Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
En grève, les animateurs des écoles parisiennes dénoncent le « climat de suspicion généralisée et d’arbitraire qui s’est installé » depuis la mise en place du plan d’action du nouveau maire PS contre les violences sexuelles sur les enfants dans le périscolaire. "Le Nouvel Obs" est allé à leur rencontre.

Retrouvez toute l’actualité, les reportages, les enquêtes, les opinions et les débats du « Nouvel Obs » sur notre site : https://www.nouvelobs.com

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On a peur tous les jours qu'un mot soit déformé, qu'un geste soit déformé.
00:03On ne nous fait plus confiance, plus personne ne nous fait confiance.
00:06Et en fait, on a peur.
00:07Les animateurs du périscolaire manifestent aujourd'hui à Paris devant l'hôtel de ville.
00:12En grève, ils dénoncent un climat de suspicion généralisé
00:15depuis les affaires de violences physiques ou sexuelles dans les écoles.
00:20Avant, on nous faisait confiance.
00:22Maintenant, on est juste accusés à tort et à travers sans enquête.
00:26Et c'est ça qui est le plus terrible.
00:28En fait, on a peur tous les jours d'aller au métier.
00:30Le climat de suspicion généralisé est en effet de mise en ce moment.
00:34Cependant, elle vient plus de notre hiérarchie que de la part des parents.
00:38On nous a dit à l'école, en gros, de faire attention dans certaines situations.
00:41Et c'est vrai que nous, parfois, il y a des situations où tout se passe bien avec les enfants.
00:44Mais par rapport à ce qui se passe actuellement, c'est vrai que parfois,
00:46on doit encore plus faire attention et c'est vrai que ça fait peur.
00:50En exemple, tout belge, je faisais le centre de loisirs pendant l'été.
00:54Et j'étais là pendant seulement une semaine.
00:56Et un enfant a dit à sa maman, le deuxième jour,
00:59donc c'était le deuxième jour que je le connaissais,
01:00il a dit, cette dame m'empêche d'aller en sortie.
01:03Et elle le fait toute l'année.
01:05La maman a envoyé un mail, plus haut, beaucoup plus haut.
01:08Heureusement que la maman est venue directement me parler.
01:11J'ai pu m'expliquer en disant, en fait, je ne le connais pas votre fils.
01:13Je le connais seulement depuis deux jours.
01:15Et en fait, il s'est avéré que la maman était en plein divorce.
01:19Et en fait, elle voulait absolument savoir pourquoi son enfant n'allait pas bien.
01:23Et elle a mis la faute sur moi.
01:25On a l'impression que notre position est sur la sellette à tout moment.
01:28Et qu'on peut recevoir un courrier d'un jour à l'autre, nous disant qu'on est suspendu.
01:33Étant donné qu'elles ont un effet immédiat, on peut se retrouver du jour au lendemain sans travail, sans ressources.
01:38Et en tant que vacataire, c'est quelque chose qui est extrêmement précarisant pour nous.
01:43Du coup, en tant que personnel d'éducation, sans mépriser, négligé, alors qu'on participe activement à accompagner les enfants
01:50dans leur apprentissage.
01:52Surtout qu'on passe jusqu'à 20 heures par semaine avec eux.
01:55On ressent cette suspicion qui se porte beaucoup sur les nouveaux animateurs qui ne sont pas encore connus des parents.
02:00Et qui ne sont pas toujours formés complètement au moment de leur arrivée dans les écoles et dans les formations.
02:06Laisse aussi à désirer, on aimerait de meilleures formations justement.
02:10Et surtout directement à l'arrivée des animateurs.
02:13Et pas deux, trois ans après leur embauche.
02:16Mais que, par exemple, quand un animateur est pris, dans le premier mois, il est déjà une base de formation
02:20ou un suivi en doublon avec un autre animateur pour apprendre le métier.
Commentaires

Recommandations