- il y a 23 heures
Anne Brassie reçoit Nicole Esterolle, critique d'art et plume caustique. Ses derniers posts sur son blog "La Gazette de Nicole" donnent le ton : "La cote du rien reste très élevée sur le marché spéculatif de l'art contemporain ou "Grosses bouffées délirantes dans les Fracs, ces bouffées (complétement "toquées" en effet) sont à voir comme des symptômes pré-collapsus, à appréhender plutôt avec les outils de la psychiatrie ou de l’endocrinologie". On pense à Raymond Devos et l'écouter console de tant de laideur insignifiante. L'exercice étant dangereux, il a pris un nom de femme sans subir d'intervention chirurgicale !
Dans la rubrique cinéma nous évoquons "Maximilien Kolbe", "La bataille de Gaulle" et "L'abandon".
Deux informations :
- "Lettre à mes petites-filles" est disponible sur thebookedition.com (préface de Guillaume de Thieulloy) et sur annebrassie.fr.
- Et réservez le 3 octobre pour un salon du livre à Paris, "Mémoire du futur", dans un très joli cadre.
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ÉducationTranscription
00:00:26Bonjour chers amis de TV Liberté,
00:00:29Bonjour Nicole Estérol.
00:00:32Bonjour.
00:00:33Comme vous voyez, chers amis de TV Liberté,
00:00:37la voix ne correspond pas du tout au nom de la personne que j'interroge ce matin.
00:00:43C'est une ruse, c'est une ruse.
00:00:45Vous êtes monsieur critique d'art et vous avez voulu œuvrer dans cette critique d'art de façon libre.
00:00:55Et comment se fait-il ? On n'est pas libre dans le monde de la critique d'art ?
00:01:01Oui, j'explique. J'avais une certaine notoriété de critique d'art, essayiste, mais aussi d'artiste peintre.
00:01:10J'avais un nom dans le milieu avec une certaine notoriété qui n'est pas énorme, énorme, mais enfin quand
00:01:15même.
00:01:17Et j'ai préféré, pour être plus libre dans la critique,
00:01:26dans ce que j'avais à dire justement sur l'art contemporain et sur ce qui se passe en général
00:01:31en France depuis 15 ans,
00:01:34j'ai choisi sous un pseudo.
00:01:38Mais si vous voulez, je peux vous expliquer comment ça a commencé.
00:01:42Ce n'était pas du tout prémédité.
00:01:45C'était il y a une quinzaine d'années, peut-être, oui à peu près.
00:01:52Il y avait quelque part, je ne peux pas préciser où,
00:01:57une exposition d'art contemporain tout à fait exemplaire dans le genre,
00:02:03enfin d'une ineptie normale, un peu assez solide.
00:02:10Et je me suis dit, bon, je vais faire un texte quand même pour analyser, pour présenter,
00:02:16pour éventuellement démonter l'ineptie, en tout cas la signaler.
00:02:20Et donc j'ai fait ce texte qui a été diffusé par mail sur mes contacts.
00:02:27C'est-à-dire que j'avais une liste de 2 ou 3 000 mails déjà que je connaissais,
00:02:32des critiques d'art, des journalistes, des artistes, des institutionnels.
00:02:37Donc j'ai balancé ça.
00:02:38Et comme il fallait que je signe, je me suis dit, tiens, il faut que je trouve un nom assez
00:02:44amusant.
00:02:45Alors j'avais le choix entre Georges Duverdon et Nicole Esterole.
00:02:53Georges Duverdon, c'est Georges Duverdon, oui.
00:02:56J'ai préféré être femme.
00:02:58Ben voilà, vous avez réalisé votre désir profond.
00:03:02Et à partir de là, les choses s'enclenchent, j'ai eu plein de réponses, etc.
00:03:08Alors vous avez écrit trois livres.
00:03:10Alors, le premier, la bouffonnerie, non, la bouffonnerie de l'art contemporain.
00:03:17Le deuxième, l'abaissé de l'art contemporain.
00:03:20Et le troisième, l'art n'a jamais été aussi con, en majuscule, temporain.
00:03:28Donc, nous plantons le décor, chers amis de TV Liberté.
00:03:34Cette émission va être une belle, belle attaque contre le non-sens, contre l'absurdité,
00:03:45contre aussi, je crois, le détournement d'argent, puisque c'est quand même ça, toujours, le nerf de la guerre.
00:03:52Et, autre conséquence grave, l'élitisme d'une certaine caste d'artistes, au détriment d'autres,
00:04:04que Ode Kéros a appelé l'art caché, c'est-à-dire des pauvres artistes qui n'arrivent absolument pas
00:04:12à la connaissance du public,
00:04:13parce que d'autres prennent toute la place.
00:04:16Voilà le thème de notre émission.
00:04:22Alors, ces livres sont publiés où ?
00:04:26C'est Jean-Cyric Godefroy, édition Jean-Cyric Godefroy.
00:04:33J'en ai publié un juste après, chez un autre éditeur, ça s'appelle « Le grand show des félateurs
00:04:42du rien ».
00:04:44Oui, oui, le titre est effrayant, là.
00:04:48Le titre est effrayant, il dit bien ce que ça veut dire, il dit bien ce que ça veut dire.
00:04:54Et c'est souligné du nihilisme de l'art contemporain, entre guillemets.
00:05:02Vous êtes, alors peut-être, nous allons parler de, nous allons prendre des cas précis d'artistes que vous avez
00:05:13présentés,
00:05:14avec leurs limites, il faut bien le dire.
00:05:18J'ai envie de citer le premier d'entre eux, peut-être, celui qui a le plus, j'ai envie
00:05:27de dire, défiguré Paris, abîmé Paris, peut-être Buren.
00:05:35Ah oui, oui, Buren, les gens disent, ah oui, c'est mon bête noire, c'est mon tête de turc.
00:05:41Mais de fait, on ne peut pas faire autrement, puisque, quand même, c'est l'artiste emblématique de toute cette
00:05:48époque, de l'art contemporain.
00:05:51Et ce qui est étonnant, c'est que Buren dit lui-même, oui, l'art contemporain, ça correspond à une
00:05:55période, mais ça ne va pas durer, etc.
00:05:58Alors que c'est lui-même qui est le représentant emblématique.
00:06:02Alors, je pourrais vous raconter plein des quantités de choses sur Buren, évidemment.
00:06:12Voilà, mais oui, c'est lui, mais enfin, il y en a beaucoup d'autres.
00:06:18J'ai fait une petite liste des 15 ou les plus emblématiques de l'époque.
00:06:24Donnez-nous votre liste.
00:06:28Il y a, je ne sais pas, il y a Bertrand Lavier, il y a, comment il s'appelle, Bernard
00:06:34Benet, qui fait des petits pains avec des poutres en fer.
00:06:40Qui s'est installé à Versailles, que l'on a installé à Versailles.
00:06:44Oui, oui, Tania Mouraud, qui fait des bandes verticales, mais ce n'est pas tout à fait Buren.
00:06:50Enfin bon, il y en a eu, disons qu'il y a eu une quinzaine, une quinzaine de stars de
00:06:56l'art français contemporain,
00:06:59pur produit, si vous voulez, de l'appareil institutionnel et d'une spéculation intellectuelle qui est étroitement liée à la
00:07:10spéculation financière.
00:07:13Si vous voulez, ce qui se passe en art contemporain, alors je ne sais pas, dans quelques dizaines d'années,
00:07:19on n'y croira pas, on ne croira pas que l'appareil tel qu'il est existait,
00:07:26mais on ne croira pas qu'on ait pu donner du crédit à ces œuvres-là,
00:07:32qui sont le contraire même de l'art, qui n'ont plus d'art, plus de sensibilité, plus de poésie,
00:07:40plus de mystère,
00:07:41mais qui sont simplement des produits d'une mécanique et d'une logique bureaucratique et institutionnelle.
00:07:53On peut peut-être prononcer le mot, je crois que vous le prononcez quelque part, le fruit de la réunion
00:08:00d'une mafia.
00:08:03Oui, alors, effectivement, ce qui se passe, c'est qu'il s'est mis en place, petit à petit,
00:08:12mais surtout après, avec l'arrivée de Jacques Lang et le progressisme au début des années 80,
00:08:21une envie de changer, disons, les codes, de casser les codes,
00:08:28de faire table rase de tous les critères du bon sens,
00:08:33parce que le bon sens, c'est le contraire du progrès.
00:08:37Il y a une espèce de vulgarité d'extrême droite.
00:08:42Ah oui, oui, c'est une mauvaise réputation.
00:08:44Et donc, il y a tout ça, donc, sont arrivés petit à petit,
00:08:49tout un tas de gens intellectuels, très, très conceptuels,
00:08:54et ça a formé à la fois, bon, des fonctionnaires, des artistes subventionnés,
00:09:02tout un monde, un entre-soi, un entre-soi terrible,
00:09:08nourri, nourri évidemment avec la perfusion d'argent public,
00:09:13et depuis 50 ans, ça fait des dégâts,
00:09:15parce que quand les gens sont enfermés dans cet entre-soi,
00:09:22ça fait des dégâts en termes de consanguinité dégénérative.
00:09:27Vous voyez, quand vous avez une peuplade qui est refermée sur elle-même,
00:09:31automatiquement, ça fabrique.
00:09:34Alors là, évidemment, ils copulent pas les uns,
00:09:37mais ils copulent intellectuellement les uns avec les autres,
00:09:40et ça donne des phrases, enfin, des éléments de langage
00:09:48complètement monstrueux, des pratiques complètement invraisemblables,
00:09:53mais ça continue.
00:09:54Ça continue, mais on est peut-être arrivé au bout, on en parlera.
00:09:57Alors, je vais vous citer, Nicole Estérol,
00:10:01puisque vous avez un blog et que vous publiez,
00:10:04surtout les scandales successifs et tout ce qui dérange,
00:10:08vous publiez des billets extrêmement savoureux.
00:10:12Alors, le titre,
00:10:13« Les fracs comme grosses rigolades de l'État ».
00:10:18Éclat de rire aux fracs, grand large.
00:10:21Extrait du communiqué de presse.
00:10:24Loin de l'image d'un art élitiste ou austère.
00:10:29En quoi, là, c'est Anne Brassier qui parle.
00:10:33En quoi l'art est-il élitiste et austère ?
00:10:35Sûrement pas, madame.
00:10:38Les 22 fonds régionaux d'art contemporain,
00:10:42donc ces fracs,
00:10:44s'unissent dans un unique lieu
00:10:47pour un événement hors-nomme,
00:10:49l'expo Éclat de rire.
00:10:56Éclat de rire, je continue, propose
00:10:58un parcours effervescent
00:11:00où le rire devient une arme de réflexion.
00:11:04Cette exposition a été conçue
00:11:06comme une expérience généreuse et accessible.
00:11:09Elle s'adresse à toutes les générations,
00:11:11prouvant que l'art contemporain
00:11:13peut être aussi profond
00:11:15qu'irrésistiblement drôle.
00:11:17« Ben voyons, Ginette, concluez-vous ! »
00:11:22Et il faut continuer.
00:11:23« Qu'est-ce qu'on ne fera pas
00:11:25pour attirer le bidochon
00:11:26vers l'art contemporain ? »
00:11:31Voilà.
00:11:32Ça, c'est typique du langage frac.
00:11:36Alors, évidemment, le frac,
00:11:38si vous voulez, dans les fracs,
00:11:39il y a 95% d'œuvres parfaitement ineptes.
00:11:43Mais il y a des espèces d'erreurs de casting.
00:11:47Il y en a quand même
00:11:48qui ont une substance poétique et artistique.
00:11:50Ça peut arriver.
00:11:51Sûrement, sûrement.
00:11:52Mais en général,
00:11:54le frac, c'est un instrument terrible
00:11:57de destruction, mais ubuesque.
00:12:01Enfin, je reploie souvent la coopération
00:12:03avec Ubique,
00:12:04avec son desservelage du palotin.
00:12:07Oui, absolument, absolument.
00:12:09Mais c'est dans le moment-là,
00:12:11c'est la grosse tête, c'est absolu.
00:12:13J'utilise une chronique,
00:12:15« Ben voyons, Ginette, »
00:12:16aussi qui paraît ailleurs.
00:12:19C'est-à-dire que je trouve
00:12:22quelquefois des textes
00:12:24mais d'une telle absconcité,
00:12:26d'une telle imbécilité verbeuse
00:12:28et prétentieuse
00:12:30qu'il suffit de le prendre.
00:12:32Oui, oui, ça,
00:12:32vous êtes très réjouissant
00:12:33dans votre critique.
00:12:35On ne peut pas commenter,
00:12:37donc je mets « Ben voyons, Ginette. »
00:12:39Et pourquoi se gêner, etc. ?
00:12:40« Ben voyons, Ginette, »
00:12:44C'est moi.
00:12:46L'expression d'un voyons,
00:12:48vous voyez,
00:12:49c'est connoté quand même
00:12:50« hard » à droite.
00:12:51C'est Zemmour, hein ?
00:12:52Oui, oui.
00:12:54On pourrait leur rétorquer
00:12:56à tous ces gens-là
00:12:57que tous les paysans
00:12:58du siècle dernier
00:12:59avaient l'angélus de Millet
00:13:02accroché sur leur mur.
00:13:03Oui.
00:13:03Je l'ai vu, ça.
00:13:05Je l'ai vu.
00:13:07Il se trouve que je vais souvent
00:13:08à la campagne,
00:13:09que je suis invitée
00:13:10dans des fermes.
00:13:11Il y a toujours
00:13:13soit un calendrier,
00:13:14soit une reproduction
00:13:15avec l'angélus de Millet.
00:13:17Enfin, barre.
00:13:20Oui, ça, c'est formidable.
00:13:22Et ça, c'est respectable,
00:13:24c'est émouvant.
00:13:25Mais c'est justement
00:13:28l'exemple même
00:13:29de la ringardise
00:13:30et du réactionnariat populiste.
00:13:34Absolument.
00:13:34Oui, mais le peuple,
00:13:37on est bien d'accord,
00:13:38il faut le changer.
00:13:39Mais enfin,
00:13:40de là à l'éliminer,
00:13:41de là à l'éliminer,
00:13:42c'est quand même
00:13:42un peu gonflé.
00:13:43C'est quand même
00:13:45une technique révolutionnaire.
00:13:47Vous ne pouvez pas penser,
00:13:48nous, nous pensons pour vous.
00:13:51Oui, c'est ça.
00:13:53Mais ils pensent d'autant mieux
00:13:56qu'ils sont décervelés.
00:13:58Tu sais, le décervelage
00:13:59fait partie
00:14:00de la mise
00:14:03en état
00:14:04de mieux penser.
00:14:06Vous voyez
00:14:07qu'il y a des quantités
00:14:10de jeunes gens
00:14:11qui vont dans les écoles
00:14:13des Beaux-Arts
00:14:13pour être endoctrinés,
00:14:16décervelés
00:14:17et reprogrammés
00:14:21pour alimenter
00:14:22le système,
00:14:24profiter
00:14:24des résidences,
00:14:27des lieux d'expo
00:14:29subventionnés.
00:14:31Alors, ils bricolent
00:14:32un peu.
00:14:33Ils sont utilisés
00:14:35comme profs
00:14:36dans les écoles,
00:14:37dans les petites écoles.
00:14:38Ils font des dégâts
00:14:40énormes.
00:14:42C'est le moment
00:14:43de vous citer Picasso.
00:14:45J'ai découvert cela.
00:14:46C'est dans les conversations
00:14:47avec Malraux.
00:14:49Picasso écrit
00:14:49« Il faut réveiller les gens,
00:14:51bouleverser leur façon
00:14:52d'identifier les choses.
00:14:54Il faudrait créer
00:14:55des images
00:14:56inacceptables,
00:14:58que les gens
00:15:00écument,
00:15:01les forcer
00:15:02à comprendre
00:15:02qu'ils vivent
00:15:03dans un autre monde,
00:15:04un monde
00:15:05pas rassurant,
00:15:06un monde
00:15:06pas comme ils croient. »
00:15:10C'est exactement
00:15:10ce que vous venez de dire.
00:15:11Oui.
00:15:13Ce qu'il y a,
00:15:13c'est que,
00:15:14bon,
00:15:14Picasso,
00:15:14ça fait partie
00:15:15de ces artistes
00:15:17qui,
00:15:18effectivement,
00:15:19ont pu avoir
00:15:20des conduites
00:15:22un peu idéologiques
00:15:25ou provocatrices,
00:15:26etc.
00:15:26Mais,
00:15:27il y avait un fond
00:15:28de vrais créateurs.
00:15:30Il y a un talent,
00:15:30mais il est encore
00:15:31plus responsable.
00:15:32Il est encore plus responsable.
00:15:34Oui.
00:15:35Non,
00:15:36mais ce qui se passe,
00:15:36c'est que tous
00:15:37les vrais créateurs
00:15:40souvent
00:15:40ont un aspect
00:15:42casseur de code
00:15:43et provocateur
00:15:46et novateur
00:15:47et ils vont
00:15:48au-delà
00:15:49des critères
00:15:51qui sont
00:15:53utilisés.
00:15:53Mais malgré tout,
00:15:55au fond,
00:15:55ils respectent
00:15:56les critères.
00:15:58Malgré tout,
00:15:59vous voyez.
00:16:00Mais
00:16:02ils sont
00:16:03novateurs
00:16:03dans la mesure
00:16:04où,
00:16:04effectivement,
00:16:05ils dépassent
00:16:06les critères
00:16:07utilisés,
00:16:08universels,
00:16:09et ils en font
00:16:11autre chose.
00:16:11Alors que maintenant,
00:16:12les artistes
00:16:13d'art contemporain,
00:16:15ils ignorent
00:16:16totalement
00:16:17les critères,
00:16:18ils les ringardisent
00:16:19et ils font
00:16:20je ne sais pas quoi,
00:16:21ils cassent
00:16:21les codes,
00:16:24ils provoquent,
00:16:26mais en même temps,
00:16:27à force de casser
00:16:28les codes
00:16:29et de déconstruire,
00:16:30parce que ça,
00:16:31c'est le grand mot,
00:16:32déconstruire.
00:16:33La déconstruction,
00:16:34c'est arrivé
00:16:35avec l'érida
00:16:36dans les débuts
00:16:37des années 80.
00:16:39Alors,
00:16:39à force de tout
00:16:39déconstruire,
00:16:40évidemment,
00:16:41au bout d'un certain temps,
00:16:42il n'y a plus rien
00:16:43à déconstruire,
00:16:44sinon à déconstruire
00:16:45la déconstruction.
00:16:47Voilà,
00:16:47on en est peut-être
00:16:48là aujourd'hui.
00:16:49Vous définissez
00:16:50l'un de vos ouvrages
00:16:51comme ça.
00:16:51Cet ouvrage
00:16:52se propose
00:16:53comme remède
00:16:54reconstituant,
00:16:56régénérant,
00:16:57reconstructif
00:16:57pour penser
00:16:58les plaies vives
00:16:59résultant de 40 années
00:17:01de déconstruction,
00:17:02de burénisation,
00:17:04de désartification
00:17:05systématique de l'art
00:17:07et de persécution
00:17:08de la peinture.
00:17:09Moi,
00:17:10si vous voulez,
00:17:11le sujet me tient
00:17:12très à cœur
00:17:13parce que
00:17:13je suis très éprise
00:17:17de peinture
00:17:18et la peinture
00:17:19est pour moi
00:17:21une évasion
00:17:22et une source
00:17:23de bonheur
00:17:24incroyable.
00:17:24quand on m'impose
00:17:26parce qu'on nous
00:17:27en impose
00:17:27toute la journée
00:17:29ces peintures
00:17:29qui n'en sont pas,
00:17:31c'est quand même
00:17:31une souffrance
00:17:32et je suis persuadée
00:17:33que si
00:17:35nous sommes
00:17:36un peuple
00:17:37qui est
00:17:39assez malheureux
00:17:40aujourd'hui,
00:17:40c'est qu'on nous a
00:17:41fichu en l'air
00:17:42et la musique
00:17:43et l'art
00:17:44entre autres
00:17:45et tous les autres
00:17:46domaines,
00:17:47bien évidemment,
00:17:47la morale,
00:17:48les codes
00:17:49comme vous venez de dire,
00:17:50on a cassé les codes
00:17:51dans tous les domaines
00:17:52mais c'est quand même
00:17:53une souffrance.
00:17:53C'est pour ça que
00:17:54votre réaction
00:17:55est un baume
00:17:57sur nos plaies.
00:18:00Oui,
00:18:01je pense,
00:18:02alors,
00:18:03ce qu'il y a
00:18:04c'est que
00:18:05au début
00:18:06j'ai publié
00:18:08ces textes
00:18:08qui étaient assez
00:18:09corrosifs
00:18:09et polémiques
00:18:10et tout ça
00:18:11et souvent
00:18:11on m'a dit
00:18:12il y a une dizaine
00:18:13d'années
00:18:13mais bon,
00:18:14d'accord,
00:18:15tu nous montres,
00:18:16tu flingues
00:18:17tout ce qui est déplaisant
00:18:18mais dis-nous
00:18:20ce qui te plaît.
00:18:22alors je me suis dit
00:18:23j'aime des quantités
00:18:27des quantités
00:18:27d'artistes
00:18:28aussi bien anciens
00:18:29que
00:18:30vous avez un musée
00:18:31d'ailleurs,
00:18:31vous avez un musée.
00:18:32j'ai commencé
00:18:33à situer
00:18:36un dossier
00:18:37avec
00:18:37au départ
00:18:38je devais
00:18:38mille ou deux mille
00:18:40artistes
00:18:40une image
00:18:41de nom
00:18:41et j'envoyais
00:18:45ce dossier
00:18:46par oui transfert
00:18:46à tous ceux
00:18:47qui le demandaient
00:18:47et
00:18:50c'est à ce moment-là
00:18:51que
00:18:51j'ai reçu
00:18:52une proposition
00:18:54d'un apiculteur
00:18:56dans Haute-Loire
00:18:57près de Chambon
00:18:58sur le Lignon
00:18:59il m'a dit
00:19:00écoutez
00:19:00moi je fais
00:19:01déjà
00:19:02j'ai déjà un site
00:19:03pour présenter
00:19:03les produits frais
00:19:04agricoles
00:19:05ça s'appelle
00:19:06vente-à-la-ferme.com
00:19:07c'est des produits
00:19:09même pas bio
00:19:10mais au moins
00:19:10au moins
00:19:11disons mangeable
00:19:13si vous voulez
00:19:14il était un peu
00:19:15un peu artiste
00:19:16et il m'a dit
00:19:16si vous voulez
00:19:17moi je vous fais
00:19:17un site équivalent
00:19:20mais pour les produits
00:19:21frais
00:19:22en peinture
00:19:23en peinture
00:19:24en peinture
00:19:27donc il a fait ça
00:19:28donc il a mis
00:19:29les 2000 ou 3000
00:19:30sur le site
00:19:32mais c'est
00:19:32alors ça s'appelle
00:19:33le Nicole Estérol
00:19:35non pardon
00:19:35le Nicole Museum
00:19:36en un seul mot
00:19:37Nicole Museum.fr
00:19:39vous pouvez y aller
00:19:40ça fonctionne encore
00:19:42et là
00:19:42au bout d'un certain temps
00:19:44donc il y avait
00:19:449000
00:19:459000 artistes
00:19:46de tout pays
00:19:47de toute tendance
00:19:49oui bien sûr
00:19:51et de toute tendance
00:19:53et
00:19:54j'ai eu
00:19:55je ne sais pas
00:19:56il y a 2 ou 3 ans
00:19:57je ne sais pas
00:19:58où on est maintenant
00:19:59mais j'avais
00:20:00100 000
00:20:02visiteurs par mois
00:20:03c'est gigantesque
00:20:05c'est gigantesque
00:20:05et dedans
00:20:06il y a
00:20:07de grands peintres
00:20:08contemporains
00:20:08puisque
00:20:08il faut quand même
00:20:09bien le dire
00:20:10il y a
00:20:11je peux vous en citer
00:20:134
00:20:14François Legrand
00:20:15disciple de
00:20:16Philippe le Jeune
00:20:17Philippe le Jeune
00:20:18bien sûr
00:20:19Frison Roche
00:20:20c'est un fantastique peintre
00:20:22Vynardel
00:20:24alors
00:20:25Vynardel
00:20:27magnifique
00:20:27magnifique peintre
00:20:29magnifique peintre
00:20:30Voix Ségur
00:20:31qui est plus contemporaine
00:20:32mais qui est magnifique aussi
00:20:34enfin bref
00:20:35il suffit de chercher
00:20:36il suffit de chercher
00:20:37et on trouve
00:20:38et on a l'impression
00:20:39d'ailleurs que
00:20:40il y a plus d'expositions
00:20:42qui leur sont consacrées
00:20:43aujourd'hui
00:20:43qu'il y a 10 ans
00:20:46on a l'impression
00:20:47que le public a soif
00:20:49c'est vrai
00:20:51oui oui
00:20:51au début des années 80
00:20:52et en 90
00:20:54il y avait encore
00:20:56tout l'écosystème
00:20:58de reconnaissance
00:20:59disons naturel
00:20:59était encore
00:21:01en situation
00:21:02c'est à dire que
00:21:03dans la rue
00:21:04dans la rue de Seine
00:21:05au Saint-Germain
00:21:07il y avait
00:21:07des cinquantaines
00:21:09de galeries
00:21:10prospectives
00:21:11sympas
00:21:12là elles sont à peu près
00:21:13toutes disparues
00:21:14toutes disparues
00:21:16alors évidemment
00:21:17on peut dire
00:21:17c'est le marché
00:21:18qui ne suit pas
00:21:18etc
00:21:19mais c'est surtout
00:21:22le travail
00:21:23de l'institution
00:21:24qui ringardise
00:21:26qui a ringardisé
00:21:28tout ce qui
00:21:30portait
00:21:31du sens
00:21:31de la poésie
00:21:32de l'ancrage
00:21:34individuel
00:21:35de la nécessité
00:21:36individuelle
00:21:37qui a été déclaré
00:21:39qui a été disqualifié
00:21:42au nom
00:21:43du concept
00:21:45au nom
00:21:46de la
00:21:47la mondialisation
00:21:49de l'internalisation
00:21:52l'art contemporain
00:21:53ça signifie
00:21:54international
00:21:56contemporain
00:21:56ça ne veut pas dire
00:21:57local ou régional
00:22:00mais en même temps
00:22:01ça ne les empêche pas
00:22:02de faire
00:22:02des galeries
00:22:06municipales
00:22:06subventionnées
00:22:07municipales
00:22:08mais c'est pour
00:22:09l'art international
00:22:09alors c'est un peu
00:22:10cocasse
00:22:11encore une contradiction
00:22:13encore une contradiction
00:22:14c'est peut-être
00:22:15le moment
00:22:17que vous évoquiez
00:22:20cette escroquerie
00:22:22fabuleuse
00:22:23de l'emploi
00:22:25de l'argent public
00:22:25pour des entreprises
00:22:28privées
00:22:29et des gens
00:22:30et ce rapport
00:22:31au tableau
00:22:32ce rapport
00:22:33à l'art
00:22:34qui est uniquement
00:22:35un rapport financier
00:22:36un certain nombre
00:22:37de gens achètent
00:22:38des tableaux
00:22:39pour les revendre
00:22:40ce qui est
00:22:41une attitude nouvelle
00:22:42parce que
00:22:43que je sache
00:22:44un grand mécène
00:22:46italien
00:22:47quand il achetait
00:22:48un tableau
00:22:49ce qu'il mettait
00:22:50chez lui
00:22:51ou dont il ornait
00:22:52l'église
00:22:53qui était à côté
00:22:54de chez lui
00:22:54ce n'était pas
00:22:55pour le revendre
00:22:56dans les dix ans
00:22:57ce n'était pas
00:22:58pour faire la culbute
00:22:59donc on a l'impression
00:23:01que cet art conceptuel
00:23:03sert à tout
00:23:03mais c'est surtout
00:23:05à faire de l'argent
00:23:07oui alors
00:23:10il y a une logique
00:23:13systémique
00:23:15invraisemblable
00:23:16mais qui est suffisamment
00:23:18forte
00:23:18pour empêcher
00:23:20des analyses
00:23:21d'ordre sociologique
00:23:22ou économique
00:23:23ou politique
00:23:24pour démonter
00:23:25cet appareil
00:23:27de fabricant
00:23:28d'absurdité
00:23:28on n'est pas encore
00:23:30arrivé à la possibilité
00:23:31de faire ça
00:23:33il faudrait effectivement
00:23:34qu'il y ait
00:23:35une commission
00:23:36à l'oncle
00:23:37de type à l'oncle
00:23:38pour
00:23:41voir ce qui se passe
00:23:43dans le service public
00:23:44de la culture
00:23:46ou le service public
00:23:47de l'art contemporain
00:23:48et on s'aperçoit
00:23:49que ce serait bien pire
00:23:51que dans le service
00:23:52public
00:23:52de visuel
00:23:53mais c'est tellement
00:23:55outré
00:23:56et pire
00:23:57qu'on n'ose pas encore
00:24:01les politiques
00:24:02n'osent pas encore
00:24:05demander ça
00:24:06ou envisager ça
00:24:07ils sont effrayés
00:24:09les politiques
00:24:10sont terrorisés
00:24:11encore
00:24:11par la contrainte
00:24:12ça a été fait
00:24:13ça a été fait un peu
00:24:14le discours de la contrainte
00:24:16c'est un discours terroriste
00:24:17absolument
00:24:18terrorisant
00:24:19c'est comme ça
00:24:20terroriste
00:24:21et accusatoire
00:24:22accusatoire
00:24:23et politique
00:24:24mais on va le voir
00:24:25tout à l'heure
00:24:26mais cette critique
00:24:28de l'art financier
00:24:29a été fait un peu
00:24:30par Haute de Kéros
00:24:31elle a bien montré
00:24:32les relations
00:24:34et on a bien vu
00:24:35dans les expositions
00:24:36vous souligner
00:24:38que cet art
00:24:40dit contemporain
00:24:43est obligé
00:24:45de s'installer
00:24:46dans le domaine public
00:24:47et dans des lieux
00:24:49patrimoniaux
00:24:49de haute valeur
00:24:50pour être vu
00:24:52parce que s'ils restaient
00:24:53dans les galeries
00:24:53les galeries
00:24:54resteraient vides
00:24:55donc on les installe
00:24:57place Vendôme
00:24:58on les installe
00:25:00au château de Versailles
00:25:02on les installe
00:25:03dans nos églises
00:25:04sur les places publiques
00:25:05sans demander
00:25:06l'autorisation à personne
00:25:07sans demander
00:25:08si la population
00:25:09est d'accord
00:25:10et donc
00:25:12ça fait monter
00:25:12la cote des oeuvres
00:25:14et le tour est joué
00:25:17oui
00:25:18à Benard contemporain
00:25:19c'est le lieu
00:25:20de tous les conflits
00:25:21d'intérêts possibles
00:25:22à tous les étages
00:25:23mais vraisemblable
00:25:26là vous citez ça
00:25:27mais
00:25:27il y a
00:25:30des conflits
00:25:31d'intérêts
00:25:32par exemple
00:25:32entre
00:25:33le domaine privé
00:25:35le domaine public
00:25:36et l'argent public
00:25:37pour les fracs
00:25:38par exemple
00:25:39qui vont se servir
00:25:40dans les galeries privées
00:25:43et il y a
00:25:43une espèce
00:25:44de collusion
00:25:46structurelle
00:25:47donc ça
00:25:48il faudrait
00:25:49le démonter
00:25:50maintenant
00:25:51sociologiquement
00:25:53il y a quand même
00:25:54un certain nombre
00:25:55en-delà
00:25:56au-delà
00:25:57des achats
00:26:00institutionnels
00:26:00pour les fracs
00:26:01pour les musées
00:26:02pour les dracs
00:26:03pour les collections
00:26:04oui
00:26:05les dracs
00:26:06direction régionale
00:26:07de l'art contemporain
00:26:10voilà
00:26:10ou le centre national
00:26:12des arts plastiques
00:26:14où là
00:26:15l'appareil public
00:26:17sert
00:26:18les artistes
00:26:20conformes
00:26:21à l'idéologie
00:26:22que j'appelle
00:26:22conceptualo-bidulaire
00:26:24c'est une tragédie
00:26:25définition
00:26:26merci beaucoup
00:26:29conceptualo-posturo-bidulaire
00:26:31c'est encore mieux
00:26:33oui c'est encore mieux
00:26:37et donc
00:26:38c'est
00:26:39invescendable
00:26:40mais en même temps
00:26:41les choses
00:26:42ne sont pas dites
00:26:44il n'y a plus
00:26:45de critiques d'art
00:26:46comme il y en avait
00:26:47il y a 30 ou 40 ans
00:26:48enfin il y en a
00:26:49quelques-uns quand même
00:26:49mais ils n'ont pas
00:26:50l'audience
00:26:52qu'ils avaient
00:26:52il y a 40 ans
00:26:54et
00:26:56alors oui
00:26:56ce que je voulais dire
00:26:57c'est que
00:26:59sociologiquement
00:27:00ça convient
00:27:01quand même
00:27:02à une certaine partie
00:27:03de la population
00:27:05un peu middle class
00:27:06qui est en recherche
00:27:08d'appartenance
00:27:09de classe
00:27:11et
00:27:12qui achète des signes
00:27:13de l'élite mondialisée
00:27:15c'est ça
00:27:16oui oui
00:27:16pour faire comme les grands
00:27:17pour faire comme les grands
00:27:18oui
00:27:20en fait ils n'achètent pas
00:27:22quand ils voient une expo
00:27:23ils n'achètent pas forcément
00:27:25les oeuvres
00:27:25mais ils achètent le catalogue
00:27:27et ça impressionne
00:27:31leurs collègues
00:27:33de travail
00:27:33non
00:27:34c'est le contraire même
00:27:37de la liberté artistique
00:27:40c'est
00:27:41le conditionnement
00:27:43c'est l'application
00:27:45de la règle du passé
00:27:47faisant table rase
00:27:48toutes les peintures anciennes
00:27:50dites figuratives
00:27:52c'est vilain pas bien
00:27:53alors que
00:27:55alors que trois traits
00:27:56sur un papier
00:27:58c'est merveilleux
00:27:59alors
00:28:00puisque nous parlons
00:28:02de cette phrase
00:28:03archi révolutionnaire
00:28:05du passé
00:28:06faisant table rase
00:28:07c'est le moment
00:28:08de parler
00:28:09de l'orientation politique
00:28:11des uns et des autres
00:28:12qui sont quand même
00:28:13tous dans le même camp
00:28:14il faut bien le dire
00:28:15vous même d'ailleurs
00:28:16en les critiquant
00:28:17vous passez pour un facho
00:28:19ce qui est tout de même
00:28:21assez hallucinant
00:28:22puisque vous avez même
00:28:23été au parti communiste
00:28:24tellement votre sens
00:28:25de la découverte
00:28:26est profond
00:28:28chez vous
00:28:30alors
00:28:31évoquons maintenant
00:28:32le cas tabouret
00:28:33qui est un cas
00:28:34brûlant
00:28:35le cas
00:28:35des vitraux
00:28:37de Notre-Dame
00:28:38et alors voilà
00:28:40ce que vous dites
00:28:41alors vous parlez
00:28:43des jeunes artistes
00:28:44d'ailleurs
00:28:44vous les appelez
00:28:45les jeunes artistes
00:28:47schrumpf
00:28:48émergents
00:28:49ça je trouve
00:28:50que c'est une très jolie
00:28:51définition
00:28:52alors
00:28:53tabouret
00:28:54de point
00:28:55ouvrez les guillemets
00:28:56on sait que la petite
00:28:58tabouret
00:28:58est la mascotte
00:28:59des chroniques d'art
00:29:01de Libération
00:29:02France Inter
00:29:03le monde
00:29:04l'Obs
00:29:05et l'humanité
00:29:05qui ont des érections
00:29:08mentales
00:29:08quand la corte
00:29:10jeune fille
00:29:10leur affirme
00:29:11que
00:29:11ouvrez les guillemets
00:29:12l'art
00:29:13c'est quelque chose
00:29:14qui se vit avec son corps
00:29:16fermez les guillemets
00:29:17tout le monde
00:29:19a bien compris
00:29:20que l'art contemporain
00:29:21sans contenu
00:29:23ni valeur patrimoniale
00:29:24a besoin
00:29:25de parasiter
00:29:26le patrimoine
00:29:27pour se donner
00:29:28quelques publics
00:29:29et usurper
00:29:30ainsi
00:29:30quelques
00:29:32légitimations
00:29:33et j'ajoute
00:29:34faire monter sa cote
00:29:35alors cette histoire
00:29:36des vitraux
00:29:38de Notre-Dame
00:29:40il y a plusieurs
00:29:42scandales
00:29:42le premier
00:29:43c'est de ne pas respecter
00:29:44la charte de Venise
00:29:45est-ce que vous pouvez nous dire
00:29:47ce que c'est
00:29:47que la charte de Venise
00:29:51ah mais non
00:29:52mais de toute façon
00:29:53l'art contemporain
00:29:53n'est pas sapré
00:29:54bon
00:29:54c'est vrai que
00:29:55le cas
00:29:56de Mademoiselle Tabouret
00:29:58bon
00:29:59c'est quand même
00:30:01pas mal
00:30:01mais il y a
00:30:02des centaines
00:30:04de cas
00:30:06de nature identique
00:30:09un peu partout
00:30:10la réaction
00:30:11est violente là
00:30:12parce que
00:30:12on touche
00:30:13à Notre-Dame
00:30:14si vous voulez
00:30:15nos contemporains
00:30:17quand même
00:30:17prennent l'habitude
00:30:18de faire n'importe quoi
00:30:18dans les églises
00:30:19la nuit blanche
00:30:20qui vient de se passer
00:30:21sous la direction
00:30:22sous la houlette
00:30:23de cette dame
00:30:25si précieuse
00:30:25et si élégante
00:30:26qui s'appelle
00:30:26Barbara Bush
00:30:27qui nous a
00:30:29quand même bien
00:30:31qui nous a quand même
00:30:34bien abîmé
00:30:34les fêtes
00:30:36des Jeux Olympiques
00:30:39il faut bien le dire
00:30:41je veux dire
00:30:42les églises
00:30:43ne sont pas faites
00:30:44pour exposer
00:30:46des artistes
00:30:47dont
00:30:48l'élan mystique
00:30:49est pour le moins
00:30:51qu'on puisse dire
00:30:51très limité
00:30:54oui oui
00:30:55c'est ça
00:30:56oui
00:30:56mais
00:30:58comment dire
00:31:02vous savez
00:31:03l'archevêque
00:31:05l'évêque
00:31:06de Gap
00:31:07qui avait
00:31:08exposé
00:31:10le Christ
00:31:11sur une chaise électrique
00:31:13d'un célèbre artiste américain
00:31:15oui oui
00:31:18qui ensuite
00:31:21oui
00:31:22c'était un évêque
00:31:23très branché
00:31:24à l'art contemporain
00:31:25donc
00:31:26très ouvert
00:31:28à l'art
00:31:28on a eu aussi
00:31:31le sperme du Christ
00:31:33à Saint-Sulpice
00:31:34il y a quelques années
00:31:35c'est
00:31:36enfin je veux dire
00:31:36c'est une
00:31:39on hallucine
00:31:40on hallucine
00:31:41et alors vous souligne
00:31:43non mais je crois
00:31:44on aurait été au bout
00:31:46de tout ce qui
00:31:48aura pu être fait
00:31:50dans le terme
00:31:50de la provocation
00:31:53inepte
00:31:53de l'absurde
00:31:54portée
00:31:55à sa quintessence
00:31:57je ne sais pas
00:32:00on a l'impression
00:32:01quand même
00:32:01que ça continue
00:32:03ce qui se passe
00:32:03dans les fracs
00:32:04les expositions
00:32:05des fracs
00:32:07c'est de pire en pire
00:32:08dans la bouffée délirante
00:32:10mais on a l'impression
00:32:11que c'est des bouffées délirantes
00:32:12qui sont
00:32:14des symptômes
00:32:16de la
00:32:17du collapse
00:32:19enfin de
00:32:20imminent quoi
00:32:21vous voyez
00:32:22de la destruction
00:32:22sur soi-même
00:32:23quoi
00:32:24plus ils sentent
00:32:27leur extinction
00:32:28proche
00:32:29plus ils vont
00:32:31dans
00:32:31l'absurdité totale
00:32:34en ce moment
00:32:34c'est ce qui se passe
00:32:35il y en a
00:32:36donc prenez
00:32:36n'importe quel frac
00:32:37vous regardez
00:32:38les expositions
00:32:40mais ça dépasse encore
00:32:42ce qui a été fait
00:32:43alors à un certain moment
00:32:44on atteint
00:32:46ça ne peut pas
00:32:47dépasser
00:32:49éternellement
00:32:49vous voyez
00:32:50donc là
00:32:51en ce moment
00:32:52il y a quelque chose
00:32:52qui se passe
00:32:54parce qu'en plus
00:32:55il y a
00:32:56l'argent
00:32:56qui est
00:32:57l'argent de l'état
00:32:58qui commence à manquer
00:33:00l'argent
00:33:01des politiques
00:33:03des régionaux
00:33:04des politiques
00:33:05ringards
00:33:06qui commencent
00:33:06à en avoir marre
00:33:07qui
00:33:09fonctionnent plus
00:33:10mais il y a aussi
00:33:11beaucoup
00:33:12de
00:33:13burn-out
00:33:14de gens
00:33:17dans la population
00:33:19enfin dans
00:33:19les employés
00:33:20de l'institution
00:33:23qui ne tiennent plus
00:33:24qui ne vont pas bien
00:33:26psychologiquement
00:33:27et qui lâchent
00:33:28il y a beaucoup
00:33:29de films aussi
00:33:29il y a beaucoup
00:33:30de films ironiques
00:33:31qui paraissent
00:33:32sur le grotesque
00:33:34le grotesque
00:33:36de ces choses
00:33:36oui
00:33:37alors
00:33:37c'est que
00:33:38souvent
00:33:39c'est dommage
00:33:42parce que
00:33:42bon
00:33:43il y a pas mal
00:33:44de choses
00:33:44qui sont parues
00:33:45mais
00:33:47ça part aussi
00:33:48à
00:33:50le barrage
00:33:52donc
00:33:53comment dire
00:33:53le cordon
00:33:55sanitaire
00:33:56autour
00:33:57de l'art contemporain
00:33:58tient encore
00:33:59il tient aussi
00:34:00parce que
00:34:01il tient aussi
00:34:02parce que
00:34:02les artistes
00:34:04se découvrent
00:34:07des visées politiques
00:34:08des missions politiques
00:34:10vous écrivez toujours
00:34:11sur Claire Tabouret
00:34:13donc l'auteur
00:34:14des vitraux
00:34:15contesté
00:34:16vous écrivez
00:34:17je découvre
00:34:18avec stupeur
00:34:19la dimension
00:34:19décolonialiste
00:34:21de la petite Tabouret
00:34:22elle a soutenu
00:34:24elle a soutenu
00:34:25le projet
00:34:26épiscopo
00:34:27présidentiel
00:34:30donc
00:34:31le vivre ensemble
00:34:34donc
00:34:34oui
00:34:36le vivre ensemble
00:34:37c'est bien
00:34:38le problème
00:34:39c'est que
00:34:40ce vivre ensemble
00:34:41c'est vivre
00:34:42les personnages
00:34:43qu'elle représente
00:34:44sur les vitraux
00:34:45sont très contestés
00:34:47puisque
00:34:47on y verrait
00:34:50le
00:34:50Jane Austen
00:34:52qui est cette criminelle
00:34:53qui a tué
00:34:54une femme enceinte
00:34:55de neuf mois
00:34:56qui a assassiné
00:34:58de coups de...
00:34:59ah oui oui
00:34:59c'est...
00:35:01je vais vous envoyer
00:35:02les informations
00:35:02c'est un petit...
00:35:03elle fait partie de...
00:35:04elle fait partie
00:35:05d'une secte
00:35:06elle habite
00:35:07dans la maison
00:35:07de Charles Manson
00:35:08qui était un grand sataniste
00:35:09enfin tout ça est lourd
00:35:12tout de même
00:35:12tout ça est très très lourd
00:35:14donc
00:35:16et tout ça piloté de loin
00:35:18par Édouard Philippe
00:35:20dont le père est lui-même
00:35:23un amateur de satanisme
00:35:25très ami
00:35:26avec un grand amateur anglais
00:35:28qui a brûlé des églises
00:35:30tout ça est énorme
00:35:31vous voyez
00:35:32c'est...
00:35:34alors je sais qu'Édouard Philippe
00:35:36qui est un grand niais
00:35:38il a un super centre
00:35:40de l'art contemporain
00:35:41qui s'appelle
00:35:41le Portique au Havre
00:35:44alors c'est un sommet
00:35:45d'art contemporain
00:35:46le Portique au Havre
00:35:47alors mais je voulais vous
00:35:48je voulais vous
00:35:50j'ai fait une liste
00:35:54pour caractériser
00:35:54l'art contemporain
00:35:55une liste amusante
00:35:58quelle est la nature
00:35:59de l'art contemporain
00:36:01alors je vais vous le dire
00:36:02c'est long
00:36:04l'essence de l'art contemporain
00:36:06l'art contemporain
00:36:08pour moi c'est
00:36:09joli
00:36:10j'utilise souvent ça
00:36:13c'est gaucho
00:36:14mazo
00:36:14culturo
00:36:15bureno
00:36:16banano
00:36:18d'accord
00:36:18écolo
00:36:20coco bobo
00:36:23hidalgo
00:36:24obono
00:36:26Mathilde Panot
00:36:27Trotsko
00:36:28ah Trotsko
00:36:31j'ai pas mis
00:36:34Antifachos
00:36:39décoloniaux
00:36:42déconstructivaux
00:36:46progressivaux
00:36:47oui d'accord
00:36:48progressivaux
00:36:49pédalaux
00:36:51conceptualaux
00:36:53bidulaux
00:36:55vélo
00:36:58mobilité douce
00:37:03et toilettes sèches
00:37:05au fond du jardin
00:37:07et responsable
00:37:08et durable
00:37:09bien sûr
00:37:09ça va vous voir
00:37:11oui ça va
00:37:11ça me va très bien
00:37:13non mais vous n'imaginez pas
00:37:14l'immense
00:37:18soulagement
00:37:18et l'immense
00:37:20bonheur
00:37:21à vous lire
00:37:21de toutes ces attaques
00:37:23que l'on a subies
00:37:24ces attaques sensibles
00:37:25que l'on a subies
00:37:26j'avoue que
00:37:28je suis une fanatique
00:37:30de Corot
00:37:32de la peinture primitive
00:37:34italienne
00:37:35bien sûr
00:37:36de l'impressionnisme
00:37:37et j'avoue
00:37:38de votre peinture
00:37:39à vous même
00:37:40qui est une peinture
00:37:43abstraite
00:37:44enfin pas abstraite
00:37:45non
00:37:46elle est mathématique
00:37:47en quelque sorte
00:37:48elle est mathématique
00:37:49enfin le manteau impérial
00:37:51bon c'est
00:37:52elle est surtout
00:37:54sensuelle
00:37:56mais c'est ça le problème
00:37:57c'est retirer l'essence
00:37:59il n'y a plus de peinture
00:38:02on nous coupe l'essence
00:38:04on nous ferme l'essence
00:38:05on nous interdit l'essence
00:38:07c'est quand même gravissime
00:38:09moi je vois
00:38:11les peintures de Corot
00:38:13ou de Tichéli
00:38:14exactement avec
00:38:15le même œil
00:38:16que
00:38:18Serge Poliakoff
00:38:19par exemple
00:38:19qui est un abstrait
00:38:20merveilleux
00:38:21bien sûr
00:38:23merveilleux
00:38:23non non
00:38:24mais en tout cas
00:38:25en tout cas
00:38:26cher Nicole
00:38:28il faut que je vous remercie
00:38:31pour ce travail
00:38:31et pour ce blog
00:38:32qui a vraiment
00:38:34qui va vraiment
00:38:36rendre heureux
00:38:38les téléspectateurs
00:38:40de TV Liberté
00:38:41allez sur ce blog
00:38:43Nicole Extérole blog
00:38:45et vous allez
00:38:47vous aurez tous les
00:38:48quel est votre
00:38:49rythme de parution ?
00:38:53vous savez
00:38:55j'ai 700
00:38:56là j'ai 700 textes
00:38:57sur le blog
00:38:58mais il y en a
00:38:59peut-être un
00:38:59tous les deux jours
00:39:00ou tous les jours
00:39:02je suis informé
00:39:04alors bon
00:39:04j'écris ça
00:39:06comme ça
00:39:07assez rapidement
00:39:08je fais des textes
00:39:09qui ne sont pas très longs
00:39:10mais
00:39:11mais c'est vrai
00:39:12alors
00:39:12vous pouvez aller
00:39:14vous taper
00:39:14Nicole Extérole
00:39:16sur Google
00:39:18et vous savez tout
00:39:20et il y a aussi
00:39:23qui
00:39:24il y a
00:39:25en quatrième position
00:39:27il y a
00:39:27qui est Nicole Extérole
00:39:28c'est
00:39:30Copilot
00:39:30qui a écrit ça
00:39:31très bien
00:39:31Copilot
00:39:32oui c'est
00:39:33c'est
00:39:33c'est impeccable
00:39:35vraiment
00:39:36j'ai été étonné
00:39:37parce que
00:39:38il y a quelques petites imprécisions
00:39:40mais c'est pas grave
00:39:40mais
00:39:42les
00:39:45les gens peuvent aller
00:39:46sur
00:39:47sur Google
00:39:49tape Nicole
00:39:50Nicole Extérole
00:39:51et puis il y a tout
00:39:52il y a
00:39:53alors il y a aussi
00:39:54mes deux musées
00:39:57le
00:39:59NicoleMuseum.fr
00:40:00il y en a un deuxième
00:40:02où il y a maintenant
00:40:03au moins 4000 artistes
00:40:04c'est
00:40:06le
00:40:07Muséum
00:40:07Nicole
00:40:09FlashArt.fr
00:40:10Allez voir
00:40:12chers amis
00:40:13de TV Liberté
00:40:15vous
00:40:16devriez
00:40:17susciter la vocation
00:40:18d'une Nicole
00:40:20Extérole
00:40:20sur la
00:40:21sculpture
00:40:22parce que là aussi
00:40:23il y a
00:40:25les catastrophes
00:40:27les catastrophes
00:40:28sont immenses
00:40:29le dernier portail
00:40:30de la cathédrale
00:40:31d'Angers
00:40:32c'est quand même
00:40:32un sacrilège
00:40:34j'ai
00:40:36été regarder
00:40:36les quatre projets
00:40:38ils ont choisi
00:40:39le portrait
00:40:39le plus laid
00:40:40avec un goût
00:40:41très sûr
00:40:42évidemment
00:40:42et
00:40:44c'est tout de même
00:40:46on parle de
00:40:47l'union
00:40:48du maire
00:40:49de l'évêque
00:40:50et de la draque
00:40:51évidemment
00:40:51tout ça pour
00:40:53arriver à cette
00:40:54horreur
00:40:54d'un architecte
00:40:56japonais
00:40:56en tout cas
00:40:57mais ce qui se passe
00:41:00dans l'art
00:41:01dans l'art contemporain
00:41:02les arts plastiques
00:41:04n'a pas réussi
00:41:05à se passer
00:41:05dans la cuisine
00:41:07dans le pinard
00:41:08ou dans le
00:41:08même la danse
00:41:10ou même
00:41:11la littérature
00:41:12la littérature
00:41:13oui pas mal
00:41:14mais
00:41:14c'est dire
00:41:15l'emprise
00:41:16de l'idéologie
00:41:17subventionnée
00:41:18etc
00:41:19en cuisine
00:41:20ça n'a pas marché
00:41:20il y a eu la cuisine
00:41:21moléculaire
00:41:22comme l'art
00:41:24bibulaire
00:41:24oui
00:41:26ça a rendu malade
00:41:27des gens
00:41:28qui n'osaient même pas dire
00:41:30vous avez payé trop cher
00:41:31et ça ne m'étonnerait
00:41:32que Bill Gates
00:41:33arrive à nous faire bouffer
00:41:34de la viande
00:41:37de la viande
00:41:38fabriquée par lui
00:41:39mais
00:41:39ce qui est passé
00:41:41dans le cerveau
00:41:42dans les intestins
00:41:43des gens
00:41:45ça se passe
00:41:46dans le cerveau
00:41:47bien sûr
00:41:48avec l'art
00:41:50un peu l'équivalent
00:41:51alors évidemment
00:41:52ça fait
00:41:54pas la même colique
00:41:55mais
00:41:58ça provoque
00:41:59une bouillie
00:42:00pour les chats
00:42:00je dirais
00:42:01mais ça provoque
00:42:02surtout
00:42:02le massacre
00:42:03de notre
00:42:04sensibilité
00:42:05et ça
00:42:06c'est un crime
00:42:07absolu
00:42:07et ça
00:42:09pour finir
00:42:10pour finir
00:42:11sur une note
00:42:12optimiste
00:42:13malgré tout
00:42:14malgré 50 ans
00:42:15de destruction
00:42:16de déconstruction
00:42:18systématique
00:42:19jamais
00:42:20il n'y avait eu
00:42:20autant
00:42:21de bons peintres
00:42:23il y a un tel foisonnement
00:42:26de magnifiques artistes
00:42:27alors évidemment
00:42:28les galeries
00:42:29ça ne fonctionne plus
00:42:30donc
00:42:30ils se réorganisent
00:42:32il y a un écosystème
00:42:33de l'art
00:42:33qui se réorganise
00:42:35à partir
00:42:36des réalités
00:42:38avec des associations
00:42:39des expositions
00:42:41décentrées
00:42:42des galeries
00:42:42et internet
00:42:43et internet
00:42:44qui est quand même
00:42:45un moyen
00:42:46de joindre les gens
00:42:47merveilleux
00:42:48et qui complète
00:42:50internet
00:42:51qui pourrait avoir
00:42:52des inconvénients
00:42:53dans la reconnaissance
00:42:54des artistes
00:42:55parce que c'est
00:42:56internet
00:42:57c'est une espèce
00:42:57d'océan
00:42:59voilà
00:43:00mais
00:43:00malgré tout
00:43:02internet
00:43:03est utile
00:43:04ne serait-ce que
00:43:04pour faire circuler
00:43:06une information
00:43:07qui est décrédibilisée
00:43:09qui est invisibilisée
00:43:10par le système
00:43:11qui n'arrive pas
00:43:12quand même
00:43:13grâce à internet
00:43:13à cacher les choses
00:43:15si vous voulez
00:43:15internet a mis
00:43:16tous les musées
00:43:17du monde
00:43:18à la portée
00:43:20de n'importe quel
00:43:21habitant de France
00:43:22c'est quand même
00:43:23fantastique
00:43:23vous pouvez visiter
00:43:25le musée
00:43:25de Saint-Pétersbourg
00:43:26le musée
00:43:26à Londres
00:43:27le musée
00:43:28en Amérique
00:43:30c'est fabuleux
00:43:31fabuleux
00:43:31donc
00:43:32c'est une
00:43:33une manière
00:43:35d'éduquer
00:43:37son goût
00:43:37de découvrir
00:43:39tout à fait
00:43:40autre chose
00:43:41que cet art
00:43:41contemporain
00:43:42donc
00:43:43donc voilà
00:43:45moi j'ai eu
00:43:46la chance
00:43:48d'avoir internet
00:43:49là depuis
00:43:5015 ans
00:43:52ne serait-ce que
00:43:52Facebook
00:43:53qui est une mine
00:43:54d'informations
00:43:55et de contacts
00:43:55etc
00:43:56je me contente
00:43:56de Facebook
00:43:57mais
00:43:58vous savez
00:43:59j'ai
00:44:00le mois dernier
00:44:02j'ai eu
00:44:03500 000 vues
00:44:05par mois
00:44:06là en ce moment
00:44:07j'en ai un peu moins
00:44:09ça veut dire
00:44:10que la France
00:44:10a soif
00:44:11les gens
00:44:12ont soif
00:44:12de voter
00:44:12pourquoi
00:44:13j'imprime
00:44:13pourquoi j'imprime
00:44:15sur du papier
00:44:17il vaut mieux
00:44:17quand même
00:44:19alors que
00:44:20mon blog
00:44:20j'ai
00:44:21150
00:44:22visiteurs
00:44:23par jour
00:44:23cette œuvre
00:44:24de salut
00:44:24public
00:44:25merci beaucoup
00:44:27Nicole
00:44:28un mot de conclusion
00:44:30un mot de conclusion
00:44:32il y a beaucoup
00:44:33de ce que vous venez
00:44:34de dire
00:44:35il y a beaucoup
00:44:35de peintres
00:44:36aujourd'hui
00:44:36ce que je fais
00:44:38c'est
00:44:39j'essaie de le faire
00:44:40sans fureur
00:44:42sans haine
00:44:42sans rien
00:44:44avec le sourire
00:44:45d'abord pour le plaisir
00:44:45avec le sourire
00:44:46de faire des textes
00:44:48oui
00:44:48de faire des textes
00:44:51plutôt amusants
00:44:53concernant des choses
00:44:54qui sont
00:44:54des atrocités
00:44:55des espérantes
00:44:56mais enfin
00:44:56il vaut mieux le voir
00:44:57du côté amusant
00:44:59et puis
00:45:01j'essaie
00:45:02de permettre
00:45:04la reconnaissance
00:45:05de ces quantités
00:45:08de formidables artistes
00:45:10tels qu'ils n'existaient pas
00:45:11il y a 50 ans
00:45:12et qui sont en train
00:45:13de reconstruire
00:45:14un écosystème
00:45:16naturel
00:45:17de reconnaissance
00:45:18un vrai nouveau monde
00:45:19merci beaucoup
00:45:21Nicole
00:45:22merci beaucoup
00:45:23Nicole Estérol
00:45:24de nous avoir
00:45:25donné votre temps
00:45:27et nous continuerons
00:45:29à vous lire
00:45:29avec beaucoup de bonheur
00:45:31à bientôt
00:45:32au revoir monsieur
00:45:40chers amis
00:45:41de TV Liberté
00:45:42bonjour
00:45:43bonjour Renaud
00:45:43bonjour Anne
00:45:44nous filons au cinéma
00:45:46et nous vous parlons
00:45:49d'un premier film
00:45:53important
00:45:54sur le destin tragique
00:45:57de Maximilien Kolb
00:45:58voilà c'est le titre du film
00:46:00Maximilien Kolb
00:46:01une vie donnée
00:46:02il est en ce moment
00:46:03en salle
00:46:03évidemment
00:46:04on ne présente plus
00:46:05l'histoire du prêtre
00:46:07franciscain
00:46:08polonais
00:46:09déporté à Auschwitz
00:46:11qui en 1941
00:46:13a pris
00:46:13la place d'un autre
00:46:15on rappelle quand même
00:46:16un père de famille
00:46:17on rappelle quand même
00:46:18les faits dans le détail
00:46:19quand même un petit peu
00:46:20mais j'ai dit
00:46:21on ne présente plus l'histoire
00:46:22mais c'est toujours bon
00:46:22de poser un petit peu
00:46:23le décor
00:46:25nous avons
00:46:27une supposée évasion
00:46:28dans ce camp de concentration
00:46:29qui se trouve donc en Pologne
00:46:32en représailles
00:46:3310 prisonniers
00:46:34sont condamnés
00:46:35à aller dans un bunker
00:46:36de la faim
00:46:37où ils sont tout simplement
00:46:38condamnés à mourir de faim
00:46:39absolument oui
00:46:40et lorsqu'un homme
00:46:42s'effondre
00:46:42en suppliant d'être épargné
00:46:44au motif qu'il est père de famille
00:46:46qu'il est père de jeunes enfants
00:46:48un prisonnier
00:46:49s'avance
00:46:50et dit
00:46:50je suis prêtre catholique
00:46:51je prends sa place
00:46:52et donc
00:46:55père Maximilien Kolb
00:46:57va soutenir
00:46:58les 9 autres détenus
00:46:59le film
00:47:01entre très rapidement
00:47:03dans le vif du sujet
00:47:04et l'ensemble du long métrage
00:47:05va vraiment se concentrer
00:47:06sur ces 11 jours
00:47:07de détention
00:47:08donc c'est ce soutien
00:47:09ce soutien par la prière
00:47:11ce soutien par la prière
00:47:12mais aussi
00:47:12de ceux qui vont mourir
00:47:13par les chants
00:47:14et même par l'amitié aussi
00:47:16et l'amitié
00:47:17d'emblée
00:47:18dès le début
00:47:19l'un des premiers gestes
00:47:21du père Kolb
00:47:22c'est d'empêcher
00:47:23le suicide
00:47:24d'un de ses co-détenus
00:47:25et oui
00:47:25pourquoi
00:47:26à la limite
00:47:27pourquoi l'empêcher
00:47:27le suicide
00:47:27on pourrait même
00:47:28être tenté de le dire
00:47:29parce que de toute façon
00:47:29ils vont mourir
00:47:30pourquoi pas en finir tout de suite
00:47:32et bien non
00:47:32le père Kolb
00:47:33leur apprend à rester
00:47:35des hommes
00:47:35jusqu'au bout
00:47:36vous êtes très bon Renaud
00:47:38parce que je ne voulais pas
00:47:38voir ce film
00:47:39et vous me donnez
00:47:40envie de le voir
00:47:40alors âme sensible
00:47:42quand même
00:47:42s'abstenir
00:47:43surtout éviter
00:47:44quand même
00:47:44les trop jeunes enfants
00:47:45mais dès que vous vous sentez
00:47:46prêt à le voir
00:47:47effectivement
00:47:48ce film est vraiment
00:47:49vraiment très fort
00:47:50il nous rappelle
00:47:51une très belle figure
00:47:52peut-être une des plus
00:47:53poignantes figures
00:47:54de l'église catholique
00:47:55des dernières décennies
00:47:56absolument
00:47:57deuxième film
00:47:58l'abandon
00:47:59alors oui
00:48:00l'abandon
00:48:01alors sujet
00:48:03très délicat
00:48:04on va dire
00:48:04l'abandon
00:48:05des derniers jours
00:48:06il s'agit des derniers jours
00:48:07de Samuel Paty
00:48:07cet homme
00:48:09ce professeur
00:48:09qui a été assassiné
00:48:11je présente
00:48:12qui a été assassiné
00:48:14après avoir fait
00:48:16dans son cours
00:48:17il était professeur d'histoire
00:48:18je crois
00:48:19histoire et géographie
00:48:19exactement
00:48:21il a fait un cours
00:48:23sur la liberté
00:48:23de la presse
00:48:24et il a montré
00:48:27les pages
00:48:29de Charlie Hebdo
00:48:30voilà c'est ça
00:48:31en fait
00:48:31le film reprend
00:48:33selon
00:48:33le film est
00:48:34selon les minutes du procès
00:48:36extrêmement fidèle
00:48:37à ce qui s'est passé
00:48:39on voit
00:48:41en octobre 2020
00:48:42le professeur
00:48:43qui lors d'un cours
00:48:44d'éducation civique
00:48:45sur la liberté d'expression
00:48:46qu'est-ce que ça vient de faire
00:48:47au collège
00:48:48on peut en débattre
00:48:48mais ça c'est un autre sujet
00:48:49il n'y a pas en débattre
00:48:50il n'y a pas d'éducation civique
00:48:52puisque c'est
00:48:53l'éducation
00:48:54l'éducation
00:48:56d'un certain nombre
00:48:57de gens
00:48:58donc c'est une
00:48:59c'est pas une éducation
00:49:01c'est une
00:49:01c'est une propagande
00:49:03Samuel Paty
00:49:04comme tous les profs
00:49:05d'histoire et géographie
00:49:05donne aux collégiens
00:49:07des cours
00:49:08des valeurs républicaines
00:49:10éducation civique
00:49:11on parle de liberté d'expression
00:49:12et là évidemment
00:49:13il aborde
00:49:14les contradictions
00:49:15entre d'un côté
00:49:16la liberté
00:49:16enfin la liberté
00:49:18de blasphémer
00:49:20et
00:49:21d'attaquer aussi bien
00:49:22d'ailleurs le christianisme
00:49:23que l'islam
00:49:23et le fait
00:49:25et
00:49:26le fait de respecter
00:49:27la dignité des personnes
00:49:28parce que l'islam
00:49:29on peut
00:49:29on pourrait
00:49:30quoi qu'on puisse dire
00:49:31de l'islam
00:49:31il y a des personnes
00:49:32qui sont de bonne foi
00:49:33qui se sentent blessées
00:49:34devant des images
00:49:35qui peuvent être effectivement
00:49:36choquantes
00:49:37comme celles qui ont circulé
00:49:39sur Charlie Hebdo
00:49:40voilà
00:49:40on connaît la grossièreté
00:49:41vous abordez le vrai problème
00:49:44le problème c'est
00:49:46bien sûr
00:49:47la mort de cet homme
00:49:48mais le problème
00:49:49ce sont les vrais responsables
00:49:50c'est-à-dire Charlie Hebdo
00:49:52qui a payé très cher
00:49:53puisqu'ils ont été éliminés
00:49:56cette
00:49:58cette atroce
00:49:59provocation
00:50:01à l'égard des catholiques
00:50:02moi je suis désolée
00:50:03mais ce torchon
00:50:04a publié
00:50:05des dessins
00:50:06sur nos papes
00:50:08Jean-Paul II
00:50:09sur Benoît XVI
00:50:10et des images
00:50:12tout à fait choquantes
00:50:12sur la Sainte Famille aussi
00:50:13les images
00:50:14sur la Sainte Famille
00:50:15qui sont absolument
00:50:16odieuses
00:50:17et nous n'avons pas
00:50:19la liberté de tout faire
00:50:21nous n'avons pas la liberté
00:50:22ils n'ont pas la liberté
00:50:23de cracher
00:50:24sur la religion catholique
00:50:25de cracher sur l'islam
00:50:27et c'est là
00:50:28à mon avis
00:50:29où le bas blesse
00:50:30et ce qui entraîne
00:50:32des drames
00:50:33c'est tout
00:50:34les journalistes
00:50:36de Charlie Hebdo
00:50:37ont été tués
00:50:38Samuel Paty
00:50:39a été tué
00:50:40s'ils ne comprennent pas
00:50:41que la vie en société
00:50:43et le vivre ensemble
00:50:45suppose qu'on ne fasse pas
00:50:46ce genre d'actes
00:50:48c'est quand même dommage
00:50:49Malheureusement
00:50:50Samuel Paty
00:50:51comme beaucoup de professeurs
00:50:53il a montré
00:50:54ces images
00:50:55et après
00:50:55la situation dégénère
00:50:56puisque une élève
00:50:57de 4ème
00:50:58absente lors du fameux cours
00:51:00parce qu'elle sèchait
00:51:01les cours
00:51:02et elle a raconté
00:51:03à ses parents
00:51:04qu'elle ne voulait pas
00:51:05aller en cours
00:51:06parce qu'elle a été choquée
00:51:06par les images
00:51:08choquantes
00:51:09que le professeur
00:51:10Samuel Paty a montrées
00:51:11alors qu'elle avait juste
00:51:12oui dire
00:51:12C'est affreux
00:51:13parce que c'est un montage
00:51:14sur un montage
00:51:14son père l'a cru
00:51:15son père en a parlé
00:51:16à un certain
00:51:18Abdellahim Seffruy
00:51:19un imam marocain
00:51:20déjà fiché pour terrorise
00:51:21qui a décidé
00:51:22d'éliminer le prof
00:51:25alors c'est pas lui en personne
00:51:26c'est pas lui encore
00:51:27il a délégué
00:51:28et ensuite c'est un certain
00:51:29voilà
00:51:29Abdullah Anzorov
00:51:31un tchétchène
00:51:31qui se trouve en France
00:51:33on ne sait pas trop pourquoi
00:51:35et donc
00:51:36enfin c'est parce qu'il est
00:51:37une famille de réfugiés
00:51:37voilà
00:51:39qui a décidé de lui
00:51:40qui a pris au sérieux tout ça
00:51:41et qui a décidé
00:51:41de passer à l'acte
00:51:43mais ce que je trouve fabuleux
00:51:44c'est qu'encore une fois
00:51:45la critique cinématographique
00:51:47ne parle absolument pas
00:51:49des caricatures
00:51:49de Charlie Hebdo
00:51:50c'est le silence total
00:51:52tout est normal
00:51:53circulé
00:51:54il n'y a rien à voir
00:51:54je ne sais pas
00:51:55comment on est fait
00:51:56nous pour tiquer
00:51:57mais nous tiquons
00:51:58l'abandon
00:51:59alors en fait
00:51:59de quel abandon on parle
00:52:00on parle surtout
00:52:01de l'abandon par l'État
00:52:01parce que rappelons
00:52:02que le rectorat de Versailles
00:52:04qui était dirigé
00:52:04par une certaine
00:52:05Charlie Naveleine
00:52:05une condisible
00:52:06d'Emmanuel Macron
00:52:07à l'ENA
00:52:07posons cela au passage
00:52:08a été mise en cause
00:52:10pour ne pas avoir réagi
00:52:11à la demande
00:52:11de protection du professeur
00:52:12il faisait l'objet
00:52:12depuis plusieurs jours
00:52:14la famille Paty
00:52:15a déposé une plainte
00:52:16pour non-assistance
00:52:17à personne en danger
00:52:19Charlie Naveleine
00:52:20finalement
00:52:21bon ben
00:52:22elle a pantouflé
00:52:22après dans le privé
00:52:23absolument
00:52:23c'est bien pour elle
00:52:24elle a été aussi mise en cause
00:52:25dans une autre affaire
00:52:27c'était celle
00:52:28d'un suicide
00:52:30de collégien
00:52:32de 15 ans
00:52:33qui était harcelé
00:52:34il était harcelé
00:52:35c'était adressé au rectorat
00:52:37le rectorat avait
00:52:38adressé un courrier
00:52:38extrêmement dur
00:52:39en disant que
00:52:41madame monsieur
00:52:42vous diffamez
00:52:43nos professeurs
00:52:43c'est honteux
00:52:44ce que vous faites
00:52:44plus tard
00:52:45le collégien
00:52:46m'y fait un séjour
00:52:46ce qui est intéressant
00:52:47c'est que
00:52:48c'est toujours la même chose
00:52:49il y a des signalements
00:52:50et il n'y a aucune action
00:52:53on n'agit pas
00:52:54on ne prend pas
00:52:55l'affaire au sérieux
00:52:56les drames arrivent
00:52:57mais on n'est pas sanctionné après
00:52:58quand on a été à l'ENA
00:52:59avec monsieur Macron
00:53:00c'est vrai qu'on est
00:53:01peut-être un peu mieux
00:53:01c'est une protection
00:53:03troisième film
00:53:07troisième film
00:53:08que l'on peut voir
00:53:11c'est le film sur
00:53:14la guerre
00:53:17le film sur la dernière guerre
00:53:19le titre c'est Renaud
00:53:21c'est la bataille de Gaulle
00:53:22la bataille de Gaulle
00:53:23voilà
00:53:24ce qui est un titre
00:53:25quand même un peu curieux
00:53:27j'étais assez surpris
00:53:28par le titre
00:53:30le général de Gaulle
00:53:31aurait été plus courant
00:53:32la bataille de Gaulle
00:53:32curieux comme titre
00:53:34non mais c'est
00:53:35c'est assez bien vu
00:53:36j'ai même envie
00:53:37de vous poser la question
00:53:38s'il n'y a pas une intention
00:53:39de se ficher un peu du monde
00:53:42et de dire que
00:53:42c'est la bataille de Gaulle
00:53:44c'est quand même
00:53:45c'est quand même pas
00:53:46la bataille du général de Gaulle
00:53:47d'autant plus
00:53:48qu'il n'a pas été
00:53:49il n'a pas été
00:53:50à la tête de ses troupes
00:53:51puisque c'était
00:53:52trop tard pour lui
00:53:53il était en Angleterre
00:53:54comme si c'était
00:53:55comme si c'était
00:53:55le personnage numéro 1
00:53:58je me demande
00:53:58parce qu'il y a une autre phrase
00:53:59moi je n'ai regardé
00:54:00que la présentation
00:54:01parce que je
00:54:03je n'ai pas envie
00:54:04de voir ce film
00:54:06la présentation
00:54:07il y a quand même
00:54:07cette phrase étonnante
00:54:09en voix off
00:54:11du général de Gaulle
00:54:12il a dû la prononcer
00:54:13il se peut
00:54:14que je sois un obstacle
00:54:15à l'avenir de la France
00:54:18c'est quand même fort
00:54:19comme phrase
00:54:20oui oui très très
00:54:21c'est quand même
00:54:21c'est très fort
00:54:23alors
00:54:25parce qu'en effet
00:54:26il est toujours
00:54:26aujourd'hui
00:54:27un obstacle
00:54:28à la paix en France
00:54:29puisqu'il y a toujours
00:54:31le clan des vainqueurs
00:54:32le clan des vaincus
00:54:33le jugement
00:54:34des vainqueurs
00:54:36soit disant
00:54:37les résistants
00:54:38et de l'autre côté
00:54:39l'affreux
00:54:40maréchal Pétain
00:54:41dont on ne peut plus
00:54:42célébrer
00:54:42pour lequel on ne peut plus
00:54:44célébrer de messe
00:54:46donc si vous voulez
00:54:47c'est marrant
00:54:48je trouve
00:54:48après contrairement
00:54:50ce que le titre
00:54:50semble indiquer
00:54:51le film n'est pas
00:54:52totalement centré
00:54:53sur la gloire
00:54:55du général de Gaulle
00:54:55le film laisse
00:54:56une place
00:54:57assez importante
00:54:58à d'autres figures
00:54:59comme le maréchal Leclerc
00:55:00comme le général Koenig
00:55:01dès la bande annonce
00:55:02on le voit
00:55:03en tout cas
00:55:04il y a des images
00:55:06assez sanglantes
00:55:07ne pas y aller
00:55:08non plus
00:55:08avec des enfants
00:55:10trop jeunes
00:55:10alors il y a toujours
00:55:12il y a toujours
00:55:14sur les écrans
00:55:15le film Vivaldi
00:55:16que nous avions aimé
00:55:18très belle vue
00:55:19de Venise
00:55:20au 18e siècle
00:55:21au 18e siècle
00:55:24la vie tragique
00:55:26de Vivaldi
00:55:27en quelque sorte
00:55:28puisque Venise
00:55:29est très très riche
00:55:29mais ne paye pas
00:55:30ses artistes
00:55:32et la vie tragique
00:55:34de ces petites orphelines
00:55:35qui sont confiées
00:55:36à des orphelinats
00:55:39à des congrégations
00:55:40religieuses
00:55:40ces religieuses
00:55:42leur donnent
00:55:42une éducation
00:55:43extraordinaire
00:55:44intellectuelle
00:55:46et artistique
00:55:47et donc
00:55:48elles sont
00:55:48elles deviennent
00:55:49de très grandes pianistes
00:55:51de très grandes
00:55:52solistes
00:55:52violonistes
00:55:54et
00:55:54l'héroïne
00:55:57est une violoniste
00:55:58merveilleuse
00:55:59qui va évidemment
00:56:01trouver son bonheur
00:56:02à jouer
00:56:03à
00:56:04diriger
00:56:05par Vivaldi
00:56:06et
00:56:07c'est un film
00:56:09très fort
00:56:10et
00:56:11je pense
00:56:12sur le pouvoir
00:56:14de la musique
00:56:15pour se permettre
00:56:16d'échapper
00:56:16d'un monde
00:56:17qui est tout de même
00:56:19quelquefois
00:56:19assez laid
00:56:20voilà le résumé
00:56:22et puis
00:56:23il y a toujours
00:56:24sur internet
00:56:26sur internet
00:56:28en DVD
00:56:28le film
00:56:29que nous avions
00:56:30beaucoup aimé
00:56:32nous sommes
00:56:33effectivement
00:56:33comme nous sommes
00:56:34en plein mois
00:56:34de juin
00:56:35mois du Sacré-Cœur
00:56:36nous avons pensé
00:56:37alors non pas
00:56:38au film documentaire
00:56:39Sacré-Cœur
00:56:39qu'on peut toujours
00:56:40inviter à voir
00:56:41tout a été dit
00:56:43les signes
00:56:44ont même été reçus
00:56:44ici à TVL
00:56:46donc nous n'allons pas
00:56:47revenir dessus
00:56:48nous avons déjà
00:56:48abondamment parlé
00:56:49lors des précédentes éditions
00:56:50nous allons proposer
00:56:52aussi un autre film
00:56:53dont on a aussi parlé
00:56:55de mauvaise foi
00:56:56le réalisateur
00:56:57Alberique Saint-Martin
00:56:59qui nous emmène
00:57:00à Paré-le-Monial
00:57:01en plein mois
00:57:01du Sacré-Cœur
00:57:02on vous invite
00:57:02donc à le voir
00:57:04c'est une petite comédie
00:57:05c'est comédie familiale
00:57:07Alberique Saint-Martin
00:57:08d'ailleurs revendique
00:57:08un peu une influence
00:57:09du grand cinéaste français
00:57:11Philippe de Broca
00:57:11et oui on retrouve
00:57:12un peu cette ambiance
00:57:13la légèreté
00:57:14c'est un film
00:57:15terriblement français
00:57:16tout à fait
00:57:16c'est un film
00:57:19intelligent
00:57:19et c'est un film
00:57:20c'est pour ça
00:57:21que nous l'avons choisi
00:57:22dans ce mois de juin
00:57:23c'est un film
00:57:24que vous pouvez commander
00:57:25en DVD
00:57:26à Productions Salles
00:57:28parce que
00:57:29tout simplement
00:57:30vous le verrez
00:57:31en famille
00:57:32et ça soulève
00:57:33des tas de sujets
00:57:35des tas
00:57:35des tas de sujets
00:57:37et s'il y a des personnes
00:57:38qui ont déjà fait
00:57:39une session
00:57:39à Paré-le-Monial
00:57:40ils vont sûrement
00:57:41reconnaître un peu
00:57:43l'atmosphère
00:57:44quand on voit le film
00:57:45on a l'impression
00:57:45qu'il y a beaucoup
00:57:46de privés de jokes
00:57:48comme on dit
00:57:48que ceux qui ont fait
00:57:49des sessions à Paré-le-Monial
00:57:50pourront saisir
00:57:51je n'ai pas fait
00:57:52de session à Paré-le-Monial
00:57:52avec la comité de manuel
00:57:53du coup je n'ai pas forcément
00:57:54tout saisi
00:57:55toutes les subtilités
00:57:55mais je me dis
00:57:57est-ce que cette production
00:57:58va faire son prochain film
00:57:59sur le périnage de Chartres ?
00:58:01Oui
00:58:01S'il nous écoute
00:58:03qui réfléchit à cette idée
00:58:04C'est une bonne idée Renaud
00:58:05bravo
00:58:06merci de l'avoir posé
00:58:07il y a aussi un film
00:58:08qui ressort
00:58:10qui est un très très vieux film
00:58:11c'est Mort à Venise
00:58:13d'après le roman
00:58:14de Thomas Mann
00:58:15et c'est le roman
00:58:16le film de Visconti
00:58:20qui
00:58:22tout le monde dit
00:58:23c'est un très très beau film
00:58:24il y a une musique fabuleuse
00:58:25il y a malheur
00:58:26c'est très beau en effet
00:58:28mais enfin c'est quand même
00:58:29un vieux musicien
00:58:30un vieil artiste
00:58:32qui tombe amoureux
00:58:33d'un très jeune homme
00:58:34dans Venise
00:58:35on retrouve
00:58:36on retrouve donc
00:58:38c'est pas nouveau
00:58:40au cinéma
00:58:41de traiter
00:58:42ses attirances
00:58:44contre nature
00:58:46voilà
00:58:47et bien merci beaucoup
00:58:48Renaud
00:58:52je ne vais pas dire au revoir
00:58:56parce que nous allons faire
00:58:57une émission pour juillet
00:58:59que nous allons préenregistrer
00:59:01pour le mois de juillet
00:59:02mais je voulais avant
00:59:04annoncer que nous allons
00:59:06je vais mettre sur mon blog
00:59:08annebrassier.fr
00:59:09une liste des livres
00:59:12que vous pouvez lire cet été
00:59:14puisque c'est toujours un moment
00:59:16privilégié pour la lecture
00:59:17et donc je vous propose
00:59:20deux bouquins en attendant
00:59:21que cette liste soit fait
00:59:23un petit livre amusant
00:59:25qui s'appelle
00:59:26Lettres à mes petites filles
00:59:28par une certaine Anne Brassier
00:59:29c'est avec une très belle préface
00:59:33de Guillaume de Thieulois
00:59:35et c'est un exercice
00:59:37que je souhaite voir faire
00:59:40par tous les grands-parents
00:59:43parce qu'il faut absolument
00:59:44que les grands-parents
00:59:46disent à leurs petits-enfants
00:59:48racontent à leurs petits-enfants
00:59:50leur enfance
00:59:51l'enfance de leurs propres parents
00:59:53des arrières-grands-parents
00:59:56les valeurs qui nous animaient
00:59:59et je crois que c'est très important
01:00:02pour remontrer aux jeunes
01:00:06le Nord
01:00:07et qu'ils arrêtent de dire
01:00:09et bien maintenant
01:00:10c'est pas comme ça qu'on fait
01:00:11de façon assez stupide
01:00:13et il faut qu'ils comprennent
01:00:16moultes choses
01:00:17et je pense que
01:00:19ces souvenirs
01:00:20de jeunesse
01:00:22de ma jeunesse
01:00:23de la vie de mes parents
01:00:24et de mes ancêtres
01:00:25parce que je suis allée chercher
01:00:27ma généalogie
01:00:28sont très
01:00:29c'est un exercice
01:00:30très joli à faire
01:00:32et ça donne beaucoup de bonheur
01:00:34et je le conseille
01:00:35donc
01:00:35Lettre à mes petites filles
01:00:37Yann Brassier
01:00:37préface de Guillaume de Tuellois
01:00:39une préface merveilleuse
01:00:41sur la transmission
01:00:43et ce livre se trouve
01:00:44sur le site internet
01:00:47thebookedition.com
01:00:48c'est une maison
01:00:50qui existe en France
01:00:51je ne vois pas pourquoi
01:00:52ils ont pris un mot anglais
01:00:55thebookedition.com
01:00:56tout simplement
01:00:56et ça coûte modestement
01:00:5815 euros
01:00:59et puis je vous signale
01:01:04pour me donner un coup d'éclairage
01:01:06mais je le mettrai
01:01:07sur mon blog aussi
01:01:09le dernier livre
01:01:11de Guy Barret
01:01:12qui aborde un sujet
01:01:16extrêmement important
01:01:19de nos jours
01:01:20Marie, co-rédemptrice
01:01:22mère, médiatrice
01:01:25et avocate
01:01:26et c'est publié
01:01:27chez Via Romana
01:01:28Voilà chers amis
01:01:30de TV Liberté
01:01:31au mois prochain
01:01:32Au revoir Renaud
01:01:34Au revoir Renaud
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