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  • il y a 2 semaines
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Télématin reçoit Thierry Beccaro, sur scène dans "Je suis né à 17 ans" au Studio des Champs Élysée à Paris.

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Transcription
00:00C'est le moment d'accueillir notre invité.
00:02Alors, il a fait pendant quelques décennies partie de la famille Télématins,
00:06mais c'est le comédien qu'on accueille ce matin,
00:08M. Thierry Bécarot.
00:09Je suis Rital et je le reste,
00:11et dans le verbe et dans le geste.
00:14Quelle entrée !
00:15Et mes applaudissements !
00:18Et mes bravos !
00:19Et mes acclamations !
00:22Bonjour Thierry !
00:24C'est ça !
00:26Excalibur, on va le convoquer !
00:27Le grand rendez-vous !
00:28Merci d'être là Thierry !
00:30Quel bonheur de vous retrouver et de revenir dans cette maison que j'ai un peu fréquentée.
00:35Oui, évidemment, votre parfum flotte dans l'air, cher Thierry.
00:39Il paraît que ce ne sont plus des dossiers que j'ai,
00:43mais d'après ce que m'a dit Mathilde, ce sont des archives.
00:46Ah oui, c'est un régal !
00:48C'est pour dans quelques minutes.
00:50On va parler dans un instant.
00:51Si j'ai pris le Rital de Barzotti, il y a évidemment une explication.
00:54Vous avez une partie italienne, une partie d'Italien par votre papa.
00:58On va en parler dans un instant pour ce spectacle.
01:00Je suis né à 17 ans, c'est au studio des Champs-Élysées à Paris,
01:03après le carton de l'été dernier au Festival d'Avignon.
01:07C'est très émouvant, c'est une belle performance d'acteur.
01:09Mais avant, on commence par la séquence du Tac au Tac, Thierry.
01:12Une minute de question pour mieux vous découvrir.
01:14D'accord.
01:14Question rapide, réponse courte s'il vous plaît.
01:17Un mot pour qualifier votre ressenti lorsque vous êtes sur scène, Thierry.
01:21Bonheur.
01:22Angoissé ou un peu à la cool avant de monter sur scène ?
01:26Plutôt angoissé.
01:27Encore même au fil des représentations ?
01:29Oui, avec quand même la petite superstition.
01:33On va vérifier que tout est bien en place.
01:36Très bien.
01:36Et ça, ça vous rassure.
01:38Vous êtes plus sujet à des rêves ou à des cauchemars en ce moment, Thierry ?
01:43Ça ne sera pas plutôt les cauchemars quand même.
01:46Le bruit que vous ne supportez pas ?
01:48Alors, il y a plusieurs bruits, mais il y a le…
01:51Ça, c'est le classique.
01:52C'est le type…
01:54Alors, les gars, quand vous finissez un yaourt dans un train…
01:58Oui.
01:59Et que vous…
02:00Un raclé.
02:01Vous raclez le fond comme si vous alliez finir par manger le plastique du yaourt.
02:07Ok.
02:07Et on l'entend.
02:08Donc, dans le train, ne mangez pas de yaourt à côté de Thierry Béca.
02:11C'est bon, stop, il n'y a plus rien.
02:13Thierry, combien de grands amours avez-vous eu dans votre vie ?
02:17Alors…
02:17On a une demi-heure.
02:18Alors, oui.
02:21Donc, ça…
02:22On commence à partir de quelle date ?
02:24Ah, je ne sais pas.
02:25Non, mais ça n'a pas…
02:26Alors, voilà, pour revenir un peu au spectacle, ça n'a pas toujours été simple.
02:30Évidemment.
02:31J'ai commencé à m'occuper de moi personnellement vraiment à partir de 17, 18 ans.
02:38C'est à partir de là que je suis né ou re-né.
02:41Voilà.
02:42D'où le titre de ce spectacle « Je suis né à 17 ans ».
02:44C'est au studio des Champs-Elysées à Paris, d'Emmanuel Robert Espalieu.
02:48C'est hyper bien écrit.
02:49Donc, c'est d'après votre best-seller.
02:50Mais c'est vraiment très, très bien écrit.
02:51« Mise en scène d'Anouche, c'est bon ».
02:53Donc, c'était d'abord un livre, ça devient un spectacle.
02:55En un mois, avant de voir des extraits, il raconte quoi ce spectacle, Thierry ?
02:58Alors, Emmanuel Robert Espalieu a eu la bonne idée dans la mesure où, de temps en temps,
03:02il m'est arrivé de peindre et d'exposer.
03:05Après des conversations, il m'a dit « Écoute, je ne vais pas te faire monter sur scène
03:08en tant que Thierry Beccaro, on va faire monter un peintre.
03:12Un peintre qui va peindre la toile de sa vie. »
03:16Et ce peintre, il parle à sa petite sœur.
03:19Cette petite sœur qui était témoin de tout ce que je subissais.
03:23Et qui, elle, ne subissait rien, mais elle était là.
03:26Elle avait quatre ans de moins que moi et elle vivait ce que je vivais.
03:29Et chaque couleur que je vais placer sur la toile, c'est une émotion.
03:34C'est-à-dire le vert du jardin de chez ma mère Anna où j'ai grandi,
03:38le bleu du ciel de l'Italie où on partait en vacances,
03:44le gris de l'ennui, parce que j'ai connu ça, j'en ai bouffé à l'appel de l
03:49'ennui,
03:50le rouge de l'amour, de la passion, de la colère.
03:53Et tout ça fait la peinture de ma vie.
03:56Et donc, vous faisiez référence à ce papa qui était violent,
03:59qui vous frappait lorsqu'il rentrait ivre et qu'il avait trop bu.
04:05On va voir des images, Thierry ?
04:06Avec plaisir.
04:07Regardez, Thierry sur scène.
04:14Je pleure parce que j'ai cinq ans et que j'ai peur.
04:18Je pleure parce que j'en ai dix et que je ne comprends pas.
04:23Je pleure parce que j'en ai quinze et que c'est injuste.
04:29Je pleure parce que j'ai dix-sept ans.
04:47Il ne voulait pas de toi !
04:51Papa !
04:55Alors, le silence qui accompagne la fin de ce teaser est intéressant
05:00parce que c'est le silence qui règne dans la salle
05:04et c'est le silence qui permet aux gens de se dire que,
05:11comme j'ai pu le croire, ils ne sont pas tout seuls.
05:15Ils ont peut-être été touchés quelque part dans leur vie,
05:19à un endroit précis de leur parcours.
05:21Alors, vous, peut-être, c'est à l'épaule.
05:24Vous, c'est au niveau du cœur.
05:25Vous, c'est au niveau de la hanche.
05:27Et c'est impressionnant de voir à quel point ce que j'ai cru,
05:32moi, pendant des années, quand j'ai écrit ce livre et que j'ai hésité à le faire
05:36parce que je pensais que j'étais le seul à vivre ce que je vivais,
05:39c'est merveilleux de voir à quel point, quand je sors du théâtre,
05:42les gens se sont reconnus quelque part dans leur vie,
05:46se sont revus sur cette toile, se sont reconnus dans leurs vacances en Italie,
05:51se sont retrouvés chez leurs grands-mères,
05:53se sont retrouvés avec leurs pères, leurs mères, leurs sœurs.
05:57Et quand je sors du théâtre, le vrai bonheur, c'est de serrer les jambes en mes bras.
06:03– C'est-à-dire que ce silence, ils vous nourrissent ?
06:05Ce silence dont vous parlez, à un moment donné, quand vous l'entendez, ce silence ?
06:09– C'est impressionnant, c'est impressionnant parce que le public est avec moi.
06:16Le public m'accompagne gentiment.
06:19Et on a l'impression que je pourrais marcher 20, 30 secondes sans rien dire.
06:26On attend ce qui va se passer.
06:28Et le primum movens, c'est de se dire que je suis toujours là.
06:37– Absolument, totalement.
06:38– Je m'en suis sorti.
06:39– Et vous êtes un homme de bouffe.
06:40– Avec du courage, du travail, l'envie de ne pas rester sur l'aigreur,
06:46l'amertume, l'envie de se venger, on peut arriver à faire quelque chose de pas mal.
06:53– Vous étiez quel type de petit garçon ?
06:55Thierry, on va vous voir avec votre bouille à l'époque.
06:57Quel garçon vous étiez ?
06:58– Alors quand on allait en famille, on disait de moi, il est très réservé.
07:04– J'avais pas le choix d'être réservé.
07:07Donc j'étais un petit garçon réservé.
07:11Et si vous venez voir le spectacle, à un moment donné,
07:14on s'aperçoit sur les photos que j'ai toujours le sourire.
07:20Là, vous le voyez, j'ai le sourire.
07:21Et pourtant, j'avais pas toujours de quoi sourire.
07:24Mais il y a quelque chose dans une enfance maltraitée,
07:28chez certains enfants, il y a quelque chose de très fort.
07:31– Et vous vous accrochiez à des petites choses, mais importantes.
07:34Tirez par exemple, voici un générique, la piste aux étoiles.
07:37Si je vous dis ça, ça vous rappelle quoi ?
07:38Regardez le sourire que vous arborez.
07:39C'était le moment de bonheur à la télé, de voir…
07:44C'est ça ?
07:44– J'habitais chez ma grand-mère.
07:47Et il y avait d'un côté la gare, avec sa locomotive à vapeur,
07:51et de l'autre, la maison des voisins,
07:56fournisseur exclusif de la piste aux étoiles.
07:59Tous les mercredis soirs.
08:00– Les Edouins.
08:02– Voilà, mes mères m'habillaient alors comme un sourneuf
08:05pour ce grand rendez-vous.
08:07On s'habillait bien, et on allait voir la piste aux étoiles.
08:11Et c'était Roger Lanzac, c'était…
08:14– Sur tous les spectacles de cirque.
08:16Et vous rêviez, vous vous imaginiez,
08:19vous vous projetiez en Gary Cooper, c'est ça ?
08:22Vous vous disiez, plus tard, je serais un comédien,
08:24lorsque vous étiez dans votre solitude ?
08:26Vous savez, je ne savais pas trop ce que j'allais devenir.
08:29Je vous assure qu'avec la vie que je menais,
08:33je surveillais vraiment mon père et ma mère
08:36en essayant de savoir comment ils allaient être quand j'allais rentrer.
08:39Donc moi, j'ai vécu pendant 17 ans, je vivais au jour le jour.
08:44Je ne savais pas, quand on me demandait à l'école,
08:46qu'est-ce que vous voulez faire plus tard ?
08:48Mais est-ce que je savais que j'allais me retrouver avec vous ce matin
08:52et que j'allais partager ce moment ?
08:55Quand j'allais écrire ce livre, il serait adapté par France Télévisions,
08:59que j'aurais l'amour et la tendresse de toutes celles et tous ceux
09:03qui viennent me voir dans les salons du livre et au théâtre.
09:08Justement, Thierry, vous nous faites la transition,
09:10sans qu'on se soit concertés avant.
09:12Vous parliez d'adaptation de votre roman pour France Télévisions.
09:15C'était bien Jules Morlon qui jouait votre rôle dans le téléfilm ?
09:18Oui, formidable.
09:19Il a un petit message pour vous en surprise ce matin.
09:21Regardez, Thierry.
09:21Il incarne Thierry à 17 ans dans le téléfilm de France Télévisions.
09:26Salut Thierry, c'est Jules.
09:27Thierry à 17 ans dans le film.
09:28J'espère que tu vas bien.
09:29Ça fait longtemps.
09:30Je voulais te faire un petit message pour te dire
09:31à quel point incarner ton rôle, me glisser dans ta peau
09:34à un moment aussi charnière de ta vie, m'avait marqué.
09:36Ça a vraiment été une expérience très forte humainement.
09:39Je suis très reconnaissant.
09:41Je suis vraiment très heureux d'avoir pu faire partie de cette histoire
09:43qui m'a profondément touchée et qui a aussi touché des millions de gens.
09:47Vraiment merci pour ce que tu fais pour la cause.
09:49Merci pour ta confiance.
09:51Et merci pour toutes les discussions qu'on a eues,
09:54qui m'ont beaucoup apporté.
09:55Je te dis à très vite.
09:56J'ai vraiment hâte de voir le seul en scène.
09:58Bonne chance.
09:59Je t'embrasse.
10:01C'est une belle surprise.
10:02C'est parce que Jules, il a vraiment...
10:05Parce que le rôle n'était pas facile.
10:06Ce n'est pas évident d'interpréter le Thierry de 17 ans
10:10qui va vivre la scène à laquelle vous assisterez
10:13si vous venez voir le spectacle.
10:15Mais Jules, c'est un sacré comédien.
10:17Donc à Jules, tu viens quand tu veux.
10:20Et il faut savoir que la veille du tournage,
10:25j'insistais pour parler avec les comédiens
10:28qui allaient intervenir dans le film.
10:31Muriel Combeau, Moïse Santamaria et Jules
10:35pour lui dire voilà comment ça s'est passé
10:37et comment tu peux interpréter le personnage.
10:41Allez applaudir Thierry Bicarot
10:43au studio des Champs-Elysées dont je suis né à 17 ans.
10:46Ça va être le moment des fameuses archives.
10:49Ah oui.
10:49Avec Mathilde.
10:50On ne peut pas y couper.
10:52Oh non, c'était un bonheur.
10:54C'est vrai.
10:55Moi je me suis régalé franchement.
10:56Allez, je propose de commencer par une première.
10:58Est-ce que vous vous souvenez de votre premier invité
11:01pour Matin Bonheur ?
11:03Ah ça, ça a été incroyable.
11:07Parce que non seulement on m'annonce
11:09que c'est moi qui vais présenter Matin Bonheur
11:11mais on me dit ah au fait le premier invité
11:14ce sera Alain Delon.
11:16Voilà, petite pression.
11:17On regarde, c'est légère.
11:20Alain Delon,
11:21c'est super.
11:23C'est super de commencer la matinée avec vous.
11:26Comment vous vous sentez-vous plus à l'aise ?
11:28En jogging ?
11:28Ou en tenue, disons, plus...
11:31Non, moi je suis à l'aise partout.
11:33Je suis à l'aise avec vous
11:33parce que vous êtes fort sympathique.
11:35Oui.
11:35Parce que je sais que vous êtes un petit peu néreux
11:37et que je trouve ça très touchant, très émouvant.
11:39Bah écoutez, je vous dis,
11:40c'est important de commencer
11:41mon émission avec vous.
11:43Il a été sympa.
11:45Il a été formidable, vraiment.
11:46Et ce qui était très, très étonnant,
11:48c'est que quand je préparais l'émission...
11:50L'émission.
11:52Très, très beau lapsus.
11:54L'émission, je proposais les questions
11:57à Monique Cara,
11:58qui était la productrice de Matin Bonheur
12:01que j'embrasse.
12:03Et on me disait,
12:04tu ne vas pas lui demander ça.
12:07Tu ne vas pas lui demander ça.
12:09Mais tu ne peux pas lui demander ça.
12:10Alors je dis,
12:11si je ne peux rien lui demander,
12:13c'est à le prendre de quelqu'un d'autre.
12:16Et souvent, le problème,
12:17il est là.
12:17C'est qu'on n'ose pas poser les questions.
12:19Vous avez mis des barrières.
12:20Parce qu'il y a des barrières,
12:22les attachés de presse,
12:24que j'embrasse aussi.
12:26Mais qui vous diront,
12:27mais ça, il ne faut pas...
12:28En tout cas,
12:28vous les faites très vite sauter,
12:29les barrières.
12:30Oui, voilà.
12:30On va voir quand même
12:31quelques moments cultes.
12:32Ça a donné de nombreux moments
12:34plus décontractés.
12:35Comme lorsque vous annoncez
12:36à une téléspectatrice
12:37les bien beaux cadeaux
12:38qu'elle vient de gagner.
12:42Ah oui, à la friteuse.
12:43À la friteuse.
12:44La friteuse, super cool.
12:46Jeux maxibourse.
12:51Maxibourse.
13:01Vous avez vu tous les cadeaux
13:02que vous allez recevoir ?
13:04Il y en a encore plein.
13:05Je ne sais plus.
13:06Il y a le...
13:12Et encore, j'ai coupé
13:13parce que ça a duré...
13:14Il y a des silences à l'antenne.
13:15La pauvre téléspectatrice
13:16s'est laissée.
13:17C'était une époque
13:19vraiment bénie,
13:20vraiment où on s'est
13:20vraiment amusés,
13:22où on n'avait pas de soucis
13:23avec les audiences, etc.
13:25Et c'était des émissions
13:26un peu fourre-tout.
13:27Il y avait des cadeaux
13:28dans tous les coins.
13:29Et donc,
13:30il y a eu...
13:31J'ai dû présenter un jour
13:33un petit ours.
13:35Ah oui,
13:35qui se rechargeait par l'arrière.
13:37Oui, oui, on l'a vu.
13:37Qui se rechargeait
13:38par l'arrière, etc.
13:40Enfin, vous n'imaginez pas.
13:42Il y en avait beaucoup.
13:42Mais c'est vrai que
13:43ce qui est bien avec vous,
13:44c'est que vous donnez
13:44souvent de votre personne.
13:45Est-ce que vous vous souvenez
13:46d'un caoué blanc
13:47dans une émission
13:48qui s'appelle
13:4840 degrés à l'ombre ?
13:49Oh là là.
13:50Vous devez commenter
13:51un défilé de lingerie,
13:53enfin de maillot de bain
13:54d'ailleurs, transparent,
13:55en plein délu.
13:56Voilà ce que ça donne.
13:58Alors, la prochaine,
14:00c'est Johan.
14:02C'est folklorique aujourd'hui,
14:03je trouve.
14:04Moi, je me sens
14:05devenir complètement transparent.
14:06Il y a Claude qui est à l'abri.
14:07C'est Johan.
14:07Ah oui, Claude,
14:08il est très très bien.
14:09Tout ça, ce sont des tenues,
14:10bien sûr,
14:10on a pris le thème transparent.
14:11Ce sont des tenues très jolies,
14:13très sexy.
14:13C'était vraiment pour le jour.
14:15C'est idéal.
14:16Et que vous pouvez absolument
14:18assortir.
14:18C'est clair.
14:20Ça vous allait bien, ce cahouet.
14:22Mais il tombait,
14:23mais les décords.
14:24Et vous savez,
14:25ce qui était merveilleux,
14:26c'est que toute l'équipe technique,
14:28tout le monde,
14:29il mettait du sien.
14:31Il n'était pas question
14:31d'arrêter l'émission.
14:33On était en plein direct.
14:34C'était 40 degrés à l'ombre.
14:36Voilà, donc...
14:38Il fallait que ça avance.
14:39Il fallait que ça avance.
14:40C'était vraiment...
14:42C'est peut-être ça
14:43qu'on n'apprend pas forcément
14:44dans les écoles de cinéma
14:47ou de télévision.
14:48C'est-à-dire que
14:49vous avez la partie théorique
14:50et puis il y a la partie pratique.
14:53C'est-à-dire le climat,
14:55les états d'âme du producteur,
14:58la fatigue du présentateur,
15:00l'absence de l'invité.
15:03Et c'est toutes ces choses-là
15:04qui...
15:04Et qui est plus avoureux finalement
15:05comme exercice pour nous à faire.
15:07Voilà.
15:08C'est ça.
15:08Et le caouet.
15:09Et le caouet.
15:10Toujours un petit caouet.
15:11Forcément.
15:12Et ça, le caouet
15:12et surtout de ne pas avoir peur
15:14du ridicule.
15:15Jamais.
15:15Ça, c'est sûr.
15:16Voilà.
15:17Adrien, c'est à vous.
15:18Vous vous êtes inspiré
15:19d'un jeu culte.
15:21Évidemment.
15:23Vous ne pouvez pas, Thierry,
15:25ne pas vous offrir
15:26votre grille motus personnalisé.
15:29C'est pas vrai.
15:30Elle est face à vous.
15:31Six mots qui forcément
15:33vous évoqueront
15:35des souvenirs,
15:35des moments joyeux
15:36ou un peu moins.
15:37Alors, je veux bien
15:37que vous disiez
15:38le premier ou celui
15:39qui vous plaît
15:40parmi ces six mots.
15:41Lequel ?
15:41Je vais commencer par Mémère.
15:43Alors, Mémère.
15:44C'est évidemment Mémère Anna.
15:45Mémère Anna, oui.
15:46C'est celle qui va me recueillir
15:48pendant les quatre premières
15:50années de ma vie.
15:51Ça sera mon paradis,
15:52mon petit bout de vie.
15:53C'est ce que je dis
15:55dans l'émission.
15:57Votre refuge.
15:58Mon refuge, oui.
15:59Absolument.
16:00C'était exactement ça.
16:01Si elle était face à vous,
16:02Mémère Anna,
16:02vous aimeriez lui dire quoi ?
16:05Écoute,
16:07c'est dommage
16:07que tu ne sois plus là,
16:08franchement.
16:09Mais continue
16:11à veiller sur moi,
16:13vraiment.
16:13Je pense à elle
16:14tous les soirs.
16:16Et puis après,
16:17il y a Momo, Momo.
16:18Alors, vous devez
16:19nous le chanter.
16:21Momo, Motus.
16:22Voilà.
16:22Ça, c'est devenu culte.
16:23Parce que
16:24beaucoup de gens
16:26me croisent dans la rue
16:27encore aujourd'hui.
16:28Alors, il y a plusieurs.
16:29Il y a soit
16:30Momo, Motus
16:31ou alors il y a
16:32Ah !
16:33Ah !
16:35Boulle noire !
16:36Boulle noire !
16:36Mais je crois que
16:38la vedette,
16:39c'est la boule noire.
16:41Le nombre
16:43des démissions pastiches
16:44que j'ai pu faire
16:45sur d'autres chaînes
16:46où on parlait
16:47de la boule noire.
16:48Ne tirez pas
16:49la boule noire
16:50de la vie,
16:50etc.
16:52Et je l'ai toujours fait
16:53avec beaucoup,
16:53beaucoup de bonheur.
16:54Vraiment.
16:54Qu'est-ce qu'on ressent
16:55quand on présente un jeu
16:56qui s'arrête
16:57au bout de 30 ans ?
16:58Quand on l'apprend ?
16:59Qu'est-ce qu'on a
17:01dans la tête
17:01et dans le cœur ?
17:02Alors, on ne l'apprend pas
17:03parce qu'on le décide.
17:04Ah oui.
17:05C'est-à-dire qu'à un moment donné,
17:07on va prendre rendez-vous
17:08avec Antoine Boilet
17:09qui est le secrétaire
17:11général de France Télévisions
17:13à l'époque.
17:14Et vous dites
17:26septembre et je vais finir
17:28la conversation
17:29en lui disant
17:29« En fait,
17:30je suis venu te voir,
17:32Antoine,
17:33pour te dire
17:33que cette saison
17:34de Motus
17:35que je vais présenter
17:36sera également
17:37la dernière. »
17:38C'était la 29e,
17:38Thierry, je crois.
17:39C'était la 29e.
17:41Et là,
17:42il m'a dit
17:42« Arrête ! »
17:44Non, non,
17:45je dis « C'est vrai.
17:46Je pense que j'étais arrivé
17:47au bout
17:47de l'histoire.
17:49J'étais au bout
17:49d'un certain chemin.
17:51Le livre
17:52était sorti.
17:53Je continue
17:54à faire du théâtre
17:55et c'était le moment
17:57de repartir
17:58avec un joli bouquet
17:59de fleurs.
18:00Alors les fleurs,
18:01justement.
18:02J'ai appris
18:02que vous étiez
18:02un grand romantique
18:04et vous offrez
18:04des fleurs
18:05très régulièrement
18:06à vos proches,
18:07à vos femmes.
18:08Ça, c'est important.
18:09D'ailleurs,
18:10j'en ai dans ma loge
18:11en ce moment.
18:12J'ai côtoyé
18:13ce jeune homme
18:14qui m'a appris
18:15à aimer les fleurs
18:17plus que le bricolage.
18:19Il faut en convenir.
18:21Mon Philippe.
18:22Et puis après,
18:23je terminerai
18:24avec Toile.
18:24Bien sûr.
18:25Puisque ça,
18:26c'est la toile
18:27de ma vie,
18:28celle que je peins
18:28sur scène
18:29tous les soirs.
18:30Mais elles sont
18:30où,
18:30vos vraies toiles ?
18:31Ah oui,
18:32je peins vraiment.
18:33mais elles sont où ?
18:33Vous les vendez ?
18:35Alors,
18:35la question se pose.
18:37J'aimerais bien
18:39faire éventuellement
18:40une exposition
18:40au profit de l'UNICEF
18:41puisque j'ai la chance
18:43et l'honneur
18:43d'être ambassadeur
18:44de l'UNICEF.
18:45Donc,
18:46je les mets de côté
18:48et peut-être
18:49que je les réunirai.
18:51Vous nous le direz,
18:52Thierry.
18:52Quand ça arrivera,
18:53vous nous tiendrez au courant,
18:54si cette expo arrive.
18:56Merci beaucoup,
18:57Adrien.
18:57On remercie Thierry Bicarot
18:58d'être venu sur ce plateau
18:59à aller l'applaudir
19:00dans cette performance d'acteur.
19:01C'est au studio
19:02des Champs-Elysées.
19:03Ça s'appelle
19:03« Je suis né à 17 ans ».
19:04Magnifique mise en scène
19:05d'Anouche,
19:06c'est bon ?
19:06Merci, Thierry.
19:07Merci, Thierry.
19:07C'est moi qui vous remercie.
19:09Écoutez,
19:10c'était formidable.
19:11Voilà.
19:12Ça,
19:12c'est notre point commun
19:13à tous les deux.
19:13C'est notre amour
19:14pour une funesse.
19:15C'était pas mauvais,
19:16c'était très mauvais.
19:17On s'est fait ça
19:18pendant des années.
19:19Merci, Thierry.
19:20Vous êtes des amours
19:21et puis merci
19:21pour votre fidélité surtout.
19:23Avec un immense plaisir, Thierry.
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