- il y a 4 mois
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Télématin reçoit Thierry Lhermitte pour le spectacle "La rencontre" au Théâtre du Chêne Noir en juillet et au Studio des Champs Élysée en septembre.
Télématin reçoit Thierry Lhermitte pour le spectacle "La rencontre" au Théâtre du Chêne Noir en juillet et au Studio des Champs Élysée en septembre.
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00:00Allez, elles sont cruciales, capitales, elles nous forgent et nous font avancer les rencontres qu'on fait dans une vie.
00:06Thierry Dermitte a choisi de les évoquer sur scène, accueillons notre invité, Thierry Dermitte.
00:15Bonjour Thierry, c'est toujours un plaisir de vous accueillir, votre nouveau seul en scène qui est absolument génial.
00:23On va en parler, l'idée est géniale, évoquer les rencontres sur scène, comment ça se fait, les conséquences.
00:29Donc vous serez au Festival d'Avignon et à la rentrée au studio des Champs-Elysées.
00:33Thierry, on va voir des images, on va vous parler de tout ça, mais on commence par la petite séquence
00:36du tac au tac, une minute de questions, Thierry,
00:38qui vont dans tous les sens pour mieux vous découvrir.
00:41Comment ?
00:43On va lancer le chrono !
00:46Vous êtes prêts, Thierry, c'est parti.
00:47Si le Thierry de 2026 rencontrait le Thierry des années 70, comment le trouverait-il ?
00:51Je n'ai pas 70 ans.
00:53Mais non, allez, 70, vous êtes un enfant.
00:56Je lui dirais, n'ai pas peur.
00:58C'est bien.
00:59Quelle est votre plus grande qualité ?
01:01Si j'ai peur, ponctuelle.
01:03Ah, ça c'est bien.
01:03Je suis à l'heure.
01:04Un défaut.
01:06Je suis à l'heure.
01:07Trop d'être trop.
01:08Ah, c'est mieux.
01:09Une phobie, Thierry ?
01:11Qu'est-ce que j'ai comme phobie ?
01:13Je n'aime pas sauter dans le vide.
01:14Ça, ça me fait peur.
01:16Le truc qui vous agace au plus haut point.
01:18Il y en a tellement.
01:20Je m'agace facilement.
01:21Je n'ai pas l'air comme ça, mais je m'agace facilement.
01:23Ah, c'est vrai ? On n'irait pas.
01:24Je suis poli, alors je ne le dis pas.
01:25Au volant, le juron.
01:27Quelqu'un vous coupe la priorité ?
01:29Ringard.
01:30Ringard.
01:31Gros ringard.
01:32Comme Prévost.
01:34Daniel Prévost.
01:35Daniel Prévost.
01:35Tous les ringards.
01:36Ringards.
01:37Votre décennie préférée ?
01:4080.
01:42Les années 80.
01:43Et enfin, c'est bon, classique, mais si je vous oblige à choisir entre théâtre et cinéma ?
01:49Non, c'est fatiguant le théâtre quand même.
01:53C'est mieux traité au cinéma, je crois.
01:56C'est vrai.
01:57En attendant, votre actualité, c'est sur les planches.
02:00Ça s'appelle La Rencontre au Festival d'Avignon, au Théâtre du Chêne-Noir, du 16 au 25 juillet.
02:08Et reprise au studio des Champs-Elysées à la rentrée en septembre.
02:11Je le disais, c'est vrai que j'ai vu ce spectacle grâce à une captation, c'est formidable.
02:15En fait, vous développez sur scène, vous racontez le mécanisme de la rencontre, à quoi on reconnaît une rencontre,
02:19la différence entre quelqu'un qu'on croise et quelqu'un qu'on rencontre.
02:23Vous convoquez les poètes, les artistes pour étayer tout cela.
02:25Et puis, vous parlez un petit peu de vous, et notamment la rencontre avec toute la bande du Splendide.
02:30On adore, regardez.
02:33Je vais vous faire une confidence.
02:35Avant de rencontrer Christian, Michel et Gérard sur les bancs du lycée Pasteur, rien ne m'intéressait.
02:41Rien. Je vais même vous dire plus.
02:44Je n'ai même pas l'impression que j'existais.
02:46Je flottais, je végétais.
02:48À la première vanne de Christian, je me suis dit qu'on allait bien se marrer.
02:53Bien et longtemps.
02:55Gérard m'a fait découvrir Dylan, le cinéma de Bunuel, Paul Éluard et le surréalisme.
03:03Et c'est une belle métaphore de ce que la rencontre nous fait.
03:06C'est une expérience du décentrement, dit Alain Badiou, de la rencontre.
03:11Et je peux vous dire qu'une balasco, ça décentre pas mal.
03:17C'est elle qui a trouvé quasiment tous nos titres.
03:19Amour, coquillage et crustacés.
03:22Le Père Noël est une ordure aussi.
03:24Elle préférait quand même son premier titre, qui lui ressemble plus,
03:28qui était « Le Père Noël s'est tiré une balle dans le cul ».
03:34Madame Balasco pour les titres.
03:35Comment est né ce projet, Thierry, cette idée ?
03:38En fait, d'abord, je ne raconte pas que ma vie.
03:41Très très peu, vraiment, là-dedans.
03:43C'est adapté d'un livre du philosophe Charles Pépin,
03:45dont j'aimais beaucoup les émissions sur France Inter,
03:49« Sous le soleil de Platon ».
03:50Et le metteur en scène, Steve Suissa, avec qui j'avais déjà fait « Pleur de soleil »,
03:55me dit « Est-ce que tu voudrais travailler avec Charles Pépin ? »
03:57Je disais « Avec grand plaisir, on se rencontre, justement. »
04:01Ça colle bien entre nous.
04:03Il décide de faire une adaptation de son livre qui s'appelle « La rencontre ».
04:09Et comme je lui ai raconté un peu ma vie,
04:10il met des petits morceaux de ce que j'ai raconté
04:12qui collent avec les évocations des caractéristiques des rencontres
04:16dont il parle dedans.
04:17Donc, vous parlez de Flaubert, vous parlez de Picasso,
04:22vous parlez de Mick Jagger.
04:25Du coup, vous diriez quoi ?
04:27Une rencontre en quoi elle est déterminante ?
04:28Quels sont les critères, Thierry, pour qu'une rencontre marque ?
04:30À un moment, il dit « Si vous voulez vraiment savoir
04:32si vous avez rencontré quelqu'un,
04:33ou si vous n'avez fait que le croisé,
04:35demandez-vous si vous avez changé, au moins un peu.
04:37Est-ce que vous avez changé de restaurant préféré ?
04:40Est-ce que vous avez changé d'opinion sur l'écologie,
04:45l'euthanasie, ou Nicolas Sarkozy ?
04:48Avec des trucs pas en I.
04:51Est-ce que vous avez été décentré ?
04:53Est-ce que vous avez été déplacé ?
04:54En fait, c'est ça le signe d'une vraie rencontre.
04:57On parle des rencontres qui font pchit, qui ne marchent pas.
04:59Tout d'un coup, on flash sur quelqu'un.
05:03Et puis, finalement, ce qu'on ne trouvait pas.
05:06C'est très décevant.
05:07Elle dure dans le temps, normalement, la rencontre.
05:08Si on rencontre quelqu'un et qu'au bout d'un an ou deux,
05:11c'est fini, c'est le mauvais signe.
05:12Oui, c'est le mauvais signe.
05:13En fait, il y a même des exemples.
05:16Ils développent des rencontres qui durent même après la mort de chacun.
05:20Ils citent sur la route de Madison,
05:22dans laquelle l'héroïne continue sa vie.
05:26Elle est changée par sa rencontre avec Robert,
05:28alors qu'ils ne se sont jamais revus.
05:28Ils ont passé quatre jours extraordinaires ensemble.
05:30C'est tout.
05:32Lui, vous en parlez sur scène, a été une belle rencontre.
05:35Il est là en surprise.
05:36Regardez, Thierry.
05:37Thierry, oui, Thierry Garmid, je le connais bien.
05:39Oui, qu'est-ce qui se passe ?
05:40Ah, il me regarde.
05:42Tu me vois, Thierry ?
05:44Écoute, franchement, je suis content pour toi
05:47parce que passer à la télé, ce n'est pas n'importe qui, quand même.
05:50Non, non, c'est mérité.
05:52Franchement, ça me fait plaisir.
05:53Qu'est-ce que tu en penses ?
05:54Hein ?
05:56Ok, mais en tout cas, oui, ça me fait vraiment plaisir.
05:59Je suis fier de toi.
06:00Bon, je vais vous laisser parce que je vais appeler des gens pour qu'on le regarde.
06:06Monsieur Prescobu dans le Pernoued.
06:07Monsieur Prescobu, Bruno, oui, oui.
06:08Le météorologue relou dans les bronzés fonds de fris, c'est Bruno.
06:11Alors, oui, pareil, Bruno, c'est une rencontre avec toutes les pratiques.
06:14Oui, oui, franchement, ça a changé ma vie.
06:16Honnêtement, je le dis clairement.
06:18Je ne sais pas ce que j'aurais fait si je ne l'avais pas rencontré.
06:21Parce que rien ne m'intéressait.
06:23Comme s'ils vous ont permis de naître.
06:25Tout d'un coup, oui, de naître.
06:28Et en plus, ils ne m'ont pas fait découvrir.
06:30Si, le théâtre, bien sûr.
06:32Il n'y en a qu'un seul.
06:34Ça vous le dites.
06:34Oui, Gérard, il voulait être metteur en scène depuis ses 14 ans.
06:38Il nous entraîne au ciné-club et au groupe théâtral.
06:40Michel écrit une pièce et puis ça y est, c'est parti pour le théâtre.
06:42Et c'est comme ça que vous dites que l'amour du théâtre est né.
06:45Oui, absolument.
06:45Mais ce qui est encore plus merveilleux, à vrai dire, dans La Rencontre,
06:49c'est que moi, ça m'a ouvert à tout.
06:51Je veux dire, aujourd'hui, tout m'intéresse.
06:52Je sais que c'est grâce à eux.
06:53Non pas parce qu'ils m'ont fait découvrir les mathématiques,
06:55parce qu'il n'y en a pas un seul qui sait compter, mais sinon.
06:58Ça vous a rendu curieux.
07:00Ça m'a rendu curieux, oui, exactement.
07:01Ça m'a ouvert à la vie, oui.
07:03Voilà, ça s'appelle La Rencontre.
07:05Donc, Avignon, cet été, à la rentrée au studio des Champs-Élysées à Paris.
07:08Allez voir ce magnifique spectacle.
07:09Adrien est venu avec sa platine ce matin pour une playlist et une interview 100% personnalisées.
07:16Absolument. Vous aimez Nicoletta ?
07:18Je le connais.
07:19Bien ?
07:19Non, non, je ne suis pas le perso.
07:21Ce n'est pas l'objet de l'interview.
07:23En tous les cas, je lui ai emprunté ce titre, puisque c'est l'interview de la musique.
07:30Vous allez voir, Thierry, le principe est simple.
07:32Vous avez face à vous six disques numérotés de 1 à 6.
07:36S'ils sont évidemment légèrement floutés, peut-être les reconnaîtrez-vous.
07:40Derrière chacun de ces disques, une évocation, une personnalité,
07:44qui forcément nous permettra d'en savoir un peu plus sur vous.
07:47Par quel numéro vous l'avez vu commencer ?
07:49Est-ce qu'il y en a un déjà que vous reconnaissez plus qu'un autre ?
07:52Oui, on est d'accord qu'on le reconnaît.
07:55Elle est sous-douée, ça, j'ai sûr que je le reconnais.
07:57Elle est sous-douée aussi.
07:59Vous voulez écouter le numéro 2 ?
08:00Oui.
08:01Allez, on écoute.
08:02C'est Guy Marchand.
08:03Ah oui.
08:03Ah oui.
08:04Bien sûr.
08:07Vous avez déclaré en interview que vous n'aimiez que les vieilles chansons.
08:11Non.
08:13Je ne fais que vous citer ce matin.
08:15Non, non, non.
08:16Vous avez dit j'aime les vieilles chansons.
08:18Un bon vieux destiné de Guy Marchand me fait plus plaisir que n'importe quoi.
08:22Vous en dites des bêtises en interview.
08:24Je crois que c'est un deepfake.
08:26Vous n'êtes plus d'accord avec vous ?
08:27Non, non, non.
08:28Je n'ai jamais dit ça.
08:29Vous pensez donc que c'était au deuxième degré ?
08:31C'est mythique le destiné.
08:34C'est magnifique.
08:34Et vous en train de danser, Christian, dans les dents.
08:37Non, mais j'adore ça.
08:38Et d'autant plus qu'en fait, sur scène, on avait piqué « Vous les femmes » de Rolieu Eglésias,
08:43qui était hors de prix, vous imaginez, pour le mettre dans notre film.
08:46Et heureusement, on a une destinée qui est encore plus grotesque dans cette situation.
08:55Est-ce qu'on choisit un autre numéro ?
08:57Lequel ?
08:57J'en sais rien.
08:58Qui c'est ?
08:59Si, Coluche.
09:00Coluche, le numéro 5.
09:01On écoute.
09:03Misère, misère.
09:05C'est toujours sur les pauvres gens.
09:08Coluche, c'est qui, vous avez vexé ?
09:11Vous décrivez des dîners délirants.
09:14Tous les soirs, il y avait au moins 20 personnes à table.
09:17Et un jour, vous dites, ça a changé.
09:20Il y a quelque chose qui s'est passé avec cette histoire de présidentielle.
09:23Et ça a basculé dans une autre dimension.
09:25Petit à petit, c'est devenu un peu sérieux.
09:28Non pas lui, mais son entourage est devenu un peu sérieux.
09:31Il y avait des tas de gens qui venaient le flatter.
09:34Je ne sais pas s'il y croyait vraiment.
09:36Parce que je ne pense pas qu'il ait jamais imaginé d'être président de la République.
09:39Il n'y a jamais cru, vous croyez ?
09:41Ça m'étonnerait.
09:42Mais je pense qu'il y avait en plus un petit peu de manipulation
09:47pour lui faire abandonner,
09:50pour ne pas risquer de mettre en péril un deuxième tour
09:54qui aurait éliminé qui ?
09:56Je n'en sais rien d'ailleurs.
09:57Mais il y avait un petit peu de ça.
09:59Puis tout d'un coup, il y a des crédités de genre 15-17%.
10:03C'est un truc de dingue.
10:0415.
10:0515, c'est dingue.
10:08Donc il devenait quelqu'un à considérer.
10:12Franchement, c'était moins marrant.
10:14Ce n'est pas clair.
10:15Un autre numéro, je vais le choisir pour vous,
10:16c'est le numéro 3.
10:17C'est Charles Trenet.
10:19Le soleil, rendez-vous avec la lune,
10:21mais la lune n'est pas vrai.
10:22Là encore, une anecdote que nous allons vérifier ensemble.
10:24Il paraît qu'à une époque où les réseaux sociaux n'existaient pas encore,
10:28il y a eu une rumeur qui avait été répandue
10:31selon laquelle vous étiez en couple avec Charles Trenet.
10:35Non, non, pas en couple.
10:36Un jour, je lis dans un truc que j'étais homosexuel
10:39et que j'avais une aventure avec Charles Trenet.
10:44Mais je m'en fous un peu.
10:47C'est vrai ?
10:48Je ne suis jamais rencontré ce bravo,
10:50mais je ne suis pas, c'est toujours pas homosexuel.
10:53Mais bon, je trouve ça ni, je ne sais pas,
10:56on ne m'insulte pas, ce n'est pas une insulte,
10:58ni d'être homosexuel, ni d'être avec Charles Trenet.
11:00Ce n'est pas vrai.
11:02Je réponds au mec.
11:03Écoutez, franchement, je m'en fous complètement.
11:05Vous pouvez continuer à le dire si ça vous fait plaisir,
11:06mais moi, je n'ai jamais rencontré Charles Trenet.
11:09C'était supposé être au festival de Cannes
11:11où je n'avais jamais été, ou peut-être une fois à l'époque.
11:13Donc, je lui dis ça.
11:14Le mec, il dit, mais on m'a dit, je lui dis,
11:15vous pouvez continuer à le dire, dites-le,
11:17franchement, je m'en fous complètement.
11:19Et puis, il finit par me dire,
11:20bon, alors, c'est vrai que ce n'est pas vrai,
11:22mais ça fait tellement de bien aux jeunes homosexuels.
11:25Non, c'était ça l'argument.
11:26Oui, c'était ça l'argument, oui.
11:27Donc, finalement, c'est presque vertueux.
11:29Quand vous demandez d'être un rôle modèle, c'est ça ?
11:31Le mec, il avait dû entendre ça.
11:34Et puis, devant ma dénégation,
11:36qui était très molle, à vrai dire,
11:38c'est pas une insulte.
11:42Du coup, le mec, il dit, en fait...
11:44C'est bon, le mec, il dit, en fait,
11:45finalement, ce n'est pas vrai.
11:46En fait, oui, je sais que ce n'est pas vrai,
11:47mais ça fait plaisir.
11:48Je vais continuer, c'est bon.
11:50Merci, évidemment.
11:51Merci, Adrien.
11:52On n'a pas eu le temps d'écouter.
11:53Quand il pète, il trouve son slip.
11:54Mais ce sera pour la prochaine fois.
11:56Ah oui, il y avait ça.
11:57Il y avait ça.
12:00C'est Sébastien Patoche que j'admire beaucoup.
12:03Mais maintenant qu'on a dit ça,
12:04pourquoi c'était votre sonnerie portable ?
12:07Oui, c'est une satire de Patrick Sébastien.
12:10On a compris qu'il est exceptionnel.
12:11Les paroles sont vraiment extrêmement drôles.
12:13Très, très bien faites.
12:14Cartman, derrière, évidemment.
12:16Voilà, ça m'avait fait marrer.
12:17C'était un exercice de stoïcisme
12:18d'avoir cette sonnerie téléforme.
12:20Et la tête brigeante quand ça sonnait, non ?
12:22Parce qu'il faut dire, pardon, excusez-moi,
12:24quand il pète, il trouve son slip.
12:25C'est toujours boundary.
12:26C'est toujours average.
12:27C'est toujours notre...
12:27Sous-titrage Société Radio-Canada