00:00Je n'ai pas eu l'impression qu'on a spécialement crié immigration, on a crié laxisme, on a crié
00:04désorganisation, on a crié mauvaise organisation de la sécurité, on a crié...
00:08J'ai souvenir de Jordan Bardet l'a interrogé dès le lundi matin face à la parapolie de Malherbe et
00:12qui tout de suite a dit immigration.
00:14Non mais il n'y a pas eu que cette prise de position.
00:16Et il y a aussi la responsabilité d'une immigration qui n'a pas été contrôlée, d'enfants de l
00:20'immigration qui n'ont pas été assimilés, qui n'ont pas été intégrés,
00:24à qui un certain nombre de valeurs n'ont pas été apprises, de toute façon la solution est simple, si
00:28la République avait fonctionné, si l'école avait eu le moyen de faire son job,
00:32si ses gamins avaient un boulot, une perspective et s'il y avait une politique pénale, on n'irait pas
00:37agresser des policiers, les menacer, détruire des lieux de l'immigration.
00:42L'immigration a une cause là-dedans, puisqu'évidemment dans ces quartiers difficiles dont on s'est issus à un
00:47nombre considérable des personnes qui ont attaqué et qui sont prévenues,
00:50c'est que c'est des enfants d'immigration, parfois sur deux, trois générations, qui n'ont pas été assimilés,
00:56qui n'ont pas été intégrés.
00:56Mais ça veut dire qu'ils sont victimes avant d'être coupables ?
00:59Mais la situation, ça revient au même.
01:01Non mais quand je vous écoute, vous dites au fond, et c'est d'ailleurs des questionnements qui étaient ceux
01:08d'Emmanuel Macron au moment de sa campagne,
01:11la question de l'excuse, la question de la compréhension, faut-il comprendre, faut-il excuser ?
01:16Au fond, lorsque l'on vous écoute, et c'est très intéressant, vous dites, le problème c'est pas l
01:20'immigration, le problème c'est ce qu'on en fait.
01:21C'est-à-dire que nous n'avons pas su les intégrer comme il aurait fallu.
01:26Donc ils sont victimes.
01:28Donc en fait, en quelque sorte, vous comprenez qu'à un moment, ils disent, non mais ras-le-bol.
01:33Non mais on n'est pas dans la caricature, madame.
01:35Non mais je l'ai entendu comme ça.
01:37Non mais je veux dire par ça que quand le Rassemblement National désigne la submersion migratoire a des conséquences,
01:42nous on a toujours fait la différence entre des personnes, des phénomènes, on combat des phénomènes, on combat des politiques,
01:47on ne combat pas des personnes.
01:49Comprendre une situation, c'est-à-dire qu'une part considérable de la jeunesse, dont une part au sein de
01:53cette jeunesse considérable est issue de l'immigration,
01:54n'est pas intégrée, n'est pas assimilée, c'est la faute des gouvernements, c'est la réalité.
01:57Est-ce que c'est une excuse pour aller attaquer des gens ? Non, ça n'a rien à voir.
02:01On peut comprendre une situation, on peut la constater, on peut établir des responsabilités politiques,
02:06ça n'est pas une excuse pour aller attaquer des policiers, des gendarmes, détruire des biens publics,
02:11aller s'attaquer dans d'autres émeutes à l'école, c'est-à-dire au moyen de l'intégration.
02:15Donc on voit bien, ce sont deux choses différentes.
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