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  • il y a 9 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Vincent Parizot du 26 juin 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Vincent Parizeau.
00:08On vous attend au 3210 et vous allez pouvoir réagir à l'actualité,
00:12notamment à la situation sanitaire face à la canicule.
00:16Et puis également, je vous le disais, avec les 300 000 animaux abandonnés encore l'année dernière,
00:24on sera avec la présidente de l'association Solidarité Peuple Animal.
00:28Parce que samedi est organisée une grande journée de collecte pour aider les associations qui recueillent ces animaux.
00:36En attendant l'actualité, vous le savez, c'est la canicule.
00:39Les deux tiers de la France toujours en alerte.
00:41Une situation jugée dramatique dans les hôpitaux.
00:44Selon le Premier ministre, la tension va durer encore plusieurs jours.
00:48Sébastien Lecornu a réuni une cellule de crise cet après-midi.
00:52La ministre de la Santé se dit d'ailleurs à l'instant préoccupée par le nombre important à l'évidence
01:00de décès à domicile à travers la France.
01:04Nous sommes préoccupés, dit-elle, pas de chiffres pour l'instant sur les décès imputables directement à la chaleur.
01:11Mais sur RTL, on a pu vous donner une première estimation, en tout cas une première idée,
01:17puisque vous avez pu entendre tout à l'heure le responsable d'une grande entreprise de pompes funèbres de la
01:22région centre
01:23qui estimait de 20 à 30% le nombre de décès en plus depuis deux ou trois jours.
01:30Plusieurs grands événements ont été déprogrammés à Paris ce week-end à cause de cette canicule.
01:36La marche des fiertés reportée, le festival Solidès, purement et simplement annulé.
01:42Et le meeting d'athlétisme de la Ligue de Diamants est lui aussi sur la sellette.
01:48Dans les hôpitaux, la situation est très difficile.
01:51Je vous propose d'écouter le témoignage de ce syndicaliste sud d'un hôpital bordelais.
01:59Écoutez ce qu'il dit.
02:00On est repassé hier, il y avait encore des chambres où il y avait des patients intubés ventilés à plus
02:05de 35,5 de température.
02:07Dans la chambre, vous avez des patients de réanimation, très très fragiles.
02:11Des patients dans d'autres services qui sont dans le noir complet.
02:13On a des soignants qui travaillent avec le téléphone portable pour s'éclairer
02:16et qui préfèrent laisser le service dans le noir avec des couvertures de survie sur les fenêtres
02:20pour essayer de limiter la température dans les chambres.
02:23Ce n'est pas acceptable.
02:24Voilà, et on attend également vos témoignages.
02:26S'il confirme ce que nous dit ce syndicaliste de l'hôpital Pellegrin de Bordeaux
02:31avec Philippe Demaria, vous aurez la parole dans un instant.
02:35Le football, à quelques heures de France-Norvège, en Coupe du Monde.
02:39Je vous rappelle que la consommation d'alcool sera interdite sur la voie publique
02:42dans pas moins de 36 départements et sur le terrain à Boston.
02:46Donc coup d'envoi des bleus à 21h.
02:48Match à vivre sur M6 et dans RTL Coupe du Monde.
02:52Valérie Quintin, vous nous le dites depuis 12h30, ne nous emballons pas sur l'amélioration.
02:58On n'en a toujours pas fini avec cette canicule.
03:01Ça nous permet quand même de nous projeter un petit peu.
03:04Dites-nous ce qu'on va vivre, ce qu'on va connaître jusqu'ici dimanche.
03:07C'est juste que la dernière ligne droite, elle est toujours un peu compliquée.
03:09On se dit qu'il n'y a plus que deux jours, mais ces deux jours vont encore être intenses.
03:12C'est long, surtout vers la fin.
03:13Bien sûr, même si on a perdu quelques degrés, c'est déjà le cas la nuit prochaine.
03:16On va avoir une fourchette de température de 22 à 26 degrés.
03:19Alors quand on dit la nuit prochaine, on est d'accord que c'est au petit matin, à minuit.
03:22Il fera encore très très chaud.
03:24Il n'y a que près de la Manche que les températures seront autour de 15 à 18 degrés.
03:27Tous vers la Manche à partir de demain, très clairement.
03:29Alors on va garder des températures à peu près similaires, encore très très élevées.
03:33Jusqu'à 40 degrés attendus demain dans l'est ou encore dans le centre-est du territoire.
03:37On sera aux alentours de 37, 38 degrés encore dans la capitale ou encore dans la région centre.
03:41Il y a des orages qui sont en train d'éclater actuellement entre la région centre et l'ouest parisien.
03:46C'est moyennement une bonne nouvelle parce que ces orages d'abord sont fulgurants.
03:49Ils sont très brefs mais très violents avec de la grêle de brusques rafales de vent.
03:53Une ambiance orageuse qui va s'intensifier demain sur tout le nord-ouest mais aussi en montagne.
03:58Quant aux températures, c'est vrai que ça baisse mais pas vite.
04:00Au réveil 16 degrés à Cherbourg, tout va bien.
04:0219 à Montélimar mais 24 à Paris et Langres.
04:0527 à Nice et dans l'après-midi à Paris 38 degrés demain, 31 dimanche.
04:09Donc ça baisse gentiment à Nantes, 32 demain, 26 dimanche.
04:13Là c'est la bonne nouvelle mais à Strasbourg, demain il fera encore 41 degrés, 39 seulement dimanche.
04:18La différence ne va vraiment pas se sentir.
04:20Brest, c'est vraiment les chanceux.
04:2226 demain, 20 dimanche.
04:23On a envie d'y aller.
04:24Oui, tous à Brest.
04:26Merci beaucoup Valérie.
04:36Dans un hôpital du Vendouade, il fait une chaleur étouvantable dans des chambres
04:41et le peu de personnel qu'il y a, c'est le maximum.
04:44Mais franchement, c'est scandaleux de voir qu'on n'arrive pas à avoir du personnel
04:50et mettre en place quand même des gens qui pourraient assurer le soin des patients
04:55alors qu'il y a quand même 40 degrés dehors comme hier.
04:59Elle est en colère Arlette et cette colère, elle l'a exprimée donc au 32 10 sur la situation
05:05à l'hôpital, dans les services d'urgence ou pas d'urgence, dans les services hospitaliers
05:12où la température dépasse parfois les 30, 35 degrés.
05:16D'ailleurs, vous êtes nombreux à faire le 32 10 pour en témoigner
05:21et vous pouvez continuer évidemment à le faire en attendant vos témoignages au 32 10.
05:25Alors, on va bien sûr tout à l'heure parler de l'hôpital
05:28mais il y a aussi, j'allais dire, l'école
05:33et notamment les établissements qui ont accueilli aujourd'hui
05:35les premières épreuves du brevet.
05:38C'était du français, je crois.
05:40Bonjour Catherine.
05:41Bonjour.
05:42Vous nous appelez de Tourcoing, c'est ça ?
05:45Oui.
05:45Et vous avez surveillé ce matin une épreuve du brevet des collèges, c'est ça ?
05:50Dans un établissement de Tourcoing ?
05:52Oui, tout à fait.
05:53J'ai surveillé une épreuve du brevet des collèges de français
05:56et dans les classes en fait, les fenêtres n'ouvraient pas, elles étaient cassées.
06:04Donc, il faisait plus de 35 degrés dans les salles.
06:07Les élèves transpiraient, ils coulaient.
06:09Il se faisait des éventails avec des feuilles de papier.
06:12Aucune bouteille d'eau n'était prévue pour distribuer aux élèves.
06:17Les pauses fraîcheurs dictées par le ministre de l'Éducation nationale...
06:22Je vous interromps un instant Catherine, parce qu'on entend quelques bruits dans votre téléphone.
06:26Est-ce que vous pouvez vous parler un petit peu moins près ?
06:28Voilà, là ça a l'air bien mieux.
06:30Alors, oui, vous nous disiez des élèves qui transpirent à 35 degrés
06:33et vous ajoutiez, pardon, excusez-moi...
06:37que ce qu'avait dit le ministre de l'Éducation nationale concernant les pauses fraîcheurs,
06:42eh bien c'était de faire descendre des élèves dans la cour.
06:45Ah oui, où ils faisaient une température identique, quoi, en gros.
06:49Oui, voilà.
06:51C'était effarant, voilà.
06:54Mais les salles n'avaient pas été ventilées pendant la nuit ?
06:57Non, absolument pas, non.
06:58Elles n'avaient pas été ventilées du tout.
07:01Oui, alors là, c'est clairement, j'allais dire, presque une faute professionnelle.
07:06En tout cas, un manque d'anticipation.
07:08Tout le monde sait que si on ouvre un petit peu pendant...
07:10Ne serait-ce qu'à partir de 5-6 heures du matin,
07:12on arrive à faire baisser la température de quelques degrés.
07:16De toute façon, si les fenêtres sont cassées, vous ne pouvez pas ventiler la classe.
07:19Oui, mais c'est pareil, les fenêtres cassées.
07:22Bon, et les élèves avaient de l'eau ?
07:25Alors, ceux qui avaient apporté de l'eau, buvaient leur eau.
07:29Oui, ça...
07:30Mais de 9h du matin jusqu'à peu près 10h40, l'eau a le temps de se réchauffer.
07:36Bien sûr.
07:37Et aucune bouteille d'eau n'était prévue pour les élèves.
07:40Mais parce que ça, normalement, le ministre avait dit qu'ils allaient pouvoir avoir de l'eau, non ?
07:46Ce n'était pas prévu au programme ?
07:48Ah bah écoutez, moi j'avais compris que les postes fraîcheurs,
07:51c'était justement de distribuer de vos élèves.
07:53Oui, c'est ce que j'avais compris aussi.
07:55Et lorsque il y a une collègue qui a demandé s'il y avait une distribution de bouteilles d'eau
07:58pour les élèves,
07:59on lui a juste dit non.
08:02Avec le recul, Catherine, puisque vous êtes vous-même enseignante.
08:07Oui, je suis enseignante.
08:09Est-ce que cette épreuve s'est déroulée dans des conditions normales ?
08:13Non, clairement non.
08:16Moi j'aurais été parent, je crois que, voilà, j'aurais su, je serais rentrée et j'aurais dit ce
08:24que je pensais.
08:28Il faut en tenir compte, d'après vous, pour la notation ?
08:31Oui, je pense qu'il faut en tenir compte.
08:33Clairement, les esprits ne sont pas aussi clairs quand il fait chaud qu'avec une température normale.
08:40Quelle aurait été la meilleure solution à prendre ?
08:45Allez Catherine, soyons fous si vous aviez été ministre de l'éducation.
08:48Repousser les épreuves ?
08:50Repousser les épreuves, oui.
08:52C'est une solution à envisager.
08:54Je pense qu'à partir de la semaine prochaine, en plus, les températures descendent.
08:58Il y a d'autres épreuves qui sont programmées la semaine prochaine.
09:02Donc je pense que ça aurait été une bonne chose.
09:05Ou bien de s'assurer que les rectorats s'assurent,
09:09que les établissements accueillants qui sont centres d'examen,
09:13accueillent dans de bonnes conditions,
09:15c'est-à-dire avec une ventilation adaptée, avec distribution de bouteilles d'eau,
09:19puisqu'apparemment, ça n'a pas effleuré l'esprit de certains directeurs d'établissement
09:23qui accueillaient le brevet des collèges ce matin.
09:26On sent quand même chez vous, Catherine,
09:30c'est plus que de la déception, c'est une forme de colère.
09:33Ah non, ce n'est pas du tout de la déception, c'est une colère.
09:35Une colère.
09:36Parce qu'il y a beaucoup de légèreté dans la manière dont l'épreuve a été finalement organisée et anticipée.
09:42Oui, tout à fait. Il y a eu beaucoup de légèreté dans l'anticipation.
09:46Enfin, il n'y a pas eu d'anticipation. Voilà. Il n'y en a pas eu.
09:49Et pour les gamins, alors nous, on a eu chaud, les profs, ok.
09:52Mais ce n'est pas nous qui composions. Pour les gamins, c'est insensé. Voilà.
09:58Merci en tout cas. Merci de votre témoignage.
10:00Témoignage de prof de collège, Catherine,
10:03qui a donc surveillé ce matin cette épreuve de français du brevet des collèges,
10:09le début de l'épreuve,
10:10et qui nous expliquait que c'était tout simplement l'enfer qu'elle avait vécu.
10:14Je voudrais qu'on parle aussi de la situation dans les milieux sanitaires, hôpitaux et autres.
10:21On a Cyril, qui a fait le 3210 et qui nous appelle du Havre.
10:27Bonjour, Cyril.
10:28Oui, bonjour.
10:29Bienvenue. Vous travaillez, vous êtes kiné, c'est ça ?
10:32Moi, je suis kiné au Havre.
10:34Et vous travaillez dans un centre de rééducation ?
10:37C'est ça. On a un centre co-disciplinaire avec un médecin, des infirmiers.
10:42On est cinq kinés dans un centre privé.
10:44Donc, un centre de rééducation, ça veut dire que normalement,
10:48vous accueillez des personnes qui sont un peu mal en point, on va dire,
10:52et vous leur faites faire des exercices physiques.
10:54Eh bien, c'est bien tout le problème de l'activité en ce moment.
10:58C'est qu'on ne peut pas les accueillir dans de bonnes conditions
11:00parce qu'on n'a pas les moyens d'installer la climatisation.
11:04Et ce que je reproche un peu à notre système,
11:06parce que même si on est en privé,
11:07on est quand même rémunéré par des actes soumis au tarif de la sécurité sociale.
11:11Et à 17 euros une séance, on ne peut pas se permettre de mettre la climatisation.
11:15Ainsi que dans les hôpitaux publics, et c'est bien ça le souci.
11:18C'est d'accueillir, qu'on n'arrive pas à accueillir de la meilleure façon possible
11:23des gens, des personnes qui sont dans le besoin.
11:25Oui.
11:26Et alors, en dehors de la climatisation,
11:30il n'y a pas moyen de rafraîchir un petit peu le...
11:34C'est le système D.
11:36On a acheté des ventilateurs,
11:37mais on brase l'air chaud,
11:39on essaye d'ouvrir les fenêtres quand on peut la nuit,
11:42mais c'est pratiquement infosable avec le volume de patients qu'on a.
11:46Ce qui est bien regrettable,
11:49c'est de voir que dans des chambres commerciaux,
11:52dans des cinémas ou certains restos,
11:53c'est un appel à la consommation
11:56et que les tarifs sont impactés.
11:58C'est-à-dire qu'il ne faudrait pas qu'on arrive dans un système
12:01où il y aurait des options ou des formules
12:04pour avoir une meilleure qualité d'accueil,
12:06mais d'un autre côté, à 17 euros,
12:08je ne sais pas comment on peut faire pour bien accueillir les patients.
12:11Qu'est-ce qu'ils vous disent, vos patients ?
12:13Il y en a certains qui reportent
12:14parce qu'ils pensent que ça va être trop difficile de faire de l'activité.
12:18Et puis, c'est le report de ne pas pouvoir venir se faire soigner
12:22parce qu'il fait trop chaud.
12:23Et c'est dommage, parce que les gens viennent pour ça,
12:25enfin, viennent pour une pathologie.
12:27Bon, ça va s'arranger.
12:29Vous misez là-dessus, mais ça risque de recommencer.
12:34C'est-à-dire que tant que le problème ne sera pas réglé sur le fond.
12:37Donc, pour vous, l'urgence, c'est une climatisation,
12:39mais vous n'en avez pas les moyens dans votre centre de rééducation.
12:42C'est ça.
12:43C'est qu'à 30 centimes, le coût horaire,
12:46parce que je me suis renseigné,
12:47je me suis renseigné,
12:48ce n'est pas forcément ça l'impact.
12:49C'est de l'installer sur un local qui fait à peu près 400 mètres carrés.
12:53Et moi, j'aimerais plutôt qu'il y ait une réflexion au niveau du ministère de la Santé
12:57pour dire que pour recevoir du public en pathologie,
13:02pour soigner les gens,
13:04il y a un cahier des charges,
13:05tout autant que d'accueil des fauteuils des gens en situation de handicap.
13:12On doit avoir ce système-là.
13:13Ça fait partie de notre système de soins,
13:15que ce soit à l'hôpital.
13:16Quand on a des problèmes cardiaques,
13:18on ne peut pas arriver dans une chambre qui fait 35 à 38 degrés.
13:21Donc, on ne peut pas accoucher.
13:23Et puis, il y a une maman qui reste pendant trois jours postpartum
13:26avec des enfants en bas âge.
13:29Donc, on doit avoir un cahier des charges.
13:31Et ça, ça va être financé par la Sécu.
13:33Puisque, indirectement privé au public,
13:35de toute façon, on fait des tarifs de sécurité sociale.
13:38Donc, il faut forcément qu'en fait,
13:39les décisions viennent dessus
13:40en nous expliquant que pour bien accueillir les gens
13:42et pour faire notre travail,
13:44et de même pour les soignants,
13:45parce que ce n'est pas forcément évident
13:46de 8h à 20h, nous,
13:48d'être à 100% de l'écoute
13:52et puis de notre forme avec ces températures.
13:56Merci beaucoup de ce témoignage,
13:58effectivement, assez édifiant,
14:00de ce que vous vivez dans votre centre de rééducation, Cyril.
14:03Merci d'avoir fait le 3210.
14:05Bonne journée du côté du Havre.
14:07On va marquer une courte pause.
14:08Et puis, justement,
14:09vous évoquez la situation dans les hôpitaux.
14:11Eh bien, on va aller voir ce qui se passe clairement
14:13dans ces hôpitaux.
14:15On a Sébastien qui travaille dans un CHU
14:20où il est infirmier.
14:21Il veut témoigner, lui aussi,
14:23de ce qu'il vit au quotidien actuellement.
14:26A tout de suite.
14:273210.
14:29Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
14:31ou appelez-nous au 3210.
14:3350 centimes la minute.
14:36Vincent Parizeau.
14:38RTL midi.
14:39Les auditeurs ont la parole.
14:40Je travaille dans un hôpital.
14:42Je suis infirmière.
14:43Je peux vous dire que le travail est pénible
14:45pour le personnel hospitalier avec la chaleur,
14:48mais il est surtout pénible pour les patients.
14:50Certains n'ont pas le droit au ventilateur
14:53parce qu'ils sont dans un secteur sceptique
14:55et que les microbes volent.
14:57Donc, ce n'est pas bon du tout.
14:58Voilà, donc, pour le témoignage
15:00de cette auditrice infirmière
15:02dans un hôpital
15:03qui a tenu à faire le 3210
15:05pour témoigner de son quotidien en ce moment
15:08dans cette période de canicule
15:11avec, dans certains services,
15:12des températures qui dépassent les 30 degrés.
15:16Alors, on est avec Sébastien
15:18qui a fait le 3210.
15:20Bonjour Sébastien.
15:21Bonjour Vincent.
15:22Ou plutôt re-bonjour d'ailleurs
15:23parce que, je te dis à préciser,
15:25on vous avait entendu
15:26mais beaucoup trop rapidement.
15:27C'était en fin d'émission.
15:29Hier.
15:30Avec Amandine.
15:31Donc, c'est la raison pour laquelle
15:32on va prendre un petit peu plus le temps
15:33pour vous nous raconter
15:35ce que vous vivez
15:37dans un hôpital parisien.
15:38On ne va pas être plus précis.
15:40Vous êtes en psychiatrie, c'est ça ?
15:42C'est bien ça, oui.
15:44Et quelle est la situation
15:45et dans quelles sont les températures
15:50que vous affrontez ?
15:51Qu'est-ce qui est fait
15:52pour faire baisser les températures ?
15:54Et puis, pour accueillir les malades,
15:56comment ça se passe ?
15:57Alors, la température du service,
15:59je ne vais pas vous mentir,
16:00je ne l'ai pas prise,
16:00mais on peut imaginer
16:01qu'elle est facilement à 30 degrés
16:02dans la mesure où,
16:04comme je vous disais hier,
16:04il n'y a que trois fièches
16:05qui sont climatisées,
16:07le réfectoire
16:08et les deux chambres
16:09de soins intensifs
16:10où, d'ailleurs,
16:11les patients se plaignent
16:13qu'il fait trop froid,
16:14justement,
16:14parce que,
16:15comme ils ne peuvent pas sortir
16:16de cette pièce,
16:17on essaye de les mettre
16:18dans les moins mauvaises conditions
16:20possibles.
16:21À côté de ça,
16:21on essaye aussi
16:22d'adapter l'alimentation.
16:24Évidemment,
16:25on ne va pas servir
16:26des plats chauds éroboratifs
16:27à cette période-là de l'année.
16:28On essaye d'adapter aussi
16:30ces choses-là.
16:31Et puis, effectivement,
16:33on est en souffrance.
16:34C'est difficile, nous-mêmes,
16:35d'être en forme.
16:36Alors, effectivement,
16:37ou de ne pas être impacté
16:38par ces températures.
16:39Donc, effectivement,
16:40des patients
16:41qui ont des vulnérabilités psychiques,
16:43c'est encore plus compliqué
16:44de faire face
16:44à ces fortes températures.
16:46Oui, d'autant que,
16:47j'allais dire,
16:47même par des températures
16:49normales,
16:49vous êtes des services
16:52qui sont particulièrement,
16:53je crois,
16:53en tension,
16:54les services de psychiatrie
16:56avec sans doute
16:58des manques d'effectifs.
16:59Là, c'est,
17:00j'imagine,
17:00encore plus criant.
17:02Effectivement.
17:03Dans l'unité où je travaille,
17:04il y a deux fois moins
17:05de soignants
17:05qu'il y a dix ans.
17:07Alors, d'une part,
17:08parce que la psychiatrie,
17:09la psychiatrie,
17:10parce qu'elle fait peur,
17:11n'éveille pas forcément
17:12de vocation
17:13chez nos futurs
17:14consoeurs et confrères.
17:15mais aussi peut-être
17:16parce qu'il n'y a pas
17:17une volonté
17:17de pérenniser
17:18certains postes.
17:22Comment vous voyez
17:24l'évolution,
17:24vous,
17:25de la situation ?
17:26Parce que,
17:27j'ai envie de dire,
17:28là, on est face
17:29à cette crise,
17:31cette période de canicule
17:32et, tiens,
17:33on peut faire référence
17:34à cette chanson.
17:35J'y pense
17:35et puis j'oublie.
17:36C'est-à-dire que,
17:37d'ici quinze jours,
17:39on sera passé à autre chose.
17:40Exactement.
17:41Comment vous voyez ça, vous ?
17:42Mais comment je vois ça ?
17:43Alors, peut-être que
17:45le parallèle va paraître
17:46un peu étrange,
17:47mais on voit la situation
17:49avec l'affaire Liana.
17:51C'est le manque de moyens
17:52du service public.
17:54Effectivement,
17:55quand on n'a pas
17:55d'instructions,
17:56effectivement,
17:57qu'on n'a pas d'infirmiers,
17:57quand on n'a pas de médecins,
17:59eh bien,
18:00le service rendu
18:00à la population décroît
18:01de la même manière
18:02que dans l'éducation nationale
18:04ou d'autres services
18:05du service public.
18:07Voilà.
18:07Ça met vraiment,
18:09cette affaire,
18:09cette crise,
18:10elle met en lumière
18:11les insuffisances
18:13aujourd'hui
18:14du service public
18:15qui, en temps normal,
18:17peuvent parfois
18:17être compensées
18:18parce que tout le monde
18:19fait un effort
18:19et puis parfois,
18:20ben voilà,
18:21il n'y a effectivement
18:22plus rien à faire.
18:24Merci beaucoup
18:25de votre appel,
18:26Sébastien.
18:27On a Rachida.
18:27Elle aussi,
18:28elle travaille à l'hôpital,
18:29Rachida.
18:29Bonjour, Rachida.
18:31Oui, bonjour Vincent.
18:32Bonjour tout le monde.
18:33Vous êtes infirmière
18:34à l'hôpital.
18:35Alors moi,
18:35je suis infirmière anesthésie
18:36dans un bloc,
18:37au bloc,
18:37il fait froid,
18:38mais en fait,
18:38surtout,
18:39je vous appelais
18:39pour pousser un coup de gueule.
18:41Oui, parce que tout à l'heure,
18:43les gens que vous avez
18:44interviewés,
18:44les joggers,
18:45c'est fou ça.
18:46Non mais écoutez,
18:47Vincent,
18:48c'est un peu comme
18:49pendant le Covid,
18:49les gens faisaient n'importe quoi.
18:51Là,
18:51les joggers,
18:52ils vont faire leur jogging.
18:54Ça défile vraiment
18:55le bon sens.
18:56Ils disent,
18:56non mais ça va,
18:58je ne prends pas de risque.
18:59Vous les avez entendus
18:59comme moi.
19:00Je ne prends pas de risque.
19:03Écoutez,
19:04Vincent,
19:04ça défile vraiment
19:05le bon sens.
19:06Il y a en réanimation
19:07actuellement
19:08dans certains hôpitaux,
19:09des jeunes de 25,
19:1130 ans
19:11qui n'ont aucun antécédent
19:12cardiaque,
19:13aucun facteur de risque
19:14et qui ont fait
19:15des arrêts cardiaques
19:16et qui donc occupent
19:17les lieux en réanimation.
19:18Tout ça,
19:19pourquoi ?
19:19Parce que messieurs,
19:20ces messieurs,
19:21ces dames,
19:21on dit,
19:22non,
19:22non,
19:22on va aller faire
19:22notre jogging.
19:23Ben non,
19:24non,
19:24c'est grave,
19:25je ne comprends pas.
19:27Cette façon de réagir,
19:29c'est...
19:29Et après,
19:30ça mobilise qui ?
19:31Eh ben,
19:32le SAMU,
19:32les pompiers
19:33et les services d'urgence.
19:34Tout ça,
19:35parce que c'est des gens
19:36qui sont inconscients.
19:37Moi,
19:37je n'arrive pas
19:38à comprendre ça.
19:39Vraiment,
19:40c'est...
19:40Alors,
19:41il y a une question
19:42forcément de liberté individuelle.
19:45Vous savez,
19:45c'est comme lorsqu'on dit
19:46risque d'avalanche
19:48très important à la montagne
19:49et que vous en avez
19:50qui partent faire du ski hors-piste.
19:52Mais oui,
19:52c'est toujours comme ça.
19:53Écoutez,
19:54et par contre,
19:54je voulais aussi dire
19:55que ce qui se passe actuellement,
19:57bon ben,
19:57en 2003,
19:58on a eu la canicule.
20:00Il n'y a eu aucune
20:01anticipation.
20:02On en a parlé
20:03dernièrement,
20:04ça fait des mois,
20:04des années,
20:05que tout le personnel hospitalier
20:07réclame des moyens.
20:08Il n'y a rien.
20:09Écoutez,
20:10on a eu...
20:10Il n'y a pas eu d'anticipation
20:11à long terme,
20:12ça serait vous souligner.
20:13Et j'ai envie de dire,
20:13il n'y a pas eu non plus
20:14d'anticipation
20:15à court terme
20:16parce que cette canicule,
20:18cette vague de chaleur extrême,
20:20elle était annoncée,
20:22on va dire,
20:23quasiment une dizaine de jours
20:25avant son début.
20:26Et sans doute
20:27qu'on aurait pu,
20:28dans les établissements scolaires,
20:29peut-être dans les hôpitaux,
20:30mettre en place
20:33une procédure
20:34d'urgence,
20:35peut-être de réquisition,
20:37de, je ne sais pas,
20:37de climatiseur,
20:38parce qu'on savait
20:40ce qui allait nous tomber
20:40sur le bout du nez.
20:41Écoutez,
20:42moi j'ai quelqu'un
20:43de ma famille
20:43qui est dans un EHPAD,
20:45on nous parle toujours
20:46des chambres
20:47ou des salles réfrigérées.
20:48D'accord,
20:48mais il n'y en a qu'une.
20:49On entasse tous les jours là-dedans.
20:51On les entasse.
20:52On les entasse.
20:53Et puis après,
20:53il faut bien qu'ils remontent
20:54dans leur chambre,
20:54passer la nuit.
20:56Non,
20:56et en plus,
20:57écoutez,
20:58franchement,
20:59par exemple,
21:00en maternité,
21:01bon,
21:01nous,
21:01là où je suis,
21:02on s'envise de maternité,
21:03les femmes,
21:04c'est horrible,
21:05la chaleur qui fait
21:06pour les bébés.
21:07Donc,
21:07les aides-soignants,
21:08les auxiliaires,
21:09tout le monde,
21:09on met en place,
21:10on accroche des trucs
21:11aux fenêtres,
21:12les papas ramènent
21:13leurs propres ventilateurs,
21:15mais ce n'est pas possible.
21:17Mais c'est incroyable.
21:18Et autre chose
21:19que je voulais dire aussi,
21:20qu'on parle beaucoup
21:23et on ne parle pas
21:23des prisons aussi.
21:24Ah bah ça,
21:25effectivement,
21:25on en parlait
21:26dans notre bureau
21:27tout à l'heure,
21:28on va effectivement
21:29s'intéresser
21:30à la situation
21:31en milieu carcéral,
21:32parce que déjà,
21:33par des températures normales,
21:35elle est souvent
21:36assez inadmissible
21:37avec la surpopulation carcérale,
21:39mais là,
21:39ça doit être
21:40effectivement
21:41quelque chose
21:41de très compliqué.
21:44Mais c'est difficile
21:44d'entrer.
21:44Les surveillants
21:45ne veulent pas
21:46que les familles
21:47ramènent des ventilateurs
21:48pour les prisonniers.
21:50Il y a des questions
21:51de réglementation,
21:52sans doute.
21:52Oui, je sais,
21:53mais bon.
21:53Mais enfin,
21:54Vincent,
21:54voilà,
21:55je ne sais pas.
21:55Vous avez bien fait
21:56d'exprimer.
21:57Vous savez,
21:57quand on a quelque chose
21:58sur le cœur,
21:58Rachida,
21:59il faut que ça sorte.
22:01Et c'est bien
22:01quand ça sort sur RTL.
22:03Merci beaucoup,
22:04Rachida.
22:04Je vous embrasse
22:04à bientôt.
22:05Au revoir.
22:06Au revoir, Vincent.
22:07Merci.
22:08Nicolas a fait
22:08le 3210.
22:09Bonjour, Nicolas.
22:10Bonjour, Vincent.
22:11Vous vouliez nous parler
22:12de l'annulation,
22:14enfin du report d'ailleurs,
22:15ce n'est pas une annulation,
22:16de la marche des fiertés
22:17à Paris.
22:18Et c'est intéressant
22:19de vous entendre
22:19parce qu'à la fois,
22:21vous êtes,
22:22je peux dire,
22:22militant,
22:23en tout cas,
22:23membre d'une association LGBT.
22:25Fondateur d'une association LGBT.
22:27Et en même temps,
22:29vous êtes aide-soignant,
22:30donc dans le milieu médical.
22:32Donc,
22:32j'aimerais bien savoir
22:33ce que vous en pensez.
22:34Eh bien,
22:35je trouve que c'était
22:35une très bonne décision
22:37d'avoir annulé,
22:39en tout cas reporté,
22:42au vu des conditions sanitaires.
22:44Ça ne pouvait pas
22:45en être autrement.
22:46j'ai même été étonné
22:47que la décision
22:48n'ait pas été prise
22:49un peu plus tôt
22:50pour permettre
22:50aux organisateurs
22:51d'anticiper,
22:54voire pourquoi pas
22:55faire une marche nocturne
22:56à la rigueur.
22:56Pourquoi pas ?
22:59Mais on comprend tout à fait.
23:01Et en regardant
23:02sur les réseaux sociaux,
23:03sur les différentes pages LGBT+,
23:05on s'aperçoit quand même
23:06que beaucoup de LGBT+,
23:08sont d'accord
23:09avec cette décision.
23:10Oui.
23:10Oui, c'est mieux.
23:11Puis je pense que
23:12la fête sera plus belle
23:15avec des températures
23:17un peu moins assommantes
23:18parce qu'est-ce qu'on peut
23:19vraiment faire la fête
23:20par des températures extrêmes
23:22comme ça
23:22lorsque les corps
23:23sont fatigués
23:24après neuf jours
23:25de canicule.
23:26Je pense que...
23:27Enfin, je ne sais pas
23:28ce que vous en pensez.
23:29C'est long quand même.
23:29Oui, bien sûr.
23:30C'était de la place d'Italie
23:31jusqu'à la place de la République.
23:33On vendait des tours.
23:34Ça fait quelques kilomètres
23:35quand même.
23:36Donc, c'était vraiment pas...
23:38Non, c'était sans doute
23:39pas raisonnable.
23:39Et vous saluez
23:41cette mesure.
23:42Je donne le nom
23:43de votre association,
23:44LGBT,
23:45la bulle arc-en-ciel.
23:46C'est ça.
23:48Merci d'avoir fait
23:48le 3210, Nicolas.
23:50Merci beaucoup.
23:51A bientôt sur RTL.
23:53Je vois que Jean-Alphonse Richard
23:54s'est assis autour
23:56de cette table.
23:57Ça veut dire que...
23:57C'est mon rendez-vous
23:58quotidien.
23:59Vous allez me parler
23:59de l'heure du crime
24:00tout à l'heure
24:00à partir de 14h.
24:02Exactement.
24:04Et on vous retrouve
24:05dans un instant.
24:05Bien sûr.
24:06A tout de suite.
24:08Toute la journée.
24:09Allô, pourquoi tu ne réponds pas ?
24:12RTL vous accompagne.
24:14Je ne serai pas tomber zéro,
24:16mais du vent dans les voiles.
24:21Jusqu'à 14h.
24:23Les auditeurs ont la parole.
24:25Vincent Parizeau sur RTL.
24:28Une demi-heure d'émission
24:30et on va parler avec vous
24:31notamment des dizaines de milliers
24:35d'abandons de chats et de chiens
24:37chaque année
24:38et de la grande collecte
24:39qui est organisée
24:40notamment par l'association
24:42Solidarité Peuple Animal.
24:43Sa présidente sera avec nous
24:45dans un instant.
24:46Mais je l'ai présenté.
24:47Il est là,
24:48Jean-Alphonse Richard.
24:49Ça veut dire que
24:49dans un petit peu plus
24:50d'une demi-heure,
24:51ce sera l'heure du crime.
24:52Ça sera l'heure du crime
24:53et aujourd'hui,
24:53mon cher Vincent,
24:54je vais vous piquer votre place
24:55puisque c'est une heure de crime
24:57spéciale auditeur.
24:58Vous savez,
24:58on fait ça de temps en temps.
24:59Les auditeurs sont contents
25:00de nous retrouver
25:00et nous surtout,
25:01on est très heureux
25:02de les avoir avec nous.
25:04Alors vous avez la parole
25:05dans l'heure du crime
25:06pour les auditeurs
25:06de l'heure du crime
25:07au 3210.
25:08Le numéro ne change pas.
25:09On va remonter
25:11toutes les affaires,
25:12les dernières affaires
25:13de ces derniers mois.
25:14Alors le choix,
25:15il est large.
25:16Les sujets ne manquent pas.
25:17Il y a le petit Émile,
25:18le procès jubilard
25:19et puis le procès jubilard
25:20à venir aussi en septembre.
25:22Cette affaire jubilard,
25:23elle est presque interminable.
25:24On pourra même parler
25:25du casse du Louvre
25:26si vous voulez.
25:27Enfin voilà.
25:27Il y a beaucoup de sujets
25:28qu'on va aborder
25:29mais c'est les auditeurs
25:30qui vont choisir leur sujet.
25:31Donc n'hésitez pas
25:32à nous appeler
25:33lorsque vous avez une envie
25:34ou parler d'une actualité
25:35qui vous paraît importante.
25:36Voilà.
25:3714h,
25:37ça ne change pas.
25:38Et ce qui ne change pas non plus,
25:39c'est le numéro de téléphone.
25:40Absolument.
25:4130 de 10.
25:42Les auditeurs ont la parole aujourd'hui
25:43pendant encore une demi-heure.
25:44On va parler
25:45des abandons d'animaux
25:46et de la grande collecte
25:47organisée demain.
25:49Et ensuite,
25:50vous l'avez compris,
25:51l'heure du crime,
25:52c'est vous qui faites le programme
25:53avec Jean-Alphonse Richard.
25:55A tout à l'heure.
25:56A tout à l'heure.
25:5912h30, 14h.
26:00RTL midi,
26:01les auditeurs ont la parole.
26:03Avec Vincent Parizeau.
26:04Je fais partie d'associations
26:07et je suis scandalisée
26:10par le nombre d'abandons,
26:11les fausses excuses
26:13trouvées pour se débarrasser
26:15des chiens et des chats
26:16comme par hasard
26:17au moment des vacances.
26:18On est dans un monde actuellement
26:20où l'animal est sous-estimé.
26:22Voilà.
26:23Et bien,
26:23vous avez tapé juste l'or.
26:26Je pense que d'ailleurs
26:27qu'on va vous rappeler
26:27qu'on vous prendra
26:28un petit peu plus tard
26:29pour aller un petit peu plus loin
26:31et développer ce que vous vouliez nous dire.
26:34C'est vrai que c'est insensé
26:35le nombre d'abandons
26:36de chiens et de chats
26:37chaque année.
26:38Je crois que c'est 200 000
26:40mais notre invitée
26:40va nous le préciser.
26:43Bonjour Katia Renard.
26:45Bonjour M. Parizeau.
26:46Présidente fondatrice
26:47de l'association
26:48Solidarité Peuple Animal.
26:50On va parler
26:51de la grande collecte
26:52organisée demain.
26:54Mais oui,
26:55revenons quand même
26:56sur ce chiffre
26:57des abandons
26:58d'animaux
26:59chaque année,
27:01chiens et chats
27:01essentiellement.
27:02Combien ?
27:04C'est plus de 300 000
27:05cette année.
27:06On est dans les alentours
27:07des 330 000 animaux
27:09qui sont pris en charge
27:10plus qu'abandonnés.
27:11C'est des animaux
27:12qui sont pris en charge
27:13par les structures,
27:15c'est-à-dire les associations,
27:16les refuges
27:17et les fourrières.
27:19Mais pas les animaux.
27:20On n'a pas compté
27:20les animaux
27:21qui entrent en fourrière
27:22parce qu'ils sont perdus
27:23et qu'ils retrouvent
27:24leurs propriétaires.
27:25Ceux-là,
27:25on ne les a pas comptés.
27:26Alors évidemment,
27:27donc c'est plus de 300 000.
27:28Voilà,
27:29300 000,
27:30c'est uniquement
27:30ceux qui sont pris en charge
27:31par ces associations.
27:33et évidemment,
27:34ça coûte cher.
27:35Ça coûte beaucoup d'argent.
27:38Oui, ça coûte cher.
27:39C'est 300 000 chiens et chats.
27:41Je n'ai pas compté,
27:42on n'a pas compté
27:42les naques,
27:44les chevaux,
27:44enfin tous ces animaux
27:45qui ne sont pas recensés
27:48par l'ICAD.
27:49Mais effectivement,
27:49ça coûte très très cher
27:50pour les associations.
27:52Et c'est la raison
27:52pour laquelle,
27:53à l'occasion de la journée mondiale
27:54de l'abandon
27:55des animaux de compagnie,
27:56vous lancez cette grande collecte
27:58dans plus de 1000 magasins
28:00à travers la France.
28:00Alors,
28:01quel type de magasin
28:02sont les animaleries essentiellement ?
28:04Alors,
28:04des animaleries,
28:05des jardineries
28:06qui nous ont rejoints spontanément,
28:08qui sont les premiers partenaires.
28:09Mais il y en a plein
28:10qui se sont inscrits spontanément,
28:12des magasins,
28:13vous savez,
28:13des GSM,
28:14des Leclerc,
28:15des Auchan,
28:17des Intermarchés.
28:18Enfin,
28:19la plupart,
28:20beaucoup se sont inscrits
28:21spontanément
28:22pour participer
28:23à cette opération
28:24qui,
28:24je le rappelle,
28:25est faite dans le cadre
28:26de la journée mondiale
28:26contre l'abandon
28:27qui aura lieu demain.
28:28Donc,
28:29le principe,
28:29c'est qu'on va dans ces magasins
28:31et puis,
28:33on achète
28:34ce qu'on va offrir,
28:36donner à ces associations.
28:38Qu'est-ce qu'il faut choisir ?
28:40De la nourriture,
28:41des croquettes,
28:42des pâtés
28:42pour chiens,
28:43chats ?
28:44Alors,
28:44de la nourriture,
28:45parce que la nourriture,
28:46c'est le deuxième poste budgétaire
28:48des associations
28:49de protection animale.
28:50Le matériel,
28:51c'est le troisième poste.
28:52Ces deux postes
28:52viennent après
28:53les frais vétérinaires.
28:54Donc,
28:54effectivement,
28:55plutôt de la nourriture,
28:56mais aussi
28:57de la litière
28:58pour les chats.
28:58Ça,
28:58c'est une denrée
29:00qui est très précieuse
29:01pour les associations
29:02parce que ça coûte cher.
29:04Et bien souvent,
29:04on ne pense pas en donner.
29:06Or,
29:06il y a énormément de chats
29:07dans les structures.
29:08Plus de 80%
29:09des animaux
29:10qui sont accueillis
29:11dans les associations,
29:12ce sont des chats.
29:13Oui.
29:14Et de quoi
29:15les refuges ont-ils
29:16le plus besoin
29:17si on veut essayer
29:18d'aller
29:19d'être un petit peu
29:20plus précis ?
29:21C'est la nourriture
29:22encore ou pas ?
29:22Alors,
29:23oui,
29:23la nourriture,
29:24donc des pâtés,
29:25donc des croquettes,
29:28des friandises aussi
29:29parce que les chiens
29:30sont rééduqués
29:30pour pouvoir
29:31leur trouver
29:32une nouvelle famille.
29:33Donc,
29:34les friandises,
29:34c'est important.
29:35Vous pouvez aussi
29:36leur acheter des jouets,
29:37mais aussi du matériel
29:38de confort,
29:39c'est-à-dire
29:39des dodos,
29:41des coussins,
29:41des couvertures.
29:43Et là,
29:43dans cette période
29:44de canicule,
29:44je pense qu'on pourrait
29:45même éventuellement
29:47leur apporter
29:47des ventilateurs,
29:48des bruisateurs
29:50parce qu'ils sont comme nous,
29:51ils souffrent énormément.
29:52Ils ont beaucoup souffert.
29:53Ils souffrent encore
29:54beaucoup,
29:54nos animaux de compagnie.
29:56Alors,
29:56évidemment,
29:57Katia Renard,
29:58vous restez avec nous
29:59et vous dialoguez
30:00avec les auditeurs
30:01et les auditrices
30:02de RTL
30:03qui sont nombreux
30:04à faire le 30 de 10
30:05pour nous parler
30:06à la fois
30:07de ce fléau
30:09des abandons
30:10d'animaux
30:11et d'animaux
30:12de compagnie
30:12mais aussi
30:13de cette journée
30:15d'action
30:15et de cette grande
30:16collecte
30:16demain au profit
30:17des animaux
30:18abandonnés.
30:18Bonjour Véronique.
30:21Bonjour Stan,
30:22bonjour à tous.
30:23Vous nous appelez
30:24avec l'accent
30:25de Toulon.
30:27Voilà,
30:27c'est ça.
30:28Un petit peu,
30:29on va dire.
30:31Est-ce que vous allez
30:32participer à cette collecte
30:33demain pour les animaux ?
30:35Alors déjà,
30:36oui,
30:36tout à fait.
30:37Je vais participer
30:38et donc
30:41je vais dire
30:41à ce que je peux.
30:43Moi-même,
30:43je suis propriétaire
30:44d'une petite chienne
30:46et je suis seule,
30:47je travaille seule.
30:48Voilà,
30:48donc je vais participer
30:50et à mon étage,
30:52je vais dire
30:52je participe
30:53de façon régulière.
30:55Oui,
30:56c'est-à-dire que régulièrement,
30:57qu'est-ce que vous faites
30:59régulièrement Véronique ?
30:59Oh ben,
31:00régulièrement,
31:01quand je vais faire
31:01les petites tempêtes
31:02pour ma chienne,
31:03la nourriture
31:04parce que je l'achète
31:06en animalerie,
31:07parce que je prends
31:07des choses quand même
31:08de qualité.
31:11Une grande enseigne,
31:13voilà.
31:14J'ai un petit carton
31:15à l'Institut de la quête
31:17et je propose
31:18d'y mettre
31:19ce que vous voulez,
31:20jouer une boite pour choix,
31:22des croquettes,
31:23ce que vous voulez.
31:24Oui.
31:25Voilà.
31:25On va interrompre un instant
31:27et vous reprendre
31:28un petit peu plus tard,
31:28Véronique,
31:29parce qu'on a une liaison
31:30qui est un petit peu difficile
31:32et on va continuer
31:34à écouter d'autres auditeurs
31:36ou auditrices
31:36qui ont fait le 30-2-10.
31:39Sylvie est avec nous,
31:40amie à Forêt.
31:40Bonjour Sylvie.
31:42Oui,
31:42bonjour Vincent.
31:44Vous voulez aussi
31:45nous parler
31:45de votre expérience
31:48justement
31:48dans un de ces refuges.
31:51Oui,
31:52en fait,
31:52c'est en 2018,
31:53non ?
31:53Oui,
31:54j'ai toujours eu
31:55des animaux
31:56étant enfant
31:57et puis je ne me sentais
31:59pas du tout capable
32:00de franchir
32:01la porte d'un refuge
32:02parce que je me disais
32:03je vais avoir envie
32:04de tous les prendre.
32:06Donc,
32:07je l'avais repéré
32:08sur internet,
32:10je savais que je voulais
32:11un Yorkshire
32:13mais je voulais
32:14que ça soit un peu
32:15un sauvetage,
32:16c'est-à-dire
32:17un chien
32:18qui avait peut-être
32:18moins de chance
32:19d'être adopté.
32:21Donc,
32:22j'ai pris un chien
32:23âgé,
32:24il avait déjà 8 ans
32:26et c'est un Yorkshire
32:29qui avait été déposé
32:31dans un camping
32:32en Bretagne
32:34et la dame du camping
32:36l'avait ensuite
32:37emmené en refuge.
32:39C'était la première fois
32:40que vous adoptiez
32:40un animal ?
32:41Tout à fait,
32:42tout à fait
32:43et c'est assez compliqué
32:46en fait
32:46parce que
32:49le traumatisme
32:50de l'abandon
32:52demeure
32:52même encore actuellement
32:53Ah oui ?
32:55C'est-à-dire que
32:56vous avez eu
32:57un animal fragile
32:59peut-être ?
33:00Oui, alors
33:00je ne sais pas
33:01ce qu'il a vécu
33:02je ne connais pas
33:03son histoire
33:04mais il avait quand même
33:05une balle dans la cuisse
33:06Ah oui, quand même ?
33:07Donc, je pense
33:08que ça n'a pas été
33:11rose
33:12sa vie d'avant
33:14Oui, oui
33:14Katia,
33:15je vous interromps
33:16un instant Sylvie
33:17Katia,
33:18il faut aussi
33:20ajouter
33:21à l'abandon
33:22ce qui est
33:23de la maltraitance
33:24à l'instant
33:25ce que nous dit Sylvie
33:26un animal
33:27qui est recueilli
33:28avec une balle
33:28dans la cuisse
33:29c'est un animal
33:30sur lequel on a tiré
33:31quand même
33:32Oui, mais de toute manière
33:33l'abandon
33:34tel que c'est défini
33:35par la loi
33:35c'est une maltraitance
33:36donc c'est une maltraitance
33:38d'autant plus grave
33:39qu'elle met en danger
33:40la vie de l'animal
33:41mais effectivement
33:42certains animaux
33:43sont abandonnés
33:45directement
33:45en refuge
33:46donc là
33:47en général
33:47il n'y a pas de passif
33:48de maltraitance
33:49mais il y en a aussi
33:50qui sont issus
33:51de saisies
33:52et qui ont effectivement
33:53connu
33:54on va dire
33:55une vie
33:55assez difficile
33:57voire très difficile
33:58Et ces fréquences
34:00qu'a vécues Sylvie
34:01c'est-à-dire qu'elle se rend bien compte
34:03que son animal
34:03il a souffert
34:04il a eu une vie difficile
34:06et que ça a joué
34:07sans doute aussi
34:08sur son comportement
34:09un chien de 8 ans
34:10par exemple
34:11Il faut savoir
34:13que l'abandon
34:13ne serait-ce que
34:14quand un animal
34:15change de propriétaire
34:17surtout quand il ne revoit pas
34:18son ancien propriétaire
34:19ça reste un traumatisme
34:20alors heureusement
34:21les structures aujourd'hui
34:22savent gérer ça
34:23et donc remettre
34:24les animaux en confiance
34:25et tous n'ont pas vécu
34:26ces traumatismes
34:27mais il faut savoir
34:28qu'effectivement
34:29il faut laisser du temps
34:30à l'animal
34:31de se réapproprier
34:33sa nouvelle vie
34:34on dit toujours
34:35trois jours
34:35trois semaines
34:36trois mois
34:37en fait il faut au moins
34:38trois mois
34:39six mois
34:40pour que l'animal
34:41notamment des chats
34:41vous savez
34:42des chats qui restent
34:43terrés
34:44quand ils sont
34:45chez leur nouvel adoptant
34:46pendant quelques semaines
34:47parce qu'en fait
34:48ils ont peur
34:49il faut qu'ils se réapproprient
34:50cet environnement
34:51cette nouvelle vie
34:52Et ça c'est effectivement
34:54c'est ce que vous avez vécu
34:55Sylvie
34:56avec votre petit Titou
34:57comment il va aujourd'hui
34:58Titou ?
34:59Alors Titou
35:00maintenant il a 16 ans
35:02on est confronté
35:03à d'autres soucis
35:05liés à la vieillesse
35:06il est sourd
35:07pratiquement aveugle
35:08plus des pathologies tumorales
35:10donc je l'accompagne
35:13du mieux que je peux
35:14avec des traitements
35:15anti-bio
35:15anti-inflammatoires
35:16jusqu'à la fin de ses jours
35:18et bon
35:20actuellement
35:20je ne suis pas chez moi
35:22donc pendant trois semaines
35:24il est en garde
35:25chez ma maman
35:27et je la remercie
35:28pour les bons soins
35:30qu'elle lui prodigue
35:31ben voilà
35:32et on entend
35:33toute votre émotion
35:33vous embrassez Titou
35:34pour nous Sylvie
35:36merci beaucoup
35:36de votre appel
35:37on va marquer une courte pause
35:38tiens dans un instant
35:39on sera avec Laurence
35:40elle est bénévole
35:41dans des associations
35:41qui recueillent des animaux
35:43moi je rappelle quand même
35:44que l'abandon d'un animal
35:45c'est un délit pénal
35:47une personne qui abandonne
35:49un animal domestique
35:50c'est trois ans
35:51de prison
35:52en tout cas c'est ce qu'elle risque
35:53et 45 000 euros
35:55d'amende
35:56voilà
35:57qu'on se le dise
35:58à tout de suite
36:00contactez-nous gratuitement
36:01via l'appli RTL
36:02ou au 3210
36:0450 centimes la minute
36:07Vincent Parizeau
36:08RTL midi
36:09les auditeurs ont la parole
36:11je voulais attirer l'attention
36:12sur les lapins
36:13parce que quand les gens
36:13achètent ces animaux
36:14en animalerie
36:15c'est une petite boule de poids
36:16très sympathique
36:17sauf qu'un lapin
36:18ben ça n'est pas
36:19un animal qui vit en cage
36:20ça a besoin de vivre
36:21en solide liberté
36:22et je pense que
36:23quand les gens
36:23en fait prennent conscience
36:24que cet animal là
36:25ça ne vit pas dans une cage
36:27et bien ça s'abandonne
36:28moi j'ai récupéré le mien
36:29il était abandonné
36:30dans sa cage dans un parc
36:31mais je me demande
36:32si les gens
36:32qui achètent des lapins
36:34en animalerie
36:35sont suffisamment informés
36:36ah ben ça c'est
36:37effectivement
36:37vous posez une bonne question
36:39Christelle
36:40j'ai envie qu'on vous rappelle
36:42tiens je vais demander
36:43à la régie
36:44et de voir s'il est possible
36:45que vous interveniez
36:46un petit peu
36:47plus longuement
36:48dans quelques minutes
36:48je vous rappelle
36:49qu'on est avec
36:50Katia Renard
36:51la présidente
36:52de l'association
36:53Solidarité Peuple et Animal
36:54qu'une grande collecte
36:55est organisée
36:55demain samedi
36:57dans un millier
36:58de magasins
36:58à travers la France
37:00pour aider
37:00les associations
37:01qui recueillent
37:02les animaux abandonnés
37:03et les refuges
37:04tiens je souligne
37:06au hasard
37:07qu'il y a deux ambassadeurs
37:09de cette opération
37:10que je connais bien
37:10qui sont
37:11Philippe Cavrivière
37:12et Olivier Dauvert
37:13et eux
37:13vous aussi
37:14vous les connaissez bien
37:15évidemment
37:15sur RTL
37:17je les salue
37:18alors
37:19Laurence est avec nous
37:20bonjour Laurence
37:22bonjour Vincent
37:23bienvenue
37:24vous nous appelez
37:24de Saint-Mort-des-Fossets
37:26c'est la première fois
37:26que vous faites
37:27le 3210
37:27et oui
37:28et cette cause
37:30me parle
37:31depuis tant d'années
37:33que je ne pouvais pas
37:34ne pas vous appeler
37:35vous avez bien fait
37:36et maintenant
37:37vous savez comment on fait
37:38et vous n'hésitez pas
37:39lorsqu'un sujet
37:40effectivement
37:41vous étonne
37:42vous choque
37:43vous interpelle
37:44vous faites le 3210
37:44et là c'est le cas
37:46d'autant que je crois
37:47que vous êtes bénévole
37:49dans des associations
37:50qui recueillent des animaux
37:52c'est ça ?
37:52oui
37:53alors je participe
37:54à diverses actions
37:55dans différentes associations
37:56et je pense que
37:57n'importe qui
37:58peut agir
37:59de la façon
38:00dont j'agis
38:01tout le monde
38:02peut
38:04participer
38:05à des collectes
38:06dans des
38:06justement
38:07des animaleries
38:08où on récolte
38:09des croquettes
38:11voilà
38:11donc ça vous nous invitez
38:13à y aller
38:13demain
38:14on fait un petit tour
38:15par l'animalerie
38:15à côté de chez soi
38:16exactement
38:17une boîte de croquettes
38:18et on vous accueille
38:20avec le sourire
38:20la plupart du temps
38:22et on peut également
38:24être enquêteur
38:25pour placer
38:27des chiens
38:28qui ont besoin
38:29de retrouver une famille
38:30aller voir
38:31quelles sont
38:32les familles adoptantes
38:33qui seraient susceptibles
38:34de les accueillir
38:35on peut également
38:37s'occuper
38:38de récupérer des cages
38:39et les ramener
38:40après
38:40tout ça c'est pour les animaux
38:42qui viennent des îles
38:43puisque moi je suis aussi
38:44beaucoup impliquée
38:45par rapport aux animaux
38:47qui viennent de la réunion
38:48que mes chiennes
38:49viennent de la réunion
38:50et donc
38:51les animaux
38:52arrivent en métropole
38:54dans des cages
38:55et les cages
38:56repartent à vide
38:57ça c'est intéressant
38:58c'est à dire
38:59que les animaux
38:59qui sont
39:00les chiens-chats
39:01ou autres
39:01qui sont abandonnés
39:03par exemple
39:04là vous pouvez donner
39:04l'exemple de la réunion
39:05mais j'imagine
39:06que c'est valable
39:07peut-être en règle générale
39:08pour les
39:09pour les antilles
39:10pour les antilles
39:11tout à fait
39:12la polynésie
39:12ils arrivent en métropole
39:14on les envoie en métropole
39:15voilà vous avez
39:16alors évidemment
39:17on va me dire
39:18mais pourquoi
39:19pourquoi amener
39:20des animaux
39:21qui sont
39:21certes malheureux
39:23mais avec tous ceux
39:24qu'on a à gérer
39:25déjà en métropole
39:26mais la vie
39:27de ces chiens
39:29et de ces chats
39:29dans les îles
39:31est terrible
39:32ils arrivent
39:33dans des conditions
39:34épouvantables
39:35avec des maladies
39:36qui sont
39:37de peau
39:37des choses
39:38très très difficiles
39:39et
39:40et il y a des associations
39:43extraordinaires
39:44qui récupèrent
39:45donc
39:46ces animaux
39:47en souffrance
39:48les places
39:49en famille d'accueil
39:50donc
39:51sur
39:51donc que ce soit
39:52la réunion
39:53en Martinique
39:54en Guadeloupe
39:54etc
39:55et en attendant
39:56de trouver
39:56une famille adoptante
39:57qui viendra
39:58à 5h du matin
39:59roi-6 Charles de Gaulle
40:00récupérer
40:02les petits loulous
40:03qui arrivent en cage
40:04quoi
40:04et
40:05ça fait des adoptions
40:07formidables
40:08franchement
40:08j'allais dire
40:10félicitations
40:11Laurence
40:11parce que
40:11vous êtes bénévole
40:12mais j'ai l'impression
40:14que ça occupe
40:14ça occupe
40:16une bonne partie
40:16de votre vie
40:17oui
40:18mais vous voyez
40:19je suis en parallèle
40:20et ça je tiens
40:21à le souligner
40:21assistante sociale
40:23donc je m'occupe
40:24de l'humain
40:24je suis ouverte
40:25à la souffrance
40:26des enfants
40:27et quand on m'oppose
40:29ce qui est quand même
40:30souvent le cas
40:32la maltraitance
40:33chez l'humain
40:34et la maltraitance
40:35en humain
40:36en disant que
40:37bon
40:37non
40:38il n'y a pas
40:38à mettre en position
40:39ces deux choses
40:40on peut avoir
40:41d'ailleurs
40:42on l'a souvent
40:42un coeur pour l'humain
40:44et un coeur pour l'animal
40:45exactement
40:46et ce coeur
40:47quand il est gros
40:48il n'y a pas de problème
40:49et il ne fait pas la différence
40:50et on le sent
40:51à travers votre témoignage
40:52en tout cas
40:53merci Laurence
40:54ça me donne l'occasion
40:55Katia Renard
40:56de vous poser la question
40:57des personnes comme Laurence
41:00j'imagine que
41:01un
41:02voilà
41:02vous leur dites bravo
41:03mais peut-être que
41:03vous en avez besoin
41:04aussi de ces bénévoles
41:06c'est même
41:07on va dire
41:07le coeur de l'associatif
41:09c'est à dire que
41:09notamment dans les associations
41:11de protection animale
41:11comme elles ont très très peu d'argent
41:13on avait révélé en février dernier
41:15que plus de 75% d'entre elles
41:17sont en grande précarité financière
41:19le bénévolat
41:21c'est même pas un choix
41:22c'est une nécessité
41:22donc la plupart des associations
41:24ne fonctionnent qu'avec des bénévoles
41:27donc il faut les remercier
41:28parce que c'est des gens
41:29qui donnent tout le temps
41:31de leurs loisirs
41:32en tout cas une grande partie
41:34aux animaux
41:35qui vont nettoyer
41:38réconforter
41:38enfin à tous les niveaux
41:40c'est-à-dire la comptabilité
41:41la communication
41:42le nettoyage
41:43tout un tas de choses
41:44et le transport
41:45notamment
41:45la récupération
41:46des animaux
41:48et il faut aussi
41:48parler du rôle
41:49des familles d'accueil
41:50parce que beaucoup d'animaux
41:52sont en structure
41:53mais une grande partie
41:55sont en famille d'accueil
41:56ce qui est pour moi d'ailleurs
41:57la meilleure façon
41:59de refamiliariser
42:01un animal
42:02à une famille
42:03et donc ce sont des particuliers
42:05qui accueillent chez eux
42:06qui offrent une vie de famille
42:07à un animal
42:08et donc il se remet
42:09d'autant mieux
42:09de son abandon
42:11et il est prêt
42:12pour une nouvelle adoption
42:13et bien
42:14ces familles également
42:15c'est l'occasion
42:16de les remercier
42:18on va marquer une petite pause
42:20vous restez évidemment
42:20avec nous
42:21Katia Renard
42:22et puis on va vous retrouver
42:23au 3210
42:24je sais que
42:25tiens on va retrouver Christelle
42:26qui avait envie de nous parler
42:27de lapin
42:29et puis Loïc également
42:31a fait le 3210
42:33et peut-être
42:33je l'espère
42:34d'autres auditeurs
42:35ou auditrices
42:35d'ici 14h
42:36à tout de suite
42:38merci d'écouter RTL
42:48RTL
42:49votre radio
42:52Vincent Parizeau
42:53RTL midi
42:54les auditeurs ont la parole
42:56on est ensemble
42:57pour encore 7 minutes
42:59pour parler
43:00des abandons d'animaux
43:01de la grande collette
43:02qui est organisée
43:03demain
43:04dans un millier
43:05de magasins
43:06notamment
43:06et pas seulement
43:07des animaleries
43:08pour récupérer
43:11de la nourriture
43:13des jouets
43:15du matériel
43:15pour tous ces animaux
43:16qui sont abandonnés
43:18et ça pour aider
43:19les associations
43:19et les refuges
43:21on est toujours
43:21avec Katia Renard
43:22qui est la présidente
43:24de l'association
43:24Solidarité Peuple Animal
43:26qui organise aussi
43:27cette grande collecte
43:28et je vous le disais
43:29puisqu'on l'a entendu
43:30tout à l'heure
43:30elle nous laissait
43:31un message Christelle
43:32on parle pas seulement
43:33des chiens et des chats
43:35et là on parle
43:36des lapins
43:36c'est ça Christelle ?
43:38Oui bonjour Vincent
43:39oui tout à fait
43:39j'avais envie de réagir
43:40aussi par rapport
43:42à l'abandon
43:42c'est la première fois
43:43que vous nous appelez
43:44au 3210
43:44oui tout à fait
43:45c'est quelque chose
43:46qui m'a fait réagir
43:47puisque c'est l'histoire
43:48personnelle de l'animal
43:49que j'ai recueilli
43:49début décembre
43:51racontez-nous
43:51ce qui s'est passé
43:52en début décembre
43:53début décembre
43:54en fait
43:55le lapin que j'ai recueilli
43:56a été abandonné
43:57dans sa cage
43:58dans un parc
43:58donc à Brest
44:01comment ça dans sa cage ?
44:02il était dans une cage ?
44:03il était dans la cage
44:04donc je suppose
44:05que la cage avait été achetée
44:07en même temps que lui
44:07mais elle était beaucoup
44:08trop petite déjà pour lui
44:09et moi je l'ai recueilli
44:10ensuite
44:11puisqu'il y a eu un appel
44:11sur le forum
44:12sur lequel j'étais
44:14à mon travail
44:14qui fait que moi
44:15je l'ai recueilli ensuite
44:16et en discutant
44:17avec mon vétérinaire
44:18il m'a dit
44:18vous n'imaginez pas
44:19le nombre de lapins
44:19qui sont abandonnés
44:20parce qu'en fait
44:21les gens n'ont pas conscience
44:22qu'un lapin
44:22c'est pas uniquement
44:23qu'une petite boule de poils
44:25dans une animalerie
44:26un lapin
44:26ça s'apparente plus
44:27à un chat
44:28qu'à un cobaye
44:30ou à un hamster
44:31parce que ça a besoin
44:32d'être éduqué
44:34ça vit en liberté
44:35ou en semi-liberté
44:36donc bien évidemment
44:37après ça fait un peu
44:38de dégâts
44:38avec les crottes
44:39un peu partout
44:39donc je peux reconnaître
44:40que ça peut être embêtant
44:41c'est pas un rongeur
44:42mais ça mange aussi
44:43beaucoup de câbles
44:44ça aime bien
44:44les files électriques
44:45les coins de table
44:47oui j'en suis à mon deuxième
44:48ou troisième câble de téléphone
44:49un câble de fibre
44:50donc maintenant
44:51tout est couvert
44:51il n'y a pas de soucis
44:52mais voilà
44:53je ne suis pas sûre
44:53que les gens
44:54quand ils achètent un lapin
44:55on leur dit
44:55je ne veux pas mettre
44:56les professionnels
44:57des animaleries
44:58sur le dos
44:58mais voilà
44:59je veux juste savoir
45:00si on leur explique
45:01qu'un lapin
45:01en fait un lapin mâle
45:02ça marque son territoire
45:03comme un chat
45:05donc ça fait pipi
45:06voilà
45:07exactement
45:08qu'effectivement
45:09une femelle
45:09c'est pareil
45:09vaut mieux la stériliser
45:10pour éviter les cancers
45:11éventuellement
45:12de l'appareil génital
45:15voilà
45:15c'est vrai qu'il y a tout ça
45:16qui
45:17je ne sais pas
45:18si les gens sont vraiment informés
45:19au remis de la petite boule de poil
45:21c'est une très bonne question
45:22que vous vous posez
45:22je voudrais la poser
45:23à Katia Renard
45:24vous en voyez de plus en plus
45:25ou pas Katia Renard
45:26des lapins abandonnés ?
45:28oui c'est vrai
45:28que c'est un animal
45:29qui est abandonné aujourd'hui
45:31qui est déposé en refuge
45:32ou pire là
45:33avec sa cage
45:34donc c'est en plus
45:34ne lui donner aucune chance
45:35de survie
45:36quand il est enfermé
45:37dans sa cage
45:37mais c'est vrai
45:38qu'il y a une méconnaissance
45:39on va dire
45:40des besoins éthologiques
45:41du lapin
45:41qu'on va comparer
45:43à un hamster
45:45à un
45:46vous savez
45:47à un cochon d'Inde
45:48or c'est pas du tout
45:49la même espèce
45:50c'est un lagomorphe
45:51comme précisait la dame
45:52et donc c'est un animal
45:55qui vit comme un chat
45:55et d'ailleurs
45:56sur la propreté
45:57on peut apprendre
45:58la propreté au lapin
45:59il suffit de lui mettre
46:00une litière
46:01la plupart des lapins
46:02sont propres spontanément
46:03parce qu'un lapin
46:04dans son terrier
46:05il ne fait jamais ses besoins
46:07et donc il faut lui donner
46:08un lieu
46:08où il peut faire ses besoins
46:10et vous verrez
46:10qu'il n'ira pas faire
46:11là où il vit
46:12encore faut-il
46:13effectivement
46:15le savoir
46:16lorsqu'on achète
46:18et là aussi
46:19c'est le phénomène
46:21c'est le rôle
46:22des commerçants
46:23en fait
46:23de ceux qui les vendent
46:24des éleveurs
46:25d'informer
46:26le futur propriétaire
46:28des besoins
46:29de l'animal
46:29c'est toujours pareil
46:31c'est du vivant
46:32on n'achète pas
46:32un animal
46:33comme on achète
46:34un climatiseur
46:35comme en ce moment
46:35il faut vraiment
46:37qu'on sache
46:37quels sont ses besoins
46:39et bien vous faites bien
46:40de le rappeler
46:41merci beaucoup
46:41en tout cas Christelle
46:42bonne journée
46:43du côté de Brest
46:45où on l'a dit
46:46tout à l'heure
46:47l'air ambiant
46:48va bien se rafraîchir
46:50vous avez beaucoup
46:50de chance à Brest
46:51vous allez être
46:51les premiers
46:52à profiter
46:53de ce retour
46:54à des températures
46:55je dirais
46:56plus normales
46:57je voudrais qu'on termine
46:59l'émission
46:59peut-être avec Magali
47:01qui a fait le 3210
47:02bonjour Magali
47:03oui bonjour
47:04alors vous voulez
47:05nous parler
47:06de chat
47:07j'ai l'impression
47:08chat
47:09chien
47:10tout d'abord
47:11je voudrais remercier
47:12ma fille
47:13et mon mari
47:14oui
47:14parce que
47:15je suis émue
47:18respirer un grand coup
47:19Magali
47:19ça va aller
47:21sans eux
47:22c'est une aventure
47:24qu'on n'aurait pas vécue
47:25oui parce que
47:25alors je lis
47:27rapidement votre fiche
47:28vous êtes entourée
47:29de chats
47:30combien y en a-t-il
47:30à la maison
47:31au début
47:32j'en avais deux
47:32les miens
47:33après on a adopté
47:35deux qui ont été
47:36abandonnés
47:37et après ma voisine
47:38qui est décédée
47:39il y a deux ans
47:39elle avait 43 chats
47:4243 chats
47:42chez elle
47:4343 chats
47:44donc il y a 33
47:45qui ont été pris
47:46avec une association
47:47les mistouffles
47:48à Morlaix
47:49qui nous ont aidé
47:50et malheureusement
47:51sur les 43
47:52il nous restait 10
47:53qui n'étaient pas adoptables
47:55trop sauvages
47:56la soeur de la défunte
47:58a vendu la maison
47:59à un parisien
48:00qui
48:01bon voilà
48:02en fin de compte
48:03on est fâchés
48:04avec tout le quartier
48:04il ne voulait pas des chats
48:06visiblement
48:07ce monsieur
48:07voilà
48:07c'était des chats
48:08donc
48:09et comme je disais
48:10mon mari et ma fille
48:12ont mis des pièges
48:13pour les capturer
48:14pour pouvoir les stériliser
48:15oui
48:16donc c'est à dire
48:17qu'au bout de deux ans
48:18il ne nous reste plus
48:19qu'une chatte
48:19à stériliser
48:21voilà
48:21et depuis 15 jours
48:23elle rentre dans mon garage
48:24on arrive à la caresser
48:25donc je pense que
48:26ça va être
48:27ça va être bon
48:28parce que dans ce temps
48:29elle nous a fait
48:29deux portées
48:30de trois petits chats
48:31à chaque fois
48:31oui c'est ça
48:32ça fait
48:33j'ai envie de dire
48:34ça fait du monde
48:3414 chats avec vous
48:35et en fait
48:36voilà
48:36surtout ce que vous vouliez dire
48:38c'est qu'il faut aider
48:39les associations
48:41ah bah oui
48:41parce que là
48:42mardi
48:42j'ai été chercher
48:44avec ma fille
48:44à l'association
48:45des croquettes
48:46et des boîtes
48:47enfin voilà
48:48pour les nourrir
48:49bah il n'y a plus rien
48:50oui bah ça va vite
48:52c'est que ça mange
48:53c'est bête là
48:54mais alors
48:54justement
48:56merci beaucoup
48:57de votre appel
48:57mais on va conclure
48:59avec Katia Renard
48:59comment on fait
49:00pour participer demain
49:02à la grande collecte
49:03on va où
49:04on fait quoi
49:05alors il faut aller
49:06sur le site
49:07lagrandecollecte.com
49:08et vous allez
49:09sur la carte des collectes
49:10vous mettez là où vous habitez
49:11la ville où vous habitez
49:12et vous serez dirigé
49:14automatiquement
49:15sur les magasins
49:16les plus proches
49:17de chez vous
49:17qui accueillent une collecte
49:19et qui accueillent une association
49:20et puis pour ceux
49:22qui ne peuvent pas participer
49:23je vous invite
49:24à faire un don en ligne
49:25parce que tout au long
49:26de l'année
49:26nous accompagnons
49:27plus de 750 associations
49:29de protection animale
49:30et donc régulièrement
49:31nous faisons des dons
49:33où on envoie
49:34des camions
49:35de nourriture
49:36des palettes entières
49:36de nourriture
49:37de litière
49:37et donc ça nous permet
49:39de maintenir
49:40cet accompagnement
49:41tout au long de l'année
49:42donc voilà
49:42il y a deux possibilités
49:43aller en magasin
49:44trouver un magasin
49:45donc sur le site
49:46de lagrandecollecte.com
49:47ou faire un don
49:48toujours sur le site
49:49de lagrandecollecte.com
49:50Merci beaucoup Katia Renard
49:52tous samedi
49:53pour la grande collecte
49:55merci beaucoup
49:56et on remercie aussi
49:57Olivier Dauvert
49:58et Philippe Cavrivière
49:59qui sont les ambassadeurs
50:01de cette opération
50:02Ainsi se termine
50:04cette émission
50:06lundi
50:07vous retrouverez
50:08Amandine Bégaud
50:09dans une atmosphère
50:10beaucoup plus agréable
50:12en tout cas
50:13visiblement
50:13on sera sortis
50:14de cette canicule
50:15mais c'est pas encore le cas
50:16Merci à tous
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