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  • il y a 28 minutes
Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Sarah Knafo, Olivier Faure, Mathilde Panot, Gabriel Attal et Jean-Philippe Tanguy sont les invités de notre émission "Autorité, justice: quelles réponses au fiasco?". Près d'une semaine après que le corps de la jeune Lyhanna a été retrouvé sur fond de défaillances judiciaires, ces personnalités politiques apportent leurs réponses à cette affaire sur BFMTV à partir de 21 heures.

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Transcription
00:00Qu'est-ce que vous répondez à Mathilde Panot, qui est très concrète, qui dit qu'il y a un
00:06problème de moyens,
00:08il y a une loi qu'on appelle loi intégrale, qui est une loi globale, qui nécessiterait 3 milliards tout
00:13de suite sur la table.
00:14Mathilde Panot dit, allez, on y va maintenant, projet de loi de finances rectificative, et on met ces 3 milliards
00:18sur la table, il y a urgence.
00:20D'abord, moi je ne suis pas venu pour faire de la politique politicienne et pour jeter des anathèmes à
00:24des responsables politiques.
00:25Je pense que la situation est suffisamment grave, qu'il faut prendre la mesure de ce qui se passe dans
00:30le pays à la suite de ce drame et de la mort de Liana.
00:33Sauf que là, en l'occurrence, la question est très concrète.
00:35Oui, je vais y répondre, mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a des mères de
00:38famille, des grands-mères,
00:40qui pour la première fois sont descendues dans la rue et sont allées manifester parce qu'elles ont peur pour
00:45leurs enfants et pour leurs petits-enfants.
00:47Il y a un choc absolu dans tout le pays.
00:50Et vous aurez noté que moi j'ai fait le choix de ne pas m'exprimer ces derniers jours, parce
00:54que d'abord je pense qu'il y a un temps de deuil,
00:55ensuite c'est important aussi qu'il puisse y avoir ces manifestations, ces témoignages, la marche blanche.
01:01Et donc ne comptez pas sur moi pour rentrer là dans de la guéguerre politicienne, comme on l'a vu
01:05malheureusement dans l'hémicycle ces derniers jours.
01:07Et sur la question des moyens, je peux vous répondre, c'est quand j'étais Premier ministre,
01:11que le budget de la justice a pour la première fois dépassé les 10 milliards d'euros, avec une augmentation
01:15inédite.
01:16Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'il y a suffisamment de moyens ?
01:19Évidemment que non. Évidemment qu'il faut continuer à augmenter les moyens de la justice.
01:22Mais quand vous reprenez en 2016, le dernier garde des Sceaux de François Hollande, M. Urvoas,
01:28à la fin du quinquennat de François Hollande, qu'est-ce qu'il déclare ?
01:31Que la justice est, je cite, en état de clochardisation.
01:34Et depuis, il y a eu une augmentation de 50% du budget de la justice.
01:38Encore une fois, est-ce que c'est assez ? Évidemment que non.
01:40Évidemment qu'on manque encore de magistrats, qu'on manque encore de greffiers, qu'on manque encore de moyens.
01:44Et je veux aller plus loin que ça, Maxime Switek.
01:47Donc, indépendamment des moyens, on a besoin aussi de tout changer dans notre système judiciaire.
01:51Parce qu'on le voit bien aujourd'hui, je vais juste au bout de mon développement, ça ne sera pas
01:55très long, je vous rassure.
01:56On le voit bien aujourd'hui que dans le système, il y a beaucoup de choses qui dysfonctionnent.
02:00Que des dossiers papiers qui doivent traverser la France pour que des dossiers puissent être suivis,
02:04c'est totalement impossible et inacceptable.
02:06Donc, quand vous augmentez de l'eau et du débit d'eau dans un tuyau qui est percé, vous en
02:10perdez 50%.
02:11Donc, la question des moyens, elle est importante.
02:13Et la question du changement de système, l'est aussi...
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