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« Tout le monde nous disait que tout allait bien. » Le père d’un garçon de 4 ans a porté plainte pour agressions sexuelles contre 3 animateurs de l’école maternelle Saint-Dominique à Paris. Il témoigne pour « Le Point ».

#périscolaire #école #maternelle #agressions #témoignage

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Transcription
00:00En ce qui concerne notre fils, on parle d'attouchement sexuel, d'attouchement sur ses parties génitales.
00:06On l'a forcé à faire, lui, des attouchements sur les parties génitales d'animateurs.
00:11Je suis le papa d'un petit garçon qui est aujourd'hui scolarisé en moyenne section à l'école Saint
00:17-Dominique,
00:17dans le 7e arrondissement à Paris, école dans laquelle il a subi des violences physiques, psychologiques et sexuelles
00:24lors des temps périscolaires, depuis le début de sa scolarité.
00:26On a vu des signaux faibles dès son entrée en petite section, et on n'a pas su les identifier.
00:36Déjà, au bout de quelques semaines à l'école, il ne voulait plus faire la sieste,
00:41parce qu'en petite section, la sieste était obligatoire, et donc il s'enfuyait du dortoir.
00:45Il allait se cacher quelque part dans l'école avec d'autres de ses camarades.
00:49Et puis la nuit, et c'est encore le cas aujourd'hui, il vient dormir dans notre lit toutes les
00:54nuits,
00:54et ça depuis maintenant un an et demi, quasiment deux ans.
00:59Il était devenu très violent, en fait, à partir de la moyenne section.
01:04Il criait beaucoup, il tapait, il lançait des objets à travers la pièce.
01:08On n'avait pas réalisé que ça pouvait être lié à un problème à l'école,
01:12puisque à l'école, tout le monde nous disait que tout allait bien, avec le plus grand des sourires et
01:16dans le plus grand des calmes.
01:17Aujourd'hui, on s'en veut aussi de ne pas avoir vu avant, de ne pas avoir pu déceler avant
01:22ce que ça cachait comme vérité.
01:26Les animateurs ont menacé les enfants avec différents types de menaces,
01:32principalement le fait que s'ils parlaient, la police allait venir mettre en prison leur papa ou leur maman,
01:39ou même les tuer, pour que les enfants ne parlent pas.
01:42Notre fils ne nous a jamais parlé de ça, et en fait, j'ai compris qu'il avait été aussi
01:47menacé,
01:48il y a quelques semaines, puisqu'on était en voiture, chercher une place où me garer,
01:54et ne trouvant pas, je me suis mis là où j'ai pu, et je lui ai expliqué qu'il
02:00fallait que je trouve une place,
02:01parce que sinon la police allait me mettre une contravention, parce que je ne respectais pas la loi.
02:06Et là, j'ai vu son regard se changer, et il m'a demandé immédiatement si la police allait m
02:12'emmener en prison,
02:13et il m'a dit qu'il avait peur de ne plus jamais me revoir.
02:16J'ai appris la suspension des neuf animateurs et animatrices dans l'école.
02:21La stupeur n'a pas été générale.
02:22La stupeur, elle a été pour les parents impactés, les familles victimes.
02:29Elle a été pour une partie des parents de l'école,
02:32d'une part parce qu'ils découvraient l'ampleur de l'horreur dans cette école,
02:37et d'autre part parce qu'ils ne comprenaient pas ce qui se passait dans l'école.
02:41Et aujourd'hui, il y a encore des parents qui pensent que rien ne s'est passé dans l'école,
02:45qui sont persuadés que certains parents ont entamé une chasse aux sorcières.
02:49C'est un sujet qui divise au sein de l'école, encore et toujours.
02:53C'est un sujet qui divise au sein de l'école.
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