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  • il y a 7 semaines
Dans cette troisième partie du Swing spécial n°200 de Journal du Golf, place aux exploits des joueurs et joueuses français. Romain Lefevbre, Benjamin Cadiou et Jade Schaeffer passent en revue les exploits de Victor Dubuisson, Céline Boutier, Matthieu Pavon et consorts...

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Sport
Transcription
00:00Cette émission vous est présentée par Strixon.
00:03Où est la Vesval Malbe ?
00:05Allez, toujours en direct de Birdyland pour la troisième partie de cette émission.
00:09On va parler d'un autre pilier du Journal du Golfe, évidemment, le Golfe Pro avec...
00:15Je crois que c'était moi.
00:16Moi aussi, je crois que c'était bien sûr.
00:18Non, vous n'êtes pas des piliers, vous avez des points sûrs, surtout Romain.
00:20Les poids lourds même.
00:22Benjamin Cadieux, évidemment, de Journal du Golfe depuis combien de temps ?
00:2715 septembre 2007, si tu veux savoir.
00:29Ça commence à faire.
00:30Et Romain Lefèvre, de l'équipe.
00:33Comment ça va, Romain ?
00:331er août 98.
00:36Alors, messieurs, avant de commencer cette partie, on va faire un quiz, évidemment.
00:40Un quiz sur les exploits des Français.
00:42Est-ce que le quiz est apprenant ?
00:43J'espère que tu n'as pas vu les questions avant.
00:45Il me semble que tu as vu le conducteur.
00:47Non, je ne l'ai pas lu.
00:48Je ne sais même pas de quoi on va parler.
00:50Alors, première question, est-ce qu'Hugo y a une petite musique ?
00:52Tu démarres direct.
00:53Ça démarre direct.
00:54Ah, il y a la musique.
00:55Il y a quelque chose à gagner ?
00:57Il y a, je crois, une boisson avec un ticket boisson à Birdyland.
01:01Une cinquième peinte.
01:02Vous êtes prêts, messieurs ?
01:03Oui.
01:03Alors, un quiz sur les exploits du Golfe français.
01:06Je vais te défoncer, Romain Lefèvre.
01:07Alors, qui suis-je ?
01:10Regards suspicieux.
01:12Je remonte sur le Tour européen en 2019.
01:15Oh, c'est facile.
01:16Greg Havré.
01:16Non.
01:17Non, non, non, non.
01:19Après avoir mis ma carrière sur le Tour, entre parenthèses, pour devenir enseignant.
01:22Jean-Baptiste Gonnet, à Cannes.
01:24J'ai fait une bonne réponse, mais je ne sais pas si tu es d'accord, parce que tu as répondu deux fois.
01:27Le meilleur compte Instagram d'enseignement.
01:30Autre question.
01:31À qui a le point, du coup ?
01:32C'est toi, parce que Romain n'a pas buzzé.
01:38Question numéro deux.
01:40Combien de joueurs français ont reçu le prix de rookie de l'année sur le DP World Tour ?
01:44Deux.
01:45Non, non, non, j'ai buzzé avant.
01:46Olivier Edmond et Martin Couvras.
01:49Hugo Ponce, j'ai buzzé avant.
01:52Oui, mais tu ne sais pas la réponse.
01:54Si.
01:54Olivier Edmond, qui m'a dédicacé une balle au Trophée Lancomeau.
01:58On s'en fout de ta vie.
01:5999.
02:00D'accord.
02:00C'est pour ça que je le sais.
02:01Merci.
02:02Et donc, le deuxième ?
02:03Martin Couvras cette année.
02:05Je viens de le dire.
02:06Il m'a parlé de toi, d'ailleurs.
02:07Il me le couvra, oui.
02:09Donc, le point est pour Benjamin, du coup, parce qu'il a buzzé avant.
02:12Mais tu as fait une...
02:12Oui, tu as fait une...
02:13Ça, et ça, Romain, ça s'appelle l'expérience.
02:17Troisième question, messieurs, on se concentre.
02:19Je suis le premier Français à avoir remporté un trophée sur le Tour Européen.
02:23On attend la fin de la question.
02:25Quel tournoi ? Quelle date ?
02:26Deux points bonus.
02:27C'est hyper facile.
02:28Jean-Van de Veld, Roma Masters, 1980.
02:31Alors, la date exacte ?
02:33Au jour près.
02:3521 juin 1993.
02:36Pas du tout.
02:38C'était le 18 avril 1993.
02:40Je me suis gouré pour un mois.
02:41Et même C'est Baudou qui regarde, il me donne le point.
02:44C'est Baudou qui sera tout à l'heure à ce micro.
02:46Attention, préparez-vous.
02:47Il va nous parler NBA.
02:48Exactement.
02:503-0.
02:51Alors là, Romain, il faut se réveiller.
02:52La piquette, quoi.
02:53Alors, quel est le meilleur classement mondial d'un joueur et d'une joueuse française ?
02:57Vas-y.
02:58D'un joueur et d'une joueuse.
03:00Ah.
03:00Céline Boutier, nu en 3 mondial.
03:02D'accord.
03:02Et le Français ?
03:03Ben, Victor Dubuisson.
03:05Ne gourre pas.
03:07Tout le monde se gourre.
03:0815e ou 17e ?
03:0915e.
03:10Bonne réponse.
03:1115e, c'est une bonne réponse.
03:13Voilà.
03:13Première victoire française sur le pitié-tour.
03:17Là, c'est...
03:18Ah non, mais non.
03:19Attends, mais tu te mets...
03:20Question de rapidité, il faut être prêt.
03:20Il avait fini la question.
03:22Il faut être prêt, Romain.
03:23Il avait fini la question.
03:24On était en train de compter les points.
03:25C'est Mathieu Pavon l'an dernier à Torrey Pines.
03:27C'est pas l'an dernier, c'est l'an.
03:28Il faut que je demande les mois des classements mondiaux.
03:312024.
03:32Quoi, classement mondiaux ?
03:33Alors, c'est pas du tout ça.
03:34C'est février 2015 pour Dubuisson.
03:36Et c'est une boutier, c'était en octobre 2023.
03:38Ah oui.
03:38C'est un bazar ton conducteur.
03:43C'est Hugo.
03:44Mais non, mais les victoires...
03:45La victoire du pitié-tour.
03:46On revient sur la victoire sur le pitié-tour.
03:47Oui.
03:48Mathieu Pavon à Torrey Pines l'an dernier.
03:50En quel mois ?
03:52En février.
03:53Eh bien, c'était en janvier.
03:5531 janvier.
03:56Voilà, exactement.
03:57Donc, un point pour Romain, un point pour Romain.
04:00Allez, sixième question.
04:02Combien de victoires françaises sur le tour européen ?
04:0827.
04:09C'est plus.
04:11Pas de joueurs qui ont gagné, de victoires.
04:1232.
04:14La réponse est 52.
04:16Sadier, le dernier en juin 2025.
04:19Adrien Sadier qui est au Savoyard d'ailleurs.
04:21Surnommé, Jean-Philippe.
04:22Bidou et qui adore la raclette.
04:25Septième et dernière question, messieurs.
04:29En quelle année Gladys Nocera a terminé en tête de l'ordre du mérite du Ladies European Tour ?
04:35Alors, j'hésite entre deux années.
04:37Est-ce qu'il faut que j'ai bon tout de suite ?
04:38Alors, bah, oui.
04:40C'est en 2008.
04:42C'est une bonne réponse.
04:43Alors, question subsidiaire.
04:44Combien de victoires sur le tour, sur le lettre ?
04:45Oh, elle en a gagné un paquet.
04:47Elle en a gagné au moins, je dirais, quatre.
04:49Elle en a beaucoup plus.
04:51Non, non, non.
04:52Cette année-là.
04:52Ah oui, d'accord.
04:53En tout.
04:54En tout, elle a dû en gagner huit.
04:56Douze.
04:57C'est plus.
04:57On va demander à Jad Schaeffer qui doit connaître.
05:00Combien de victoires pour Gladys Nocera en carrière ?
05:04Sur le lettre.
05:05Oui, en tout.
05:07La réponse est 14.
05:09J'étais à 12, moi.
05:10Et deux pour Jad Schaeffer qui sera en plateau tout à l'heure.
05:13Voilà, messieurs.
05:14C'était un quiz apprenant et passionnant.
05:15Oui, j'ai appris des trucs.
05:17Est-ce que tu valides ce quiz ?
05:18Oui, je valide parce que j'ai appris des trucs et que j'ai battu mon idole et exemple, Romain Lefebvre.
05:23Alors, messieurs, évidemment, on va parler du golf français, du golf tricolore.
05:28Beaucoup d'émotions en 20 ans, Benjamin.
05:31J'ai déjà chaud, là.
05:31Tu me regardes avec le sourire.
05:33Quand je te dis, voilà, la première image qui te reste dans la tête, toi, c'est quoi ?
05:38Moi, c'est très personnel, mais c'est Greg Avray qui bat Phil Mickelson à Lockleman.
05:43En 2007.
05:43Au Scottie Schepen en 2007 parce que je n'étais pas encore à Journal du Golfe.
05:49Mais là, je me suis dit, j'ai réalisé.
05:51Tu as regardé la télé ?
05:52Oui, j'ai réalisé qu'un golfeur français était capable de, j'allais dire, de tout et n'importe quoi,
05:57de surtout du meilleur et vraiment de battre l'élite mondiale.
06:00L'époque, il était numéro 2 mondial et il le bat en playoff en plus.
06:03Exactement.
06:04Romain, toi, c'est ton émotion, la première émotion du golf français entre 2004 et 2025 ?
06:10La plus grande émotion, c'est Céline Boutier.
06:12C'est une victoire en grand chelem, déjà, il n'y en a pas beaucoup.
06:17C'était en France, à Evian, c'était un moment d'émotion exceptionnel.
06:21Et je crois qu'au-delà de sa victoire, ça a été un déclencheur de beaucoup de choses dans le golf français.
06:28Si aujourd'hui, le golf français est là où il est, c'est en partie grâce à elle, grâce à ce petit bout de femme.
06:34Et ce n'est pas du tout péjoratif, mais c'est cette ténacité, cette volonté, ce talent et cette éthique de travail récompensée dans le plus beau des écrins pour le golf féminin français, évidemment.
06:46Puisqu'on a la chance d'avoir un majeur en France, même si c'est le cinquième majeur, c'est le plus beau majeur, et remporté par une jeune femme d'exception.
06:56On va commencer.
06:57Alors là, en plus, Romain, il vient de bousiller mon conducteur.
06:59Non, mais les dividendes de cette victoire, on va les toucher dans quelques années, Romain.
07:05Toutes les petites filles et petits garçons qui ont vu ça, un joueur, une joueuse française gagner un majeur, c'est quand ils seront adultes, quand ils seront à la vingtaine que ça va payer, je pense.
07:15On l'a vu dans le tennis avec Yannick Noah, qui a été un déclencheur formidable de motivation et d'ambition pour le tennis.
07:23Il y a eu plein de petits Noahs par la suite qui ont rêvé de soulever la Coupe des Mousquetaires.
07:28On attend toujours le successeur.
07:30Je pense qu'on attendra moins longtemps la personne qui va succéder à Céline Boutier, parce qu'il y a une vraie émulation.
07:36On le voit dans le golf féminin, vous avez parlé au tout début de l'émission, de Nastasia Nadeau.
07:42Moi, j'ai eu son père cet après-midi au téléphone, qui m'a raconté son périple à la manière dont elle a réussi à se sortir d'un véritable cauchemar de son voyage pour arriver jusqu'à Mobile.
07:52Et vous le direz bientôt dans l'équipe, c'était un périple invraisemblable pour se qualifier pour le LPGA Tour.
07:58Donc, en fait, elles sont déjà là, les petites filles, entre guillemets, de Céline Boutier.
08:03Elles arrivent.
08:04Elles ne sont peut-être pas encore pros.
08:05Elles ne sont peut-être pas encore pros, mais il y en a qui le sont.
08:08Je pense qu'Anastasia Nadeau, elle a été biberonnée, entre guillemets, à la carrière de Céline Boutier sur les LPGA Tour.
08:16Et sa volonté d'arriver sur ce circuit, tout comme celle d'Alela Sernouksek, qui certes est redescendue cette année parce qu'elle a eu une année compliquée, mais qui reviendra certainement.
08:25Tout comme celle de Pauline Roussin-Bouchard, toute cette génération-là, elle est prête à prendre le pas d'une championne comme Céline Boutier, une championne d'exception.
08:33Alors, messieurs, je vous propose de faire un choix.
08:36On a demandé à trois golfeurs français de nous donner leurs sensations et leurs émotions.
08:42Alors, je vous propose soit la victoire de Thomas Levé en 2011 à l'Open de France.
08:46Pas mal.
08:47Il y a Victor Dubuisson qui nous raconte ses coups dans les cactus.
08:51Il nous parle maintenant.
08:52Il nous parlait à l'époque.
08:53Voilà. Ou alors, Grégory Avray qui raconte l'US Open 2010.
08:59Je ne sais pas.
08:59Qu'est-ce que vous choisissez ?
09:00Thomas Levé, c'est pas mal.
09:01Moi, je vote Levé parce que la montée de la Côte du 16, on marchait derrière lui quand il remonte pour aller sur le T du 16, alors qu'il est en tête du tournoi.
09:10Elle est incroyable.
09:11Je crois que Thomas Levé, il avait dit que c'était comme monter l'Alpe d'Huez en cyclisme.
09:15Et je pense même que s'il le raconte 15 ans après, 14 ans après, il peut y avoir une petite larme au bout du récit.
09:23Allez, on va écouter Thomas Levé.
09:25Je crois que vous y étiez aussi, Romain, dans ce grand moment de télé apparemment.
09:28On l'écoute.
09:29On parle encore souvent de cette victoire à l'Open de France.
09:49Tout le temps, surtout les gens ne se rappellent pas de la victoire, mais de la jambe cassée.
09:55Moi, j'ai le souvenir parce que j'ai une barre dans la jambe maintenant, mais bon, c'est le truc, c'est que quand tu regardes la saison, en juin, je n'arrivais pas à marcher à l'US Open, j'avais mal à la jambe au même endroit.
10:07Tu te dis, tiens, il y avait peut-être une fracture à ce moment-là et juste le plongeon parce que je n'ai pas touché le fond, je n'ai pas touché de pierre, je n'ai rien touché.
10:14Donc, ça suffit à faire tout éclater. Donc, c'était un bien pour un mal, tu sais, parce qu'à ce moment-là, déjà, le circuit te prend beaucoup, beaucoup d'énergie.
10:24Et donc, c'était un moment où vers l'Open de France, à ces dates-là, c'est le moment où généralement les joueurs commencent à prendre un break assez conséquent de deux, trois semaines pour pouvoir recharger les batteries.
10:36Et c'était le moment de moi de le faire. Bon, moi, ça a été six semaines parce que la jambe était cassée.
10:40Donc, mais ça a été bien pour la fin de saison. Ça te permet d'être un peu plus frais pour la fin de saison.
10:47Bon, j'ai loupé, c'est vrai, j'ai loupé un champion du monde, deux majeurs.
10:51Dommage, peut-être une place aussi directement dans les majeurs l'année d'après parce qu'à un moment de la victoire de l'Open de France, j'étais pas mal classé pour être exempté dans les tournois l'année d'après.
11:01Mais bon, dans une carrière, tu vois, si tu n'as que des regrets, moi, ce que je retiens, c'est que j'avais coupé par la maison et qu'elle pèse très lourd.
11:10Justement, cette semaine-là, comment elle s'est dessinée, cette victoire ?
11:16Elle s'est dessinée dès les premiers jours. J'ai joué avec Christian Ledent et Antoine Cambouaret pendant le Pro-Am.
11:27On a gagné le Pro-Am. Et pendant le Pro-Am, je peux te dire que je ne loupais pas un coup.
11:30Mais moi, ça faisait déjà sept ou huit jours que je ne loupais pas un coup.
11:34Et tu dis, tiens, là, il y a des choses intéressantes à faire.
11:36Et quand tu regardes mes interviews de la semaine, je sais que j'étais au contact.
11:41Et que malgré mon double bogue du samedi, au dernier trou, où il faisait un temps dégueulasse,
11:47je devais être moins sept, je crois, pour la journée.
11:50Alors qu'il faisait dégueulasse, les mecs avaient du mal à faire dans le parc.
11:53Et moi, j'arrive au départ du 18, moins sept.
11:55Un peu déconcentré.
11:57Peut-être, non, pas ça.
11:58Un petit peu trop facile à ce moment-là.
12:00Au 18, je fais une banane au drive et je la mets dans le haut à gauche.
12:03Je la mets 180 mètres du départ, l'horreur.
12:06Puis là, j'ai dû dropper, même pas sur le bon trou.
12:09Je dois aller sur le 15 pour dropper parce que là où j'étais, j'avais encore des arbres à passer.
12:12Je fais six sur le trou.
12:16Et tu sais quoi ? Ça ne m'a même pas démonté de cinq secondes.
12:18C'est-à-dire que je savais que le niveau que j'avais développé ce jour-là était tellement bon
12:22qu'il n'y avait pas un joueur sur le tournoi, ça se voyait au score,
12:27qui pouvait me battre.
12:30Il y avait juste à refaire ce que j'avais fait le samedi, le dimanche.
12:35Et quand tu vois la partie que je fais avec Torbjano Lecun le dimanche,
12:38il n'y a pas beaucoup d'erreurs.
12:39Il n'y a pas beaucoup d'erreurs, il n'y a pas de gros rattrapés.
12:42J'ai rentré un beau putt au trou numéro 4, j'ai rentré un bon deuxième putt au trou numéro 17.
12:47Mais à part ça, il n'y a pas beaucoup de...
12:49Je ne lui ai rien donné, je ne leur ai rien donné aux gars.
12:51Et à la fin, tu t'imposes, parce qu'on le sait, le national, c'est vachement compliqué.
12:55Mais oui, ça, c'est des belles semaines.
12:57C'est des belles semaines où tu vois ton niveau de jeu qui monte.
13:00Et puis, et tu vois surtout que par rapport au reste du champ,
13:03c'est bien mieux que le reste du champ ce que tu fais en scoring.
13:10Cinq, quatre, trois, deux, un !
13:15J'ai pas réalisé encore ça, je vous dirais peut-être.
13:38En tout cas, je suis content d'avoir fait ça en France.
13:42Je crois qu'entre ça, l'Open d'Écosse, l'Open britannique où j'avais perdu pourtant,
13:46où j'avais fini deuxième et la Ryder Cup, je crois que tout ça, c'est un peu mélangé.
13:50C'est des victoires qui font très très plaisir et c'est des trucs inimaginables.
13:55Après Jeff Ramsey, après Jean Garriade, je suis un nouveau Français à avoir gagné.
13:59C'est une victoire que je suis allé chercher très très loin,
14:02mais voilà, j'ai été la chercher avec l'expérience et puis j'ai eu la chance d'avoir le jeu qui était en place aujourd'hui.
14:09Les émotions de la remise de la coupe, on voit, je crois que c'est Raphaël Jacquelin
14:13et d'autres joueurs qui viennent t'asperger de champagne dans le recording.
14:17Il y a une marche que je me souviens, la plus belle image,
14:22les plus belles images, c'est quand mes deux filles viennent me voir juste avant l'interview.
14:26Donc elles sont petites, Juliette elle a 11 ans et Charlotte elle a 7 ans.
14:29Et ce qui est fabuleux, c'est qu'elles m'ont vu gagner, quoi.
14:34Tu vois, c'est...
14:36J'en ai encore les larmes aux yeux, tu vois, je suis tellement content.
14:40C'était fabuleux.
14:42Je les vois encore, les deux petites arrivées, là, bravo papa !
14:44Oh putain, c'était bon !
14:48Et puis après t'as Guillaume Chobron et Raph qui me portent.
14:53Ça aussi c'est une belle image.
14:54C'est une belle image du truc.
14:57Et puis quelques années plus tard, les émotions sont remontées comme là, là,
15:00quand Woods a gagné son Masters.
15:02Parce qu'il a le même âge que moi.
15:04Devant ses enfants.
15:05Et c'est la première fois qu'il voit, qu'il gagne un tournoi devant ses enfants.
15:09Et là tu te dis, bah j'ai fait le...
15:11C'est bon, j'ai fait le tour.
15:12J'ai fait le tour, ils m'ont vu gagner, ils m'ont vu que papa n'était pas là à la maison
15:16parce qu'il allait gagner des tournois.
15:18Et qu'ils t'ont vu gagner ce truc-là, c'est...
15:21Pour un Français, c'est pas mal, quoi.
15:23C'est pas mal, ça s'est pas fait beaucoup.
15:24Il y a Jeff, mais Jeff c'est un malade.
15:27C'est un malade.
15:28Sinon, on n'est pas beaucoup, on n'est que cinq.
15:32Non, on n'est que quatre même.
15:33Attends.
15:34Jeff, Arnaud Massy, moi et Jean Garial, on est quatre.
15:39Voilà.
15:40T'imagines, il existe depuis combien de temps, l'Open de France ?
15:43Depuis un paquet de temps.
15:44Donc, ouais, ça c'est une fierté.
15:46On n'est pas beaucoup à l'avoir, ce trophée.
15:47Et puis, vous le savez, on est beaucoup sollicité par vous pendant le tournoi.
15:53Et on arrive à un moment de l'année qui n'est pas le plus facile et sur un parcours qui est extrêmement compliqué.
15:57Donc, gagner tout ça, surmonter tout ça à la fin, tu peux être fier.
16:01Cette émission vous est présentée par Strixon.
16:05Ça fait combien de PSG à Bilbao ?
16:06Voilà, et c'est un mois un peu spécial, évidemment.
16:10Vous retrouverez tous les souvenirs qu'on a pu recueillir auprès des différents joueurs qui ont fait la couve
16:16ou alors qui remémorent leur victoire comme Jean-François Luquin et d'autres sur, évidemment, les entêtes du Journal de la Glove TV.
16:23Et Jade Schaefer nous a rejoint comme prévu, comme promis.
16:27Bonjour Jade.
16:28Salut.
16:29Parlez bien proche du micro, Jade.
16:31Très important, on le rappelle.
16:31Deux victoires sur les 10 European Tours.
16:34On parlait tout à l'heure de l'éclosion d'une Nastasie Nadeau, de la locomotive Céline Boutier.
16:41Comment, vous, vous avez vécu l'éclosion de ses talents ?
16:44Avec envie, avec fierté.
16:47Racontez-nous.
16:48Ah non, en plus, avec fierté, c'est vrai que le mouvement, déjà, Céline Boutier, qui est un grand mouvement,
16:54je veux quand même rappeler, effectivement, on le disait en rigolant tout à l'heure, de Gladys Nocera,
16:58qui était juste avant elle, mais...
17:01Karine Hichet aussi, et Patricia Monnet-le-Bouc, un peu avant, qui avait gagné le Kraft Nabisco en 2003.
17:05Oui, gagnante de majeure, donc la première d'entre nous.
17:08Et donc, Céline, c'est vrai qu'elle apporte vraiment un élan de fraîcheur.
17:12On a beau être très exigeant avec elle aujourd'hui, parce qu'on attendait la super méga performance qu'elle a faite.
17:21Oui, et puis on a eu les habitudes de ces années où, voilà, Romain, on l'a vécu, cette année 2023,
17:26où elle avait gagné, elle avait tout exposé son passage, troisième mondial, aux portes même de la première place.
17:33Et oui, c'est ça, ça s'est joué vraiment à un rien, cette première place mondiale.
17:37Donc aujourd'hui, maintenant qu'on la voit un peu décrochée du top niveau, il y a une forme de frustration,
17:44mais ça n'enlève rien à cette année exceptionnelle.
17:46Et on sait très bien que dans le golf, ça peut revenir à tout moment.
17:49On l'a vu avec Nelly Corda cette année, qui était intouchable en dernier,
17:55qui a gagné 7 titres, qui était la scottiche et fleur au féminin, j'ai envie de dire,
17:59et qui aujourd'hui, cette année, n'a pas gagné.
18:01Donc voilà, ça arrive dans toutes les carrières, à tous les niveaux.
18:05Et il n'y a pas à s'inquiéter pour Céline Boutier aujourd'hui,
18:08uniquement parce qu'elle a décroché de cette troisième place mondiale.
18:12Elle y reviendra, on en est sûr, c'est quelqu'un qui travaille énormément,
18:15qui a une éthique de travail exemplaire, qui est une championne exemplaire
18:18dans la manière de mener sa carrière, de travailler, de s'entourer des meilleurs,
18:24avec un coach de renommée internationale, mondial.
18:28Donc voilà, je vais laisser la parole à Jade, qui est plus à même de parler de Céline
18:34et de ce qu'elle génère.
18:36La question que je voulais poser à Jade, c'est justement comment vous avez vu évoluer
18:39ce golf féminin depuis que vous avez débuté, vous avez gagné ces deux victoires
18:44sur le Ladies Open Tour, et jusqu'à maintenant, vous nous l'avez précisé,
18:49vous étiez au Lacoste Ladies Open de France cette année.
18:53On voit du changement.
18:54On voit du gros changement, déjà.
18:56Je pense que le fait d'avoir autant de joueuses françaises qui brillent en Europe et dans le monde
19:01depuis maintenant plus de 15-20 ans, je parle en nombre, bien évidemment.
19:07Du coup, ça me paraît...
19:09J'aimerais bien en avoir de plus près le micro.
19:12Ça me paraît vraiment un point très fort, et il faut vraiment le souligner,
19:17qu'il y a beaucoup plus de joueuses aujourd'hui françaises qui performent.
19:21Bien évidemment, l'ambassadrice aujourd'hui, c'est Céline Boutier.
19:24On parlait de Nadeau, qui est fraîchement arrivée.
19:27J'ai eu la chance de pouvoir lui parler un petit peu, justement, à la semaine du Lacoste
19:31et d'Isopens de France.
19:32C'est vraiment quelqu'un de très frais, qui évolue très vite.
19:36Je trouve que le poil féminin...
19:37Impressionnant.
19:38Alors, je ne l'ai pas vu beaucoup jouer, parce que j'étais en mission sur place,
19:42donc je n'ai pas pu aller sur le parcours et l'avoir joué.
19:44Par contre, il y a François Calmel, mon mari, qui a joué le programme de l'Evian Championship
19:49avec elle cette année.
19:50Et il m'a dit, vraiment, c'est une joueuse qui est vraiment au point.
19:55Elle performe, elle est très longue, une frappe magnifique, très régulière.
20:01Bien évidemment, ça tape plus fort qu'avant.
20:02Surtout, vous voyez les asperges qu'elles sont aujourd'hui.
20:06Ce que je veux dire par là, c'est que ce mouvement de golf féminin français, certes,
20:10mais mondial, c'est un mouvement qui a été le cas dans le golf masculin un peu avant.
20:17Donc, on est un peu en retard, parce qu'effectivement, on évolue aussi avec notre temps.
20:21On n'était pas non plus dans un golf de super haut niveau, on va dire,
20:25avec autant de joueuses qui jouent très, très bien au golf dans le monde.
20:27Parce qu'il y avait, on le rappelle, Gladys Nocera et Karine Hichet,
20:30qui étaient un peu joueuses de ce Lame Cup,
20:33qui essayaient de porter un peu le golf féminin tricolore.
20:35C'est ça, c'était un peu les modèles à votre époque ?
20:38C'était complètement les modèles.
20:40On a eu justement la chance d'avoir Gladys, qui a un peu plus longtemps,
20:43sur les 10 européennes tours.
20:44Donc, nous, les joueuses européennes, on a vraiment pu l'avoir de plus près
20:48et avoir de son expérience.
20:51Karine Hichet, j'ai eu la chance de la connaître aussi.
20:53Mais tout ça pour dire, c'est que oui, on a ces exemples-là, etc.
20:57Mais tout se joue aussi au début, quand on est dans les équipes de France.
21:01On peut parler donc d'une Céline Boutier,
21:03qui, elle, a beaucoup performé aussi pour les équipes de France.
21:06Et en amateur, je pense que c'est vraiment,
21:09quand on voit les joueuses amateurs performer,
21:11on voit tout de suite qu'il va y avoir certainement des bonnes surprises.
21:15Bon, c'est un Bouchard, etc.
21:16Enfin, je donne des exemples, mais c'est vrai que dès qu'on voit
21:19les joueuses performer en amateur,
21:21il faut s'y intéresser aussi au golf amateur féminin français.
21:25Romain, évidemment, on a vu aussi l'éclosion de tous ses talents.
21:30À l'équipe, à Evian, c'est tous les ans.
21:33C'est Nassazia Dolo qui était aussi à Evian cette année.
21:36Qui a fait un Evian, c'était son premier majeur.
21:39Elle termine 21e, elle est à huit coups de la tête.
21:42Elle a été dans une partie avec Korda et Minjili,
21:45où elle n'avait pas du tout été...
21:46Elle a été très fière.
21:47Elle a été très fière, mais surtout...
21:48Elle n'est pas démontée 20 fois.
21:49Mais surtout, elle ne s'est pas démontée.
21:50Et surtout, elle a été au niveau, quoi.
21:52Elle a montré.
21:52Et c'est d'ailleurs...
21:53J'ai discuté avec son père cet après-midi.
21:55C'est d'ailleurs un déclencheur aussi chez elle.
21:57Elle s'est prouvé.
21:57C'est un phénomène décomplexant de se dire
21:59je joue dans une partie avec Nelly Korda et Minjili
22:02et je ne suis pas ridicule.
22:04Loin de là, je termine 21e de mon premier majeur.
22:07Il y a eu...
22:07Il peut y avoir des complexes à votre époque, Jade, sans...
22:14Mais oui, oui, bien sûr.
22:15Il y a des complexes à toutes les époques.
22:17Je pense que c'est plus des complexes liés
22:19à la préparation qu'on a eue en amont.
22:22Vous parliez du travail de Céline Boutier
22:24qui travaille, bien évidemment, mentalement ça.
22:27Et donc, je vous rejoins tout à fait.
22:30Nadeau a complètement dépassé cette peur.
22:34Il y a des peurs de performer,
22:38mais il y a aussi des peurs de...
22:39Est-ce que je peux vivre aux Etats-Unis ?
22:41Est-ce que je peux...
22:42Il n'y a pas que, en fait, le golf.
22:44Parce qu'en fait, de bien taper la balle,
22:45je pense qu'on est beaucoup de joueuses
22:46à bien toucher la balle,
22:49à la frapper très correctement.
22:51Je parle évidemment au niveau.
22:53C'est surtout le fait de pouvoir s'autoriser
22:55à oui, est-ce que je prétends avoir une carrière
22:57à l'international ?
22:59Est-ce que je prétends être professionnelle de golf ?
23:01Donc ça commence par là, etc.
23:03Et donc, professionnelle de golf, c'est le travail,
23:06l'autorisation de s'exprimer totalement
23:08sur un parcours de golf.
23:09Et c'est vrai que Nastasia Nadeau,
23:11elle a tout coché.
23:14Petite question, évidemment.
23:15Est-ce que ça fait plaisir de voir
23:16qu'on parle de plus en plus du golf féminin ?
23:19C'est quelque chose qui pouvait...
23:21Un petit peu plus.
23:21...qui pouvait manquer à votre époque,
23:24encore une fois.
23:24C'était peut-être sous-médiatisé
23:26ou c'est encore sous-médiatisé, selon vous ?
23:28Eh bien, oui.
23:29Évidemment, on peut toujours dire
23:31que c'est sous-médiatisé
23:32parce qu'on espère toujours
23:33qu'on parle de plus en plus de golf féminin.
23:35mais j'ai quand même envie de dire
23:36qu'il faut déjà essayer d'apprécier
23:40en fait le golf féminin.
23:41C'est-à-dire que quand on a la chance
23:42de le voir à l'écran,
23:43j'insiste à essayer vraiment d'apprécier
23:46ce golf qui n'est pas du tout
23:47comparable au golf masculin.
23:50C'est un spectacle totalement différent.
23:51On est là pour faire le show,
23:52mais totalement différemment.
23:53Et une fois que vous l'apprécierez,
23:55je vous promets, vous ne regretterez pas.
23:56Il faut apprécier.
23:58Jad, est-ce que tu veux te...
24:00Je suis tout à fait d'accord.
24:01Je souscris.
24:02Je fais juste une parenthèse.
24:03Moi, je suis allé la première fois
24:05de ma vie à Evian il y a quelques années,
24:07pas à reculons,
24:09mais avec un peu de méchance
24:12en me disant
24:12est-ce que je ne vais pas, entre guillemets,
24:15y trouver mon compte, etc.
24:16J'ai été emballé et séduit tout de suite.
24:19Et ce n'est pas une question de séduction
24:20par rapport au sexe
24:21qui pratique le sport,
24:24mais c'est par rapport à la grâce
24:26et en même temps la technicité,
24:28la préparation physique
24:29qui a fait un bond gigantesque
24:31ces 15 dernières années.
24:33Ce sont des athlètes,
24:34ce sont des championnes
24:35et qui frappent la balle presque...
24:38On a presque l'impression
24:39de penser que c'est accessible
24:41aux joueurs amateurs.
24:42Ça ne l'est pas du tout, rassurez-vous.
24:44Mais c'est beaucoup moins impressionnant
24:46dans la force et dans la puissance
24:47qu'un Dechambeau ou un Schaeffler
24:49ou un Rory McIlroy.
24:50Mais c'est tout aussi séduisant, en fait.
24:52C'est très séduisant.
24:53Il y a un phénomène de séduction
24:55par le timing, le toucher de balle.
24:58Et ça, on se dit qu'on peut presque
24:59toucher du bout des doigts
25:00quand on est un joueur amateur.
25:03Mais on se rend compte
25:04qu'il y a énormément de travail derrière,
25:05que c'est des joueuses
25:06qui travaillent énormément
25:07à la fois à la salle et aux practices.
25:09Et c'est pour ça que c'est un sport,
25:10moi, que je pousse mes amis...
25:13Ils vendent moins le golfe féminin.
25:15Mais non, mais moi, mes amis
25:16qui veulent aller voir du golfe,
25:18je leur dis aller à Evian,
25:19aller à l'Open de France, à Deauville,
25:21aller voir ces joueuses-là.
25:22C'est extraordinaire.
25:23Franchement, on ne se lasse pas.
25:25Et voilà, je pense que tout est dit
25:28aujourd'hui dans ce que représente
25:30le golfe féminin.
25:31Il a une super ambassadrice
25:32avec Nelly Corda.
25:33Il a une super ambassadrice en France
25:35avec Séné Moutier.
25:36Je rappelle qu'on a quatre joueuses françaises
25:38en 2026 sur le LPGA Tour.
25:39C'est du jamais vu.
25:40Quatre joueuses.
25:41C'est exceptionnel.
25:42Oui, Péry Delacour qui a aussi reçu.
25:44Il y a Péry qui est remonté.
25:46Il y a Pauline Rossin-Bouchard
25:47qui est bien installée maintenant.
25:49On peut espérer qu'Adélia Sarnoussec
25:51revienne un jour ou l'autre,
25:53peut-être l'année prochaine.
25:54Donc voilà, il y a un vrai mouvement.
25:56Et ce mouvement, il va finalement
25:58avec un mouvement de la société française
26:00qui se féminise dans le sport.
26:02On s'intéresse de plus en plus
26:03au sport féminin et à juste titre d'ailleurs.
26:06Comment va votre swing, Jade ?
26:08Ça va, il va bien.
26:10Est-ce que vous voulez vous tenter
26:12au concours d'approche à 125 mètres ?
26:15On est au trou numéro 2 de l'Albatros.
26:17Oui, on l'a reconnu.
26:17Allez, on vous regarde.
26:19On va vous regarder.
26:20Oui, ça marche.
26:23Et ensuite, on parlera de golf international.
26:27Avec un spécialiste.
26:28Avec un spécialiste.
26:29Sébastien Audou.
26:31Mais avant, Jade Schaeffer.
26:33Voilà, c'est bon.
26:36C'est la limite, c'est la limite.
26:38Un peu la balle, un peu en arrière.
26:40Voilà, c'est bien.
26:41Ouais, ça va, ça va.
26:42Je ne risque pas de...
26:45On appelle que pour l'instant,
26:46il n'y a qu'un joueur
26:47qui a trouvé le green.
26:48C'est qui ?
26:49C'était Louis-Cohen Boyer.
26:50Ah non, il y a Stan aussi.
26:52Stan Issaas-Gauthier
26:52qui s'était mis proche du green.
26:56Allez, là, on est...
26:57Et voilà, c'est parti.
27:03Belle trajectoire, Andro.
27:04Belle trajectoire.
27:05Ouh, c'est un peu fort.
27:08C'était à faire quoi ?
27:09Faire neuf.
27:11En tout cas, merci beaucoup, Jade.
27:14Merci aussi à vous, Romain,
27:16d'avoir participé à cette émission.
27:17Est-ce que vous vous souvenez
27:17de l'Omega Masters en 2008 ?
27:20L'Omega Masters en 2008, non, pas du tout.
27:22C'était Jean-François Luquin
27:24qui avait remporté la victoire.
27:25Ah, mais bien sûr, en bâton, maquilroy.
27:26Oui, en battant exactement.
27:28Rory McIlroy en play-off.
27:29Pardon, oui.
27:30On l'a rencontré cette année
27:31à Caen-sur-Sierre
27:32sur la tribune du trou numéro 18
27:33et il nous fait revivre ce moment magique.
27:36On est avec Jeff Luquin,
27:55tribune du 18 de ce
27:56l'Omega European Masters,
27:58évidemment,
27:592008, pour toi,
28:01un moment exceptionnel.
28:02Est-ce que ça te fait quelque chose
28:03de revenir à chaque fois sur ce tournoi ?
28:04À chaque fois.
28:06Dès qu'on arrive là à la gare de Sierre
28:08et que je prends la voiture
28:11pour monter au golf
28:12et que je vois European Masters,
28:16il y a toujours, évidemment,
28:17ça reste un énorme souvenir pour moi.
28:21ça s'est gravé à vie
28:22et c'est surtout un endroit ici
28:24qui est assez mythique.
28:26Il y a quand même énormément
28:27de top joueurs
28:30qui sont venus jouer cette épreuve
28:31et en plus de l'avoir gagné
28:32il y a un petit moment maintenant,
28:33mais oui,
28:34ça fait toujours quelque chose de revenir.
28:35C'est le play-off, surtout.
28:45Puis je sais qu'à ce moment-là,
28:47du tournoi face à Rory,
28:49oui, bien sûr.
28:50Après, il était jeune,
28:51mais bon, c'était quand même Rory,
28:52il jouait quand même déjà très, très bien.
28:55C'est vrai que les planètes
28:56se sont alignées pour moi,
28:57ça s'est bien goupillé.
28:58Après, je suis allé la chercher
29:00et puis ce play-off,
29:02j'ai fait le rêve,
29:05un petit birdie pour finir,
29:06pour clôturer tout ça.
29:09Ouais, c'est franchement,
29:11c'est inoubliable, c'est sûr,
29:13surtout face à lui.
29:17Évidemment, dans quel état d'esprit,
29:19quand tu es dans ce play-off,
29:20tu avances sur ce green du 18.
29:22Comment ça se passe ?
29:23Qu'est-ce qui se passe ?
29:24Tu sais que tu as un ou deux putts
29:25pour gagner ?
29:26Quand raconte-nous un peu
29:27ce dernier trou.
29:28Alors déjà, le 72e trou,
29:30moi, je termine juste avant Rory,
29:32je fais part et lui,
29:33il est sur le fairway,
29:34il ne fait pas un très,
29:35très bon coup de sandwich,
29:35il fait cheap de putt,
29:37bogué, donc on part en play-off,
29:39on fait tous les deux parts
29:40au premier trou de play-off
29:41et au deuxième trou,
29:41je tape vraiment deux coups parfaits,
29:43coup de sandwich,
29:44je me souviens,
29:4597 mètres,
29:45je me souviens encore du hard-edge.
29:48J'ai mis, quoi,
29:484 mètres derrière,
29:49lui, il se met un petit peu loin,
29:50à gauche,
29:50il avait mis la mise en jeu
29:51un peu à gauche,
29:52il putt,
29:53il manque de rentrée
29:53et moi,
29:54je me suis dit,
29:54à ce moment-là,
29:55bon,
29:55Jeff,
29:56tu as ça pour gagner,
29:57en fait.
29:57Et là,
29:58il me demande,
29:58est-ce que je peux finir ?
29:59Et ça m'a vraiment surpris,
30:00parce que je pensais vraiment
30:01qu'il allait marquer.
30:02Et je lui dis,
30:03oui,
30:03tu peux y aller.
30:05Je ne sais pas ce qui se passe,
30:06je pense qu'il se précipite un petit peu
30:07et il y a le rate.
30:10Et là,
30:10je me souviens,
30:10mon cadet,
30:11Bertrand Cornu,
30:12il voulait essayer
30:12de venir me parler
30:15et là,
30:15tout de suite,
30:15j'ai fait,
30:16non,
30:16je ne veux rien entendre,
30:16il faut que tu me laisses.
30:18Et là,
30:19je me suis dit,
30:20ben voilà,
30:20tu y es,
30:20Jeff,
30:21depuis tout ce temps,
30:23quand tu étais Mino,
30:24au Golfe de la Valden
30:25et que tu disais,
30:26allez,
30:26tu as 3 mètres pour gagner
30:26un tournoi du DP World Tour,
30:28c'était,
30:29voilà,
30:29maintenant,
30:30c'est à toi de le faire.
30:31Et je me souviens,
30:31mes mains ont tremblé
30:32quand je vais monter le putter.
30:34J'ai vu partir la balle
30:35à la bonne vitesse,
30:37elle est rentrée plein de trous,
30:38je finis par un birdie,
30:39donc,
30:39et là,
30:45mon fils qui m'enjoint
30:46sur le green,
30:48j'avais mon coach,
30:49Richard Gillot aussi,
30:49à l'époque,
30:50qui était en live
30:51avec la télé,
30:52enfin,
30:52c'était,
30:53franchement,
30:54c'était une semaine de dingue.
30:58Et puis,
30:59il y a cette remise de coupe
31:00et cette veste rouge,
31:01est-ce que tu as encore cette veste ?
31:02Absolument.
31:03Je l'ai toujours
31:03et je la garderai à vie.
31:06C'est,
31:07alors,
31:07elle n'est pas verte,
31:08mais bon,
31:09elle est rouge.
31:10Donc,
31:10non,
31:11je l'ai toujours,
31:11bien sûr.
31:11Celle-ci,
31:12elle est dans le dressing
31:13et pour rien au monde,
31:15je la perdrais,
31:15ça là.
31:15Est-ce que tu vas remettre
31:16de temps en temps ?
31:17Alors,
31:17avec les jeunes que j'entraîne,
31:19une fois,
31:19on avait dîné à la maison
31:20et puis,
31:21donc,
31:22ils me demandent un peu
31:22de parler de ce play-off,
31:23de parler,
31:24mais tu l'as toujours
31:24la veste coach et tout.
31:25Et je fais oui.
31:26Et la dernière fois,
31:27je l'ai remise.
31:27Elle me va encore,
31:28donc,
31:28je n'ai pas trop grossi,
31:29c'est bon.
31:30Cette émission
31:31vous a été présentée
31:32par Strixon.
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