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  • il y a 25 minutes
Avec ​Zar Amir, actrice franco-iranienne, est l'invitée du Grand Portrait, pour le film “L’Étrangère” de Gaya Jiji en salles le 24 juin. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-portrait/le-grand-portrait-du-lundi-15-juin-2026-3761209

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Transcription
00:00France Inter
00:03La Grande Matinale
00:06Sonia de Villers
00:08Zahar Amir joue l'étrangère, une femme qui fuit la Syrie après l'arrestation de son mari.
00:14Arrivée en France, travaille au noir, des dalles administratives pour obtenir des papiers.
00:20Rencontre avec un avocat qui décide de l'aider.
00:23Mais Zahar Amir n'est pas syrienne, elle est iranienne.
00:26Le monde entier a découvert son histoire quand elle a reçu le prix d'interprétation à Cannes en 2022.
00:32Elle était une jeune actrice, à Téhéran, une vidéo intime lui a été volée et mise en ligne.
00:36Sa vie est devenue un enfer, elle a fui son pays.
00:40Arrivée en France, petit boulot, bagarre pour les papiers.
00:43Zahar Amir voudrait, qui sait, jouer dans une comédie bien potache ou dans un film de super-héros.
00:49En attendant, ses rôles puissent dans sa vie et sa vie dans ses rôles, portrait numéro 156.
00:57Zahar Amir, bonjour.
00:59Bonjour.
00:59Alors évidemment, on va parler de ce film extrêmement délicat qui sort le 24 juin.
01:07Mais cette nuit, à minuit, il y a eu un accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
01:14Vous vous occupiez de votre bébé qui vient juste de naître.
01:17Vous l'avez appris cette nuit, vous l'avez appris ce matin ?
01:20Oui, cette nuit.
01:21Cette nuit ?
01:23Bah écoutez, qu'est-ce que je peux dire ?
01:26Récemment, en fait, depuis quelques mois, j'ai plus de mots à m'exprimer.
01:29C'est...
01:31Il me paraît...
01:32Tout est absurde.
01:37D'un coup, vraiment, c'est plus important, en fait.
01:40Toutes ces vies perdues, tous ces espoirs perdus.
01:44On ne parle que du pétrole.
01:46À cette nuit, Donald Trump a dit, et maintenant, que le pétrole coule à flotter.
01:50Mais c'est violent, c'est violent, c'est vraiment dur à dire à quel point ce peuple iranien, ils
01:56sont en train de subir cette violence.
01:58Et j'ai l'impression que le monde a fermé les yeux et les oreilles.
02:03On passe par un massacre immense, jamais vu, dans l'histoire d'Iran, au mois de janvier.
02:10Et c'est repris par une guerre, comme une violence.
02:15C'est une guerre, quand même.
02:17Et personne ne parle de peuple, personne ne parle de...
02:20Toute votre famille est restée en Iran.
02:22Moi, j'ai toute ma famille en Iran, j'ai mes amis, j'ai mes collègues.
02:27On ne parle pas d'oppression que ce gouvernement, ce régime autoritaire met sur son peuple.
02:36Même maintenant, même pendant la guerre, c'est tout un peuple en otage pour moi, entre ce régime autoritaire, entre
02:44M. Trump, entre toute la politique entre ces pays.
02:51Et à la fin, ce qui ne compte pas, c'est la vie des gens.
02:56C'est la vie des gens.
02:57Il y a dans le film dont on va parler ce matin, Zahramir, une séquence très poignante.
03:02Parce que c'est l'histoire d'une femme qui fuit la Syrie après l'arrestation par la police politique
03:07de son mari.
03:08Et cette femme, elle laisse un petit garçon derrière elle en Syrie.
03:11Et la seule image qu'on a de la Syrie, c'est elle au téléphone qui parle avec son petit
03:15garçon.
03:15Et à un moment, elle est au téléphone et elle entend des détonations.
03:19Elle hurle, le petit garçon hurle au téléphone et elle est loin.
03:23Elle est complètement impuissante.
03:24Elle ne peut rien faire.
03:26Est-ce que d'une certaine manière, c'est ce que vous avez vécu vous aussi, tous ces derniers temps
03:32et toutes ces années,
03:33c'est-à-dire d'être loin, d'être complètement impuissant, d'apprendre les choses par téléphone ?
03:38Oui, c'est vrai qu'après moi, je suis née pendant la guerre d'Iran-Irak, une guerre qui a
03:46duré huit ans.
03:47Donc ça, c'est toute votre enfance.
03:48C'est mon enfance, je suis vraiment une génération de guerre, mais du coup, j'étais un petit peu inspirée
03:56par ce que je me rappelle de mon enfance,
04:00quand je jouais le film.
04:03Mais oui, c'est intéressant que là, c'est un peu, je vois Salman qui vit ma vie.
04:09C'est ça.
04:09Et c'était absolument pareil.
04:13Vous savez que l'Internet était coupé cet hiver pendant des mois.
04:19Jusqu'à une semaine, tout le monde était en silence.
04:23On avait du mal à rejoindre nos familles et tout.
04:26Et j'ai vécu vraiment des scènes un peu pareilles.
04:31Par exemple, les amis ou la famille qui habite vraiment dans le quartier bombardé
04:35et qu'on n'arrive pas à les rejoindre, d'un coup, tu as la voix de ton frère qui
04:40dit « je vais bien ».
04:41Mais il a 10 secondes à te dire qu'il va bien.
04:46Oui, c'est traumatisant.
04:49Tout ça en mettant au monde une petite fille.
04:52Vous avez pu vivre un hiver avec, comment dire ?
04:55Non, c'est la folie.
04:56D'abord, je voulais vraiment la protéger.
04:59Je ne voulais absolument pas qu'elle vise ce que j'ai vécu.
05:06Mais en même temps, je pense que c'était un cadeau pour moi.
05:10Et c'est elle qui m'a protégée.
05:13D'avoir un bébé ?
05:14Oui.
05:14D'être plongée dans la vie ?
05:16Dans ce monde sans espoir.
05:17Moi, je suis quelqu'un assez optimiste.
05:19Mais là, comme je disais récemment, je n'ai plus d'espoir.
05:23Je ne sais pas à quoi s'accrocher, en fait.
05:26À votre fille ?
05:29Absolument.
05:30À votre fille.
05:33Alors, on va écouter cette bande-annonce.
05:35Donc, L'étrangère, le film de Gaïa Gigi.
05:37Donc, elle, elle est une réalisatrice syrienne qui, elle aussi, a dû fuir son pays.
05:41Elle est installée en France où elle a étudié le cinéma.
05:44Elle était repartie en Syrie.
05:45Elle a dû revenir.
05:46Le film, vous jouez avec Alexis Mananti, sort le 24 juin.
05:50L'étrangère.
05:52J'ai besoin d'un avocat.
05:54J'ai un fils qui est resté en Syrie.
05:59Je m'occupe du dossier de la migrante dont je t'ai parlé, là.
06:02Tu vas avoir le temps pour ça ?
06:03Tout ce qui apparaît dans votre récit,
06:07ce courage,
06:08c'est ça qu'il faut raconter.
06:12Tu l'as aidé, tu t'es sentie utile, mais il faut que ça s'arrête.
06:14C'est pour ça, Inès.
06:26D'abord, pour les Français qui n'ont pas cette langue dans l'oreille,
06:29les Syriens parlent arabe.
06:30Mais votre langue maternelle, à vous, ça n'est pas l'arabe.
06:33Non, c'est à personne.
06:34C'est ça.
06:36Donc, dans quelle langue vous jouez, là ?
06:38En arabe ?
06:38Oui, en arabe syrienne.
06:41Que vous avez appris pour l'occasion ?
06:43Oui, après, nous, en Iran,
06:46à l'école, on apprend un petit peu l'arabe,
06:49mais c'est plutôt l'arabe littéraire,
06:51pour lire le Coran.
06:53Donc, c'est la langue de l'éducation religieuse ?
06:56C'est différent, surtout au niveau d'accent et tout.
06:58L'arabe, c'est vraiment une langue assez riche.
07:01Chaque pays arabe a son racisme.
07:04rapport avec la langue.
07:06Donc, pour le film, oui, j'avais un coach.
07:11Bon, après, Gaïa, elle est syrienne, la réalisatrice.
07:14C'est intéressant.
07:15Moi, je travaille beaucoup sur les langues
07:17que je ne connais pas.
07:19C'est vraiment une fenêtre.
07:23C'est une fenêtre, une culture.
07:27Ça me permet toujours d'aller vraiment profond
07:29du personnage, creuser le personnage
07:32et moi, je joue vraiment avec la langue.
07:34La première fenêtre, c'est le français.
07:37C'est-à-dire que le français, vous le parliez bien avant
07:39d'arriver en France ?
07:41Non, pas du tout.
07:42Pas du tout ? Vous ne parliez pas du tout français ?
07:43Non, même pas un mot.
07:44Pas un mot ?
07:45Non.
07:46Vous n'aviez pas reçu d'éducation en français ?
07:48Non, parce que c'était un peu par hasard
07:50que j'ai fini par venir en France.
07:54Donc, vous êtes arrivée ici sans parler un mot de français ?
07:57Oui.
07:58J'avais une semaine à partir
08:00et c'était la France qui m'a accueillie.
08:03Et ça, ce n'était pas dans mon plan.
08:05Non ?
08:06Pas du tout.
08:07Je rappelle ce qui s'est passé.
08:09Vous l'avez raconté.
08:11On a volé une sex tape de vous
08:13et puis vous avez été littéralement harcelée par le régime.
08:16Vous avez subi des interrogatoires.
08:18En fait, un procès devait s'ouvrir
08:20et c'est pour ça que vous êtes partie très précipitamment.
08:22C'est que vous êtes partie au moment où le procès démarrait.
08:25Vous risquez de la prison, vous risquez des coups de fouet.
08:28Et surtout, vous étiez déjà une actrice.
08:31Votre carrière était complètement menacée.
08:34Et je trouve que dans le film,
08:37dans l'étrangère, dans le film de Gaïa Gigi,
08:39il y a quelque chose de très intéressant
08:40et qui rappelle quelque chose de votre histoire.
08:42C'est que cette femme, Selma,
08:45elle n'est pas traitée seulement comme un symbole politique,
08:49comme un stéréotype de femme migrante, exilée,
08:52réfugiée politique, sans papier.
08:54Elle est aussi traitée comme une femme
08:56avec des blessures intimes, des désirs, de la chair.
09:01Ce qui n'est pas souvent le cas quand on parle de ces sujets-là.
09:04Vous êtes d'accord ?
09:05Oui.
09:05On a tendance à...
09:07C'est ce que j'aimais aussi quand j'ai lu le scénario.
09:11C'est ce regard, absolument pas cliché,
09:16sur la vie d'une réfugiée,
09:18mais c'est plutôt la vie d'un être humain, d'une femme.
09:24Pour moi, c'est plutôt un drame sentimental,
09:27en fait, au film.
09:28C'est l'histoire d'amour.
09:31C'est en fait, c'est le trajet qui compte.
09:34C'est là où.
09:36C'est un peu lié à l'histoire de ma vie aussi.
09:38Voilà.
09:38C'est ça qui est important.
09:40C'est ce trajet,
09:41comment on se découverte à travers ce qu'on a vécu.
09:47Et comment on voit le monde différemment.
09:51Comment on se met à la place des autres.
09:53Comment on...
09:55Ça a vraiment le regard sur l'autre, pour moi, Sophie.
09:59C'est ça, parce que quand vous vous êtes...
10:03Vous vous retrouvez harcelé par le régime,
10:05évidemment, vous vous retrouvez dans une situation politique
10:08et sociale cauchemardesque.
10:10Mais ça éclipse aussi le fait que derrière,
10:13c'est une blessure intime.
10:15C'est une blessure intime, c'est un traumatisme intime.
10:17C'est-à-dire, vous auriez été une jeune actrice de 25 ans,
10:19ça vous serait arrivé en France.
10:21C'est aussi très traumatisant
10:23de voir son intimité balancée sur le web.
10:28Oui, mais après, c'est un peu différent avec Selma,
10:31parce que je pense que Selma,
10:32ce qu'on disait tout à l'heure,
10:35elle a quand même cette chance
10:38de s'accrocher à son fils.
10:42Bon, elle a un mari qui est en prison.
10:44Oui, elle est traumatisée par toute une guerre.
10:47L'histoire de Syrie, c'est pas très loin de l'histoire d'Iran.
10:50C'est des pays où tout le monde oppressait,
10:52c'est des pays où tout le monde en guerre,
10:54tout le temps en guerre.
10:56Avec une surveillance politique permanente,
10:59la délation...
11:00Et la violence qu'on vit tous les jours.
11:03Pardon.
11:03Et je pense que c'est encore plus violent
11:06quand on vit tout ça de loin.
11:08Et c'est pour ça que c'est intéressant
11:10comment Selma passe à travers toute cette violence.
11:16Bon, la première différence avec moi,
11:19c'est qu'elle a décidé de partir.
11:21Moi, j'étais un peu obligée de partir.
11:23Mais Selma, elle a quand même une...
11:26Elle a déjà décidé pour créer un avenir pour son fils.
11:32Et je pense que c'est ça qui la donne cette force d'aller jusqu'au bout de...
11:37En même temps, elle paraît qu'elle laisse un enfant.
11:39Maintenant que vous êtes mère, vous pourriez laisser un enfant ?
11:45Oui, ça c'est vraiment...
11:46C'est la question...
11:47C'est une question...
11:48C'est une question...
11:49Absolument terrible.
11:50Oui, oui.
11:51Mais c'est pour ça que je la trouve assez forte, Selma,
11:54et déterminante dans ce qu'elle a décidé.
11:57Parce que vous, vous avez laissé toute votre famille derrière vous.
11:59Ça veut dire que, par exemple, vous avez une mère qui a dit à sa fille,
12:03part.
12:04Oui, oui.
12:05Et je pense que ça reste toujours, pour n'importe qui, une décision douloureuse
12:11de laisser partir ou de partir et laisser quelqu'un derrière.
12:14C'est un cadeau qu'elle vous a fait ?
12:17Je pense que oui, ce soutien, c'est important.
12:23Encore pour revenir sur le film, je pense que ce qu'il fait, le mari,
12:27le mari qui rejoint Selma après avoir vécu toutes ses années de prison,
12:34une fois qu'il est là, qu'il veut vivre sa vie et son amour avec sa femme,
12:39il voit bien que cette femme, elle n'est plus là.
12:42Elle n'est plus la même.
12:42Elle n'est traversée d'autres choses.
12:44Elle n'est plus la même.
12:45Elle n'est plus la même personne et il la laisse avancer.
12:49Il la laisse faire sa vie.
12:51Et je pense que c'est pareil avec ce rapport qu'elle a avec l'avocat.
12:58Mais ça signifie, Zaramir, ça signifie que c'est aussi ça quelque chose
13:03dont on parle rarement avec l'exil, c'est que quand on laisse des gens derrière soi,
13:09le risque, c'est qu'on ne puisse plus vraiment se retrouver.
13:13C'est-à-dire que quand on se retrouve, eux, ils ont changé.
13:16Vous, vous avez changé.
13:18Oui, exactement.
13:19Déjà, si on peut se retrouver, c'est un cauchemar de tous les jours.
13:24Et oui, c'est ce que moi, je vis avec même mes amis, mes amis proches.
13:30À Téhéran.
13:32À Téhéran, en Iran.
13:34Et quand on se retrouve, après, on part d'un peuple assez déchiré,
13:38diaspora iranien, on est partout.
13:41Et si je veux m'inspirer, à ce point de vue, c'est vraiment, c'est tous les jours
13:45qu'on est surpris par rencontrer un ami ou une amie qu'on n'a pas vu pendant un bon
13:52moment
13:53et que tout est changé et que c'est une autre personne.
13:55Mais en même temps, c'est comme si on se retrouve après deux jours de séparation.
13:59C'est des liens assez forts parce que c'est des liens qui se sont créés dans des situations
14:06peut-être absurdes et violentes encore.
14:11Mais voilà, tu vois à quel point tout change tous les jours.
14:17Écoutez la voix de Marjane Satrapi.
14:19Elle est morte il y a quelques jours à 56 ans.
14:23Elle est morte de chagrin, de tristesse, ont dit ses amis.
14:26Nous, la diaspora, on n'est que la voix de l'Iran.
14:29L'avenir de l'Iran appartient aux Iraniens qui sont en Iran.
14:34Et je pense que le prochain République démocratique de l'Iran,
14:39son président ou sa présidente,
14:41et tous les cabinets se trouvent aujourd'hui dans les prisons iraniens.
14:45Et c'est à eux de faire le pays.
14:47Parce que nous, si vous savez,
14:49eux, c'est le battement du cœur en fait de l'Iran.
14:51Nous, on entend ce battement du cœur
14:53et au mieux, on peut faire l'écho au monde.
14:55Mais c'est leur cœur qui bat.
14:57Donc c'est aux Iraniens d'Iran.
15:01Ouais, bon.
15:04Pardon.
15:05Ça vous émeut d'entendre savoir ?
15:07C'est triste de l'avoir perdu.
15:10Oui, une grande dame qui dit que c'est la résilience pour moi, Marjane.
15:19Ce qu'elle dit, c'est vrai.
15:22Elle parle d'un peuple.
15:25D'être la voix d'un peuple, en fait, c'est quelque chose d'assez difficile.
15:28Moi, je trouve, après nous, on est là.
15:31On essaie d'informer le monde entier comment ça se passe là-bas
15:34parce qu'il n'y a pas beaucoup d'informations qui circulent.
15:38On ne connaît pas ce peuple.
15:41C'est vraiment une histoire de résilience.
15:44Marjane, elle-même, elle est vraiment une personne
15:49qui a inspiré pas mal de gens
15:52et qui est vraiment l'exemple de la résilience.
15:55La résilience est comme Salma.
15:58Votre personnage, Marjane Satrapi, avec Persepolis,
16:03elle a fait comprendre ce que c'était
16:04qu'une enfance sous le régime des Mollahs
16:07à des millions de gens.
16:10Je pense que ça fait partie des premiers films
16:12qui ont ouvert cette fenêtre sur cette époque d'Iran
16:17et ce qu'on vit aujourd'hui.
16:20Et quand elle dit le cœur de l'Iran,
16:23ce ne sont pas les Iraniens qui sont partis,
16:25ce sont les Iraniens qui sont en Iran
16:26et c'est eux qui feront l'Iran de demain ?
16:29Après, moi, je pense que oui, ça, c'est vrai.
16:33Mais moi, je pense que c'est important
16:35parce que pour un peuple pareil
16:36qui a vraiment moitié de sa population
16:39dehors de son pays,
16:41je pense que nous, ce qu'on a réussi à créer,
16:44surtout après Finville Liberté,
16:45c'était encore cette rencontre de diaspora
16:51avec le peuple qui est resté.
16:54Et moi, je trouve les deux...
16:55Entre l'intérieur et l'extérieur de l'Iran.
16:57Oui, voilà.
16:57Et parfois, je veux juste revenir encore sur le film,
17:02parce que pour moi,
17:04ils sont très, très courageux,
17:06les gens qui restent,
17:07les gens qui décident de se battre,
17:09de continuer leur vie là-bas,
17:12alors que tout est presque sans espoir.
17:17Mais ils sont courageux aussi,
17:19les gens qui partent,
17:20parce que c'est tout un monde nouveau à découvrir.
17:24C'est tout un inconnu.
17:26Il faut encore résister à pas mal de choses.
17:29Et c'est beau quand on est vraiment main dans la main.
17:33Et c'est ce que, justement,
17:35un régime autoritaire comme la République islamique
17:39essaie toujours de couper, de briser, de briser le lien.
17:42De briser le lien.
17:43Merci beaucoup, Zahramir.
17:45Donc, le film sort le 24 juin,
17:47le film de Gaïa Gigi, L'étrangère.
17:50Et c'est un film extrêmement délicat,
17:52surtout ce dont on vient de parler ensemble.
17:54Et c'est un film plein.
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