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  • il y a 7 semaines
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00On revient d'abord sur le sujet du voile, c'est un bout de tissu.
00:05Florence Bergeau-Blaquer nous disait qu'il s'agit de la fondation des islamistes.
00:13Elle raconte aussi que c'est le problème de la ré-islamisation des frères musulmans.
00:18Je lui demanderai dans un instant, est-ce que c'est trop tard ?
00:20Parce que tenez-vous bien, pour des politiques comme Jean-François Copé, c'est trop tard.
00:25C'est trop tard, donc on va l'assumer, de dire on va interdire le voile dans l'espace public.
00:30On l'a à l'école, sinon les jeux à l'école, ça, on maintient bien sûr.
00:34Mais dans l'espace public, il aurait fallu peut-être le décider, et encore il y a 25 ans ou
00:3830 ans.
00:38Mais aujourd'hui, ce n'est pas réaliste.
00:41Et je note que le RN, qui n'en est plus à une contradiction près, est empêtré dans des contradictions
00:48gigantesques.
00:49Parce qu'au fond d'eux, les gens du RN, ils savent très bien que c'est impraticable.
00:54Donc on ne va pas envoyer les carabiniers pour arracher les voiles.
00:56Il y a un moment, c'est absurde.
00:58Et donc en réalité, et en plus c'est contraire à la Constitution,
01:01puisque ça va devenir une mesure sur les uns et pas sur les autres.
01:04Donc tout ça ne tient pas la route.
01:05Tout ça ne tient pas la route.
01:06Jean-François Copé qui était sur France 2, on est bien avec des politiques qui disent que c'est trop
01:11tard.
01:11Ça ne tient pas la route.
01:12Gavriel Cluzel ?
01:13Il faut se rendre compte de cette phrase et de l'effet délétère qu'elle peut faire sur les Français.
01:20C'est-à-dire que vous avez 60% de Français qui expriment le souhait de cette contradiction
01:24et lui dit mais c'est trop tard.
01:26Sauf qu'il fait partie de partis de gouvernement.
01:31Vous voyez ce que je veux dire ?
01:31Donc il est en train de dire qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait faire au bon
01:35moment.
01:35Donc maintenant on ne peut plus le faire, c'est un constat d'impuissance absolue
01:40qui fait très mal à ces partis.
01:42Là je me place sur un plan purement politique.
01:44Et c'est pour ça qu'aujourd'hui les partis de gouvernement,
01:46c'est exactement pour ça que les partis de gouvernement sont boudés.
01:50Parce qu'il dit finalement, que comprend-on au filigrane ?
01:53Il faudrait le faire, mais on ne peut plus le faire.
01:56Voilà, point final.
01:58Donc nous sommes impuissants.
01:59Donc ça, il faut comprendre à quel point ces phrases,
02:02l'effet de ces phrases sur l'électorat.
02:05Moi j'ai entendu aussi M. Attal dire
02:09« Ah oui, non, quand les femmes sont voilées adultes et de leur propre chef,
02:14c'est-à-dire qu'avec leur consentement, ça ne pose pas de problème.
02:18Mais les femmes aussi, elles peuvent contribuer de leur propre chef
02:21à islamiser visuellement l'espace public.
02:25Quand bien même toutes les femmes seraient consentantes,
02:28ça ne changerait rien, si j'ose dire,
02:32aux problèmes posés par le voile islamique.
02:35Donc tout ça sont à mon avis des arguments qui ne tiennent pas la route.
02:39Par ailleurs, est-ce que je peux dire une toute petite chose à Florence Berger-Backer ?
02:42J'admire beaucoup, j'admire beaucoup son travail.
02:44Elle va me répondre tout à l'heure, elle a posé la question.
02:45Voilà, c'est simplement que j'ai lu avec intérêt son édito dans le Figaro,
02:51où elle dit « Mais finalement, ce n'est pas applicable,
02:54et ce sera même contre-productif.
02:56parce qu'on aura droit à des séquences instagrammables,
02:59où on va voir des jeunes femmes,
03:02surtout s'il y a une altercation avec des policiers,
03:05se victimiser. »
03:08Donc elle dit « Il faut simplement empêcher le voilement des mineurs. »
03:12Vous savez, à 17 ans, c'est aussi très instagrammable.
03:15À 16 ans, c'est très instagrammable.
03:17Donc je ne vois pas très bien ce que cela change.
03:19Ce que je veux dire simplement pour conclure, c'est sûr que ce ne sera pas simple,
03:22mais en réalité, c'est impossible de dire qu'on ne peut pas le faire,
03:25et en même temps, ça va être très difficile de le faire.
03:28Donc c'est vrai que c'est une sorte de tenaille
03:30qui s'est installée pour le Rassemblement National.
03:33– Gabriel Cluzel en direct sur Europe 1, c'est très intéressant.
03:37On va en revenir effectivement avec Laurence Bergeau-Baclair,
03:39lui poser cette question sur les militantes dont elle parlait,
03:42les militantes pour le voile,
03:43effectivement sur cette proposition d'interdire pour les mineurs.
03:47On aura Karine qui nous appelle d'Île-de-France,
03:50qui dit que tant qu'on n'aura pas inscrit
03:52les racines chrétiennes de la France et de l'Europe dans la Constitution,
03:55on ne s'en sortira pas, on la prend dans un instant.
03:57Mais d'abord Arthur de Vatrigan,
04:00comment vous réagissez par rapport à ce que disait
04:03notre éminente Florence Bergeau-Baclair,
04:05qui disait que ce n'est pas qu'un bout de tissu,
04:08c'est le programme de ré-islamisation des frères musulmans.
04:12– Moi j'écoute Madame Bergeau-Baclair avec intention,
04:14elle connaît le sujet, elle a enquêté,
04:16et donc si elle dit que c'est une institutionnalisation
04:20de la culture islamique dans l'espace français,
04:23je la crois.
04:24Alors pour revenir à Jean-François Copé,
04:26c'est vrai que c'est toujours agaçant d'entendre un responsable politique
04:28de dire qu'on ne peut pas faire ce que une majorité de français
04:32souhaite faire, surtout quand on a vécu le Covid
04:34et qu'on a eu des amendes pour des plages dynamiques,
04:36parce qu'on prenait un café assis et pas debout,
04:38et qu'on marchait dans une rue paire et pas un paire.
04:40Disons que je ne pense pas que ces mesures étaient constitutionnelles
04:43et je ne pensais pas qu'elles étaient applicables,
04:45elles l'ont été.
04:46– Des amendes pour prendre, parce qu'on prend un café debout ?
04:49– C'était les règles, parce qu'il y a eu l'auto-attestation,
04:51le chien c'était 1,5 km, les enfants c'était 500 mètres,
04:54on se rappelle, mais il faut se rappeler aussi
04:56qu'une majorité de français était d'accord.
04:58Et quand une majorité est d'accord, on peut appliquer.
05:00Or en France, il y a des territoires où des majorités de français…
05:02– Mais là, pardon, pardon, 60% sont d'accord ?
05:05– Oui, mais ça dépend des territoires.
05:05Je pense que si vous allez à Roubaix,
05:07la majorité des habitants ne seront pas d'accord.
05:09Si vous allez dans le Périgord,
05:11la majorité des habitants seront d'accord.
05:12Le problème, il est là.
05:13– Donc c'est trop tard.
05:13– Mais ensuite, c'est foutu dans certains endroits,
05:16mais il faut l'accepter.
05:16Ensuite, on entend « oui, mais ça dépend du choix,
05:19il faudrait savoir si la personne le souhaite ou le souhaite pas ».
05:22Mais ça, ça veut dire qu'en fait,
05:23que la France n'est plus une réalité historique.
05:25Ça veut dire que la France est devenue un territoire administratif.
05:28Mais le problème, c'est que, encore une fois,
05:30ça rajoute d'un choix politique.
05:31Parce que l'islam n'est pas né dans la creuse,
05:32vous me l'accorderez.
05:33L'islam a été importé dans les bagages d'une immigration.
05:36Et donc, quand cette immigration était arrivée,
05:38on leur a dit « vous n'allez pas vous assimiler à des mœurs,
05:41vous n'allez pas vous assimiler à des cultures,
05:43vous allez vous assimiler à des lois ».
05:44Voilà, c'est ça.
05:45À des lois et donc à des droits.
05:46Donc, on est devenu un territoire administratif,
05:49sauf qu'un territoire administratif,
05:50ça n'existe pas dans les faits.
05:51Donc, on a transformé la France en terrain vague.
05:53Et la culture islamique,
05:55ils ne sont pas plus bêtes qu'une autre.
05:57L'espace est disponible.
05:58En plus, les Français sont sympas,
05:59ils ont enlevé l'étoile des murs
06:00et tondu la plouce pour nous accueillir.
06:02On arrive avec notre culture,
06:03on l'impose.
06:04Et c'est ça, la réalité, aujourd'hui.
06:05On arrive avec notre culture,
06:07on l'impose, c'est ça, la réalité.
06:08Karine, vous nous appelez Paris,
06:09je vous donne la parole dans un instant.
06:10Je reviens vers Florence Bergeau-Blaclayer
06:12avant de marquer une petite pause
06:13sur deux questions.
06:14Vous parliez des militantes
06:16et vous parliez aussi de l'interdiction.
06:18Vous visiez l'interdiction du voile pour les mineurs.
06:22Dites-nous pourquoi sur ces deux questions.
06:24Florence Bergeau-Blaclayer en direction Europe.
06:27Christine Kelly, si vous me permettez
06:29une petite réaction personnelle,
06:30parce que quand j'entends M. Copé,
06:33comme les autres femmes et hommes politiques
06:37qu'on voit aujourd'hui,
06:38qui critiquent la mesure parce qu'elles viennent du RN,
06:41venir nous dire que c'est impossible,
06:43alors qu'ils ont été sourds pendant 30 ans,
06:46ça fait 30 ans qu'on leur dit ce qu'il faut faire,
06:48je trouve ça vraiment tout à fait désolant.
06:51Pour revenir à votre question,
06:53je pense en effet que la mesure
06:55n'est pas applicable en l'état
06:58compte tenu du climat.
06:59Il faut tenir compte du contexte,
07:01il faut être beaucoup plus pédagogue,
07:03beaucoup plus fin, beaucoup plus patient,
07:04parce qu'on a en face de nous des ennemis
07:07qui font preuve de patience,
07:08et qui ont pris une avance de quasiment un demi-siècle,
07:11ils font rendre compte de ça.
07:13Et aujourd'hui, nous avons des militantes islamistes
07:16qui sont vraiment aguerris,
07:19qui passent sur les plateaux télé,
07:20on les invite comme de pauvres sœurs musulmanes,
07:23brimées,
07:24ça c'est toute la stratégie victimaire,
07:26alors qu'elles font partie véritablement du problème.
07:29Elles sont, alors c'est un problème pas pour elles,
07:32elles veulent une théocratie à la limite,
07:35elles ont le droit en démocratie de vouloir une théocratie,
07:38mais la démocratie a le droit de se défendre,
07:40de ne pas être transformée.
07:44Donc on est véritablement dans une guerre de valeurs,
07:50de principes, de normes,
07:52et il faut prendre la mesure en fait de tout cela,
07:56et il faut insérer en fait cette question du voilement
07:59dans la problématique plus générale de la réislamisation,
08:03et de ce projet théocratique
08:07qui veut instaurer d'autres civilités,
08:10c'est pour ça qu'on parle de guerre de civilisation,
08:12et un autre ordre social.

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