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  • il y a 4 heures
L'ancien Premier Ministre, ex maire de Cherbourg-en-Cotentin et peut-être futur candidat à l'élection Présidentielle, répond aux questions d'ICI Cotentin, la Presse de la Manche et Ouest France.

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Transcription
00:02Bonjour à toutes et tous, nous recevons dans les studios d'ici Cotentin un ancien premier ministre,
00:09ancien ministre du budget, de l'intérieur sous la mandature de François Hollande,
00:13ancien député et maire de Cherbourg et peut-être candidat, futur candidat à l'élection présidentielle de 2027.
00:21Bernard Cazeneuve, bonjour.
00:23Bonjour.
00:23A mes côtés pour vous interviewer Noémie Beaudoin du journal Ouest France, bonjour.
00:28Et Julien Munoz de la presse de la Manche, bonjour à tous les deux.
00:32Merci Bernard Cazeneuve d'avoir répondu à l'invitation de la presse locale pour évoquer le contexte politique,
00:37bien sûr la présidentielle évidemment dans un an et aussi pour vous entendre sur les dossiers locaux
00:42qui font aujourd'hui écho aux dossiers nationaux et même internationaux.
00:51Bernard Cazeneuve, nous vous rencontrons ici à Cherbourg où vous revenez d'ailleurs très régulièrement
00:56depuis votre départ du Cotentin en 2012.
00:58Aujourd'hui vous êtes ici pour un anniversaire, les 40 ans des parapluies de Cherbourg.
01:03On imagine votre agenda chargé aujourd'hui.
01:06Pourquoi vous teniez à être présent pour cet événement ?
01:08D'abord parce que je connais la famille Yvon depuis très longtemps.
01:10Lorsque je suis arrivé à Cherbourg au début des années 90,
01:13Jean-Pierre Yvon était déjà en train d'engager toute une série d'actions pour la promotion de son produit,
01:19pour la prospérité de son entreprise et nous avons cheminé ensemble pendant les quelques 20 années
01:25où j'étais en responsabilité à Cherbourg.
01:28Nous le connaissons bien.
01:29C'est une transmission d'entreprise réussie avec des perspectives de développement encore très prometteuses.
01:36Et donc pour moi être présent à Cherbourg aujourd'hui était une manière de témoigner de ma fidélité au territoire,
01:42une fois encore, de rappeler les liens qui m'ont uni à cette famille depuis maintenant assez longtemps
01:48et puis de donner mes encouragements.
01:51Un territoire sur lequel vous revenez très régulièrement.
01:54Quels sont les liens justement que vous avez gardés aujourd'hui avec le territoire ?
01:57Ces liens sont très nombreux.
01:58J'ai beaucoup d'amis ici.
02:0020 ans de vie politique, l'exercice de plusieurs responsabilités locales à la communauté urbaine,
02:07à la ville de Cherbourg, au conseil départemental, au conseil régional, ça crée des liens.
02:11Et puis il y a tous les liens qui sont noués avec la population, avec les habitants.
02:15Nous avons traversé des épreuves, nous avons eu des projets.
02:18Et donc il y a beaucoup de chers bourgeoises et de chers bourgeois avec lesquels je suis en contact très
02:22régulier
02:23qui me témoignent d'une affection que j'ai envie de leur restituer à chaque instant,
02:28avec lesquels j'ai une relation personnelle très forte, que j'aime visiter.
02:32Donc mes liens avec le territoire, ce sont ces liens humains.
02:37Justement, à chaque retour, qu'est-ce qui vous frappe le plus dans l'évolution de Cherbourg ?
02:40Ce qui me frappe, c'est un projet d'urbanisme qui se poursuit, une ville qui continue sa transformation,
02:45un développement économique pour lequel nous étions collectivement battus
02:50et qui donne des résultats heureux et qui pose aussi à la ville et à l'agglomération de nombreux défis.
02:56On parlait du logement il y a de ça quelques instants.
02:58La pression qui s'exerce sur le logement en raison du développement économique est très forte.
03:03C'est donc un territoire qui connaît une mutation, qui correspond d'ailleurs très exactement
03:07à ce qu'était l'ambition qui était la mienne lorsque j'étais élu de Cherbourg,
03:16c'est-à-dire sortir de la mono-industrie nucléaire et civile pour essayer d'engager le territoire
03:20dans une diversification économique autour d'enjeux qui correspondent à ceux de la lutte contre le réchauffement climatique,
03:26qui correspondent aussi aux enjeux de la modernisation de l'appareil productif français pour une croissance sobre et sûre.
03:34Et tous ces enjeux-là, ça a donné l'usine d'éoliennes que nous avons portée dans les années 2005
03:41-2006 jusqu'à mon départ
03:43et qui s'est concrétisée après mon départ.
03:46Tous ces projets-là qui ont mobilisé la région, le département, la communauté urbaine
03:52sont des projets qui ont contribué, comme les projets urbains, à la transformation complète du territoire.
03:59Ce qui a été fait sur le plan urbain depuis 2012 et la continuité de ce que nous avions engagé
04:05avec l'opération de renouvellement urbain entre terre et mer qui nous a conduits à l'époque
04:10à réaménager les quartiers d'habitat social et cette politique a été poursuivie par la suite.
04:15Alors on va reparler évidemment de tous ces enjeux du nucléaire, notamment énergétique,
04:19des nouvelles énergies marines dans un second temps, mais c'est un territoire en mutation politique aussi.
04:25Bernard Cazeneuve, vous revenez dans cette ville qui a été un bastion socialiste pendant des décennies
04:30et qui vient de basculer à droite.
04:32Vous avez croisé ce matin la Nouvelle-Mère, Camille Marguerite.
04:37C'est un petit choc, c'est même un séisme localement.
04:39Pour vous aussi, ça a été un choc de voir la droite prendre Cherbourg.
04:44Vous imaginez bien que quand on a été engagé dans une organisation politique,
04:49du Parti Socialiste pendant des années, qu'on est résolument à gauche,
04:53même si j'exprime des critiques sur la stratégie actuelle du Parti Socialiste,
04:58ma famille c'est la gauche.
04:59Tout ce que nous avons fait entre 1977 et 2026 s'inscrivait dans une volonté de faire en sorte
05:08que sur la question des services publics, de l'égalité d'accès au sport, à la culture,
05:14sur l'ambition urbaine, nous puissions inscrire cette ville dans un projet qui dépassait les générations,
05:23qui se succédait à la tête de la ville, qui était un projet que nous portions collectivement.
05:27Donc quand ce projet est interrompu pour des raisons politiques,
05:32c'est pour tous ceux qui ont participé, qui ont engagé autour de ces projets une ambition collective,
05:39une tristesse.
05:41Et pour moi ça a été une terrible tristesse et une grande souffrance.
05:45Comment vous l'expliquez ce basculement après des décennies de socialisme ?
05:48Justement il y avait une lassitude, il y a eu des erreurs de fait ?
05:51Je pense que le résultat de cette élection condamne moins une politique que des comportements.
06:00Un éloignement peut-être des citoyens, une forme de recroquevillement sectaire,
06:06alors que la gauche herbeaugeoise a toujours été une gauche d'ouverture, de rassemblement,
06:13se tenant loin des appareils, ne cherchant pas dans les appareils politiques à exercer des responsabilités ou un rôle.
06:20Moi j'ai constamment été sollicité pour exercer des responsabilités à l'intérieur du Parti Socialiste.
06:25Je ne les ai jamais exercées parce que je considérais que cette ville,
06:30compte tenu de son tempérament, compte tenu de son histoire,
06:33ne pouvait être dirigée par la gauche que dès lors que la gauche était ouverte,
06:37créer les conditions d'un rassemblement large autour d'elle,
06:41et se tenait à distance de toutes les logiques d'appareil,
06:43qui sont généralement des logiques qui aboutissent à des postures de crispation, de fermeture,
06:48et qui peuvent donner le sentiment qu'on est dominé par le sectarisme
06:52plutôt que par la volonté du contact avec les habitants.
06:55Je pense que donc c'est plutôt ça qui a joué...
06:57Donc vous nous dites là clairement que l'ancien maire, Benoît Révé,
07:00n'avait pas ce contact avec les habitants ?
07:02Il y a eu une distance qui s'est faite ?
07:04On n'est pas seul en cause, il y a toute une équipe,
07:07il y a une manière de faire de la politique, il y a une conception de la politique.
07:13L'action qui a été conduite était fort bonne.
07:16Les gens qui étaient à la tête de cette collectivité étaient animés de valeurs
07:19qu'ils portaient sincèrement.
07:20Mais peut-être il y a eu des fautes de comportement, c'est tout ce que je dis.
07:26Je les ai ressentis moi-même.
07:28Ces fautes de comportement ont été vécues par moi de façon douloureuse.
07:33Beaucoup de chers bourgeois m'ont dit, mais pourquoi vous n'êtes pas venu
07:35pendant la campagne électorale pour aider ?
07:36C'est la question qu'on allait vous poser.
07:37Je ne suis tout simplement pas venu pendant la campagne électorale pour aider
07:39parce qu'on n'est pas souhaité que je vienne.
07:41Si on m'avait invité, je serais venu.
07:43J'ai toujours été à disposition de la collectivité.
07:46Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est la première fois que je m'exprime
07:49sur les événements municipaux.
07:51J'ai quitté la municipalité au moment où j'ai été nommé ministre en 2012
07:55en prenant un engagement avec moi-même.
07:57Ne faire aucun commentaire sur la politique municipale.
08:00ne faire des commentaires que dès lors qu'on me demandait d'intervenir
08:03pour aider ces commentaires ayant vocation à appuyer une collectivité
08:08dont ceux qui la dirigeaient avaient été mes propres adjoueurs,
08:13qui avaient cheminé avec moi et dont j'imaginais qu'ils inscriraient leur action
08:18dans la continuité de ce qui avait été fait.
08:21Quand je parle de la continuité de ce qui avait été fait,
08:23ce n'était pas du tout seulement la continuité de l'action.
08:25Après tout, chacun a son tempérament et peut orienter la vie d'une municipalité
08:30dans telle direction plutôt que telle autre en raison de son tempérament
08:33ou de sa personnalité.
08:36Mais je parlais de la continuité humaine,
08:38c'est-à-dire le souvenir que l'on a de ce que l'on a fait ensemble,
08:42une certaine forme de loyauté et de délicatesse humaine
08:46qui peuvent unir les individus des uns aux autres.
08:49Ce à quoi je me suis astreint pendant toute cette période
08:52en ne disant rien qui puisse poser problème
08:55et au contraire en intervenant systématiquement pour appuyer.
08:59Voilà, les choses se sont passées comme elles se sont passées.
09:03Je n'ai rien dit parce que j'estimais qu'il ne fallait rien dire
09:08qui puisse poser problème et rendre les choses difficiles.
09:11Mais j'étais très triste de tout cela
09:13et j'en ai beaucoup souffert parce que j'avais beaucoup donné à cette ville.
09:20J'avais essayé de faire le meilleur de ce qui était possible
09:25dans un contexte qui était parfois difficile
09:27et dans une relation où j'ai beaucoup aidé
09:30ceux qui m'entouraient à progresser, à exercer des responsabilités.
09:34Donc quand j'ai vu qu'on rentrait dans des logiques d'appareil,
09:38qu'on se fermait, qu'on considérait que pour être identifié
09:45comme étant à gauche, il fallait prendre les positions les plus sectaires,
09:48je me suis dit qu'il était urgent de se tenir à distance de tout cela,
09:52de ne pas compromettre l'action de ceux qui présidaient
09:57au destin de la municipalité,
09:59mais de ne pas non plus cautionner des comportements
10:04dont je ne partageais pas les modalités.
10:08Vous vous êtes senti un peu trahi finalement ?
10:11Je ne dirais pas ça comme ça.
10:13Je pense qu'il y avait quelque chose d'un peu puéri dans tout cela.
10:19J'ai eu le sentiment d'être une espèce de grand frère
10:21qui regardait toute cette agitation
10:25et toutes ces manœuvres ou toutes ces manières de faire
10:29avec un peu de tristesse en disant à jour
10:32j'espère qu'ils ne tomberont pas de leur vélo,
10:34qu'ils sont suffisamment raisonnables pour faire attention.
10:37Donc au final vous n'êtes pas très surpris de ce scénario
10:39ou de ce qui s'est passé au municipal ?
10:41Je suis triste, je pense que ça aurait pu être différent.
10:45J'espérais que cela ne se passerait pas ainsi.
10:47Ça s'est passé ainsi et ça s'est passé ainsi
10:50encore une fois en me plongeant dans une très grande tristesse.
10:54Que l'on puisse penser une minute
10:59que couper les fils avec toute l'histoire de la gauche ici
11:04en reproduisant les logiques les plus sectaires
11:07des appareils qui excommunient
11:09était une bonne idée à Cherbourg
11:11relever vraiment d'un défaut d'analyse total
11:14de ce qu'était la situation de la ville
11:15et de ce qu'était la culture profonde de ses habitants.
11:18Qu'est-ce qu'on fait maintenant alors pour reconquérir la ville ?
11:21Il faut reconstruire tout cela.
11:23On met des années à conquérir une ville.
11:26Mais en une soirée tout peut partir.
11:28Et ensuite il faut des années pour reconstruire.
11:30Donc moi j'invite les générations nouvelles
11:33à ne pas reconstruire dans l'esprit qui prévaut
11:37à l'intérieur d'appareils recroquevillés
11:38qui sont ceux des appareils de la gauche actuelle
11:42et d'essayer de se réouvrir à la société
11:45d'écouter les citoyens
11:48d'être dans leur proximité
11:49de leur parler
11:50de ne témoigner à leur égard d'aucune arrogance
11:54d'essayer de retrouver ce lien humain
11:56qui est aussi un lien de l'écoute
11:57qui est aussi le lien par lequel on construit les forces politiques
12:00de sorte à ce que les reconquêtes soient possibles
12:03et que ce qui nous a fait perdre
12:05ne contribue pas à nous faire perdre encore.
12:08On ne va pas reconquérir la ville
12:11en reproduisant les comportements
12:13qui nous l'ont fait perdre.
12:14Au-delà de Cherbourg, plusieurs autres bastions
12:16sont tombées en France.
12:17Brest, Clermont-Ferrand.
12:20Que vous dit ces défaites ?
12:23Je pense que la gauche de gouvernement
12:26celle qui n'est pas sur la tradition
12:30le discours de Jean-Luc Mélenchon
12:32n'avait aucun intérêt à se mettre
12:35sous la domination de cette organisation politique.
12:38Parce qu'en se mettant sous la domination
12:39de cette organisation politique
12:41elle engageait tous ceux qui sont dans le dégagisme
12:44à dégager ceux qui avaient fait montre de faiblesse
12:46à l'égard de la France insoumise.
12:47C'est ce qui s'est produit.
12:49La deuxième chose, c'est que la gauche de gouvernement
12:51c'est une gauche qui ne peut exercer longtemps
12:54la responsabilité
12:55et notamment dans les collectivités locales
12:57qu'en étant ouverte
12:59aux échos qui lui reviennent
13:01des citoyens des villes qu'elle administre.
13:04Il faut donc constamment un lien
13:06il faut une relation de proximité
13:08il faut une empathie profonde
13:11à l'égard de ceux dont on préside au destiné.
13:15La troisième chose qui est indispensable
13:17c'est que cette gauche ne peut pas être
13:20une gauche de posture politique
13:23elle doit être une gauche
13:24constamment en contact avec les réalités
13:27et partant des réalités
13:28pour construire des politiques publiques
13:30destinées à les changer.
13:32Toutes ces évolutions-là
13:34quand elles sont produites
13:35dans des villes dirigées par la gauche
13:38elles ont permis à la gauche
13:39d'y demeurer.
13:40C'est le cas par exemple à Montpellier.
13:44Je constate que là où les choses
13:46ont été plus compliquées
13:47c'est quand des alliances ont été conclues
13:49avec la France insoumise
13:51au dernier moment pour essayer de garder
13:53des bastions qui étaient tenues par la gauche
13:55depuis très très longtemps
13:57conduisant une grande partie
13:58de l'électorat central
13:59qui avait apporté confiance à des maires
14:02qui étaient des maires installés
14:04reconnus et respectés
14:05on a eu la chute
14:06on a eu la chute à Brest
14:08on a eu la chute à Clermont-Ferrand
14:11et on a eu la chute dans d'autres communes.
14:14Vous vous rejetez depuis le début
14:17ces alliances avec LFI
14:19c'est pour ça aussi que vous avez rompu
14:20avec le parti socialiste.
14:22Je n'ai pas rompu avec le parti socialiste.
14:24J'ai quitté le parti socialiste
14:25la mort dans l'âme
14:27pour demeurer fidèle
14:28à l'héritage de tous ceux
14:30qui à l'intérieur du parti socialiste
14:32s'étaient battus
14:33pour une certaine conception de la gauche
14:34de l'universalisme
14:35de l'humanisme
14:36les Léon Blum
14:39les Jospins
14:39les François Mitterrand
14:41j'estimais qu'à partir du moment
14:43où le parti socialiste
14:45acceptait de faire une alliance
14:46avec une organisation politique
14:48qui considère qu'il y a une consubstantialité
14:50de la violence à la police
14:51non pas qu'il ne puisse pas y avoir de problème
14:53avec la police
14:53j'ai été ministre de l'intérieur
14:54je sais parfaitement
14:55que la police doit être tenue
14:57reine courte
14:58qu'elle doit être formée
14:58au principe déontologique et républicain
15:00mais de la théoriser
15:02qu'il y aurait derrière chaque policier
15:04un individu
15:05qui serait guidé
15:07par la seule volonté
15:08de discriminer
15:09les citoyens français
15:11et de commettre
15:13à leur égard
15:13des actes de violence
15:15n'est absolument pas la vérité
15:17et dire ça dans la société
15:18c'est diffuser à l'intérieur de la société
15:20un poison lent
15:20parce que vous envoyez le message
15:22à des générations
15:23et des générations
15:24de jeunes
15:25et notamment de jeunes
15:25qui peuvent avoir le sentiment
15:27de la discrimination
15:27en raison de la souffrance sociale
15:29à laquelle ils sont confrontés
15:30que la république
15:32dans son organisation
15:33est tout entière conçue
15:34pour leur être hostile
15:35c'est-à-dire que vous
15:36diffusez à l'intérieur de la société
15:38tous les ferments
15:39de la confrontation
15:40alors même
15:41que la promesse de la république
15:42c'est
15:43la possibilité pour la république
15:45de convaincre
15:46chaque citoyen
15:46qu'il a sa place
15:47dans la société
15:49et lorsqu'il ne l'a pas
15:51la république
15:52doit le convaincre
15:53qu'elle est capable
15:54de changer ses politiques publiques
15:55pour permettre
15:56à chacun
15:56de trouver sa place
15:57dans la société
15:58la stratégie de la France insoumise
15:59c'est tout à fait différent
16:00de la même manière
16:01sur la question
16:02de l'antisémitisme
16:02le moins qu'on puisse dire
16:03et que cette organisation
16:05est très loin
16:06des combats
16:06que nous avons menés
16:07depuis l'affaire Dreyfus
16:09et que nous avons pu mener
16:11autour d'un certain nombre
16:11de grands leaders
16:12qui déjà subissaient
16:13l'antisémitisme à leur époque
16:15je pense à Léon Blum
16:16ou à Pierre Mendès France
16:17et je pourrais comme ça
16:18multiplier les exemples
16:19donc pour moi
16:19il n'y a pas de compatibilité
16:21entre ce que nous sommes
16:22historiquement
16:23profondément
16:24dans nos valeurs humanistes
16:26en raison de l'universalisme
16:27que nous portons
16:28et ce qu'est le discours
16:30de cette organisation politique
16:31alors on me dira
16:32mais ce que vous dites
16:33ne tient pas compte
16:34de l'enthousiasme
16:36qui s'est manifesté
16:37à Saint-Denis
16:39des foules
16:40nombreuses
16:41rassemblées
16:41des leaders
16:42derrière
16:43des leaders maximaux
16:45qui sont des démocrates
16:45minimaux
16:46on en a vu dans l'histoire
16:47du monde
16:48la foule qui se rassemble
16:49derrière un chef
16:50c'est pas nécessairement
16:50une bonne nouvelle
16:51pour un pays
16:51et s'il n'y a pas
16:53des âmes suffisamment
16:54ardentes
16:56républicaines
16:56et humanistes
16:57pour
17:00développer
17:01un récit
17:01qui permette
17:03de dévoiler
17:04ce que
17:05ces enthousiasmes
17:06d'un jour
17:07peuvent révéler
17:08de comportements
17:09dangereux
17:09pour la République
17:10alors il n'y a plus
17:11dans la République
17:12aucune possibilité
17:13de résistance
17:13au pire
17:13et pour moi
17:15ce qu'il faut éviter
17:16c'est la confrontation
17:18Mélenchon-RN
17:20LFI-RN
17:22le discours
17:22de LFI
17:23ce week-end
17:24à Saint-Denis
17:24c'était
17:25il n'y a plus
17:25qu'eux et nous
17:26il faut qu'il y ait
17:27eux
17:27c'est-à-dire
17:28RN et LFI
17:29en face de nous
17:30les républicains
17:30pour éviter
17:31que le pays
17:31ne bascule
17:32c'est ça l'enjeu
17:33dans un climat politique
17:35marqué par la radicalité
17:36est-ce que la modération
17:37peut encore convaincre
17:38les électeurs ?
17:40Mais d'abord
17:41la modération
17:41n'est pas la mollesse
17:42la modération
17:43c'est une sagesse
17:44c'est un esprit de nuance
17:45c'est une volonté
17:46sur tous les sujets
17:47qui se présentent au pays
17:48et il y en a de nombreux
17:49j'ai parlé tout à l'heure
17:50de la question républicaine
17:51mais il y a la question aussi
17:53de la modernisation
17:53de l'appareil productif
17:54pour créer les conditions
17:56de la justice sociale
17:57parce que si le pays
17:57ne produit rien
17:58il n'y a rien à répartir
18:00il y a la question
18:01de la lutte
18:01contre le réchauffement climatique
18:02si elle doit se faire
18:04par la décroissance
18:05alors l'objectif
18:06de la justice sociale
18:07est perdu de vue
18:07il faut que la lutte
18:09contre le réchauffement climatique
18:10se fasse par la promotion
18:11d'une croissance
18:12sobre et sûre
18:13et enfin
18:13il y a tous les enjeux
18:15liés au désordre du monde
18:16l'abandon des principes
18:17du droit international
18:18y compris par
18:19certains pays
18:20qui se sont présentés longtemps
18:21comme les leaders
18:22du monde libre
18:22je pense aux Etats-Unis
18:24ce qui se passe
18:25sur le continent européen
18:27avec l'entrée
18:28de la Russie en Ukraine
18:30en contravention
18:31avec tous les principes
18:31du droit international
18:32et notamment
18:33le droit du peuple
18:33à disposer d'eux-mêmes
18:34ce qui se passe
18:35au Proche et Moyen-Orient
18:37et dans les pays du Golfe
18:38avec la situation
18:40en Palestine
18:41où la politique
18:42de Netanyahou
18:43conduit au massacre
18:44du peuple palestinien
18:46et où un groupe
18:47terroriste
18:48le Hamas
18:48a massacré
18:50des populations
18:52le 7 octobre
18:53israéliennes
18:53alors même
18:54que le Hamas
18:55était conscient
18:56que ces populations
18:57étaient les plus critiques
18:58à l'égard de la politique
18:59de Netanyahou
18:59tout ça montre
19:00qu'il y a quand même
19:01un état du monde
19:02et un état
19:03de la société française
19:04qui pose problème
19:05dans un contexte
19:05par ailleurs
19:06où nous avons
19:07une accumulation
19:07de dettes
19:08et de déficits
19:09qui menacent
19:10l'état-providence
19:11donc si par rapport
19:13à tous ces sujets
19:14la solution
19:15c'est de raconter
19:16à peu près
19:16n'importe quoi
19:17en prenant
19:18les postures
19:18les plus radicales
19:19pour donner le sentiment
19:20qu'on est vraiment
19:21de gauche
19:21à la fin
19:22aucun des problèmes
19:23auxquels la gauche tient
19:24c'est-à-dire sauvetage
19:25de l'état-providence
19:26retour du droit international
19:28défense de l'idée
19:29de la république
19:29ne sera possible
19:30moi je pense
19:31que ce qu'il faut
19:32c'est dire la vérité
19:33prendre les problèmes
19:34tels qu'ils se présentent
19:35à nous
19:35et dire aux français
19:36sur chacun des problèmes
19:37qui se présentent à nous
19:38voilà comment nous allons
19:39les régler
19:40et être de gauche
19:41ce n'est pas prendre
19:42des postures
19:43pour rester au milieu
19:44de la piste de danse
19:46monsieur Mélenchon
19:46est au milieu
19:46de la piste de danse
19:47depuis 50 ans
19:48quel sera son bilan politique
19:50qu'aura-t-il apporté
19:51au pays
19:51en termes de réformes
19:53en termes de politique
19:54publique
19:54rien
19:55aura-t-il été fidèle
19:56à un territoire
19:57il aura été successivement
19:58élu de l'Essonne
20:00élu de Marseille
20:01élu du nord de la France
20:03participant
20:04à la libération
20:05de toutes les assemblées
20:06qu'il aura abandonné
20:07comme il aura abandonné
20:08les citoyens
20:08qui lui auront fait confiance
20:09dans les territoires
20:10dont il aura été élu
20:11quel sera son bilan
20:12à part celui
20:13d'avoir été derrière
20:14une tribune
20:14pour raconter derrière
20:16cette tribune
20:16à travers des postures
20:17avantageuses
20:18on va reparler
20:19Bernard Cazeneuve
20:19on voit que vous parlez aussi
20:21déjà presque comme un
20:22candidat à la présidentielle
20:23on en reparle tout de suite
20:29Alors on l'a dit
20:30Bernard Cazeneuve
20:30la gauche est morcelée
20:32aujourd'hui à un an
20:33donc de cette échéance
20:34de la présidentielle
20:35dans ce contexte
20:36vous avancez de moins en moins
20:37à bas bruit
20:38vous accélérez même
20:39ces dernières semaines
20:40pour vous affirmer
20:42dans la longue
20:43longue liste
20:43des candidats potentiels
20:44à cette élection
20:45alors Bernard Cazeneuve
20:46candidat potentiel
20:48à cette élection
20:48ou candidat officiel
20:50aujourd'hui
20:50Moi je n'ai pas déclaré
20:51de candidature
20:52j'ai simplement dit
20:53que dans la période
20:54particulière où nous nous
20:55trouvons
20:55et dont je viens de rappeler
20:56trop brièvement
20:57parce que vous n'avez pas
20:58laissé le temps de le faire
20:59la totalité des défis
21:00auxquels on est confronté
21:01il y avait des choses à dire
21:02et que ces choses
21:03devaient être dites
21:04et je pense qu'elles doivent
21:05être dites
21:06avec d'autant plus
21:08de force
21:08qu'à gauche
21:11ce n'est pas
21:12le réalisme
21:14l'exigence
21:15de réponse
21:18praticable
21:19apportée
21:19aux problèmes
21:20concrets
21:20qui se posent
21:21au pays
21:21qui domine
21:22mais les postures
21:23et les postures
21:24dans la radicalité
21:25Ça veut dire
21:25que vous êtes le mieux
21:26placé aujourd'hui
21:26justement pour aller
21:27sur ces dossiers de fond
21:28Ça veut dire que moi
21:28j'estime qu'il est absolument
21:29indispensable qu'à gauche
21:31il y ait des responsables
21:33politiques
21:33qui ne soient pas là
21:36pour entretenir
21:37pour leur propre compte
21:38l'égo-présidentialisme
21:39de l'époque
21:40mais qui soient là
21:41pour énoncer
21:42les problèmes
21:43et dire
21:44quelles sont les solutions
21:44qui doivent être mises
21:45en face des problèmes
21:46c'est-à-dire apporter
21:47des solutions
21:48au pays
21:49qui est confronté
21:50à une angoisse absolue
21:52et qui voit bien
21:53qu'à défaut
21:54de réponse crédible
21:54il y aura le basculement
21:56du pays vers le dégagisme
21:57donc je pense
21:58qu'il est indispensable
21:59qu'il y ait des voix
21:59qui portent
22:01une parole
22:01de responsabilité
22:02et de crédibilité
22:04et donc moi
22:05mon objectif
22:06c'est pas de me projeter
22:07au milieu
22:08de la piste de danse
22:09pour dire
22:10mais moi aussi
22:10je suis là
22:10ça c'est une préoccupation
22:11que je n'ai jamais eue
22:12mais ce que vous faites
22:13quand même en ce moment
22:13vous dites quand même
22:14je suis là
22:14et j'ai le désir
22:15d'y aller
22:16ce que je dis en ce moment
22:17c'est voilà
22:17ce qu'il faut dire
22:19pour créer les conditions
22:20d'un rassemblement large
22:23en responsabilité
22:24et en crédibilité
22:25qui permettent
22:26de créer les conditions
22:29de l'évitement
22:30pour notre nation
22:31de ceux qui la menacent
22:33c'est-à-dire
22:33du dégagisme
22:34d'extrême droite
22:35et d'extrême gauche
22:35c'est ça que je dis
22:36et donc il est indispensable
22:38en politique
22:39lorsque des échéances
22:40aussi importantes
22:41se présentent
22:41qui peuvent faire l'objet
22:43d'un basculement grave
22:44pour le pays
22:44qu'il y ait des voix
22:47désintéressées
22:47qui ne travaillent pas
22:48pour elles-mêmes
22:48qui ont des convictions
22:49qui ont une expérience
22:50une expérience locale
22:52une expérience gouvernementale
22:53longue
22:54pour dire
22:54voilà ce qui nous paraît
22:55souhaitable pour le pays
22:56ces idées
22:57mises
22:58dans le débat public
22:59ont une audience
23:00permettent une cristallisation
23:02et un rassemblement
23:03et dans ce cas-là
23:04il est le devoir
23:04de ceux qui l'ont énoncé
23:06de porter ces idées
23:07parce qu'on n'a jamais vu
23:08une idée traverser
23:09une pièce toute seule
23:10il faut qu'elle soit portée
23:11par des individus
23:13soit ce processus
23:14de cristallisation
23:14ne se produit pas
23:16mais ces idées
23:16ont contribué
23:17à faire bouger les lignes
23:18et le discours
23:19tenu par ceux
23:19qui ont eu le courage
23:20de résister à l'air du temps
23:22aura été utile
23:23et soit ça n'a pas
23:24d'écho du tout
23:24il faudra en tenir
23:25les conclusions
23:26parce que ça voudra dire
23:26que l'époque
23:27dans ses emportements
23:29dans ses embrasements
23:30aura été plus forte
23:31que la raison
23:31ça veut dire que
23:32sur votre créneau
23:33il n'y a pas d'autres candidats
23:34qui peuvent y aller
23:35il y a François Hollande
23:35qui s'est aussi positionné
23:37on parle aussi
23:38de Raphaël Glucksmann
23:39sur ce centre gauche
23:40vous ne croyez pas
23:41en ces candidatures
23:43c'est pour ça
23:43que vous vous positionnez
23:44pour y aller vous aussi
23:45J'ai pris des positions
23:45différentes
23:46de ce dont vous venez
23:47de parler
23:49lorsque l'alliance
23:50avec LFI
23:51est survenue
23:52j'ai pris des positions
23:54très différentes
23:55qui maintenant
23:56sont partagées
23:56avec la personne
23:57J'ai pris des positions
23:58très différentes
23:58et très nettes
23:59lorsque
23:59il s'agit de
24:01constituer
24:02le Nouf Front Populaire
24:03je n'ai pas soutenu
24:05cette débarque
24:06je me souviens d'ailleurs
24:07de beaucoup
24:08d'éditorialistes de presse
24:09et de responsables
24:11de médias
24:12faisant la une
24:13de leurs journaux
24:13sur le thème
24:14le seul qui n'a pas compris
24:15en parlant de votre serviteur
24:16bon
24:17donc j'ai pris des positions
24:18en prenant le risque
24:18d'être seul
24:20et pourquoi est-ce que
24:21j'ai pris ces positions
24:21en prenant le risque
24:22d'être seul
24:22parce que ces positions
24:23n'ont pas été dictées
24:24par mon intérêt
24:26mon intérêt à moi
24:26aurait été
24:27de rester bien
24:28à l'abri
24:29des organisations politiques
24:31d'essayer
24:31d'y manœuvrer
24:32d'y godiller
24:33pour essayer
24:34de trouver un chemin
24:36pour moi-même
24:36je n'ai jamais fait ça
24:37j'ai pris des positions
24:38extrêmement nettes
24:39et ce sont ces positions
24:40qui vous démarquent
24:41aujourd'hui
24:41des autres candidats
24:42je les ai prises
24:42en étant critiquées
24:43par un certain nombre
24:45de mes amis
24:47je pense que
24:49la bonne démarche
24:50aujourd'hui
24:51n'est pas d'essayer
24:53de reconstituer
24:54un parti socialiste
24:54à bout de souffle
24:56on voit bien d'ailleurs
24:57le spectacle
24:57qui est donné
24:58à travers ces affaires
24:59de primaire
24:59c'était absolument impossible
25:01d'organiser une primaire
25:02on nous l'a proposé
25:03ça a été un fiasco
25:05on propose maintenant
25:06d'en organiser deux
25:07on voit des manœuvres
25:08d'appareils
25:09à l'intérieur
25:10de cette organisation
25:10qui témoignent
25:11d'un éloignement considérable
25:12par rapport aux préoccupations
25:13que je viens d'exprimer
25:15moi je n'ai jamais pensé
25:16que l'on pouvait
25:17à partir de cet appareil-là
25:19constituer une force
25:20qui nous permette
25:20de gagner l'élection présidentielle
25:21c'est-à-dire
25:22la raison pour laquelle
25:22j'ai fait le choix
25:23de créer la convention
25:25non pas parce que je pensais
25:25qu'elle pouvait se substituer
25:27au parti socialiste
25:27mais parce que je pensais
25:28qu'elle pouvait
25:29avec d'autres organisations
25:30être le ferment
25:31de la reconstitution
25:32d'une grande force politique
25:33d'ailleurs la seule chose
25:35qu'il y aurait à faire
25:35à gauche aujourd'hui
25:36si pas d'organiser des primaires
25:37c'est que
25:38les responsables
25:39du parti socialiste
25:40faisant enfin lucidement
25:42le constat
25:42de l'impasse
25:43dans laquelle ils ont
25:44par leur stratégie
25:45mis l'organisation politique
25:47héritière
25:48de François Mitterrand de Blum
25:49et de tant d'autres
25:50grandes figures
25:51décident d'organiser
25:52un grand congrès
25:53avant les présidentielles
25:54qui fasse venir
25:55à l'intérieur
25:56de cette organisation
25:57tous ceux qui l'ont quitté
25:59à force d'être désespérés
26:01de ce qu'ils y trouvaient
26:02en termes de discours
26:03et en termes de comportement
26:04ils ne veulent pas le faire
26:06ils ne veulent pas le faire
26:07parce qu'ils ont peur
26:07que l'appareil
26:08qu'ils considèrent
26:09comme leur chose
26:10leur échappe
26:11la seule chose
26:11qu'il faudrait faire pourtant
26:12c'est de créer les conditions
26:14de ce choc
26:14et de cet écho
26:15et comment on fait alors
26:16Bernard Cazeneuve
26:16s'il n'y a pas de primaire
26:17pas de grand congrès
26:18comment on fait pour les partager
26:19je pense qu'il faut faire pression
26:20sur l'organisation
26:20pour qu'elle le fasse
26:21et moi j'appelle
26:22non pas à l'organisation
26:24d'un congrès
26:25non pas à l'organisation
26:26de vote interne
26:27j'appelle à l'organisation
26:29d'une
26:30d'un congrès
26:32d'un rassemblement
26:33de toutes les familles
26:34de la gauche
26:35de gouvernement
26:35à l'intérieur
26:36d'une grande organisation
26:37politique
26:38qui désignerait
26:39son candidat
26:40et qui désignant
26:41son candidat
26:41serait en situation
26:42ensuite de mener
26:43un combat
26:44en ayant rassemblé
26:45tous les siens
26:45c'est-à-dire qu'on sorte
26:46des logiques d'appareil
26:48qui nous renvoient
26:49à ce que les partis politiques
26:50peuvent produire de pire
26:52à l'instar de ce qui s'est passé
26:53sous la quatrième république
26:54lorsque les combinaisons
26:56et les combinaient étaient partout
26:57pour retrouver
26:58une grande ambition
26:59qui soit une grande ambition
27:00de rassemblement
27:02et d'expression
27:03d'un projet
27:05pour la France
27:05qui corresponde
27:06aux besoins du moment
27:07et ce projet
27:08c'est quoi ?
27:08C'est la république
27:10dans la fermeté
27:12de ses principes
27:13laïcité
27:13ordre républicain
27:14et dans son ambition
27:16de créer les conditions
27:17de l'intégration
27:18de tous ses enfants
27:19dans un projet
27:20qui ne laisse personne
27:21au bord du chemin
27:22c'est la mise en compatibilité
27:23deuxième sujet
27:24de l'efficacité économique
27:26et de la justice sociale
27:27c'est la mise en compatibilité
27:29de la lutte
27:29contre le réchauffement climatique
27:30avec la croissance
27:31croissance sobre et sûr
27:32et c'est le retour
27:33d'une ambition européenne
27:35et des grands principes
27:36du droit international
27:36si notre organisation politique
27:38est capable
27:39autour de ces quatre grands axes
27:40de porter un projet
27:42pour la France
27:42elle aura un candidat
27:43ça ne veut pas quand même
27:44un programme de candidat
27:46à la présidentielle
27:46Bernard Cazeneuve
27:47avant
27:47moi j'ai essayé
27:49de travailler dans l'ordre
27:49si vous voulez
27:50c'est-à-dire qu'avant
27:50d'aller à la radio
27:51pour dire je suis candidat
27:52à l'élection présidentielle
27:54j'essaie de faire en sorte
27:56qu'il y ait un projet
27:56je l'énonce
27:59des parrainages
28:01un financement
28:02une organisation
28:03bon
28:03si tout cela est réuni
28:04on peut être candidat
28:05à l'élection présidentielle
28:06si on n'a ni projet
28:08ni organisation
28:10ni méthode
28:11ni vision
28:12et vous avez tout ça
28:12visiblement
28:13ni direction
28:15d'être candidat
28:16à l'élection présidentielle
28:19et de l'annoncer
28:20procède de ce que
28:22l'on appelle
28:23l'égo-présidentialisme
28:24qui dévore les institutions
28:25de la Ve République
28:26de l'intérieur
28:27qui conduit
28:27énormément d'égo
28:29à se projeter
28:30après s'être regardé
28:31pendant des mois
28:31sur les réseaux sociaux
28:32et à la fin
28:33ça donne quoi ?
28:34ça donne la victoire
28:34des légagismes
28:35mais tous ces éléments
28:35dont vous parlez
28:36vous les avez aujourd'hui
28:37vous avez un programme
28:37vous avez lancé
28:38une association
28:39pour le financement
28:40aussi d'une campagne
28:41il manque peut-être
28:42les parrainages
28:42vous les lancez aujourd'hui
28:43vous avez des contacts
28:44avec les élus locaux
28:45pour vous soutenir ?
28:46moi je ne suis pas
28:48dans une démarche
28:51individuelle
28:52qui consiste
28:53dans un contexte
28:55où les comportements
28:56individuels
28:56désespèrent les français
28:58à accroître
28:59leur désespoir
29:00en ajoutant
29:02une candidature
29:02à toutes les autres
29:03je pense
29:04qu'il faut se préparer
29:05sur le fond
29:06se préparer sur le fond
29:07c'est avoir un discours clair
29:08sur ce qu'il faut faire
29:09sur tous les sujets
29:10qu'est-ce qu'on fait
29:11en matière de politique
29:11de défense
29:12il y a une loi de financement
29:13de la défense
29:15qui est à 436 milliards
29:17d'euros
29:18comment on la finance
29:19quel type d'équipement
29:20on porte
29:21quel type d'Europe
29:21de la défense
29:22on construit
29:22ce sont cela les sujets
29:24ce ne sont pas les sujets
29:25dont on nous abreuve
29:26à l'occasion des matinales
29:28où tous les candidats
29:29potentiels
29:29qui se projettent
29:30encore une fois
29:31au milieu de la scène
29:33participent tous les jours
29:33dans une concurrence
29:35entre eux dérisoire
29:36qui donne une image
29:37de la politique ridicule
29:39je pense que c'est autre chose
29:41qu'il faut construire
29:42c'est-à-dire
29:42un discours
29:43une force politique
29:44et un rassemblement
29:45il reste qu'aujourd'hui
29:46dans les faits
29:46on a 17 potentiels candidats
29:48à gauche
29:49on entend ce que vous dites
29:50vous parlez de rassembler
29:51mais ça ne va pas du tout
29:52dans cette direction
29:53pour le moment
29:54les français vont se charger
29:54de le faire
29:55ça n'a aucun doute
29:56sur le fait
29:57mais vous n'avez pas peur
29:57que ça divise plutôt
29:58mais ça ne divisera pas
29:59parce qu'à la fin de la journée
30:00les français par
30:02les enquêtes d'opinion publique
30:04vont dire qu'ils souhaitent
30:05voir les représentés
30:06ça veut dire que c'est les sondages
30:07qui vont vous départager
30:08je pense que
30:09à un moment donné
30:10les français qui constituent
30:11un peuple éminemment intelligent
30:14et responsable
30:15et il l'a montré
30:16dans les moments
30:16les plus difficiles
30:17de son histoire
30:18trouvera les moyens
30:19d'exprimer
30:21ce qu'il ressent
30:22c'est-à-dire le moment venu
30:24le sifflet
30:24la fin de la récréation
30:25et je pense que
30:26ça se produira
30:26quelque part
30:27entre aujourd'hui
30:28et la fin de l'année
30:34Alors on aborde
30:35le fond
30:36Bernard Cazeneuve
30:37puisqu'on vient de parler
30:38déjà vous avez appuyé
30:39sur quatre grands axes
30:40et effectivement
30:41c'est une stratégie
30:43que vous avez dévoilée
30:44il y a quelques semaines
30:46maintenant
30:46on va parler
30:47de l'énergie
30:48d'abord on a commencé
30:49à l'évoquer avec vous
30:50de cette lutte
30:51contre le réchauffement
30:51climatique
30:52qui dit vous
30:52doit se faire
30:53sans décroissance
30:54on est sur un territoire
30:55ici tourné vers le nucléaire
30:57vous êtes partisans
30:58du nucléaire
30:59depuis des années
31:00on vous a vu
31:01sur le terrain
31:02défendre cette industrie
31:03est-ce qu'aujourd'hui
31:04il faut continuer
31:05à aller vers ce
31:06tout nucléaire
31:07on a ici un grand projet
31:08l'aval du futur
31:10pour la modernisation
31:11des installations
31:12de la Hague
31:13une construction
31:14d'une usine de MOX
31:15tout ça
31:15ça va dans le bon sens
31:16pour vous
31:16Bernard Cazeneuve
31:17Bon d'abord
31:17faisons un petit soir
31:18lorsque il y a de cela
31:21maintenant 25 ans
31:23nous avons été
31:24quelques-uns
31:24nous engagés
31:25pas simplement
31:26sur le territoire
31:26du Cherbourg
31:27mais au plan national
31:27pour l'industrie nucléaire
31:29nous avons été
31:30raillés
31:31moqués
31:32par toute une série
31:34d'acteurs
31:36généralement bien représentés
31:37dans les appareils
31:38de la gauche
31:38sur le thème
31:39ce sont les députés
31:41Kojema
31:41ce sont les députés
31:42Areva
31:44ce sont les députés
31:45MOX
31:45etc.
31:46Pourquoi est-ce que
31:46nous avions cette position-là ?
31:48Nous avions cette position-là
31:49pour des raisons
31:49très simples
31:50qu'il faudrait expliquer
31:51nous sommes dans une période
31:52de réchauffement climatique
31:53si nous ne sommes pas capables
31:54de produire une énergie décarbonée
31:56nous ne pourrons pas produire
31:58donc la seule solution
31:59pour avoir une croissance
32:01sobre et sûre
32:01c'est d'avoir accès à une énergie
32:03qui soit totalement décarbonée
32:04et qui soit compétitive
32:06parce que non seulement
32:07l'énergie doit être décarbonée
32:09mais elle doit
32:09pour les citoyens
32:10pour les entreprises
32:11de transport
32:12comme pour les industriels
32:13être à un prix
32:14qui soit compatible
32:15avec les exigences
32:16de compétitivité
32:17dans un monde
32:17de plus en plus ouvert
32:18premier point
32:19deuxième point
32:21l'énergie dont nous disposons
32:22doit être une énergie accessible
32:24si elle n'est pas accessible
32:25si nous faisons le choix
32:26des allemands
32:26par exemple
32:27après Fukushima
32:28c'est-à-dire plus du tout
32:29de nucléaire
32:29on va acheter du gaz aux russes
32:31et on produit l'électricité
32:32en faisant fonctionner
32:33des centrales à charbon
32:34parce que l'électricité
32:35peut ne pas être décarbonée
32:37et on se trouve
32:38dans une situation
32:39où on détruit
32:40la planète
32:41et on dépend
32:42de pays
32:43qui peuvent avoir
32:45des évolutions politiques
32:47tout à fait néfastes
32:48et atteindre
32:49notre souveraineté
32:50et puis il y avait
32:50une troisième raison
32:51pour laquelle
32:52j'étais favorable
32:53au nucléaire
32:53c'est que cette industrie
32:55existait
32:55qu'elle avait fait
32:56des investissements
32:57technologiques considérables
32:58et que le progrès
32:59technologique
33:00fait par ces industries
33:01nous mettait en situation
33:02d'avance
33:03et par conséquent
33:04c'était un atout
33:05industriel pour nous
33:06un atout considérable
33:07de compétitivité
33:08pour ces trois raisons
33:09il fallait
33:10à mon sens
33:10maintenir cet atout
33:12d'autres choix
33:13ont été faits
33:13et aujourd'hui
33:14d'ailleurs
33:14ces choix
33:15dominent encore
33:15certaines organisations
33:16politiques à gauche
33:17LFI est pour la sortie
33:18du nucléaire
33:19les verts sont pour
33:20la sortie du nucléaire
33:21et le parti socialiste
33:22a une formule
33:23dans son programme
33:23dont je n'ai pas compris
33:24ce qu'elle veut dire
33:25autant de nucléaire
33:26qu'il est souhaitable
33:27et autant d'énergie
33:29renouvelable
33:30qu'il est possible
33:30avec ça
33:31on a incontestablement
33:33une ligne de clarté
33:34pour ce qui concerne
33:34la politique énergétique
33:35qui doit prévaloir
33:36et donc moi je pense
33:38qu'il faut aujourd'hui
33:38faire les investissements
33:40qui doivent être faits
33:41pour le renouvellement
33:41du parc électronucléaire français
33:43si nous ne faisons pas
33:44ces investissements
33:45nous décrocherons
33:46il faut que nous soyons capables
33:49pour des raisons
33:50qui tiennent au fait
33:51que le nucléaire
33:52pose aussi la question
33:53d'approvisionnement
33:54en uranium
33:55développer des réacteurs
33:56de nouvelle génération
33:57une question de souveraineté nationale
33:58exactement
33:58c'est une question
33:59de souveraineté nationale
34:00et il faut bien entendu
34:01continuer à développer
34:02les énergies renouvelables
34:04et d'ailleurs sur ce territoire
34:05nous avons fait la démonstration
34:07que notre soutien
34:09à l'énergie nucléaire
34:10n'était pas une hostilité
34:11renouvelable
34:11puisque c'est nous
34:12qui avons
34:14les élus de gauche
34:15du territoire
34:15porté en liaison
34:17avec la région
34:18à l'époque
34:19et ça a été poursuivi
34:20par la suite
34:21le développement
34:22de l'éolien offshore
34:23donc c'est ce mix énergétique
34:24qu'il faut créer
34:25ce mix énergétique
34:26il est celui de la souveraineté
34:27et il est celui
34:28de la compétitivité
34:29et là aussi
34:30je dis des choses
34:31très claires
34:31à la fois
34:32à la gauche
34:33et à la France
34:35allons dans cette direction là
34:38n'accompagnons pas
34:40les stratégies
34:41qui relèvent toujours
34:42de la même
34:44pente
34:44consistant
34:45à adosser
34:46des positions politiques
34:47à des postures
34:47qui consistent
34:48à continuer
34:49à préconiser
34:49la sortie du nucléaire
34:50et la décroissance
34:52et faisons en sorte
34:53qu'autour de cela
34:53nous puissions
34:54donner
34:55aux entreprises françaises
34:57les plus industrielles
34:58la possibilité
34:59d'avoir accès
35:00à une énergie
35:01sobre
35:01et compétitive
35:04Selon vous
35:05les énergies marines
35:06renouvelables
35:06ont-elles été
35:07assez soutenues
35:07par la présidence Macron ?
35:09Sous la présidence Macron ?
35:10Je pense que
35:11ce qui avait été engagé
35:12à travers les appels
35:13à manifestation d'intérêts
35:14et le soutien
35:16aux énergies renouvelables
35:18et aux énergies marines
35:18renouvelables
35:19au cours des dernières années
35:20n'a pas été soutenu
35:21autant que cela a été souhaitable
35:23au cours des dernières années
35:24et tous les appels
35:26à manifestation d'intérêts
35:27n'ont pas été ouverts
35:28dans les délais
35:29qui auraient permis
35:30un développement
35:30de ces énergies suffisants
35:33et c'est une source
35:34comme l'hydrogène vert
35:36d'ailleurs
35:36de souveraineté énergétique
35:38très fort
35:39l'hydrogène vert
35:39a d'ailleurs pour intérêt
35:41de permettre
35:42des coopérations
35:43très nouvelles
35:45et très innovantes
35:45entre les industriels
35:48européens
35:49et les industriels
35:50du nord de l'Afrique
35:51il y a beaucoup de coopérations
35:52euro-méditerranéennes
35:53possibles
35:54et c'est donc
35:55toutes ces pistes
35:55qui doivent être développées
35:56mais il faut bien comprendre
35:57que si nous voulons
35:59électrifier tous les usages
36:00et notamment développer
36:01le véhicule électrique
36:02il faudra passer
36:03de 450 à 500
36:05et un watt-heure
36:06à plus de 1000
36:07en termes de production
36:10d'énergie décarbonée
36:12électrique
36:12et donc ça
36:13ça ne se fera pas
36:14sans prendre
36:15les décisions de politique
36:16énergétique
36:16que je viens d'indiquer
36:17ça ne se fera pas
36:18non plus d'ailleurs
36:19c'est un sujet
36:19qui est trop peu évoqué
36:21sans encourager
36:22la consommation
36:23d'électricité
36:24parce que ce n'est pas
36:24parce que vous produisez
36:26de l'énergie décarbonée
36:28en abondance
36:28que vous n'aurez nécessairement
36:30en face des consommateurs
36:31si le coût de cette énergie
36:33en raison de la fiscalité
36:34qui s'applique à elle
36:35ou d'autres considérations
36:37n'est pas compatible
36:38avec ce que les ménages
36:39ou les industriels
36:40peuvent payer
36:40c'est cette grande politique
36:42énergétique
36:42qu'il nous faut mettre en oeuvre
36:43l'énergie
36:44la lutte contre le réchauffement
36:45climatique
36:45ça passe aussi par les transports
36:47vous parliez de véhicules électriques
36:48c'est aussi privilégié le train
36:50plutôt que la voiture
36:50vous êtes venu en train
36:51vous Bernard Cazeneuve
36:52ici à Cherbourg
36:53je ne suis pas venu en train
36:54aujourd'hui
36:54parce que l'heure
36:55à laquelle je suis arrivé
36:56n'était pas compatible
36:57avec l'heure
36:57de départ du train
36:58mais je prends
36:59quasiment tout le temps
37:00le train
37:00je ne me déplace
37:02quasiment pas
37:03en voiture
37:04lorsqu'il s'agit
37:04de faire des trajets
37:06longs
37:07et je trouve
37:08que le train
37:08en France
37:09c'est un moyen de transport
37:10qui est confortable
37:12qui est contrairement
37:13à ce que l'on dit parfois
37:14très fier
37:15non pas suffisamment
37:16sur cette ligne
37:17et c'est un sujet
37:18éternel
37:19de discussion
37:20entre le président
37:20de la SNCF
37:21et votre serviteur
37:23mais en tous les cas
37:24je pense que le train
37:25est un moyen de transport
37:25qu'il faut absolument
37:27pousser
37:28mais pas simplement
37:28le train TGV
37:29grande ligne
37:30il faut développer
37:31les trains intercités
37:33ce qui permet
37:34à ceux
37:34qui vivent
37:35dans les villes moyennes
37:36ou dans les territoires
37:37reculés
37:37d'avoir accès
37:38à leur travail
37:39d'avoir accès
37:41à leur résidence
37:42dans des conditions
37:43qui permettent
37:43à ces habitants
37:45de ne pas utiliser
37:46leur automobilier
37:47donc un gros travail
37:48de développement
37:49du transport
37:50ferroviaire intercité
37:51et de développement
37:51de la ligne Nouvelle-Paris-Normandie
37:53qui était déjà
37:54sur les rails
37:55si on peut dire
37:56quand vous étiez élu local
37:57vous candidat
37:58ou vous président
37:59c'est un projet
37:59que vous voulez défendre
38:00que vous soutiendriez ?
38:02C'est des projets
38:03que nous pouvons
38:03là aussi
38:04il faut être extrêmement précis
38:05et ne pas raconter
38:06de choses
38:07qui seraient très agréables
38:08à entendre
38:09et qui ne pourraient pas
38:09se traduire
38:10par des politiques publiques
38:13concrètes
38:14tout ce que nous devons faire
38:15en matière de décarbonation
38:16de l'économie
38:16n'est possible
38:17le rapport Draghi
38:18l'a très bien montré
38:19que si nous avons
38:20une capacité
38:20d'investissement
38:21européenne massive
38:22que Draghi
38:23dans son rapport
38:24a évalué
38:25à peu près
38:25800 milliards d'euros
38:26ces 800 milliards d'euros
38:28nous ne pouvons
38:28les investir
38:30et au-delà
38:31si l'on ajoute
38:32les enjeux de la numérisation
38:33l'intelligence artificielle
38:35et les enjeux
38:36liés à la défense
38:37également
38:37que si nous avons
38:38une capacité
38:38d'emprunt
38:39européenne
38:40c'est à ces conditions-là
38:41que ces grandes lignes
38:42de transport ferroviaire
38:43pourront être développées
38:44c'est à ces conditions-là
38:46que nous pourrons investir
38:47dans l'énergie de demain
38:49dans les enjeux
38:50de l'intelligence artificielle
38:51dans un contexte
38:52où on voit
38:52que l'intelligence artificielle
38:53est utilisée
38:54y compris
38:55sur les enjeux
38:55de souveraineté
38:56et de défense
38:56et donc
38:57il faut trouver
38:58les moyens
38:58de financer
39:00ces grands objectifs
39:01de politique publique
39:02à travers une capacité
39:04d'investissement européenne
39:05qui n'ira pas
39:06pour la défense
39:07et pour d'autres sujets
39:08sans la création
39:09de rebonds européens
39:11ce qui renvoie
39:11à une autre dimension
39:14de notre sujet
39:14c'est que
39:15l'eurobonds
39:15n'est envisageable
39:17en Europe
39:18que dès lors
39:18que tous les pays
39:19de l'Union européenne
39:20font un effort
39:20de maîtrise
39:21de leurs propres comptes
39:22ce qui suscite
39:23aujourd'hui
39:23la réticence
39:24des pays
39:24dits frugaux
39:25de l'Union européenne
39:26à l'égard
39:26de ces nouvelles modalités
39:27de financement
39:28des investissements
39:29européens
39:29c'est le niveau
39:30de la dette
39:31et des déficits français
39:32donc nous ne pourrons
39:33pas y parvenir
39:34si nous ne faisons pas
39:35un effort
39:35de rétablissement
39:36de nos comptes publics
39:37et là aussi
39:39puisqu'on est à la veille
39:40d'une élection présidentielle
39:42se projeter tous les jours
39:43pour dire qu'on est candidat
39:44c'est pas dire
39:45la manière
39:45dont on va réduire
39:46les déficits et les dettes
39:47or ce qui compte
39:47c'est qu'on explique
39:48comment on va régler
39:49tous les problèmes
39:49dont on parle
39:50à votre antenne ce midi
39:51on parle du train
39:52vous êtes venu en voiture
39:54vous avez sans doute remarqué
39:54que la problématique
39:56autour de l'RN13
39:57est toujours pleinement
39:57d'actualité
39:59entre Cherbourg et Valogne
40:02globalement
40:02la Mance joue un rôle
40:03majeur
40:04dans l'énergie
40:04l'industrie
40:06et la défense
40:07pourquoi
40:08pourtant a-t-elle encore
40:09le sentiment
40:09d'être oublié à Paris ?
40:11je pense que les choses
40:12ont beaucoup changé
40:12de ce point de vue-là
40:14la Manche que j'ai connue
40:16et le Cherbourg
40:17que j'ai connu
40:17dans les années 90
40:19lorsqu'avec Jean-Pierre Godefroy
40:20Bernard Covin
40:21nous battions tous ensemble
40:23pour la diversification
40:24de l'appareil industriel
40:26de Cherbourg
40:27était un département
40:29et un territoire
40:30très différent
40:31de celui que nous connaissons
40:32nous étions dans la mono-industrie
40:34nous n'y sommes plus
40:34un effort de diversification
40:36très important
40:37a été fait
40:37nous nous battions
40:38pour la modernisation
40:39de la RN-174
40:41de la RN-13
40:41beaucoup a été fait
40:43pour améliorer
40:44les liaisons
40:45même si beaucoup
40:46restent à faire
40:47nous étions
40:48dans des prises démographiques
40:49je me souviens
40:50que beaucoup
40:50des conseils municipaux
40:52auxquels j'ai participé
40:53lorsque j'étais maire
40:53c'était
40:54on a perdu tant d'habitants
40:55etc
40:56vous avez vu
40:56comme les choses
40:56ont été inversées
40:57donc il y a toujours
40:59une tendance
41:00chez les habitants
41:01de la Manche
41:02y compris
41:02chez les chers bourgeois
41:03à douter
41:05parce que nous sommes
41:06nous sommes une région
41:08peuplée de citoyens
41:09sages
41:10violemment modérés
41:11comme dirait Tocqueville
41:12et qui ont sur eux-mêmes
41:13une interrogation
41:15perpétuelle
41:15une sorte de doute
41:16mais si l'on regarde
41:18le parcours
41:19qui a été accompli
41:20je dis
41:21aux habitants
41:21de notre agglomération
41:23aux habitants du Cotentin
41:24aux habitants de la Manche
41:25vous avez toutes les raisons
41:26d'être fiers
41:26vous êtes à l'origine
41:28des productions agricoles
41:29les plus reconnues
41:30vous avez une industrie
41:31agroalimentaire puissante
41:33qui a désormais
41:35la possibilité
41:36d'écouler ses marchés
41:36à l'international
41:37vous avez une industrie
41:39de défense
41:40qui est devenue centrale
41:41compte tenu des enjeux
41:42de souveraineté
41:43et qui garde
41:44une capacité d'innovation
41:45d'ethnologie considérable
41:46vous avez un nucléaire
41:48dont chacun comprend
41:49désormais
41:50qu'il est
41:50la condition
41:52du respect
41:53des objectifs
41:54fixés
41:55par la COP21
41:57la conférence de Paris
41:58sur le climat
41:59en termes de
41:59maîtrise
42:01du réchauffement climatique
42:03vous avez
42:05des ingénieurs
42:06et des techniciens
42:07en concentration
42:08sur le territoire
42:08plus que partout ailleurs
42:09donc je dis aux habitants
42:11de la Manche
42:11si vous avez encore
42:12le sentiment
42:13du doute
42:14sans devenir arrogant
42:15c'est un grand défaut
42:17et sans être jamais
42:20inspiré par la mort
42:21que soyez quand même
42:21confiant dans votre avenir
42:22regardez le chemin parcouru
42:23c'est considérable
42:24effectivement il y a une émique
42:25dont on voulait vous parler
42:26mais est-ce qu'il n'y a pas
42:27le sentiment
42:27un décalage
42:28de la façon
42:29dont la Manche
42:30est perçue à Paris
42:31ça veut dire que moi
42:32j'ai été beaucoup
42:33dans le département
42:34de la Manche élu
42:36me battant
42:37pour que le regard
42:37de Paris
42:38sur la Manche
42:38change
42:39et puis j'étais à Paris
42:40regardant la Manche
42:41lorsque j'étais au gouvernement
42:41pendant 5 ans
42:43et aujourd'hui
42:44je suis encore en contact
42:45avec
42:47beaucoup d'acteurs
42:48dans l'administration centrale
42:49ou même au gouvernement
42:51qui portent
42:52sur notre département
42:53un regard
42:53et y compris
42:54jusqu'au président de la république
42:55avec lequel il m'arrive
42:56d'avoir des échanges
42:57tous ces acteurs politiques
43:00ont parfaitement compris
43:02la dimension stratégique
43:04du département
43:04compte tenu de ses activités
43:06et ils ne regardent pas
43:07le département de la Manche
43:09et le Cotentin
43:10comme une réserve d'Indiens
43:11pas du tout
43:11ils regardent ce territoire
43:13comme un territoire
43:14dont les atouts
43:16industriels
43:17dont les atouts technologiques
43:18sont absolument déterminants
43:19compte tenu des enjeux
43:21de souveraineté
43:21qui se présentent à nous
43:22donc n'intériorisons pas
43:24un regard porté sur nous
43:26qui ne correspond pas
43:28à la réalité
43:28de ce qu'est ce regard
43:29chacun a parfaitement
43:30conscience
43:31au plan national
43:32de l'importance stratégique
43:34du territoire
43:35où nous vivons
43:36compte tenu des enjeux
43:37qui se présentent à la nation
43:38parmi les atouts
43:39de ce territoire
43:40Bernard Cazeneuve
43:40qui ressort souvent aussi
43:42c'est la sécurité
43:43on se sent en sécurité
43:44quand on vit à Cherbourg
43:45ou dans la Manche
43:46globalement
43:47parmi les priorités
43:48que vous avez dévoilées
43:49il y a le respect
43:49de l'état de droit
43:50j'aimerais qu'on garde
43:51quelques minutes
43:52pour parler de la sécurité
43:53justement
43:53qui a joué un rôle ici
43:55aussi pendant les élections
43:56municipales
43:57la campagne
43:57la nouvelle municipalité
43:58qui promet
43:59des nouvelles caméras
44:00en ville
44:01plus de policiers
44:02municipaux
44:02c'est des axes
44:04qui vous parlent
44:04ou au contraire
44:06pas besoin d'accentuer
44:07ces aspects là
44:08de surveillance
44:09la politique de sécurité
44:10bon il s'avère
44:11que j'en ai été
44:12responsable pendant 3 ans
44:13est une politique
44:14globale
44:15vous pouvez mettre
44:16toutes les caméras
44:17que vous voulez
44:18tous les policiers
44:18municipaux que vous voulez
44:19si vous n'avez pas
44:20une politique de prévention
44:21si vous n'avez pas
44:22une police nationale
44:23avec des policiers
44:24bien formés
44:24qui peuvent coopérer
44:26avec les policiers
44:26municipaux
44:27si vous n'avez pas
44:28une politique sociale
44:29qui s'adresse à la jeunesse
44:31de votre territoire
44:32et qui lui permet
44:32d'avoir accès au sport
44:33à la culture
44:34votre politique de sécurité
44:36se trouvera très vite
44:37confrontée à une impasse
44:38la politique de sécurité
44:40c'est une politique globale
44:41qui suppose que ceux
44:42qui sont les plus vulnérables
44:44et qui à un moment donné
44:45peuvent basculer dans la violence
44:46ne basculent pas
44:46il y a donc une dimension
44:48préventive
44:48très importante
44:49qui permet d'éviter
44:51le basculement
44:51envers l'insécurité
44:53deuxièmement
44:53il faut des forces
44:55de sécurité
44:55qui soient bien formées
44:57correctement équipées
44:58et quand je dis bien formées
45:00c'est formées
45:01au respect
45:01de tous les principes
45:03déontologiques
45:03il faut un gouvernement
45:05qui ait conscience
45:05des nouvelles formes
45:06de violence
45:07qui se présentent
45:08à lui
45:08et aux citoyens
45:10ce qui se passe
45:11autour du narcotrafic
45:13les mafias
45:14qui se constituent
45:15et qui font régner
45:17la terreur
45:18sur un certain nombre
45:18de territoires
45:19avec la multiplication
45:20des règlements de comptes
45:21pose un problème
45:21de sécurité
45:22qui n'existait pas
45:23dans les proportions
45:24que je viens d'indiquer
45:25à l'époque
45:26où j'étais ministre
45:26de l'intérieur
45:27il faut bien
45:27que le gouvernement
45:28prenne en compte
45:29ces réalités nouvelles
45:30beaucoup
45:31de ceux
45:32qui représentent
45:34par leur fonction
45:35la république
45:36à la fois dans l'école
45:37et parmi les forces
45:37de sécurité
45:38sont plus menacés
45:39qu'ils ne l'étaient
45:40auparavant
45:40il y a une forme
45:41de violence nouvelle
45:42qui s'exprime
45:43dans la société
45:43qui doit être prise en compte
45:45c'est la mise en oeuvre
45:46d'une politique globale
45:48qui permet d'assurer
45:49l'efficacité
45:49des politiques de sécurité
45:50et donc pour moi
45:51ce qui fait
45:52l'efficacité
45:53d'une politique
45:53de sécurité
45:54c'est des policiers
45:55et des gendarmes
45:56en nombre
45:57suffisamment présents
45:58dans les territoires
45:59c'est-à-dire
45:59qu'ils soient connus
46:01de la population
46:02bien formée
46:03et respectueux
46:04des règles
46:04d'anthologie
46:05qui puissent intervenir
46:06c'est une police judiciaire
46:08suffisamment puissante
46:09dans ses moyens
46:10pour pouvoir procéder
46:11aux investigations
46:12qui permettent
46:12de démanteler
46:13les réseaux
46:13de la criminalité
46:14organisée
46:14les plus dangereux
46:16c'est une coopération
46:17police-justice
46:18qui suppose
46:19que la justice
46:19ne soit pas laissée
46:20en déshérence
46:21justement
46:22ça c'est un sujet
46:23très d'actualité
46:23puisqu'on parle aussi
46:24en ce moment
46:24beaucoup de l'affaire Liana
46:27comment vous réagissez-vous
46:29justement à ça
46:29vous avez déploré
46:31tout ce qui s'est passé
46:32forcément aussi
46:33ça a une grosse résonance
46:35sur ce que vous dites
46:36en ce moment
46:39le système judiciaire
46:40les moyens
46:41qui sont alloués
46:42qu'est-ce que vous avez
46:43à dire sur ça
46:44sur l'affaire Liana
46:46et sur le climat
46:50qui existe dans le pays
46:51en raison de l'émotion
46:52considérable
46:53suscitée par cette tragédie
46:55ce que je pense d'abord
46:57c'est que
46:57nul qui gouverne
47:00peut traiter
47:01ce type de sujet
47:02sans se mettre
47:02à la place
47:04des parents
47:06des familles
47:07qui subissent
47:09une tragédie
47:10aussi lourde
47:10aussi profonde
47:11aussi horrible
47:14ces événements
47:15sont des événements
47:16qui choquent
47:17la population française
47:18non pas par hasard
47:19mais parce que
47:20ces événements
47:20ont une dimension
47:22d'horreur
47:24de souffrance
47:26telle
47:27qu'ils doivent être
47:28pris en compte
47:29par ceux qui gouvernent
47:30à hauteur
47:31de la souffrance
47:32engendrée
47:33par ces faits
47:34deuxièmement
47:36j'essaie moi
47:37de ne pas réagir
47:38sous l'émotion
47:39de réagir
47:40en fonction
47:40de l'expérience
47:41qui a été la mienne
47:42dans un ministère
47:42qui est concerné
47:44par ces affaires
47:45et en essayant
47:46de comprendre
47:47ce qui s'est passé
47:49et en essayant
47:50de faire la part
47:51de ce qui relève
47:52des mesures nouvelles
47:53de ce qui relève
47:55de l'organisation
47:56de l'état
47:56qui peut être améliorée
47:57sans mesures législatives
47:58nouvelles
47:59bon
47:59ce qui m'apparaît
48:00c'est que
48:01des procureurs
48:02ont été saisis
48:03de plaintes
48:04relevant de territoires
48:05différents
48:06et que
48:07l'ensemble
48:08de ces plaintes
48:08n'ont pas été portées
48:09à la connaissance
48:10de tous ceux
48:12qui pouvaient agir
48:13pour neutraliser
48:14les individus
48:15les mettre hors
48:16d'état de nuire
48:17rapidement
48:17il n'est pas concevable
48:18dans un pays
48:19comme le nôtre
48:20compte tenu
48:21du nombre de plaintes
48:22pour agression sexuelle
48:24sur des enfants
48:24que ces plaintes
48:26puissent être déposées
48:27sans que l'ensemble
48:28des procureurs
48:28qui ont à en connaître
48:29ait toutes les informations
48:33à leur disposition
48:34concernant les individus
48:36mis en cause
48:36c'est-à-dire que
48:37ce qui est connu
48:38dans un parquet
48:38ne peut pas être ignoré
48:39d'un autre
48:40lorsqu'il s'agit
48:41du même individu
48:42contre lequel
48:43plainte a été déposée
48:44deuxièmement
48:45il est étrange
48:46qu'un individu
48:48soit sorti
48:49d'une fonction
48:50qu'il occupe
48:50dans un service public
48:52en raison de comportements
48:53inadaptés
48:54qu'il n'y ait pas
48:54d'article 40
48:55qui ait été déclenché
48:58et que
48:58les administrations
48:59ne se partent pas
49:00entre elles
49:00pour
49:00ce qui me paraît
49:02fondamental
49:02c'est que
49:03on puisse
49:04à l'instar
49:05de ce que nous avons fait
49:06sur un sujet
49:06de nature
49:06très différente
49:07qui était le terrorisme
49:09et qui posait
49:09des problèmes
49:09d'organisation
49:11de la relation
49:12entre les services
49:12un peu comparable
49:13il faut impérativement
49:15que sur des sujets
49:16de cette nature
49:17qui ont une telle dimension
49:18de gravité
49:18l'ensemble
49:19des administrations
49:20de l'Etat
49:20puissent avoir accès
49:22à des informations
49:23partagées entre elles
49:24leur permettant
49:25d'avoir une analyse
49:26très en amont
49:28du crime
49:29pour pouvoir éviter
49:30que le crime
49:31ne se produise
49:31c'est-à-dire que
49:32tout ce qui relève
49:32de la prévention
49:33du risque
49:34soit mutualisé
49:35entre les administrations
49:36pour faire en sorte
49:37que cela ne se produise pas
49:39et pour cela
49:40il faut bien entendu
49:41que les magistrats
49:43soient en nombre suffisant
49:44et suffisamment de moyens
49:46pour pouvoir procéder
49:48à ces analyses
49:48donc il y a un problème
49:49aussi de moyens
49:50je ne partage pas
49:51du tout
49:51le sentiment du président
49:53de la république
49:53lorsque le président
49:54de la république
49:54dit qu'on ne vienne pas
49:56me parler de moyens
49:56tous ceux qui savent
49:57l'état de la justice
49:59sont conscients du fait
50:01qu'on ne peut pas
50:02imputer aux magistrats
50:04à la responsabilité
50:05des magistrats
50:05ce qui relève
50:07en réalité
50:07d'une politique
50:09d'aporie
50:10organisée
50:11des moyens
50:11de la justice
50:12l'empêchant
50:13de remplir
50:14ces missions
50:15conformément
50:15à ce que sont
50:16les objectifs
50:17pour lesquels
50:18la justice
50:19est instituée
50:19c'est donc
50:20toute cette politique
50:21qu'il faut revoir
50:22est-ce que l'on doit
50:23améliorer
50:24les dispositifs
50:25administratifs existants
50:26pour permettre
50:27une meilleure prise en compte
50:29et plus vite
50:29en amont
50:30des drames
50:33des comportements
50:34des délinquants sexuels
50:36pour éviter
50:37que les crimes
50:38ne se produisent
50:39est-ce que l'on doit
50:40augmenter les moyens
50:41de la justice
50:42et si oui
50:42dans quelles conditions
50:43et enfin
50:44quel bilan doit-on tirer
50:45de la réforme
50:47de la police judiciaire
50:48qui a été conduite
50:48ces dernières années
50:50et est-ce que
50:51cette réforme
50:52permet aujourd'hui
50:53à la police judiciaire
50:54sur le crime organisé
50:56et sur les grands enjeux
50:58de criminalité
50:59comme la délinquance
51:00et les crimes sexuels
51:01d'être efficace
51:02à hauteur
51:03de ce qu'attend
51:03légitimement la société
51:04parce que c'est une affaire
51:05Emmanuel Macron l'a dit hier
51:07qui pose la question
51:07de la confiance
51:08dans nos institutions
51:09aujourd'hui
51:10un an de la présidentielle
51:11d'autant plus
51:12qu'est-ce qu'on fait
51:13pour regagner
51:13cette confiance
51:14c'est plus de moyens
51:16justement ça passe par là
51:16c'est une meilleure
51:18organisation de l'administration
51:20des moyens donnés
51:21à la justice
51:22qui soient à la hauteur
51:24des objectifs
51:25qu'on lui assigne
51:25moi je ne suis pas
51:26de ceux qui taperont
51:28sur les magistrats
51:31sans mettre en évidence
51:32les difficultés considérables
51:34auxquelles la justice
51:35est confrontée
51:36compte tenu de la faiblesse
51:37de ses moyens
51:37sur un certain nombre
51:38de sujets
51:38et quiconque travaille
51:41avec les magistrats
51:42voit les difficultés
51:42auxquelles ils sont confrontés
51:43ne peut pas ne pas dire
51:45cette vérité
51:46c'est un fait
51:47et troisièmement
51:48il y a toute la question
51:50de l'organisation
51:51de la police judiciaire
51:52des moyens d'investigation
51:53de la police judiciaire
51:54des modalités de coopération
51:56de la police française
51:56avec les polices européennes
51:58sur des sujets
51:58de criminalité transfrontalière
52:02coopération au sein
52:02d'Europol
52:03d'Eurojust
52:03tous ces trois piliers là
52:06organisation
52:06de la communication
52:07entre les administrations
52:09en charge de prévenir
52:10moyens de la justice
52:11et organisation
52:12de la police judiciaire
52:13sont les trois axes
52:14à mon avis
52:15sur lesquels il faut travailler
52:16je ne serais pas étonné
52:17que ce soit ces trois axes
52:18qui sortent
52:19des investigations
52:20confiées aux inspections générales
52:22ou aux administrations
52:24en charge
52:24par leur rapport
52:25d'éclairer l'exécutif
52:26sur les difficultés actuelles
52:27le manque de moyens
52:28n'est pas nouveau
52:28ça fait des années
52:29qu'on en parle
52:30il suffit d'aller voir
52:31par exemple
52:31le commissariat de Cherbourg
52:32pour voir que les policiers
52:33travaillent avec parfois
52:34peu de moyens
52:35on parle du matériel
52:36et voilà
52:36il y a la justice
52:37les magistrats
52:38vous voyez
52:39c'est un sujet
52:40sur lequel j'ai été
52:41très mobilisé
52:42pendant les trois ans
52:43où j'étais ministre de l'Intérieur
52:46avant 2012
52:47c'est-à-dire avant
52:48le début du quinquennat
52:48François Hollande
52:49il y a eu la suppression
52:50de 13 000 emplois
52:51dans la police
52:51et la gendarmerie
52:53à travers la révision générale
52:54des politiques publiques
52:5513 000 emplois
52:56la droite parle beaucoup
52:57de sécurité
52:58mais lorsque la droite
52:59a été au pouvoir
53:00elle a supprimé
53:0113 000 emplois
53:02dans la police
53:03et dans la gendarmerie
53:03c'est ça la réalité
53:04ils ont fait une réforme
53:06du renseignement
53:06à travers la fusion
53:08de la DST
53:09des renseignements généraux
53:10qui a donné
53:11la direction centrale
53:12du renseignement intérieur
53:13qui a fait perdre
53:15énormément
53:15de policiers
53:17en charge du renseignement
53:17territorial
53:18qui analysait
53:19les signaux faibles
53:20de toute nature
53:20nous nous avons créé
53:22lorsque nous étions au pouvoir
53:239 000 emplois
53:24ça n'a pas remplacé
53:25tout à fait les 13 000
53:26mais nous les avons créés
53:27les 9 000 emplois
53:28de même nous avons créé
53:2960 000 emplois
53:30dans l'éducation nationale
53:31lorsque nous sommes arrivés
53:32le déficit est de 4-8
53:33lorsque nous sommes partis
53:34il était de 2-7
53:35donc on a fait tout ça
53:36en réduisant les déficits
53:37je me permets de le rappeler
53:39quand même
53:39pour tous ceux
53:40qui considèrent
53:41que le quinquennat
53:42de François Hollande
53:42a été mauvais
53:44ils devraient se souvenir
53:45de ces éléments
53:46qui sont objectifs
53:47et qui sont incontestables
53:48nous avons fait cela
53:50sous la révision générale
53:52des politiques publiques
53:52c'est-à-dire sous le quinquennat
53:53de Nicolas Sarkozy
53:55les moyens
53:56hors personnel
53:57de la police
53:58et de la gendarmerie
53:58ont diminué de 20%
53:59les crédits hors personnel
54:01ce qui permet
54:03d'avoir du matériel
54:04la direction
54:05de la formation
54:06de la police
54:07a été supprimée
54:08en 2008
54:09j'ai recréé
54:10une direction
54:10d'administration centrale
54:11de la police
54:12parce que je souhaitais
54:13que la police
54:13puisse avoir les moyens
54:14les effectifs
54:16mais qu'elle soit aussi
54:17adossée à une certaine
54:18conception
54:19de la déontologie
54:22les politiques publiques
54:23elles sont différentes
54:25selon ceux qui
54:26gouvernent
54:27en fonction de leurs priorités
54:28je viens de vous le montrer
54:30et donc
54:31ça fait longtemps
54:32que ça dure
54:32mais ça n'a pas toujours été
54:35la volonté du gouvernement
54:37que de raboter
54:39méthodiquement
54:39les moyens de la police
54:40et de la justice
54:41en France
54:41ce n'est pas vrai
54:42Bernard Cazeneuve
54:43on arrive au terme
54:44de cet entretien
54:45alors on a compris
54:46que candidat
54:46au final ou non
54:47vous vouliez peser
54:48dans le débat
54:49pour la présidentielle
54:51vas-nous voir sur le...
54:52Ce qui compte quand même
54:52pour une présidentielle
54:53encore une fois
54:54c'est pas de projeter
54:55sa personne
54:56c'est de projeter
54:57son projet
54:57ses idées
54:58c'est d'avoir la préoccupation
55:00du pays
55:00c'est pas d'avoir la préoccupation
55:01de sa pomme
55:02c'est quand même
55:02assez légitime
55:03comme démarche
55:04c'est quand même
55:04assez normal
55:05qu'à la veille
55:06d'une élection présidentielle
55:07on dise
55:07voilà les problèmes
55:08auxquels le pays
55:09est confronté
55:09voilà les solutions
55:11que je préconise
55:12que ces solutions
55:13soient soumises au débat
55:14que le débat
55:16présidentiel
55:16soit l'occasion
55:17pour les français
55:18d'être éclairés
55:19de faire leur choix
55:20et moi je considère
55:21que la présentation
55:23du contenu
55:24du projet
55:26la volonté
55:27d'agréger
55:28le maximum
55:28d'acteurs
55:29autour du contenu
55:30de ses propositions
55:31est quand même
55:32ce qui doit
55:32précéder
55:33la projection
55:34de sa personne
55:35au milieu
55:36de la scène politique
55:37pour dire
55:37c'est moi
55:38c'est moi
55:38c'est moi
55:38en tout cas
55:39vous avez des idées
55:39pour la présidentielle
55:40vous allez venir
55:41sur le terrain
55:41notamment dans la manche
55:43les prochaines semaines
55:43pour défendre
55:44ce
55:44je vais revenir
55:45le 26
55:47pour un débat
55:48auquel je vais participer
55:49à l'occasion
55:50des entretiens
55:50de Tocqueville
55:51sur la politique européenne
55:53c'est à dire
55:53tous les enjeux
55:54dont on vient de parler là
55:55mais examinés
55:56à travers le prisme
55:56de l'Europe
55:57avec Enrico Letta
55:58qui a fait un rapport
55:59sur l'évolution
56:01des politiques européennes
56:03faisant écho
56:04à celui d'Enrico Letta
56:05je reviendrai
56:06ensuite
56:07de vraisemblablement
56:08pendant l'été
56:09au festival de l'essai
56:10puis je viendrai
56:11au mois de septembre
56:13pour des sujets plus politiques
56:14dans Normandie
56:17et vraisemblablement
56:18dans le Cotentin
56:19des sujets plus politiques
56:20c'est à dire ?
56:21c'est à dire
56:22parler des échéances
56:23qui se présentent à nous
56:24et notamment
56:25des échéances
56:26présidentielles
56:27et nationales
56:27je sillonne le pays
56:29beaucoup
56:29j'étais en Bretagne
56:31la semaine dernière
56:31je suis dans la Manche
56:34maintenant
56:34je serai
56:36en Dordogne
56:37au mois de juillet
56:38je serai
56:40dans le sud
56:42de la France
56:42à la fois
56:43en région PACA
56:44et dans le Crosillon
56:46tout au long de l'été
56:46et où je rencontrerai
56:48des élus
56:49irai à la rencontre
56:50de territoires
56:50d'associations
56:51de festivals culturels
56:53oui je vais me déplacer
56:54quand comptez-vous
56:55présenter votre projet
56:57pour la France ?
56:58je le fais déjà
56:59oui
57:01je ne vais pas vous annoncer
57:02que je viens de faire
57:04une heure devant vous
57:05donc je vais continuer
57:06vous avez fait beaucoup de constats
57:07vous avez fait beaucoup de constats
57:09mais sur le projet
57:11sur les...
57:11mais je n'ai pas fait
57:12beaucoup de constats
57:13je vous ai expliqué
57:14ce qu'il fallait faire
57:14en matière de politique énergétique
57:15et je vous ai expliqué
57:16ce qu'il fallait faire
57:17en matière de politique
57:18de sécurité
57:18si vous voulez que je reste
57:19jusqu'à 18h pour dégrainer
57:21la totalité du projet
57:22je suis à votre entière disposition
57:23c'est une petite partie
57:23de ce qui vous attend
57:24mais je reviens
57:25quand vous voulez
57:25je peux aborder
57:27pour annoncer votre candidature
57:28je peux aborder
57:29la totalité
57:30des autres sujets
57:31et un pronostic
57:32pour le mondial
57:33alors
57:33vous allez suivre
57:34le mondial de foot
57:35Bernard Cazeneuve
57:36oui
57:36bien entendu
57:37la France va
57:38l'emporter
57:39c'est ce que je souhaite
57:41merci en tout cas
57:42Bernard Cazeneuve
57:42sur ce point
57:44je dois pouvoir
57:45rassembler
57:45une large majorité
57:47ça on en est sûr
57:48merci Bernard Cazeneuve
57:49d'avoir répondu
57:50aux questions
57:50d'ici Cotentin
57:51de Ouest France
57:52merci à vous
57:53de la presse de la Manche
57:54merci également
57:54on retrouve l'intégralité
57:56de notre entretien
57:57sur ici.fr
57:58notre application ici
57:59sur l'ensemble
58:00de nos réseaux sociaux
58:01à lire aussi
58:02les comptes rendus
58:03dans vos quotidiens régionaux
58:05et nous suivrons tous
58:06attentivement
58:07évidemment
58:07la suite de votre parcours
58:08merci beaucoup
58:09merci de votre invitation
58:09à très bientôt
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