00:00Que ce soit de l'économie, et quand on regarde les chiffres, on les rappelle,
00:033 500 milliards de dettes, 52 milliards d'euros de déficit,
00:08au record de prélèvement pour financer le modèle social et public.
00:10Modèle social et public que l'on voit en difficulté aussi dans le traitement des affaires,
00:15des affaires judiciaires.
00:16Il y a le rapport qui a été remis aujourd'hui sur l'affaire Liana,
00:19et même s'il pointe des responsabilités individuelles,
00:23il montre aussi les problèmes d'enchaînement dans la machine judiciaire.
00:26Là, on a les écoles qui sont obligées de fermer,
00:30on renvoie les enfants chez eux dans un pays où l'école est obligatoire
00:33parce qu'on n'arrive pas à les ventiler, parce qu'on n'arrive pas à les climatiser.
00:36Est-ce que c'est le symbole d'une France qui va mal, d'une France en faillite, Charles Consigny,
00:43ou pas ?
00:43En tout cas, ce qui est curieux, c'est que quand les Français ont voté pour Emmanuel Macron en 2017,
00:49je pense qu'ils s'attendaient à une modernisation du pays.
00:54Je pense que, choisissant ce jeune banquier fringant,
00:59ils se sont dit, ben voilà, c'est la start-up nation,
01:02on va voir ce qu'on va voir, il va libéraliser l'économie,
01:06il va supprimer ce qui ne marche pas dans la machine publique,
01:09il va nous faire revenir dans le game de la compétition entre les grandes nations du monde.
01:15Et finalement, bon, on a eu, somme toute, alors certes, il y a eu le Covid,
01:21il y a eu des choses comme ça, mais on a eu une politique finalement très classique,
01:26très, très, très dépensière, avec fort peu de réduction de dépenses publiques
01:31et donc fort peu de marge de manœuvre pour procéder à cette modernisation.
01:36Et effectivement, on le voit maintenant,
01:39où la France, au bout de dix ans de macronisme, de bloc central,
01:44de comme on l'appelle comme on veut...
01:45De l'humérisme ?
01:46Non, pas de l'humérisme, parce qu'il va nous expliquer dans un instant
01:50comment il s'associe à tout ça et quelle est sa part du bilan.
01:54Mais moi, j'ai le sentiment que la France,
01:56elle est quasiment menacée de disparition aujourd'hui.
02:00C'est-à-dire qu'on voit bien qu'à l'échelle du monde,
02:02on ne compte plus vraiment et nous-mêmes, en fait,
02:06on ne sait même plus si on existe encore.
02:07Et il y a déjà Mélenchon qui est pressé de tourner la page
02:10avec sa nouvelle France et le RN qui est pressé
02:14de poursuivre le rabougrissement.
02:16Voilà, j'en termine par là.
02:17Donc moi, je me dis, ce bilan, il est quand même contrasté.
02:22Est-ce que vous en sentez en partie responsable ou pas, Bruno Lebert ?
02:24Moi, je suis responsable de tout le bilan économique et financier
02:27de 2017 à 2024.
02:30Je n'ai pas l'habitude de me cacher derrière mon petit doigt.
02:33Je prends mes responsabilités.
02:34J'étais ministre de l'Économie et des Finances.
02:37Donc je revendique le bilan de 2017 à 2024.
02:41Avec ces points noirs, vous l'avez dit, le déficit, la dette,
02:45on pourra y revenir.
02:46Ça s'explique aussi par le Covid, par l'inflation,
02:48par la dissolution qui nous a empêchés de mettre en œuvre
02:50le plan de redressement des comptes publics
02:52et qui m'a forcé à partir dans de mauvaises conditions.
02:55Et puis, il y a des zones qui sont des zones lumineuses.
02:58La création de 2,6 millions d'emplois,
03:01on avait atteint 7% de taux de chômage,
03:03la réindustrialisation,
03:04la stabilité fiscale pour laquelle je me suis battu pendant 7 ans.
03:07Il a suffi que je parte pour que, dès le lendemain,
03:09on se remette à augmenter les impôts,
03:11faire une surtaxe à l'impôt sur les sociétés,
03:14et ainsi de suite.
03:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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