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00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe De Villiers.
00:00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:00:06Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy.
00:00:08Geoffroy Lejeune est avec nous, bien sûr.
00:00:10Cher Geoffroy, bonsoir.
00:00:11Bonsoir.
00:00:11Je le dis aux téléspectateurs Philippe De Villiers,
00:00:13c'est un plaisir de vous retrouver comme chaque vendredi,
00:00:16mais j'invite les téléspectateurs à rester jusqu'à la fin de l'émission,
00:00:20puisque vous avez vécu une semaine où vous avez été diffamé,
00:00:23et vous allez répondre à ceux qui vous ont accusé de tous les mots cette semaine.
00:00:27Oui.
00:00:29Oui ?
00:00:29Je voulais vous dire, au nom de téléspectatrices qui nous regardent,
00:00:34il faudra peut-être remonter un peu votre cravate.
00:00:36Ah, bien sûr.
00:00:38Vous n'avez pas quelqu'un dans votre environnement qui pourrait vous donner un conseil ?
00:00:44Alors, sachez que je ne regarde jamais mon téléphone dans cette émission,
00:00:48pour rester évidemment très attentif aux déclarations que vous allez faire dans quelques instants,
00:00:54cher Philippe De Villiers, mais je vais faire attention à ma cravate.
00:00:56Un peu de sourire, ça fait du bien.
00:00:58Je ne laisse rien passer, comme vous le pouvez constater.
00:01:01Vous êtes toujours chirurgical.
00:01:06Philippe De Villiers, revenons à l'actualité qui est malheureusement une actualité dramatique.
00:01:11Les obsèques de Liana, collégienne de 11 ans, retrouvées mortes le 4 juillet dans le Gers,
00:01:16se sont déroulées ce vendredi dans le cipière de Florence, la ville où elle était scolarisée,
00:01:21avec plusieurs centaines de personnes qui se sont regroupées ensuite devant un pupitre et un portrait de la petite fille.
00:01:27Au balcon de la mairie de Florence, les drapeaux étaient en berne vendredi matin.
00:01:31Cette semaine aura été celle d'un contraste saisissant, un état en capilotade et le peuple dans la rue,
00:01:38après le drame de la petite Liana.
00:01:41Un gouvernement empêtré, vous le voyez à l'image, dans les marches blanches.
00:01:45Les mobilisations, la colère des Français dans près de 200 villes, partout la colère montait.
00:01:51La situation semble chaotique et même inaudite.
00:01:54Je vous propose d'écouter la colère des Français.
00:01:58J'ai la colère contre ce monstre-là.
00:02:01Il ne mérite pas de vivre.
00:02:04Excusez-moi de dire ça, mais bon.
00:02:06Ma petite fille de 10 ans réveille beaucoup de choses en moi et beaucoup de colère par rapport à ce
00:02:11qui vient de se passer.
00:02:13Les excuses, ça fait 40 ans qu'on les subit.
00:02:15Donc maintenant, il faut que les gens, enfin, on ouvre les yeux et que chacun prenne ses responsabilités.
00:02:20C'est une honte, une honte.
00:02:22La justice est vraiment à la traîne.
00:02:25Je suis dégoûté par cette justice, complètement.
00:02:28Et ça prouve, ça prouve qu'on a soulevé un lièvre.
00:02:31Excusez-moi du terme, mais personne ne savait qu'il y avait 70 000 cas.
00:02:35Et là, on le découvre.
00:02:37Et la déclaration du président de la République, on ne répond pas à un drame par des cris.
00:02:42La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur et qui ne sont pas
00:02:48respectueuses, je crois.
00:02:50Cher Philippe, le divorce entre la classe politique qui nous dirige et le peuple vous paraît-il irréversible aujourd'hui
00:02:56?
00:02:59Écoutez, il faut prendre de la hauteur pour être à la hauteur du drame, à la bonne hauteur, à la
00:03:07hauteur de la dignité, de la décence commune, du recueillement.
00:03:13Toutes ces marches blanches qui sont des processions sans transcendance et qui manifestent une désespérance d'un peuple qui se
00:03:20sent abandonné.
00:03:23Et en fait, à l'instant, on vient de voir la phrase du président de la République, le chef des
00:03:32familles.
00:03:35« On ne répond pas, a-t-il dit, on ne répond pas à un drame avec des cris. »
00:03:42Et moi, je lui réponds ceci.
00:03:45« C'est dommage que vous ne soyez pas père de famille. »
00:03:50Parce qu'une famille, parfois, c'est un drame, c'est un drame moral.
00:03:53Un cri.
00:03:55Un cri est nécessaire, un cri est salutaire, un cri...
00:03:59Quand il s'agit d'un cri de douleur, un cri d'appel.
00:04:06Un cri...
00:04:08D'appel au secours.
00:04:11Un cri de souffrance.
00:04:13Un cri de détresse.
00:04:15Un cri de désespérance.
00:04:18C'est le cri du peuple français.
00:04:22Et qu'un président de la République puisse répondre
00:04:25à ce cri
00:04:28qui vient du tréfonds de l'âme française
00:04:33avec une formule aussi maladroite.
00:04:36Je me dis, cet homme était fait pour être acteur,
00:04:39il y a une erreur de casting.
00:04:40Il était fait pour aller brûler les planches,
00:04:43pour le vaudeville, courteler une paracine,
00:04:45par la tragédie, l'histoire est une tragédie.
00:04:47Il n'est pas à sa place.
00:04:51J'ajouterais d'ailleurs,
00:04:53pour expliquer le divorce entre le peuple et les élites,
00:04:59que les promesses d'Evaniel Macron n'ont pas été tenues,
00:05:02là comme sur les autres sujets.
00:05:05Il avait promis 15 000 places de prison.
00:05:09Il en faudrait aujourd'hui 40 000 pour être à 100 000.
00:05:12Il n'y en a que 63 000.
00:05:17Il en a créé 4 000.
00:05:19Donc la promesse n'a pas été tenue.
00:05:22Et surtout, je repense en cet instant,
00:05:25en écoutant votre question à l'instant,
00:05:28au garde des Sceaux qu'il a nommé,
00:05:29Madame Belloubet.
00:05:31Pendant le Covid, qu'est-ce qu'elle a fait ?
00:05:32Madame Belloubet, elle a libéré des milliers de prisonniers.
00:05:37Et ensuite, Dupond-Moretti.
00:05:40Dupond-Moretti, c'est lui qui a eu cette formule bien frappée.
00:05:46La prison est l'école de la récidive.
00:05:51Voilà ce qu'a fait Emmanuel Macron.
00:05:55Aujourd'hui, l'État est un champ de ruines fumantes.
00:06:07Les murs porteurs se sont effondrés.
00:06:10Les comptes affichent la banque route.
00:06:17L'ordre et la sécurité ne sont plus assurés.
00:06:21Ce qu'on entend partout, dans le Gers et chez moi,
00:06:25la France devient un coupe-gorge.
00:06:29Les services publics sont en voie de trait de thermondisation.
00:06:34L'hôpital ne soigne plus, entend-on.
00:06:37L'école ne transmet plus.
00:06:39La justice ne protège plus.
00:06:41Le travail ne paye plus, etc.
00:06:44Rien ne fonctionne plus.
00:06:47Et puis, plus grave, la France est en péril de mort.
00:06:52Menacée de l'extérieur par la submersion.
00:06:55Menacée de l'intérieur par l'implosion morale.
00:06:59On disait jadis que la France, c'était à la fois un précaré et un creuset.
00:07:06Le précaré de Vauban.
00:07:08Le précaré des forteresses dont les images se trouvent invalides avec les plans-reliefs.
00:07:14Un pays qui a besoin de se protéger parce qu'il n'y a pas de frontières naturelles.
00:07:18Avec des frontières physiques et qu'il n'y en a plus.
00:07:23Un pays qui perd ses compteurs et ses contours disparaît.
00:07:29Et puis le creuset, le creuset de l'assimilation, c'est le code civil, l'assimilation de celui qui vient,
00:07:36de celui qui désire nous rejoindre.
00:07:39L'assimilation est morte.
00:07:41Ou plutôt, pire que ça, on vit l'assimilation à l'envers.
00:07:46C'est-à-dire qu'au lieu d'agréger ceux qui arrivent et qui voudraient nous rejoindre, la société française
00:07:53se désagrège.
00:07:55Et puis il y a la parole publique.
00:07:57On y revient.
00:07:59La parole publique qui n'est plus crue, qui n'est plus entendue, qui n'est plus écoutée.
00:08:05Deux phrases cette semaine qu'il faut rapporter à nouveau en cet instant.
00:08:09La première de Nunez, le ministre de l'Intérieur, qui ose dire, souvenez-vous, au soir de la Ligue des
00:08:16Champions,
00:08:19tout est sous contrôle.
00:08:22Cette phrase, elle est historique.
00:08:24Tout est sous contrôle.
00:08:27C'est le que d'eau, que d'eau de Mac Mahon.
00:08:30Tout est sous contrôle.
00:08:31Alors qu'il y a 292 policiers et gendarmes qui ont été blessés, qui sont à l'hôpital.
00:08:39Et la phrase d'Emmanuel Macron devant le président du ministre, le président ministre de Qatar et le propriétaire du
00:08:46Paris Saint-Germain,
00:08:49dans la même situation, sur le même podium à l'Elysée, on sera intraitable.
00:08:55Vous vous souvenez ?
00:08:56Et donc, une espèce de psytacisme présidentiel, d'une année sur l'autre, on sera intraitable, on sera intraitable, on
00:09:03sera intraitable.
00:09:03Mais tout le monde rit sous cap, on sera intraitable.
00:09:10De même qu'il avait dit à Louis Dragnel un jour, en 2020,
00:09:17dans un an, 100% des EQTF seront renvoyés chez eux.
00:09:25Alors le divorce entre la classe politique, la classe dirigeante, et le peuple, il est consommé.
00:09:38La classe dirigeante fait croire au peuple, depuis longtemps, et encore aujourd'hui davantage,
00:09:46qu'elle a le pouvoir, alors qu'elle a transféré le pouvoir.
00:09:51Elle a transféré la potestas à Bruxelles, elle a transféré l'octuritas dans les cours suprêmes.
00:09:57Elle n'a plus le pouvoir.
00:09:59Et le peuple s'en aperçoit.
00:10:02Et donc, le peuple n'écoute plus la classe dirigeante.
00:10:07La classe dirigeante, elle a fait croire au peuple, pendant longtemps, et encore aujourd'hui,
00:10:12qu'elle a la main ferme sur la main de justice.
00:10:17Mais le peuple a vu ce qui s'est passé pour Lola, ce qui s'est passé pour Philippine, pour
00:10:22Thomas, les EQTF.
00:10:26Le peuple, il voit qu'à Béziers, si le maire, si la jurisprudence ne change pas,
00:10:32le maire va être mis en prison, ou en tout cas rendu inéligible.
00:10:36Le maire de Béziers, qui est un homme remarquable, Robert Ménard,
00:10:40parce que personne n'a rien fait, parce que l'État ne fait rien,
00:10:44parce que les pouvoirs publics ne font rien.
00:10:48Et d'autrefois, ce sont les innocents qui payent pour la faute politique majeure
00:10:53qu'est l'abandon d'un peuple.
00:10:56La classe dirigeante est fait croire, en ce moment,
00:11:00qu'elle est en train de redresser les comptes,
00:11:02alors que le peuple voit bien que nous sommes sous la ligne de flottaison du Titanic.
00:11:07Et puis surtout, en ce moment,
00:11:10cette circonstance,
00:11:11la classe dirigeante, derrière Emmanuel Macron,
00:11:14elle fait croire au peuple,
00:11:17qu'elle se préoccupe de la menace existentielle.
00:11:23Ah bon ? La menace existentielle ?
00:11:26C'est l'islamisme galopant,
00:11:28l'islamisme militant,
00:11:30l'islamisation de la France,
00:11:31de tous nos quartiers,
00:11:33tout le monde le voit.
00:11:35Non, c'est pas ça,
00:11:36pour Macron et pour la classe dirigeante.
00:11:39Pour la classe dirigeante et pour Macron,
00:11:41la menace existentielle, c'est la Russie.
00:11:44Et donc, il faut faire la guerre.
00:11:47Et donc, pendant que les Français galèrent
00:11:51sous l'inflation,
00:11:53sous la misère,
00:11:55qui n'ont pas de quoi remplir leur réservoir d'essence,
00:12:00Macron nous dit,
00:12:02on va aller faire la guerre
00:12:03avec un 14 juillet préparatoire
00:12:06qui sera la transformation
00:12:08des Champs-Élysées en champs de bataille.
00:12:10Macron veut la guerre.
00:12:12Il faut que les Français le sachent.
00:12:14Il veut nous emmener à la guerre.
00:12:16Mais c'est pas la bonne guerre.
00:12:17La Russie n'est pas une menace existentielle.
00:12:21Quoi qu'on pense par ailleurs.
00:12:23La vraie menace existentielle,
00:12:25je le dis ici,
00:12:26à chaque fois, dans chaque émission,
00:12:28la menace existentielle,
00:12:30c'est le changement de peuplement
00:12:32et l'islamisation de la France.
00:12:36Et donc, je dis,
00:12:37ce soir,
00:12:39il y a une erreur de casting.
00:12:42Emmanuel Macron
00:12:44est un acteur.
00:12:45Il était fait pour les planches.
00:12:47C'est ce que m'a dit un jour
00:12:49Brigitte,
00:12:50dans une confidence.
00:12:51Il était fait pour les planches.
00:12:53Elle m'a même dit,
00:12:53il brûle les planches.
00:12:55Elle parlait du Touquet
00:12:57quand il jouait Courteline,
00:12:59quand il jouait le vaudeville.
00:13:00Le problème, c'est que
00:13:02l'histoire,
00:13:03c'est pas le vaudeville.
00:13:05C'est plutôt Racine ou Corneille.
00:13:07C'est la tragédie et l'honneur.
00:13:09Et là,
00:13:10on n'est pas dans le bon casting.
00:13:13Revenons aux conséquences politiques
00:13:15après la disparition de l'IANA.
00:13:17La classe politique a parlé
00:13:18de dysfonctionnement,
00:13:19propose une noria de réforme.
00:13:22Est-ce que cela vous paraît suffisant,
00:13:24Philippe Devilliers ?
00:13:25Faut-il aller plus loin
00:13:26en mettant en œuvre
00:13:28une véritable révolution pénale ?
00:13:30Est-ce qu'il faut
00:13:30une révolution pénale, Philippe ?
00:13:32Alors, il faut une révolution pénale.
00:13:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:13:36Oui, il faut une révolution pénale
00:13:37parce qu'aujourd'hui,
00:13:39la justice est à l'envers,
00:13:40il faut la remettre à l'endroit.
00:13:42Et pour la remettre à l'endroit,
00:13:44je résumerai en quelques mots,
00:13:47c'est la question de la peine.
00:13:51Alors, aujourd'hui,
00:13:53la justice est à l'envers
00:13:56parce qu'elle repose
00:13:58sur l'excuse absolutoire.
00:14:01l'excuse absolutoire.
00:14:04L'excuse absolutoire,
00:14:05ça veut dire,
00:14:06ce n'est pas le coupable
00:14:07qui est coupable,
00:14:08c'est la société.
00:14:11Donc, on trouve des excuses
00:14:13au coupable.
00:14:16Et puis,
00:14:17le deuxième principe,
00:14:20qui est là aussi une inversion,
00:14:22c'est
00:14:25l'accusation,
00:14:27l'inversion accusatoire.
00:14:30C'est-à-dire qu'en fait,
00:14:31quand on regarde bien,
00:14:32si on écoute la gauche judiciaire
00:14:35et toute l'idéologie judiciaire,
00:14:38ce n'est pas vraiment le coupable
00:14:40qui est vraiment coupable,
00:14:41c'est la victime,
00:14:43si on cherche bien.
00:14:45Et donc,
00:14:45vous allez voir,
00:14:46tout le système est établi
00:14:48sur ces deux principes.
00:14:50L'inversion victimaire
00:14:52et l'excuse absolutoire.
00:14:55Alors, il faut premièrement
00:14:58rétablir les peines minimales
00:15:01pour qu'il y ait un bornage
00:15:02vers le haut
00:15:02et un bornage vers le bas.
00:15:04C'est ce que dit très bien
00:15:05l'Institut pour la justice
00:15:07dont vous recevez parfois
00:15:08le président remarquable,
00:15:10Pierre-Marie Sèvres.
00:15:13Bornage vers le bas,
00:15:14c'est-à-dire qu'il faut
00:15:15enserrer les juges
00:15:17et les obliger à prononcer
00:15:18des peines de prison
00:15:21qui sont des peines probatoires
00:15:23et dissuasives.
00:15:25Ensuite,
00:15:25sur la question de la peine,
00:15:27il faut supprimer le juge
00:15:28de l'application des peines.
00:15:29Pourquoi ?
00:15:30C'est un sujet qu'on n'aborde jamais,
00:15:31mais il est essentiel.
00:15:33parce que le juge
00:15:35de l'application des peines,
00:15:36il peut chaque année
00:15:37remettre la moitié de la peine.
00:15:40C'est un deuxième procès
00:15:41dans le procès
00:15:42et à ce deuxième procès,
00:15:44la victime n'est pas présente.
00:15:47Vous voyez ce que je disais tout à l'heure
00:15:48sur l'inversion victimaire ?
00:15:49Là, il n'y a que le coupable,
00:15:51il n'y a pas la victime.
00:15:53Donc, il faut supprimer
00:15:54le juge de l'application des peines.
00:15:55Si tu prends 10 ans,
00:15:57tu prends 10 ans,
00:15:57tu fais 10 ans.
00:16:01Ensuite,
00:16:02il y a la question
00:16:03de la peine incompressible.
00:16:05Vous voyez, par exemple,
00:16:10Benkired,
00:16:12Dalia Benkired,
00:16:13a été condamné à 30 ans
00:16:16à une peine incompressible.
00:16:19qui a assassiné Lola.
00:16:21Mais on sait déjà
00:16:22qu'au bout de 30 ans,
00:16:23il y aura des experts,
00:16:24des psychiatres
00:16:25et elle sortira.
00:16:26Non.
00:16:27Incompressible,
00:16:28la peine incompressible,
00:16:29la peine perpétuelle
00:16:30doit être perpétuelle.
00:16:31Les mots ont un sens.
00:16:33Ensuite,
00:16:34il va falloir rouvrir
00:16:35le débat sur la peine de mort.
00:16:38Tout le monde
00:16:39se pâme devant Badinter,
00:16:42panthéonisé.
00:16:43Badinter,
00:16:44c'est l'homme
00:16:44qui a supprimé
00:16:45la peine de mort
00:16:47pour les coupables.
00:16:49Mais pas pour les victimes.
00:16:52Toutes ces marches blanches
00:16:53en témoignent.
00:16:55Badinter,
00:16:55c'est l'homme
00:16:56qui, dans le même temps,
00:16:57a libéré des milliers
00:16:58de prisonniers
00:16:58en 1981
00:16:59quand il est arrivé.
00:17:00Et c'est l'homme
00:17:01qui a fait
00:17:02du Conseil constitutionnel
00:17:03une instance
00:17:04d'empêchement
00:17:06pour la loi française.
00:17:08La loi du peuple.
00:17:11Enfin, je dirais ceci,
00:17:13il faut 40 000 places
00:17:15de prison supplémentaires
00:17:16et libérer tout de suite.
00:17:18Ça, c'est à notre portée.
00:17:2020 000 places de prison
00:17:21tout de suite
00:17:22en renvoyant chez eux
00:17:24les prisonniers étrangers.
00:17:26Il y en a 20 000.
00:17:27Qu'est-ce qu'ils font
00:17:28dans les prisons françaises ?
00:17:29Rien.
00:17:30Si on libère
00:17:31ces 20 000 places de prison,
00:17:33on pourra mettre
00:17:33les futurs manifestants
00:17:39de la Coupe du Monde
00:17:40qui vient.
00:17:42Je fais une anticipation.
00:17:46On poursuit la discussion
00:17:47autour de la justice.
00:17:48Le garde des Sceaux,
00:17:49Gérald Darmanin,
00:17:49qui était l'invité
00:17:50de Pascal Praud
00:17:51cette semaine sur CNews,
00:17:52a constaté
00:17:53que son pouvoir
00:17:53sur la justice
00:17:54était très limité.
00:17:55Je vous propose
00:17:55de l'écouter.
00:17:57Depuis 2013,
00:17:58notamment,
00:17:58et la loi dite Taubira,
00:18:00le ministre de la Justice
00:18:01ne peut plus intervenir
00:18:02dans les affaires individuelles.
00:18:04Il ne peut dire
00:18:05que, généralement,
00:18:06voilà comment il faut
00:18:07organiser les choses.
00:18:08C'est un pouvoir
00:18:09très limité.
00:18:11Mais si, en plus,
00:18:12quand il dit que,
00:18:12généralement,
00:18:13voilà comment il faut
00:18:14organiser les choses,
00:18:15moi, j'ai dit,
00:18:15en un, le narcotrafic,
00:18:17en deux, les violences,
00:18:18les viols sur les femmes
00:18:19et les enfants.
00:18:20Mes deux priorités
00:18:21sont celles-là.
00:18:22Il n'y en a pas 158.
00:18:23Il y a des milliers
00:18:24de délits
00:18:24dans le code pénal.
00:18:26Moi, j'ai dit,
00:18:26il n'y a que deux,
00:18:28près de,
00:18:28deux endroits
00:18:29où vous devez particulièrement
00:18:30appuyer les choses
00:18:31si vous n'êtes pas suivi
00:18:32et, manifestement,
00:18:33là, je n'ai pas été suivi
00:18:34et qu'en plus,
00:18:35je n'ai pas le droit
00:18:35de sanctionner
00:18:36des magistrats
00:18:37qui ne suivent pas
00:18:38mes directions.
00:18:38En effet,
00:18:39se pose la question
00:18:40du pouvoir
00:18:40de la justice.
00:18:42Geoffroy,
00:18:42vous étiez sur le plateau,
00:18:43en plus.
00:18:44Alors, je peux d'ailleurs
00:18:44expliquer la voix
00:18:45de Gérald Darmanin
00:18:46pour ceux qui ne l'ont pas
00:18:47vu en direct.
00:18:47Il a eu une extinction
00:18:48de voix une heure
00:18:48avant le plateau.
00:18:49Il buvait du miel
00:18:51pour essayer de parler
00:18:51et sur le plateau,
00:18:52on entendait moins bien
00:18:53que ce qu'on entend
00:18:54aujourd'hui à la télévision.
00:18:55Philippe, pensez-vous,
00:18:56puisque Gérald Darmanin
00:18:57a avoué une forme
00:18:58d'impuissance
00:18:59du garde des Sceaux,
00:18:59qu'il faut remettre
00:19:00en chantier
00:19:00la question du lien
00:19:02entre le garde des Sceaux
00:19:03et le parquet ?
00:19:04Alors, je l'ai écouté,
00:19:05je l'ai vu.
00:19:06Un ministre sans voix
00:19:07est un garde des Sceaux
00:19:08sans pouvoir.
00:19:11Oui, il faut remettre
00:19:13en cause
00:19:15cette absence de lien.
00:19:19Pourquoi ?
00:19:20Aujourd'hui, on a
00:19:22trois sortes de magistratures,
00:19:24si vous me passez
00:19:25l'expression métaphorique.
00:19:28On a la magistrature debout,
00:19:30le parquet,
00:19:32qui parle au nom
00:19:33de la société.
00:19:35Le parquet, en fait,
00:19:36il applique,
00:19:39enfin, il est censé appliquer
00:19:41les instructions générales
00:19:42du garde des Sceaux.
00:19:44Mais comme
00:19:45il n'a pas son signe
00:19:46particulier dans les instructions
00:19:49individuelles,
00:19:50en fait, il peut faire
00:19:51ce qu'il veut.
00:19:54Ensuite, il y a
00:19:54la magistrature du siège,
00:19:56magistrature debout,
00:19:57magistrature assise.
00:20:01La magistrature assise
00:20:02fait ce qu'elle veut.
00:20:03On a vu dans l'affaire
00:20:04des émeutiers
00:20:06de la Coupe d'Europe,
00:20:10de la Ligue des Champions.
00:20:11Le parquet
00:20:12a demandé
00:20:15des sanctions
00:20:16sérieuses,
00:20:17fermes,
00:20:18même de la prison.
00:20:19Et en fait,
00:20:22il n'y a pas eu
00:20:22d'écho
00:20:23de la part
00:20:24de la magistrature
00:20:26assise.
00:20:27Donc, il y a la magistrature
00:20:28debout,
00:20:29la magistrature assise,
00:20:30et puis il y a la troisième
00:20:31magistrature,
00:20:31la magistrature couchée,
00:20:32au pied du syndicalisme
00:20:34révolutionnaire.
00:20:36Donc, il faut revoir
00:20:37tout ça.
00:20:38Comment ?
00:20:40Il faut une politique pénale.
00:20:42Pour qu'il y ait une politique
00:20:43pénale, il faut qu'il y ait
00:20:44une unité de commandement
00:20:45entre le ministre
00:20:46et les procureurs.
00:20:49Donc, y compris
00:20:50pour les instructions
00:20:51individuelles.
00:20:54si je dis ça,
00:20:55c'est parce que
00:20:56je n'ai pas toujours
00:20:57pensé ça.
00:20:59Et j'ai été repris
00:21:02par la sagacité
00:21:03de Marie-France Garraud,
00:21:07qui était avec
00:21:10quelques amis
00:21:12constitutionnalistes,
00:21:14et qui me sont tombés dessus
00:21:15au moment de l'affaire
00:21:16il rebord en 1991,
00:21:17quand j'avais dit
00:21:18sous l'influence
00:21:19du juge Jean-Pierre
00:21:20et du juge
00:21:20Van Ruinbeek,
00:21:21il faut couper le lien
00:21:23entre le ministère
00:21:25de la justice
00:21:26et les magistrats.
00:21:28Et elle m'a fait venir
00:21:29un jour dans son bureau
00:21:30et elle m'a dit
00:21:31vous plantez complètement.
00:21:34En utilisant une formule
00:21:35qui lui avait été inspirée
00:21:38par le persistème
00:21:39de la promotion
00:21:40maréchal de Turenne,
00:21:42quand vous coupez
00:21:45le fil
00:21:46d'un missile
00:21:48philo-guidé,
00:21:50vous ne contrôlez plus
00:21:51les cibles
00:21:52du missile.
00:21:54Et donc,
00:21:55ça voulait dire
00:21:56en fait,
00:21:57un jour,
00:21:59si les magistrats
00:22:00sont totalement libres
00:22:01et qu'ils n'ont pas
00:22:02d'instructions individuelles,
00:22:03il arrivera
00:22:04aux magistrats
00:22:05demain,
00:22:05ce qui est arrivé
00:22:06avant la révolution française.
00:22:09C'est-à-dire
00:22:09des magistrats
00:22:11qui font ce qu'ils veulent,
00:22:12comme ils veulent
00:22:14et quand ils veulent.
00:22:15Et j'ai pensé
00:22:16à cette conversation
00:22:17avec Marie-France Garraud
00:22:19sur l'affaire Liana
00:22:21parce que
00:22:22je pense qu'elle m'aurait dit
00:22:24vous avez vu
00:22:25ce que je vous avais dit ?
00:22:26Voilà.
00:22:26Il faut restaurer
00:22:27le lien
00:22:28pour l'unité
00:22:29de commandement.
00:22:30Il faut qu'il y ait
00:22:31une politique pénale
00:22:32en France
00:22:33d'un seul tenant
00:22:34pour tous les juges.
00:22:36Vous avez souvent,
00:22:37Philippe Devilliers,
00:22:38évoqué la jurisprudence
00:22:39de la Cour européenne
00:22:40des droits de l'homme
00:22:41dans cette émission.
00:22:42Elle interdit
00:22:43certaines audaces
00:22:44législatives
00:22:45d'ordre national
00:22:46qui pourraient être
00:22:47bien utiles en ce moment.
00:22:49Comment peut-on
00:22:50s'accommoder
00:22:51de cette jurisprudence ?
00:22:53Et vous avez souvent
00:22:54parlé de l'esprit
00:22:55de justice.
00:22:56D'où vient,
00:22:57selon vous,
00:22:57l'esprit de justice
00:22:58dans notre histoire ?
00:22:59Est-ce que cet esprit
00:23:00est encore respecté ?
00:23:02Alors d'abord,
00:23:03un mot sur la Cour européenne
00:23:04des droits de l'homme.
00:23:05Il faut quitter
00:23:05la Cour européenne
00:23:06des droits de l'homme
00:23:08parce qu'elle nous interdit,
00:23:11elle nous interdit,
00:23:12je ne sais pas si les gens
00:23:13le savent,
00:23:13de revoir la question
00:23:15de la peine de mort.
00:23:17Elle nous interdit
00:23:19les peines incompressibles.
00:23:21Elle nous interdit.
00:23:22Il y a un protocole
00:23:23numéro 13, quoi.
00:23:24Elle nous interdit aussi
00:23:25l'expulsion des clandestins.
00:23:28et c'est elle
00:23:29qui est à l'origine
00:23:30du procès
00:23:31pour Robert Ménard,
00:23:32c'est-à-dire qu'en fait,
00:23:34elle interdit
00:23:34qu'on touche au mariage
00:23:35des gens
00:23:36en situation irrégulière,
00:23:37etc., etc.
00:23:39Et de Gaulle
00:23:42a dit un jour
00:23:43à Jean Foyer,
00:23:44qui me l'a répété,
00:23:45qui était un ami,
00:23:46un maire tout proche
00:23:47du Ménéloir,
00:23:48qui était garde des Sceaux,
00:23:49qui était un homme remarquable,
00:23:50m'a dit de Gaulle
00:23:51un jour,
00:23:52m'a semoncé en disant
00:23:53Jean Foyer,
00:23:55il faut que vous appreniez
00:23:56une fois pour toutes
00:23:57qu'il y a d'abord
00:23:58la France,
00:24:00ensuite l'État,
00:24:01ensuite le droit.
00:24:02Et je ne veux pas
00:24:03que des juges extérieurs
00:24:04à la France
00:24:05viennent me dire
00:24:06ce que j'ai à faire.
00:24:08La Convention européenne
00:24:09des droits de l'homme
00:24:09est là de 1950,
00:24:11elle a été ratifiée
00:24:13entre les deux tours
00:24:13de la présidentielle
00:24:14par Alain Poir
00:24:15en 1974.
00:24:17Les Anglais envisagent
00:24:19de quitter
00:24:20cette convention.
00:24:21Il faut que la France
00:24:22s'en aille.
00:24:24Alors,
00:24:25vous avez utilisé un mot
00:24:28qui est peu fréquent
00:24:30et qui pourtant
00:24:33devrait résonner en nous,
00:24:35c'est le mot
00:24:35esprit de justice.
00:24:37Puisqu'il y a
00:24:38la lettre
00:24:39et l'esprit
00:24:40toujours.
00:24:42L'esprit de justice,
00:24:44en fait,
00:24:44il est consubstantiel
00:24:45à notre civilisation.
00:24:48Depuis la mythologie
00:24:49gréco-romaine
00:24:50avec la figure
00:24:53de Thémis.
00:24:55Thémis
00:24:56est la figure
00:24:57de la justice
00:24:57avec trois attributs
00:24:59symboliques.
00:25:00Premier attribut symbolique,
00:25:01c'est le bandeau.
00:25:02La justice est bandée.
00:25:03Pourquoi ?
00:25:04Pour ne pas voir les accusés.
00:25:05Parce que la justice
00:25:06est impartiale.
00:25:07Or, aujourd'hui,
00:25:08la justice est ressentie
00:25:10comme partielle.
00:25:12Deuxième attribut
00:25:13symbolique,
00:25:15c'était la balance.
00:25:17La balance,
00:25:17ça veut dire l'équité.
00:25:18C'est le fameux
00:25:19politique
00:25:21des auspices
00:25:22de Beaune,
00:25:23la pesée des âmes
00:25:25au jugement dernier.
00:25:26Or, la justice,
00:25:28aujourd'hui,
00:25:28est ressentie
00:25:29comme inéquitable.
00:25:31Et enfin,
00:25:32le troisième
00:25:34attribut symbolique,
00:25:36c'est le glaive.
00:25:37La force,
00:25:38la puissance.
00:25:39Or, aujourd'hui,
00:25:40la justice
00:25:41est ressentie
00:25:43comme impuissante.
00:25:45Pascal disait
00:25:46la force
00:25:46dans la justice,
00:25:47c'est la tyrannie.
00:25:49La justice
00:25:49sans la force,
00:25:50c'est l'impuissance.
00:25:51La justice
00:25:52est ressentie
00:25:53comme impuissante.
00:25:53Et il y avait
00:25:55à l'époque
00:25:59de nos aïeux
00:26:03et notamment
00:26:04des hauts magistrats
00:26:05du palais,
00:26:07trois références
00:26:10iconiques
00:26:10dans les palais
00:26:12de justice.
00:26:13Il y avait
00:26:13la première référence,
00:26:14c'était
00:26:17Antigone.
00:26:18Aux lois
00:26:19écrites
00:26:21sous l'empire
00:26:22de l'instant
00:26:23et du caprice,
00:26:24elle oppose
00:26:25les lois non écrites
00:26:26de l'ordre naturel.
00:26:29En d'autres termes,
00:26:30il y a les lois légales
00:26:31et les lois morales.
00:26:32Et ce n'est pas
00:26:33la même chose,
00:26:34toujours.
00:26:35Ensuite,
00:26:35il y a Salomon
00:26:36qui tranche
00:26:38la dispute
00:26:38entre deux femmes
00:26:39et qui choisit
00:26:40l'instant maternel.
00:26:41lui aussi,
00:26:41il choisit
00:26:42l'ordre naturel
00:26:43plutôt que
00:26:44les syllogismes
00:26:45capcieux.
00:26:47Et enfin,
00:26:48Saint Louis,
00:26:49c'est très important.
00:26:50Saint Louis
00:26:51sous son chaîne
00:26:52à Vincennes.
00:26:53Qu'est-ce que ça veut dire
00:26:53Saint Louis
00:26:54sous son chaîne
00:26:54à Vincennes ?
00:26:58C'est le roi des pauvres.
00:27:01Tant que la monarchie
00:27:03a été,
00:27:05tant que le monarque
00:27:06a été le roi des pauvres,
00:27:09la monarchie a tenu,
00:27:10elle était légitime.
00:27:11Quand le roi
00:27:12est devenu
00:27:13le roi des gentils hommes,
00:27:15le premier des gentils hommes,
00:27:16la monarchie est morte.
00:27:18Le roi des pauvres,
00:27:19ça veut dire qu'en fait
00:27:20le juge
00:27:22juge en équité.
00:27:23Le roi,
00:27:24c'est un tribunal d'appel
00:27:25à ciel ouvert
00:27:26à Vincennes,
00:27:27les plaies de la porte,
00:27:28on appelle ça,
00:27:29et en fait
00:27:29Saint Louis juge
00:27:30en équité.
00:27:31C'est très important.
00:27:32Qu'est-ce que ça veut dire
00:27:33pour aujourd'hui ?
00:27:34Ça veut dire que
00:27:34la justice,
00:27:36c'est le sceptre
00:27:37et la main de justice.
00:27:38Le sceptre,
00:27:39c'est l'ordre,
00:27:39la main de justice,
00:27:40c'est la justice.
00:27:42Et donc,
00:27:42les deux doivent aller ensemble.
00:27:44L'ordre,
00:27:45la justice,
00:27:46pour assurer
00:27:46la tranquillité publique.
00:27:48Mais,
00:27:48derrière tout ça,
00:27:49il y a le principe
00:27:50de l'équité.
00:27:51L'équité,
00:27:52ce n'est pas
00:27:52l'état de droit.
00:27:54Parce que l'état de droit
00:27:55aujourd'hui,
00:27:56c'est la double préférence
00:27:57du coupable
00:27:58sur la victime
00:27:59et de l'étranger
00:28:00sur le national.
00:28:01Et donc,
00:28:02c'est le contraire
00:28:02de la justice.
00:28:04Geoffroy Lejeun.
00:28:05Justement,
00:28:05Philippe,
00:28:06quand on parle
00:28:06de cette crise
00:28:06de la justice,
00:28:07on sent bien
00:28:07qu'il y a
00:28:08une difficulté
00:28:09de plus en plus grande
00:28:10à distinguer
00:28:11le bien du mal.
00:28:12est-ce que,
00:28:12selon vous,
00:28:13il s'agit
00:28:14d'une crise
00:28:14qui est en réalité
00:28:15métapolitique
00:28:16et qui touche
00:28:16au fondement
00:28:17de notre civilisation ?
00:28:20Ben,
00:28:21enfin,
00:28:22en vous écoutant,
00:28:24immédiatement,
00:28:24je pense
00:28:26aux trois courbes,
00:28:29aux chassés croisés
00:28:30de trois courbes.
00:28:31D'abord,
00:28:32il y a la courbe
00:28:32de l'explosion
00:28:35de la délinquance
00:28:36qui s'envole.
00:28:37La deuxième courbe,
00:28:38c'est l'inflation
00:28:39du droit
00:28:40qui s'envole aussi.
00:28:43650 décrets
00:28:44l'année dernière.
00:28:46Vous savez,
00:28:47il y a un ministre
00:28:49spulaire,
00:28:50le ministre
00:28:50de l'instruction publique
00:28:54sous la Troisième République
00:28:55qui disait
00:28:55« Aujourd'hui,
00:28:57il pleut,
00:28:57je fais un décret ».
00:28:58Cette formule
00:29:00est célèbre,
00:29:01mais elle dit tout
00:29:01sur l'empire
00:29:02de la norme
00:29:03à venir.
00:29:05Et la troisième courbe,
00:29:06c'est la courbe
00:29:06de la sanction.
00:29:07Elle,
00:29:08elle s'aplatit.
00:29:09Toutes les sanctions,
00:29:10dans toute la société,
00:29:11il n'y a plus de sanctions.
00:29:12Regardez la sanction scolaire,
00:29:14plus de notes,
00:29:15plus de classement,
00:29:16etc.
00:29:16Parce que,
00:29:17voilà.
00:29:21Face à ces trois courbes,
00:29:22en fait,
00:29:22il y a trois courbes en face.
00:29:24Il y a la courbe
00:29:24de la colère
00:29:25qui s'envole,
00:29:26il y a la courbe
00:29:27de l'impunité
00:29:28qui s'envole,
00:29:29et il y a
00:29:30effectivement
00:29:32la courbe
00:29:33de la thrombose,
00:29:34la thrombose
00:29:35de la justice.
00:29:38Alors,
00:29:40ça,
00:29:40c'est le phénomène
00:29:41politique
00:29:41devant lequel nous sommes.
00:29:43Derrière ce phénomène politique,
00:29:44il y a un phénomène
00:29:45métapolitique,
00:29:46c'est l'effondrement
00:29:48des trois cercles
00:29:49de la civilisation.
00:29:52L'autorité
00:29:54paternelle,
00:29:56effondrée,
00:29:57qui n'existe plus,
00:29:59parent 1,
00:30:00parent 2,
00:30:00etc.,
00:30:01société sans père.
00:30:03l'autorité
00:30:05magistrale,
00:30:06dans une école
00:30:07qui est
00:30:08une école
00:30:09aujourd'hui
00:30:09de la peur
00:30:09et de la honte,
00:30:10qui ne transmet plus,
00:30:11et enfin,
00:30:12l'autorité
00:30:13régalienne,
00:30:14qui ne fait plus
00:30:15de la vie
00:30:17un sujet sacré.
00:30:19La vie
00:30:20commençante
00:30:20et la vie
00:30:21finissante.
00:30:22Chacun comprendra
00:30:23ce que je suis
00:30:23en train de dire.
00:30:24Et quand un État
00:30:26ne fait plus
00:30:27de la vie
00:30:29un sujet sacré,
00:30:31alors,
00:30:32comme la vie
00:30:32n'est plus sacrée,
00:30:33elle devient relative,
00:30:35contingente
00:30:35et précaire.
00:30:37Et enfin,
00:30:38et surtout,
00:30:39et j'arrive au cœur
00:30:40de votre question,
00:30:44il n'y a plus
00:30:45de sol moral commun,
00:30:46c'est-à-dire
00:30:46qu'il n'y a plus
00:30:48de morale supérieure
00:30:50et de discipline intérieure
00:30:52qui corsette
00:30:53la société.
00:30:55Et qui crée
00:30:55des voisinages
00:30:56harmonieux.
00:30:57Aujourd'hui,
00:30:58nous vivons
00:30:59sous l'empire
00:30:59d'une phrase
00:31:00célèbre
00:31:01qui doit être
00:31:02rappelée
00:31:03parce qu'elle est
00:31:04fondatrice.
00:31:05Elle est de Jean-Jacques Rousseau.
00:31:08Conscience,
00:31:08conscience,
00:31:09instinct divin,
00:31:10immortel,
00:31:11céleste voie,
00:31:13guide assuré
00:31:14d'un être ignorant
00:31:15et borné,
00:31:16mais intelligent
00:31:16et libre,
00:31:17juge infaillible
00:31:18du bien
00:31:19et du mal,
00:31:20qui rend l'homme
00:31:22semblable à Dieu
00:31:24et qui lui donne
00:31:25l'excellence
00:31:25de sa nature
00:31:27et la rationalité
00:31:29de ses actions.
00:31:31Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:31:32Deux choses.
00:31:33Premièrement,
00:31:34l'homme n'est bon,
00:31:36c'est la société
00:31:36qu'il déprave.
00:31:37on retrouve
00:31:39la version accusatoire
00:31:42et surtout,
00:31:43plus grave encore,
00:31:44la distinction
00:31:45du bien
00:31:46et du mal
00:31:47devient subjective.
00:31:49Conscience,
00:31:50conscience,
00:31:51instinct divin,
00:31:51je pars avec ma conscience
00:31:53et moi,
00:31:53en conscience,
00:31:54si j'ai envie de tuer,
00:31:55je tue.
00:31:58Mais c'est pas ça
00:31:59la distinction
00:31:59du bien et du mal.
00:32:00Il y a le bien,
00:32:01il y a le mal,
00:32:02c'est une constatation
00:32:04objective
00:32:06et quand une société
00:32:07toute entière
00:32:08depuis des décennies
00:32:09et des siècles
00:32:09vit sur le principe
00:32:11de la toute puissance
00:32:13de la conscience
00:32:14individuelle,
00:32:15on passe
00:32:16au relativisme
00:32:17et le relativisme,
00:32:19c'est la fin
00:32:20de la justice.
00:32:21Voilà ce qu'on pouvait
00:32:22dire ce soir
00:32:23sur le traumatisme
00:32:26après la disparition
00:32:27de Liana
00:32:28ayant une pensée
00:32:29pour sa famille
00:32:31et pour ses proches.
00:32:32Autre sujet,
00:32:33tout autre sujet
00:32:34à présent,
00:32:34on va parler
00:32:35du service public
00:32:36à travers un ouvrage,
00:32:39celui de Jacques Cardoz
00:32:40aux éditions Fayard,
00:32:42Les Inquisiteurs,
00:32:44Cache,
00:32:44complément d'enquête
00:32:45envoyé spécial
00:32:46à un rédacteur
00:32:46en chef témoigne.
00:32:47Il était au cœur
00:32:48de ce réacteur,
00:32:48vous allez en parler
00:32:49dans un instant
00:32:49et en soi,
00:32:51ça vient percuter
00:32:52une actualité brûlante
00:32:53puisque Radio France
00:32:54a été sermonnée
00:32:55sur le pluralisme politique
00:32:57à moins d'un an
00:32:58de la présidentielle,
00:32:59le groupe public
00:33:00a été mis en demeure
00:33:01par l'Arcom
00:33:01pour avoir
00:33:02sous-représenté
00:33:03en journée
00:33:04le Rassemblement national.
00:33:05Écoutez,
00:33:05Jordan Bardella.
00:33:08D'abord,
00:33:08pour accepter
00:33:09les invitations
00:33:10sur ces antennes,
00:33:12faudrait-il encore
00:33:12que ces antennes
00:33:13se mettent
00:33:13en conformité
00:33:15avec les obligations
00:33:18de pluralité
00:33:20qui ont été rappelées
00:33:21par l'Arcom.
00:33:24Ce rapport de l'Arcom,
00:33:25il est extrêmement inquiétant.
00:33:27Il est extrêmement inquiétant,
00:33:29il est extrêmement préoccupant
00:33:31parce que le service public
00:33:33est la maison commune
00:33:34sur le papier
00:33:35de tous les Français
00:33:36qu'ils financent
00:33:38par leurs impôts,
00:33:39par leurs efforts
00:33:40et par leur travail.
00:33:42Ce que j'attends
00:33:42du service public,
00:33:44c'est qu'il soit
00:33:45un service public
00:33:45et qu'il ait conscience
00:33:47qu'il représente
00:33:48tous les Français,
00:33:49y compris les Français
00:33:51qui ne votent pas
00:33:52pour la gauche,
00:33:53pour le centre
00:33:54ou qui ont pu voter
00:33:54pour le Rassemblement national
00:33:55ou pour les partis de droite.
00:33:58Philippe De Villiers,
00:33:59revenons donc,
00:34:00et je le disais,
00:34:01c'est l'actualité en parallèle,
00:34:02le livre de Jacques Cargoz,
00:34:04cette mise en demeure
00:34:05du service public.
00:34:07Est-ce que vous êtes surpris
00:34:09par toutes ces actualités
00:34:10qui se percutent ?
00:34:12Alors,
00:34:13j'ai eu le privilège
00:34:14de lire ce livre
00:34:15et je n'en parlerai pas.
00:34:17C'est une éruption
00:34:17volcanique.
00:34:20Donc,
00:34:20je dirais simplement
00:34:21que Jacques Cardoz
00:34:22était un grand journaliste
00:34:24apprécié par ses pairs,
00:34:26qui a de ses références,
00:34:27qui a été patron
00:34:28du complément d'enquête,
00:34:29etc.
00:34:29Donc,
00:34:29en fait,
00:34:30il décrit
00:34:31le Titanic
00:34:32à partir de la salle
00:34:33des machines.
00:34:34Et je peux vous dire
00:34:35qu'il y a beaucoup à dire
00:34:37sur les glaçons
00:34:38qui rentrent
00:34:39dans les soutes.
00:34:41C'est absolument
00:34:42saisissant.
00:34:43Voilà.
00:34:44Complément d'enquête
00:34:45qui s'est intéressé
00:34:46à moi
00:34:47hier,
00:34:48indirectement,
00:34:48puisque je suis toujours
00:34:49le bourreau,
00:34:50le salaud,
00:34:51etc.
00:34:51Parce que complément d'enquête
00:34:52a ses cibles,
00:34:53vous voyez.
00:34:54Moi,
00:34:54je suis une cible privilégiée
00:34:55de complément d'enquête.
00:34:57Il y en a d'autres.
00:34:59Mais par exemple,
00:34:59il raconte Jacques Cardoz
00:35:00que quand il a voulu faire
00:35:01un sujet sur Mélenchon,
00:35:02on lui a dit
00:35:03« Ah non, non, non,
00:35:03c'est pas possible.
00:35:04Ah bon, pourquoi ? »
00:35:05Parce que LFI
00:35:05nous donne beaucoup
00:35:06de renseignements.
00:35:08Ah, d'accord, ok.
00:35:09Bon,
00:35:09je n'en dis pas plus,
00:35:11mais ceux qui liront
00:35:12ce livre
00:35:12ne seront pas déçus.
00:35:14C'est un voyage
00:35:15en enfer.
00:35:17Vous parlez
00:35:18de Jean-Luc Mélenchon,
00:35:18justement,
00:35:19et on va revenir
00:35:19à Jean-Luc Mélenchon
00:35:20qui a organisé
00:35:22dimanche dernier
00:35:23son premier meeting
00:35:24de campagne.
00:35:26C'était à Saint-Denis,
00:35:27au pied de la Basilique,
00:35:29devant le Porsche,
00:35:30d'ailleurs,
00:35:31de la Basilique.
00:35:32Immense meeting
00:35:33avec plus de 20 000 personnes présentes.
00:35:35Je vous propose
00:35:35d'écouter Jean-Luc Mélenchon
00:35:36qui s'est attaqué
00:35:37à ceux
00:35:38qui étaient obsédés
00:35:39de la race.
00:35:40Et il a parlé
00:35:40de la Nouvelle-France.
00:35:43Quelques-uns
00:35:43des sujets
00:35:44que je viens de citer
00:35:46concernent
00:35:46la Nouvelle-France.
00:35:52À peine
00:35:53vais-je
00:35:54commencer
00:35:55à en parler
00:35:56que,
00:35:58répondant
00:35:58à l'appel
00:35:59du chiffon rouge
00:36:00que j'agitais,
00:36:02on a vu
00:36:02s'enflammer
00:36:04les obsédés
00:36:06de la race.
00:36:07Ainsi,
00:36:08M. Bardella,
00:36:13bon Trumpiste
00:36:15veut même
00:36:17supprimer
00:36:18le droit du sol
00:36:20de naissance.
00:36:21Ce serait
00:36:23un crime
00:36:26antinational.
00:36:27Geoffroy Lejeune.
00:36:28Philippe,
00:36:29on sent presque
00:36:29chez Jean-Luc Mélenchon
00:36:31dans ce discours
00:36:31une forme de gourmandise
00:36:33en annonçant
00:36:33la future confrontation
00:36:35entre la Nouvelle-France,
00:36:36donc ses supporters,
00:36:37et la France éternelle.
00:36:39Est-ce que,
00:36:39selon vous,
00:36:40cet affrontement
00:36:41qui nous est annoncé
00:36:42sera l'enjeu majeur
00:36:43de l'année prochaine
00:36:44et notamment
00:36:45de 2027 ?
00:36:47C'est un homme intelligent
00:36:49et qui a des anticipations
00:36:50stratégiques
00:36:51qu'il faut suivre
00:36:53de près
00:36:54parce qu'il est intelligent.
00:36:57Et
00:36:59effectivement,
00:37:00je pense que
00:37:01ce profil,
00:37:03la grande confrontation
00:37:04méta-historique
00:37:05entre les deux
00:37:07France,
00:37:08là,
00:37:08pour reprendre
00:37:09l'expression
00:37:10de Mélenchon,
00:37:12la Nouvelle-France
00:37:13et l'Ancienne-France.
00:37:17Alors,
00:37:18il y a ceux
00:37:18qui veulent
00:37:19une nouvelle France
00:37:22issue
00:37:22d'autres territoires
00:37:24de l'esprit
00:37:24qui leur tiennent
00:37:25à cœur,
00:37:26difficilement compatibles,
00:37:27on verra plus tard,
00:37:30le Waukistan
00:37:30et l'Islamistan.
00:37:32Et il y a ceux
00:37:33qui
00:37:35veulent sauver
00:37:36l'Ancienne-France
00:37:38qui authentifient
00:37:39l'unité
00:37:40des vivants
00:37:42et des morts
00:37:42dans le temps long.
00:37:45Mais moi,
00:37:45ce qui m'a intéressé
00:37:46dans ce meeting,
00:37:48c'est
00:37:49un slogan
00:37:50qui a été repris
00:37:52en cœur
00:37:52par la foule,
00:37:54on est chez nous.
00:37:55On est
00:37:56chez nous.
00:37:57Or,
00:37:58ce slogan,
00:37:59il vient d'en face
00:38:00puisque
00:38:02c'était le slogan
00:38:04des années 80-90
00:38:06du
00:38:07Rassemblement
00:38:08national
00:38:08et c'était
00:38:10le slogan
00:38:10des meetings
00:38:12d'Éric Zemmour.
00:38:13On est chez nous.
00:38:15Donc,
00:38:16le slogan
00:38:16est repris
00:38:17par
00:38:19le Waukistan
00:38:20et l'Islamistan
00:38:21avec un sens
00:38:23contraire.
00:38:24Notez bien
00:38:24que
00:38:25ça fait
00:38:25deux fois
00:38:26qu'il y a
00:38:28un jeu
00:38:30de transferts
00:38:31sémantiques.
00:38:33La première fois,
00:38:34c'était
00:38:34le grand remplacement.
00:38:35Le grand remplacement
00:38:36qui était considéré
00:38:37comme une expression
00:38:38fasciste,
00:38:41régressive,
00:38:41d'extrême droite
00:38:43quand c'était Zemmour
00:38:44qui en parlait
00:38:44et aujourd'hui,
00:38:46le grand remplacement,
00:38:47c'est progressiste.
00:38:49Hier,
00:38:50on est chez nous,
00:38:51c'était une expression
00:38:52fasciste pour toute
00:38:53la presse française
00:38:53de la société
00:38:54de connivence.
00:38:55Maintenant,
00:38:56c'est progressiste.
00:38:58Vous voyez ?
00:38:59Il suffit
00:38:59qu'on change
00:39:00de camp
00:39:00pour que
00:39:01les mots
00:39:01retrouvent
00:39:02de belles couleurs.
00:39:06alors,
00:39:07on est chez nous,
00:39:08ça veut dire
00:39:09ceux qui ne sont pas
00:39:10bien avec nous,
00:39:12ils ne sont pas
00:39:12chez eux.
00:39:13Et d'ailleurs,
00:39:14il y a une expression
00:39:14qui a été utilisée
00:39:15au cours de ce meeting,
00:39:16sauf à ma part,
00:39:17c'est
00:39:18l'ancienne France
00:39:20doit
00:39:22s'en aller
00:39:23ou s'éteindre.
00:39:25Voilà.
00:39:25Elle n'a plus sa place
00:39:27dans
00:39:28la
00:39:29nouvelle France.
00:39:31En d'autres termes,
00:39:32ce que veut faire
00:39:33la nouvelle France,
00:39:36c'est
00:39:36déloger
00:39:37l'ancienne France,
00:39:39la dégager.
00:39:42Et d'ailleurs,
00:39:43il y a des mots
00:39:43clés là-dessus,
00:39:44récents.
00:39:45Jean-Luc Mélenchon
00:39:46a dit
00:39:47récemment
00:39:51la ruralité
00:39:52n'existe pas.
00:39:54Qu'est-ce que
00:39:54ça veut dire ?
00:39:55Ça veut dire
00:39:56qu'en fait,
00:39:58c'est
00:39:58l'anéantissement
00:39:59mental
00:40:00d'une réalité
00:40:01qu'on ne veut
00:40:02pas voir
00:40:03et qu'on ne veut
00:40:03pas traiter
00:40:04et qu'on ne veut
00:40:05plus accepter.
00:40:06Plus de ruralité.
00:40:08Il n'y a qu'une solution,
00:40:09c'est la métropolisation
00:40:11massive
00:40:11et l'immigration
00:40:12invasive.
00:40:13Le reste,
00:40:14ça n'existe pas.
00:40:15C'est des pans
00:40:16entiers
00:40:16de la France
00:40:17périphérique,
00:40:17pour parler
00:40:18comme Guéli,
00:40:19qui devront
00:40:21disparaître,
00:40:22être biffés,
00:40:24effacés.
00:40:25Le grand
00:40:26effacement.
00:40:28Mais ça va plus loin
00:40:30puisque cette
00:40:30éradication,
00:40:31elle est rétroactive
00:40:32dans l'esprit
00:40:33de Mathilde Panot.
00:40:35Puisque Mathilde Panot
00:40:36a ajouté
00:40:37« La France
00:40:38blanche et chrétienne
00:40:39n'a jamais existé ».
00:40:40Vous vous souvenez
00:40:41de cette phrase ?
00:40:43Qu'est-ce que
00:40:43ça veut dire ?
00:40:44Ça veut dire
00:40:45que non seulement
00:40:46on va éradiquer
00:40:47la France
00:40:47d'aujourd'hui,
00:40:48celle qui ne nous
00:40:49plaît pas,
00:40:49l'ancienne France,
00:40:51mais en plus,
00:40:52on éradique
00:40:53son propre souvenir.
00:40:55on éradique
00:40:56la France
00:40:57d'avant.
00:40:59C'est-à-dire
00:40:59que c'est du Robespierre
00:41:01du riche,
00:41:02du Robespierre
00:41:03en keffier.
00:41:06En réalité,
00:41:08quand on connaît
00:41:09Mélenchon,
00:41:11quand on sait
00:41:12d'où il vient,
00:41:12on comprend.
00:41:13C'est le retour
00:41:15à la déculacisation
00:41:16de Staline,
00:41:18l'éradication physique
00:41:19des coulacs,
00:41:20des paysans
00:41:21qui ne plaisent pas
00:41:22au pouvoir
00:41:22soviétique,
00:41:23c'est l'éradication
00:41:25des villages
00:41:26avec Cheosescu
00:41:28qui transfère
00:41:29des villages,
00:41:30qui déménage
00:41:30des villages entiers
00:41:31et Pol Pot
00:41:33avec l'Ekmer Rouge.
00:41:34Mais,
00:41:36ça va plus loin
00:41:38chez Mélenchon
00:41:39parce que
00:41:40quand il était
00:41:41membre de l'OSCI,
00:41:42l'Organisation
00:41:43Covid-19
00:41:43internationale,
00:41:44il lui a fallu
00:41:45choisir un pseudonyme.
00:41:47C'est la règle,
00:41:48c'est la coutume.
00:41:49Et vous savez
00:41:50qu'il a choisi
00:41:51comme pseudonyme
00:41:54sans terre.
00:41:56Alors,
00:41:56ça ne dit rien
00:41:57à personne sans terre.
00:41:58Personne ne connaît
00:41:59sans terre.
00:42:00Tout le monde
00:42:00connaît Jean sans terre
00:42:01mais là,
00:42:02Alphonse Joseph
00:42:03sans terre,
00:42:04c'est un illustre
00:42:06inconnu.
00:42:06Sauf que,
00:42:09sauf que moi
00:42:09je suis vendéen
00:42:11et je connais
00:42:12sans terre.
00:42:13Parce que c'est
00:42:14l'homme
00:42:14qui a été délégué
00:42:15par Robespierre
00:42:16pour venir
00:42:16empoisonner
00:42:17les sources
00:42:18à l'arsenic
00:42:19pour tuer
00:42:20la population
00:42:21nordienne,
00:42:21un peuple.
00:42:23Le peuple réel
00:42:25qui ne plaisait pas
00:42:25au peuple
00:42:26abstrait.
00:42:28C'est lui
00:42:29qui a
00:42:31bricolé
00:42:31les fumigations
00:42:33méphitiques,
00:42:33je le cite,
00:42:35les gaz
00:42:36asphyxiants
00:42:37et les fumées
00:42:39soporifiques.
00:42:42Donc,
00:42:43imaginez maintenant
00:42:44que ce sans terre
00:42:45est le nom
00:42:47d'emprunt
00:42:47de Mélenchon
00:42:48quand il est devenu
00:42:50trotskiste.
00:42:53Faites la projection
00:42:54et dites-vous
00:42:55que cet homme
00:42:55au pouvoir
00:42:59pensera
00:42:59aux fumigations
00:43:00méphitiques
00:43:01pour les gens
00:43:01comme vous
00:43:01ou comme moi.
00:43:05Ensuite,
00:43:08il y a
00:43:08l'ancienne France.
00:43:11Ce qu'il en reste.
00:43:13En fait,
00:43:15un jour,
00:43:16Apathy a dit
00:43:16l'ancienne France,
00:43:17la France éternelle,
00:43:18c'est De Gaulle
00:43:19le 25 août 1944.
00:43:21Il dit
00:43:21on est chez nous
00:43:22à Paris,
00:43:23vous pouvez retrouver
00:43:23les discours,
00:43:24la France éternelle.
00:43:26Alors,
00:43:27c'est quoi la France éternelle ?
00:43:28Premièrement,
00:43:29c'est la mémoire salvatrice.
00:43:31Pas une mémoire atrophiée
00:43:32qui ne transmet plus,
00:43:34pas une mémoire pénitentielle
00:43:36qui pratique
00:43:37l'amnésie
00:43:38des grandeurs
00:43:38et l'hypermnésie
00:43:40des lâchetés,
00:43:41pas une mémoire
00:43:41invertie
00:43:42comme aujourd'hui
00:43:44où on vit
00:43:44à l'inverse
00:43:45de nos pères
00:43:46avec un renversement
00:43:47des repères
00:43:49dans tous les sens
00:43:50du terme.
00:43:51C'est pourquoi
00:43:51je dis
00:43:52une mémoire invertie.
00:43:53Mais c'est aussi
00:43:53un art de vivre
00:43:54à la française.
00:43:55Et ça,
00:43:56j'y tiens à beaucoup.
00:43:58L'art de vivre
00:43:59à la française,
00:44:00ça veut dire
00:44:00qu'en fait,
00:44:02on est en France,
00:44:03on vit à la française
00:44:04avec un esprit français,
00:44:06avec une gastronomie française,
00:44:08ce n'est pas un masterpoulet.
00:44:10En France,
00:44:13on ne mange pas halal.
00:44:15En France,
00:44:16on n'égorge pas
00:44:16les animaux
00:44:17sans les avoir
00:44:19étourdis.
00:44:21En France,
00:44:24on parle
00:44:25avec les femmes,
00:44:26on leur serre la main,
00:44:27on ne les frappe pas,
00:44:28on ne les oblige pas
00:44:29à se voiler.
00:44:30La polygamie est interdite.
00:44:32En France,
00:44:33on ne porte pas
00:44:33des tenues
00:44:35du VIIe siècle,
00:44:36la tenue du prophète.
00:44:37En France,
00:44:38on a des clochers,
00:44:40pas des minarets
00:44:41et on préférera
00:44:42toujours le bourdon
00:44:43de la basilique
00:44:44de Saint-Denis
00:44:45et de Notre-Dame
00:44:46plutôt que le Mouedzin.
00:44:48On préférera toujours
00:44:49le bedo
00:44:50au Mouedzin.
00:44:51On préfère
00:44:52nos cloches
00:44:53aux prières de rue
00:44:54de Brie-en-Marne.
00:44:55Je salue au passage
00:44:56le courage du maire
00:44:57qui a dénoncé
00:44:58tous ces haut-parleurs
00:45:00qui appellent
00:45:01la nouvelle société
00:45:02islamique
00:45:03à venir
00:45:04dans la rue
00:45:06pendant qu'on nous demande
00:45:08de faire taire
00:45:09les cloches
00:45:10dans la paroisse
00:45:11de la Garnache.
00:45:14Et donc,
00:45:15l'art de vivre.
00:45:16Et puis enfin,
00:45:17la langue.
00:45:17Sur la langue,
00:45:18je dirais une seule chose,
00:45:19une chose qui me frappe
00:45:21beaucoup.
00:45:22C'est comment
00:45:23Romain Roland raconte
00:45:25l'enterrement
00:45:27de Victor Hugo.
00:45:29À l'enterrement
00:45:30de Victor Hugo,
00:45:30entre
00:45:31l'arc de triomphe
00:45:34le Panthéon,
00:45:35il y a deux millions
00:45:36de Français
00:45:36qui suivent le corbillard.
00:45:39Le corbillard
00:45:40de la langue française,
00:45:41le corbillard
00:45:41de la culture populaire.
00:45:43Et ce sont des...
00:45:45des gens
00:45:46qu'on dirait aujourd'hui
00:45:47analfabètes.
00:45:48Ce sont des gens
00:45:49qui sont lettrés,
00:45:50mais qui sont...
00:45:52qui appartiennent
00:45:52aux petits peuples
00:45:53de France,
00:45:54aux petits peuples
00:45:55anonymes,
00:45:56aux petits peuples
00:45:57qui lient,
00:45:58qui savent lire,
00:45:59qui savent écrire.
00:46:00La France de toujours.
00:46:02La France de Victor Hugo,
00:46:04la France de Notre-Dame
00:46:04de Paris,
00:46:06la France éternelle.
00:46:07Et nous ne laisserons pas
00:46:09l'année prochaine
00:46:11arriver M. Santerre
00:46:14avec son arc sonique
00:46:16au pouvoir.
00:46:19Autre sujet,
00:46:20Philippe de Villiers.
00:46:21Et je le disais
00:46:22en début d'émission,
00:46:23vous souhaitez répondre
00:46:24à ceux
00:46:25qui vous ont accusé
00:46:27de tous les maux
00:46:28cette semaine.
00:46:29Nous avons assisté
00:46:30à une grossière manipulation
00:46:32de propos,
00:46:33du propos d'ailleurs,
00:46:34que vous avez tenu
00:46:35vendredi dernier
00:46:36sur Xenia Federova.
00:46:38Xenia Federova,
00:46:39qui est une journaliste
00:46:40qui travaille à Europe 1
00:46:41à CNews,
00:46:42visée par une partie
00:46:44de la classe politique
00:46:44et médiatique
00:46:45pour son positionnement
00:46:47autour de la guerre
00:46:48en Ukraine.
00:46:49Vous avez rappelé
00:46:50que nous vivions
00:46:51dans un nouveau monde
00:46:53où qu'un individu
00:46:55sortait de la pensée
00:46:56dominante,
00:46:57il y avait cette fameuse
00:46:58formule propagandiste.
00:47:00Vous êtes vous-même
00:47:01peut-être
00:47:03un propagandiste.
00:47:04Je vous regarde
00:47:05en chien de faïence.
00:47:06Et dans un raisonnement
00:47:08ironique,
00:47:08par l'absurde,
00:47:09vous répondiez
00:47:10à ceux
00:47:10qui voulaient retirer
00:47:12le titre de séjour
00:47:13de Xenia Federova.
00:47:14C'est un échange
00:47:15qui a duré
00:47:15près de 10 minutes.
00:47:17Question-réponse.
00:47:18Et qui s'est quand même
00:47:19conclu par
00:47:19vous êtes le premier
00:47:21français sous OQTF.
00:47:24Et cette fois-ci,
00:47:25elle sera exécutée.
00:47:25Vous avez fait de l'humour
00:47:27en répondant à l'humour.
00:47:28Oui.
00:47:30Bientôt,
00:47:31on mettra des astérix
00:47:31quand il y aura
00:47:32du second degré.
00:47:33Je vous propose
00:47:34de regarder
00:47:34la séquence
00:47:35en cours
00:47:36et deux minutes
00:47:37et non 13 secondes
00:47:38manipulées ensuite
00:47:39sur les réseaux sociaux.
00:47:41de réquisitoire,
00:47:43c'est retirer
00:47:44le titre de séjour
00:47:45à Xenia Federova.
00:47:47Alors,
00:47:48pour trois raisons.
00:47:49Elle est russe.
00:47:52Elle est donc
00:47:53pro-russe.
00:47:56Vous me suivez.
00:47:58Et donc,
00:47:58c'est un agent
00:47:59de propagande russe.
00:48:04Alors,
00:48:04vous me suivez,
00:48:05sauf qu'il va falloir
00:48:06me suivre jusqu'au bout.
00:48:08Parce que,
00:48:09dans ce cas-là,
00:48:11Glucksmann,
00:48:12comme l'a très bien dit
00:48:12Éric Zemmour,
00:48:14Glucksmann,
00:48:16il est pro-Zelensky,
00:48:18il est pro-Ukraine.
00:48:20Donc,
00:48:21c'est un agent
00:48:22de propagande
00:48:23ukrainienne.
00:48:24Il faut peut-être
00:48:25qu'on lui retire
00:48:26son titre de séjour.
00:48:28Retailleau
00:48:29et Édouard Philippe
00:48:30qui sont allés en Ukraine,
00:48:31ils ont fait
00:48:31la propagande
00:48:32pour l'Ukraine.
00:48:33Au moment même
00:48:34où l'Ukraine
00:48:36vient de saluer,
00:48:38il y a un article
00:48:38dans Le Monde
00:48:39superbe,
00:48:41vient de saluer
00:48:43les anciens nazis
00:48:46nationalistes
00:48:46en Ukraine,
00:48:47en présence
00:48:48de Zemmour.
00:48:50Ils ont dit
00:48:51qu'ils ont dit
00:48:51qu'ils ont dit
00:48:52qu'ils ont dit
00:48:52qu'ils ont dit
00:48:54qu'ils ont dit
00:48:55qu'ils ont dit
00:48:55qu'ils ont dit
00:48:56qu'au nom
00:48:57de la lutte
00:48:58contre les nazis
00:48:59ukrainiens,
00:49:01on leur retire
00:49:02leur titre de séjour.
00:49:03En tout cas,
00:49:04qu'on leur dise
00:49:04non,
00:49:04vous n'allez pas
00:49:05vous présenter
00:49:05à la présidentielle
00:49:06quand même.
00:49:07Mais il y a d'autres
00:49:08cas un peu plus
00:49:09difficiles.
00:49:10Rima Hassan,
00:49:11elle est pro-Hamas.
00:49:13Donc,
00:49:13c'est un agent
00:49:14de propagande
00:49:15du Hamas.
00:49:16Donc,
00:49:16on peut lui retirer
00:49:17son titre de séjour.
00:49:18Ça serait pas mal
00:49:18d'ailleurs.
00:49:20Xenia Federova,
00:49:22Rima Hassan,
00:49:23deux femmes.
00:49:24Vous voyez,
00:49:24bon.
00:49:26Et puis,
00:49:26il y en a un
00:49:27que je ne veux pas oublier
00:49:28parce qu'il m'en voudrait
00:49:29de l'avoir oublié.
00:49:32Parce que souvent,
00:49:33il parle de moi.
00:49:33Le recteur
00:49:34de la Grande Mosquée
00:49:36de Paris,
00:49:37il est algérien,
00:49:39il est pro-algérien,
00:49:40c'est un agent
00:49:40de propagande algérien.
00:49:42Alors,
00:49:42il a pur sucre.
00:49:43Donc,
00:49:43on pourrait aussi
00:49:45lui retirer
00:49:46son titre de séjour.
00:49:48Mais qu'est-ce
00:49:48qui a été relayé
00:49:50sur les réseaux sociaux ?
00:49:51Ça.
00:49:52Écoutez.
00:49:54Glucksmann.
00:49:56Il est pro-Zelensky.
00:49:58Il est pro-Ukraine.
00:50:01Donc,
00:50:01c'est un agent
00:50:02de propagande
00:50:03ukrainienne.
00:50:05Il faut peut-être
00:50:05qu'on lui retire
00:50:06son titre de séjour.
00:50:0813 secondes.
00:50:0913 secondes
00:50:10qui ont donné ça.
00:50:13Voilà le verbatim
00:50:15précis exact
00:50:16de Philippe de Villiers.
00:50:18Glucksmann.
00:50:18Il est pro-Zelensky.
00:50:20Il est pro-Ukraine.
00:50:21Donc,
00:50:21c'est un agent
00:50:22de propagande ukrainienne.
00:50:24Il faut peut-être
00:50:24qu'on lui retire
00:50:25son titre de séjour.
00:50:26Fermez les guillemets
00:50:27des propos
00:50:27qui vous indignent,
00:50:29Isabelle.
00:50:29Oui,
00:50:30à tous ceux
00:50:30qui jouent
00:50:31la non-francité
00:50:32comme argument politique
00:50:33parce que pour ces gens-là,
00:50:34on ne peut pas être
00:50:35un vrai français,
00:50:36un français véritable,
00:50:37un français de souche,
00:50:38que quand on est capable
00:50:40d'aligner 15 ou 20 générations
00:50:41sur le sol de l'Hexagone
00:50:42sans aucun mélange,
00:50:43avec pour seul horizon
00:50:44et seule racine
00:50:45une lignée blanche
00:50:46et catholique,
00:50:47que ce soit
00:50:47Philippe de Villiers
00:50:49voulant pour ses opinions
00:50:50retirer,
00:50:50je le cite,
00:50:51son titre de séjour
00:50:52à Raphaël Glucksmann
00:50:53parce que quand on est
00:50:53Philippe de Villiers,
00:50:54il est semble-t-il impensable
00:50:55d'être tout à la fois
00:50:56juif et français
00:50:57avec cette petite musique
00:50:59bien rance,
00:50:59à peine sous-entendue
00:51:00sur la double allégeance
00:51:01des juifs.
00:51:02C'est une remarque
00:51:03non seulement débile
00:51:04mais pro-russe,
00:51:05c'est-à-dire contraire
00:51:06aux intérêts français
00:51:07et surtout,
00:51:07c'est une remarque antisémite.
00:51:09Le mythe du juif errant
00:51:11qui au fond
00:51:11n'est pas vraiment français,
00:51:12qui aurait une double allégeance,
00:51:14c'est le plus vieux
00:51:15trope antisémite
00:51:16de l'extrême droite.
00:51:16Une obsession
00:51:17dont manifestement
00:51:18elle n'arrive pas
00:51:19encore aujourd'hui
00:51:19à se défaire.
00:51:21Chauffreur le jeune.
00:51:22Je crois que là
00:51:23on a sous les yeux
00:51:24un cas chimiquement pur
00:51:25de manipulation médiatique
00:51:26comme rarement on a.
00:51:28C'est assez exceptionnel.
00:51:29Grâce au travail
00:51:30d'Eliott et de CNews,
00:51:32on voit bien la différence
00:51:32entre ce que vous dites
00:51:33et l'humour
00:51:34et ce qu'ils en ont fait
00:51:35et la conclusion.
00:51:37Mais vous Philippe,
00:51:38quelle est votre réaction
00:51:38ce soir ?
00:51:39Alors d'abord,
00:51:45j'ai une pensée
00:51:45pour Bernadette Chirac.
00:51:48Ça n'a rien à voir
00:51:48mais vous allez voir
00:51:49pourquoi je dis ça.
00:51:51Que j'ai très bien connu
00:51:53quand j'étais stagiaire
00:51:53de Léna Encoraz
00:51:54qui était une femme
00:51:56remarquable
00:51:57et qui avait
00:51:58beaucoup d'humour.
00:52:00Et un jour,
00:52:01elle m'a dit
00:52:01sur le quai de la gare
00:52:02à Brive
00:52:05parce que j'avais fait
00:52:05une formule humoristique
00:52:07qui n'avait pas été comprise
00:52:08par le journal
00:52:08La Montagne.
00:52:10Elle m'a dit
00:52:10Philippe,
00:52:11vous devriez faire attention
00:52:13avec les journalistes
00:52:14d'aujourd'hui
00:52:16qui ne sont pas
00:52:17les journalistes d'hier,
00:52:18d'il y a 20 ans
00:52:18ou 30 ans,
00:52:19qui sont des analphabètes.
00:52:21Il ne faut pas faire
00:52:22d'humour.
00:52:24Et elle avait ajouté
00:52:25parce que le plus souvent
00:52:26ce sont des moines copistes.
00:52:29Elle avait tout dit.
00:52:32Des moines copistes.
00:52:34Il y en a un qui a démarré,
00:52:35je ne sais pas lequel,
00:52:35Apathy peut-être,
00:52:36c'est ça,
00:52:37qui dit
00:52:38antisémitisme.
00:52:41Et les autres
00:52:42reprennent derrière.
00:52:43Mais en fait,
00:52:45il ne faut pas
00:52:45leur en vouloir.
00:52:47Et moi,
00:52:48je ne l'en veux pas.
00:52:49Pourquoi ?
00:52:50Parce qu'en fait,
00:52:51ils n'ont pas
00:52:51les outils intellectuels
00:52:52pour comprendre l'humour.
00:52:55Et en fait,
00:52:57comme ils n'ont pas compris
00:52:58ce que j'ai dit,
00:52:59ils se sont dit
00:53:00oh là là.
00:53:01Vous voyez ?
00:53:03Donc,
00:53:04ils se tapent la tête
00:53:05contre les murs,
00:53:05ils se disent
00:53:05il a dû dire un truc énorme
00:53:07parce que forcément
00:53:08c'est quelqu'un
00:53:08qui est de droite.
00:53:10Donc,
00:53:11voilà.
00:53:11Et puis,
00:53:12il ne défend pas l'Ukraine
00:53:14donc il faut qu'on l'attaque.
00:53:16C'est forcément
00:53:17un antisémite.
00:53:18Voilà.
00:53:20Alors,
00:53:21en fait,
00:53:21qu'est-ce que j'ai fait ?
00:53:23Qu'est-ce que j'ai dit ?
00:53:24J'ai développé
00:53:27ce qu'on appelle
00:53:28dans la grammaire
00:53:28de M. de Vosgelat
00:53:30une figure de style
00:53:31qui s'appelle
00:53:32l'anaphore.
00:53:34Qu'est-ce qu'une anaphore ?
00:53:35C'est une série
00:53:37de répétitions
00:53:40sous la forme humoristique
00:53:42pour faire un raisonnement
00:53:45par l'absurde.
00:53:47Vous me suivez ?
00:53:48Un raisonnement
00:53:49par l'absurde,
00:53:50ça veut dire que
00:53:50je dis,
00:53:52je pars d'un syllogisme
00:53:54captieux,
00:53:56Zegna Federova
00:53:57ont dit d'elle
00:53:59qu'elle est pro-russe
00:54:01et donc
00:54:02agent de propagande
00:54:04russe.
00:54:04bon,
00:54:05c'est aberrant
00:54:06pour moi
00:54:06de dire une chose
00:54:07comme ça.
00:54:08Le syllogisme,
00:54:09c'est pas parce qu'elle est russe
00:54:10qu'elle est pro-russe
00:54:11et qu'elle est,
00:54:12voilà,
00:54:12c'est pas une évidence
00:54:13en soi
00:54:14parce que si c'est
00:54:15une évidence en soi
00:54:16sous prétexte
00:54:17qu'elle est pro-russe
00:54:18d'être un agent
00:54:19de propagande russe,
00:54:20c'est autre chose
00:54:21agent de propagande.
00:54:23Intelligence
00:54:24avec l'ennemi
00:54:24pendant qu'on y est.
00:54:26Donc c'est aberrant.
00:54:26c'est ça que j'ai voulu dire.
00:54:29Voilà,
00:54:29elle est russe,
00:54:30elle est pro-russe
00:54:30et alors,
00:54:31sur les autres chaînes
00:54:33en face,
00:54:34allez voir,
00:54:35il y a des ukrainiennes,
00:54:36il y a des gens,
00:54:36etc.
00:54:37C'est ça que j'ai dit.
00:54:39Et donc j'ai fait
00:54:40un raisonnement
00:54:41par l'absurde
00:54:42et dans ce cas-là,
00:54:44j'ai pensé à Glucksan
00:54:45parce que j'avais vu
00:54:46la veille
00:54:46sur une chaîne concurrente
00:54:48Éric Zemmour
00:54:49qui très intelligemment
00:54:50a répondu aux journalistes
00:54:52mais alors à Glucksan
00:54:53parce qu'il venait
00:54:53faire une déclaration
00:54:54pro-ukrainienne.
00:54:55Donc moi,
00:54:56je reprends ça
00:54:57et j'ajoute
00:54:58Rima Hassan,
00:54:59j'ajoute
00:55:01pour ne pas
00:55:03le blesser,
00:55:04le vexer,
00:55:06c'est vrai,
00:55:07il m'en aurait peut-être
00:55:07voulu ne pas le citer,
00:55:09le recteur
00:55:10de la mosquée de Paris
00:55:11qui est pro-algérien.
00:55:14Bon,
00:55:14ben voilà.
00:55:15Et donc j'ai dit,
00:55:16on va dire
00:55:17qu'il est un agent
00:55:18de propagande algérienne.
00:55:20Voilà.
00:55:21Et Rima Hassan
00:55:22que je n'ai pas voulu
00:55:23oublier non plus,
00:55:24etc.
00:55:24Et les journalistes,
00:55:25qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:55:26Ils ont pris uniquement
00:55:27Glucksmann.
00:55:28C'est-à-dire qu'ils ont
00:55:29fait un découpage
00:55:31comme faisaient
00:55:32les journalistes soviétiques.
00:55:33On découpait
00:55:34les figures
00:55:35qu'on ne voulait pas
00:55:36sur la photo.
00:55:37Et ils ont dit,
00:55:38ah là là,
00:55:39il a pris Glucksmann.
00:55:41Bon.
00:55:41Et alors,
00:55:43il se trouve que
00:55:46André Glucksmann,
00:55:47le père de Glucksmann,
00:55:49était mon ami.
00:55:52Et on se voyait souvent,
00:55:54je parlais de Marie-France Garraud
00:55:55avec Marie-France,
00:55:56on dînait ensemble
00:55:56très souvent,
00:55:57il est venu au Puy-du-Fou
00:55:58plusieurs fois,
00:55:59avec Yves Montand,
00:56:00François-Olivier Gisbert,
00:56:01etc.
00:56:01C'était un ami proche.
00:56:04Et un jour,
00:56:05j'ai dit,
00:56:05je n'attaquerai jamais
00:56:06le fils
00:56:07parce que je reporte
00:56:08sur lui la tendresse
00:56:08que j'avais pour son père.
00:56:10On l'appelait
00:56:10l'écorchévis.
00:56:11C'était un homme,
00:56:12c'était un anti-soviétique
00:56:15avéré
00:56:16parce qu'il avait cru
00:56:17au soviétisme.
00:56:18Du temps de Bernard-Henri Lévy,
00:56:20les nouveaux philosophes,
00:56:20etc.
00:56:21Donc,
00:56:24alors,
00:56:26voilà,
00:56:29il y a autre chose.
00:56:32C'est que ces journalistes,
00:56:34c'est là qu'on voit
00:56:34la manipulation.
00:56:35Ils oublient de citer
00:56:37une partie de mon propos
00:56:39qui est redoutable.
00:56:41D'ailleurs,
00:56:42il y a eu un article
00:56:43dans Le Figaro ce matin
00:56:45sur le sujet.
00:56:46Remarquable.
00:56:47Il y a eu un article
00:56:48dans Le Monde
00:56:49le 5 juin
00:56:49que j'ai largement cité.
00:56:52J'étais outré,
00:56:53en fait,
00:56:55qu'on fasse des reproches
00:56:57à Zénia Federova
00:57:00et qu'on omette
00:57:02ce qui s'est passé
00:57:04le 25 mai dernier
00:57:05et ce qui se passe
00:57:06en ce moment en Ukraine,
00:57:07une série d'hommages
00:57:09aux nationalistes ukrainiens
00:57:11qui ont collaboré
00:57:13avec les nazis
00:57:14et qui ont participé
00:57:17à la Shoah.
00:57:18Et la preuve,
00:57:19vous allez sur les réseaux
00:57:21et vous allez
00:57:22Yad Vashem,
00:57:23ça vous dit quelque chose ?
00:57:24Le Yad Vashem,
00:57:25c'est pas rien quand même.
00:57:26Ils ont fait
00:57:28un tweet
00:57:29pour dénoncer
00:57:30la participation
00:57:32de Zelensky
00:57:33à la réunimation
00:57:35d'Andrei Malnik
00:57:39le 25 mai dernier.
00:57:41Donc,
00:57:42moi je pense
00:57:43que l'Ukraine
00:57:44est sur une mauvaise pente,
00:57:45la pente
00:57:46des retrouvailles
00:57:47avec le nazisme,
00:57:48la collaboration
00:57:49et la participation
00:57:51à la Shoah.
00:57:52Sur ce point-là,
00:57:53d'ailleurs,
00:57:53on est d'accord
00:57:54avec les Polonais
00:57:55qui sont ultra choqués
00:57:56parce que
00:57:57Zelensky
00:57:58a donné
00:57:59à une de ses armées
00:58:01le nom
00:58:02d'une armée
00:58:04qui se battait
00:58:05aux côtés
00:58:06des nazis.
00:58:07Donc,
00:58:08en fait,
00:58:08c'est la preuve
00:58:09d'une panique
00:58:10d'ailleurs de Zelensky.
00:58:11Bon,
00:58:12voilà.
00:58:13Alors,
00:58:13en fait,
00:58:14j'ai...
00:58:15Quand j'ai vu
00:58:17Isabelle Saporta,
00:58:18vous avez vu,
00:58:20c'est violent,
00:58:21quand elle dit
00:58:23la vieille famille
00:58:26on sent,
00:58:27je ne sais pas
00:58:28ce que vous sentez,
00:58:28mais les familles
00:58:31qui pensent
00:58:32qu'on ne peut pas
00:58:33être juif et français.
00:58:34Vous avez entendu
00:58:35cette phrase
00:58:37Isabelle Saporta ?
00:58:38Je ne la connais pas,
00:58:40je ne sais pas qui c'est,
00:58:41mais c'est violent.
00:58:44Et il se trouve
00:58:45qu'elle a un ami
00:58:47de longue date
00:58:49qu'elle a publié
00:58:50longtemps
00:58:52qui s'appelle
00:58:53William Golnadel.
00:58:55Et il se trouve
00:58:56que William Golnadel
00:58:57est mon ami
00:58:57et mon avocat.
00:59:00Et j'ai trouvé
00:59:01que c'était
00:59:01une coïncidence
00:59:02heureuse,
00:59:03un rétablissement
00:59:05de l'harmonie
00:59:05avec elle,
00:59:06de demander
00:59:07à William Golnadel
00:59:09qui est juif
00:59:10et français,
00:59:16de déposer
00:59:17une plainte
00:59:18contre ceux
00:59:19qui m'ont diffamé
00:59:20et contre tous
00:59:22les manipulateurs
00:59:23sans oublier
00:59:23le quotidien,
00:59:24l'express,
00:59:26etc.
00:59:26Tous les moines copistes.
00:59:28Voilà.
00:59:29Mon avocat,
00:59:31M. Golnadel,
00:59:32qui est un grand avocat,
00:59:34bien connu
00:59:35de cette maison,
00:59:37va donc
00:59:38porter plainte
00:59:40contre les diffamateurs
00:59:43car il y a
00:59:44une seule chose
00:59:45avec laquelle
00:59:46je partirai,
00:59:47comme dirait
00:59:51le panache,
00:59:53c'est mon honneur.
00:59:56Eh bien merci
00:59:58Philippe Devilliers
00:59:58pour cette émission
00:59:59et pour l'information
01:00:00que vous nous donnez
01:00:01donc des plaintes
01:00:02déposées contre ceux
01:00:03qui vous ont diffamé
01:00:04cette semaine.
01:00:06Affaire à suivre,
01:00:06affaire judiciaire,
01:00:08à suivre.
01:00:09Vous aurez pu choisir
01:00:09un meilleur avocat.
01:00:10Je plaisante,
01:00:11je plaisante,
01:00:11je dis ça,
01:00:12je fais attention maintenant
01:00:13sur les réseaux sociaux.
01:00:15Merci Philippe Devilliers,
01:00:16rendez-vous la semaine prochaine.
01:00:17Je ferai le jeune
01:00:18un grand merci.
01:00:18à la semaine prochaine.

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