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Dans son édito du 13/06/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur l'immigration en Suisse.
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00:00Côté, un référendum très attendu se tiendra demain sur l'immigration.
00:05Il se tiendra en Suisse et il porte sur la taille maximale, je le disais, de la population.
00:10De quoi parlons-nous et pourquoi est-ce que cela devrait intéresser les Français ?
00:15Alors parce que la Suisse, dans les circonstances, se présente comme le contre-modèle absolu du débat français sur l
00:22'immigration.
00:23Alors point de départ, nous sommes devant un pays qui, longtemps, avait une politique migratoire assez ferme
00:30et qui, je le dis tout de suite, ne bascule pas dans l'illusion de l'universalisme républicain.
00:36La Suisse est un pays composé de trois communautés ethno-culturelles fortes.
00:40Il y a la Suisse alémanique, donc les Allemands, la Suisse romande, les francophones,
00:44sans oublier les Italiens qui sont aussi présents dans ce pays.
00:48Donc c'est un pays qui sait qu'il y a une dimension culturelle à l'identité, à la citoyenneté.
00:53Ce pays, depuis une quinzaine d'années environ, a perdu par ailleurs le contrôle,
00:58notamment à cause de ses accords avec l'Union européenne, a perdu le contrôle de son immigration.
01:02Du moins, c'est ainsi que les Suisses le ressentent.
01:05Perte de contrôle sur l'immigration, perte de contrôle sur la taille de la population,
01:10sentiment ou réalité de submersion.
01:13Dès lors, qu'est-ce qu'on fait en Suisse quand il y a un problème collectif
01:15et on sent qu'on n'y répond pas correctement ?
01:17On organise un référendum.
01:20Et c'est notamment l'UDC, donc le Parti de droite nationale, l'Union démocratique du centre,
01:24qui a porté ce référendum,
01:27qui a comme objectif, dis-je, de limiter pour 2050,
01:31avant 2050, dis-je, la population à 10 millions de personnes en Suisse,
01:3510 millions d'habitants.
01:37En ce moment, ils sont 9,1 millions,
01:40mais la croissance depuis 2002 est de 1,7 million.
01:43Donc, c'est quand même significatif.
01:45Le pays se sent déstabilisé.
01:48Alors, qu'est-ce qu'on fait pour ne pas atteindre le 10 millions de personnes ?
01:51C'est quand même une question.
01:52Il y a notamment l'idée que si la Suisse se rapproche à 9,5 millions avant 2050,
01:58les institutions fédérales, le Parlement, le Conseil fédéral,
02:00doivent prendre des mesures qui touchent notamment l'asile et les regroupements familiales.
02:04Si le seuil des 10 millions est franchi,
02:06il faut dénoncer ou renégocier les accords internationaux
02:09qui favorisent la croissance démographique.
02:11Et par ailleurs, cet accord, ce référendum, dis-je, s'il passe,
02:15permettrait de révoquer les ententes, les accords internationaux,
02:19les traités qui favorisent la migration,
02:22une migration qui déborde en Suisse,
02:25du moins c'est ainsi que les Suisses le voient.
02:27Alors, pourquoi est-ce que c'est intéressant, cette séquence ?
02:30Premièrement, on est dans un pays où le peuple se donne le droit,
02:34par référendum d'initiative populaire,
02:37de révoquer des accords internationaux ou des traités internationaux.
02:41On nous dit partout en Occident aujourd'hui,
02:43le droit international est une source de droit supérieure à la souveraineté populaire.
02:49Rappelez-vous cette phrase de Juncker qui disait
02:51« Il n'y a pas de démocratie à l'extérieur des traités européens ».
02:54Il ne faut pas l'oublier.
02:55Donc, on est dans un monde où aujourd'hui,
02:57la légitimité supérieure est la légitimité des traités
03:00qui prétendent incarner les droits.
03:02En Suisse, il dit un instant,
03:04« Le peuple va décider ».
03:06C'est le peuple qui considère si oui ou non cet accord,
03:08il est bon pour nous.
03:10Ensuite, il y a la volonté en Suisse de contrôler,
03:12je le disais plus tôt,
03:14de maîtriser la composition de la population.
03:16La Suisse est un pays qui repose sur des équilibres culturels
03:20relativement complexes,
03:21avec beaucoup de souveraineté et de pouvoir au niveau du canton.
03:24« La Suisse n'a pas envie de changer d'identité ».
03:27Et vous noterez, soit dit en passant,
03:29à la frontière suisse et française,
03:31dans les piscines municipales,
03:33c'était l'an passé où on en avait parlé,
03:34les Français,
03:35le mot est un peu codé, si je peux me permettre,
03:38les Français ne sont pas des bienvenus dans les piscines municipales,
03:40notamment,
03:41parce qu'ils sont associés à des troubles à l'ordre public.
03:44Et le mot « français » ici,
03:45a une désignation plus juridique que culturelle.
03:48Dans le vocabulaire suisse,
03:48si vous regardez la presse suisse,
03:50les commentaires,
03:50les propos sont assez explicites.
03:53Mais il y a, au-delà de ça,
03:54il y a une inquiétude qui s'exprime en Suisse
03:56qui est assez intéressante.
03:57C'est une inquiétude par rapport à ce qu'on pourrait appeler
03:59le gigantisme démographique.
04:01Alors ça, ce sont mes mots,
04:02ce ne sont pas les leurs.
04:03Il y a cette tentation qu'ont les pays aujourd'hui
04:05de se dire,
04:06plus notre population sera nombreuse,
04:08plus nous serons puissants,
04:10plus nous serons riches,
04:11plus nous serons une société absolument imposante.
04:14Et les Suisses disent un instant,
04:16le gigantisme démographique
04:17n'est pas nécessairement à notre avantage.
04:20Et les Suisses, à leur manière,
04:22encore une fois,
04:22ce ne sont pas leurs mots,
04:23mais c'est mon analyse,
04:24les Suisses disent un instant,
04:25il ne faut pas distinguer exagérément
04:27le peuple et la population.
04:29Parce que dans nos sociétés,
04:30aujourd'hui,
04:31où il y a une dissociation
04:32de plus en plus marquée
04:33entre la nationalité administrative
04:35et la nationalité identitaire ou culturelle,
04:38cette dissociation fait en sorte
04:40que vous avez la population d'un pays
04:41qui peut avoir tous les titres de séjour,
04:44et si ce n'est pas un titre de séjour,
04:45c'est la nationalité,
04:46mais le peuple historique de ce pays
04:48peut être de moins en moins présent
04:50dans ce pays.
04:51Donc, il y a,
04:51dans cette espèce de culte
04:53de la population toujours croissante,
04:55il y a une illusion de puissance.
04:57Il y a une illusion de prospérité.
05:00Alors, on verra ce que ça va donner
05:02demain en Suisse.
05:02Le référendum,
05:03il y a quelques semaines,
05:05le camp du « il faut stopper à 10 millions »
05:07était très majoritaire.
05:08Apparemment que les chiffres
05:09se sont rééquilibrés.
05:10Il faut dire que l'ensemble
05:11des élites suisses,
05:12pour l'instant,
05:13disent que ce référendum
05:15sera une catastrophe,
05:16ce sera la fin de la prospérité suisse,
05:18c'est un modèle autoritaire,
05:20il faut se méfier du contrôle migratoire.
05:22Il n'en demeure pas moins.
05:23Je pense que c'est la leçon à retenir
05:24que tout ça se passe
05:26dans le débat démocratique
05:27et non pas à l'abri
05:28de je ne sais quel conseil constitutionnel.
05:30Mathieu Beaucoté,
05:30ce débat n'est-il pas dépassé en France ?
05:32Le choc des symboles religieux
05:33dans les conseils municipaux
05:35ne confirme-t-il pas
05:36que le changement démographique
05:39est irréversible ?
05:40On a quelquefois l'impression
05:41que le débat sur le contrôle de l'immigration.
05:43Certains nous disent
05:44qu'il faut contrôler l'immigration.
05:45Ces gens-là,
05:45on a l'impression
05:45qu'ils sont dans les années 90 ou 2000.
05:49Certains disent
05:49qu'il faut stopper l'immigration.
05:51Ça, c'est déjà plus sérieux,
05:52stopper l'immigration massive.
05:54Parce que les changements culturels
05:56engendrés par les changements démographiques,
05:58on les voit,
05:59et vous en avez parlé ce matin
06:00dans votre émission,
06:01si je ne me trompe pas,
06:01cher Elliot,
06:02dans le conseil municipal,
06:03je pense que c'est à Ivry,
06:04donc l'Assemblée municipale,
06:06on voit un choc
06:07où il y a une conseillère
06:09de la Deville
06:10qui est en hijab,
06:13donc qui porte le foulard islamique.
06:15Et là, certains disent
06:16qu'il faut remarquer
06:16que c'est quand même un problème.
06:17Non, on est ici,
06:18vous êtes censé
06:19être des représentants du peuple.
06:20Qu'est-ce que vous faites
06:21avec des symboles religieux tentatoires ?
06:23Le maire communiste
06:24ne semble pas particulièrement
06:25dérangé par ça.
06:26Il fait même référence
06:27à l'abbé Pierre.
06:28C'est quand même pas mal.
06:29Il est un homme
06:30à la réputation plus complexe aujourd'hui,
06:31si je peux me permettre.
06:33Son œuvre est une œuvre
06:34moins immaculée
06:35qu'on ne le pensait.
06:36Quoi qu'il en soit,
06:36il se tourne vers l'abbé Pierre
06:37pour justifier la chose.
06:38Et là, il y a un conseiller
06:40municipal à l'RN
06:41qui dit,
06:41mais très bien,
06:42si elle a le droit à son voile,
06:43j'ai le droit, quant à moi,
06:44de sortir mon crucifix
06:45et de vous faire un...
06:46Je vous salue, Marie.
06:48Et là, scandale
06:50chez le maire communiste
06:52qui devient un maire éructant,
06:54un maire en colère.
06:55Son visage,
06:56je dirais,
06:57son visage est transformé
06:58par une colère
06:59qui laisse croire
07:00qu'il est habité
07:01par ce qu'on appellerait
07:02la vieille haine
07:03anti-chrétienne
07:05du communisme.
07:06Ça nous rappelle,
07:06ce qu'on dit en passant,
07:07que tous ceux
07:08qui ont une espèce
07:08de vision des communistes
07:10sur le mode,
07:10ce serait la gauche radicale
07:12gentille à la différence
07:12de LFI.
07:13Il ne faut pas se tromper.
07:15Le communisme
07:16est une doctrine totalitaire
07:17et aujourd'hui,
07:18le communisme
07:19à la papille,
07:20le communisme rouge gentil,
07:23c'est une illusion.
07:24On voit ici
07:25une haine anti-chrétienne
07:26qui, selon plusieurs,
07:27est une haine anti-française.
07:28Ce qui est certain,
07:29ce qui est certain,
07:30c'est que quand on célèbre
07:32le hijab d'un côté
07:33et qu'on diabolise
07:34le je vous salue,
07:35Marie de l'autre,
07:36on est dans un système
07:37où le pouvoir de gauche,
07:39dans des circonstances,
07:40a décidé de faire
07:41une génuflexion
07:42devant la souveraineté nouvelle
07:43qui s'impose,
07:44et c'est une souveraineté
07:45sous le signe
07:46de l'islam conquérant.
07:48Par ailleurs,
07:49cette scène nous rappelle
07:50que la laïcité
07:51ne suffira pas
07:51à définir la France.
07:52Ça, je le vois bien.
07:53La laïcité,
07:54on y est tous attachés,
07:55bien évidemment.
07:56Mais ce qu'on constate,
07:57c'est que la France
07:57n'est pas qu'un pays laïque.
07:58C'est un pays laïque
08:00de racines
08:01et de culture catholique.
08:02C'est un pays
08:03de racines
08:03et de culture chrétienne.
08:05Et si vous tenez
08:06l'identité française
08:07seulement dans la mystique
08:08républicaine
08:09ou laïciste,
08:10à la fin,
08:10vous la verrez
08:11s'aplatir
08:12devant l'islam conquérant.
08:14Par ailleurs,
08:15vous noterez une chose,
08:16tous les symboles religieux
08:16ne sont pas interchangeables.
08:17La mystique laïciste
08:18qui dit,
08:19ah ben oui,
08:19lui a sa croix,
08:20elle a son hijab,
08:21il faudrait que les deux
08:22les rangent.
08:22Il y a peut-être
08:23une nuance à faire.
08:24La symbolique chrétienne
08:26en France
08:26n'est pas une symbolique
08:27d'importation récente
08:28ou d'imposition récente.
08:31Et cette idée
08:31que pour en finir
08:32avec le foulard islamique,
08:34il faudrait achever
08:35la déchristianisation
08:36de la France
08:36me semble une idée
08:37hasardeuse.
08:38Mais l'ensemble
08:39de nos pays aujourd'hui
08:41sont traversés
08:42par une forme
08:42de retour au réel.
08:44Notre définition
08:44strictement juridique,
08:46libérale,
08:46dirait certains,
08:48administrative,
08:48de la nationalité,
08:49du pays,
08:50ne tient plus.
08:51Ce qu'on voit,
08:51c'est le retour
08:52du refoulé,
08:53le refoulé
08:54ethno-culturel,
08:55le refoulé identitaire,
08:57le refoulé anthropologique.
08:58Les hommes ne sont pas
08:59des individus
09:00interchangeables
09:01sans identité.
09:02Les hommes sont
09:03ancrés dans des cultures,
09:04dans des langues,
09:05dans des mémoires,
09:06des civilisations.
09:07Et quand vous forcez
09:08des hommes
09:08qui sont de cultures
09:10très différentes
09:11à cohabiter
09:12alors que certains
09:12sont chez eux
09:13depuis toujours
09:13et d'autres viennent d'arriver
09:14et sont quelquefois
09:15dans une perspective
09:16conquérante,
09:17pas tous évidemment,
09:18mais selon les discours
09:19qu'on peut entendre,
09:20vous créez les conditions
09:22d'un choc culturel
09:23qui sera demain
09:24un choc ethno-culturel
09:26et on peut voir
09:26jusqu'où ça va
09:27aujourd'hui
09:28en Irlande du Nord.
09:30Je dirais à ce sujet,
09:32la grande révolution
09:34migratoire
09:34des 40-50 dernières années
09:36n'était pas
09:36une histoire naturelle
09:38des migrations.
09:38C'était un projet,
09:40on pourrait dire
09:41à grande échelle
09:41mondialiste,
09:43de migration globale
09:44pour en finir
09:45avec une certaine conception
09:46de l'identité nationale.
09:47Ce projet aujourd'hui
09:48virait à la catastrophe
09:49comme autrefois
09:50le communisme
09:50a viré à la catastrophe,
09:51mais il était peut-être
09:52plus facile
09:53de sortir du communisme
09:54que de sortir
09:55du système mondialiste
09:56et diversitaire.
09:57Je rappelle que le maire
09:58de cette ville
09:59a qualifié l'acte
10:01de cet élu
10:02qui a sorti
10:03une croix
10:04et cité,
10:05je vous le salue Marie,
10:07de crime politique.
10:08Oui,
10:09c'est la psychologie
10:10des communistes.
10:10Le crime politique.
10:12Il est sincère,
10:13ne vous trompez pas,
10:13il est sincère.
10:13Je suis certain
10:14ou peut-être
10:15que ces mots
10:15ont dépassé sa pensée.
10:17Vous avez parlé
10:18de l'immigration
10:19à la manière
10:20d'une sorte
10:21de révolution
10:22irréversible.
10:22Mathieu,
10:23n'est-ce pas
10:24le propre
10:24de toutes les révolutions?
10:25C'est le propre
10:26des révolutions
10:27de gauche
10:27en quelque sorte.
10:28C'est-à-dire,
10:28la gauche,
10:29il faut comprendre
10:30la psychologie
10:30de la gauche,
10:31elle ne veut pas
10:32réformer la société
10:33dans une perspective
10:34qui pourrait être
10:35corrigée demain
10:36si la droite
10:36arrive au pouvoir.
10:37La mystique
10:38de la gauche
10:39est la révolution.
10:40C'est la révolution,
10:40c'est l'idée
10:41de l'irréversible.
10:42C'est cette idée
10:42que nous allons imposer
10:43un changement
10:44sur lequel on ne pourra
10:45plus revenir.
10:47Mitterrand,
10:48la vidéo circule
10:49beaucoup ces temps-ci,
10:50ça m'amuse.
10:50Quand 10 personnes
10:52peuvent rentrer
10:52au Parti Socialiste,
10:53ils n'acceptent pas
10:53l'idée d'une rupture
10:54irréversible
10:55avec le capitalisme.
10:56Bon,
10:56c'est pour les capitalistes
10:57qui veulent rompre,
10:58bien que.
10:59L'idée,
11:00maintenant,
11:00ils ont voulu rompre
11:01ensuite avec les systèmes
11:02de valeurs traditionnelles.
11:04Maintenant,
11:04c'est avec l'idée même
11:05du peuple historique.
11:06La révolution
11:07a changé de visage,
11:08la révolution
11:09a changé d'idée,
11:10la révolution
11:11a changé de projet.
11:13Et le projet,
11:13aujourd'hui,
11:14c'est la désoccidentalisation,
11:15la dénationalisation,
11:17la défrancisation,
11:18c'est le fait
11:18de sortir une fois pour toutes
11:20du peuple historique français
11:22pour le définir seulement
11:23soit dans le vivre-ensemble
11:25diversitaire,
11:25soit dans la nouvelle France
11:27de M. Mélenchon.
11:29Mais vous noterez
11:29que le bloc central
11:30et la gauche radicale
11:31sur cela
11:31ont la même vision
11:33de la France
11:34et n'ont simplement
11:35pas la même vitesse
11:36de transformation sociale.
11:37Donc là,
11:38on est devant une forme
11:38de double irréversibilité.
11:41D'un côté,
11:42la gauche
11:42et le bloc central,
11:43ont voulu transformer,
11:44et je reviens à la Suisse ici,
11:46ont voulu verrouiller
11:46l'ensemble des institutions politiques
11:48pour empêcher
11:49la tenue d'un référendum
11:49sur l'immigration en France,
11:52pour rendre impossible
11:53un tel référendum,
11:54pour qu'il ne soit pas possible
11:55demain de changer
11:56la politique migratoire,
11:57peut-être pour stopper
11:58l'immigration massive.
11:59Et ensuite,
12:00il y a cette idée
12:00que le changement démographique
12:01est tellement avancé
12:02que la France d'hier
12:04est une France aujourd'hui
12:05balayée.
12:06C'est le vieux bois mort
12:07de l'humanité
12:07dont on peut simplement se dire,
12:09on peut la pleurer
12:09si on veut,
12:10mais elle n'existera plus.
12:11C'est dans ce contexte
12:13que certains,
12:13quoi qu'on en pense,
12:14sont là à brandir
12:15le concept de remigration
12:17en disant
12:17rien n'est irréversible
12:19en ces matières.
12:20Il ne s'agit pas
12:21de les embrasser
12:22ou de dire qu'ils ont raison,
12:23évidemment.
12:23Il s'agit simplement
12:24de noter
12:25que certains n'acceptent pas
12:26le mythe de l'irréversibilité
12:27en matière migratoire.
12:28Sous-titrage Société Radio-Canada
12:31Sous-titrage Société Radio-Canada
12:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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