00:00Ils ne savent pas ce qui est en train de se passer, pardonnez-moi, je dois être très prétentieux, j'ai d'autres qualités,
00:04mais enfin, on était un certain nombre à faire tout un tas de papiers dans la presse pour dire qu'il y avait un dérapage qui a été évident.
00:09Vous savez, c'est très facile de suivre les comptes de l'État, l'État publie mensuellement ce qu'on appelle le budget d'exécution,
00:15c'est-à-dire ce qui rentre et ce qui sort, pardonnez-moi d'être trivial.
00:17Donc en fait, c'est quelque chose, avec quelques mois de retard, que vous pouvez très bien suivre.
00:20Mais je voudrais vous dire quelque chose sur cette affaire.
00:23Bruno Le Maire, c'est le bouc émissaire depuis le début, mais s'il y a un bouc émissaire,
00:27c'est parce qu'on se voile la face, parce que nos problèmes de finances publiques,
00:32ils ne datent pas d'il y a deux ans, nos problèmes de finances publiques, ça fait 50 ans.
00:36Le dernier budget en équilibre, ça devait être de mémoire 1976 ou quelque chose comme ça.
00:42Donc c'est quand même un peu facile d'accuser une personne,
00:45alors qui a certes été ministre de l'Économie et des Finances pendant très longtemps,
00:49mais enfin, c'est un peu facile d'accuser cette personne.
00:51Donc vous comprenez qu'il contre-attaque aujourd'hui, Bruno Le Maire, en disant...
00:54Mais il a parfaitement raison de contre-attaquer.
00:57Et après, je vais vous dire quelque chose que je fais rarement,
01:00mais puisque c'est un sujet qui est en débat.
01:02Moi, j'ai eu de multiples conversations avec Bruno Le Maire,
01:05quand il était ministre de l'Économie et des Finances,
01:08et je vais vous donner mon sentiment.
01:09Vous en ferez ce que vous voudrez.
01:10Mais mon sentiment sur cette affaire, c'est que lui était très conscient
01:13de cette situation, de cette dégradation des comptes publics,
01:17et qu'à l'Élysée, l'atmosphère était un peu plus cool et un peu plus relax sur ces sujets-là.
01:21Et s'il y a un tort de Bruno Le Maire, à mon avis, c'est de ne pas avoir démissionné.
01:25En fait, ce qu'on peut lui reprocher, c'est ça.
01:27Ce n'est pas de ne pas avoir prévenu.
01:28Il avait demandé une loi de finances rectificative.
01:30Souvenez-vous.
01:31Pardonnez-moi, je rentre un peu dans les détails.
01:33Ce qui permet de faire entrer des recettes supplémentaires.
01:35Ce qui permet, en cours d'année, de diminuer un peu les dépenses
01:39ou d'augmenter un impôt.
01:40En France, en général, c'est plutôt augmenter un impôt.
01:42Mais bon, cette loi de finances rectificative,
01:44c'était le gouvernement de Gabriel Attal,
01:45ça a été refusé.
01:46Et j'imagine cette lettre sans tout le prouver,
01:49c'est ce que je crois savoir en effet,
01:50qui s'est ému de la situation des comptes publics auprès du président.
01:55Donc, s'il y a un problème,
01:57c'est qu'il aurait éventuellement dû démissionner.
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