandi
12:16avec ce fantasme d'aller jouer le PGA Tour.
12:19Et en fait, ça s'est remarqué
12:19quand j'y ai débarqué début des années 2010.
12:23Autre phrase que tu dis
12:25dans ce numéro de Journal du Golfe,
12:26plus un coup est compliqué,
12:27plus je me casse la tête pour trouver un moyen.
12:29Ça a toujours été vrai tout au long de ta carrière, ça ?
12:32Plus un coup est compliqué,
12:33plus tu aimes ça,
12:34finalement, plus tu vas essayer
12:34de trouver le moyen de le faire.
12:36En fait, oui, au plus c'est difficile,
12:38au plus je suis inspiré,
12:39au plus je me rends compte
12:39que je n'ai pas de solution
12:40et qu'il faut que je fasse un truc,
12:43on va dire spécial ou hors normes.
12:45Plus tu t'excites ?
12:47Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.
12:51Ce qui est basique m'endort, quoi.
12:54En fait, le basique,
12:55j'ai toujours eu du mal
12:56à prendre une décision claire sur du basique.
12:59Alors que quand c'est compliqué,
13:00quand tu n'as pas le choix,
13:01il n'y a qu'une image qui se crée
13:03et à ce moment-là,
13:05pour moi, elle est plus facile à mettre en place, quoi.
13:08Ces fleurs, ils t'ennuient, du coup ?
13:11Non, parce que c'est ultra efficace
13:14et tous ces grands joueurs
13:15qui font des carrières ultra longues
13:18à ultra haut niveau,
13:20ce qui m'impressionne,
13:21ce n'est pas la qualité technique
13:25ou la qualité de frappe de balle
13:27ou de coups qu'ils jouent,
13:28c'est juste la fréquence,
13:30moi, qui m'impressionne.
13:31C'est de semaine après semaine,
13:32de jour après jour,
13:33de trou après trou,
13:34de jamais avoir le pied
13:37qui s'enlève de l'accélérateur.
13:39Je trouve ça absolument incroyable.
13:42Alors, question peut-être un peu compliquée,
13:43mais si tu devais faire le top 5
13:44de tes plus beaux coups en carrière,
13:46ça, c'est...
13:46Si on ne devait retenir que 5 coups
13:48dans ta carrière,
13:48ça serait lesquels ?
13:51Il y en a plein, en fait,
13:52qui sont complètement anodins.
13:53Tu vois, ça peut être au 6 du vendredi
13:55au Scandinavian Masters en 2006, quoi.
13:58Je me souviens d'un coup de bois 3
13:59au-dessus des arbres, justement,
14:01au Scandinavian Masters,
14:03en 2005 ou 2006.
14:07J'avais des arbres à 50 mètres de moi,
14:09super haut,
14:09et j'étais sur une racine d'arbre.
14:11Je tapais un coup de bois 3
14:12par-dessus le machin.
14:12J'étais en dernière partie
14:13avec Robert Carlson.
14:17Je veux dire,
14:19le tee-shirt du 18 à l'Open de France,
14:21quand même.
14:23Ça, c'est des coups quand même...
14:24En 2019 ?
14:24En 2019, quand je gagne,
14:25ça, c'est quand même des trucs...
14:27Je suis content plus de voir les revivre.
14:31Le put du 17 à la rider,
14:32qui permet de rester one-up
14:34avec un trou à jouer
14:34et d'être sûr d'avoir un demi-point,
14:36sans savoir que je vais en prendre
14:36un point complet avec un trou à jouer.
14:40Ça, c'est le vendredi ?
14:40Ça, c'est le vendredi après-midi,
14:42mon premier match.
14:42Avec Westwood et contre Streaker.
14:44Contre Wood et Streaker, ouais.
14:47Qu'est-ce qu'il y a d'autre ?
14:48Il y en a plein.
14:49Il y en a plein.
14:49En fait, c'est plus des questions
14:50qu'il faut poser aux mecs
14:51qui ont bossé pour moi, tu vois.
14:52Si tu poses cette question à Chris Lyley,
14:54à Brian Nilsson ou à ces mecs
14:57qui ont porté mon sac pendant quelques années,
14:58c'est plutôt eux qui vont avoir des flashs
15:01de deux, trois coups de génie, on va dire, quoi.
15:03Toi, c'est plus des moments clés, en fait,
15:05de tournois ou de Rider Cup, c'est ça ?
15:08Ouais, parce que c'est pas non seulement le coup,
15:10c'est aussi la signification,
15:12c'est aussi le moment...
15:13Contexte.
15:13Le contexte, le moment dans lequel ça se passe
15:17et surtout les vibrations que tu ressens.
15:21Tu vois, il y a toujours un truc kiffant,
15:23c'est quand tu mets un drive dans les cordes
15:25et que t'es, particulièrement en Angleterre,
15:27tu vois, quand t'es encerclé d'un U
15:29qui fait, je sais pas moi, 100 personnes
15:31et que tu dois taper un coup pour sortir des arbres.
15:33Par exemple, à Wentworth, au 13,
15:35je me suis tout le temps mis à droite dans ces arbres,
15:37pas loin du Burger Van,
15:38et souvent, tu dois taper un coup bas, gauche, droite
15:41pour essayer de choper un truc devant le green ou ça.
15:43Là, c'est peut-être un coup que j'ai tapé 20, 25 fois,
15:45mais ça a toujours une particularité de taper des coups spéciaux
15:50comme ça, près des gens.
15:52Créatif, finalement, un peu.
15:53Ouais, ouais, beaucoup, ouais.
15:54Ouais, parce que c'est excitant, c'est attirant,
15:57et puis c'est surtout beau,
15:59et puis c'est surtout aussi voir le visage
16:01d'un gamin de 8, 9, 10, 12 ans
16:04qui a vu un truc qu'il a jamais vu, quoi.
16:05Ça, c'est des trucs qui animent, ouais.
16:17Je vais te montrer cette couve,
16:18donc 2006, avec Greg Bourdie.
16:21Ouais, j'ai des cheveux longs à ce moment-là.
16:24Ouais, ouais.
16:25Ouais, ouais, 2006.
16:27Ouais, je traînais beaucoup à Paris à ce moment-là, d'ailleurs.
16:31Je te laisse ouvrir un petit peu vrai à la magazine.
16:33Ouais, bon, c'est un peu décevant
16:35que tu montres une couverture, quand même,
16:36où il y a Grégory Bourdie devant moi.
16:38Ah, bah oui, mais bon, c'est la première.
16:39Non, mais il a une victoire, en plus, sur moi,
16:40sur le Zipi Vol Tour, donc c'est normal.
16:42Le Feu, la Glace, le titre.
16:43Ouais, c'est vrai que ça ressemble un peu à ça, ouais.
16:45Bah ouais, Greg était beaucoup plus posé,
16:48beaucoup plus organisé.
16:49Il a toujours été tout au long de sa carrière,
16:51et puis moi, c'était un petit peu plus folklorique.
16:57Et c'est pour ça que j'ai eu des pics, en fait, tout simplement.
17:00En fait, cette personnalité
17:04ressemble assez fort, en fait,
17:06à ce que j'étais capable de faire pendant 35 ans.
17:08Tu dis être maître de ce que je fais.
17:10Est-ce que c'est finalement…
17:11Ça s'est résumé dans ta carrière ou pas trop ?
17:14Bon, à ce moment-là, en fait, pas trop,
17:16parce que je suis en fait en passe de vivre une période assez noire,
17:22entre 2007, 8, 9, où je n'ai plus de catégorie nulle part.
17:28Maintenant, ce qu'il faut retenir de ça,
17:30c'est que j'ai toujours eu le sentiment profond
17:34que ça allait le faire.
17:36Même si, à ce moment-là, je suis encore à,
17:39on va dire, à 20, 25, 30 % de mon potentiel.
17:42Je n'ai encore vraiment rien fait.
17:43Oui, j'ai gardé ma carte un peu à gauche et à droite,
17:45mais je voyage plus le monde avec ma valise
17:48et mon sac de golf à rigoler,
17:51à jouer des tournois à gauche et à droite.
17:52Je n'ai pas encore vraiment pris connaissance
17:57de ce que je peux être capable de faire.
17:59Il y a de l'insouciance, en fait, encore.
18:02Tu t'amuses sans forcément te rendre compte de ce que tu vas…
18:05Oui, je suis fort conscient que je suis différent des autres,
18:09je suis fort conscient que je peux faire des trucs incroyables,
18:11mais je n'ai pas arrondi les coins.
18:14Je suis encore un peu à feu et à sang.
18:20Je suis un peu un diamant pas traité.
18:32Ça te fait quoi de revoir ça,
18:34revoir toi avec les cheveux longs ?
18:38Oui, c'était un peu la période où tout le monde avait un peu…
18:40c'était un peu la photo d'après.
18:41C'est un peu l'après Starac, mais on avait tous un peu ça à l'époque.
18:47Au début de la Starac, c'est 2001, je pense.
18:51Non, je trouvais que ça ne m'allait pas trop mal.
18:53En fait, j'ai toujours eu un peu de style.
19:00C'est une période où on jouait un peu avec des pantalons à patte d'effet.
19:03Je me souviens.
19:05Oui, c'était une chouette période, en fin de compte.
19:08Je vais continuer.
19:09Là, tu ne fais pas la couve, mais en 2011,
19:11numéro spécial Open de France, c'est Greg Avray qui est en couve.
19:14Je ne sais pas si tu te souviens de cette fameuse couve
19:15où il est sous la tour Eiffel, la chemise ouverte avec la cravate.
19:19Et tu as une phrase où tu dis une rumeur venue de France,
19:22d'ailleurs, prétendait que j'avais acheté un bar à Ibiza
19:24et que je mixais là-bas.
19:25Je n'ai jamais nié cette passion.
19:26Je bêne dans la musique depuis tout petit.
19:28Et aussi peut-être que j'avais envie de donner une autre image
19:30de celle du golfeur ennuyeux qui ne pense qu'à ça.
19:33Ça t'a longtemps collé à la peau, ce côté fêtard, DJ ?
19:38Oui, ça m'a collé à la peau parce que ça faisait partie de ma personnalité.
19:40C'est un monde qui a toujours fait partie de qui je suis.
19:45C'est un monde qui m'a toujours attiré.
19:47Et ça, c'est un secret pour personne.
19:49Mais c'est vrai que je ne sais pas si cette rumeur venait de France,
19:52mais en tout cas, j'avais entendu ça à l'époque,
19:54que quelqu'un m'avait vu dans le bar que j'avais acheté à Ibiza.
19:57Alors que la première fois que j'étais à Ibiza de ma vie,
20:00on est en 2018.
20:09Je n'ai jamais souffert de ça parce qu'on a bien rigolé.
20:17Et puis, encore maintenant, je suis branché de musique électronique.
20:21C'est la seule musique que j'écoute.
20:23Je l'écoute comme du jazz.
20:24Je suis vraiment mordu de ça.
20:28Je n'ai jamais été très mainstream dans tout ce que je faisais,
20:30que ce soit ce que j'écoute,
20:34que ce soit la façon dont je m'habille,
20:37la façon dont je pense.
20:38Donc, je n'aurais pas supporté être le golfeur stéréotype
20:47qui mange du musli le matin.
20:49Et non, je pense que je ne me serais pas supporté.
20:51Donc, ça m'a peut-être joué un peu des tours dans ces années 2000.
20:55Parce que trop de grosses soirées, trop d'excès ?
20:58Non, parce qu'on n'a jamais vraiment trop fait les cons
21:00quand c'était dangereux de le faire.
21:04Ça, c'est un truc qu'il faut mettre au clair.
21:07Oui, on a pris des timbales.
21:09Oui, on était les premiers à aller boire des verres
21:13le dimanche soir entre deux tournois.
21:15Le 11 avec d'autres joueurs ?
21:16Oui, on ne va pas citer de noms quand même.
21:18Non, non, mais restons quoi ?
21:20Oui, bien sûr.
21:21Ils gardent le mystère.
21:22Non, ils vont tous se reconnaître, je pense.
21:24Les joueurs français ?
21:25Non, oui, il y avait quelques français là-dedans.
21:27Il n'y a pas que des français d'ailleurs.
21:29Non, non, ça faisait partie un peu du folklore
21:32de ces années 2000 aussi.
21:34Tu voyages le monde, tu es dans ta vingtaine,
21:38tu croques la vie à plein de dents,
21:40on est bon à ce qu'on fait,
21:42on a une carte de crédit en poche.
21:44C'est difficile de ne pas succomber.
21:46De flamber un petit peu.
21:47Oui, de succomber un peu aux chouettes endroits qu'on fait
21:51et de profiter de la vie tout simplement.
21:53Si tu devais faire justement la playlist de 3-4 chansons
21:56qui résumeraient ta carrière ?
21:593-4 ou les chansons qui t'ont suivi ou alors par époque peut-être ?
22:03Alors je me souviens avoir découvert
22:05The Man with a Red Face de Laurent Garnier
22:08pendant les cartes en 2000
22:12et je l'écoutais tous les jours.
22:14Donc qui est quand même un énorme classique.
22:19Donc là tu me prends un peu à court
22:21parce que je peux te sortir 50, 100, 150 morceaux
22:23que j'ai écouté 5000 fois
22:27durant toute ma vie et toute ma carrière.
22:30Encore maintenant tu vois.
22:31J'ai un truc particulier avec la musique
22:33parce que je réécoute
22:38mes premières années de musique électronique.
22:40Je me vois encore sortir dans des boîtes
22:42en province, en Belgique
22:43quand j'avais 16, 17 ans avec mes potes.
22:46Et c'est une époque complètement révolue
22:48que nos enfants ne connaîtront plus.
22:49Tu vois ces espèces d'énormes boîtes
22:53avec le Sky Tracer à 5 km
22:56que tu voyais à la ronde
22:57avec ces parkings en gravier
22:58où il y avait 1000 voitures
22:59où il y avait cette anticipation
23:00d'aller dans un endroit complètement incroyable.
23:04Donc maintenant malheureusement
23:06le clubbing a un petit peu changé
23:07même si tu as des endroits comme Ibiza
23:08et tout ça qui restent quand même des valeurs sûres.
23:10Mais malheureusement
23:11nos enfants ne connaîtront pas
23:15cette époque incroyable qu'on a vécu.
23:17En ce moment c'est quoi ?
23:18T'écoutes quoi en ce moment ?
23:19C'est quoi la musique du moment
23:20dans les oreilles de Nicolas Colsa ?
23:21Bref, moi je suis très underground en fait.
23:25Moi j'écoute pas mal de trucs
23:26de certains labels.
23:27Ça peut être beaucoup d'allemands.
23:34Je me suis peut-être un petit peu calmé.
23:36J'écoute des trucs un peu moins forts.
23:38Mais j'ai de la chance d'être pote
23:39avec 2-3 mecs qui tournent le monde.
23:42Donc j'ai un peu accès.
23:44Et puis maintenant
23:44avec Instagram, Soundcloud, machin truc
23:48tu peux choper tout ce qui est joué,
23:50tout ce qui est frais.
23:53Je fais des listes.
23:55Sur mon appli Soundcloud
23:56je fais des listes par année
23:57avec des tracks, des sets et des machins.
24:00Donc si ça vous amuse
24:02allez-y.
24:03Il y a pour je ne sais pas combien de jours
24:05de musique complète
24:06mais il y a un show de voyage à faire.
24:08Un morceau préféré ?
24:09Un morceau préféré ?
24:12Un morceau préféré ?
24:15C'est tellement difficile.
24:16C'est tellement difficile.
24:21Le morceau que j'avais choisi
24:22quand je suis venu sur le plateau
24:24à l'œil des pros était sympa.
24:25En fait, qui était un remix de Tale of Us
24:28qu'on a tous écouté.
24:29qui est un morceau d'un pote à moi
24:30qui s'appelle Mano Le Teuf
24:32qui s'appelle Primitive People
24:34et en fait c'est le Tale of Us Remix
24:36et qui pour moi est un des morceaux phares
24:39du début des années 2000
24:40entre 2000 et 2012, 2013, 2014.
25:22On continue dans ce numéro
25:23du Journal du Gol 2011
25:25où tu parles justement
25:26de cet épisode australien
25:27entre 2008 et 2009.
25:28Alors je te cite
25:29« Perdu au milieu du bouche
25:30à une demi-heure de Brisbane
25:31ça a marqué la fin d'une période
25:33où je sortais comme un dingue
25:34et même si j'ai toujours su
25:35que cette période de faire le con
25:36était en moi
25:37j'ai adoré me lever à 7h du mat
25:38et aller te chipper à la fraîche. »
25:41Raconte-nous un peu cet épisode
25:42qui est un peu...
25:42En fait c'est marrant
25:43parce que c'est le père
25:45de Romain Béchut
25:45Daniel Béchut
25:46sur qui j'étais tombé
25:49au Master 13
25:50et à ce moment-là
25:50je suis un peu au fond du trou
25:51je dois demander des invites
25:54à Jean-Charles Cambon
25:55pour jouer des trucs
25:56de l'Alliance Tour
25:57donc j'ai vraiment que dalle
25:58je suis un peu nulle part.
26:00Et le père de Romain me dit
26:01« Écoute, moi j'emmène des gamins
26:03en Australie
26:03dans une académie
26:06à mon avis
26:07ça pourrait te faire du bien. »
26:10Et oui, ça a été
26:11le début de la Renaissance
26:12j'étais à Bruxelles
26:13entre jouer quelques tournois
26:15de temps en temps
26:15et vivre une vie
26:19qui n'était pas la mienne
26:19et donc ça a été
26:22le déclic
26:24pour la première fois
26:25de ma vie
26:25je me suis retrouvé
26:26dans un groupe
26:27entouré de mecs
26:29qui étaient plus jeunes que moi
26:30j'avais toujours été
26:30le plus jeune partout
26:33et donc là
26:34j'avais une dizaine
26:35de jeunes français
26:37qui me regardaient
26:37déjà avec ma simili carrière
26:39de quelques années
26:40sur le tour
26:41comme quoi
26:42j'étais quelque chose
26:43alors que
26:44alors que j'avais tout
26:45encore à faire
26:45donc
26:46ouais
26:47c'est
26:47sans le coup de pouce
26:49du père de Romain
26:50sans l'Australie
26:52maintenant je suis marié
26:53avec une Australienne
26:54donc voilà
26:54en fait
26:54ça t'as gagné
26:55un lien fort
26:56avec l'Australie
26:57ouais
26:57ouais
26:57c'était
26:59sans forcément le vouloir
27:00mais
27:00non
27:01voilà
27:01ça s'est fait
27:03ça a été le début
27:04d'une série de choses
27:06qui
27:07qui m'ont permis
27:08d'être
27:09où je suis maintenant
27:10et de pouvoir
27:11quelque part
27:12regarder derrière moi
27:12et de dire
27:13au fait
27:13ça va
27:14j'ai quand même
27:14accompli quelque chose
27:15de correct
27:15tu te typais sur la plage
27:16aussi
27:16tu faisais des
27:17on faisait des week-ends
27:19à Byron Bay
27:19avec
27:21donc il y avait
27:22Romain
27:22il y avait
27:23Rudy Tuillier
27:26qui avait encore
27:27dans cette bande là
27:29il y a 2-3 Belges
27:30qui sont venus aussi
27:31Germain Rust
27:33et on passait
27:34des week-ends
27:35c'était marée basse
27:37et on avait
27:38on avait
27:3920-30-40 mètres
27:40de sable dur
27:42on était torse poil
27:43en maillot
27:44à taper des coups de wedge
27:45vers les uns les autres
27:46à 50-60
27:47parfois 80 mètres
27:48c'était des week-ends
27:49incroyables
27:49je pense que tous
27:50on garde un souvenir
27:51incroyable
27:52de ces 2-3 hivers
27:53qu'on a passé là-bas
27:54tu fermais les yeux
27:54tu te rappelais
27:55de ces images
27:55là tu vois
27:56complètement
27:56je vois encore
27:57ces balles arriver vers moi
27:58sur le sable dur
27:58qui spinait comme ça
28:00sur le sable
28:01on a passé des moments
28:02incroyables
28:03ça surfait un peu aussi
28:04tu avais la bêche
28:05qui était branchée
28:06surfe et tout ça
28:06bon moi
28:08comme je nage
28:09comme une enclume
28:10c'était pas trop mon truc
28:11mais ça faisait partie
28:13du truc
28:14on allait nager
28:15dans les vagues
28:15il y avait les surfers
28:16parfois tu avais des vagues
28:17d'un mètre cinquante
28:19deux mètres de haut
28:20qui tubaient un peu
28:22on passait
28:23des moments incroyables
28:24on était du golf
28:26du lundi matin
28:26au vendredi après-midi
28:27et le vendredi après-midi
28:28on avait acheté un van
28:30j'avais fait mettre
28:31une sono dans le van
28:32c'était vraiment
28:33c'était vraiment
28:34la croisière s'amuse
28:34mais on faisait ça correctement
28:36c'était vraiment cool
28:37bon ben bonjour
28:37bienvenue à
28:38on est où les gars
28:39on est où
28:40nous sommes à
28:40brokenhead
28:41broken
28:41non c'est pas brokenhead
28:43on nous sommes à
28:44Byron Bay
28:45c'est ça
28:46là-bas on a
28:46le cool
28:51les impressions
28:52deux fois
28:54je dis qu'il y a eu
28:54cul but recul but
28:55ramzade
28:56poirier
28:57retourné
28:57à l'américaine
28:58anglaise
28:59ça calme un peu
29:00quand même
29:00bon
29:01on l'a vu avec la planche
29:02je crois qu'on peut
29:03rentrer dans le tube
29:04là je suis à la recherche
29:05de la bêche
29:08il est en train de surfer
29:10ça c'est officiel
29:11maintenant où est-ce qu'il est
29:13derrière un de ses tubes
29:14là-bas
29:14c'est ce que j'étais en train
29:16de dire à nos chers amis
29:17nous avons un risque
29:18intentionnel de requin
29:19par ici
29:20donc à tout moment
29:21la bêche peut disparaître
29:23il est là-bas
29:24il est là-bas
29:24est-ce que vous arrivez à le voir
29:32ça t'a fait du bien
29:35du coup
29:35c'était essentiel
29:36parce qu'après
29:37tu gagnes deux fois
29:38sur le challenge tour
29:38en 2019
29:39ça a été le déclic
29:41ça a été le basculement
29:42du bon côté pour toi
29:43cette...
29:44ouais en fait
29:44ça m'a remis
29:45dans ce cycle
29:48de se réentraîner
29:49de retomber en fait
29:53amoureux du jeu
29:55pas nécessairement du métier
29:56mais du jeu
29:57voilà
29:57moi fin des années 2000
29:59j'en avais plein ma claque
30:00j'avais l'impression
30:01de faire n'importe quoi
30:02et je trouvais pas les solutions
30:03donc ouais
30:04ce coup de pouce
30:06ça m'a été un peu servi
30:09sur un plateau
30:09donc sans le coup de pouce
30:11du père de Romain
30:12je suis indéniablement
30:14pas là où je suis maintenant
30:34je disais aussi
30:35j'avais l'impression
30:35d'avoir
30:36déjà c'était en 2012
30:37vécu
30:37deux ou trois vies minimum
30:39elle me fait rire
30:40mon histoire
30:40je suis content
30:41d'avoir traversé tout ça
30:42et de m'être posé des questions
30:43là on arrive maintenant
30:44mais t'as vécu combien de vies
30:46pas mal en fait
30:47ben pas mal en fait
30:48si tu décortiques
30:49t'as
30:50t'as
30:51t'as
30:53t'as mes années d'amateur
30:54où tout se passe nickel
30:56tout suit son cours
30:57et puis t'as la première année
30:58sur le circuit
30:59où ça tombe
30:59où est-ce que
31:00c'est ce que j'ai vraiment
31:02envie de faire
31:02puis t'as 2003
31:03où je reviens
31:04et puis t'as de nouveau
31:052005-2006
31:06où là je retombe
31:07vers 2007-2008
31:08où je suis au fond du trou
31:09et puis t'as 2010
31:10je reviens
31:112011-2012
31:12Ryder Cup
31:12machin
31:13truc
31:13circuit américain
31:142013-14
31:16puis revenir en Europe
31:17un peu que entre les jambes
31:19être un peu mieux de classement
31:21truc
31:23puis 2019
31:23gagner le poil de franc
31:24enfin ça a été un peu
31:25dans tous les sens
31:26donc ouais
31:27je pense que je dois
31:28voilà
31:28j'ai peut-être été un petit peu
31:29difficile à suivre
31:30mais
31:31mais si on est
31:33enfin sans
31:34ça va peut-être
31:35un peu
31:36un peu faire grincer les dents
31:37mais si on est
31:38fan d'histoire atypique
31:39je pense qu'on aurait peut-être été
31:42on aurait peut-être eu un faible
31:43à mon sujet
31:44quoi
31:44à l'époque Ben Cadieux
31:45t'avais demandé
31:47quel titre
31:47tu donnerais un livre
31:49tu devais faire un livre
31:50sur ton histoire
31:50quel titre tu donnerais
31:51t'avais dit
31:52brillante décadence
31:54ou l'histoire
31:55entre deux extrêmes
31:56franchement j'ai toujours été bon
31:57avec vous les gars
31:57franchement j'ai toujours été bon
31:59aujourd'hui ça serait
32:00ça serait quoi en 2025
32:03non je trouve que ça
32:05ça colle encore
32:06bon décadence
32:07c'est peut-être un petit peu
32:07un petit peu fort
32:08mais bon c'est vrai
32:09qu'il y a eu une période décadente
32:11mais
32:11il faudra
32:13quel titre
32:14on donnerait ça maintenant
32:16non mais je regarde
32:17je regarde derrière moi
32:18avec
32:19avec un mélange
32:20de nostalgie
32:21de fierté
32:22du voyage accompli
32:24parce qu'en fait
32:25tu te rends compte que
32:26malgré tout
32:27même si j'aurais pu
32:29gagner cent fois plus
32:30faire
32:32une plus grande carrière
32:33j'ai quand même réussi
32:35à faire quelque chose
32:35que le commun des mortels
32:37n'arrivera jamais
32:39ne comprendra jamais
32:40j'ai vécu des émotions
32:42incroyables
32:44donc
32:46laisse moi un petit peu
32:47de temps
32:48pour réfléchir à un titre
32:49mais il y a quand même
32:50plein
32:50j'ai vécu des choses
32:51incroyables
32:52encore une date
32:53le 5 octobre 2025
32:54forcément
32:55une date importante
32:57500e tournoi
32:58à Saint-Androuz
33:00et cette décision
33:01d'arrêter
33:03raconte nous un peu
33:03cette remontée
33:04du 18 à Saint-Androuz
33:05ça devait être
33:06ça devait être
33:07extrêmement fort
33:08on se refait le film
33:09de sa carrière
33:09à ce moment là
33:10ou
33:10ouais mais c'est plus
33:11la globalité
33:12du voyage accompli
33:16aussi
33:17aussi
33:20voilà les larmes
33:20qu'on peut voir
33:21à l'écran
33:21c'est plus parce que
33:22je suis avec ma femme
33:23je suis avec mon fils
33:24qui est
33:25féru de golf
33:27et tu partages ça
33:29avec les autres
33:29en fait je reviens
33:30toujours à la même chose
33:31je pense que j'ai
33:33toujours énormément
33:34été dans le partage
33:35et en fait
33:36tu te rends compte
33:37en fait
33:38la masse de messages
33:39que tu reçois
33:39des gens
33:40tu vois
33:40qui vont dire
33:40on vous a suivi
33:41toute votre vie
33:43et c'est pour ça aussi
33:44que j'éclate en sanglots
33:46quand je suis à l'Open de France
33:47parce que
33:49parce que tu te rends compte
33:49que tu as marqué des gens
33:50tu as
33:51t'as l'amour des gens
33:56et tout ça
33:56ça marque extrêmement fort
33:58surtout quand on a
33:59une personnalité
33:59aussi sensible
34:01que la mienne
34:01c'est plus fort
34:02qu'une victoire
34:03finalement
34:05la trace que tu vas laisser
34:06finalement dans l'histoire du golf
34:08l'histoire du golf
34:09n'exagérons pas
34:10mais le petit chapitre
34:12que tu as écrit
34:14selon d'où tu viens
34:15venant de Belgique
34:16oui
34:17incontestablement
34:18j'aurais marqué
34:18l'histoire de mon sport
34:19oui
34:19au niveau mondial
34:20non
34:20j'ai écrit une chouette ligne
34:22dans l'histoire de la Ryder Cup
34:23oui
34:24mais voilà
34:25il ne faut pas s'emballer non plus
34:27mais oui
34:28c'est
34:30ouais
34:31tu prends ça plein de gueule
34:33mais en même temps
34:34tu vois
34:34comme moi
34:35la décision était prise
34:36depuis un petit bout de temps
34:37j'ai eu le temps de la digérer
34:38j'ai eu le temps d'en profiter
34:40c'était mûrement réfléchi
34:41oui
34:41c'est pas quelque chose
34:43que j'ai pris
34:43c'est pas une décision
34:44qui a été prise en 24 heures
34:45en disant
34:45ok terminé bonsoir
34:46je me barre
34:47non
34:48et puis je ferai toujours partie
34:49du paysage
34:51avec les commentaires télé
34:54donc
34:54tu sais quand tu
34:55quand tu vis cette vie là
34:57depuis 25 ans
35:00je pense pas que ce soit
35:01extrêmement sain
35:02de passer directement
35:04à autre chose
35:04Romy qui est vraiment
35:05un plan en place
35:06moi mon plan
35:07n'est pas de quitter ce sport
35:08parce que ce sport m'anime
35:09ce sport est une passion
35:11et ce sport m'a permis
35:12de vivre une vie
35:15incroyable
35:15donc c'est un peu
35:16ma façon à moi
35:17de rester dedans
35:17avec les commentaires
35:19de rendre en fait
35:20à ce sport
35:21et à la population golfique
35:23d'où qu'elles viennent
35:25je me rends compte
35:25que j'ai énormément de chance
35:26d'avoir fait ce que je fais
35:27donc c'est ma façon
35:28de rendre
35:29de rendre
35:31500ème tournoi
35:32à Saint-Androuz
35:32c'était un hasard
35:33ou alors pas du tout
35:34tu avais calculé
35:35pour que ça
35:35calculé
35:36mon vieux
35:36en fait
35:38quand je termine
35:39deuxième à Saint-Androuz
35:40l'année d'avant
35:42je me rends compte
35:43à ce moment là
35:44que je peux
35:45atteindre 500 tournois
35:46la saison d'après
35:47et en faisant les calculs
35:48je devais jouer
35:4926 ou 26 tournois
35:51je me rends compte
35:52que ça tombe
35:53soit à l'Open de France
35:54soit au Denil
35:57le coup pas de bol
35:58c'est que
35:58je ne rentre pas
35:59dans l'Open d'Ecosse
36:00et je ne rentre pas
36:02à Wentworth
36:03pour des raisons de statut
36:04qui encore
36:05Moripil maintenant
36:08mais donc
36:09c'était entre l'Open de France
36:10ou Saint-Androuz
36:11l'un ou l'autre
36:12pour moi
36:12aurait été
36:14parfait
36:14malheureusement pour vous
36:15ce n'est pas tombé
36:15à l'Open de France
36:16c'est tombé à Saint-Androuz
36:17mais quand je revois les images
36:18franchement
36:19symbolique et belle
36:19c'est difficile
36:20de rêver mieux
36:22tu reçois une plaque en argent
36:23elle a rejoint la salle des trophées
36:24cette plaque
36:25ouais elle est là
36:26mais bon tu sais
36:27avec un peu les 2-3 soucis
36:28que j'ai avec le cirque européen
36:29ces quelques dernières années
36:32ce plateau en argent
36:34ne symbolise pas grand chose
36:35c'est plus les images
36:36et cette semaine
36:37à Saint-Androuz
36:38avec ma femme
36:39mon fils
36:41marcher les fairways
36:42de Carnoustie
36:42de Kingsbarns
36:43où il y a une plaque
36:45là où j'ai fait mon albatros
36:47au 16
36:48tu vois
36:49tu vas mettre une plaque
36:49dans un fairway
36:50d'ailleurs c'est pas la seule
36:51j'en ai une déjà au Pays de Galles
36:52pour le drive le plus long
36:54de l'histoire du cirque européen
36:55et j'en ai une
36:55combien le drive ?
36:57447 yards
36:58au passage
36:59vendant le dos ?
37:00ouais vendant le dos
37:01fairway sec
37:02en descente
37:03machin
37:03pour ceux qui connaissent
37:04le parcours de la Ryder Cup
37:05en 2010
37:06mais tu vois
37:06j'ai deux plaques quoi
37:07j'ai deux plaques
37:08sur deux fairways
37:09ou n'importe quel pèlerin
37:12qui va jouer Kingsbarns
37:13au 16
37:14il passe
37:14il voit ma plaque
37:15il voit mon nom
37:15et il voit
37:15que j'ai mis un coup de fer 6
37:17sur un drapeau
37:18derrière la butte
37:19quoi
37:19donc ouais
37:20j'ai énormément de chance
37:22d'avoir une empreinte
37:24à gauche et à droite
37:24c'est quand même assez sympa
37:25si tu regardes en arrière
37:27qu'est-ce qui va rester ?
37:29c'est quoi dont tu es le plus fier
37:30finalement ?
37:31tu parlais de partage
37:32tu parlais d'avoir touché les gens
37:33c'est ça ou c'est autre chose ?
37:36encore maintenant
37:37tu vois
37:37bon ici
37:38on est à cette semaine
37:38on est à Lille-Maurice
37:40on est au Telfer
37:41j'arrive à peine à la réception
37:43et il y a un golfeur français
37:44monsieur Colsart
37:45machin un truc
37:46tu vois
37:48tu ne peux pas être insensible à ça
37:52et je suis vraiment le premier conscient
37:55qu'en Belgique
37:55ou même en France
37:56j'ai déçu beaucoup de gens
37:57mais qu'est-ce que je leur ai animé
37:59leur week-end aussi
38:01certaines semaines
38:02donc voilà
38:04dans la vie
38:04tu ne peux pas tout avoir
38:07mais ouais
38:08maintenant
38:11on ne fait pas ça
38:11pour la reconnaissance des gens
38:12mais voilà
38:13on est évidemment sensible
38:16à la marque d'affection
38:17que les gens peuvent avoir
38:19par rapport à ton égard
38:20c'est bien de faire son dernier tournoi ici
38:23alors c'est pas mon dernier
38:24c'est un de mes derniers
38:25parce que je garde quand même
38:25le dernier pour
38:27pour le Soudal Open en Belgique
38:28au mois de mai
38:29l'année prochaine
38:30mais
38:32j'ai énormément de chance
38:33que mes derniers tournois
38:34en fait ont tous
38:34une signification particulière
38:36pour moi
38:36je reviens d'Australie
38:37où j'ai joué
38:38j'ai joué un dernier Open d'Australie
38:39à Royal Melbourne
38:40ma femme est australienne
38:41mes gosses sont à moitié australiens
38:43je viens ici à Lille-Maurice
38:45où je suis attaché ici
38:46à Héritage
38:47où je viens à Lille-Maurice
38:49depuis fin des années 90
38:50ça fait plus de 25 ans
38:52que je viens à Lille-Maurice
38:52donc c'est une signification
38:54particulière aussi
38:55et puis voilà
38:58faire une dernière fois
39:00Joujoute
39:01chez moi en Belgique
39:02au Soudal
39:03au mois de mai
39:03devant les miens
39:06avec une chouette affiche
39:07qui a été créée
39:08pour l'occasion
39:09voilà
39:10j'ai vraiment moins de chance
39:11de faire mon check-out
39:13de cette façon-là
39:13Merci Nico
39:14Ciao
39:18Sous-titrage Société Radio-Canada
39:20Sous-titrage Société Radio-Canada
39:25Sous-titrage Société Radio-Canada
39:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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