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  • il y a 23 heures
Permanences d'élus, actions flash propreté, politique d'investissement, tarifs de la cantine... Près de 100 jours après son élection à la tête de la ville de Cherbourg-en-Cotentin, la maire Camille Margueritte était l'invitée d'ici Cotentin ce jeudi pour un premier bilan de son action

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Transcription
00:00Bonjour Camille Marguerite, quand on entre dans une nouvelle fonction, il faut un temps pour assimiler toute la dimension du
00:06poste.
00:07Après 100 jours, est-ce que le vertige des premiers jours est totalement derrière vous ?
00:12Le vertige est totalement derrière nous, maintenant l'atterrissage est fait, l'acculturation est en phase d'être terminée,
00:22donc non non, là c'est bon, on est opérationnel.
00:24Et premières décisions ont été prises, je résume quelques-unes de ces décisions, la mise en place de permanence des
00:31élus dans les mairies déléguées,
00:33des actions pour plus de propreté dans différents quartiers, un audit de l'état des bâtiments de la ville,
00:39une première mesure aussi décriée autour des tarifs de la cantine, on va y revenir, sur les permanences mises en
00:44place des élus,
00:46et les actions de propreté, l'idée c'était de marquer rapidement les esprits sur un changement de façon de
00:51faire de la politique locale ?
00:52Oui tout à fait, alors c'était sur ces trois premiers mois, on a mis en place des mesures comme
00:56les permanences du samedi matin,
00:58mais c'est un système qu'on va encore améliorer, puisque nous ce qu'on voulait c'était mettre plus
01:01de proximité, c'était notre promesse,
01:03donc là c'est une première étape, donc on fait évidemment des rendez-vous en semaine comme tous les élus,
01:08mais le week-end c'est supplémentaire et ça permet à tout le monde, à tous les habitants qui travaillent
01:12en semaine,
01:13d'avoir ce moment d'échange, mais surtout c'est une première étape,
01:17puisqu'il y aura aussi le conseil de quartier, les référendums locaux,
01:21mais aussi on est en train de travailler, et c'est ça le plus important, sur une application internet, mobile,
01:28qui permettra aussi d'avoir cet accès direct, notamment sur les incivilités, sur des problèmes du quotidien,
01:35ça c'est vraiment ce qui fera le plus de la proximité, en plus du dialogue,
01:41mais d'avoir cet échange direct avec la municipalité.
01:44Sur la propreté, vous avez fait des actions que vous avez appelées actions flash,
01:49vous avez communiqué aussi là-dessus, certains disent d'ailleurs qu'il y a plus de communication que d'actions,
01:53et que finalement de la propreté, on s'en était déjà occupé avant,
01:55ça s'appelait des actions coup de poing, vous n'avez que rebaptisé ce qui existait déjà,
02:01et qui était fait par vos prédécesseurs.
02:02On a fait des actions coup de poing effectivement,
02:04puisqu'il y avait ce qu'on appelle des poches de saleté dans certains quartiers,
02:07donc c'était important avant l'été de pouvoir passer les machines, le nettoyage, etc.
02:12Mais ça encore, c'est une première étape.
02:15C'est un message qu'on envoie aussi pour dire,
02:17allez, on a repris les choses en main,
02:18et la structuration du service nettoyage est en cours.
02:22Donc vous allez embaucher, vous allez mettre plus de moyens ?
02:25Oui, oui, tout à fait.
02:26Et puis réorganiser aussi le service,
02:28on est en train de se dire qu'il faudrait peut-être que les machines soient réparties dans les communes
02:32déléguées
02:32pour que les temps de trajet sur les lieux soient plus courts,
02:35et que le temps effectif de nettoyage soit plus long sur place.
02:39Donc tout ça prend du temps.
02:42Et des moyens aussi,
02:43parce que si vous embauchez,
02:44donc vous dites qu'il y aura plus de personnel dans ces services,
02:46est-ce que c'est plus de personnel autotalent sur la ville,
02:49ou bien vous allez déplacer des personnels d'autres services ?
02:52Alors il faut faire les deux,
02:53parce que là il y a une concentration notamment des îlotiers sur l'hypercentre,
02:56parce qu'ils sont tous en hypercentre avec le plateau piétonnier et le plateau BNG,
03:00parce que ce revêtement de sol nécessite un entretien quotidien,
03:04parce qu'il est très fragile et très salissant.
03:06Donc il faut aussi qu'on répartisse dans les communes déléguées ces îlotiers.
03:11Mais au-delà de ça, des embauches supplémentaires ?
03:13Et des embauches supplémentaires.
03:14Ou alors des personnels qui viendront d'autres services et qui viendront au service propre ?
03:17Non, des embauches supplémentaires sur le terrain, c'est ça aussi le but.
03:21Là on est en train de faire le diagnostic aussi de la structure, de l'organigramme,
03:26pour pouvoir voir là où il y a des besoins.
03:27Il y a des besoins en propreté et évidemment en police municipale.
03:31Alors justement, des embauches supplémentaires, c'est un coût, notamment pour la police municipale,
03:36vous en parliez, avant de revenir sur ce que vous allez faire sur ce dossier.
03:39Ce coût supplémentaire, est-ce que vous allez pouvoir l'assumer ?
03:43Puisque vous dites beaucoup, depuis quelques semaines,
03:46que vous découvrez, je vais appeler ça comme ça, des cadavres dans le placard,
03:49laissés par vos prédécesseurs, selon vous,
03:52qui n'auraient pas forcément bien géré les choses,
03:54des coûts supplémentaires sur des projets, comme par exemple la salle Chantraine,
03:58qui obéreraient votre capacité à mener votre politique.
04:00Non, pas du tout sur les embauches sur lesquelles je viens de parler.
04:05C'est simplement une organisation qui sera différente.
04:08On est juste en train de réorganiser les choses différemment.
04:11Il n'y aura pas de sujet sur les embauches police municipale et propriétés.
04:16Et donc, rapidement, des embauches au niveau de la police municipale ?
04:19Oui, alors deux cette année et huit l'année prochaine.
04:237h51, vous écoutez ici Cotentin, invité ce matin,
04:26Camille Marguerite, maire de Cherbourg-en-Cotentin.
04:29Alors, vous n'allez pas renoncer sur les embauches.
04:31Est-ce que vous allez renoncer ou remettre à plus tard certaines de vos propositions ?
04:35Parce que, j'y reviens, vous dites que vous allez avoir des factures à payer
04:40parce que l'équipe qui vous a précédé n'aurait pas forcément bien travaillé sur tout.
04:45Écoutez, si on parle de Chantraine,
04:47Chantraine, c'est 10 millions 8 réinscrits au budget cette année.
04:52Donc, c'est une année complète d'investissement sur la ville.
04:57Donc, on fera des choix qui seront différents, voilà, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois.
05:01Mais on va organiser et on va prévoir sur le long terme.
05:05Ce qui a été fait jusqu'à présent, c'était de faire des plans pluriannuals d'investissement,
05:08mais à terme de mandat, c'est-à-dire tous les 6 ans.
05:11En fait, ce n'est pas suffisant.
05:12Donc, nous, les investissements, on va juste les prévoir sur 12 ans, 15 ans, 20 ans.
05:16Très concrètement, une action que vous avez promis pendant la campagne
05:20et dont vous vous dites, celle-là, on ne la fera pas tout de suite ?
05:23Non, il n'y en a pas.
05:24D'accord, donc vous allez tout réaliser ?
05:25Oui, ça prendra plus de temps, c'est tout.
05:28Voilà, je parlais notamment du plan pluriannual d'investissement sur les salles de sport.
05:32Eh bien, écoutez, ça sera juste sur un temps plus long, une répartition plus longue.
05:35Est-ce qu'il n'y a pas quand même, de votre part,
05:38une tentative d'essayer de trouver une excuse pour peut-être remettre à plus tard certaines choses
05:43en faisant porter la responsabilité sur ce qui était avant vous ?
05:46Mais, au final, c'est peut-être parce que vous avez eu les yeux plus gros que le ventre
05:49en proposant trop ?
05:51Ah non.
05:51Non ?
05:52Pas du tout.
05:53Non, non, on a dit qu'on ferait ce qu'on avait promis qu'on allait faire
05:56et on travaillera pour que ça se passe.
05:57Il était juste important, nous, quand nous sommes arrivés,
06:00de poser le diagnostic et de montrer l'état de la ville.
06:04Voilà, c'était important.
06:05On va prendre un projet qui vous tient à cœur, le quai Loughton Collins.
06:09Pendant la campagne, les gens ont pu observer ce que vous espériez
06:15grâce à l'intelligence artificielle dont vous êtes servi,
06:18en faisant sortir de terre ce que pourrait être le futur quartier
06:22entre le pont tournant et la cité de la mer.
06:26Ça paraissait presque déjà fait.
06:28Et puis, il y a eu cette visite sur le terrain, il y a quelques semaines,
06:30avec Hervé Morin, président de région.
06:32Et on a senti que le discours, c'était quand même de dire
06:34« ça prendra du temps ».
06:36On n'était pas forcément sur la même façon de présenter les choses
06:39et on a un peu le sentiment que ça ne se fera pas aussi facilement
06:42qu'on a pu l'imaginer, finalement, ce que disait l'équipe précédente.
06:47Ah non, moi, je ne suis pas d'accord.
06:48On a commencé de travailler sur ce sujet-là.
06:51Moi, la semaine dernière, j'ai été rencontrer les différents acteurs du quai,
06:56l'entreprise Océan Industrie.
06:59J'ai été voir la station de pilotage.
07:00Je suis allée voir le quai de pêche, etc.
07:04Et en fait, il y a deux phases sur ce projet.
07:07J'ai rencontré Porte-de-Normandie aussi.
07:09On a eu des discussions sur la partie PN1.
07:12Parce qu'en fait, sur le quai l'automne communiste,
07:13il y a deux parties.
07:14Il y a la partie PN1 et il y a la partie Éteint.
07:17Et donc, sur la partie PN1, finalement, c'est assez simple ce qu'il y a à faire.
07:20Donc ça, c'est des choses qui sont assez rapides à faire.
07:23Et les discussions sont déjà engagées.
07:25Donc moi, je suis très confiante sur la partie vraiment bord à quai.
07:29Donc ça, ça avance bien.
07:31Les équipes sont déjà mobilisées là-dessus.
07:33Après, sur la partie État, il faut que ça prendra forcément un petit peu plus de temps.
07:37La partie qui est en retrait.
07:38Mais plus de temps, pour moi, ça ne veut pas dire plus de temps en année.
07:41Ça veut juste dire en mois.
07:43Un mot sur cette fameuse polémique autour de votre décision.
07:47La première qui, pour certains, marque un changement de cap politique.
07:52Certains vous traitent de libéral après cette décision d'augmenter les tarifs des cantines pour tout le monde.
07:58Mais surtout pour les familles les plus modestes.
08:01Et ça, ça fait réagir.
08:02Il y a eu une manifestation la semaine dernière disant que ce n'était pas la justice sociale
08:06et que ça montrait le vrai visage de votre futur politique.
08:08Qu'est-ce que vous répondez ?
08:09C'est la différence fondamentale entre nos deux façons de voir les choses.
08:14Ils avaient prévu eux-mêmes d'augmenter les tarifs.
08:17Seulement, ils avaient prévu de le faire uniquement sur les dix classes supérieures.
08:21Il y avait quand même 22 tranches.
08:23Nous, on a simplement réduit le nombre de tranches.
08:25Et l'augmentation, on l'a fait pour tout le monde.
08:27Et aussi pour les plus modestes.
08:28Est-ce que vous acceptez que certains vous traitent de politique libérale ?
08:33Le libéralisme, ce n'est pas un gros mot.
08:36Déjà, pour dire les choses.
08:38On est passé de 35 centimes à 1 euro.
08:43J'estime que 4 repas par semaine à 4 euros.
08:46On reste quand même dans des tarifs qui sont corrects.
08:49Je défie quiconque de préparer un repas le midi.
08:52Entrée, plat, dessert, fromage, pain, fruits, etc.
08:55pour moins d'un euro à la maison.
08:56Et dix secondes pour nous dire ce choix d'enlever le drapeau de l'Ukraine
08:59qui a fait réagir aussi, qui était sur les frontons des mairies de la commune.
09:03Déjà, ça fait plus d'un mois qu'on l'a enlevé.
09:05Donc, il était temps qu'il se réveille.
09:06Et c'était simplement puisque nous avons décidé que sur le fronton de la mairie,
09:10il n'y aurait plus que des drapeaux des collectivités locales.
09:13Et donc, voilà, il n'y avait pas de polémique à faire là-dessus.
09:16Et puis, comme je le rappelle, ça fait plus d'un mois qu'on l'a enlevé.
09:18Donc, il était temps.
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