00:00Tout va bien, on a trouvé la bonne entrée et on a trouvé M. le maire.
00:05Bonsoir M. le maire, je vous laisse prendre le micro, regardez, hop là.
00:08Vous êtes devant l'école Raphaël Ezraïd qui a été nommé d'un résistant.
00:13On entre ? Vous nous montrez à quoi ressemble une cour oasis ?
00:18Oasis.
00:18Allez, on y va, suivez-nous.
00:20C'était tout dernier.
00:22Ah oui, de mon temps, ça ne ressemblait pas à ça.
00:24Vous avez vu, ça c'est une école pourtant typique, Jules Ferry, elle a été faite à la fin du
00:2819e siècle.
00:29C'était 1882 de mémoire et on a...
00:33Maintenant, la maternelle et la primaire sont une seule école, c'est pour ça que vous avez attendu devant l
00:36'entrée.
00:37Oui, ce n'était pas la bonne.
00:38L'ancienne entrée de l'école à l'école, ils entrent tous là et parfois même par le coin.
00:42Qu'est-ce qui a été adapté, rajouté, enlevé ?
00:44Tout, regardez, tout est nouveau pratiquement, à part les très vieux armes qui étaient déjà là.
00:48Mais en revanche, on a débitumé toute cette cour.
00:51En fait, une cour oasis, c'est deux choses.
00:53C'est d'abord une cour qui est redécidée.
00:55Attendez, on va...
00:55Hop, voilà, on change de micro, voilà.
00:57Tout a été changé dans cette cour.
00:59Une cour dite oasis, le terme parfois, ça...
01:03C'est quoi ?
01:04C'est une cour qui a deux vertus.
01:06La première, c'est qu'elle a été refaite.
01:08Les cours n'ont pas été beaucoup refaites depuis 1882.
01:11La grande époque de la Troisième République, on construit des cours d'école à la place de couvents, comme ici.
01:17Et elles ont été dessinées avec les enfants.
01:19Donc, vous voyez qu'il y a des endroits, typiquement, on met des endroits pour enseigner dehors.
01:24Alors, on me dit, pardon, on me dit qu'on a encore un problème de micro.
01:27On va, on va, alors, je ne sais pas si...
01:29Je ne sais pas si le micro de François va mieux nous aider ou pas.
01:32Je vais garder, regardez, je vais essayer de...
01:33Mon fluide, hop, peut-être que si je tiens le micro, c'est pas si vous...
01:38C'est moi qui suis qu'un fluide négatif.
01:39Pardon, mais par exemple, là, juste derrière...
01:41Donc là, je vous explique.
01:42Ça, tout a été redessiné avec les enfants qui ont choisi leur jeu.
01:45On peut faire classe dehors.
01:46Mais surtout, tout ce que vous voyez, c'est débitumé.
01:49C'est-à-dire que là où il y avait du granit, vous voyez, de l'asphalte, quoi, très très
01:53chaud.
01:53C'était des sources de chaleur.
01:54On le voyait bien sur les cartes du climat.
01:56On voyait que les cours d'école étaient des endroits qui absorbaient la chaleur et, évidemment, la restituaient.
02:00Et là, on a tout débitumé.
02:01Évidemment, c'est une évidence, là où vous voyez les petits...
02:04Il y a des copeaux.
02:04On va aller les voir, regardez.
02:05Vous les voyez sur ces images aussi.
02:06Donc, c'est de la terre en dessous.
02:07Ils vont accueillir petit à petit des plantations.
02:09On a fini les derniers jeux il y a quelques mois, ici.
02:12Et ça, même les dalles que vous voyez, qui vont dire que c'est du dur, ça.
02:15Eh bien, non.
02:16C'est des dalles qui sont poreuses.
02:17Les joints sont poreux.
02:18Les dalles elles-mêmes sont claires.
02:19Déjà, ça...
02:20Donc, l'eau qui tombe, l'eau qui ruisselle.
02:22L'eau qui tombe, ruisselle.
02:22Elle est absorbée, ce qui permet de rafraîchir le sol, de garder de la fraîcheur.
02:25Et par ailleurs, elles sont claires.
02:27Il ne vous a pas échappé qu'elles sont claires.
02:28Elles sont beaucoup plus claires que le bitume parisien et le bitume des cours d'école.
02:31Donc, même là où ça doit être dur et c'est des dalles, eh bien, c'est encore un rafraîchissement.
02:36Et là, on a gagné des dizaines de degrés, parfois des dizaines de degrés, grâce à cette transformation des cours.
02:42On en est à une vingtaine dans le centre de Paris.
02:44On en a encore une dizaine qui sont en préparation.
02:46Petit à petit, elles vont toutes devenir couragées.
02:48Alors, c'est merveilleux pour les enfants, évidemment, puisqu'ils ont moins chaud.
02:54Et elle a un avantage, c'est que l'école reste ouverte.
02:56Et voilà. Et donc, elle reste ouverte le soir.
02:59En fait, elle reste ouverte les samedis matins.
03:00On a quelques écoles qui sont déjà transformées en asie.
03:03On en a une. On a quatre arrondissements.
03:04Donc, on en a une par arrondissement, en gros.
03:06Et pour la première fois, mais quasi les premières fois, nous les ouvrons le soir.
03:11Alors là, j'ai ouvert pour vous.
03:12Mais on en a trois au moment où je vous parle.
03:14Dans le quatrième, juste à côté d'ici, à 100 mètres d'ici, à quelques centaines de mètres, dans le
03:19troisième.
03:19Et puis, dans le deuxième arrondissement, on a trois cours d'école qui sont ce soir ouvertes.
03:23Pourquoi ? Parce que les gens, ils ont moins chaud à l'école.
03:25que chez eux.
03:26Et donc, les enfants viennent maintenant en dehors des...
03:29Comme ça se faisait déjà dans des pays.
03:30Mais ça m'a toujours frappé en France, une fois que c'était plus l'école.
03:33On ferme la cour.
03:34Juste une question.
03:35Ça coûte combien ?
03:36Ça coûte...
03:37Ça peut coûter un million.
03:38Ça peut coûter...
03:39Les premières cours d'Oasis ont coûté très, très cher.
03:41On ne savait pas trop comment faire.
03:42On arrachait tout.
03:43On s'y reprit à plusieurs fois.
03:44Maintenant, on arrive à en faire pour quelques-unes, pour quelques centaines de milliers d'euros.
03:48Ça peut paraître cher.
03:49Ce n'est pas cher du tout.
03:49Au mètre carré, ce n'est pas très cher.
03:51Et quand vous pensez à cet investissement et à sa restiture, là, une semaine comme aujourd'hui,
03:55quand vous voyez les parents revenir, des centaines de personnes fréquenter l'école,
03:58le week-end, le soir, en plus de la journée, vous dites que ce n'est pas cher.
04:02Et donc, c'est plus que des écoles qui sont rafraîchies.
04:04C'est des écoles qui deviennent des havres de fraîcheur pour les habitants.
04:08Et une toute dernière question, réponse courte, s'il vous plaît.
04:10On a vu que la mairie de Paris avait dû commander en urgence des climatiseurs la semaine dernière.
04:16Il y en a 150 qui s'en arrivent aujourd'hui.
04:17En urgence.
04:18Pourquoi est-ce qu'on en est encore au stade de l'urgence ?
04:20Alors, vous avez raison.
04:22On aurait sans doute dû en commander plus.
04:24Il y en a déjà.
04:25Toutes les crèches, par exemple, ont au moins une salle rafraîchée avec un climatiseur mobile depuis très longtemps.
04:30Nous, on en a quand même plutôt deux à trois par crèche.
04:32Mais là, et dans les écoles élémentaires, la stratégie, ça a été plutôt de faire autrement, de rafraîchir autrement, pour
04:38des raisons évidentes.
04:39Les climatiseurs ne sont pas très bons pour le climat.
04:42Mais, évidemment, quand il faut faire face à des conditions exceptionnelles, il faut une décision.
04:46C'est une décision politique qu'a pris d'ailleurs le maire de Paris, à l'échelle de tout Paris.
04:50Nous, on l'avait déjà prise dans pas mal d'établissements.
04:52Mais là, il y a un surcroît de climatiseurs.
04:55Ce n'est pas la meilleure solution à long terme.
04:57Mais il faut pouvoir s'équiper contre les très très grandes chaleurs.
05:00Et puis le reste, c'est tout ce qu'on fait avec les cours,
05:02avec les rues qui sont végétalisées.
05:04Tout ce qu'on a un peu moqué à l'époque d'Anne Hidalgo et même de Delanoé.
05:08Un peu de politique au passage.
05:10Merci, monsieur le maire.
05:10C'est des années, des 1 million d'investissements.